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1 (1769) De l’Art du Théâtre en général. Tome I « De l’Art du Théatre. Livre quatriéme. — Chapitre VII. De la Vraisemblance. » pp. 277-286
. Le Poète qui se contenterait de mettre sur le Théâtre des événemens vrais , sans autre préparation, se montrerait peu instru
est même banni de la Scène. La raison qui fait absolument rejetter le vrai & le possible est très aisée à trouver : nous
eille probabilité. Le Possible est plutôt admis au Théâtre que le vrai . Je dois avertir que le Possible n’est pas to
règle éssentielle, que dans des sujets historiques & tout-à-fait vrais  ; il s’en faut de beaucoup qu’il puisse s’abandon
x qui soutiennent qu’il n’est point permis de rien changer à un Sujet vrai , qu’on approprie au Théâtre. Le Poète peut souven
lument besoin de l’autre. Les noms des Personnages peuvent aussi être vrais & supposés ; en mettant des noms vrais dans u
onnages peuvent aussi être vrais & supposés ; en mettant des noms vrais dans une Pièce, il est permis malgré cela d’en im
mp; en mettant des noms supposés, on est maître d’y placer des choses vraies & réelles. La plus-part des personnages de Za
fait naître plutôt l’illusion : lorsque les noms des personnages sont vrais , on est porté à croire que l’action est réelle.
ges sont vrais, on est porté à croire que l’action est réelle. Le Vrai ne compose presque jamais une action théâtrale.
rité qu’on doit s’éfforcer de saisir, mais c’est ce mêlange adroit du Vrai , du Possible & des choses conformes à nos idé
tre. Puisque la vraisemblance est nécessaire dans les sujets qui sont vrais , à plus forte raison est elle indispensable dans
n tems où l’on ne connait que la Religion Chrétienne, que le culte du vrai Dieu : il est aussi comique d’avoir fait une tell
2 (1769) De l’Art du Théâtre en général. Tome I « De l’Art du Théatre. Livre troisiéme. — Chapitre IV. Il faut que le nouveau Théâtre se fonde sur la Vérité & sur la Nature. » pp. 133-138
chent. Représente-t-il une action villageoise, on croit voir agir les vrais habitans de la campagne ; l’ame trompée par les c
chimères ; leur stile maniéré, plein d’un faux brillant, n’est qu’un vrai persiflage. Combien est-il d’hommes de Lettres qu
ire de notre Opéra qui veut bien conserver le goût du simple & du vrai , au milieu de la dépravation générale ? Ses Poète
s’écarter. ………………………………………………………………………………………… Rien n’est beau que le Vrai , le Vrai seul est aimable, Il doit règner par-tou
r. ………………………………………………………………………………………… Rien n’est beau que le Vrai, le Vrai seul est aimable, Il doit règner par-tout, &
llustre Boileau vient appuyer mon sentiment3 ; « ce n’est que dans le Vrai seulement que tous les hommes se réunissent ; il
pouvons voir les originaux. On rougirait de chercher la compagnie des vrais personnages. Il est plus séant d’aller au Spectac
3 (1767) Essai sur les moyens de rendre la comédie utile aux mœurs « Essai sur les moyens de rendre la comédie utile aux mœurs — SECONDE PARTIE. Si les Comédies Françoises ont atteint le vrai but que se propose la Comédie. » pp. 34-56
SECONDE PARTIE. Si les Comédies Françoises ont atteint le vrai but que se propose la Comédie. Je dois mainten
e me suis proposé, examiner si les Comédies Françoises ont atteint le vrai but que la Comédie doit se proposer. Quand dans u
proposer. Quand dans une question quelconque, on a établi un principe vrai ou supposé tel, toutes les questions qui naissent
France ait eu, & qu’elle aura peut-être jamais ; il sera toujours vrai que ses portraits sont de main de maître, & q
ndu le Misanthrope moins haïssable que ridicule ; il a donc manqué le vrai but de la Satire dans cette Comédie. En suivant l
ruisent peu. Je ne vois dans Moliere qu’une Comédie traitée selon les vrais principes, c’est celle de l’Imposteur. J’en appel
les Spectacles, si la représentation de cette piece n’inspire pas une vraie horreur de l’hypocrisie. Cependant on ne peut pas
. Moliere nous a bien fait voir dans cet ouvrage qu’il connoissoit le vrai but de la Comédie ; & s’il ne s’y est pas con
’il a plutôt voulu plaire qu’instruire, ou peut-être, ce qui est plus vrai , c’est qu’il a appris par sa propre expérience qu
4 (1766) Réflexions sur le théâtre, vol 5 « Réflexions sur le théâtre, vol 5 — REFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE CINQUIÈME. — CHAPITRE V. Du Mensonge. » pp. 100-113
ebent, ipsas materias confixerunt doctrinarum. De Pudic. C. 8. Il est vrai que cet ouvrage a été composé par Tertullien depu
nfans, même pour s’excuser en choses légères, de leur parler toûjours vrai , de ne pas mentir devant eux. L’habitude de menso
parle, la vraisemblance qu’on y répand, & le mélange perpétuel de vrai & de faux qui donne un air de vérité à la fab
aisément, si naturellement, toute sorte de rôles, & tendre comme vraies & profondément senties toute sorte de passion
tiges, si naturalisé avec la tromperie, qu’on ne peut savoir s’il dit vrai ou faux ? L’amateur de théatre ne mérite pas plus
à leurs protestations, & compter sur leurs sermens ? Il n’y a de vrai chez eux que le libertinage & la débauche. Le
s’établissent, un faux goût donnera la préférence au flatteur sur le vrai , au petit maître sur l’homme sage, au libertin su
oûter, enseigne à agir & à parler faux, à le couvrir du masque du vrai , & l’emporter sur le vrai. Une amatrice du th
parler faux, à le couvrir du masque du vrai, & l’emporter sur le vrai . Une amatrice du théatre n’aime que son jargon, s
que les égaremens de l’esprit & les crimes du cœur. Ce mélange du vrai & du faux a répandu de si épais nuages sur le
commencer par les faits pieux & édifians. Le théatre travestit le vrai en faux, ne connoît la vérité que pour la déguise
5 (1776) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre dix-huitieme « Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. — [Introduction] » pp. 2-7
l ne faut pas confondre le fonds avec les circonstances. Le fonds est vrai  : il y auroit de l’erreur & de la témérité de
e respect pour les choses saintes, mais qui renferme plusieurs choses vraies , accuse le Théatre d’être l’auteur de toutes ces
a peut être de l’excès dans cette généralité, mais il n’est que trop vrai qu’il y a beaucoup contribué. Remontons à leur or
magicien, Saint Paul le magicien Elimas, & c. Le Théatre, il est vrai , faisoit souvent usage des enchantemens, & en
usse religion, le paganisme, c’est-à-dire, le vice, & défigure la vraie , le Christianisme, c’est-à-dire, la vertu. Liv. X
la plupart de ses excès. Le théatre n’a point fait les dieux, il est vrai  ; mais il les a célébrés ; il étoit une partie de
6 (1773) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre quatorzieme « Réflexions morales, politiques, historiques, et littérairesn sur le théatre. — Chapitre IV [III]. La Grange & Destouches. » pp. 90-114
i. Il devint amoureux de cette Princesse, dont il décrit la beauté en vrai Héros de roman. Il lui fit quantité de vers galan
s depuis, & que l’Académie de musique joue tous les jours. Il est vrai que la Grange a été fort traversé, exilé, errant,
proprier les beaux morceaux comme siens, sans en faire honneur à leur vrai maître. Moliere, Regnard, Crébillon, Voltaire, &
t en qualité de Directeur, à la reception de M. de Saint-Cyr, est une vraie Oraison funebre du Cardinal de Polignac. Jamais d
en partie une satyre de l’Abbé de Saint-Cyr, qui n’avoit pas, il est vrai , des négociations, des ambassades, des poëmes épi
nce du théatre de Destouches. C’est une équivoque. Il y regne, il est vrai , un ton de dignité & de noblesse qui n’est pa
ute un bien d’épargner au spectateur les indécences du peuple. Il est vrai que quelquefois, pour peindre plus au naturel, mê
issoit pas des ressources. La fécondité apparente en ce genre est une vraie stérilité, & les qualités paisibles du cœur l
les femmes ; ainsi ses caracteres, quoique souvent trop chargés, sont vrais & justes. C’est un bon peintre ; il en découv
liers, ils conseillent, gourmandent, gouvernent leurs maîtres. Il est vrai que les Grands très-durs pour leurs domestiques d
tés. Les embrassades sont chez lui fort communes. Ces façons, quoique vraies & trop ordinaires, ne sont pas nécessaires à
mp; ne veulent point le parti convenable qu’on leur destine. C’est un vrai desordre. Ils resistent, ils trompent, ils perden
ps vous fait oublier une année de fatigue. Recommençons donc. Il dit vrai , c’est une véritable fureur. On peut dire de Mol
, trop raisonnable & trop sérieux, il ne peut jamais atteindre au vrai but de la comédie, de plaire, & d’amuser en i
n d’amuser & de plaire, & que d’amuser & de plaire est le vrai but de la comédie. Il a suivi ses propres regles.
7 (1776) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre dix-huitieme « Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. — Chapitre I. Mêlanges Dramatiques. » pp. 8-39
nri IV, ou le Roi & le Fermier, thème en deux façons. Mais il est vrai qu’ils ont bien embelli la copie. C’est un peintr
elles de la personne qu’il peint. D’un autre côté, il n’est pas moins vrai que le peintre de Henri, qu’on dit si timide, si
s de tout, ses fautes légeres & en petit nombre : il est pourtant vrai que c’est précisément le contraire. Cet homme de
ue Fontenelle prétend avoir été traduit en toutes les langues. Il est vrai que ce fut un phenomene. Quoique cette piece four
fort sérieusement, j’aimerois mieux être Moliere que Neuton . Il est vrai qu’il faisoit le même honneur à Rabelais, dont il
accusé d’infidélité, & s’étoit séparée de cette divinité. Il est vrai que Moliere n’étoit rien moins qu’un Adonis. Gro
les, & le plus noble de tous les savans . Il y a quelque chose de vrai dans cette fatuité. La noblesse & la science
omposoit sans s’émouvoir ses nombreux & immenses ouvrages. Il est vrai que, par l’aigreur & les injures qu’il y répa
e pieces & d’opéras, même de décorations mouvantes qui forment de vraies pieces, une pantomime mecanique bien supérieure a
erceau. Il est surprenant qu’il rentre si tard dans sa patrie. Il est vrai que la liberté d’avoir des serrails le rendroit i
décente dans ses démarches, pour se faire aimer de son frere ? Il est vrai qu’elle n’y joint pas, comme Phedre, les horreurs
On dit en France que c’est la seule bonne tragédie italienne. Il est vrai que le génie du pays, tourné à la bouffonnerie &a
rter si loin leur sensibilité, les Théatres n’ont point vaqué. Il est vrai que l’embrasement de l’Hôtel-Dieu, l’incendie de
t digne d’avoir ce goût. Vaine, haute, bisare, médisante, peu sévere, vraie femme de théatre, il ne lui manqua que d’être act
, & fait agir avec plus d’aisance & de promptitude. Cela est vrai  : aussi est-il d’une bonne éducation de faire pre
. Mauvaise logique. De deux contradictoires l’une est nécessairement vraie . Les confesseurs qui la tolèrent n’ont pas confes
cabarets, les promenades solitaires. J’en doute : mais, cela fût-il vrai , il suffit qu’elle soit dangereuse en effet pour
in de le faire, il suffit à un confesseur que son pénitent y coure un vrai risque, pour l’éloigner du précipice. Voici qui e
8 (1691) Nouveaux essais de morale « XXI. » pp. 186-191
Enfin c’est une raison mille fois confondue, puisque quand il serait vrai qu’on aurait ôté de la Comédie tout ce qui peut b
nce et de l’ambition, dans leurs plus grands emportements ; et il est vrai qu’on ne prend plaisir à la représentation de ces
té que la Comédie soit absolument purgée de toute idolâtrie, s’il est vrai qu’on ne puisse faire de Comédie sans y mêler les
s’il ne faut pas obéir, il faut souffrir, De sorte que la devise d’un vrai Chrétien à l’égard des Puissances, est d’obéir ou
9 (1825) Encore des comédiens et du clergé « CHAPITRE XI. De l’excommunication considérée comme injuste et par conséquent nulle, de la part des prêtres qui anathématisent les Comédiens, morts sans les secours spirituels de l’Eglise. » pp. 186-211
ère et virulente contre l’un de nos plus savants députés11. L’auteur, vrai Pygmée en logique, ne cesse de déraisonner avec â
nest. De même aussi notre auteur du livre des crimes de la presse, en vrai Pygmée et sans être revêtu des armes de la logiqu
cercle vicieux, qui se réduit à soutenir naïvement, que la vérité est vraie , et que celui qui ose nier la vérité de notre rel
vraie, et que celui qui ose nier la vérité de notre religion, qui est vraie , (et à cet égard son antagoniste ne le contestait
oire certaines vérités révélées et incontestables parce qu’elles sont vraies . Voulant ensuite, à tout prix, accorder aux vérit
t vraies. Voulant ensuite, à tout prix, accorder aux vérités qui sont vraies , la terrible prérogative de vérités légales, il s
u raisonnement, au point de dire ou faire entendre, qu’une vérité est vraie , parce qu’elle est vraie, il a manqué de respect
de dire ou faire entendre, qu’une vérité est vraie, parce qu’elle est vraie , il a manqué de respect envers les mystères révél
, qu’en logique, on appelle pétition de principe, la supposition pour vrai , de ce qui n’est qu’en question. Cette suppositio
e l’établissement d’une censure inquisitoriale, il n’en est pas moins vrai , que ce libelle mériterait à plus juste titre, d’
10 (1770) La Mimographe, ou Idées d’une honnête-femme pour la réformation du théâtre national « La Mimographe, ou Le Théâtre réformé. — Seconde partie. Notes. — [P] » pp. 441-443
e bon-homme Cassandre, Père, Tuteur, ou Amant suranné d’Isabelle ; le vrai caractère de la charmante Isabelle, est d’être ég
te Isabelle, est d’être également faible, fausse & précieuse (une vraie Servante de Cabaret) : celui du beau Léandre son
e chandelle, achèvent de remplir tous les Rôles de la Parade, dont le vrai ton est toujours le plus bas-comique. La Parade e
olière. Nous avons peu de Comédies qui rassemblent des peintures plus vraies , plus d’imagination & de gaîté. Quelques Aute
11 (1662) Pédagogue des familles chrétiennes « Instruction chrétienne sur la Comédie. » pp. 443-453
n. Les Païens donc s’y amusaient et si adonnaient beaucoup ? Il est vrai qu’ils lui donnèrent quelque vogue avant qu’ils e
ses suites. Qu’avaient-ils à craindre, eux qui ne croyaient point de vrai Dieu, ni de vie Eternelle ? Ils appréhendaient n
-être aussi pourquoi les Papes les ont bannis de l’Eglise ? Cela est vrai , et la décision du droit Canon tirée de S. Cyprie
ent choses mauvaises en leur substance, ains indifférentes. Cela est vrai , mais il faut lire tout le passage qui dit qu’ell
ire aucun mauvais effet comparable à ceux des Comédiens publics. Les vrais Comédiens représentent aussi quelquefois des pièc
tant servi à telles représentations d’Histoires Sacrées ? Vous dites vrai  : car autrefois quelques habitants de Paris repré
endre pire par les diverses circonstances ; ce qui doit suffire à des vrais Chrétiens qui croient en un Dieu, à qui le péché
12 (1768) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre douzieme « Réflexions morales, politiques, historiques, et litteraires, sur le théatre. — Chapitre V.  » pp. 129-160
ent proprement dit, ce n’est qu’une expression figurée, qui exclut le vrai siflet : c’est la définition, le vrai caractère d
pression figurée, qui exclut le vrai siflet : c’est la définition, le vrai caractère du théatre. La comédie n’est qu’un pers
coupable qu’un autre de ne pas suivre ses propres lumieres. C’est un vrai caractère que de savoir & vouloir peindre tou
ur avec raison. Il y entre toujours de la malignité ; non pas, il est vrai , pour nuire ni à l’honneur ni à la fortune ; mais
t continuellement les Atheniens, nos agréables des deux sexes sont de vrais persiffleurs, & persiffleuses, la plûpart de
mp; trop commun,) c’est tout ce qu’il y a de plus volatil ; (cela est vrai  ; mais le volatil est un être réel ; un caractère
s-constant ; mais il se plie, il s’accommode à tout, pour jouer tout. Vrai calot, qui faisit tous les grotesques, ce n’est p
e de l’irréligion & du théatre, leur langage est devenu familier, vrai persifflage ; mais qui suppose & qui entretie
aire une parodie de Moliere, en traitant un Tabarin d’Auguste. Il est vrai que les Comédiens s’aviserent, il y a quelque tem
des mœurs du tems, auxquelles il attribue la chûte de sa pièce, trop vraie & trop décente pour être au goût du monde. L’
e, tous les amans de Térence & de Moliere sont les mêmes, (il est vrai que ces deux grands maîtres sont très-monotones,
aire, la piéce entiere a été punie du crime de quelques vers ; il est vrai que c’étoit fort imprudemment parlé contre ses ju
le : le chagrin des maris trompés, leur vigilance, & leur zèle un vrai ridicule ; le grand Moliere en a été la victime,
r le théatre : la comédie réelle & la comédie représentée. Il est vrai que ces deux troupes se ressemblent, & se fon
eigne pas. Il n’est pas inutile de reveiller les idées d’une volupté vraie , qui naît de la nature, se developpe par l’estime
eur dire ; ce langage est établi , & la folie de l’amour est un vrai culte . La femme sera fidelle à son mari ; s’ent
asdam extitisse causas quæ eorum bonam intentionem impedire. Il est vrai que les Parlements, & sur-tout celui de Paris
dont un esprit raisonnable ne se dissimulera point le faux, & un vrai chrétien craindra toujours le poison.
