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385. (1775) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre dix-septieme « Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. — Chapitre I. La Rosiere de Salenci. » pp. 10-37

Elles l’obtiendroient aisément, si le Marquis, auteur de cette farce, ou Voltaire son approbateur, étoient seigneurs de Salenci, & avoient le droit de l’adjuger : celle qui passeroit la nuit dans la campagne tête-à-tête avec son amant, & qui viendroit effrontément le baiser sur le théatre, seroit aussi-tôt la Rosiere : il ne seroit qu’embarrassé pour choisir sur le grand nombre. […] L’Auteur du Mémoire invoque un autre Evêque, qui, quoiqu’il ait vécu dans la Cour la plus fastueuse, & formé de grands Princes, n’en avoit pas moins les modestes sentimens & l’aimable simplicité des bergers. […] Les Auteurs qui ont travaillé ont été forcés de la défigurer, de la dénaturer, pour la rendre supportable. […] Le vrai but de l’Auteur a été d’établir la morale de Moliere, qu’ il faut laisser aux filles une entiere liberté. […] L’Auteur en vingt endroits convient qu’on les y suit, & que toutes les filles y sont fort sages.

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