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219. (1671) La défense du traité du Prince de Conti pp. -

, ce qu’ils blâmaient : ils faisaient ce qu’ils improuvaient, ils adoraient ce qu’ils condamnaient, parce que la Philosophie leur avait enseigné comme une grande maxime, qu’il ne fallait pas être superstitieux dans le monde ; mais qu’à cause des lois des citoyens, et de la coutume des hommes, ils pouvaient les imiter, et faire ce qu’ils faisaient dans le temple, sans y faire un faux personnage, comme font les Comédiens sur le Théâtre. […] Qu’on ne gardait pas seulement l’ancienne coutume, qui ne contraignait aucun citoyen à s’y trouver, ni à monter sur le Théâtre ; Mais que foulant aux pieds les lois de nos Ancêtres, nous donnions entrée chez nous aux vices des étrangers ; afin que Rome fût le réceptacle de toute sorte d’ordure, et de corruption. […] , garde si exactement la sévérité de sa discipline, qu’elle ne laisse pas monter sur le Théâtre les Mimes, qui ne représentent dans la plupart de leurs pièces, que des amours impudiques ; de peur que ses Citoyens s’accoutumant à voir ces représentations, ne prennent la liberté de les imiter. » Si tous les Jeux étaient des choses de Religion, pourquoi les Pantomimes n’osèrent-ils pas se trouver aux Jeux sacrés que Néron faisait célébrer. […] Qu’on ne gardait pas seulement l’ancienne coutume, qui ne contraignait aucun citoyen à s’y trouver, ni à monter sur le Théâtre ; mais que foulant aux pieds les lois de nos ancêtres, nous donnions entrée chez nous aux vices des Etrangers, afin que Rome fût le réceptacle de toute sorte d’ordure et de corruption. […] , est celui que les citoyens, et principalement les Prêtres doivent savoir, et pratiquer dans les villes.

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