13 (1765) Réflexions sur le théâtre, vol. 4 « CHAPITRE I. Du sombre pathétique. » pp. 4-32
onséquence pour des Chrétiens (ce que je n'examine pas ici), c'est le vrai Dieu, contre lequel on versifie de sang froid et
ets vraiment importants qui vont au cœur, ramènent au devoir, font le vrai christianisme ? On ne trouve pas que les mystères
ns le cœur plus Païen que Catholique. Mais remontons au principe : la vraie indécence est de mettre les choses saintes sur le
profaner, les défigurer, faire une religion à sa mode, détruire toute vraie religion. L'héroïne de la pièce n'est pas plus re
la raison, l'honneur de mon âme était loin !  » Elle ne dit que trop vrai . « Mon amour y volait avec tous les transports. »
ssource du désespoir, le parti du dépit, le fruit de la légèreté, une vraie folie, un voile trompeur qui cache les plus grand
ite qui paraît sur la scène, toujours enivré de son fol amour, est un vrai forcené dans ses sentiments, dans ses paroles, da
ïde avoue aussi que cent fois elle a voulu escalader les murs. Il est vrai qu'elle n'était pas encore professe, comme son am
Que de sarcasmes vont pleuvoir sur le Clergé ! combien d'anecdotes, vraies ou fausses, fourniront matière à une scène que la
prêche n'est qu'un jeu, un fanatisme, un rôle de théâtre. Il n'y a de vrai que la loi naturelle et le théisme. Si on désavou
éunit «les grâces du style et les charmes du sentiment », il est très vrai , comme le dit dans sa Préface le sieur Arnaud, qu
ait de la Duchesse de Montbazon, de sa mort, de son cercueil, etc. en vrai romancier, toujours épris de sa maîtresse, ce qui
pioche à la main, sont venus étaler un cimetière sur la scène. Il est vrai que Shakespeare ne s'était pas avisé, pour barbou
plus affreux objet fait un objet aimable. » Il y a quelque chose de vrai dans cette idée. On voit avec plaisir un tableau
y fixer les regards sans peine, on en détourne les yeux. Il n'est pas vrai qu'un objet affreux devienne aimable. Cette épith
défauts. On blesse l'histoire et la géographie. Dans des personnages vrais et connus l'anacronisme est ridicule : l'extincti
14 (1776) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre dix-neuvieme « Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre dix-neuvieme. — Chapitre V. Autres Mêlanges. » pp. 121-140
s sont obligés de se rapprocher des treteaux par leurs farces. Il est vrai que le grand nombre, la diversité des Spectacles,
ue de Théatre : l’aimer, c’est avoir toutes les vertus ; il en est la vraie école. Cette censure s’exerce avec l’autorité la
oir à travers les choses les plus mauvaises. Portrait ingénieux & vrai du caractere des spectateurs, dont les plus régul
ux fois la générosité de céder ses droits à un autre. Il est pourtant vrai que le Roi lui donna l’exclusion. Sa conduite dép
de ma fortune, Je ne veux exister désormais que pour moi ; Ma foi le vrai bonheur est de vivre pour soi. Voici une Anecdot
homme d’esprit d’ailleurs, & honnête homme, qu’il donne pour son vrai caractere, dont il ne rougit pas. Il fait voir d’
ain bonheur est cette jouissance physique, & dans le fonds il est vrai que cet amour pur est bien rare, quoique les apol
éatitude, qui les jette dans l’ivresse & le délire ; est-il moins vrai , dans les principes de la Religion, qu’il n’est p
atre, qui ait pu faire imaginer cette anecdote. Mais, en la supposant vraie , n’auroit-on pas dû s’appercevoit qu’on faisoit t
lui seul que sa traduction & ses farces n’en font à Moliere : la vraie gloire n’appartient qu’à la vertu. Le P. Bouhours
ême si une piece unique, quoique bonne, peut voler jusques-là. Il est vrai que cet honneur immortel est borné au Foyer : ce
15 (1768) Réflexions sur le théâtre, vol 7 « Réflexions sur le théâtre, vol 7 — RÉFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE SEPTIÈME. — CHAPITRE V. Suite du Théatre de S. Foix. » pp. 105-139
’hui, ah ! si ma Danseuse me voyoit ! Sans doute les Actrices sont de vraies Amazonnes ; les aime-t-on moins que les Chevalier
tion, &c. Il termine sa dissertation par ces paroles où il y a du vrai  : Elles furent abolies en 1560 par l’ordonnance d
amoureuses de notre siecle ont leurs statuts qui ne sont pas, il est vrai , dressés par les Evêques, elles ne célèbrent la f
son imagination. Il y mêle, je ne sais pourquoi, des traits d’avarice vrais ou faux de quelque Curé de Picardie, & il ign
nt fait qu’une procession du temps de la Ligue, très-ridicule, il est vrai , mais en plein jour, & il n’y avoit ni filles
es livre au bras séculier qui les condamne à mort. Voici qui est plus vrai . Tom. 1. p. 205. En 1600 les Comédiens de provinc
ne font que juger de l’hérésie ; c’est la Puissance royale qui est le vrai Tartare, s’il y en a quelqu’un. Ce sont les Princ
nt sans distinction d’âge ni de sexe ? Luther même ne l’a pas dit. La vraie origine de l’Inquisition, c’est que S. Louis en d
qui ne fut bâtie qu’en 1671, des siecles après les Religieux. Il est vrai qu’on mettoit un Oblat dans chaque Abbaye, mais q
te d’avoir érigé ce beau monument à la charité. Il n’en est pas moins vrai que les Hôpitaux ont toujours été & sont enco
fier, les plats où il avoit mangé, les vases où il avoit bu. Cela est vrai . Il veut très-mal-à-propos justifier son mariage,
imagination échauffée. Ce trait, qu’il ne croit pas lui-même, fût-il vrai , il eût dû le taire pour l’honneur du Roi Robert,
e-t-il ? voit-il autre chose que la passion ? P. 108. Dans un extrait vrai ou faux de l’interrogatoire de Jean Châtel, il lu
rine est commune. L’Auteur ajoute de son chef : Il ne disoit que trop vrai , la plûpart des Ecclésiastiques & presque tou
endre la gloire des grands hommes commune avec des Histrions ? Il est vrai qu’où l’on voit des statues de Momus, de Bacchus,
mp; nécessaire. Un Aumônier auroit tors de le défendre. Tout cela est vrai  ; quel Aumônier s’en est jamais avisé ? Dans les
stante, ou plutôt de n’avoir pas eu de religion. Mais n’est ce pas le vrai mérite de ce siecle ? Les Rois auroient bien tort
lent-ils pas tous les suppôts de Thalie ? Il y a pourtant deux choses vraies dans dans cette lettre apologétique, la fin &
16 (1772) Réflexions sur le théâtre, vol 9 « Réflexions sur le théâtre, vol 9 — RÉFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE NEUVIEME. — CHAPITRE V. Eloge de Moliere. » pp. 154-202
e Bossuet, l’Émile de Jean-Jacques Rousseau. Mais voici sans doute le vrai motif de son indulgence, c’est un trait de reconn
Donne-t-il aussi son Sermon pour le modelle des Panégiriques ? est-il vrai qu’il l’ait prêché dans les plus grands auditoire
rtrait de tous les deux : Censure ingénieuse, satyre cinique, parodie vrai comique, superstition, blasphême, saillies brilla
l’esprit. Tout le discours est sur le même ton. Mais ce portrait est vrai , le Théatre de Moliere est un amas d’absurdités,
orte sur tout ; il va jusqu’au mépris & à l’indignation. C’est du vrai tragique, ce sont les accusations les plus graves
on le met au plus haut de l’Olympe, au-dessus même des Dieux. Il est vrai que ce n’est pas du Dieu des Chrétiens, quoiqu’on
cene ? C’est bien déprécier Horace qui vaut bien Moliere. Mais il est vrai , un Horace, un Aristote, s’ils eussent été consul
s défenseurs ne manqueront pas de dire qu’il a traité avec honneur la vraie probité, qu’il n’a attaqué qu’une vertu chagrine,
assuroit les destins de Rome. Que Fenelon est grand ! il ressemble au vrai Dieu ou aux Dieux de la fable. Ces blasphêmes &am
contraste, & de flétrir la mémoire de l’un ou de l’autre. Il est vrai qu’en préférant dans le choix de ceux qu’elle éle
e mépris de la religion & de ses plus illustres défenseurs est le vrai titre qui assure de son suffrage ? Et toutes ces
e esprit pour n’avoir pas droit au concours. Le Gazetier veut, il est vrai , qu’il ne contienne pas un aussi grand nombre d’é
ttéraire. La sagesse lui donna toujours la préférence, & c’est un vrai scandale de sacrifier les intérêts de la religion
é de Philosophe. C’est le faux goût des hommes, la philosophie est la vraie gloire, l’unique mérite des grands hommes. En le
unique mérite des grands hommes. En le donnant à Moliere, on dit plus vrai qu’on ne pense. La philosophie du jour est l’irré
e dans Moliere c’est de peindre, de contrefaire les hommes ; c’est le vrai mérite de sa comédie, fondé sur l’observation des
n’étoit pas un fripon ; l’éloge est médiocre & n’est pas toujours vrai . Il est profond ; quand il a donné un coup de pin
ur cœur du monde de nous voir sots & impertinens. Cela est si peu vrai , que personne ne s’est fait plus que Moliere des
tation parfaite ? On blâme le comique larmoyant, genre mixte entre la vraie comédie de Moliere & la bouffonnerie puérile
p; la bouffonnerie puérile du pantomime, en substituant à l’imitation vraie de la nature, à une vérité intéressante, des véri
cene un miroir, en se répétant des détails frivoles. Cette réflexion, vraie à bien des égards, est pourtant injuste. Toute Co
ere est dans les ouvrages de ses successeurs. Cela n’est pas toujours vrai  ; on peut avoir en tout genre des successeurs trè
amp; qui fait peu d’hommes à son goût ou à son cœur. Rousseau, il est vrai , est inférieur à Moliere dans le dramatique, mais
17 (1697) A Monseigneur de Harlay, Archevêque de Paris « A MONSEIGNEUR DE HARLAY, ARCHEVEQUE DE PARIS, DUC ET PAIR DE FRANCE  » pp. 394-406
ndroit le plus sensible que j’aie, en m’accusant d’infidélité. Il est vrai , Monseigneur, (et j’ai trop de respect pour vous
quarum dexteram Pontifex, sinistram vero Cæsar tenet.1 » Il est donc vrai , Monseigneur, que le Pape avait un Théâtre où sa
un crime irrémissible, ces Spectacles seraient-ils permis s’il était vrai qu’ils fussent si pernicieux ? Tertullien, S. Cyp
ont pas. Comme un Sot me chagrine, et qu’un Méchant m’irrite, Avec un vrai plaisir je loue un vrai Mérite ; N’importe dans q
chagrine, et qu’un Méchant m’irrite, Avec un vrai plaisir je loue un vrai Mérite ; N’importe dans quel rang on en soit revê
18 (1823) Instruction sur les spectacles « Chapitre XVIII. Eprouver par soi-même si les spectacles sont dangereux, c’est vouloir tomber dans les dangers qu’ils offrent. » pp. 154-163
font aucun tort à leur vertu ? Si elles savaient en quoi consiste la vraie vertu, elles tiendraient un langage bien différen
impossible qu’il n’approuve pas ce qu’il goûte avec joie. « Il est vrai que peu de personnes connaissent tout le danger d
s que Dieu lui accorde ; mais les spectacles augmentent le dégoût des vrais biens, et en affaiblissent la connaissance. On y
s la même proportion qu’on les aime et qu’on y est assidu. « Il est vrai qu’on s’y ennuie quelquefois ; mais on n’en est p
’ils sentent bien n’être pas aimable ni digne d’être aimé. « Il est vrai aussi que toutes les personnes qui vont aux spect
19 (1697) Histoire de la Comédie et de l’Opéra « PENSEES SUR LES SPECTACLES. » pp. 1-12
ris un jour de l’Ecriture et de l’Esprit de Dieu, en quoi consiste la vraie vertu, elles tiendront bien un autre langage. VII
joie, et qu’il soit autrement disposé que ce qu’il aime. XVII. Il est vrai que peu de personnes connaissent tout le danger d
t l’exercice des Chrétiens. Mais les Spectacles rendent le dégoût des vrais biens encore plus grand, et en affaiblissent enco
la même proportion qu’on les aime et qu’on y est assidu. XXI. Il est vrai qu’on s’y ennuie aussi quelquefois ; mais on n’en
u, d’aimer ce qu’ils sentent bien qui n’est pas aimable. XXII. Il est vrai aussi que toutes les personnes qui vont aux Spect
20 (1694) Maximes et Réflections sur la Comédie « IV. S’il est vrai que la représentation des passions agréables ne les excite que par accident.  » pp. 10-18
IV. S’il est vrai que la représentation des passions agréables ne l
et des couleurs sèches qui agissent, mais des personnages vivants, de vrais yeux, ou ardents, ou tendres et plongés dans la p
de vrais yeux, ou ardents, ou tendres et plongés dans la passion : de vraies larmes dans les acteurs, qui en attirent d’aussi
qui en attirent d’aussi véritables dans ceux qui regardent : enfin de vrais mouvements, qui mettent en feu tout le parterre e
21 (1763) Réflexions sur le théâtre, vol. 2 « Chapitre III. Jurisprudence du Royaume. » pp. 51-74
du théâtre appellent charité, générosité des Acteurs, et qui dans le vrai n’est que l’exécution des ordres absolus du Roi.
onvalescence de quelque Prince, en arrachant les dents gratis. Il est vrai que comme les Comédiens sont gagés du Prince, ils
e la lie du peuple, mais la lie pour les mœurs et la religion. Il est vrai qu’en ce point le beau monde est très peuplé. Bie
ls y perdraient leur vertu, et y apprendraient tous les vices. Il est vrai que des jeux publics, donnés sous les yeux des Ma
éché ceux qui ont la faiblesse de s’y livrer. 2.° Dans le fait est-il vrai que la Comédie Française ait eu des lettres paten
bord que des mystères, qu’on déguisa sous le nom de moralités. Il est vrai que le Roi et le Parlement les laissèrent faire,
apport entre des mystères de la religion grossièrement rendus, il est vrai , mais édifiants, et des intrigues profanes, le pl
nos pièces dramatiques. Les mystères des Confrères furent d’abord de vrais exercices de religion approuvés par le Clergé, co
ont jamais prétendu succéder aux Confrères de la Passion. Il est même vrai qu’ils s’étaient si fort décriés par le mélange d
Comédiens Italiens ont des lettres patentes fort anciennes, cela est vrai  ; mais je doute que les Comédiens Français veuill
ont cherché qu’à se décrier et à se nuire. Quoi qu’il en soit, il est vrai qu’en 1588 les Comédiens Italiens, attirés par la
faire payer (Mémoires de Sully, Tom. 3. lettr. 1. pag. 247.). Il est vrai qu’elle était médiocre : elle ne devait pas passe
22 (1823) Instruction sur les spectacles « Chapitre V. Le but des auteurs et des acteurs dramatiques est d’exciter toutes les passions, de rendre aimables et de faire aimer les plus criminelles. » pp. 51-75
e et d’élévation qui semble les rapprocher de la grandeur d’âme et du vrai courage. Près d’elles et à leur lumière, la fourb
n, je réponds en niant le fait. Il n’est ni ne peut être généralement vrai  ; car cet objet n’étant pas celui sur lequel les
s forfaits qu’il ne devrait pas supposer possibles. Il n’est pas même vrai que le meurtre et le parricide y soient toujours
barbares que ces affreux spectacles. On voyait couler du sang, il est vrai , mais on ne souillait pas son imagination de crim
l de son parti, tous les spectateurs ont épousé Bérénice. Tant il est vrai que les tableaux de l’amour font toujours plus d’
es sots sont les victimes des méchants : ce qui, pour n’être que trop vrai dans le monde, n’en vaut pas mieux à mettre au th
leurs femmes, des maîtres sur leurs serviteurs. Il fait rire, il est vrai , et n’en devient que plus coupable, en forçant, p
Molière a composé son théâtre, et peut mieux nous faire juger de ses vrais effets. Ayant à plaire au public, il a consulté l
as un homme de bien qui ne soit misanthrope en ce sens, ou plutôt les vrais misanthropes sont ceux qui ne pensent pas ainsi :
lairer l’esprit sur le vice et sur la vertu, en les peignant de leurs vraies couleurs ; nous ne songeons qu’à émouvoir les pas
23 (1763) Réflexions sur le théâtre, vol. 1 « CHAPITRE II. Des Spectacles des Communautés Religieuses. » pp. 28-47
de Rabelais. Ce n’est là qu’une plaisanterie. Et dans le fond il est vrai que dans toutes les pièces monastiques les vers,
et qu’ils y ont des places gratis pour eux et pour leurs amis. Il est vrai qu’on leur a quelquefois reproché de souffrir sur
gé, ne désapprouve pas la comédie. On a tort : Quand tout cela serait vrai , les Lazaristes ne seraient pas plus coupables qu
avaient sacrifié avec plaisir le profit qui leur en revenait. Il est vrai que ce spectacle est un peu moins licencieux qu’a
our leur apprendre à éviter la médisance. Les jeux de théâtre, il est vrai , n’ont pas passé la capitale. Les Séminaires Sulp
cclésiastiques ont suivi les traces des disciples de M. Olier. Il est vrai encore qu’au grand Séminaire, le célèbre Supérieu
un spectacle plus grotesque que le théâtre de la foire ; c’étaient de vrais jeux d’enfants, dont le ridicule faisait le mérit
hoisir, disant qu’« il ne convenait ni à sa profession de Ministre du vrai Dieu, ni à la sainteté de la religion qu’il prêch
entouré de Jésuites et de Missionnaires, jugeait des coups. » Il est vrai qu’il n’y avait point de femme : circonstance qui
au son de la cloche, voyait la comédie, et riait de bon cœur. Il est vrai que M. Lacroix de S. Valier, Evêque, n’approuvait
24 (1769) De l’Art du Théâtre en général. Tome I « De l’Art du Théatre. Livre second. — Chapitre prémier. De l’éxcellence du nouveau Théâtre. » pp. 68-93
uand même il n’aurait aucun partisan, faudrait-il le dedaigner ? « Le vrai caractère des hommes, dit l’Abbé Prévost, est de
omestiques, qui sont souvent le plus bel ornement des Pièces ? Il est vrai que Champagne & Frontin ne sont pas toujours
er. Serait-il moins facile à saisir que le sublime du Tragique, ou le vrai génie ne saurait-il s’abaisser jusqu’à lui ? N’éx
ge & de blâme, est un des grands partisans de la Musique ; il est vrai qu’il donne la préférence à celle des Italiens, m
écle de Louis XIV ? Il n’avait garde de se montrer dans un tems où le vrai Beau seul avait des admirateurs. Il se cachait al
ns donc enfin dans la compagnie d’honnêtes gens ! On commence, il est vrai , à jetter dans les Drames du nouveau Théâtre des
ent rien d’absolument intéressant. Les Grecs & les Latins, il est vrai , ne donnaient guères à leurs Drames des titres pl
ar la même raison, lorsque nous nous relâchons de notre amour pour le vrai Beau, il s’éclipse, & le ridicule que nous lu
