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275. (1647) Traité des théâtres pp. -

C. de reprendre les vices ; ainsi ils ont égal droit de condamner cetui-ci, et de menacer du juste jugement de Dieu, ceux qui s’y raidissent, nonobstant les remontrances qui tous les jours leur en sont faites. […] Que s’ils venaient aussi à objecter, que ces choses de leur nature étant libres, les Pasteurs n’auraient pas eu le droit d’y faire des Règlements, et les y géhenner, tous les siffleraient ; vu que le Saint Esprit ne nous ayant rien déterminé sur le particulier de tout cela, y a établi la règle générale, d’y suivre « ce qui est honnête et à édification »Rom. 13.13, 1. […] Quant à ce qu’on disait aussi, que si les Conducteurs de l’Eglise ont le droit de faire de tels règlements, et qui lient la Conscience, il n’y aurait pas de différence entre les Commandements de Dieu, et les Ordonnances des hommes, il n’est non plus recevable ; Car en voici trois très considérables. 1. […] Surtout si ceux qui gouvernent leurs Consciences y prêtent leur aveu, nous n’avons rien à y dire, n’en ayant nul droit, et n’étant point si téméraires de nous ingérer à ce qui ne nous appartient pointen. […] Comprendre : à supposer qu’on leur accorde, par pure bienveillance, que les théâtres sont des adiaphora, ils se montrent mauvais théologiens en refusant aux autorités ecclésiastiques le droit d’édicter des règles pour le bien des fidèles.

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