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191. (1694) Réfutation d’un écrit favorisant la Comédie pp. 1-88

L’Écriture nous dit : Employés tous vos soins à garder votre cœur. […] La Comédie n’est-elle pas une occasion prochaine de manquer à tous ces enseignements salutaires, quand on y trouve tout ce qui peut plaire aux yeux, charmer les oreilles, toucher le cœur ? […] que vous leur avez fait grand pitié, voyant votre cœur amusé à une si grande niaiserie, et attentif à cette fadaise. […] Qu’est-ce, je vous prie, que la Comédie telle qu’on l’exerce à présent, qu’un assemblage de tout ce qui peut attendrir le cœur, paroles, soupirs, gestes, actions, décorations, compagnie ? […] Il y a même plusieurs maux extérieurs, dans le détail desquels elle ne juge pas toujours à propos d’entrer, et qu’elle tolère pour empêcher l’homme dont elle ne guérit pas le cœur, de s’abandonner à de plus grands dérèglements.

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