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1 (1825) Des comédiens et du clergé « Des comédiens et du clergé. — Du mandemant de Monseigneur l’Archeveque de Rouen. » pp. 379-401
 : le Clergé ne pouvait donc que s’applaudir de cette influence de la religion sur les citoyens, et pour perpétuer un état de ch
ut causer de grands troubles dans le royaume. La Charte a consacré la religion catholique, apostolique et romaine, comme religio
arte a consacré la religion catholique, apostolique et romaine, comme religion de l’Etat. Cette loi constitutionnelle a aussi ré
uer en opposition criminelle contre elle. Or, il en est de même de la religion . Elle est dans la Charte. Elle n’existe que par l
e nous venons de dire est si vrai, que le législateur en déclarant la religion catholique religion de l’Etat, n’a pas plus fait
e est si vrai, que le législateur en déclarant la religion catholique religion de l’Etat, n’a pas plus fait à son égard qu’il n’
ternité, tout à la fois politique et religieuse. La Charte a voulu la religion , mais elle n’a voulu que ce que la religion avait
use. La Charte a voulu la religion, mais elle n’a voulu que ce que la religion avait d’apostolique, de divin, de charitable et d
orte et péremptoire, que si la Charte, dans l’esprit de sagesse et de religion qui en a guidé les principes, reconnaît le culte
réels de l’excommunication. Si la Charte, je le répète, reconnaît la religion catholique comme religion de l’Etat, c’est dans l
. Si la Charte, je le répète, reconnaît la religion catholique comme religion de l’Etat, c’est dans la ferme intention que cett
que comme religion de l’Etat, c’est dans la ferme intention que cette religion concordera avec notre loi constitutive, et n’atte
droits qu’elle consacre à l’égard de tous les citoyens. En effet, la religion catholique n’aurait aucune influence dans l’Etat,
nnelle, ne lui avait assigné et conféré la prééminence sur les autres religions . C’est au prince, c’est à sa volonté, c’est à son
. C’est au prince, c’est à sa volonté, c’est à son autorité que cette religion est redevable de son existence. Les ministres de
t trop décriée pour qu’on puisse s’abuser au point de ne concevoir la religion que comme un instrument de gouvernement, qu’il n’
aient ainsi à toutes les chances périlleuses de l’intolérance. Si une religion est intolérante, il est impossible d’empêcher les
des superstitions grossières et féroces. Les innombrables guerres de religion , dont l’histoire inexorable nous a transmis les r
de guet-apens et le tout pour la gloire de Dieu, pour l’intérêt de la religion , et en général pour le plus grand bien de la fin
re d’un évêché, car tout cela est proscrit par la simplicité de notre religion , qui est la religion du pauvre et de l’humble. Co
out cela est proscrit par la simplicité de notre religion, qui est la religion du pauvre et de l’humble. Combien seraient grands
leur voix serait entendue de tous les fidèles ! Ils seraient pour la religion de Jésus-Christ les apôtres les plus solides et l
on ! Ils opèreraient des conversions sans nombre, parce qu’en fait de religion , l’exemple est le seul moyen d’agir avec certitud
2 (1763) Réflexions sur le théâtre, vol. 1 « CHAPITRE VI. De la Religion sur le Théâtre. » pp. 120-142
CHAPITRE VI. De la Religion sur le Théâtre. Nous osons le dire, au risque
ux amateurs du théâtre, l’objet le plus essentiel à l’homme, c’est la religion . Son bonheur éternel, son bonheur même temporel e
apparemment sans le vouloir que les Auteurs et les Acteurs font à la religion ces plaies profondes. Ils ne s’en aperçoivent pas
rait de nourrir les passions, et surtout l’impureté, pour détruire la religion dans les cœurs. L’impiété et la débauche marchent
n est nécessairement le principe ou l’effet de l’autre. Un homme sans religion sera bientôt sans mœurs, et un libertin ne tarder
pas, sommeil, toilette, parure, visite, commerce, mariage, étude ; la religion seule y est proscrite. La connaît-on ? en a-t-on 
médie une bonne œuvre, et à travestir l’irréligion en respect pour la religion  ? Les siècles grossiers, avec plus de simplicité
honoraient, il est vrai, parce que le théâtre est inalliablem avec la religion , mais ne s’avisaient pas d’être les défenseurs et
l’esprit et qu’on s’en donne les airs. 2.° On fait plus, on tourne la religion en ridicule. Une des plus fameuses pièces de Moli
ême temps la comédie de Scaramouche Ermite, qui jouait ouvertement la religion  : elle n’a pas été imprimée, sa platitude la fit
imes ordinaires du libertinage contre les sentiments véritables de la religion . Elles sont répandues d’une manière si fine et si
a. » Rien de tout cela ne me surprend dans un pays où l’on n’a aucune religion , où pendant longtemps on a donné tous les ans à l
ce de Londres. Mais s’attend-on dans un royaume catholique de voir la religion en spectacle sur un théâtre ? Le concile de Carth
s des lieux où l’on entend des blasphèmes et des invectives contre la religion  : « Ubi sunt blasphemia et maledicta, Christiani
s une enveloppe légère de galanterie, on lançait des traits contre la religion et la vertu. On les mettait dans la bouche d’un A
ment dans leurs conversations et dans leurs livres quelques traits de religion  ; il en est dans Spinoza, dans Vanini, dans la Mé
e Festin de Pierre, nouvelle batterie que dressa le théâtre contre la religion , en faisant semblant de la défendre. Qui peut sup
nouvelle espèce de tragicomédie, fit grâce à ce mélange monstrueux de religion et d’impiété, de morale et de bouffonnerie » (His
et ne pouvait y réussir. Un Comédien n’est pas fait pour défendre la religion  ; le Saint Esprit, qui descendit sur les Apôtres
Celui qui fait le personnage d’athée se moque de Dieu ouvertement. La religion y est partout insultée ; et quoiqu’on y introduis
le. Dans toutes les pièces où l’on introduit quelque personnage d’une religion différente ou équivoque, comme le Mahomet, la Zaï
ur le théâtre ? Mais le bon goût ne le permet pas. Non sans doute. La religion et la vertu, qui sont le vrai, le bon goût, perme
les Ministres, ce mépris des choses saintes, quels coups mortels à la religion d’une foule de spectateurs, ou déjà impies, ou du
qu’ils en rapportent, l’incrédulité : c’est tout ce que savent de la religion la plupart des acteurs et des spectateurs, des do
la foi la lecture des livres hérétiques et l’entretien des gens sans religion . L’Eglise a dans tous les temps employé toute son
l’Auteur et l’Acteur, très ignorants en théologie, et la plupart sans religion , épuisent leur adresse à fondre Baile dans les sc
mment au contraire peut-il jouer un rôle pieux, et faire des actes de religion que son cœur désavoue ? Un rôle dévot dans un lib
la décence des mœurs est-elle plus recommandée que le respect pour la religion  ? 6.° La religion reçoit des coups dangereux jusq
rs est-elle plus recommandée que le respect pour la religion ? 6.° La religion reçoit des coups dangereux jusques dans les pièce
insulter, les maudire ? L’exemple du blasphème, même dans les fausses religions , laisse une impression d’impiété ; on apprend ins
isément braver. N’est-ce pas une objection des impies, que toutes les religions ne sont que des liens de politique, dont chacun d
plutôt égal à une montagne qu’il n’approchera de la Divinité. Mais la religion souffre de ces sottises : en se familiarisant ave
l’impiété même Païenne, on s’apprivoise bientôt avec le mépris de la religion et du Dieu véritable. D’un autre côté, un cœur ch
ir lancer la foudre à un Acteur, entendre prostituer le langage de la religion , entendre appeler le Démon éternel, tout-puissant
érent ce qu’on voit indifféremment attribué à Dieu et aux Idoles ; la religion n’est plus bientôt qu’un amusement et un badinage
plit l’esprit et le cœur d’idées et de sentiments qui ébranlent toute religion . Personne sans doute n’adore Jupiter ; mais tout
moins respecté, ses lois moins observées, sa morale moins révérée, sa religion , ses Ministres, son culte moins protégé : le Créa
orde peu avec la pratique, la créance avec les mœurs, dans toutes les religions . Le livre de la discipline des Eglises Réformées,
ers duquel il avait autrefois écrit, comme il s’est déclaré contre la religion qu’il avait jadis professée, parle ainsi de ce Pr
et qui n’est guère connu en France. Mais dans tout ce qui regarde la religion , le mensonge et le fiel tiennent la plume chez Vo
nt que de nom, puisque selon lui-même il protestait contre toutes les religions . Mais du moins n’était-il pas dévot ; la licence
mauvais succès. 1.° Il ne faut jamais faire des invectives contre la religion , comme dans le Polyeucte de Corneille, où Straton
ns Polyeucte, où parmi tant de propos chrétiens, et des sentiments de religion , Pauline, femme du Martyr, fait avec Sévère son a
faute est ordinaire dans toutes les pièces où l’on s’avise de parler religion et vertu. Il y a toujours quelque Acteur qui fait
ous les beaux discours qu’on prête à d’autres Acteurs. Faut-il que la religion soit toujours maltraitée, lors même qu’on fait se
3 (1773) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre quinzieme « Réflexions morales, politiques, historiques, et littéraires, sur le théatre. — Chapitre II. Suite d’Elisabeth d’Angleterre. » pp. 33-82
Catholiques pour se maintenir dans le gouvernement. Toutes deux sans religion n’en arborant une que par politique & en appa
s que si jamais Elisabeth montoit sur le trône, c’en étoit fait de la religion Catholique en Angleterre ; ce que la suite de sa
e, monta sur le trône, refusa la main de Philippe, & détruisit la religion catholique. Quoiqu’il en soit, Elisabeth devoit t
raison primitive de cette animosité de femme, que la haine contre la religion Catholique dont Philippe étoit le plus puissant &
r de qui Madame de Villedieu a composé un roman. Ce jeune Prince sans religion qui malgré sa mère & son frère, sacrifioit to
able aux yeux de Philippe, jaloux de son autorité, & zélé pour la Religion qui risquoit de perdre une partie de ses États, &
& sans la consulter, Jacques Roi d’Ecosse, dont il connoissoit la religion & la douceur, & qui d’ailleurs étoit l’hé
ux Protestans, les Calvinistes aussi opposés que les Catholiques à la Religion Anglicane, faisoient plus du bruit qu’eux, &
s, les Spectateurs ennuyés, il falloit laisser tomber la toile. Sa religion . Acte premier. Indifférence pour la Religion.
