Les Mémoires du comte de Rochefort sont une satyre crue le d’une infinité de personnes de l’un & de l’autre sexes, qui ont paru à la cour & à la ville pendant quatre-vingts ans qu’on le fait vivre ; il n’épargne personne, le duc d’Orléans, le prince de Condé, le duc de Vendôme, le duc & la duchesse de Longueville, &c. y sont accusés d’une honteuse débauche ; MM. […] L’antiquité a eu peu de fabulistes, elle ne donnoit pas dans ces puérilités ; le siecle de Louis XIV. n’a vu que Lafontaine & la Mothe sur la fin ; les pieces d’Esope à la Cour, d’Esope à la Ville, toutes farcies de fables, n’ont pas réussi : ces productions n’ont ni vérité, ni vraisemblance, ni aucun sel.