25 (1768) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre onzieme « Réflexions morales, politiques, historiques, et littéraires, sur le théatre. — Chapitre VIII. Anecdotes illustres du Théatre. » pp. 186-214
ne souffre pas que son théatre attaque des Têtes couronnées ; il est vrai aussi qu’aujourd’hui les Princes moins sensibles
Il est Pantomime, il fait bien les Lazzis, son jeu est naturel & vrai . Sans doute que le grand Molé, le grand le Kain,
ssent. Chez nous les Religieuses elles-mêmes en representent ; il est vrai que ce n’est qu’entr’elles, & que ce n’est pa
quatre parties du monde ; car on auroit tort de penser qu’il y ait de vraie nouveauté au théatre. Les piéces nouvelles ne son
r un nuage qu’on auroit pu lui épargner, supposé même qu’elles soient vraies , ce qui est fort douteux ; car on aime à justifie
héatral, & sans unité ni d’action, ni de lieu, ni de tems. Il est vrai qu’on y trouve le fameux Connétable du Guesclin,
vanturiers de gentil hommes, & insere une multitude de leur noms, vrais ou faux, selon qu’il peut les ajuster à la mesure
les morts chez les Juifs, on embaumoit les corps des Princes, il est vrai , & sans doute on repandoit des parfums, &
lgate conserve l’idée de Courtisanne, qui est très-juste ; car il est vrai que les personnes de mauvaise vie usent de beauco
ir de l’épigramme de Rousseau : Chrisologue toujours opine, C’est le vrai Grec de Juvenal ; Tout ouvrage toute Doctrine, Re
à toutes les femmes, & qui ne signifient rien ; le second est une vraie ironie, une satyre piquante, de la légereté, de l
itrinitaire. Quelle idée donne-t-il de la réligion d’Emilie, s’il dit vrai  ; quelle idée de sa droiture, s’il dit faux ! mai
lie, s’il dit vrai ; quelle idée de sa droiture, s’il dit faux ! mais vrai ou faux, quelle idée donne de sa réligion un homm
es sciences ne marque point un vaste & puissant génie, ni même de vrai talent ; c’est tout au plus une femme qui a de l’
26 (1773) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre treizieme « Réflexions morales, politiques, historiques,et littéraires, sur le théatre. — Chapitre IV.  » pp. 113-155
la planchette : on n’y peut pas si bien étaler ses jambes. C’étoit un vrai Protée. Elle jouoit avec la même facilité toute s
sions en habits, meubles, pierreries, fêtes, étoient immenses. Il est vrai que sa dignité de Reine exigeoit de la magnificen
a volupté, la vie s’y passoit en fêtes & en comédie, c’étoient de vrais théatres ; on ne pouvoit plaire à cette Cour qu’e
parloit de la répudier. On fouilloit dans sa vie passée, & il est vrai que sa naissance, son séjour, son éducation dans
oit lui faire sur sa stérilité, en faisant casser son mariage. Il est vrai que Diane y étoit intéressée, car si son amant, d
qu’ils vont au cœur, & sont cachés sous le voile d’une galanterie vraie ou feinte. Cromvel leur dût toute sa fortune, Cic
erre, une autre femme pensa faire échouer le projet en France. Il est vrai que le secret ne fut pas découvert pour trahir Lo
r, où elles sont plus habiles que tous ceux qui vont au sabat. Il est vrai que dans plusieurs pieces elles jouent très-bien
sujets prophanes que la modestie convenoit à des sujets pieux. Il est vrai que les Confreres de la Passion s’emancipoient qu
st dommage que ce defaut de religion, sans laquelle il n’y a point de vrai mérite, les ait si fort ternies, & fasse brul
est assez la politique des Cours ; mais est-ce bien là la route de la vraie grandeur ? Cette philosophe de son temps, cet esp
de tous les historiens, il avance qu’elle n’a eu aucune part. Il est vrai qu’uniquement occupé de galanteries, il n’a connu
intrigues. 2° Un esprit comédien, un goût de théatre qui en fait une vraie Actrice, & un Chef d’une troupe d’Actrices. 3
rançoise, comme François I l’avoit dressée & faite libre. Il est vrai que la galanterie de François I a été l’époque de
rigine ? L’érudition de l’Auteur remonte jusqu’à Charlemagne ; il est vrai qu’il avoue ingénument avoir tout pris des Romans
ient au-tour d’elle, qu’elle s’en soucioit autant que de rien. Il est vrai que ce jeu ne plaisoit point aux Dames & aux
beau que cette Cour de femmes. Il faut entendre Brantome. C’étoit un vrai paradis. C’est encore le paradis de l’Opéra &
déclarée & le génie le plus dramatique. Ecoutons encore Brantome, vrai comédien par ses goûts & sa frivolité. Elle
l confond les avantures des deux, qu’il défigure ridiculement. Il est vrai que craignant qu’on ne se moque de lui, il dit av
us digne Prélat de la Chrétienté , & profond généalogiste. Il est vrai qu’aucuns le disent un peu leger de créance, &am
27 (1754) La Comédie contraire aux principes de la morale chrétienne « La comédie contraire aux Principes de la Morale Chétienne. — IX. La Comédie donne des leçons de toutes les passions. » pp. 18-21
e précieuse vertu, elle n’en seroit pas plus innocente aux yeux de la vraie piété, elle n’en seroit pas moins son ennemie. La
par la Raison & par la Religion. Il est la source, selon lui, du vrai courage ; c’est lui qui fait les vrais héros ; c’
Il est la source, selon lui, du vrai courage ; c’est lui qui fait les vrais héros ; c’est à lui qu’ils doivent l’élévation de
28 (1768) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre douzieme « Réflexions morales, politiques, historiques, et litteraires, sur le théatre. — Chapitre IV.  » pp. 97-128
es discours politiques & philosophiques : tous ces traits, il est vrai , peuvent être suspects. La critique & le mauv
nesque incroyable ; Arioste a racheté ce défaut par des allégories si vraies , des satyres si fines, (c’est pour Voltaire un gr
s décens & plus pieux que ces nouvelles productions. Voltaire dit vrai dans le détail de ces folies, il auroit du ajoute
l’état où elle est, elle feroit honneur à la scéne Chinoise.) Il est vrai qu’alors les ouvrages dramatiques étoient grossie
Londres, Amsterdam sont moins susceptibles que jamais de retour à la vraie foi ; elles ont dans les acteurs & les actric
commentaires sur les arrêts d’amour, il porta l’audace de ses desirs, vrais ou affectés, jusqu’à la Reine Régnante, Anne d’Au
& si peu raisonnables, & de les rapporter quand ils seroient vrais . Dans une bataille, tout occupé de l’action &
édictions dont elle fut accompagnée ; mais ses funerailles furent une vraie farce, par l’excès de magnificence dont elles fur
Reine sa femme & toute sa Cour noyée dans la volupté, étoient de vrais personnages de théatre. La Reine ne gardoit aucun
bassesse du vice efface tous les exploits, bien loin que les exploits vrais ou faux effacent la bassesse de la dépravation. T
, il donna le nom d’Auguste à Octave ; mais le Sénat Romain avoit une vraie autorité législative, même sur les Empereurs, qui
uelle elle joignit les graces & la liberté Françoise, devenue une vraie licence. Le Roi dans cette école fit plus de prog
ort de Mazarin, qui d’ailleurs les laissoit fort tranquilles ; il est vrai que les Sinodes & les Ministres protestants,
s en décadence dans la guerre de la succession d’Espagne. Tant il est vrai que la prosperité, & l’adversité, la jeunesse
hoses dans des points de vue bien différens. Quel de deux est le plus vrai , & le plus sage ? Demandez-le à ceux qui au m
29 (1773) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre treizieme « Réflexions morales, politiques, historiques,et littéraires, sur le théatre. — Chapitre I.  » pp. 3-35
rinan. Tout seroit parfait, & le débit assuré. La dépense, il est vrai , seroit plus grande, & le livre plus gros ; q
que, goûter quand on veut dans son fauteuil ? Mais il n’est pas moins vrai que la vertu sera affligée de cette étonnante mul
& des perruques poudrées, frisees à la mode courante. C’étoit un vrai ridicule. Les Acteurs s’étoient un peu corrigés,
même indécent ; mais le théatre concilie aisément ces deux idées. S.  vraie décence est le vice & son costume. Les habits
qualités de son cœur. Que n’a-t-elle pas ? Elle est parfaite. Il est vrai qu’il se borne aux vertus morales, il n’y mêle au
Actrices la joueroient avec plaisir & d’original. Elles sont les vraies Philosophes ; elles ont toutes les vertus du sage
r, ni ses partisans. Il termine un si beau sermon, par deux vers d’un vrai Déiste : Dans Horace j’apprend à vivre, Seneque
dmireront la morale, le sublime & l’éloquence de Moliere, dont le vrai caractere renferme les trois défauts opposés. Bos
pense ce titre brillant, comme les Capitouls celui de Citoyen. Il est vrai qu’il n’y a eu ni pension ni présent. Il ne leur
pompeuse relation de ses triomphes littéraires à Toulouse. C’étoit sa vraie place. Le Mercure reçoit & annonce tout pour
e du Roi a quelque chose de grand. C’est une faveur du Prince. Il est vrai qu’on dit aussi brevet de la calotte. Le Succès
ur le succès de Richard III, il fut généralement méprisé. Il est donc vrai qu’il fut aussi brillant que peu contesté. Il ne
el-de-Ville en lui offrant son Drame. Le présent est mediocre, il est vrai qu’il vaut le titre de Citoyen, & il faut avo
par-tout bien venus, depuis les Rois jusqu’au moindre Artisan. Il est vrai qu’il faut un peu masquer son extérieur, & pa
n Allemagne, & les excès de France qu’elle a voulu copier. Il est vrai qu’elle y a maussadement enchéri, non en beauté,
30 (1665) Lettre sur les observations d’une comédie du sieur Molière intitulée Le Festin de Pierre « APOSTILLE » pp. 33-57
ant de peur de se voir joués qu’ils ont publié que l’on attaquait les vrais dévots, encore que l’on en voulût qu’aux tartufes
ontre les hypocrites qu’il n’y en ait ensuite quatre à l’avantage des vrais dévots et qu’il n’en fasse voir la différence. C'
ce de Molière. Pour moi, je ne sais pas par où l’on pourrait jouer un vrai dévot. Pour jouer les personnes, il faut représen
hypocrite, et l’hypocrite par conséquent est seul joué, et non pas le vrai dévot. Je sais bien que si les vrais et faux dévo
uent est seul joué, et non pas le vrai dévot. Je sais bien que si les vrais et faux dévots paraissent ensemble, que s’ils ava
il nous menace de déluges, de peste, de famine, et si ce prophète dit vrai , je crois que l’on verra bientôt finir le monde.
31 (1773) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre treizieme « Réflexions morales, politiques, historiques,et littéraires, sur le théatre. — Chapitre III.  » pp. 75-112
r le canevas d’un Roman, ou plutôt d’une Histoire, car les faits sont vrais  ; c’est l’Histoire Orientale morcélée, avec quelq
ue. La musique à son tour augmente leur sensibilité, & devient un vrai plaisir pour eux (le libertinage du siecle &
ue, plein de force, faisant des Héros de tous ses personnages. Il est vrai qu’il les avoit pris dans l’histoire du peuple le
s doute une religion assez pure pour autoriser les spectacles. Il est vrai qu’elle n’a jamais eu & n’a point encore acqu
it alors dans son enfance. La plûpart des enfans d’Apollon etoient de vrais Menuisiers qui faisoient des vers comme des coffr
stres, les chimeres, les rodomontades, les hyperboles, qu’il entasse, vrais enfans du délire, font pitié. Il avoit de la lect
s. Sur tout il se piquoit de Philosophie, & se disoit Cartésien. Vrai semblablement il n’a composé les voyages dans les
Descartes, & son systême du monde, qui n’est dans ses mains qu’un vrai galimathias. Il avoit pris ces teintures de Philo
devenue un proverbe, qu’alloit il faire dans cette galere ? Il est vrai qu’il l’a élaguée du fatras de Cyranno, & qu’
e devoit pas être oublié dans ses fastes, après avoir joué un rôle si vrai & si développé. Le docteur Swift, qu’on appel
écrit que le premier Guliver. Les comparaisons des mœurs étrangeres, vraies au imaginées, avec les nôtres, font un cadre bann
qui vaille. Tout cela est outré sans doute ; mais il n’est que trop vrai que le mérite du Théatre est le titre le plus cer
médien, leur vie, leurs passions, leurs plaisirs, leurs intrigues, de vraies comédies, & le plus souvent des farces ridicu
eur de la Chine, des Faunes, des Nimphes, des Magiciennes, &c. de vraies & triviales mascarades, dont on veut bien s’a
dont on veut bien s’amuser, du moins en faite le semblant ; enfin de vraies pieces de Théâtre, représentées par les Seigneurs
nnage. Il y a fait de milliers de vers, la plupart in promptu. Il est vrai que ce ne sont que des rimes avec quelques pensée
        Hic locus Herculeo nomine clarus erat. Herculanum étoit une vraie Sodome ; on en voit des preuves sans nombre dans
32 (1765) Réflexions sur le théâtre, vol. 4 « CHAPITRE II. Le Théâtre purge-t-il les passions ? » pp. 33-54
qu'un verbiage ou une horreur. C'est une horreur en effet, et il dit vrai . L'homme ne se plaît aux spectacles tragiques que
e de théâtre on peignit, « avec les traits les plus forts et les plus vrais , les jeux des athlètes et des gladiateurs », par
eux pour en souhaiter le rétablissement réel, et voir avec plaisir de vrais combats à fer émoulu. Mais heureusement ils ne tr
des cabrioles sur le bord glissant d'un précipice ? Mais est-il bien vrai que le crime soit toujours puni sur le théâtre, e
d'éclairer l'esprit sur le vice et la vertu, en la peignant de leurs vraies couleurs ; nous ne songeons qu'à émouvoir les pas
la nouvelle Héloïse conclut son roman singulier par cette pensée très vraie pour quiconque mérite d'en sentir la vérité. « Je
instant pareil de fureur, pour exprimer ses horribles grâces. Il est vrai que les Princesses Moscovites ne sont pas venues
mélange du bien et du mal, c'est de faire perdre les idées justes des vrais devoirs, du vrai bonheur, du vrai malheur de l'âm
du mal, c'est de faire perdre les idées justes des vrais devoirs, du vrai bonheur, du vrai malheur de l'âme, et d'y substit
faire perdre les idées justes des vrais devoirs, du vrai bonheur, du vrai malheur de l'âme, et d'y substituer un système to
Christ ; encore est-il trop voluptueux, trop passionné pour former un vrai sage. Au lieu de la nourriture de la vérité, et d
33 (1778) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre vingtieme « Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. — Chapitre II. Suite du Clergé Comédien, » pp. 52-67
ouerent réellement la comédie, en représentant toutes ses actions, en vrais pantomimes, contrefaisant sa voix, copiant ses ma
orta sur le bien en tout genre. N’eût-il que son apostasie, jamais le vrai sage ne regardera comme un grand homme un parjure
d homme un parjure, un lâche, un rébelle à son Dieu, qui abandonne la vraie religion pour adorer des faux dieux, contre les l
ligieuses, qui se firent gloire de suivre un si grand exemple. Il est vrai que Racine ne fit depuis que deux tragédies, Esth
toit reconnu, même parmi les païens, que l’union au S. Siége étoit la vraie marque, la marque visible & décisive de la ca
vient dans un couvent. N’est-ce pas sa famille ?         Chacune d’un vrai cœur de fille         Se pique de le régaler. SI
ettrons à la banque. LISETTE.         C’est un grand évêque, il est vrai .         Un évêque n’est-il pas homme ? A ne rire
34 (1825) Encore des comédiens et du clergé « CHAPITRE IX. Des entreprises de la puissance spirituelle ecclésiastique, contre la puissance temporelle séculière. » pp. 149-173
te faction religieuse, qui tend évidemment à dénaturer et anéantir la vraie religion chrétienne qui ne respire que la paix et
a religion, comme si le ciel avait besoin de crimes pour maintenir le vrai culte ! C’est dans la violation de ces divins pré
s pure, et qui, par ses éminentes qualités, sert de modèle à tous les vrais chrétiens. Il est le premier, et il n’en faut pas
oi, qui oserait reconnaître dans cette atroce religion jésuitique, la vraie et sublime religion chrétienne, qui ne veut se pr
eils dangers, sans doute, nous menacent encore ; mais on sait, il est vrai , que la justice et la modération du souverain pon
ars 1822, sont à la merci de l’opinion de leurs juges. Chacun, il est vrai , peut avoir son opinion ; mais une opinion en mat
ens de manifester d’immenses vérités utiles au roi, à l’Etat, et à la vraie religion chrétienne et évangélique. Il prétendra
35 (1690) Entretien sur ce qui forme l’honnête homme et le vrai savant « VII. ENTRETIEN. » pp. 193-227
ait avec eux, c’était à se moquer les uns des autres. Eugene. Il est vrai qu’ils ont fourni bien des quolibets contre les A
nt merveilles. Mais ils seraient bien fâchés que ce qu’ils disent fût vrai , et que les hommes devinssent sages. Assurément o
e, vous n’avez pas d’autre parti à prendre, que de lui montrer que la vraie éloquence consiste uniquement dans l’évidence de
onjonctions des Astres. Theodore. Tout cela est incompatible avec la vraie Philosophie. Votre fils n’aimera que les choses q
s cabinets ? Peut-on dire qu’on a donné à ceux-là la connaissance des vrais et des faux biens ? Qu’espèrent-ils répondre au J
études. Car de quoi s’occuperait-on n’ayant idée d’aucune chose ? Le vrai et le faux, le juste et l’injuste paraissent alor
tout ce qu’ils n’entendent point. Theodore. Tout cela n’est que trop vrai  : et je crois qu’il n’est pas nécessaire de reche
36 (1769) De l’Art du Théâtre en général. Tome I « De l’Art du Théatre. Livre quatriéme. — Chapitre IV. Des Personnages. » pp. 239-251
s Auteurs de chaque Nation. Le goût du pays qu’ils habitent en est la vraie cause, aussi bien que leur siècle. Aristophane &a
un certain tour qui les rendent dignes du Théâtre. Notre Opéra est le vrai genre de la Bouffonnerie, j’en conviens ; & p
es Amans des Drames modernes ne se parlent qu’en se tutoyant ; il est vrai que c’est imiter la franchise, l’aimable simplici
vertir de nouveau que les personnages de notre Spectacle doivent être vrais , & si ressemblans à leur modèle qu’il soit fa
es engagent encore les Poètes du nouveau Spectacle à continuer d’être vrais & naturels.