mber la toile. Sa religion. Acte premier. Indifférence pour la Religion . Il est certain que ses partisans même en convien
s même en conviennent qu’Elisabeth ne fut jamais dévote, même dans la Religion qu’elle professoit : jamais aucun exercice de pié
it quelque exhortation. Dans la vérité cette Princesse n’avoit aucune Religion , les favorisoit ou les combattoit toutes selon so
nt tous ce qu’ils jouent, ils ont toutes sortes de sentimens & de religions sur la scène ; ils n’en ont réellement aucun quan
hes qui tolérent tout, s’accommodent à tout, & dans le fonds sans religion , sine Deo in hoc mundo . Faut-il chercher des co
e pas qu’on ne puisse trouver le repos de la conscience dans toute la Religion  ; ce n’est pas la Religion qui la sanctifie la co
er le repos de la conscience dans toute la Religion ; ce n’est pas la Religion qui la sanctifie la conscience, mais la conscienc
n qui la sanctifie la conscience, mais la conscience qui sanctifie la Religion  ; la Religion est sainte pour tous ceux qui viven
ifie la conscience, mais la conscience qui sanctifie la Religion ; la Religion est sainte pour tous ceux qui vivent pieusement ;
e déréglée. On peut être homme de bien, & méchant dans toutes les Religions  ; on estime la gloire d’un Prince quand il règne
si la gloire de Dieu ne devient pas plus grande par la diversité des Religions . Selon le passage, il y a plusieurs demeures dans
on de mon père. Cette réponse ne permet pas de douter que toutes les Religions ne lui fussent indifférentes par un système qui l
cesse à qui on donne un esprit supérieur. Qu’est-ce que sanctifier la Religion par la conscience, non la conscience par la Relig
ue sanctifier la Religion par la conscience, non la conscience par la Religion  ? La Religion a-t-elle besoin d’être sanctifiée ?
la Religion par la conscience, non la conscience par la Religion ? La Religion a-t-elle besoin d’être sanctifiée ? n’est-elle pa
er ? La conscience est un jugement, on la dirige, on l’éclaire par la Religion . Qu’est-ce que sanctifier un jugement ? Si on veu
r cette direction sanctification, qui peut mieux la sanctifier que la Religion  ? Toutes les Religions donnent le repos de la co
ification, qui peut mieux la sanctifier que la Religion ? Toutes les Religions donnent le repos de la conscience  ; par conséque
i en doute, il choisira la sienne. Dieu est glorifié par différentes Religions , comme les Princes par différens peuples. Il n’y
gions, comme les Princes par différens peuples. Il n’y a donc pas de Religion revelée ; Dieu peut-il parler aux hommes, & n
ce qu’il a dit, & qu’on fasse ce qu’il a ordonné ? Si toutes les Religions sont idifférentes, pourquoi persécuter les Cathol
décorations différentes. Tous les siècles, tous les pays, toutes les religions y jouent leur rôle, une Actrice est cosmopolite,
y jouent leur rôle, une Actrice est cosmopolite, elle joue toutes les Religions , & n’en a aucune. Le tourbillon, le cahos de
de problème, la moitié de l’Europe flottoit incertaine entre les deux Religions , Catholique & Protestante, son père & sa
sœur vécut & mourut Catholique. Le Protestantisme n’étoit pas une Religion formée, sur-tout en Angleterre où elle n’est qu’u
que l’intérêt, c’est le vrai mobile des Princes & des Sujets ; la Religion lui est sacrifiée, l’intérêt est le seul évangile
ifiée, l’intérêt est le seul évangile qu’on consulte. Acte deuxième. Religion Anglicane. Quoiqu’Élisabeth protégeât les Protest
n’étoit pas Protestante ; elle balançoit , dit Bayle, entre les deux Religions , & n’agissoit que par politique. La Religion
le, entre les deux Religions , & n’agissoit que par politique. La Religion Anglicane n’est ni Protestante, ni Catholique ; c
i s’intéressent aussi peu pour l’ancien que pour le nouveau culte. La religion d’Élisabeth, plus libre que celle de Henri son pè
isoit-elle, le gouvernement d’une Église couverte de haillons. Cette Religion de femme est semblable à la chimère d’Horace : D
à chacune. C’est une erreur, une ch mère, Dieu ne veut point dans la Religion le mêlange de l’erreur & de la vérité, qui n’
; toute sa vie est une espèce de logogriphe. Ce n’est pas que dans la Religion comme dans la société il ne faille aux hommes que
intérêts de la piété ; mais on a raison de se moquer d’un système de Religion bisarre & inouï dans le Christianisme, dont u
s tous les Controversistes Anglois le faux & l’absurdité de cette Religion de théatre. Il nous suffit d’avoir mis sous les y
e risible : Voilà la première scène de la comédie, la Reine fait une Religion de femme, aussi riche en vanité que vide de modes
on propre système d’indifférence ; car si on est libre d’embrasser la Religion que l’on veut, selon la conscience, comme nous av
oute la terre à la représentation de ses comédies. Acte quatrième. La Religion Protestante. Les Ambassadeurs des Provinces-Unies
s contre le Roi d’Espagne, & voulant l’intéresser par des vues de religion , elle répondit : Ce n’étoit pas la peine de fair
oncerter les Ambassadeurs  ; il y a bien là aussi de quoi juger de la religion & du caractère comédien de cette Actrice qui
s même la décence des termes, méprisant également l’une & l’autre Religion dans l’action des Rois la plus sérieuse. Toute sa
& l’Angleterre donnèrent à l’Europe une comédie où l’on jouoit la Religion . Charles IX eut une fille, & choisit pour mar
n divinis ; une marreine est une seconde mère & une caution de la Religion de la baptisée. Quelle mère & quelle caution,
rd son frère. Charles IX n’étoit ni son parent ni son allié, ni de sa Religion , il étoit au contraire beau-frère de Marie Stuart
par-tout la tolérance, qui font un crime de la fermeté à maintenir la Religion , élèvent jusqu’au ciel une femme qui toute sa vie
ent ? Elle élargit d’abord tous les prisonniers arrêtés pour cause de Religion , précipitation imprudente ; il pouvoit y en avoir
air patelin & mystérieux : Il y a encore quatre prisonniers pour religion qui ne sont pas delivrés, Mathieu, Marc, Luc, &am
ajouter Pierre, Paul, Jacques & Jude sur les Epitres desquels la Religion est fondée comme sur les évangiles. Ce tabarinage
théatre, & cependant persécute les Catholiques & détruit leur Religion . Le massacre de la Saint Barthelemi fit voir son
fut offensée & n’avoit pas tort, il abandonnoit ses amis & sa Religion , se mettoit dans la nécessité de les combattre, &
’après avoir été long-temps à la tête du parti, il avoit renoncé à sa Religion , par crainte sous Charles IX qu’il y étoit retour
ponsables, fussent-elles vraies, ne doivent pas décider du sort de la Religion & de l’Etat. Mais il ne faut pas confondre le
ait mourir de Rois ; l’Angleterre a fait plus de renversemens dans la Religion & dans l’Etat, en moins d’un siècle, que tous
on enfance pour gouverner despotiquement l’Écosse, & y établir la Religion Protestante, elle lui donna un Tuteur & un Pr
-tout & contre la volonté de sa mère ; elle le fit élever dans la Religion Protestante, & une si entière dépendance de l
te Catholique, il étoit Protestant, Elisabeth lui avoit fait sucer sa Religion avec le lait, & l’y avoit entretenu ; il s’y
Reine Jacques, Regina Jacobus, qui le premier des Stuart abandonna la Religion Catholique & acheva de la perdre dans ses Eta
lle est innocente du crime dont on l’a accusée, qu’elle meurt dans la Religion Catholique Apostolique & Romaine prête à perd
ine prête à perdre mille couronnes & mille vies pour cette sainte Religion qui fait tout son crime ; qu’elle pardonne de bon
lières où elle se trouva de l’ébranlement de l’Europe, des guerres de Religion où elle entra, des mariages qu’elle refusa firent
e, vaine, orgueilleuse, cruelle, emportée, avare & prodigue, sans Religion sans pudeur, sans probité ; elle établit par le f
sans pudeur, sans probité ; elle établit par le fer & le feu une Religion scandalense & absurde. Que faut-il de plus po
Mais à la balance de la justice & de la vérité, au tribunal de la Religion & de la vertu, ce ne fut qu’une Comédienne d’
4 (1825) Encore des comédiens et du clergé « CHAPITRE X. De la protection due aux Comédiens par le ministère public, contre les entreprises du fanatisme. » pp. 174-185
ns doute donner eux-mêmes les marques du plus profond respect pour la religion , et témoigner de la vénération pour les ministres
n ce qui les concerne les ministres du culte qui, par un faux zèle de religion , manqueraient au respect qu’ils doivent au souver
ministère public est trop éclairé sur les intérêts de l’Etat et de la religion , et il est trop pénétré de ses devoirs envers le
lveillants et ambitieux, qui nuisent essentiellement à l’Etat et à la religion . MM. les procureurs du roi doivent informer de c
s les allégations du prêtre, se trouveraient en contradiction avec la religion . C’est ainsi que serait atténué le respect inviol
publiquement, ce que le roi et les lois constituent et protègent. La religion est dans l’Etat, et non l’Etat dans la religion.
