Ces objets nous feroient horreur, parce qu’ils ne sont pas respectables pour nous, comme pour les Grecs, qui y voyoient l’exécution des décrets de la Destinée : tous ces événemens avoient été ordonnés, & conduits par leurs Dieux, comme je l’ai dit, chapitres 2 & 3. […] Elles étoient faites à l’honneur des Dieux, dans les grands jours de Fêtes ; les Sujets intéressoient la Religion, les Acteurs avoient sur leurs têtes des couronnes, & tout homme qui portoit une couronne, étoit comme sacré ; c’est pour cette raison que la profession de Comédien ne fut point regardée dabord à Athenes, comme méprisable. […] Ceux qu’on entendoit gémir sur le Théâtre étoient les objets de la vengeance des Dieux, les malheureux enfans de ces Familles, victimes de colere, que le Destin poursuivoit.