37 (1773) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre quinzieme « Réflexions morales, politiques, historiques, et littéraires, sur le théatre. — Chapitre III. Aveux importans. » pp. 83-110
lui pardonner. Il se plaint de la Bruyere ; C. de la comédie ; il est vrai que ce fameux moraliste, comme tous les autres, e
aire indirecte du Tartuffe qu’il ne nomme pas, après le portrait d’un vrai dévot dans le Duc de Beauvilliers. La Bruyere don
ractère d’un hypocrite, & ce tableau en deux ou trois pages, plus vrai , plus juste, plus ressemblant, vaut mieux que tou
 ; elle joue au pauvre Roland un tour qu’on ne pardonneroit pas à une vraie guenippe, & je trouve que Roland ne fait pas
de Corneille, il n’étoit ni scrupuleux ni ennemi du théatre. Il étoit vrai . Les Journées amusantes de Madame de Gomez sont
es qu’elle cite, sur-tout pleins de galanterie, sans obscénité il est vrai , mais dangereuse pour des femmes, des jeunes gens
doute pas) ; que cet amour produiroit la délicatesse seule source des vrais plaisirs (ce galimathias feroit rire une Actrice)
traits de morale, d’histoire, de politique très-superficiels : il est vrai , mais qui supposent quelque lecture, & qui so
nde, Jurieu, Claude n’étoient rien moins que des mysantropes ; il est vrai que les synodes des Protestans ont défendu le bal
rce qu’ils font remplis de piété : mérite rare de nos jours ou plutôt vrai démérite ; il n’est pas surprenant que cet Écriva
aimoit beaucoup, pour qui il a composé des ouvrages tendres ; il est vrai , mais non pas licencieux, cette fille ne voulut p
où il s’en commet un nombre infini. Voici l’épitaphe plaisante & vraie que fait Marot d’un Comédien ; elle serviroit à b
38 (1789) Lettre à un père de famille. Sur les petits spectacles de Paris pp. 3-46
c l’Olive, qu’elle nomme Finette ; au dernier acte, l’Olive, dans ses vrais habits, vient jouer des airs de mandoline, sous l
nvraisemblance des caractères ; tel que celui de l’Homme ruiné ; fou, vrai fou, qui, en contant dans un grand détail des mal
hoquet que la jeune fille a employé par supplément à une sensibilité vraie . Je vous fais grace du Serrail à l’Encan, de la D
ence, non en émulation. Je fus admis, avec quelque difficulté, il est vrai , à la répétition d’une Comédie et d’un Ballet. Un
familiariser avec le vice. Tel est le genre de leurs auteurs, de ces vrais successeurs de Thespis. Telle est la prérogative
indigner de cette atroce application d’un Proverbe consolant dans son vrai sens ; j’ai vu frémir jusqu’aux Tartares ; les Ta
es réellement, elles ne doivent pas y retourner une seconde fois. Les vrais Piliers de ces Spectacles, pour me servir du term
ns, raconter à l’envi sur l’une et sur l’autre, d’affreuses histoires vraies ou fausses ? Voulez vous que celle dont vous desi
s sont faits pour le peuple seul, que le peuple seul y va. Cela étoit vrai autrefois, dans un temps, qu’il faut regretter, o
les tragédies d’Euripide ; avec la populace d’Angleterre qui sent les vraies beautés de Skaspeare, avec le paysan Italien qui
et la pratique. Je ne vous ai point parlé des Redoutes, des Wauxhals, vrais mauvais lieux d’où il est impossible de sortir ch
inion d’eux-mêmes et se former une fausse idée de ce qui constitue le vrai mérite, lorsque les femmes perdues, avec lesquell
39 (1776) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre dix-neuvieme « Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre dix-neuvieme. — Chapitre VI. Dorat. » pp. 141-175
lques tournures plus élégantes ; mais la vertu n’y gagne rien. Il est vrai que l’ancien Mousquetaire ne fait pas de la vertu
gré ; la licence de ses farces y trouve un apologiste : elles sont de vraies héroïdes qui s’emparetent de ce que les bonnes mœ
armer nos loisirs, Et sur la Scène par des fables, Nous donnent de si vrais plaisirs, Ces Sirenes enchanteresses Trouveront d
ussi le théatre se fait gloire de les imiter ; ce ne sont pas, il est vrai , les sept sages de la Grece, ils sont trop sérieu
oir une longue vogue. Lucien , dit-on, a beaucoup d’esprit , il est vrai , & beaucoup plus qu’Anacreon ; mais ce n’est
ont beaucoup plus licencieux que les contes de Lafontaine ; c’est une vraie nudité, une infâme obscénité, en style plus éléga
arration , (vérité des contes !) Il seduit, il entraîne , (Dorat dit vrai , séduire les hommes, les entraîner dans le vice :
de Bithinie, Consul sous Néron, & plus que tous cela ; (voici son vrai mérite :) & plus que tout cela, homme de plai
des Ecrivains, & veut qu’on pese le sien. Un Mousquetaire, il est vrai , n’est pas un Consul Romain, mais les couleurs fr
sont que d’harmonieuses inutilités La crapule, la débauche sont des vrais Appollons. Pour cette raison, apparamment, l’Aute
servir de suite à mes fantaisies. Titres bisarres qui ne dit que trop vrai ce sont des vrais Torts : peut-on en avoir de plu
mes fantaisies. Titres bisarres qui ne dit que trop vrai ce sont des vrais Torts : peut-on en avoir de plus grands que de bl
es par leurs noms ? Vous traitez de fausse délicatesse cette volupté vraie qui naît de la nature, se nourrit dans l’ame, la
40 (1833) Discours sur les spectacles « [Discours sur les spectacles] » pp. 3-16
trouve sympathie, et où l’on ne repousse que ce qui est contraire aux vrais intérêts des peuples et au bonheur de l’humanité 
tez sans cesse les conciles d’Elvire, d’Arles et de Carthagem. Il est vrai que ces conciles ont condamné les histrions ; mai
c par des plaisanteries presque toujours libres et bouffonnes. Il est vrai que bientôt l’extrême licence des gens d’Église b
religion ne sont donc pour rien dans la prohibition du spectacle : le vrai motif des anathèmes de l’Église de France contre
recommandent par leurs vertus. Nos évêques seuls, s’aveuglant sur les vrais intérêts de la religion, leur refusent les prière
g. [NDE] Acte IV, sc. 5 de Tartuffe de Molière. « Le Ciel défend, de vrai , certains contentements, Mais on trouve avec lui
41 (1774) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre seizieme « Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. — Chapitre I. Diversités curieuses. » pp. 5-37
latrie que pour réduire tout au culte du soleil, culte contraire à la vraie religion qui ne connoît qu’un seul Dieu, & à
traire à la vraie religion qui ne connoît qu’un seul Dieu, & à la vraie honnêteté qui rend à l’Etre suprême ce qui lui es
vouloit plus. Voilà de l’honnêteté vraiment philosophique. Et il est vrai que depuis la naissance du monde, il n’y a peut-
nités. Je ne prétends juger ni des Auteurs ni des regles, mais il est vrai que la Perse, l’Inde, la Chine, le Japon, cent fo
quand les poids de la balance sont en raison réciproque. Mais il est vrai que l’écriture le dit d’une maniere plus noble, p
is plus que toutes les mésalliances. Tel est l’aveuglement des nobles vrais ou faux. On croit se déshonorer en épousant une r
es yeux mouillés & l’ame seche ? Il peut y avoir quelque chose de vrai dans ces réflexions ; mais il il n’y a rien de pa
ur s’endort. L’ordre, la suite, l’enchaînement, les combinaisons, les vraies beautés d’une piece bien faite demandent une atte
la victoire du vice est certaine, & Moliere triomphera. Il est si vrai qu’on ne doit pas confondre les genres, que perso
ture. Le lieu de la scene n’etoit pas une décoration peinte, mais une vraie maison, un jardin, une rue. Dans cette maison, do
t, parce que le plaisir que donne une imitation, doit avoir un peu de vrai & un peu de faux. Pour donner le plaisir de l
losophie pour bien traduire un Auteur aussi difficile. Si ce fait est vrai , ce qui est assez douteux, c’étoit quelque ouvrag
foiblesse à l’un, & une sorte de supériorité à l’autre (cela est vrai , mais on n’y pense gueres.) L’un n’est-il pas le
aux, elle intéresse davantage.) Est-ce la faute des actrices ? Il est vrai qu’on joue mieux le comique, mais le meilleur tra
42 (1775) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre dix-septieme « Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. — Chapitre V. Remarques Angloises. » pp. 133-170
, au milieu des rois d’Angleterre qui y ont leur tombeau. Le fait est vrai , & nous l’avons rapporté ailleurs. On ajoute
ne se seroit pas permise, s’il eût aimé la vérité. En France, il est vrai , être enterré à Saint-Denis parmi nos rois, est u
struction dans Moliere & dans Lafontaine. Il y a quelque chose de vrai dans les Fables de celui-ci, mais c’est une chime
e aux petites-maisons. Non, c’est sur le théatre public : mais il est vrai que ces deux écoles sont voisines, qu’il y a dans
qui rougit de moi devant les hommes. C’est encore du théatre que la vraie modestie est bannie, c’est au théatre que regne l
tte prétendue modestie qui craint le qu’en-dira-t-on, dégénere en une vraie impudence. Timide pour la vertu, on devient audac
é de fanatisme, & ce ne sont pourtant que les impies qui sont les vrais fanatiques. Le théatre à influé dans ces révoluti
stance : dans deux jours leurs marchandises sont de rebut ; c’est une vraie tyrannie. La décoration fait le mérite & le d
âge plus mûr trouve ces puérilités ridicules. Rien n’est beau que le vrai . Les chimeres ne peuvent jamais former une belle
favori de Mars Malboroug & Bellone, Miladi & Junon, c’est un vrai délire. La scène n’est qu’un rêve, le théatre des
in, le petit-maître, elle s’accommode à tout & s’approprie tout ; vraie pharmacopée,, c’est un remede à tous les maux ; v
pproprie tout ; vraie pharmacopée,, c’est un remede à tous les maux ; vraie pierre philosophale, c’est un trésor, une source
gures emblématiques, des ballets, des contredanses, des pas de trois, vrais hiérogliphes des passions ; les jeunes gens qui s
r la jeunesse. Mais, persuadé que les vertus & les talens sont la vraie noblesse, & qu’on ne fait tant valoir ses tit
ns républicaines, si analogues à son génie & à son siecle. Il est vrai que ne trouvant pas ou n’osant prendre dans l’His
43 (1769) De l’Art du Théâtre en général. Tome II « De l’Art du Théâtre. — Chapitre VII. Des Duo, Trio & Quatuor. » pp. 329-339
u’elles n’ont aucun rapport avec l’action du Poème representé. Il est vrai que depuis peu on a l’attention, ainsi que nous l
fait cette digression que parce que nos quatuor, nos quinqué, sont de vrais chœurs. Ils m’ont conduit naturellement à parler
e contredire, sans jamais s’écouter ni se répondre ». Il est pourtant vrai que les duo sont supportables dans les Poèmes du
que l’ouverture doit être éclatante » ; dit encore d’Aubignac. Il est vrai qu’il est difficile au Poète de conserver cette p
44 (1764) De l’Imitation théatrale ; essai tiré des dialogues de Platon : par M. J. J. Rousseau, de Genéve pp. -47
muser par leurs images, n’est pas capable de les considérer sous leur vrai point de vue, ni de donner à ces fables le correc
mmun à l’un & à l’autre ; & c’est celui-là seul qui seroit le vrai . Tout ce que je dis ici de la peinture est applic
ortels ouvrages ne les empêche point de voir combien ils sont loin du vrai , de sentir que ce sont des couleurs sans consista
es disciples, Lycurgue à ses concitoyens. Mais vous, Homere, s’il est vrai que vous ayez excellé en tant de parties ; s’il e
re, s’il est vrai que vous ayez excellé en tant de parties ; s’il est vrai que vous puissiez instruire les hommes & les
s puissiez instruire les hommes & les rendre meilleurs ; s’il est vrai qu’à l’imitation vous ayez joint l’intelligence &
son, & incapable de rien connoître par elle-même de réel & de vrai *. Ainsi l’art d’imiter, vil par sa nature & p
peroit dans la République à soumettre les bons aux méchans, & les vrais chefs aux rebelles, seroit ennemi de la Patrie, &
s moins dignes de l’occuper, en confondant par de vains simulacres le vrai beau avec l’attrait mensonger qui plaît à la mult
mp; s’illustrer par les talens que le Poëte prétend enseigner. Il est vrai qu’on pouvoit alléguer à Platon l’exemple de Tirt
45 (1773) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre treizieme « Réflexions morales, politiques, historiques,et littéraires, sur le théatre. — Chapitre II.  » pp. 36-74
p; y attachoient de prétendus talismans pour se faire aimer ; mais le vrai talisman étoit la forme, la couleur, la fraîcheur
n, de l’unir aux objets dont elle a reparé le mal. Le théatre, il est vrai , voit rarement ce mélange. Les Actrices ont si pe
le est pleine de bonnes instructions, une tête de femme parée est une vraie tête de Meduse ; elle le deviendra un jour très r
es graces, par le poison du plaisir qu’il répand dans le cœur, est un vrai serpent qui porte le coup mortel dans l’ame. C’es
ésenta la tête d’Holopherne qu’elle avoit coupée, ce fut pour lui une vraie tête de Méduse, il tomba sans connoissance : Ang
Général idolâtre se proposoit de prophaner, de détruire le Temple du vrai Dieu. On y trouve la circonstance du jeûne de Per
e Béthulie. Je ne garantis pas toutes ces allusions, qui peuvent être vraies , & n’ont rien que d’instructif & d’édifia
ar ses foiblesses, que grand par ses conquêtes. La vertu seule est la vraie grandeur. Ce Poëte fait la description des appart
xe, l’excès de leur parure, de leur coquetterie. Quand même il seroit vrai que Judith se le seroit permis, on n’en pourroit
qu’une femme n’espere de sa beauté. La Loi de Dieu défendoit, il est vrai , de se marier avec des infidelles ; mais dans les
être de n’avoir jamais pensé à de secondes noces, la rendent très peu vrai semblable, & elle n’excuseroit ni les mensong
sini & les la Cailles, qui en calculent les aberrations. C’est le vrai passage de Venus, qu’on observe avec des lorgnett
e fort). Toutes les femmes vont être d’une beauté parfaite : c’est un vrai miracle. Dubuisson, Perruquier-Coëffeur, fabriqu
theque du Roi ? Toutes ces découvertes & ces annonces sont de la vraie charlatanerie, & ces commissions de la Facult
nt pas s’en plaindre : l’emploi du fard n’est il pas de leur part une vraie charlatannerie, une vraie comédie ? Les Marchands
mploi du fard n’est il pas de leur part une vraie charlatannerie, une vraie comédie ? Les Marchands font, pour gagner leur ar
46 (1768) Réflexions sur le théâtre, vol 10 « Réflexions sur le théâtre, vol 10 — RÉFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE DIXIEME. —  CHAPITRE V. Tribunal des Comédiens. » pp. 128-140
ue l’illusion de la représentation y contribue ; l’impression, il est vrai , dissipe le prestige, & les représentations s
par son jeu, la plus grande énergie. Tout cela peut être quelquefois vrai  ; mais trop rarement pour y compter : c’est une p
résulte de la configuration des organes, sans que l’esprit & les vrais talens y entrent pour rien. Un homme dans la pass
t & le mépris. Sentimens tout-à-fait opposés à l’idée qu’on a des vrais talens. Qu’on ne prenne pas le change, l’accueil,
e, l’accueil, les caresses dont on les comble, ne supposent point une vraie estime ; on ne fait pour eux que ce que ce libert
ur être jouée supérieurement ? C’est l’habit qui pare l’homme, il est vrai , qui en impose, qui dans un monde frivole en fait
47 (1667) Traité de la comédie « Traité de la comédie — IX.  » p. 4623
IX. Quand il serait vrai que la Comédie ne ferait aucun mauvais effet sur
angereux. C'est leur faute dira-t-on d'y assister en cet état. Il est vrai , mais vous les autorisez par votre exemple ; vous
48 (1675) Traité de la comédie « X.  » pp. 286-287
X. Quand il serait vrai que la Comédie ne ferait aucun mauvais effet sur
ereux. C'est leur faute, direz-vous, d'y assister en cet état. Il est vrai , mais c'est aussi la vôtre, puisque vous contribu
49 (1767) Réflexions sur le théâtre, vol 6 « Réflexions sur le théâtre, vol 6 — RÉFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE SIXIÈME. — CHAPITRE VII. De la Dévotion des Comédiens. » pp. 160-179
omédiens, ou plutôt des parfumeurs d’idoles que des sacrificateurs du vrai Dieu. La Farfalla, ou la Comédienne convertie, d
s. Les propos qu’il lui fait tenir sont très-bien filés, & il est vrai qu’en cette partie l’Auteur a un art singulier. J
exemp. L. 3. C. 10) rapporte une conversion singuliere, qu’il assure vraie . C’étoit une jeune Actrice, dit-il, des mieux fai
de celui qu’elles ont séduit. L’Auteur assure que tous les faits sont vrais , qu’il n’en fait le récit que pour faire connoîtr
ses, la coquetterie de ces créatures : portraits qui ne sont que trop vrais , & la plupart bien coloriés. Les Journaux ont
iant bien Dieu de leur avoir fait la grace d’établir un opéra. Il est vrai que pendant la maladie de M. le Dauphin ils firen
vent assez la marche des notes, croches & doubles croches. Il est vrai que par ordre du Prélat un Grand Vicaire ad hoc e
; d’amitié aux termes profanes d’amant & d’amour, souvent, il est vrai , aux dépens de la mesure & de la rime, mais a
à s’en allèrent à la comédie. Ce dernier exercice de dévotion, il est vrai , n’est ordonné ni dans les anciens ni dans les no
50 (1773) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre quatorzieme « Réflexions morales, politiques, historiques, et littérairesn sur le théatre. — Chapitre II. Du Philosophe de sans souci. » pp. 36-60
, Sur le choix des ateurs que vous prenez conseil. Ce miroir toujours vrai regle votre parure ; Il vous fait arranger la fau
mes les plus pures ne peuvent se défendre.     J’en conviens, il est vrai , la bonne Comédie Repand le ridicule, & censu
i ne sont pas tous-à-fait de la majesté royale, caractérisent, il est vrai , l’amateur du théatre. A qui des deux font-ils le
oint de bons mots, des traits fins, des idées plaisantes ; ce sont de vrais sarcasmes & des injures grossieres. Comment e
; tous les monumens de sa gloire rendent son triomphe odieux. Il est vrai que les prologues des opéras étoient une flatteri
se que le matérialisme ? Tout cela est très-peu philosophique. Il est vrai qu’il ne traite pas mieux le Luthérianisme dont i
Saints Peres, c’est toute l’antiquité, qu’il traite aussi mal. Il est vrai que tous les siécles de l’Eglise ont pensé comme
de Moliere, parce que cette piéce sous un masque de religion est une vraie impiété faite pour la combattre, on n’eût osé le
de Kait, &c. Tous ces mécréans lui sont chers. Il y mêle, il est vrai , M. Gresset, parce qu’il prêche la paresse &
t ? Parons toujours nos fronts de ces roses nouvelles, Remplaçons les vrais biens par de douces erreurs, A ces amours badins
51 (1768) Réflexions sur le théâtre, vol 7 « Réflexions sur le théâtre, vol 7 — RÉFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE SEPTIÈME. — CHAPITRE III. Théatre de S. Foix. » pp. 52-75
de la traduction Turque & de la représentation au serrail. Il est vrai que la gloire d’être du goût & d’avoir servi
res amours d’Adam & d’Eve, où la pudeur est peu respectée. Il est vrai qu’il ne la place qu’après le péché, & comme
chaste que la premiere. On y voit un trait fort joli, parce qu’il est vrai  ; en parlant des filles enfermées dans les Couven
ré d’autres qui méritoient encore moins d’être tolérées, n’est-il pas vrai que la piece tient toujours, avec un grand danger
la table ronde, n’ont rien imaginé de moins vrai-semblable. C’est un vrai conte de vieille, fait pour amuser des enfans : V
ssin. Le décorateur dans l’un, le graveur dans l’autre, sont donc les vrais Auteurs, ils ont fourni le dessein ; ces célèbres
er de fuit les occasions du péché & les objets séduisans ? Est-il vrai qu’on doive imputer à Dieu le danger auquel on s’
n théatre, que les pieces n’ont pas même un air de famille. Il y a du vrai dans ces réflexions. Le verbiage, les écarts, le
coup plus de fécondité & de génie que M. de S. Foix, mais, il est vrai , parloient un langage moins correct, moins élégan
même cœur. Corneille, Moliere, Voltaire, ont bien plus de variété, de vrai génie, quoique infiniment moins que ne l’avancent
52 (1772) Réflexions sur le théâtre, vol 9 « Réflexions sur le théâtre, vol 9 — RÉFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE NEUVIEME. — CHAPITRE I. Réformation de Moliere. » pp. 4-28
tre, & celle du mauvais goût de la Comédie. La plus désirable, la vraie réformation, c’est celle des mœurs. C’est le but,
lle-même un morceau comique, Castigat ridendo mores (elle seroit plus vraie si on avoit mis Corrumpit ridendo mores), comme l
ûpart des caractères d’imagination, que son Mysantrope ne soit pas un vrai mysantrope, mais un homme de mauvaise humeur, son
’habille en Religieux n’est pas un mauvais Religieux, il est du moins vrai qu’il rend parfaitement les caractères qu’il a im
le, il fait grimacer ses figures, & ne montre que le Tabarin ? Le vrai résultat, assez peu moral, c’est l’argent qu’il v
’en embarrasse-t-on ? Pourvu que la recette soit bonne, en atteint le vrai but. Corneille prédisoit que l’instruction théatr
ésordres publics. Sa prétendue réformation a causé un mal infini. Ses vrais succès sont l’étendue, la hardiesse, ou plutôt l’
ueux des droits de citoyen & à la vie & à la mort, car il est vrai que Moliere a vécu dans l’infamie légale, & C
si grand que cette question lui devient étrangère. Il ne dit que trop vrai , Loix, Canons, Église, Police, Religion, Vertu, A
fut le triomphe de l’adultère, & le Festin de Pierre, qui est une vraie impiété, & qui a été nommément condamné par l
53 (1694) Sentiments de l’Eglise et des Pères « CHAPITRE III. Des Comédies de ce temps, si elles sont moins mauvaises et moins condamnables que celles du temps passé. » pp. 55-81
re où les jeunes gens commencent à se corrompre. Mais il est pourtant vrai de dire que les Comédies le sont encore infinimen
ent pas qu’on ne l’avale ; et il en est encore plus dangereux. Il est vrai que cette grande circonspection, dont usent les C
l’autre avait par inclination. » Severe n’y parle-t-il pas aussi en vrai Idolâtre, quand il dit au sujet de Pauline. « J
et devant Dieu, qu’elle l’est peu dans ses paroles ; il est toujours vrai de dire que le Poète lui fait faire des démarches
isir de faire, en la personne de Dom Juan, une peinture affreuse d’un vrai scélérat, qui n’est capable d’inspirer aux jeunes
nesse, et qui sous un dehors respecté, ont eu la permission d’être de vrais scélérats. L’on a beau les connaître pour tels qu
i qu’un esprit sage sait s’accommoder aux vices de son siècle. Il est vrai que ce scélérat devient à la fin un exemple de la
ns et les bras, Et de les lui baiser, il n’était jamais las. Enfin ce vrai Sathan, dont la gueule altérée De l’honneur fémin
bler dès qu’elle prend son ton. Je ne sais où me mettre ; et c’est un vrai dragon.Arnolpha parle. Et cependant avec toute s
x qui veulent bien apprendre les langues Grecque et Latine. Et il est vrai aussi que ceux qui ont traduit quelques Comédies
54 (1769) De l’Art du Théâtre en général. Tome II « De l’Art du Théâtre. — Chapitre II. Des différens genres qu’embrasse le nouveau Théâtre. » pp. 14-20
adoptés par le nouveau Spectacle. Il est difficile de discerner le vrai genre du nouveau Spectacle. Il me suffirait d
tôt on lui en oppose un autre plein d’esprit & de finesse. Il est vrai que la Comédie nous offre aussi des Drames tout-à
péra-Bouffon. Après bien des réfléxions, j’ai cru découvrir que le vrai genre du Théâtre moderne était le bas & le bu
55 (1769) Réflexions sur le théâtre, vol 8 « Réflexions sur le théâtre, vol 8 — RÉFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE HUITIEME. — CHAPITRE II. Des Masques. » pp. 28-54
oit toujours à demi habillée en homme ; elle portoit une jupe, il est vrai , très courte, mais un juste-au-corps, des bottes,
leurs opinions, & de joindre la pratique à la théorie. Ce fut une vraie comédie de voir Naudé danser à la Romaine, &
semblant de se battre, les Courtisanes à demi-nues, &c. C’est un vrai cahos de toute sorte de passions & de folies.