uent et protègent. La religion est dans l’Etat, et non l’Etat dans la religion . Telle est la volonté du prince, manifestée dans
manifestée dans l’article 6 de la Charte, qui s’exprime ainsi : « La religion catholique, apostolique, et romaine, est la relig
ime ainsi : « La religion catholique, apostolique, et romaine, est la religion de l’Etat. » L’Eglise n’a donc aucun droit de fa
car c’est par la volonté et l’autorité du prince et de la loi, que la religion existe dans l’Etat ; si cette volonté avait été c
gion existe dans l’Etat ; si cette volonté avait été contraire, cette religion n’y existerait pas, ou du moins elle n’y aurait p
urait pas la supériorité que la Charte lui donne ; par conséquent, la religion n’est là que parce que le prince l’a voulu, c’est
e parce que le prince l’a voulu, c’est sa puissance qui l’a instituée religion de l’Etat ; or, la puissance qui institue, est to
s chrétien, qu’il veut maintenir la Charte, qui est un acte contre la religion , nous ne devons point prier pour lui, pas plus qu
la plus infecte, et foulaient audacieusement à leurs pieds, la vraie religion chrétienne, les préceptes de Jésus-Christ et la m
5 (1825) Encore des comédiens et du clergé « CHAPITRE IX. Des entreprises de la puissance spirituelle ecclésiastique, contre la puissance temporelle séculière. » pp. 149-173
tion religieuse, qui tend évidemment à dénaturer et anéantir la vraie religion chrétienne qui ne respire que la paix et la chari
d’autres moyens, et le tout pour la gloire de Dieu et l’intérêt de la religion , comme si le ciel avait besoin de crimes pour mai
e des troubles suscités par un fanatisme ambitieux, et des guerres de religion empreintes du caractère particulier d’une cruauté
un bras armé pour maintenir sa propre autorité et faire respecter la religion , non seulement par le peuple, mais encore par les
ctions, comme vicaires de Jésus-Christ, ont abusé de la majesté de la religion pour prétendre mal à propos à une supériorité dir
ait-on pas que cette société anti-chrétienne se moque également de la religion comme de la morale, et qu’elle se livre avec impu
cesse agissante a tout osé, car elle a renversé de fond en comble la religion chrétienne pour y substituer une nouvelle religio
fond en comble la religion chrétienne pour y substituer une nouvelle religion de son invention, une religion jésuitique, mais i
étienne pour y substituer une nouvelle religion de son invention, une religion jésuitique, mais infâme, car leurs maximes favori
ion jésuitique, mais infâme, car leurs maximes favorites sont, que la religion ne peut se soutenir et triompher, que par le pouv
mmis avec une direction d’intention, ils ont pour but l’intérêt de la religion et de la gloire de Dieu. Quel est l’homme de bonn
l est l’homme de bonne foi, qui oserait reconnaître dans cette atroce religion jésuitique, la vraie et sublime religion chrétien
econnaître dans cette atroce religion jésuitique, la vraie et sublime religion chrétienne, qui ne veut se propager, que par la d
qu’on a vu des Papes ambitieux et audacieux, employer les armes de la religion , si imposantes sur l’esprit des hommes, pour renv
ts civils, et qui, sous ce rapport, sont entièrement indépendants des religions . Le droit naturel est en effet bien distinct du d
es religieuses, ils mettraient en action leur principe favori, que la religion ne peut se soutenir que par la force et la terreu
u’on doit obliger chaque particulier à se soumettre aux pratiques des religions qui furent si souvent vides de charité ! Les vexa
secte désorganisatrice. On ne sait que trop, combien l’intolérance en religion comme en politique, fut toujours le fléau de la c
résistent à celui-là lorsqu’ils croient qu’il y va de l’intérêt de la religion , mais en confondant bien aisément et trop souvent
l’assassiner, ou de l’empoisonner par trahison, dans l’intérêt de la religion et pour la gloire de Dieu. M. de Sénancourt, mon
manifester d’immenses vérités utiles au roi, à l’Etat, et à la vraie religion chrétienne et évangélique. Il prétendra que j’ai
6 (1763) Réflexions sur le théâtre, vol. 1 « CHAPITRE IV. Des Pièces pieuses. » pp. 68-95
es premières pièces qui ont paru en France étaient les mystères de la Religion et les actions des Saints de l’ancien et du nouve
cle pouvait avoir de défectueux, on voit aisément que les mœurs et la religion n’ont rien gagné au change. L’intention des premi
es gestes, les mœurs des spectateurs et des auteurs, d’un exercice de religion firent un scandale. On fut obligé de l’abolir. Le
ligion firent un scandale. On fut obligé de l’abolir. Les mœurs ni la religion n’ont rien gagné au nouveau théâtre. Les Italiens
eur perfection fait leur poison. Ils n’ont pas même cette teinture de religion qui faisait le fond et avait été l’origine de l’a
ctateur et l’acteur ? Les Confrères ajoutaient des bouffonneries à la religion , mauvaise broderie sur une riche étoffe ; aujourd
se broderie sur une riche étoffe ; aujourd’hui on sème quelque mot de religion sur le fond de la passion, c’est une perle dans l
donner le champ libre au crime, et à prendre quelquefois un masque de religion . L’un est un homme de bien qui s’oublie, l’autre
oduisent un mauvais effet, en inspirant du mépris pour eux et pour la religion . Les Protestants par ce moyen se sont confirmés d
romans et aux poèmes épiques. L’un nuit à l’autre. La sainteté de la religion fait mépriser la frivolité de la fable, les gens
bien triste, le goût de la corruption fait mépriser la sainteté de la religion . Que n’a-t-on pas dit contre les anciens Légendai
s galantes et de vertus héroïques. Si ces Auteurs ont voulu servir la Religion , ils ont mal réussi, ils n’ont fait au contraire
urt-il moins de risque de perdre, à son grand malheur, tout esprit de religion  ? C’est bien là qu’on peut dire avec le Duc de Mo
s intermèdes ou des chœurs (Etait-ce dans Moreau piété ou ruse, et la religion y eût-elle gagné ?). On a trouvé le moyen d’en em
n converti, comme les Païens faisaient de leurs pièces un exercice de religion . Les beaux esprits ne manquaient pas au christian
autres. Mais jamais les premiers fidèles ne respectèrent assez peu la religion pour l’abandonner aux yeux et aux oreilles profan
seul point de vue qu’il soit permis de mettre sur la scène. Jamais la religion ni les mœurs n’approuveront qu’on les y expose av
e comprendrai jamais que quand on a de l’honneur, de la pudeur, de la religion , on puisse être flatté de se voir comparer au Die
u de succès : et les libertins qui ont quelquefois essayé de jouer la religion , n’ont pas été plus heureux. C’est la judicieuse
eût goûtées, quoiqu’il y ait des scènes très comiques. Ce mélange de religion et de comédie, de controverse et de ridicule, de
a plupart des hommes trouvent un goût singulier dans ce qui touche la religion , et que la religion en est comme la sauvegarde ?
trouvent un goût singulier dans ce qui touche la religion, et que la religion en est comme la sauvegarde ? La perte de ces trai
e prendraient pour un délire. Je le tiens à ceux qui par un esprit de religion voulant des pièces pieuses, doivent être pleins d
er ; plaire à Dieu, plaire au monde, etc., voilà deux morales dont la religion et la comédie présentent le contraste perpétuel.
on au théâtre des décorations qui représenteraient les mystères de la religion , les Apôtres, les Martyrs ? et on voudrait en aut
he contre la vraisemblance et le costume, mais parce qu’il insulte la religion et la vérité. Ce tableau, fût-il de Raphaël ou de
? Ce Peintre serait regardé comme un impie, qui aurait voulu jouer la religion . Mais que ferait-il, que ce que fait la comédie ?
ités, les décorations, la Chammelé, voilà le grotesque qui dégrade la religion . On blâme, avec raison un Religieux, un Ecclésias
utres. C’est jusque là que ces Princes portaient leur respect pour la religion . Ils ne croyaient pas convenable que des Actrices
oudra me persuader que ces pièces, appelées saintes, sont utiles à la religion , contre laquelle tout semble s’y être ligué ? Ce
a scène, et de convertir les Comédiens, en les tournant du côté de la religion . Belle chimère d’un zèle peu éclairé ! Les gens d
roles, les couleurs ne font ni bien ni mal. Mais l’homme, obligé à la religion et à la vertu, ne peut les blesser, même pour se
rôle pieux. Ces rôles comportent de l’humilité, de la modestie, de la religion , de la charité, en un mot, les vertus chrétiennes
7 (1825) Encore des comédiens et du clergé « TABLE DES MATIERES. » pp. 229-258
l’instruction de la jeunesse. Page 25 Efforts des prêtres des fausses religions , pour fatiguer l’esprit humain et pour égarer la
tage nécessaire du peuple, qu’il est dangereux pour l’Etat et pour la religion de lui accorder une instruction approfondie. Que
jouent la comédie. Page 53 C’est tout à la fois se rendre utile à la religion et à l’Etat, que de démasquer les hypocrites et l
igion et à l’Etat, que de démasquer les hypocrites et les tartufes en religion comme en politique. Page 54 L’auteur justifie le
bbé de La Mennais, auteur de l’Essai sur l’indifférence en matière de religion . Page 70 Voyages de l’abbé de La Mennais en Suiss
pectacle sur les théâtres. Page 102 Les Jésuites, grands comédiens de religion et de vertu, s’adonnèrent également au théâtre. P
age 105 Le clergé, à des époques plus ou moins reculées, employait la religion , à l’exemple des païens, pour émouvoir puissammen
s, de mystères et de croyances. Page 127 Les comédiens, eu égard à la religion , doivent être considérés à l’égal des autres cito
Page 146 De l’autorité temporelle, considérée comme protectrice de la religion . Page 147 De la corruption du clergé à diverses é
eu. Page 150 Efforts des jésuites pour dénaturer et anéantir la vraie religion chrétienne. Page 151 Origine de la doctrine infâm
156 La société des Jésuites anti-chrétienne se moque également de la religion comme de la morale. Page 156 Caractère odieux de
nt de la religion comme de la morale. Page 156 Caractère odieux de la religion jésuitique. Page 157 De l’ultramontanisme des anc
ain. Page 175 Du respect et de la vénération, qui sont dus, envers la religion et envers les ministres du culte. Page 176 De la
nt à exciter l’anarchie et le mépris contre le souverain. Page 180 La religion est dans l’Etat, et non l’Etat dans la religion.
ouverain. Page 180 La religion est dans l’Etat, et non l’Etat dans la religion . Page 181 Article VI de la Charte, concernant la
tat dans la religion. Page 181 Article VI de la Charte, concernant la religion de l’Etat. Page 181 Le Clergé institué dans l’Eta
est vraie. Page 200 Réflexions sur les vérités légales en matière de religion . Page 201 Les vérités légales en matière de relig
es en matière de religion. Page 201 Les vérités légales en matière de religion devenant lois d’Etat, condamnent à mort quiconque
e auteur du livre des Crimes de la presse affaiblit les preuves de la religion , s’il était possible, par une pétition de princip
presse, à l’exemple de la secte jésuitique, se moque également de la religion , comme de l’art de raisonner. Page 206 Principes
r. Page 206 Principes de la secte ultramontaine, qui considère que la religion chrétienne doit être maintenue par la force et la
8 (1763) Réflexions sur le théâtre, vol. 1 « CHAPITRE V. Des Pièces tirées de l’Ecriture sainte. » pp. 96-119
in est digne de tout notre respect. On a toujours cru dans toutes les religions que les choses saintes ne doivent pas être prodig
i depuis bien des siècles ont des comédies, n’ont jamais vilipendé la religion jusqu’à mettre leurs Dieux, leurs Bonzes, leurs M
, ce sont leurs amis, ce sont les gens du monde, qui sous prétexte de religion , dont quelquefois ils ne s’embarrassent guère, fo
es pièces de théâtre, seule capable de réconcilier le théâtre avec la religion , si cette paix était possible. Le saint Concile d
C’était toujours un mal de moins ; si les mœurs étaient exposées, la religion était respectée. Le fameux Mariana, que le P. le
hocle. Voilà donc le fruit de ces pièces, elles achèvent de perdre la religion . N’avez-vous, Seigneur, daigné parler aux hommes
Acteur ! quels interprètes ! quels Théologiens ! Que savent-ils de la religion  ? quels Pères, quels commentateurs ont-ils lus ?
