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25. (1774) L’homme du monde éclairé « L’homme du monde éclairé » pp. 150-171

Enfin, le torrent de la corruption, dont la comédie fut la principale cause, y entraîna les sénateurs mêmes, & coula à grands flots jusqu’à ce qu’il eût englouti la république dans l’abyme des plus grands désordres. […] La multitude des coupables peut arracher la tolérance, mais elle ne change ni le vice, ni la vertu ; & la sagesse, supérieure à tous ces nuages, n’a garde d’abandonner la sainteté des regles à la corruption de leurs transgresseurs. […] On y est reçu ; on y est aimé ; on n’y fait fortune qu’à proportion de sa corruption. […] Ils ont beau dire, d’après Martial & La Fontaine : Lasciva est nobis pagina, vita probra ; c’est une chimere, les mauvais discours corrompent les mœurs, & sont une preuve de la corruption.

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