sir. Ce pieux pélerinage est devenu une fête purement profane. Il est vrai que les Eglises paroissiales des cinq fauxbourgs
visage de furie des visages dont la douceur & la modestie font la vraie beauté. Mais ces déguisemens flattent le goût du
perbes, les étoffes précieuses, les diamans, les rubans, &c. ? de vrais masques qui en cachant la personne, mettent au jo
ssant fait des protestations de respect, &c. Ne sont-ce pas là de vrais masques, plus pernicieux dans la société que ceux
t d’être tout & n’être rien à son gré. Un parfait Comédien est un vrai Prothée, un menteur achevé ; il a un masque unive
ela n’est plus en usage. Nos masques sont moins embarrassans ; il est vrai que comme nos théatres sont plus petits, il n’est
l a de la politesse & de la décence, & des sentimens : il est vrai qu’on en trouve dans son livre. Il est bien-venu
res que ses talens. C’est l’idée qu’on m’en a donnée ; je la souhaite vraie , & je rends par-tout avec plaisir hommage à l
56 (1768) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre douzieme « Réflexions morales, politiques, historiques, et litteraires, sur le théatre. — Chapitre II.  » pp. 37-67
hez un auteur gascon. Calprenede & Juba parlent du même ton. Le vrai génie dramatique n’a aucun caractère propre, aucu
a représentation ; mais il prend tous ceux qu’il veut jouer, c’est un vrai Caméleon, qui prend toutes les couleurs des objet
s utiles, débitées par des bouches impures, quelques traits de vertu, vraie où apparente, semés çà & là dans une piéce, q
us loin ; chaque scéne est un écrain rempli de pierres précieuses, un vrai trésor, un prodige du premier ordre, il dit comme
éprisable que les excrémens de celui du Thibet. La Scenomanie est une vraie idolatrie, qui adore jusqu’au défaut de ce qu’on
une expression délicieuse, que Crebillon a mieux connu qu’un autre la vraie tragédie, que rien n’approche de la vengeance d’A
ahomet. Tous ces grands mots, ces blasphêmés dramatiques, qui sont un vrai galimathtias, n’annoncent qu’une ignorance présom
grotesques, les amours, les fables, les histoires, ne sont-ils pas de vrais tableaux quoique de divers genres, & le fruit
amnés, qui oseroit dire que ces divers objets ne formeroient point de vrais tableaux ? Qu’il n’y a que son genre qu’on puisse
de Racine, de Crebillon, de Voltaire, de Belloi ne sont pas moins de vraies tragédies, que Cominge, Euphémie & Fayel. Que
eroient, d’une voix unanime, pour le tragique par excellence, le seul vrai tragique : le plaisir en tout genre est relatif a
ré de tristesse, de joie, d’estime, de mépris, &c. : il n’est pas vrai qu’aucun de ces degrés ait le privilége exclusif
les mettre à la longueur de son lit : ce ne sont que des mots. Il est vrai que les actions des grands dans la tragedie, ni c
57 (1743) De la réformation du théâtre « De la réformation du théâtre — SIXIEME PARTIE. — Comédies a corriger. » pp. 295-312
gardé comme une gène très pénible et très ennuyeuse. Il est cependant vrai qu’il se trouve aussi des Juges qui ont la fureur
s inquiétudes d’esprit qu’ils apportent : cependant il n’est que trop vrai qu’il y a des personnes qui ne sauraient vivre sa
en ridicule ; en forte que depuis Molière, j’ai peine à croire que le vrai style de la Comédie se soit conservé nulle part a
ar l’art admirable avec lequel elle est tournée et dialoguée : il est vrai qu’elle a besoin d’être corrigée en bien des endr
58 (1752) Essai sur la comédie nouvelle « ESSAI SUR LA COMEDIE MODERNE. » pp. 1-160
res ecclésiastiques. Mais en le supposant pour un moment ; s’il était vrai que l’Eglise n’eût pas eu alors assez de motifs p
omédie, à critiquer ceux qui ont écrit contre elle, et à détourner le vrai sens des Conciles et des Rituels qui la proscrive
t nombre de personnes, dont le tribunal n’est guère compétent. Il est vrai qu’il implore en même temps le crédit et la génér
’en a pas chassé la pudeur ; ce n’est plus qu’un faible reste, il est vrai  ; mais il se ranime encore, l’on aime au moins à
sait, drappoite moins par raison que par faiblesse. Voilà un tableau vrai des Pièces de Molière. Si la plupart de ces objet
charmes, Qu’il prend contre lui-même assez souvent les armes ; Et ses vrais sentiments sont combattus par lui, Aussitôt qu’il
Agnès. Il m’a pris… le ruban que vous m’aviez donné. A vous dire le vrai , je n’ai pu m’en défendre. Arnolphe. Passe po
s ouvrages parfaits que le Ciel a formés. … … … … … Le Ciel défend de vrai certains contentements ; Mais on trouve avec lui
donne M. Racine le fils dans son Epître à M. de Valincourt, est bien vraie et bien frappante. « Des discours trop grossier
plus simples ; et il ne raisonne pas tant en Théologien, qu’en homme vrai , qu’en honnête homme. « Comme la passion de l’amo
qu’ils y ont appris l’art de faire parler des feux, inspirés, il est vrai , par la nature ; mais que leur simplicité ne péné
nde obligation à M.F. d’avoir donné l’idée d’un plan qui tend, il est vrai , à rendre le Théâtre plus décent, mais qui tend a
le sel ; elles auraient encore de quoi plaire si l’on voulait. Il est vrai qu’il faudrait plus d’art ; mais les talents en b
eur semble quelquefois flatter la Comédie et la caresser, il est trop vrai pour ne la pas condamner. On dirait qu’il a prévu
de vue et la fin et le but du sujet qu’ils se mêlent de traiter. Leur vrai but, dit-il, leur grand but paraît être uniquemen
onnages n’ont pu parler que de l’ancienne, que M.F. condamne). Il est vrai que dans tout ce nombre, il n’y a que S. Jérôme,
isément et ce préjugé, et la conséquence qu’on en tire. Il est si peu vrai que S. Charles Borromée ait été persuadé de la né
déraciner ce mal, et faire cesser cette source de corruption. Il est vrai que Riccoboni a avancé, en publiant son Théâtre I
est autre chose que l’observance de ces préceptes, il n’est pas moins vrai qu’il doit l’avoir, et que c’est une loi indispen
tat, et par conséquent les Comédiens eux-mêmes, il n’en est pas moins vrai que la profession de ces derniers est condamnable
rait mieux prouver leur utilité et celle de la Comédie. Mais s’il est vrai que partout où ils sont, les hommes ne sont pas m
aucuneso de nos Comédiennes, que l’on veut croire très sages, il est vrai de dire que ces sortes de femmes ne contribuent p
ur prendre des chansons pour des vérités. Il n’est cependant que trop vrai qu’elles ont toujours fait, et qu’elles feront to
trouver bonnes. On n’a eu pour but que de mettre la Comédie dans son vrai point de vue, et de montrer qu’elle n’est ni auss
59 (1666) Réponse à la lettre adressée à l'auteur des Hérésies Imaginaires « Ce I. avril 1666. » pp. 1-12
tout homme qui peut parler de cette sorte est bien déclaré. Dites le vrai , Monsieur, l’envie de dire un bon mot vous a empo
inesses, des délicatesses qu’on ne saurait assez admirer. Mais il est vrai aussi qu’il n’y a jamais eu de sujet plus heureux
aires ne veut point la ravir à ceux à qui elle est due, quoiqu’à dire vrai , cette gloire consiste plutôt à se connaître à ce
s est fort peu de chose, et vous allez être fort bien partagé. Il est vrai , car j’ai eu soin de m’en informer, que deux Capu
int avoir lu les propositions. » Il ne manque rien à cela que d’être vrai . Mais nous en parlons bien à notre aise, nous qui
des poètes de théâtre et des faiseurs de romans, cela nous paraîtrait vrai comme une démonstration de Mathématique. L'imagin
res, et n’auriez-vous point assez de votre iniquité à porter ? Il est vrai que si vous ne vous étiez avisé de cet expédient,
de la nouvelle hérésie toutes les fois qu’on le ramène. N'est-il pas vrai , Monsieur, que vous avez bien de la peine à compr
60 (1769) De l’Art du Théâtre en général. Tome I « De l’Art du Théatre. Livre quatriéme. — Chapitre prémier. Le sujet. » pp. 160-182
nt aux graces de l’esprit. Tous les sujets doivent non seulement être vrais , mais vraisemblables. Des qu’ils sont fondés sur
amp; concis ; la simplicité en fait souvent le prémier mérite. Il est vrai que quelques-uns de ses Drames contre-disent ce q
aroles qu’afin d’exquisser le caractère des Personnages. S’il est vrai que tous les sujets sont épuisés. On s’écrie
cile, puisque les sujets sérieux viennent s’offrir sans peine. Il est vrai que son stile arrête, embarrasse quelques fois se
aitre que des actions enjouées, ou qui n’ayent rien de triste, est du vrai genre de la Comédie. On veut voir sur sa Scène un
l lui sera possible17. » En voilà assez pour éxcuser notre Opéra. Son vrai genre est énnemi des vains ornemens ; il est d’au
61 (1765) Réflexions sur le théâtre, vol. 3 « Chapitre VIII. Assertions du Théâtre sur le tyrannicide. » pp. 130-174
premier trait, digne de la grandeur et de la probité Romaine, est une vraie , une sublime beauté. Voilà la vérité et la vertu.
ue la vertu ? Est-ce donc mériter le nom de grand, que de se jouer du vrai et du faux, de la vertu et du vice, en inspirant
héroïques de la plus haute vertu Romaine ! Ces Dieux ne sont, il est vrai , que des idoles, aux yeux des Chrétiens ; mais au
ue pour remettre sur le trône l’héritier légitime. 1.° Cela n’est pas vrai . Corneille déclare que la pièce est toute de son
: Je suis libre, et je puis contre un frère inhumain… Mais par de vrais combats, par de nobles dangers, Moi-même le che
sept ans, qu’on dit avoir été sauvé par hasard du massacre. Voilà le vrai tyrannicide que, d’après S. Thomas, on a dit être
souffrir patiemment, Athalie, quoiqu’idolâtre, ne persécutait pas la vraie religion, mais un tyran d’invasion, qui s’est emp
seignée avant et après eux, et plus fortement qu’eux, ce qui est très vrai partout ailleurs qu’en France ; mais pourquoi ont
ar cette même raison ne mérite que l’indignation et le mépris. Il est vrai que ce Poète, moins sanguinaire à table que sur l
ne versait à grands flots que le sang de la vigne. Il n’est pas moins vrai qu’un théâtre où l’on ne parle que révolte, massa
tique des ennemis secrètement armés contre elle par leur goût. Il est vrai que les braves de théâtre ne savent dégainer l’ép
e pour récompenser un assassinat ; ce sont des héros raisonnables, de vrais héros qui s’immolent pour le bien public. Cette p
tête desquelles sifflent les serpents. Ce sont de beaux vers, il est vrai , des traits éloquents, pathétiques. Hélas ! le po
ent changé l’histoire, qu’il n’a pas « mettre sur la scène une action vraie , mais des mœurs vraies ». Comme si des forfaits a
qu’il n’a pas « mettre sur la scène une action vraie, mais des mœurs vraies  ». Comme si des forfaits atroces qui sont sans ex
sais rien ; mais il fera certainement des impies, par le mépris de la vraie piété sous les traits de la fausse. Mahomet est u
s l’Académie de la morale relâchée et du tyrannicide. Il fait, il est vrai , régner partout un air sérieux et décent. Mais c’
62 (1775) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre dix-septieme « Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. — Chapitre II. L’Arétin, le Tasse, l’Arioste. » pp. 38-79
de l’Ecriture Sainte, un Traité de l’Humanité de Jesus-Christ. Il est vrai que ces productions faites invitâ minervâ, pour d
? Dans la satyre la plus mordante rien n’égale l’Arétin : c’étoit son vrai talent (si on peut appeller talent le poison de l
ux qu’il avoit infulté, & de leur faire lâchement sa cour. Il est vrai qu’on lui avoit donné de grandes leçons : on le l
de bouffons, ont des actrices & des poëtes dramatiques : c’est le vrai , le grand, l’unique mérite du siecle ; le théatre
te nouveauté passa dans son temps pour un chef-d’œuvre ; & il est vrai qu’il n’avoit encore rien paru de semblable, &
ngement de ce mot est d’un fort petit mérite : mais il n’est que trop vrai que la douceur de l’amour est un poison. Les ital
son amour pour l’étude. Tout cela sent bien le théatre : mais il est vrai que le Tasse avoit un esprit supérieur, un génie
sprit du christianisme, & meurent dans le pénitence & dans la vraie Religion comme lui. Le Sr. Bernard, homme célebre
it couru quelque risque. Après sa mort civile, ses amis ou plutôt ses vrais ennemis, plus hardis que lui, n’ont plus gardé de
aux, comme dans Phedre, Bajazet, Armide, Roland, &c. Mais, fût-il vrai , la route est si semée d’écueils, que la vertu y
n’est pas fort digne de la sainteté du Sacré Collége, si le fait est vrai . L’Arioste ayant présenté son poëme au Cardinal d
n doute, pour l’honneur de la pourpre & celui du Parnasse. Il est vrai que ces termes poissards ne conviennent gueres au
de leurs contes, on ne sent pas moins que toutes ces fictions sont un vrai délire. On ne peut refuser à Ovide l’imagination
bouffonnerie, impertinence, obscénité, il dit tout cela, & il dit vrai  : c’est un tissu de tout ce que l’esprit humain p
ses années de sa vie. Enfin parut son chef-d’œuvre. Son Roland est un vrai répertoire de théatre : on en a tiré une foule de
63 (1754) La Comédie contraire aux principes de la morale chrétienne « La comédie contraire aux Principes de la Morale Chétienne. — XV. Devoir des parens & des maîtres. » pp. 34-35
des couleurs séches qui agissent ; ce sont des personnages vivans, de vrais yeux animés de la passion, de vraies larmes dans
e sont des personnages vivans, de vrais yeux animés de la passion, de vraies larmes dans les Acteurs, qui en font couler d’aus
64 (1752) Traité sur la poésie dramatique « Traité sur la poésie dramatique —  TRAITÉ. DE LA POËSIE. DRAMATIQUE. ANCIENNE ET MODERNE. Plan de ce Traité. » pp. 5-7
savoir si c’est chez les Grecs qu’il faut nécessairement chercher les vrais Principes de la Poësie Dramatique, & si ces m
er une grande émotion, & c’est dans cette émotion que consiste le vrai plaisir de la Tragédie ; mais n’est-il point dang
65 (1664) Traité contre les danses et les comédies « Chapitre X. Que c’est une chose vicieuse et un dérèglement manifeste de danser fréquemment. » pp. 37-40
nt, et qui s’accoutument à cet exercice, pèchent mortellement. Il est vrai , que Sylvestre n’approuve point ce sentiment, tou
end il s’y attache, et s’y accoutume ; parce que quand bien il serait vrai de dire que pour danser fréquemment, et sans modé
66 (1773) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre treizieme « Réflexions morales, politiques, historiques,et littéraires, sur le théatre. — Chapitre [V].  » pp. 156-192
, qui a laissé beaucoup d’ouvrages, dans le goût de son temps, il est vrai , comme les meilleurs Ecrivains ses contemporains,
te voute est immense. La troupe des Saints est bien nombreuse, il est vrai  : Turbam magnam quam dinumerare nemo poterat. M
avec la licence, l’obscenité, les fureurs de la passion. Mais il est vrai que quelque infinie qu’en soit la disproportion,
chantent & se rejouissent. Cette idée seroit absurde. Mais il est vrai que les Saints sont dans des transports de joie.
