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83. (1639) Instruction chrétienne pp. -132

Augustin, sont mêlés avec les honneurs des Dieux ; Ce sont des artifices que la vertu Romaine a été longtemps sans connaître, lesquels, combien qu’ils fussent recherchés pour le plaisir et délectation des hommes, et soient glissés par la corruption des mœurs, les Dieux ont requis, qu’on les fît en leur honneur ». Il avait dit auparavant, que «  les Dieux avaient introduit les jeux Scéniques, parmi les mœurs Romaines, qu’ils avaient voulu qu’ils fussent consacrés à leurs honneurs, partout où ils se célébraient, récitaient, et jouaient  ». Cependant les Poètes comiques et tragiques se licencièrent de parler de leurs Dieux et de leurs faits, comme des plus débauchés d’entre les hommes, adultères incestueux, et Sodomites, trompeurs, ravisseurs, et quoi non ? «  Tous les Adorateurs de tels Dieux , dit S. […] Et le Philosophe Aristides27 a tâché de le dissuader, remontrant que les comédies n’étaient point convenables aux fêtes des Dieux, pource qu’en icelles il faut toujours dire choses bonnes et honnêtes, et que puisqu’il n’est pas permis d’offrir ès sacrifices, ce que la loi défend, il a aussi jugé que les Dieux ne peuvent être honorés par l’art et l’industrie de ceux qui sont destitués de toute probité, comme sont les comédiens et bateleurs.

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