Dieux éclos du cerveau des Poètes. » Surtout ont-ils cet esprit de religion , de droiture, de docilité, si nécessaire pour en
se familiarisant si fort avec le Dieu des armées, montre-t-on plus de religion  ? Au reste, combats-je ici des fantômes ? Les piè
er avec plus de sécurité et pratiquer avec moins de remords ce que la religion semble avoir consacré, et faire mépriser une hist
par des intentions plus criminelles, y cherchent même à abuser de la religion , et à la rendre méprisable. Le P. le Brun, Disc. 
réface se vante avec complaisance d’avoir réconcilié la scène avec la religion . Les femmes surtout, qui y venaient en foule, cro
ont bien étonnés de voir cet étranger se glisser parmi eux, et parler religion . Les Prêtres et Prêtresses de Bacchus et de Vénus
rs étaient-ils bien dignes de Corneille, qui passait pour avoir de la religion  ? On lui en fit des reproches, il en sentit l’ind
lens. Jugez s’il eût approuvé qu’on étalât, ou plutôt qu’on avilît la religion , en la faisant monter sur la scène. Eusèbe rappor
rce le peuple de quelque bon principe de morale, de quelque vérité de religion , et tâche d’endormir le zèle qui le combat, par q
Arlequin. Après avoir gravement prononcé des lois de continence et de religion , ce sera un extravagant et un libertin : quelle p
odie indécente des livres saints, et un attentat sur la majesté de la religion , et on ne voit pas en effet des sujets pris de l’
mettant les pièces ordinaires, s’ils ne blessent pas la majesté de la religion , ils ne ménagent guère la pureté de la morale, et
placé. Par le scandale qu’il donne, un Comédien qui s’avise de parler religion et vertu, est un nouveau Balaam, qui malgré lui p
ui barrait son chemin ; l’Acteur franchit toutes les barrières que la religion et la vertu lui opposent. Voici une idée singuliè
dre que la moitié du prix à l’entrée. » Qu’on juge que deviendrait la religion , si elle était abandonnée au théâtre de la foire,
re qu’il était, homme de condition et de probité, paraît partout sans religion et sans connaissance de la religion. Ne dit-il pa
t de probité, paraît partout sans religion et sans connaissance de la religion . Ne dit-il pas, deux pages après, que « la commun
parlerait-il plus mal, (pag. 658.) que « le Roi doit réduire toute la religion au seul article de la pratique de la charité ». C
religion au seul article de la pratique de la charité ». Comme si la religion n’avait ni mystères à croire, ni sacrifices à off
9 (1763) Réflexions sur le théâtre, vol. 1 « CHAPITRE VII. De l’idolâtrie du Théâtre. » pp. 143-158
ne se piquèrent jamais de noblesse, moins encore de bonnes mœurs, de religion , de sagesse et de charité. Contents de recevoir d
omme un paradoxe ridicule que les comédies aient été des exercices de religion pour honorer la Divinité, et les Acteurs une sort
sorte de Prêtres chargés de ce culte. En effet, s’il s’agissait de la religion Judaïque, ou de la religion Chrétienne, ce serait
ce culte. En effet, s’il s’agissait de la religion Judaïque, ou de la religion Chrétienne, ce serait une impiété et une extravag
u peuple, et pour y mieux réussir, qu’on consacrât tous ces jeux à la religion  : « Ludis publicis popularem lætitiam moderanto,
tes les firent mépriser et traiter d’infâmes, quoiqu’on conservât par religion , par amusement et par politique, des spectacles d
dont la sagesse et la vertu ne s’accommodèrent jamais. Cette idée de religion ne leur sauva pas une infamie si bien méritée. Le
s fêtes, elles ne furent plus que des amusements, et non des actes de religion , que dans certains temps où elles concouraient av
rdaient comme contraires aux bonnes mœurs, quoique fondés d’abord par religion , et ne représentant que des objets pour eux relig
des Païens. Un Païen qui viendrait de l’autre monde, y trouverait sa religion  : un des premiers Chrétiens y verrait les mêmes h
répétés et ressassés, qui n’ont plus que de la fadeur. Je parle de la religion , qui pour peu qu’on ait de zèle pour la gloire du
rifice du cœur et de la conscience, et à faire du langage sacré de la religion le jargon aussi ridicule qu’impie de ces climats
cident, et elle produira les mêmes pernicieux effets, surtout pour la religion , partout où elle sera dominante. Les spectacles a
s pour gouverner : « Romanos rerum dominos gentemque togatam !  » La religion se trouve aussi mêlée dans l’origine du théâtre,
surtout le Chrétien, soit naturellement entraîné à mettre partout la religion  : intention bonne sans doute, et dont la grossièr
alités et aux mystères, et par un mélange monstrueux déshonorèrent la religion , qu’on avait d’abord voulu honorer. On en rougit 
core de pieux, on fit tout le contraire, on supprima tout ce reste de religion qui embarrassait la passion, et on mit le vice à
conserva que ce qui pouvait plus efficacement flatter et séduire. La religion n’y a plus paru que comme un amusement qui vient
10 (1771) Sermons sur l’Avent pp. 103-172
dérer, Messieurs, sous deux faces differentes. L’une par rapport à la Religion , l’autre par rapport au monde. En les considéran
n, l’autre par rapport au monde. En les considérant par rapport à la Religion , on pourroit dire, qu’ils sont un renoncement au
on peu convenable à des Chrétiens, & une grande indecence pour la Religion . Etiamsi non haberent crimen, habent tamen maxima
Spectacula pompæ sunt. Salv. de Gub. Dri. Libr. 6. J’ajoûte, que la Religion & le monde se trouvant sur ce sujet dans des
s contraires, se sont livré l’un à l’autre des combats continuels. La Religion se croyant deshonorée par les spectacles, les a r
s spectacles ont esté, & sont encore aujourd’huy, à l’égard de la Religion & du monde. Une grande indecence pour la Reli
à l’égard de la Religion & du monde. Une grande indecence pour la Religion , que la Religion a toujours condamnée. Une des pl
eligion & du monde. Une grande indecence pour la Religion, que la Religion a toujours condamnée. Une des plus dangereuses po
. Je veux seulement, sans en dire, ny trop, ny trop peu, justifier la Religion qui les condamne, condamner le monde qui les just
ur changer de sentiments. Il I. Partie faut convenir d’abord, que la Religion n’est pas si ouvertement attaquée dans les specta
’y fait pas profession ouverte de l’idolâtrie, ennemie capitale de la Religion , du moins on y en conserve des restes malheureux.
des restes malheureux. J. Ch. auteur & consommateur de cette même Religion , y est contredit. Le saint Esprit, qui en est le
xprimer le mal que je combats. L’idolâtrie, Art. 1. Indecence pour la Religion . 1. dit saint Cyprien, est la mere des spectacles
nt de passion pour un reste profane de la plus mortelle ennemie de la Religion . Saint2. Paul appelle J. Ch. l’auteur & le co
. saint-Esprit est le cœur, c’est-à-dire le principe de la vie, de la Religion , & son divin consolateur. Il est donc juste d
œuvres de chair & de sang ! D’ailleurs,5. tous les devoirs de la Religion roulent sur deux maximes capitales, qui sont d’év
peut-estre en avez-vous fait une expérience funeste : Quoy donc ? La Religion , que vous professez, vous engage indispensablemen
es exemples embellis & autorisez de vengeance & de colere. La Religion nous enseigne deux grands moyens de conserver &am
tus la plus attaquée sur le Theatre, c’est la pureté, la gloire de la Religion , le plus riche fleuron de la Couronne de l’Eglise
s saintes sur la scene, Asmodée n’en sortira jamais. Aussi Art. 2. La Religion les condamne. la Religion se sentant deshonorée p
modée n’en sortira jamais. Aussi Art. 2. La Religion les condamne. la Religion se sentant deshonorée par ces sortes de divertiss
sition qu’ont ces divertissements profanes avec la sainteté de nostre Religion , & avec les engagements de nostre Baptême. Sa
la pratique des personnes de pieté. Tout cela vient au secours de la Religion , pour condamner les spectacles qui la deshonorent
soit si commune, & qu’estant si universellement condamnée par la Religion , le monde témeraire ose entreprendre de la justif
e. Vous avez vû, que les spectacles sont une grande indecence pour la Religion , que la Religion a toujours légitimement condamné
que les spectacles sont une grande indecence pour la Religion, que la Religion a toujours légitimement condamnée. Vous allez voi
e ces objets excitoient les passions, au lieu que toute l’étude de la Religion est de les combattre, de les affoiblir, & du
nnent n’ont aucun droit de se divertir ; car dans les principes de la Religion , le divertissement n’est permis, qu’à ceux qui on
feroit monter les vertus Chrétiennes sur le Théatre, bien loin que la Religion en fût servie, elle en seroit outragée. Dieu ne v
r entreprendre de les justifier, il faut nécessairement ou ignorer la Religion , ou se déclarer sectateur de ce monde corrompu, d
ns sa corruption comme un spectacle qui vous épouvante. Considérez la Religion dans sa sainteté comme un spectacle qui vous cons
. Partie Cypr. contr. Histr. ad Eucrat. Art. 1. Indecence pour la Religion . 1. 2. Hebr. 12. 2. Luc. 2. 34. Matth. 5. 5.
r. Libr. de Aleat. Salv. Hab. 1. 13. 7. Eccli. 9. 5. Art. 2. La Religion les condamne. 1. Chrys. in Matth. Hom. 6. Genn.
11 (1825) Encore des comédiens et du clergé « CHAPITRE XI. De l’excommunication considérée comme injuste et par conséquent nulle, de la part des prêtres qui anathématisent les Comédiens, morts sans les secours spirituels de l’Eglise. » pp. 186-211
traité par l’église, comme tous les autres citoyens qui professent la religion chrétienne. Le prêtre qui refuse les prières de l
bus de puissance est tout à fait contraire à l’esprit de notre sainte religion et à la volonté de notre législation. Le clergé d
accompagnées de farces licencieuses, était tout à fait nuisible à la religion . L’autorité séculière défendit enfin aux prêtres,
ci de ne plus prendre leurs sujets de comédie dans les mystères de la religion . Dans l’animadversion que le clergé témoigne cont
comédiens entrer dans nos temples, participer aux exercices de notre religion , faire des aumônes, rendre le pain béni, etc., et
criminelles, tant de troubles, tant de désordres, tant de guerres de religion , tant d’assassinats et de régicides, dont malheur
que la vérité est vraie, et que celui qui ose nier la vérité de notre religion , qui est vraie, (et à cet égard son antagoniste n
sonnement, que quiconque se refuserait de croire aux vérités de notre religion , devenues vérités légales, celui-là sera rebelle
qu’il ne s’est pas aperçu, qu’en voulant démontrer les vérités de la religion chrétienne, par une pétition de principe, il en a
st vraie, il a manqué de respect envers les mystères révélés de notre religion , en employant pour les défendre, des arguments pu
ne recule pas, lorsqu’il faut fouler à ses pieds les principes de la religion chrétienne, et les maximes de l’évangile ? Il se
on chrétienne, et les maximes de l’évangile ? Il se moque ainsi de la religion , comme il se moque, depuis si longtemps, de l’art
temps, de l’art de raisonner. La secte ultramontaine considère que la religion , sous le point de vue qu’elle l’envisage, ne peut
par la force, que par la terreur et par les supplices, tandis que la religion chrétienne, et je me fais un devoir de le répéter
ie, irréligieux, athée, et séditieux, et ce ne sera qu’en haine de la religion , si je suis parvenu à prouver qu’il a complètemen
t des principes dangereux et véritablement nuisibles à l’Etat et à la religion . C’est enfin le devoir du ministère public, de dé
12 (1823) Instruction sur les spectacles « Chapitre VI. Les spectacles produisent et favorisent l’incrédulité. » pp. 86-89
logie dans les théâtres est d’embellir les aventures romanesques : la religion n’y est traitée qu’avec indécence. Les dieux, les
ués que du sceau de la haine et du mépris. Sous l’emblème des fausses religions on attaque la véritable : Mahomet, les Vestales,
dre, et d’y semer des traits les plus marqués contre les dogmes de la religion chrétienne. Ces tableaux tragiques remplissent l’
sentation de leurs tragédies, qu’ils n’ont point pensé, en matière de religion , comme Sophocle et Euripide ? Ce sont des héros q
ans les grandes villes, aurait bien de la peine à se persuader que la religion chrétienne fût la religion de l’Etat.
ait bien de la peine à se persuader que la religion chrétienne fût la religion de l’Etat.