style, à leur conduite, à leurs habits, à leur parure, qui en font de vraies actrices. De tous ces termes de l’art on doit exc
pas borné à la salle du spectacle. Chacune de ces compagnies est une vraie scene, où chaque femme joue son rôle. Les scenes
ies est une vraie scene, où chaque femme joue son rôle. Les scenes du vrai théatre ne font que rendre celles-là. Le mari n’e
ouvelistes. Un visage bien paré, n’est-il pas une piece de poëtes, un vrai drame, une nouvelle mode ? C’est une très-grande
de découverte, plus intéressante que celle des longitudes ; c’est une vraie guerre déclarée à tous les cœurs des hommes, &
galanterie n’ont point de rivaux à craindre dans leur cœur. Voilà le vrai principe de la loi Salique. S. les femmes parveno
uine des familles est presque inévitable. Toute sorte de luxe, il est vrai , est un gouffre qui engloutit le plus riche patri
se des villes & la perte des batailles, le luxe a toujours été le vrai ressort qui a preparé & operé ces bouleversem
une estampe, elle rajeunir les couleurs d’une vieille peau. Voilà un vrai mensonge ; ce visage récrepi dit, & on veut b
l contraste ! la lumiere & les ténébres ! J. C. & Belial ! le vrai Dieu & les idoles ! Comparez cette tête proph
67 (1773) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre quinzieme « Réflexions morales, politiques, historiques, et littéraires, sur le théatre. — Chapitre VI. Suite d’Anecdotes illustres. » pp. 184-225
achés au grand Maréchal Poninski qui en est l’Auteur, pensent que les vrais patriotes ne le fréquenteront jamais, ce qui n’a
les plus distinguées qui ne croyent point déroger, l’argent & la vraie noblesse ; on raisonne comme Vespasien, il avoit
pour nous qui ne connoissons pas les personnages ; mais rien de plus vrai & de plus juste, le Roi de Prusse y joue un g
ouer leur rôle, & dans le fonds toute coquette n’est-elle pas une vraie Actrice ? toute intrigue n’est-elle pas une coméd
nt l’homme dans des égaremens aussi dangereux que ceux des passions . Vraie morale de théatre. Cet homme si indulgent pour lu
ions ou la raison, le tempérament ou la fortune & l’habitude ; un vrai méchanisme ; distinction peu philosophique, les p
ie, & il en fait libéralement present à la ville de Paris, il est vrai qu’elle en fera les frais, & que le Roi lui p
ctacles, des fureurs de la sédition aux douceurs de la galanterie. La vraie guerre est celle des passions, elle cause toutes
tenoient, les faisoient agir à leur gré, étoient le grand ressort, le vrai mobile de tout. Tous les grands mots de l’intérêt
Princesse Palatine seroient capables de renverser dix États ; il est vrai , répondit le Ministre Espagnol, que je suis fort
trop adroit dans ce siècle pour ne pas mettre tout à profit ; il est vrai quelles payent quelque chose à la Police pour obt
Actrices ne sont-elles pas des femmes publiques, plus chères, il est vrai & plus dangereuses, parce qu’elles sont plus
és l’un de la Suède, l’autre de la Pologne, que par dévotion ; il est vrai que le Prince fut incomparablement plus religieux
ne fois jaloux de leur production. Richelieu, j’eus ce foible, il est vrai , mais le plus grand des hommes seroit celui qui n
68 (1774) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre seizieme « Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. — Chapitre VI. Suites des diversites curieuses. » pp. 138-172
une vérité de morale que l’expérience rend sensible, qu’on goûte une vraie satisfaction à ne pas satisfaire ses passions . C
er sur le Trône. Il ne s’en cache pas même ; car apres un long détail vrai ou faux de tout ce qu’il avoit fait pour la faire
un valet. Ce ne sont que des jeux dont on se mocque. Ces maux, il est vrai , ne sont pas réels, mais par les spectacles des m
résent : Voilà , dit-il, le plus mauvais. Son fils repliqua : il est vrai que je ne suis pas l’ouvrage d’un Chartreux. L’A
flatterie fait dans les grands des prodiges des moindres choses. Les vrais prodiges dans les particuliers sont oubliés. Une
aëlites que Salmanazar emmena captifs. Ils faisoient profession de la vraie religion, & ils adoroient les idoles : Timen
lieu de l’assemblée bien fermé, & éclairé par des bougies, est un vrai théatre où l’on joue assis autour d’une table ; l
ession proverbiale, pour marquer un libertin de profession. C’est une vraie fureur que de parler toujours de Moliere. Eloges,
ique plusieurs d’entre eux fréquentent le théatre, il n’est pas moins vrai que c’est la doctrine & la loi du corps. Fait
tous les plaisirs, comme elle adoucit toutes les douleurs ; c’est la vraie raison de l’inconstance des modes. La coquette la
mme à Cusco & à Lima, un théatre régulier, où l’on représentât de vrais drames selon les regles de l’art, soit dans le ge
r royal que l’Empereur prenoit tous les jours après ses repas. Il est vrai qu’il ne se donnoit pas la peine de l’aller cherc
our la foudre. Les audiences & les repas de l’Empereur étoient un vrai spectacle comique à nos yeux, pour eux très-impos
69 (1855) Discours sur le théatre, prononcé dans l’assemblée publique de l’Académie de Pau, où se trouvoient les Députés des Etats du Béarn et les Dames de la ville pp. 1532-1553
et cela même le condamne, l’ivresse jugea-t-elle jamais sainement du vrai mérite ? C’est une des folies de la scénomanie de
se déchaîne contre les jaloux, qui malheureusement ne disent que trop vrai , et ne font pas mieux. A voir ces écrivains se dé
te (une pièce à tiroir). Il en dit de même du Misanthrope, ce qui est vrai . L’intrigue de cette pièce fameuse est fort peu d
et dans chacune cinq ou six scènes vraiment sublimes. Mais ce peu de vraies beautés est éclipsé par des verbiages, des déclam
udas le sublime de la trahison. Le sublime est un éloge, il peint une vraie grandeur, et ne peut appartenir qu’à Dieu, et à l
cette enflure n’est que faiblesse de génie. On ne sait pas trouver de vraies beautés, on se pare de faux brillants. On croit ê
et tous ces grands mots se réduisent en fumée. Rien n’est beau que le vrai , et le vrai sublime est une idée vive et profonde
grands mots se réduisent en fumée. Rien n’est beau que le vrai, et le vrai sublime est une idée vive et profonde de la Divin
la décomposé, analysé, n’offre que le mérite des marionnettes. Il est vrai qu’on fait mouvoir la marionnette, et que l’acteu
ts, équipages, habits, miniatures, tout s’évanouit en colifichets. La vraie grandeur, la noble élégance sont inconnues. C’est
notre objet ; je n’envisage que la familiarité du style, elle est un vrai défaut, elle s’écarte de l’ordre. Ce désordre n’e
liarité des subalternes n’est que plus répréhensible. Mais ils disent vrai  : le prince, le père, le mari ont tort. Cela n’es
e la jeunesse ? Mais ces rôles sont nécessaires dans la pièce. Il est vrai , et voilà le désordre du genre dramatique : il im
70 (1743) De la réformation du théâtre « De la réformation du théâtre — TROISIEME PARTIE. — Tragédies à conserver sur le Théâtre de la Réformation. Avant Propos. » pp. 118-127
(pour qui il y en a toujours assez) en même temps qu’elle procure un vrai plaisir au Lecteur de génie et de goût, qui est b
n ne m’accusera point d’être contraire à moi-même. Je me suis, il est vrai , conformé à ces règles dans ce que j’ai donné ; m
e le veut Aristote ou plutôt la raison : la nature : le bon sens : le vrai  : et autres termes semblables, ainsi qu’on peut l
71 (1768) Réflexions sur le théâtre, vol 10 « Réflexions sur le théâtre, vol 10 — RÉFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE DIXIEME. — CHAPITRE III. Extrait de quelques Livres.  » pp. 72-105
es outrées & même assez plates, il est des traits ingénieux & vrais , par exemple ce portrait du théatre, page 56 : on
te plus récente, qui n’ajoutent pas de fleurons à sa couronne. Il est vrai qu’elles sont écrites avec plus de religion &
C’est l’ouvrage d’un homme d’esprit, qui met dans ses amusemens de la vraie philosophie, c’est une explication délicate, une
e, l’irréligion, le mépris du Clergé, des Religieux, &c. S’il est vrai que cette Dame ait donné le ton pendant plusieurs
t point de Romans, mais des pieces de théâtre. Elle préféroit, il est vrai les tragédies, où l’amour conduit à de grands mal
dans le sanctuaire le commentateur de cette infâme rapsodie ? Il est vrai que Rabelais étoit lui-même homme d’Eglise, Curé
nobles ; il est sans doute incapable de cette petitesse ; mais il est vrai que l’éloge mérité de son Adversaire eût fait plu
e dans son Prométhée, qui est l’original du festin de Pierre ; il est vrai que ce n’est qu’un tissu de blasphême : on l’accu
iasme des amateurs, pour les Auteurs, les acteurs, les pieces, est un vrai délire. Tout bien compté ; il y a dans les plus g
rement, & n’y apportoit jamais un langage corrupteur. Le fait est vrai , mais le fonds de la pensée est faux. Leur morale
une jalousie, dénoué par un mariage, une coquéterie perpétuelle, une vraie comédie, où des Princes sont acteurs, & dans
chaque pas l’impression de la terreur & de la pitié, qui sont le vrai goût de ce genre. Chez les Grecs, il y a des gran
72 (1768) Réflexions sur le théâtre, vol 10 « Réflexions sur le théâtre, vol 10 — RÉFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE DIXIEME. — CHAPITRE II. Anecdotes de Théatre.  » pp. 41-71
s de personne, & tout le monde est content. Tout cela est-il bien vrai  ? Il est du moins peu vraissemblable dans un Pape
e tous les Etats, & n’est fait que pour divertir, & c’est son vrai point de vue. En France c’est le rendez-vous d’un
althe. Plusieurs Chevaliers s’en sont honneur, quelques Dames, il est vrai , ont refusé de faire leur cour : ce sont des hibo
mp; on servit des rafraîchissemens à ceux qui se présenterent. Il est vrai que comme tout doit se ressentir de l’humanité, o
Soubretes, &c. ce qui faisoit l’effet le plus singulier ; il est vrai que la marche fut un peu dérangée par le mauvais
que que le nouveau confrére est placé, avec la même cérémonie, il est vrai qu’au lieu de gans, le récipiendaire donne un rep
ue c’étoit blâmer son choix ; on ne réussit pas dans le fonds. Il est vrai qu’elle pouvoit se dispenser de la remplir de Poë
r des spectacles n’étoit pas proprement acteur, Scenicus ; ce qui est vrai à la rigueur, mais ces mariages ne sont pas moins
& des vices honteux, & des petitesses ridicules. Tant il est vrai , dit Madame des Houlieres, que tous les héros ont
que ce fameux Allemand, qui ne se mêla jamais de théatre, qui fut un vrai prodige. Maffei fut historien, philosophe, antiqu
teur de la comédie Italienne, dont le mérite est un jeu naturel & vrai . Il est pantomime, il fait bien les lazzis, sans
73 (1715) La critique du théâtre anglais « CHAPITRE IV. Le vice élevé en honneur et substitué à la place de la vertu sur le Théâtre Anglais. » pp. 240-301
le ménager, l’honorer, le respecter ; c’est le moyen d’en détruire la vraie idée, d’en accroître le charme séducteur, et d’en
indigne sujet un honnête homme, mais il s’en avise trop tard. Il est vrai qu’il y a dans Valentin de la sincérité, lorsqu’i
sans honneur, un homme à noyer. Voici donc en raccourci le tableau du vrai galant-homme ; c’est de siffler toutes les vérité
e du Gouvernement longtemps après l’invention de la Comédie. » Il est vrai qu’il n’y a pas de Chœur dans Plaute ni dans Tére
en impute ici à Ben Jonson n’est pas exactement rapporté. Il est bien vrai que Dauphin fait d’abord l’insolente déclaration
sans sujet, c’est bien pis de rire contre toute sorte de raison. Une vraie matière de rire à des personnes de bon sens et de
i sur cela de bons garants, outre ceux dont j’ai déjà parlé. « Il est vrai , dit le Père Rapin,Reflex. sur la Poët. p. 1. qu
aire : on n’y réussit qu’après beaucoup de travaux et de veilles : du vrai bel esprit, des mœurs qui ne blessent point l’hon
e est le plaisir. Le plaisir ! je devrais dire la débauche : c’est la vraie signification de ce mot, et le fruit en effet de
un tyran, cela est manifeste ; car vous êtes nés Turcs et il a été un vrai Turc à votre égard. Voilà un caractère d’homme ju
ien projet d’anéantir la Chambre des Pairs. Quoiqu’il en soit, il est vrai que la Comédie Anglaise est aujourd’hui une merve
74 (1773) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre quatorzieme « Réflexions morales, politiques, historiques, et littérairesn sur le théatre. — Chapitre IIbis. Autre suite du Fard. » pp. 61-89
n appelle un visage de marqueterie & de piéces rapportées. Il est vrai qu’on lui donne des habits riches selon sa condit
stibi pour la corne d’Amalthée, la corne d’abondance, ce qui étoit un vrai compliment, même dans le Paganisme. Les actrices
ule accepter celui-ci. Le théatre, la beauté, la coquetterie sont des vraies cornes d’Amalthée. Elles ne méritent pas moins qu
e la tribune aux harangues : Audi suggestumque comas  ; & il est vrai qu’on donne aux cheveux, ou naturels, ou en perru
s pour se faire estimer, comme chez les Pharisiens, c’est un fard, un vrai crime que Dieu punit. Dans une petite brochure in
res qu’ils portent. C’est une plaisanterie. Mais dans le fond, il est vrai que le caractere influe beaucoup sur le choix &am
Militaires. Les Romains avoient des pleureuses à gages qui étoient de vraies comédiennes. Ils faisoient porter les statues &am
portraits souvent très-ridicules de leurs ancêtres, ce qui étoit une vraie farce, avec un Crieux qui en les montrant avec un
tel qui a fait tel exploit. On voit dans la vie de Julien l’apostat, vrai comédien, qui aimoit éperdument les bouffons, en
l emploie épuise insensiblement la nature, c’est-à-dire, le fonds des vrais biens destinés à nos besoins ; des animaux par le
75 (1768) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre douzieme « Réflexions morales, politiques, historiques, et litteraires, sur le théatre. — Chapitre VII. Troisieme suite du Fard. » pp. 171-194
ces de Moliere, celle qui a commencé sa réputation : elle est dans le vrai goût du comique, jusqu’alors inconnu, quoique dan
ent de cet écrivain d’imagination, perce à chaque ligne ; mais il est vrai que l’affectation de parure, le blanc, le rouge,
l’affectation de parure, le blanc, le rouge, les odeurs supposent de vrais défauts, qu’on veut réparer. La vraie beauté se s
rouge, les odeurs supposent de vrais défauts, qu’on veut réparer. La vraie beauté se suffit à elle-même, & n’a pas besoi
es, souris, attitudes ; car la parure est dans la tête d’une femme un vrai systême, un plan d’opérations militaires avec leq
e ; c’est qu’il sera utile au théatre, en enseignant aux comédiens le vrai costume de tous les tems, ce qui contribuera à re
er, de répandre leur culte, en même tems qu’elles détruisent celui du vrai Dieu. Ce sont les deux plats d’une balance, ce qu
fustiger : Virgis aut fustibus cædi jubet. Une femme fardée est une vraie incendiaire, & bien volontaire, puisqu’elle s
cision de plusieurs autres : Navarre, Tostat, Armilla, &c. Il est vrai qu’il peut n’y avoir que de la légereté, sans des
76 (1773) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre treizieme « Réflexions morales, politiques, historiques,et littéraires, sur le théatre. — Chapitre VI.  » pp. 193-217
lorsqu’à l’Opéra quelque Déesse monte au Ciel ; ou en descend. Il est vrai que son Page ne vole pas avec elle, le nuage sero
éllipse n’iront point donner sur le Parterre ni sur les Loges. Il est vrai que cette planette errante pourroit être embarras
jestueusement pour une Déesse. Cette aberration ne seroit pas, il est vrai , le renversement de l’univers, mais elle déranger
uté de leur pied & de leur chaussure, arborent des queues. Il est vrai qu’elles se dédommagent en prennant des habits d’
e leur en faire reproche, & de dire : Magnificant caudas. Il est vrai que quelques interprêtes François, comme Berruyer
ni d’institution divine. Il faut donc des queues aux Evêques. Il est vrai que par modestie ils ne la portent pas aussi long
Centaures, de cheval, de Rinoceros, de Lion, de Cerf, &c. sont de vrais titres de noblesse. Quoi de plus gentilhomme qu’u
la queue pleine de vénin donne la mort par sa piqeure. Tout cela est vrai , & nous devons adorer tous les paroles du Sai
robe qui dit, je suis un Président, un Conseiller, un Evêque. Il est vrai que quelque fois la queue fraude la gabelle, &
77 (1766) Réflexions sur le théâtre, vol 5 « Réflexions sur le théâtre, vol 5 — REFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE CINQUIÈME. — CHAPITRE VI. De l’indécence du Théatre. » pp. 114-137
ut temps toutes les pieces où l’on mêle des choses saintes, comme une vraie profanation, per la indiguidad dellos é indevota
nt des foires, où un régiment de Cavalerie fait des évolutions sur de vrais chevaux, non sur des haquenées de carton, &c.
