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24. (1770) La Mimographe, ou Idées d’une honnête-femme pour la réformation du théâtre national « La Mimographe, ou Le Théâtre réformé. — Seconde partie. Notes. — [C] » pp. 391-398

Ce n’est point-là, quoi qu’en ait dit un de nos beaux esprits, un coup de foudre qui fait horreur, ce sont des malheurs de l’humanité qui nous effraient. […] Sénèque a traité le sujet d’Œdipe après Sophocle, mais avec une infériorité si frappante, qu’on peut dire, qu’en lisant Sophocle, on est affligé ; mais que quand on lit Sénèque, on a horreur de ses descriptions ; on est dégoûté, rebuté de ses longueurs. […] Comme Melpomène se plaît à parer ses Personnages de couronnes & de sceptres, il arriva dans ces temps d’horreurs & de persécutions, qu’elle choisit dans cette Pièce Dramatique pour sa victime, un Prince contre lequel les Spectateurs étaient révoltés. […] Mais, nous ignorions tout cela, mon amie, lorsque nous ne prononcions le mot de Théâtre, qu’avec une sorte d’horreur ?

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