13 (1772) Réflexions sur le théâtre, vol 9 « Réflexions sur le théâtre, vol 9 — RÉFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE NEUVIEME. — CHAPITRE IV. Pieces singulieres. » pp. 107-153
tyre de tout le monde, du Maréchal, qu’on dit sorcier, libertin, sans religion , mauvais Capitaine, qui pilloit par-tout, & n
e la justice & le bon ordre ne permettent pas de pardonner. Si la Religion pouvoit se réconcilier avec le Théatre, Metastasi
dans ses dangers, dans ses passions, dans ses crimes, si opposés à la religion & à la vertu. Cet emploi de l’Ecriture seroit
ans avoir besoin d’édit, pensoit ce qui lui plaisoit, Il n’y a que la Religion Chrétienne qui fasse de la foi intérieure une obl
donner cette liberté ; il peut tolérer la profession extérieure de la religion , mais la conscience n’est pas de son ressort. Il
abandonnoit intérieurement la vraie foi. C’est la manie des gens sans religion ou sans lumiere de ramener tout au ton & à l’
er ? Constantin permit dans tout l’empire, & embrassa lui-même la Religion Chrétienne, & laissa les Payens dans leur cul
es ? Peut-on même dire qu’il l’accorde aux Chrétiens ? Il embrasse la Religion , il bâtit plusieurs Eglises, & fait assembler
olérer le Christianisme ? Peut-on dire que le Roi de France tolere la Religion Catholique, & donne aux Catholiques la libert
amp; donne aux Catholiques la liberté da conscience ? Mettre les deux religions de niveau, c’est les méconnoître toutes deux, &am
, son dénouement, son langage, la liberté de conscience de toutes les religions . Il est à désirer, dit-on, qu’on puisse représent
la félicité publique de tous les Etats, la destruction de toutes les religions . Le Héros de la piece est un jeune Guebre ou Pars
la piece est un jeune Guebre ou Parsis, dont l’Empereur a défendu la religion . On transporte les Parsis en Syrie, dans le gouve
e s’y sont établis, jamais Empereur Romain n’a défendu ni permis leur religion . Les Prêtres Payens (car il faut bien lancer quel
amais avant le Christianisme on n’a fait mourir personne pour fait de religion . Ni le Sénat, ni le Prince, ni les Pontifes ne s’
Ni le Sénat, ni le Prince, ni les Pontifes ne s’embarrassoient de la religion des vaincus : chacun conservoit librement la sien
idoles, ont pu déplaire au peuple, & alarmer le gouvernement. La religion des Perses, qui adoroient le feu, pouvoit-elle ch
ques familles des anciens Persans, élevées, comme les autres, dans la religion de Zoroastre & des Mages, qui lors de l’invas
es y ont défriché quelque désert, & s’y sont maintenues dans leur religion . Personne n’a songé à les y poursuivre. L’Auteur
ut de l’Auteur est d’établir la loi naturelle & l’indifférence de religion . Il fait de cette loi & de son Divin Auteur u
a porte du Paradis. On fait un éloge outré de Zoroastre, auteur de la religion des Guebres ; on n’en diroit pas davantage du Mes
che en paix la lumiere. Ce n’est pas tolérance, c’est indifférence de religion , qui les regarde toutes de même œil, dans une par
nité, sont ils si indifférens qu’on doive les abandonner ? Toutes les religions sont-elles également bonnes ? & s’il en est u
eulent s’immoler pour leur maîtresse. Ces traits ne tiennent à aucune religion en particulier. L’humanité, la reconnoissance, la
hoix affectés sont, 1.° de faire l’éloge des Protestans & de leur religion aux dépens des Catholiques, en leur attribuant ex
, & par un parallelle très-naturel conduire à la préférence de la religion par l’estime de ceux qui la professent. Je ne sai
religion par l’estime de ceux qui la professent. Je ne sais de quelle religion est l’Auteur, mais sûrement il n’est pas Catholiq
une tolérance civile, c’est-à-dire souffrir l’exercice public de leur Religion , & l’Eglise garder le silence. Mais ni le Roi
i dans leur état, ni dans leur créance. Ce n’est point une affaire de religion , c’est un procès criminel, bien ou mal jugé, cont
sassinat qu’on a voulu punir, quel qu’en ait été le motif, de quelque religion qu’ait été le coupable. Catholique, Protestant, J
eût également fait expirer le parricide sur la roue. Ce n’est pas la religion , c’est le crime qu’on a condamné ; la créance ne
sser, ils en sont les maîtres ; mais qu’en conclure pour ou contre la religion Protestante ? Ce n’est ni Calvin ni le Pape, ce s
utériens qui n’y ont aucun intérêt, je ne dis pas la Czarine, dont la religion Greque aussi opposée au Calvinisme que la Catholi
de tous leurs procès, & n’est-il pas plutôt de l’honneur de leur religion de faire voir qu’ils en sont eux-mêmes les vengeu
age. 1.° L’Auteur veut justifier le Huguénotisme, parce que ce fut la religion d’Henri IV. Ignore-t-il que ce Prince, recommanda
t à vaincre, ce fut la qualité de relaps & ses variations dans la religion  ? 2.° On fait à Toulouse une fête horrible, abomi
victoire remportée sur les ennemis de l’Etat. Dans les guerres de la religion , où les Hugenots, armés contre le Roi, étoient dé
sait, & le voilà à l’unisson des Poëtes du temps, qui mettent la religion partout, & parlent de tout, disent tout d’un
ît connoître aussi peu les bienséances de la société que celles de la religion . On pourroit lui pardonner les rimes croisées, co
iches, des rimes fausses, &c. Mais c’en est trop, l’intérêt de la religion & des mœurs a pu seul faire parler si long-te
catholique & éclairée, n’a pas sans doute pris sa source dans la religion & la justice de l’Auteur. Nos pieux Confreres
14 (1773) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre quinzieme « Réflexions morales, politiques, historiques, et littéraires, sur le théatre. — Chapitre IV. Christine de Suede. » pp. 111-153
une action extraordinaire, elle a quitté la couronne, & changé de religion . Ce phénomène a un air d’héroïsme & de piété,
la couronne de Suede pour une action héroïque de philosophie & de religion , on le lui a dit cent & cent fois à elle-même
le Pape qui l’avoit d’abord reçue en triomphe pour faire honneur à la religion Catholique de la conversion d’une grande Reine, s
onvenable, qui assuroit le repos de la Suède, l’âge, la naissance, la religion , le mérite, tout étoit parfaitement assorti ; on
n forcée pour l’acte le plus héroïque du désintéressement & de la religion  ; il y a des Gascons en Suède comme sur les rives
na que toute l’Europe l’admireroit comme un prodige, le changement de Religion en relevoit le prix, il lui donnoit un air de mar
nneur à la philosophie, parce que dans le fonds elle n’avoit point de Religion . Voltaire la canonise, & cependant convient d
ndonné & qui la dédaignent. Les Catholiques dont elle professa la Religion ne s’en embarrassent guère davantage ; mais quand
stoire Latine & Italienne des femmes philosophes. Elle a joué la Religion . Le P. d’Avrigni prétend qu’alle doit sa conversi
d’examiner si Christine changea de mœurs en changeant de créance, la Religion ne décide rien pour les mœurs ; pour être bon Cat
ifficile que la perte de la vie : l’abdication d’une couronne pour la Religion suppose un fond de vertu bien éloigné des mauvais
pour s’excuser de sa facilité à croire & à embrasser une nouvelle Religion , elle avance que depuis sept à huit ans, elle avo
comme dit Baile, quoiqu’elle professât le Luthéranisme à Stocholm, la Religion Catholique à Rome, elle n’étoit Luthérienne ni Ca
e à Rome, elle n’étoit Luthérienne ni Catholique, elle n’avoit aucune Religion  ; c’étoit une Actrice qui jouoit la comédie. Le j
donnée le matin. Ce contraste seul en est une, mais à la honte de la Religion aussi déplorable que risible ; un Religieux la co
de Sainte Brigitte, qu’elle taxoit de folie ; car elle tenoit sur la Religion , les Ministres, les Saints, les pratiques, les cé
e, mais très-indécent dans la bouche d’une Reine, d’une Héroïne de la Religion , d’une Savante, dans un pays, dans une Cour très-
mp; le mauvais succès de leur théatre ; c’étoit encore se jouer de la Religion  : mêlant ainsi le burlesque avec le sérieux , di
lat d’une abjuration, & à ne pas faire des actes extérieurs de la Religion qu’on veut embrasser ; mais aucune raison n’autor
aucune raison n’autorise à faire des actes positifs contraires de la Religion qu’on croit fausse. Qui pourroit croire une telle
en la quittant combat par des actes solennels qu’elle sait mauvais la Religion même pour laquelle elle la quitte. Autre trait si
accorda une heure pour faire sa confession. Quel odieux assemblage de religion & de crime, de tendresse & de cruauté, as
des dialogues mal écrits entre sept interlocuteurs, combat toutes les Religions , surtout la Chrétienne pour établir le Judaïsme,
ligions, surtout la Chrétienne pour établir le Judaïsme, ou plutôt la Religion naturelle, ce qui l’a fait appeler le naturalisme
, la fixa à Rome au milieu d’eux, dans cette vue elle avoit quitté la Religion Luthérienne pour la Catholique, indifférente pour
s du peuple chez lequel elle voulut passer sa vie. Il faut être sans Religion pour lui faire un mérite de son indifférence pour
Religion pour lui faire un mérite de son indifférence pour toutes les Religion , il faut encore être sans probité pour lui faire
ise Romaine, qui est l’unique & l’inébranlable fondement de notre Religion  ; puisque c’est à elle que N. S. a fait cette mag
ps après persécutée par ceux qui ont lu ce point fondamental de notre Religion des dogmes & des sentimens conformes aux sien
ne  : & cependant ces deux choses dans le même temps ébranlent la Religion à faire la guerre au Pape, & vouloir la maint
édie ? Au reste cette lettre qui parle avec beaucoup de respect de la Religion Catholique fait croire que sur la fin de sa vie l
r des choses mauvaises, toujours libertine dans ses paroles contre la Religion & la bienséance, elle chantoit en compagnie s
hoses ; toutes d’eux s’habilloient en homme, toutes deux étoient sans religion , & parloient de tout avec la plus grande libe
tout le sel de ces paroles. Le célibat volontaire par un principe de Religion , est un acte héroïque, un célibat d’indépendance
15 (1825) Encore des comédiens et du clergé « DISCOURS PRELIMINAIRE. » pp. 13-48
iques et religieuses. Mon intention est de me rendre utile à la vraie religion , au roi, à son gouvernement, au peuple, et en par
ce sujet, car il n’est pas un ouvrage, en matière de politique et de religion , publié dans le sens de l’opposition, qui ne puis