phiques : chaque mot démontre l’aveuglement d’un enthousiaste. Il est vrai que les Grecs n’avoient point de loix qui attacha
n’y vient que pour elles, c’est leur empire, leur triomphe. Voilà le vrai ténébreux & le plus honteux barbarisme d’une
corps ni religieux ni politique, ou qui nient l’existence de Dieu, un vrai athéisme. Cette secte est une chimère ; il n’y a
un théatrisme ; ce qui dans la religion & les bonnes mœurs est un vrai barbarisme. Il accuse les François d’être peu con
Quelle fatalité ! les théatristes même tombent dans le barbarisme. La vraie inconséquence des François, comme des Romains, es
: on a tort de se le permettre. Qui raisonne plus juste ? qui part du vrai principe & tire la vraie conséquence ? L’Aute
re. Qui raisonne plus juste ? qui part du vrai principe & tire la vraie conséquence ? L’Auteur finit par ces mots, la fin
78 (1763) Réflexions sur le théâtre, vol. 1 « CHAPITRE VI. De la Religion sur le Théâtre. » pp. 120-142
uteurs dramatiques, l’éloge et l’analyse de leurs pièces. Mais il est vrai que leurs Ecrivains ont toujours fortement et mêm
t-on ? Elle n’est pas mieux connue dans les belles compagnies, il est vrai . Est-ce là faire leur éloge ? elles ont le goût d
r ; ils y mêlaient les mystères à leur mode, la déshonoraient, il est vrai , parce que le théâtre est inalliablem avec la rel
es plus saintes. Tous ses discours sont une nouvelle dérision. Il est vrai que l’Athée périt à la fin ; mais l’Auteur déclar
e le permet pas. Non sans doute. La religion et la vertu, qui sont le vrai , le bon goût, permettent aussi peu les ordures de
on trésor, les mêmes sentiments, et ce n’est plus un jeu, ce sont les vraies Divinités du cœur. Revenons. Souffrirait-on à la
nditions, et encore plus sévères, que nos Casuistes tolérants. Il est vrai que les spectacles sont soufferts dans les pays p
es, par leurs bons auteurs que par nos sages moralistes : tant il est vrai que la spéculation s’accorde peu avec la pratique
mposé le sien, et lui les oreilles coupées. » Il n’y a pas un mot de vrai dans ce récit, comme on peut le voir dans Rapin T
79 (1766) Réflexions sur le théâtre, vol 5 « Réflexions sur le théâtre, vol 5 — REFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE CINQUIÈME. — CHAPITRE IV. De la Médisance. » pp. 80-99
les yeux les plus saints a jeté ses ténèbres. Ce trait est-il bien vrai  ? ces sentimens sont-ils conformes à la piété rec
dulité ; & le Roi trop crédule a signé cet édit. Si tout cela est vrai , comme il est très-vraisemblable, Aristophane ne
re ; d’où l’on vouloit conclurre qu’il étoit permis d’y aller. Il est vrai que Freron & Marmontel disent qu’il y a aujou
e grand Voltaire, le grand Panard, le grand Marmontel, &c. Il est vrai qu’il est plus traitable que le Roi Catholique ;
tombereau il passa sur des tretaux dont il amusa le peuple. Voilà le vrai père du théatre, le premier Corneille, le premier
de personnages illustres & d’événemens réjouissans, & dans le vrai la vie humaine n’est qu’un tissu des choses les p
éshonorant impose de faux crimes à l’innocent, ou fait disparoître de vraies vertus ? méchanceté réfléchie, inexcusable, contr
si séduisant, si dangereux ? C’est la satyre de l’univers. Voilà son vrai mérite, voilà ce qu’on y dévore, ce qu’on en reti
80 (1667) Traité de la comédie et des spectacles « Traité de la comédie et des spectacles » pp. 1-50
est rapporté dans le même Scaliger d'une manière peu honnête. Il est vrai que les satyres, qui y jouent un rôle presque néc
atière et pour ses circonstances, soit pour ses effets;, n'est-il pas vrai qu'elle traite presque toujours des sujets peu ho
qu'on le représente comme la passion qui domine dans le cœur. Il est vrai que l'Hérode de Monsieur Heinsius est un Poème ac
oupies, et qu'elle les rallume même quand elles sont éteintes. Il est vrai qu'elle ne fait pas ces effets dans toutes sortes
e ne fait pas ces effets dans toutes sortes de personnes: mais il est vrai aussi qu'elle les fait dans un grand nombre, qu'e
ais avec exactitude et avec ordre tout ensemble. Ils disent qu'il est vrai que la Comédie est une représentation des vertus
combattre cette passion autant qu'elle mérite de l'être. Il est donc vrai que le but de la Comédie, est d'émouvoir les pass
81 (1773) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre quinzieme « Réflexions morales, politiques, historiques, et littéraires, sur le théatre. — Chapitre II. Suite d’Elisabeth d’Angleterre. » pp. 33-82
te de décence : aimons , disoit-elle, à la façon des Anges  ; il est vrai que sur la fin de ses jours on l’humanisa. On aim
ers celles-ci : Classis Hispanita venit, abiit, fugit , ce qui étoit vrai . La fastueuse fanfaronnade d’Elisabeth étoit san
isemblances, l’amour fait par-tout des miracles. Voici l’histoire, le vrai crime de Don Carlos fut l’hérésie & la révolt
nnique, on eût fait une belle souveraineté. C’étoit un bâtard, il est vrai , mais Elisabeth ne prit pas ce prétexte pour le r
t une Penelope qui amuse tous ses amans & se moque d’eux ; il est vrai que la Penelope Grecque étoit mariée, avoit des e
de son père Henri VIII furent la cause secrète de ses refus ; il est vrai que tous les six eurent une fin déplorable ; troi
Quint aprirent à Philippe son fils à ne pas sortir de Madrid. Il est vrai , répond-elle, que mon père passa sa vie à se mar
u quand elle le pouvoit ; elle ne le put quand elle le voulut, il est vrai qu’elle n’insista pas, & se rendit de bonne g
tat. Beau prétexte quand on n’est plus en âge d’avoir des enfans ! La vraie , la grande raison, c’est qu’elle sentoit tous les
r des peuples. On méprise , disoit-elle, le soleil couchant. Il est vrai que tous les cœurs étoient changés, jusqu’aux Pro
e sait quelle route suivre ; on n’écoute plus que l’intérêt, c’est le vrai mobile des Princes & des Sujets ; la Religion
même des comédies ; le sujet en étoit très-susceptibie, s’il eut été vrai  ; mais eux-mêmes d’après leur fameux Ministre Blo
personnelles dont les Sujets ne sont pas responsables, fussent-elles vraies , ne doivent pas décider du sort de la Religion &a
avoit commis en Ecosse, mais on ne le dit pas deux fois : ces crimes vrais ou faux n’avoient pas été commis sur les terres d
vengeur, même dans son propre fils, Roi d’Écosse, trop foible il est vrai pour punir Elisabeth, mais assez peu sensible, as
tion, l’estime & l’amour de mes peuples. Elle ne disoit que trop vrai . Ces regrets la firent tomber dans une noire méla
82 (1647) Traité des théâtres pp. -
nt conjointement ce Traité, je crois y être fondé en bonne raison. De vrai , outre qu’au sacré lien qui vous joint, vous prés
le premier les dressa ès villes, afin qu’on y vaquât à son culte. De vrai il les fit consacrer aux faux Dieux, sous les nom
ue façon renouveler les anciens hommages qu’on y rendait à Satan, les vrais Chrétiens en doivent concevoir de l’horreur. Il s
ad catechumenos, lib. 2. v , qui sont les mots de saint Augustin. De vrai la matière qui s’y traite le plus ordinairement,
duire une femme, et triompher à la fin de sa chasteté. Bref, c’est le Vrai et propre thème de ces lieux. Or voilà une belle
passe l’aveu qu’il y en avait entre elles qui étaient honnêtes : De vrai si nous lisons les Tragédies de Sénèque entre les
t que ces Théâtres étaient Païens, ceux qui voulaient être tenus pour vrais Chrétiens, s’en séquestraient tout à fait, comme
er sans nul péril, ou se flattent, ou bien trompent à dessein. Il est vrai que ceux qui y montent se sont avisés de cette so
eux vertes, ainsi que l’on dit, il y en aura toujours une mûre. Et de vrai , avec toute cette belle réformation dont on nous
assiste »ac Nous ne croyons pas qu’il ait jamais été rien dit de plus vrai , de sorte que tant s’en faut que nous estimions q
erser honnêtement devant lui, et selon l’ordre de la Discipline de sa vraie Eglise, laquelle sans contredit nous défend ces T
Comédies, il les accuse de « gâter l’entendement, et de pervertir la vraie raison, et outre cela de corrompre les mœurs, et
ue ce grand homme déduit bien au long en un livre tout entier. Il est vrai qu’en un autre ouvrage, il semble relâcher de cet
er, de sorte que les Synodes çà et là en firent divers règlements. De vrai on en trouve des vestiges ès Canons qu’on appelle
les en firent ouïr toutes les mêmes improbations, et détestations. De vrai , saint AmbroiseAmbroise, in Psal. 5. bx , qui a v
osés aux chapitres deux, et quatrième. 4. En tout cas, posé qu’il fût vrai que ces Théâtres fussent devenus ainsi honnêtes,
combien est-il ridicule. Tout cela sont prétextes et tromperies. » De vrai , quant à ces belles Sentences qu’ils nous disent
out cela considéré montre que cette objection est un pur sophisme. De vrai quel lieu de conclure. 1. d’une tolérance à une a
voir l’Ecriture, qui les adresseec en cette conduite particulière. De vrai encore qu’elle ne spécifie pas une chacune chose
s vents soufflent, on allait arracher le gouvernail d’un Vaisseau. De vrai , cette Discipline lui en sert d’un fidèle et assu
tirée de la qualité et condition de divers qu’on voit s’y rendre. De vrai , on nous allègue, que plusieurs qui sont gens d’h
à ne rien faire où elles crussent que Dieu fût offensé. Que s’il est vrai qu’elles se divertissent parfois aux Théâtres, no
pect retînt devant eux, ces gens d’eux-mêmes dissolus, de suivre leur vrai et propre génie. 2. que ces Rois et Princes dont
lade proprement à juger de sa maladie, où il se peut mécompter. Et de vrai , les Pharisiens de jadis croyaient être bien sain
qu’exactement réfutées. Ce qui reste, c’est que tout ce qu’il y a de vrais fidèles, écoutent là-dessus, non pas la voix de l
83 (1754) La Comédie contraire aux principes de la morale chrétienne « La comédie contraire aux Principes de la Morale Chétienne. — VIII. Les intrigues sont la vraie fin de la comédie. » pp. 15-17
VIII. Les intrigues sont la vraie fin de la comédie. Mais accordons qu’on ne cher
es des Théâtres sont sensuels, & qu’ils paroissent scandaleux aux vrais Chrétiens ! Ce qu’on y veut, c’en est le mal. Ce
84 (1671) Lettre d’un ecclésiastique à un de ses Amis « letter » pp. 472-482
sur les sentiments de la conscience, et contre la Loi de Dieu. Il est vrai que plusieurs de ceux qui assistent à ces actions
ui étant des suites nécessaires de la Religion, et inséparables de la vraie piété, sont aussi anciens dans l’Église, que les
e inclination, que pour vous persuader une vérité constante parmi les vrais Chrétiens, et que ceux-là seulement veulent rendr
plorable état entre les mains de l’ennemi. Pour nous, jouissons de la vraie liberté des enfants de Dieu, élevant notre esprit
erfectam vult consequi remissionis gratiam » Augustin, au livre de la vraie et de la fausse pénitence, cap. 15. [pseudo-Augus
ene agat », Ps. 35. [Psaume 35, verset 4] p Augustin, au livre de la vraie et de la fausse pénitence, cap. 15. [pseudo-Augus
85 (1765) Réflexions sur le théâtre, vol. 3 « Chapitre IV. Le Peuple doit-il aller à la Comédie ? » pp. 60-74
-même, dont on se lasserait et se dégoûterait bientôt ? Mais s’il est vrai que le repos des fêtes est trop long pour le peup
ènes, le jeu du dénouement, la noblesse des sentiments, en un mot les vraies beautés théâtrales ? Les plus belles pièces le tr
x de raisonnables, tout le reste n’est que farce. On y trouve, il est vrai , quelquefois des traits de maître ensevelis sous
Mai qu’on va planter devant la porte des Seigneurs, ce qui peut être vrai en quelques endroits, mais en général n’est pas v
guerre, la marine, la domesticité, la maison du Roi, enlèvent, il est vrai , beaucoup de garçons. Combien d’autres pour qui l
on. Les empires du Turc et du Sophi ne sont pas mieux peuplés, il est vrai , quoiqu’ils n’aient point de théâtre ; mais ils e
86 (1759) Lettre de M. d'Alembert à M. J. J. Rousseau « Chapitre » pp. 63-156
t je ne cherche point à écrire des choses brillantes, mais des choses vraies . Une autre raison m’engage à ne pas demeurer dans
et qu’ils imiteront peut-être enfin quand ils connaîtront mieux leurs vrais intérêts. Si la satire et l’injure n’étaient pas
lus justes, les enfants plus tendres, les femmes plus fidèles et plus vraies  ; nous ne chercherons point alors d’autres plaisi
ens eussent passé leur chemin sans le regarder et sans l’entendre. La vraie Philosophie ne consiste point à fouler aux pieds
ne voix secrète et importune nous crie, que ce qui est beau, grand et vrai , plaît à tout le monde, et que ce qui n’obtient p
éâtre purge les passions en les excitant. La règle, ce me semble, est vraie , mais elle a le défaut d’être mal énoncée ; et c’
alheurs encore plus déplorables, où le zèle aveugle pour une Religion vraie peut quelquefois entraîner les hommes. Ce que je
esque toujours de faire céder nos passions à nos devoirs. Cela est si vrai , qu’au milieu des pleurs que nous donnons à Bérén
Le Misanthrope de Molière n’est pas un homme grossier, mais un homme vrai  ; ses « je ne dis pas cela », surtout de l’air do
me raison qu’ils admiraient Euripide et Sophocle. Les Romains, il est vrai , ont pensé différemment ; mais chez eux la Comédi
ur lors entre les deux sexes ce que l’amitié la plus douce et la plus vraie est entre les hommes vertueux ; ou plutôt ce sera
les a combattus avec autant de force et de subtilité que vous. Il est vrai que la supériorité de vos talents ne doit pas seu
, ni de tous ceux que vous faites craindre. Cependant quand il serait vrai que la recette journalière ne suffirait pas à l’e
ement nous serons réconciliés les uns avec les autres, et j’aurai dit vrai sans les offenser. Ce qui m’étonne, Monsieur, c’e
87 (1778) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre vingtieme « Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. — Chapitre premier. Remarques Littéraires. » pp. 11-51
ue actrice, l’autre est indifférent & sensé. Dans le fond, il est vrai qu’un impôt sur les spectacles ne seroit point à
gulieres & décentes de Métastasio y sont bien accueillies. Il est vrai que ce sont des tragédies & que la comédie se
n payé, ne s’occupe gueres de la composition de son histoire : il est vrai qu’il a pour lui l’exemple de deux grands hommes,
quitte, monte sur son char & va annoncer le jour. Ce tableau trop vrai est-il encore une leçon de vertu ? Nouvelle scène
des cantiques. La poësie est le langage des dieux. Les nôtres, il est vrai , ne sont pas si divines ; mais ce sont toujours d
ur comme on peint une belle, d’un jour aimable éclairons son tableau, vrai , mais flatté, tel qu’il est, mais en beau. Voilà
ment sacré comme on le fait aux dieux. Une maitresse est en effet la vraie , l’unique divinité. Agathine a le mien, & j’y
s les jolies femmes, & souvent celles qui ne le sont pas, sont de vrais ballons remplis de vent ; à plus forte raison cel
, sans attendre leur conversation qui ne les trahit pas moins. Il est vrai que ces idées villageoises, ces paysans, ces pâtr
ins. C’est bien diminuer la gloire du théatre, dont l’objet & le vrai but doit être d’échauffer le cœur & d’élever
que le vice ne soit le bonheur suprême, & qu’une femme ne soit la vraie divinité qu’on y adore ? Ivre de mes plaisirs, a
pas des femmes ? Il appelle son état une ivresse : il ne dit que trop vrai , il ne dit pas assez, c’est une vraie démence. As
une ivresse : il ne dit que trop vrai, il ne dit pas assez, c’est une vraie démence. Assurément cet ouvrage n’est pas celui d
88 (1758) Lettre de J. J. Rousseau à M. D’Alembert « JEAN-JACQUES ROUSSEAU. CITOYEN DE GENÈVE, A Monsieur D’ALEMBERT. » pp. 1-264
foi. Vous avez fait de ce corps respectable un éloge très beau, très vrai , très propre à eux seuls dans tous les Clergés du
s peuvent être bien observées ? etc. Tout est problème encore sur les vrais effets du Théâtre, parce que les disputes qu’il o
tions, je vois d’abord qu’un Spectacle est un amusement ; et s’il est vrai qu’il faille des amusements à l’homme, vous convi
lic les admire encore, c’est plus par honte de s’en dédire que par un vrai sentiment de leurs beautés. On dit que jamais une
Nous ne partageons pas les affections de tous les personnages, il est vrai  : car, leurs intérêts étant opposés, il faut bien
de charité, en disant au pauvre : Dieu vous assiste. On peut, il est vrai , donner un appareil plus simple à la Scène, et ra
res êtres que nos semblables. J’ajouterai que cette différence est si vraie et si reconnue qu’Aristote en fait une règle dans
n je réponds en niant le fait. Il n’est, ni ne peut être généralement vrai  : car cet objet, n’étant point celui sur lequel l
s forfaits qu’il ne devrait pas supposer possibles. Il n’est pas même vrai que le meurtre et le parricide y soient toujours
barbares que ces affreux Spectacles. On voyait couler du sang, il est vrai  ; mais on ne souillait pas son imagination de cri
es sots sont les victimes des méchants : ce qui, pour n’être que trop vrai dans le monde, n’en vaut pas mieux à mettre au Th
leurs femmes, des maîtres sur leurs serviteurs ! Il fait rire, il est vrai , et n’en devient que plus coupable, en forçant, p
Molière a composé son Théâtre ; et nous peut mieux faire juger de ses vrais effets. Ayant à plaire au Public, il a consulté l
éfaut, qui est la haine des hommes. A cela je réponds qu’il n’est pas vrai qu’il ait donné cette haine à son personnage : il
sance, rien ne leur est si directement contraire que l’inhumanité. Le vrai Misanthrope est un monstre. S’il pouvait exister,
est un songe. Si vous vous rappelez le Héros de cette Pièce, voilà le vrai Misanthrope. Qu’est-ce donc que le Misanthrope de
un homme de bien qui ne soit Misanthrope en ce sens ; ou plutôt, les vrais Misanthropes sont ceux qui ne pensent pas ainsi :
personne ; qui, autour d’une bonne table, soutiennent qu’il n’est pas vrai que le peuple ait faim ; qui, le gousset bien gar
à le faire passer pour méchant lui-même ; mais il n’en est pas moins vrai que tous moyens ne sont pas bons à produire ces e
s caractères en question sur cette idée, chacun des deux eût été plus vrai , plus théâtral, et que celui d’Alceste eût fait i
ces plus épurées ; mais aussi qu’arrive-t-il ? Qu’elles n’ont plus de vrai comique et ne produisent aucun effet. Elles instr
des femmes ce qu’ils ont pris soin de leur dicter. Tout cela, dans le vrai , c’est se moquer d’elles, c’est les taxer d’une v
el est le plus honorable aux femmes, et rend le mieux à leur sexe les vrais respects qui lui sont dus ? La même cause qui don
actère, et ce caractère est indépendant de l’exemple. Quand il serait vrai qu’on ne peint au Théâtre que des passions légiti
ux vaines grandeurs, prennent, avec cette douce joie qu’inspirent les vrais mouvements de la Nature, le parti d’aller vivre h
cependant on en tirerait une leçon directement contraire. Tant il est vrai que les tableaux de l’amour font toujours plus d’
s montrer que des choses communes à Paris. Telle est la simplicité du vrai génie : il n’est ni intrigant, ni actif ; il igno
mutatis mutandis, l’exemple a son application. Ainsi quand il serait vrai que les Spectacles ne sont pas mauvais en eux-mêm
