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198. (1770) La Mimographe, ou Idées d’une honnête-femme pour la réformation du théâtre national « La Mimographe, ou Le Théâtre réformé. — Seconde partie. Notes. — [A] » pp. 297-379

En temps de guerre, nos jeunes Actrices feraient sur le Théâtre l’éloge des Guerriers morts pour la Patrie ; celui des Officiers & des Corps qui se seraient distingués ; on irait jusqu’à louer l’obéissance & les belles dispositions de la Jeunesse Militaire ; les Actrices chargées de l’éloge de cette dernière, seraient, les Amantes même des Jeunes-gens, si elles étaient au Théâtre. […] En étendant cette pratique, on pourrait décerner l’Eloge Théâtral au bon Magistrat, au Citoyen utile d’une manière grande & générale, de quelque condition qu’il fût. Les Eloges seront précédés d’une Pièce patriotique, dont les Français seront les Héros. […] La surprise qu’il venait de causer, lui donna lieu d’achever paisiblement ce petit discours : mais lorsqu’il se disposait à se retirer, toute la Salle retentit d’applaudissemens, de cris de joie ; on combla d’éloges ce bon Citoyen ; on le glorifiait ; on s’honorait d’avoir la même patrie : il fut reporté chez lui aux acclamations de ceux qui venaient de l’admirer.

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