mords et en sûreté de conscience, sous le prétexte des intérêts de la religion et de ceux de l’état, des actes d’immoralité dans
e intolérance en matière de dogmes et de mystères révélés, que chaque religion est bien libre d’admettre : mais je désigne seule
cipe d’intolérance fanatique et cruelle, que des gouvernements et des religions démoralisés, ont tant à cœur de maintenir, est fa
. Ceux-là qui adoptèrent et prêchèrent un tel principe, abusèrent des religions et s’en servirent comme d’un levier puissant, qu’
nt une morale mondaine, une morale relâchée, qui ne fait consister la religion , que dans de simples pratiques, que dans des croy
que dans des croyances symboliques et mystiques, qui dans les fausses religions , sont si fabuleuses et si ridicules. Cette morale
tion, érige le crime en vertu. Ce n’est donc qu’en dégageant la vraie religion des épaisses ténèbres de l’ignorance, de la super
orgueilleuse protection. Des chefs si impérieux, sont intolérants en religion comme en politique. Ils sont démoralisés par prin
, si contraires au bon sens et à la raison. Les prêtres des anciennes religions firent en conséquence tous leurs efforts pour éga
tage nécessaire du peuple… qu’il est dangereux pour l’état et pour la religion de lui accorder une instruction approfondie… et q
avec tant de persévérance depuis que le monde existe, dans toutes les religions et malheureusement sans en excepter aucune. Je n’
exorbitantes prétentions de nos prêtres, et non pour nuire à la vraie religion et offenser ceux qui la professent. Nous pourrion
des êtres qui enseignent que le crime est permis dans l’intérêt de la religion , à des prêtres hypocrites pour lesquels la perfid
fet se fier à ceux, qui sont profondément corrompus et démoralisés en religion comme en politique, à des sectaires qui propagent
orrigibles, qui cachent leurs projets ambitieux, sous le masque de la religion  ; et auxquels il ne manque que le pouvoir, pour r
autorité publique ; que ce n’est point dans l’intention de nuire à la religion , ni de provoquer la haine contre les ministres du
et principalement en Espagne et en Portugal, nuisent aujourd’hui à la religion chrétienne, apostolique et romaine. Depuis que la
autorise le régicide pour la gloire de Dieu, et dans l’intérêt de la religion . Le chef des chrétiens sera alors bien certain de
16 (1691) Nouveaux essais de morale « XXI. » pp. 186-191
en peu, et du goût de la science qu’il professe, et de l’esprit de la Religion de Jésus-Christ, pour entreprendre la défense de
ités ? Il dirait sans doute que nous aurions bien perdu le goût de la Religion de Jésus-Christ. Pour revenir au Docteur Fabriciu
ue ce qu’on veut pour la Foi et pour la Morale. Parmi Messieurs de la Religion Prétendue Réformée, on ne lit les Pères et les Ca
urs avaient tant soit peu de ce que j’ai déja dit ; de l’esprit de la Religion de Jésus-Christ, et qu’ils eussent lû en Disciple
rdres. Voilà ce qu’un véritable Théologien qui a une juste idée de la Religion de Jésus-Christ, trouve sans peine. Il ne sue poi
u’il n’y a pas lieu d’espérer des décisions bien justes en matière de Religion , d’un Théologien qui se rend le défenseur des spe
17 (1825) Des comédiens et du clergé « Des comédiens et du clergé. — Conclusions générales. » pp. 371-378
lises, ou dans ces comédies pieuses, étant tout à fait nuisibles à la religion , l’autorité séculière a fait défendre aux prêtres
ci de ne plus prendre leurs sujets de comédie dans les mystères de la religion  ; Le clergé, dans l’animadversion qu’il témoigne
diens entrer dans nos temples, participer même aux exercices de notre religion , en même temps qu’ils exercent leur profession ;
obscènes, plus coupables, plus nuisibles à la majesté de notre sainte religion que l’exercice de la comédie ; Le clergé qui veut
que par ses délégués l’exécution de ce qu’ils ordonnent, afin que la religion ne perde rien de son lustre et des dogmes de son
issance séculière, devenant la protectrice et la mère tutélaire de la religion , sait en même temps forcer les prêtres et les peu
18 (1825) Encore des comédiens et du clergé « CHAPITRE VIII. Actes de fanatisme et avanies exercés par quelques prêtres, contre des Comédiens français. » pp. 141-148
s trop fréquents, de ces refus de sépulture, qui, sans profit pour la religion , toujours ne causèrent que trouble et scandale. I
illeux, qu’il ne produit que du scandale et nuit essentiellement à la religion . C’est ce que nous avons vu, il n’y a pas longtem
x l’abjuration de leur état, comme incompatible avec l’exercice de la religion , le clergé commet un véritable délit contre la pu
nt du trouble dans l’état, et corrompraient la pureté de notre sainte religion . La puissance temporelle est donc la véritable co
on. La puissance temporelle est donc la véritable conservatrice d’une religion qui mérite tous nos respects ; car il est démontr
ntre leurs écarts, contre leur ambition et leur ignorance, cette même religion serait anéantie par les excès de ses propres mini
reprocher à des époques anciennes et modernes ! Combien de guerres de religion n’a-t-il pas suscitées ! et plus d’un souverain e
19 (1759) Lettre sur la comédie pp. 1-20
e, à M. *** sur la Comédie, (pag. 16. in-12.) C’est un monument de la Religion , du bon esprit & de l’éloquence de l’Auteur.
la Province qui captivoit trop ces talents supérieurs. Tout à-coup la Religion , toujours reconnue & respectée de cet Homme d
par la fausse gloire, par l’habitude, par l’autorité des exemples, la Religion acheve de lui dessiller les yeux. Il voit clairem
es erreurs, les songes du monde n’ont jamais ébranlé les principes de Religion que je vous connois depuis si long-temps : ainsi
onvaincu, comme je l’ai toujours été, des vérités lumineuses de notre Religion , la seule divine, la seule incontestable. Il s’él
de ne pouvoir point assez effacer le scandale que j’ai pu donner à la Religion par ce genre d’Ouvrages, & de n’être point à
les gens sensés & vertueux, si les Ecrivains dignes de servir la Religion , si les ames honnêtes & pieuses que j’ai pu s
ù je ne conserverai rien qui ne puisse être soumis à la lumière de la Religion & à la sévérité de ses regards. La même balan
appelle la Renommée, ce moment qu’on nomme la Vie, qu’il interroge la Religion qui doit lui parler comme à moi ; qu’il contemple
20 (1685) Dixiéme sermon. Troisiéme obstacle du salut. Les spectacles publiques [Pharaon reprouvé] « La volonté patiente de Dieu envers Pharaon rebelle. Dixiéme sermon. » pp. 286-325
ens. Lors que des hommes inutiles & dangereux à l’Etat & à la Religion , n’ayans point d’autres métiers pour vivre que ce
lité & de libertinage ; de profanation, puisque la sainteté de la Religion y est deshonnorée ; d’infidelité, puisque les vœu
t la comedie est censée coupable, c’est de profaner la sainteté de la Religion  ; pour établir ce fait, il faut remonter plus hau
demon ayant été de corrompre le culte de Dieu & la sainteté de la Religion , il a executé son entreprise en introduisant l’id
olatres, & la comedie au Paganisme, pour s’en faire une espece de religion . Ce n’est point ma pensée, c’est celle de Tertull
peuples qui instituerent des festes & des spectacles en forme de Religion , dit fort à propos que, inter cæteros ritus supe
de leur culte, ils instituerent des spectacles publiques en forme de Religion . Ces Idolatres pouvoient-ils mieux deshonorer la
en forme de Religion. Ces Idolatres pouvoient-ils mieux deshonorer la Religion , qu’en faisant de ces ceremonies des spectacles d
ison est que cõme l’idolatrie est une ombre & une fausse image de religion , par laquelle on rend les honneurs divins à des i
idoles de bois & de pierre : de même la comedie est une espece de religion payenne, par laquelle on rend aussi les honneurs
cement du monde ayant bien pris toutes leurs mesures pour élever leur religion & leur empire sur les ruines du culte de Dieu
ayens ces sacrileges inventions de leur art, dans lesquelles toute la religion est profanée. Or jugez maintenant des qualitez de
n quelque maniere autant d’honneur au diable & de deshonneur à la religion , en l’approuvant par leur presence, qu’en brûlant
de toutes les profanations qu’on y fait du Christianisme & de la Religion . Et pour vous convaincre encore plus parfaitement
ontre le premier commandement, & une abjuration secrette de vôtre religion . Demandez maintenant au saint & sçavant Evêqu
onc que la comedie est une veritable profanation de la sainteté de la Religion , puis qu’elle est un ruisseau empoisonné d’une so
duite sur le theatre au mépris de l’Eglise, & au deshonneur de la Religion . En effet, comme la canonization des Saints est u
s Chrétiens, parce qu’ils y representoient quelques mysteres de nôtre religion  ; pour d’un sujet de pieté en faire une matiere d
mp; la tempête de la persecution ne pût pas ébranler la fermeté de la religion Chrétienne, elles ont eu recours à la superstitio
copiste de Jesus-Christ, a imité & contrefait les mysteres de la religion , & les Sacremens de l’Eglise, pour opposer Eg
; les Sacremens de l’Eglise, pour opposer Eglise contre Eglise, & Religion contre Religion, & partager ainsi avec luy le
de l’Eglise, pour opposer Eglise contre Eglise, & Religion contre Religion , & partager ainsi avec luy les adorations &am
aimez mieux, le paganisme pretendu reformé. Etudiés, je vous prie, la religion & la condition de ces honnêtes gens qui sont
 ! ny vous ny moy, n’oserions le dire, pour l’honneur de nôtre sainte Religion  ; ils ont pourtant l’éfronterie de le dire eux-mê
ns tout le Royaume ces ennemis secrets de l’Etat aussi bien que de la Religion  ; quels Chrétiens ausquels les saints Canons ôten
er crime dont elle est accusée, sçavoir de profaner la sainteté de la Religion . Prononcés maintenant arrest d’absolution ou de c
ritables doctes, qu’ils ont jugés que non seulement la sainteté de la Religion étoit profanée dans ces sortes de divertissemens,
par des traîtres & par des perfides, qui sont sans foy & sans religion . En second lieu il viole le vœu qu’il a fait au B
pour peu qu’ils veulent entendre raison, & écouter les maximes de religion & de conscience, nous serons bien-tôt d’accor
. , tous les spectacles publiques, selon toutes les maximes de nôtre Religion , sont censés les œuvres du diable, quomodo ergo,
e, qu’étans instruis autant que vous le devez estre des verités de la Religion , & des obligations de vôtre Baptême, vous n’a