u’il en soit, tout ce que je puis accorder là-dessus, c’est qu’il est vrai que la Comédie ne nous fera point de mal, si plus
ur rendent cette même force par une sorte de réaction bien connue des vrais politiques. La première fonction des Ephores de S
s’ensuivît aucune autre contrainte pour le faire comparaître. Il est vrai que ne pas comparaître au terme fixé par devant l
J’ai lu quelque part que ces flétrissures étaient moins imposées à de vrais Comédiens qu’à des Histrions et Farceurs qui soui
. « Quisquis in Scenam prodierit, ait Prætor, infamis est q ». Il est vrai , seulement, que cet opprobre tombait moins sur la
e livrent moins à des imitations frivoles, prennent mieux le goût des vrais plaisirs de la vie, et songent moins à paraître h
L’argument tiré de l’exemple des bêtes ne conclut point, et n’est pas vrai . L’homme n’est point un chien ni un loup. Il ne f
ment particulier de pudeur fût naturel aux femmes, en serait-il moins vrai que, dans la Société, leur partage doit être une
me hors de sa maison perd son plus grand lustre, et dépouillée de ses vrais ornements, elle se montre avec indécence. Si elle
un écart de jeunesse décide du sort de la vie, et quand on se sent un vrai talent, qui peut résister à son attrait ? Les gra
nne qui connaisse un peu notre constitution. Genève est riche, il est vrai  ; mais, quoiqu’on n’y voie point ces énormes disp
x hommes une toute opposée, et que cette inquiétude indique en eux un vrai besoin ? Si les Orientaux que la chaleur du clima
joue, on boit, on s’enivre, on passe les nuits ; tout cela peut être vrai , tout cela peut être exagéré. Il y a partout méla
réserve de l’Italien ? Je le répète, il vaudrait mieux être sobre et vrai , non seulement pour soi, même pour la Société : c
t. Ils revenaient au logis suants, essoufflés, déchirés, c’étaient de vrais polissons ; mais ces polissons ont fait des homme
ser et augmenter l’inégalité des fortunes, moins sensiblement, il est vrai , dans les capitales que dans une petite ville com
Alors le gouvernement n’a plus de force, et le riche est toujours le vrai souverain. Sur ces maximes incontestables, il res
euse pour ne pouvoir jamais devenir un sujet de plaisanterie. Il est vrai qu’on aurait souvent à craindre un peu de partial
, y viendraient au moins pour voir une chose unique. Quoiqu’à dire le vrai , sur beaucoup de fortes raisons, je regarde ce co
un pays aussi charmant, un gouvernement aussi juste, des plaisirs si vrais et si purs, et tout ce qu’il faut pour savoir les
ur le sentir. Non, il n’y a de pure joie que la joie publique, et les vrais sentiments de la Nature ne règnent que sur le peu
ser, un homme de génie ne pût faire un nouveau Misanthrope, non moins vrai , non moins naturel que l’Athénien, égal en mérite
s autres. Présidez à ses plaisirs pour les rendre honnêtes ; c’est le vrai moyen d’animer ses travaux. 63. [NDA] A chaque
89 (1769) De l’Art du Théâtre en général. Tome I « De l’Art du Théatre. Livre quatriéme. — Chapitre X. Des Décorations. » pp. 336-344
rvirait de raisonner sur des règles que l’on ne connaît plus ? Il est vrai que les décorations multipliées détruisent nécess
de lieu, si recommandée par la raison & la vraisemblance. Il est vrai que les coups de Théâtre trop fréquens ôtent aux
ersonnages èxpliquassent adroitement ce qu’elles représentent. Il est vrai que le titre d’un Opéra-Bouffon ou d’une Comédie-
90 (1772) Réflexions sur le théâtre, vol 9 « Réflexions sur le théâtre, vol 9 — RÉFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE NEUVIEME. — CHAPITRE III. L’Esprit de Moliere. » pp. 72-106
llé dans bien des genres : Moliere n’est rien hors du Théatre. Il est vrai que tous les deux outrent les caracteres, & n
l’habitude des éloges. Jamais il n’a composé de poëtique. Il est même vrai que la spéculation & la pratique, les deux ta
fini. Il leur en faisoit bien davantage. Gassendi étoit un homme d’un vrai mérite, & tous ces prétendus éleves étoient p
un traité parfait de l’art du Théatre qui nous manque aussi ? Il est vrai qu’il n’entre point dans le projet qu’elle forma
maître. L’inimitable Moliere n’existoit point. Elle s’occupa, il est vrai , de la critique du Cid, & n’a rien dit de Mol
re à Moliere la magnificence des habits & des décorations. Il est vrai qu’il la porta à l’excès, & qu’il a inspiré c
s, mais sans conduite. Son Mysantrope ne vaut pas mieux, & il dit vrai . L’intrigue & le dénouement des pieces de Mol
lies choses ; les yeux, les levres, les mains sont éloquentes. Il est vrai que ce feu s’éteint, cet éclair se dissipe. Il ne
ans sa conduite & dans ses pieces ne pas sacrifier l’essentiel du vrai bien à ce mince avantage, & ne pas faire cons
e fut dans ce moment que fut placé Moliere. Tout cela est exactement vrai . Il n’a fallu à Moliere qu’un talent médiocre pou
rueux assemblage dans le Vauxhall, spectacle enfanté de nos jours. La vraie étimologie de Vauxhall est celle-ci. Hall veut di
glacis du Château n’étoient pas du ressort du Parlement, comme il est vrai en bonnes règles de fortification, qu’on ne doit
91 (1775) Voyage en Italie pp. 206-208
journellement de la culture de la terre, qui fournit enfin à tous les vrais besoins, amusé alors, délassé par des plaisirs si
ser ; et ceux-là pour alléger le poids de leur existence. Si cela est vrai en général, il l’est encore plus pour les Italien
92 (1845) Des spectacles ou des représentations scéniques [Moechialogie, I, II, 7] pp. 246-276
es spectacles sont plus dangereux encore (que les romans) aux yeux du vrai sage. Les théâtres, où siége une foule frivole et
et des couleurs sèches qui agissent, mais des personnages vivants, de vrais yeux, ou ardents, ou tendres et plongés dans la p
de vrais yeux, ou ardents, ou tendres et plongés dans la passion, de vraies larmes dans les acteurs, qui en attirent d’aussi
qui en attirent d’aussi véritables dans ceux qui regardent : enfin de vrais mouvements, qui mettent en feu tout le parterre e
’est-à-dire par curiosité, amusement et récréation. On ajoute, il est vrai  : pourvu qu’ils se proposent de résister à tout m
ie, tirée du texte de saint Thomas, lorsqu’il dit : « Quand il serait vrai , ce qui n’est pas, que saint Thomas, à l’endroit
ion qui rend infâmes et excommuniés ceux qui l’exercent ? Il est donc vrai de dire qu’il ne parle que des seuls jeux de théâ
nt point que les acteurs, les comédiens fussent excommuniés ». Il est vrai , ces saints docteurs parlent sur la comédie, comm
93 (1768) Réflexions sur le théâtre, vol 7 « Réflexions sur le théâtre, vol 7 — RÉFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE SEPTIÈME. — CHAPITRE II. De la Danse. » pp. 30-51
ndé chez lui, outre un riche magasin de toute sorte de coëffures, une vraie Académie de toilette, où il y a trois Professeuse
p; les présens, dit-il, n’ont aucun crédit (ce Mattre à danser est un vrai phénomène). Son Académie est composée de soixante
ale, les mouvemens pittoresques, les gestes expressifs, les attitudes vraies & naturelles des plus jolies danseuses, forme
uoient des miracles, qui ne sont pas sans vrai-semblance ; car il est vrai que la danse affecte infiniment, & produit to
à sa réformation, qu’il juge absolument nécessaire. Le grand art, le vrai succès, le chef-d’œuvre du théatre, est de transf
ie si impérieuse & si déterminante, qu’on n’y tient pas. Cela est vrai  ; tout air de danse entraîne naurellement à danse
tout air de danse entraîne naurellement à danser. Il n’est pas moins vrai que la danse, jointe à l’harmonie, est si impérie
le désespoir, la colère, les transports, la joie des amans. Cela est vrai encore ; mais ces tableaux si ressemblans, tracés
94 (1838) Principes de l’homme raisonnable sur les spectacles pp. 3-62
apprennent de l’Ecriture et de l’Esprit de Dieu, en quoi consiste la vraie Vertu ; et alors elles tiendront un tout autre la
r, quand il en trouvera l’occasion favorable. » « Et, quand il serait vrai que la Comédie ne fit aucun effet sur certains es
ereux… C’est leur faute, direz-vous, d’y assister en cet état… Il est vrai , mais c’est aussi la vôtre, puisque vous contribu
e. » « Eh ! qu’y apprend-on en effet ? On y apprend à se dégoûter des vrais Biens, et à n’en avoir que de faibles idées. On y
d’éclairer l’esprit sur le vice et la vertu, en les peignant de leurs vraies couleurs. Nous ne songeons qu’à émouvoir les pass
u’on satisfait ensuite, aux dépens de la vertu. » « Quand il serait vrai qu’on ne peint au Théâtre que des passions légiti
s forfaits qu’il ne devrait pas supposer possibles. Il n’est pas même vrai que le meurtre et le parricide y soient toujours
arbares, que ces affreux spectacles. On voyait couler du sang, il est vrai  ; mais on ne souillait pas son imagination de cri
tiques, Etres superstitieux, Ésprits faibles. etc. etc. etc. C’est le Vrai , armé de tous les traits de l’Eloquence, et triom
érateur de nos jours (la harpe), qui eut le bonheur de reconnaître le vrai , et le courage de le défendre. Dans une des notes
i, mais on oublie que le cœur est entre deux. » 36. Cela était assez vrai , dans le temps où ecrivait Riccaboni. 37. A prop
95 (1776) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre dix-neuvieme « Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre dix-neuvieme. — Chapitre VIII. Du Clergé comédien. » pp. 176-212
la maladresse de mettre à découvert un Curé de Paris, ce qui jette un vrai ridicule sur lui & sur sa piece. Nous l’avons
a liste en est effrayante ; nous en rapporterons quelques-uns, il est vrai que leurs écarts sont sans conséquence. Il en est
i, ils sont aussi mauvais Poëtes que mauvais Ecclésiastiques ; il est vrai que la plupart n’ont pas reçu les ordres sacrés,
le & leur charité, & je crois sans peine qu’il y a des choses vraies , qu’on a beaucoup exagéré les torts de ce Religie
as douteux, qui vaut mieux lui seul plus que toutes les bouffonneries vraies ou fausses qu’on lui attribue, & qu’on appell
es à la foi, mais c’est la foi qui a conduit Racine à la raison. Mot vrai & profond. La raison & la foi toujours d’
lorsqu’à sa réception il lui porta la parole comme Directeur, il est vrai que son zele fut tourné en ridicule par tous les
à dire sur la vie d’un homme de Théatre. C’étoit un homme de plaisir, vrai Gascon par sa gayeté & sa vivacité naturelle 
salut. On dit que Rieupeiroux rentra aussi en lui-même, & il est vrai qu’il composa sur la fin de ses jours plusieurs p
Lettre italienne de l’Abbé Pezzana, & s’en tire comme il peut en vrai Gascon. Dabord il lui lache trois vers copiés du
p; vêcu pendant trois ans dans la plus austere pénitence. C’étoit une vraie Magdeleine ; nous en avons parlé ailleurs. La Gau
96 (1758) Sermon sur les divertissements du monde « SERMON. POUR. LE TROISIEME DIMANCHE. APRÈS PAQUES. Sur les Divertissements du monde. » pp. 52-97
tre dans leur jour. I. Part. Tertullien fait une réflexion bien vraie dans le traité qu’il a composé des spectacles ; i
plus à craindre, qu’elle y est plus déguisée et plus raffinée. Il est vrai , le langage en est plus pur, plus étudié, plus ch
le même langage, et se trouvent appuyés de tout ce que l’Eglise a de vrais enfants et de vrais fideles. Que reste-t-il donc 
se trouvent appuyés de tout ce que l’Eglise a de vrais enfants et de vrais fideles. Que reste-t-il donc ? je l’ai dit ; quel
vous-même votre conscience pour témoin de ce que je dis, n’est-il pas vrai qu’autant que vous vous êtes adonné à ces lecture
’ardeur de votre dévotion s’est ralentie ? Je dis plus : n’est-il pas vrai que par l’usage et l’habitude que vous vous êtes
isez rien à vous-même, et reconnoissez-le de bonne soi : n’est-il pas vrai qu’à force de lire ces sortes d’ouvrages et d’avo
ortet sapere, sed sapere ad sobrietatem. Rom. c. 12. Or si cela est vrai de la vertu, beaucoup plus l’est-il des divertiss
deur avec laquelle on s’y porte, tout cela contraire aux regles de la vraie piété et aux maximes éternelles de la loi de Dieu
du jeu est criminel, votre proposition et la mienne sont toutes deux vraies et se concilient parfaitement ensemble ; mais moi
et bien ménagé et bien prémédité, fait de prétendues rencontres et de vrais rendez-vous ? qu’auroient-ils dit de ces promenad
97 (1759) Apologie du théâtre « Apologie du théâtre » pp. 141-238
« On était plus grossier de mon temps, dit-il, les enfants étaient de vrais polissons ; mais ces polissons ont fait des homme
un tableau des passions dont le germe est dans notre cœur : voilà le vrai  ; mais l’original du tableau est dans le cœur de
ic les admire encore, c’est plus par honte de s’en dédire, que par un vrai sentiment de leurs beautés. » M. Rousseau a-t-il
? L’assertion est laconique, la discussion ne le serait pas. S’il est vrai que sur nos théâtres la meilleure pièce de Sophoc
ie aux passions. » Cette conclusion a trois parties ; la première est vraie dans un sens ; le théâtre ménage, favorise des mœ
t la vérité comme les premiers devoirs de l’homme, êtes-vous juste et vrai dans ce moment ? vous, pour qui l’humanité et la
, devaient suffire, ce me semble, pour déterminer dans son esprit les vrais principes des mœurs Théâtrales. Mais comme il n’e
. Rousseau, tous les grands maîtres l’ont rempli. « Il n’est pas même vrai , dit-il, que le meurtre et le parricide y soient
emande si sur de tels exemples on est fondé à écrire, qu’il n’est pas vrai que sur notre Théâtre le meurtre et le parricide
ton imposant et sentencieux, pour l’instruction du Parterre. » Il est vrai que l’un dit : « Et pour nous rendre heureux, pe
pas si barbares que ces affreux spectacles. On voyait du sang, il est vrai  ; mais on ne souillait pas son imagination de cri
aussi ne serait-elle pas soufferte dans une société toute composée de vrais amis. Mais tant qu’il y aura dans le monde un amo
usion y soit ? » L’illusion n’y serait pas si l’imitation n’était pas vraie . Quand est-ce en effet que cesse l’illusion ? Dès
es sots sont les victimes des méchants : ce qui, pour n’être que trop vrai dans le monde, n’en vaut pas mieux à mettre au th
’œuvre du théâtre comique, dont M. Rousseau ne dit pas un mot. Il est vrai que les valets fripons sont communément du côté d
Molière a composé son théâtre, et nous peut mieux faire juger de ses vrais effets. Ayant à plaire au public, il a consulté l
vertu comme d’un exemple, et de son humeur comme d’un fléau. Voilà le vrai , tout le monde le sent. Il lui a donné pour ami,
st le devoir d’aucun particulier d’exercer la police du monde. Il est vrai que Philinte, soit manque de goût, soit excès de
M. Rousseau demande jusqu’où peuvent aller les ménagements d’un homme vrai  ? Je lui réponds, exclusivement jusqu’à l’équivoq
erdues, Molière a fait d’excellentes comédies. Ainsi, quand il serait vrai que les pièces modernes, plus épurées, n’auraient
serait vrai que les pièces modernes, plus épurées, n’auraient plus de vrai comique, et qu’en instruisant beaucoup, elles enn
ntre. Considérons les choses en elles-mêmes, et tâchons d’y saisir le vrai . Dans tous les états où les citoyens sont admis à
…. Une femme hors de sa maison, perd son lustre, et dépouillée de ses vrais ornements, elle se montre avec indécence. » Or ch
privées du sentiment du beau, elles pourraient l’être du sentiment du vrai , du juste et de l’honnête ; et cette proposition
ns savoir pourquoi. Si j’ai bien étudié les mœurs de notre siècle, le vrai moyen de les corriger serait le don de nous atten
e du poison. Voyons cependant comment cela s’opère. « Quand il serait vrai , dit M. Rousseau, qu’on ne peint au Théâtre que d
e innocente étaient moins douces, moins séduisantes, etc. » S’il est vrai que la pudeur qui inspire si bien l’amour, et don
qu’elle croit taire que la passion ne l’eût dit sans elle : s’il est vrai , dis-je, que la pudeur soit une vertu, l’amour qu
sentiments vertueux ; en un mot, pour cultiver et nourrir le goût du vrai , de l’honnête et du beau, qui, quoi qu’on en dise
98 (1694) La conduite du vrai chrétien « ARTICLE V.  » pp. 415-435
olument toutes les Comédies, non plus que ceux qui y assistent, étant vrai qu’il s’en peut faire, et s’en est fait plusieurs
sinon la bénédiction des gens de bien ? Il ne faut donc qu’un peu de vrai Christianisme ; il ne faut qu’un peu de zèle pour
r leur établissement dans leurs Charges, par celui qui est le seul et vrai Dieu, au pouvoir duquel ils participent. Or si le
ainte Messe, et que vous vous êtes abstenus du travail, puisqu’il est vrai que vous les avez violés autant de fois, que vous
99 (1763) Réflexions sur le théâtre, vol. 1 « CHAPITRE IX. Sentiments de Saint Augustin sur les Spectacles. » pp. 180-198
êche la plus pure morale. C’est sur le théâtre, direz-vous, et il est vrai que vos comédies et vos tragédies sont châtiées e
qu’on lui impute des forfaits, pourvu que ces idées et ces exemples, vrais ou faux, comme autant de filets où les hommes se
e du monde. Ce n’est ni le feu de Vesta ni Jupiter Capitolin, mais le vrai Dieu, qui vous donne cet empire, qui ne connaît n
pervers, les infidèles. J’ai honte de le dire, mais il n’est que trop vrai  : les Comédiens leur plaisent plus que Dieu : « I
es amours des Dieux, les adultères de Jupiter, les infamies de Vénus, vrais ou faux ! Quels Dieux qui se plaisent à voir repr
qu’un pur mécanisme, où l’esprit a très peu de part, ce qui est très vrai , de même que dans la danse, les instruments et to
r, et par conséquent savant et Comédien, mais ce ne sera jamais de la vraie science, incapable de préférer la terre au ciel,
100 (1768) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre douzieme « Réflexions morales, politiques, historiques, et litteraires, sur le théatre. — Chapitre III.  » pp. 68-96
idon, & de Psiché, n’est point de l’ancienne mithologie. C’est un vrai conte de vieille, dont on a tiré plusieurs contes
umez vos cheveux : Vultis odoratos politu variare capillis  ; il est vrai que vous n’en faites pas plus que les hommes, il
par ces paroles, non les bonnes mœurs, mais la bonne humeur ; il est vrai que la bonne humeur rend les femmes agréables, &a
on fauteuil sur lequel elle se renverse pour se livrer au pinceau, un vrai chevaler, où le tableau est exposé ; un habile co
sur une toile tende sur le chevalet, le coloris ne rendra jamais les vraies couleurs, que l’âge, l’artifice, l’infirmité, la
se fardent & se découvrent indécemment ; il est impossible que le vrai ton de la couleur soit partout uniforme, le visag
ui les louent, & les imitent, ne sont pas moins faux. Il n’y a de vrai & de réel, que le vice qui y regne, & fai
danse n’ont eu garde de négliger un si riche fond ; ce n’est, il est vrai , qu’un tissu de forfaits horribles, & assez p
, s’y livrerent sans mesure, & se mirent au-dessous des bêtes. La vraie sagesse fuit avec soin tout péché, & les occa
vouloir imposer, vouloir se donner pour ce qu’on n’est pas ; c’est un vrai mensonge d’action, si les femmes ne vouloient que
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