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62. (1776) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre dix-huitieme « Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. — Chapitre III. Suite de Mêlanges. » pp. 84-120

C’est cette fameuse Princesse d’Elide, qui charma toute la Cour, au grand regret de son mari. […] Cette salle a quatre rangs de loges, & même cinq ; l’amphithéatre où se place la Cour se prolonge de droite & de gauche jusqu’au bord du théatre ; au milieu, en face de la Scène, est placé le fauteuil du Roi. […] Cet orateur, pour faire sa cour à Voltaire, compare les héros de la Henriade à ceux de l’Iliade & de l’Odissée : son amour pour Voltaire lui a déguisé la vérité. […] Tout le monde sait que la Bejard, qui en jouoit le rôle, étoit sa femme, & que sa coquetterie & les caresses des Seigneurs de la Cour, le rendirent furieux, & le brouillerent avec elle. […] & quel enlévement peut faire un vieux homme attaché à la Cour, chargé d’un théatre où il montoit tous les jours ?

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