n de mauvais dans tous les spectacles des Gentils qui put offencer la Religion chrétienne ; & voicy la raison qu’ils en donn
de zele de son salut, allant impunément à la comedie, a renoncé à sa religion & à son Baptême, a abandonné le service de Di
à la comedie, sont plus grands que vous ne pensés ; la sainteté de la Religion y est profanée, les vœux du Baptême y sont violés
furent autant divisés sur le point de la volupté, que sur celuy de la religion  : les Gentils admettoient toutes sortes de plaisi
nec Deum offendi oblectatione hominisTertull. 1. de spect. , que la Religion n’étoit point deshonorée par les plaisirs des sen
liques cõme autant d’injures & d’outrages faits à Dieu & à la Religion  ; voilà pourquoy ils s’en privoient si absolument
aux pieds de leurs chaires. Ainsi le service divin est abandonné, la Religion est deshonorée, les Sacremens sont profanés, il f
s que les Payens nous ont donnez ; voilà les leçons de pieté & de religion qu’ils nous ont laissez ; jugez aprés cela si je
il a fait, voyant la comedie tolerée dans le monde au prejudice de la religion . Erubescat Senatus, erubescant ordines omnesTert
out, & que par tout on y voit de rares exemples de piété & de religion  ; libres, puisque les portes des Eglises sont toû
le prononce contre le bal & la comedie, puisque la sainteté de la Religion y est deshonorée, que les vœux du Baptême y sont
21 (1772) Réflexions sur le théâtre, vol 9 « Réflexions sur le théâtre, vol 9 — RÉFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE NEUVIEME. — CHAPITRE V. Eloge de Moliere. » pp. 154-202
, où le voile se léve, un saint Evêque qui expire dans les bras de la religion , au milieu des larmes de son troupeau & de to
le temple de la gloire, dont elle a la clef, non dans le temple de la religion & de la vertu, où elle ne prétend pas avoir l
démie. L’Abbé Clément, qui vient de mourir, homme de mérite, plein de religion & de vertu, honoré de la confiance de son Evê
de meilleurs que lui. Corneille & Racine, fort supérieurs pour la religion & les mœurs, l’état, la naissance, qui jamais
public, un corrupteur des mœurs publiques, qui se joue en impie de la religion , & meurt sur le Théatre en contrefaisant le m
nseniste ne fera son apologie. Mais non, l’Abbé Clement avoit trop de religion , d’esprit & de bon sens pour s’être donné ce
nombreuse, sur-tout si le nouvel Académicien, si zelé défenseur de la religion & des mœurs, l’Archevêque de Toulouse (de Lom
nt prononcé. L’Académie est à plaindre ; quoique sans doute pleine de religion , ses propres enfans exitent des orages, & rép
ion de M. le Franc de Pompignan, d’un goût différent, en faveur de la religion , lui attira la plus vive persécution & un dél
oient de la main de quelques Académiciens. Mais voici l’oracle que la religion & la sagesse ont dicté. Arrêt du Conseil d’Ét
chevêque qui s’est distingué par son amour & par son zèle pour la religion , soient remplis de traits capables d’altérer le r
igion, soient remplis de traits capables d’altérer le respect dû à la religion même ; que dans le premier l’Auteur ne voie dans
ient sous le regne précédent fait juger nécessaires à l’intérêt de la religion & à la tranquillité de l’État. S.M. voulant d
e Moliere à Aristophane, & la comparaison est juste du côté de la religion & de la morale. Voici le portrait de tous les
e zélé, le véridique Prélat ne ménage pas les termes. L’intérêt de la religion & de la vertu l’emporte sur tout ; il va jusq
oi les y oblige-t-il ! parce que c’est le langage de la vérité, de la religion & de la vertu, dont ils sont les organes. Ces
dont il a tant rabattu dans l’Art poetique, il n’a garde de louer sa religion & ses mœurs ; toute la France l’eût démenti.
u théatre, n’en a pas moins prononcé la condamnation par rapport à la religion & aux mœurs deux objets que sans doute l’Acad
croyable dans la justice qu’il rend & l’apologie qu’il fait de la religion du Prélat, contre les imputations du sieur de la
es écrits (les philosophes). Quel honnête homme refusera d’être de la religion de Fenelon ? (les Protestans, les Jansénistes ne
donc Melanie, les Guèbres, l’Honnête criminel ? ils ne sont pas de la religion de Fenelon). Si Dieu vouloit faire un miracle pou
ha la persécution. C’est-à-dire qu’il fut indifférent pour toutes les religions , & qu’il eut la complaisance d’arborer les de
religions, & qu’il eut la complaisance d’arborer les dehors de la religion regnante, en conservant la tolérance civile &
moit les cœurs, & dans la conversion des Calvinistes offroit à la religion des conquêtes dignes d’elle. Aussi le montre-t-il
épiscopales. Et ces excès sont couronnés ! Cependant ce zèle pour la religion n’est qu’un enthousiasme, qui met pêle-mêle sur l
onner qu’elle est d’intelligence avec l’Auteur, à qui le mépris de la religion & de ses plus illustres défenseurs est le vra
Cet indécent galimathias, qui habille le libertinage d’un langage de religion , ne dévoile que trop un cœur corrompu qui sacrifi
, pejor, melior, optimus, pessimus. Mais en même temps rappelé par sa religion & sa conscience, il avoue que ce Poëte est tr
ent pour maintenir les bonnes mœurs dans la nation. Au tribunal de la religion & de la vertu le bien moral l’emporte infinim
férence, & c’est un vrai scandale de sacrifier les intérêts de la religion & de la vertu à quelque talent dramatique, qu
jusqu’à l’insolence. L’éloge d’un Ecrivain est dans ses ouvrages. La religion , les mœurs ne sont comptés pour rien. Celui de Mo
jusqu’à la fin de ses jours, qu’il termina sans donner aucun signe de religion . Il épousa la fille de sa maîtresse, que tout le
’on lise, & on jugera. L’Académie Françoise auroit mieux servi la religion , les mœurs, la patrie, si elle avoit donné pour s
lus grands talens, les plus belles qualités ne sont rien auprès de la religion & des mœurs, & que Baile a abusé de ses t
amp; que Baile a abusé de ses talens pour attaquer les mœurs & la religion , c’est avec raison qu’il a été chargé de l’anathe
nt, quoique toujours professant le christianisme il a eu aussi peu de religion , ses mœurs ont été plus corrompues, il n’a pas eu
lui qu’un libertin licencieux, un bouffon sans mœurs, un rabatin sans religion . Au reste mauvais Poëte, & médiocre Prosateur
22 (1825) Encore des comédiens et du clergé « CHAPITRE III. De la comédie et des comédiens chez les païens et chez les chrétiens. » pp. 101-112
lus saints mystères ? Les jésuites, de tout temps grands comédiens de religion et de vertu, furent également amateurs de comédie
es, d’exciter la haine contre les ministres de l’autel, et nuire à la religion . Il lui répugne que je professe moi-même du respe
n. Il lui répugne que je professe moi-même du respect pour cette même religion  ; car, suivant lui, ce respect n’est qu’une vénér
venantes et irrespectueuses qui tourneraient en ridicule notre sainte religion , afin d’avoir sans doute la douce jouissance si j
, si je venais à réclamer contre un scandale évidemment nuisible à la religion qui depuis trop longtemps subsiste aux yeux de to
qu’il occupe. M. de Sénancourt va me dire encore que c’est nuire à la religion et exciter la haine contre les prêtres, que de dé
précisément ce fatal principe qui a le plus nui jusqu’à présent à la religion et au respect qu’on doit aux bons prêtres. M. de
chique, que ces hypocrites non seulement nuisent essentiellement à la religion , mais ils insultent encore à l’autorité séculière
23 (1825) Des comédiens et du clergé « Des comédiens et du clergé. —  De la discipline ecclesiastique, et des obligations imposees par les saints conciles dans la vie privee des pretres.  » pp. 341-360
ues ont reprise depuis quelques années était utile pour le bien de la religion , c’est une vérité que tout homme sensé reconnaîtr
ans la société se vouât à leur rétablissement, à leur propagation. La religion chrétienne renferme dans ses principes, dans ses
à une vie plus longue et plus glorieuse. L’exercice constant de cette religion ne peut donc qu’être conseillé avec ferveur, par
autres chrétiens ne les pratiqueraient pas eux-mêmes, et qu’ainsi une religion , dont l’observance seule doit faire le bonheur de
composé nos premiers conciles, ces conciles étaient, par rapport à la religion et à l’Eglise, ce que sont nos assemblées législa
leur opposer l’inobservance de leurs propres lois. Car, en matière de religion , l’exemple est le moteur le plus fort et le plus
non-exécution des décrets des conciles de la part des ministres de la religion . Les procureurs du roi, les magistrats, les maire
isaient en cette matière l’usage de leurs droits, les ministres de la religion , qui s’écartent eux-mêmes des principes voulus et
, tous doivent s’y soumettre, s’ils veulent assurer le triomphe de la religion . Nous lisons encore dans l’Histoire du droit cano
24 (1833) Discours sur les spectacles « [Discours sur les spectacles] » pp. 3-16
dirigée par les prêtres ? Un hideux assemblage de bouffonneries où la religion et les choses les plus saintes étaient jouées com
plus saintes étaient jouées comme des farces ; où les ministres de la religion même venaient donner l’exemple de la plus cynique
duire : « il est avec le ciel des accommodements ? g Ministres de la religion , qui défendez le spectacle, sous quelque prétexte
t plus contribué à faire admirer tout ce qu’il y a de sublime dans la religion chrétienne, que toutes vos dévotions de Marie Ala
n France, et permis à Rome. Sous le spécieux prétexte de zèle pour la religion , trop souvent nos chers confrères laissent aperce
fut défendu de jouer des pièces qui eussent trait aux mystères de la religion et aux choses saintes. Le théâtre changeant alors
i de directeur. L’inspection en fut confiée à Lullyp. La morale et la religion ont beaucoup gagné à ce changement ; les prêtres
u pensionnaire du roir qui fait trembler l’Europe. Les intérêts de la religion ne sont donc pour rien dans la prohibition du spe
s vertus. Nos évêques seuls, s’aveuglant sur les vrais intérêts de la religion , leur refusent les prières de l’Église ; au mépri
x dont le cœur est rarement insensible au malheur, les devoirs que la religion et l’humanité réclament pour tous les hommes indi
: « ne refusons point à la cendre (des comédiens)… les devoirs que la religion et l’humanité réclament pour tout homme.
