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274. (1639) Instruction chrétienne pp. -132

Nous maintenons que cela est contraire à la Majesté de la Religion, et injurieux au sacré Ministère institué de Dieu pour édifier notre foi : et qu’il n’est loisible de détourner la parole de Dieu de son droit usage, pour la faire servir aux jeux et aux plaisirs des sens : puisqu’en l’Eglise de Dieu, toutes choses doivent être rapportées à la modestie et vraie piété, afin que l’âme soit portée à la Religion, et à la contemplation respectueuse des choses divines. Cela ne se fait pas avec des clameurs, risées, et applaudissements ; moins encore par les histoires saintes, détournées de leur droit usage, et profanées quand elles sont converties en fables. […] Nous devons avoir la prudence de prendre bien notre temps, et connaître le jour de notre visitationep, si nous ne voulons que Dieu nous reproche justement comme jadis à son peuple d’Israël76, « La Cigogne a connu par les cieux ses saisons, la tourterelle, l’hirondelle et la grue, ont pris garde au temps, qu’elles doivent venir ; mais mon peuple n’a point connu le droit de l’Eternel. » Pourquoi disait-il cela ? […] Cette indolence, que je ne dis stupidité, ne peut être qu’un présage de plus grands malheurs, si la miséricorde de Dieu ne les détourne ; ce qu’elle ne fera, qu’en nous détournant de nos mauvaises voies, pour faire les sentiers droits à notre Dieuey. […] Citation tronquée d’un article du droit canonique : « Neque illum qui in scena lusisse dignoscitur clericum esse ordinandum » (« Celui dont on sait qu’il a joué sur scène ne doit pas être ordonné clerc »).

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