Qui l’ignore, & pour peu qu’il ait de religion & de mœurs, qui n’en a horreur ? […] Le contraste de ce qu’on cache & de ce qu’on montre, les rencontres, les paroles, les idées qu’à tous momens il fait naître dans l’imagination, continuellement occupée d’objets très-libres, au moment de succomber à la tentation, ne font qu’enseigner & autoriser des moyens de séduction très-faciles, affoiblir l’horreur qu’on doit en avoir, en les tournant en plaisanterie. […] Bien plus, comme les Sphinx de l’Egypte, les Centaures, les Faunes, les Satyres du Paganisme, on a mis la tête d’une femme sur le corps d’un animal, à la place du bec d’une poule, du museau d’un chien, du grouin d’un cochon, &c. quelles horreurs ! […] Mais en peignant le vice, devroit-on le rendre agréable, en déguiser les horreurs, en donner des leçons, en faciliter le succès ?