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78. (1825) Des Comédiens et du Clergé « article » pp. 60-68

Mais on sera détrompé en lisant cet ouvrage ; il est plein de recherches curieuses ; il atteste une instruction solide, et je ne sais trop ce que l’on peut répondre aux faits que l’auteur a réunis pour appuyer son système dans la question. […] En effet, comme le fait très bien voir M. le baron d’Hénin, les véritables auteurs de nos jeux scéniques sont ces pèlerins qui revenant de la Palestine, chantaient aux peuples émerveillés les événements anciens ou récents dont cette terre sacrée avait été le théâtre. […] L’espace me manque pour parler de la fin de ce volume où l’auteur a rassemblé des détails piquants sur une foule de cérémonies des diverses églises de France, toutes plus ou moins analogues à ces mystères qui ont donné naissance à notre théâtre : je renvoie à l’ouvrage même le lecteur qui sera curieux de lire le récit des offices où chaque antienne était terminée en chœur par ce refrain harmonieux : Hin ! […] Car, ainsi qu’il a été dit plus haut, ce volume est plein de faits dont l’auteur indique toujours soigneusement la source. […] [NDE] L’auteur fait référence à l’influence de la typographie anglaise de la fin du xviii e siècle sur les pratiques d’impression en France, notamment sur Firmin Didot, avec l’utilisation de caractères plus larges pour faciliter la lecture, et des marges plus importantes.

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