Il n’y auroit que les libertins qui pussent voir les Pieces grossiérement déshonnêtes : les femmes de qualité & de vertu en auroient horreur : au lieu que l’état présent de la Comédie ne faisant aucune peine à la pudeur attachée à leur sexe, elles ne se défendent point d’un poison aussi dangereux ». […] Ils sçavoient s’attacher au travail le plus rude, Des Peuples ennemis braver la multitude, Des plus affreux climats affronter les horreurs, Des plus fiers élémens combattre les fureurs. […] Leurs corps ensanglantés, tristes objets d’horreur, Sembloient garder encore un reste de fureur ; Et tout morts qu’ils étoient exposés au supplice, Respirer la vengeance, & craindre la justice. […] La Poésie dramatique ne s’occupe qu’à les farder, & qu’à accoutumer l’esprit à les regarder sans horreur … …. […] Quand je loue les drames, j’entends ceux où de jeunes ingénus se trouvent comme forcés à contracter des mœurs honnêtes, à aimer la vertu & à concevoir de l’horreur pour le vice130 ».