/ 274
186. (1731) Discours sur la comédie « TROISIEME DISCOURS » pp. 304-351

Mais cessons de parler ici d’une pièce où l’Ecriture est si altérée, on n’a déjà eu que trop de lieu de remarquer que ceux qui ne craignent pas de mêler leurs fictions dans les sujets de piété, « Pensent faire agir Dieu, ses Saints et ses Prophètes, Comme ces Dieux éclos du cerveaux des Poètes Despreaux l’art. […] » Et les Chrétiens ne s’attireront-ils pas les reproches que faisait Arnobe aux Païens, de ce qu’ils laissaient représenter leurs Dieux à des personnes destinées aux divertissements publics, n’est-ce pas assez qu’on souffre les Comédiens, faut-il même que les Comédiens osent représenter les Histoires les plus saintes, et que pour divertir le monde on mêle dans ces Histoires des plaisanteries et des fictions Advers. gent.

/ 274