Souiller son esprit, son imagination, sa mémoire, son cœur, ses yeux, ses oreilles, sa langue, par une corruption même feinte ? […] Tous les théatre, se ressemblent ; même fonds de libertinage, mêmes moyens de corrompre les cœurs. […] Une Gabrielle manger le cœur de son amant ! […] Les autres sont sans doute plus dangereuses, leurs objets sont d’intelligence avec nous ; il est dans tous les cœurs un germe d’orgueil, d’ambition, d’impureté ; le plaisir & le spectacle le developpent, & le flattent. […] Il est surprenant qu’on aye osé proposer, & il le seroit beaucoup qu’on reçut ce systeme inhumain dans un siécle philosophe, où on ne parle que d’humanité & de bienfaisance, & qu’on en vint jusqu’à en faire un plaisir, qui jamais ne pourra plaire qu’à des mauvais cœurs.