25 (1846) Histoire pittoresque des passions « RELIGION » pp. 158-163
RELIGIONb Sans être une passion, la religion prend une part très active dans les révolutions d
des institutions qui ont eu pour but d’influer sur le cœur humain, la religion joua un grand rôle dans l’établissement du théâtr
ces différends n’eussent point eu lieu si le caractère auguste de la religion eut été bien compris. Mais la religion est comme
si le caractère auguste de la religion eut été bien compris. Mais la religion est comme les passions qui doivent être utiles au
la mériter. Mais jetons un coup d’œil rapide sur les ministres d’une religion austère, sur ceux mêmes qui en suivent extérieure
x, adoucie et pleine de déclamation. Voila les hommes qui trouvent la religion en dehors de la morale, ou qui soumettent celle-c
ve p. 158-163 dans la partie intitulée : VENERATION, DEVOTION, PIETE, RELIGION , DEFERENCE, COURTOISIE, POLITESSE. c. [NDE] Le n
26 (1763) Réflexions sur le théâtre, vol. 2 « Livre second. » pp. 2-7
cru de son devoir et de son intérêt de maintenir et de protéger : la religion et les lois. Celles-ci règlent l’extérieur de l’h
lui nous n’aurions que de vaines apparences. On ne peut se passer de religion . Mais si la solide vertu manque, du moins l’autor
s même à la respecter. Nous avons vu dans le premier livre combien la religion alarmée lançait d’anathèmes sur le théâtre, jusqu
s tous les temps employé toute leur autorité, qu’elles tiennent de la religion même, pour empêcher toutes les représentations th
ns ne seraient pas un exemple bien décisif pour des Chrétiens dont la religion est si sainte. Mais rendons-leur justice. Les jeu
rendons-leur justice. Les jeux publics étaient chez eux des actes de religion que leur superstition leur rendait aussi nécessai
istrats, qui ne pouvaient toucher aux temples : objet dans toutes les religions réservé aux seuls Prêtres, et ce n’est peut-être
27 (1715) La critique du théâtre anglais « CHAPITRE II. L’Impiété du Théâtre Anglais. » pp. 93-168
ions d’abord et à leurs serments ; ensuite à l’abus qu’ils font de la Religion , et des saintes Lettres. C’est un usage tout étab
er avec la créance sérieuse d’un Souverain Etre, et des oracles d’une Religion toute divine. Nos Poètes trop convaincus qu’on n
sont communément plus susceptibles et plus remplies de sentiments de Religion que les hommes : qu’on ne peut par conséquent fai
asse à la seconde branche d’impiété ; qui est l’abus des choses de la Religion et des saintes Lettres. Il me serait bien triste
prochera pas. Sang-farouche avait déjà donné une étrange preuve de sa Religion  : « Lorsqu’un homme va chez une femme de qualité,
de L’Orphelin C. est dans une contrée de la Chrétienté ; sans que la Religion y soit pour cela plus respectée. Castalio prostit
une chimère, et qu’il n’y a que les fous qui s’avisent d’avoir de la Religion .P. 40. Mais après ce qu’il ajoute, ses sentiments
nt l’homme lorsque le corps ne subsiste plus ? Voilà comme on sape la Religion par les fondements, et comme on essaie de mettre
tu qui est la base de l’amitié ne s’acquiert-elle qu’aux dépens de la Religion et de la conscience ? En est-on meilleur ami lors
st d’un fils bien né ! Mais pourquoi le Poète nous y avertit-il de la Religion de Sancho ? c’est pour donner plus de relief à sa
et son style ne devient conforme à son habillement que pour jouer la Religion d’une manière plus raffinée. Je suis obligé de ta
rare dans le Relaps. Milord-fat se rit des solennités publiques de la Religion , comme s’il y avait de la faiblesse et du mauvais
texte de l’Écriture : elle fait voir évidemment que le bon sens et la Religion se trouvent chez elle au même degré. Sur le proje
ire Romain, par le ministère de douze pauvres pêcheurs ? Quoi ! cette Religion si glorieuse par son fondateur, si raisonnable da
rtyrs, appuyée sur toutes les preuves de fait les plus fortes ; cette Religion servira de Comédie à une ville et de jouet à des
n de la Pièce : il devrait donc avoir des sentiments convenables à sa Religion . Carlos néanmoins vomit cette horrible imprécatio
n’ignore pas que cela est contraire aux lois les plus précises de la Religion  ; mais s’il y avait une Cour de Chancellerie dans
 :Adelp. et Echine est tout à fait dégoûté d’un mariage conforme à la Religion . Ces exemples, excepté les serments, sont ce me s
on, Pseudolus fait ces réflexions :Pseud. Ce maraud-là se moque de la Religion  ; comment nous fier en lui pour d’autres affaires
rèce ont plus de piété et écrivent plus conformément au système de la Religion naturelle. Ce n’est pas qu’il ne leur échappe que
son attente.P. 92. D’une autre part ; comme Amphiaraus a beaucoup de religion , l’on craint fort que le succès ne tourne de son
œur que l’armée des Persans a échoué à cause des insultes faites à la Religion , du renversement des Autels et du pillage des Die
orsque son père lui recommande d’être brave, mais d’avoir aussi de la religion  ; Ajax répond orgueilleusement qu’il n’appartient
ligion. Hercule dans l’excès de son tourment ne s’en prend point à la Religion  :Trachin. son impatience va loin, il est vrai ; m
mérite ; et lui recommande d’être fidèle à remplir les devoirs de la Religion . Car la piété le rendra plus agréable à Jupiter q
que les Dieux ne manquent point de punir l’impiété et le mépris de la Religion . Polyphème insulte aux Divinités du Ciel et se va
e ? La conduite peut-elle être la même de part et d’autre, lorsque la Religion est si différente ? N’avons-nous pas une lumière
28 (1838) Principes de l’homme raisonnable sur les spectacles pp. 3-62
aux prêtres du paganisme d’y assister. Mais hâtons-nous d’écouter la Religion . Parcourons les Livres Saints ; tout y commande l
ent « qu’un Chrétien ne peut assister aux Spectacles, sans abjurer sa Religion , et sans violer la promesse qu’il a faite dans so
s un voile transparent, ou des sarcasmes adroitement lancés contre la Religion , en sont-ils pour cela moins dangereux ? L’Eglise
isent sans doute pour déterminer tout Chrétien docile à la voix de la Religion  ; et quiconque ne l’est pas, se trouve également
eurs témoignages ; ils ne sont pas suspects25. Pour ceux auxquels la Religion se fait encore entendre, voici les principes d’ap
du monde, la dissolution, la vengeance ; il tend enfin à détruire la Religion par ses fondements. III. Toutes les actions d’un
plus. Ces amusements sont donc inconciliables avec la sainteté de la Religion . V. Les acteurs et les actrices mènent ordinairem
, quand on cherche la tentation et qu’on va s’amuser aux dépens de la Religion ou des Mœurs devenues les jouets du Théâtre ? Con
mœurs.29. Or, quels entretiens plus pernicieux, que ces pièces où la Religion , la Vertu et la Piété sont ridiculisées, la corru
s une vertu qu’elle peut y perdre. Que de jeunes gens, l’espoir de la Religion et de la Patrie, ne sont devenus des sujets inuti
des Parents Chrétiens, instruits et convaincus de la sainteté de leur Religion , s’excuseront-ils devant Dieu d’avoir exposé eux-
nt un genre de plaisir formellement opposé à tous les principes de la Religion et de la saine Morale. 2.° S’ils peuvent, sans re
-ce des œuvres de Satan, ou des œuvres de Jésus-Christ ? Car, dans la Religion , il n’est point de milieu. Ce n’est pas qu’il n’y
appeler indifférents : mais les plaisirs les plus indifférents que la Religion permet, et que la faiblesse de la nature rend mêm
ue vice. Il leur est donc impossible d’allier avec la pureté de notre Religion , un métier que d’ailleurs les Conciles leur font
fet de ces étranges contrastes peut-il jamais tourner au profit de la Religion et des Mœurs ? Pour ne rien laisser à désirer su
ce grand Poète, quand, éclairé par la Vérité, il n’écouta plus que la Religion , cette Philosophie sublime qui apprend à l’homme
istianisme, se sentait vivement animé contre un genre de poésie où la Religion lui paraissait particulièrement offensée : « Eh q
acteur du Théâtre italien de Paris, auquel il renonça par principe de religion , convient, dans l’un de ses ouvrages imprimé en 1
onvaincu, comme je l’ai toujours été, des Vérités lumineuses de notre Religion , la seule divine, la seule incontestable. Il s’él
si les gens sensés et vertueux, si les écrivains dignes de servir la Religion , si les âmes honnêtes et pieuses que j’ai pu scan
c’est de ne pouvoir assez effacer le scandale que j’ai pu donner à la Religion par mes Ouvrages, et de n’être point à portée de
ppelle la renommée, ce moment qu’on nomme la vie ; qu’il interroge la Religion qui doit lui parler comme à moi ; qu’il contemple
ans les grandes villes ? Ce sont des gens intrigants, désœuvrés, sans religion , sans principes, dont l’imagination, dépravée par
équent, doit à plus forte raison dire aussi : Puisque la raison et la religion ne défendent les spectacles, je n’irai sûrement p
29 (1665) Lettre sur les observations d’une comédie du sieur Molière intitulée Le Festin de Pierre « [Lettre] » pp. 4-32
’abord son adresse, lorsque vous verrez qu’il couvre du manteau de la religion tout ce qu’il dit à Molière. Ce prétexte est gran
e l’on puisse dire à un innocent, on craint de le défendre lorsque la religion y est mêlée : l’imposteur est toujours à couvert
re au jour, de crainte d’être regardé comme le défenseur de ce que la religion condamne, encore qu’elle n’y prenne point de part
charitable donneur d’avis veut, par un grand discours fort utile à la religion et fort nécessaire à son sujet, prouver que les p
veut donner à Molière. Son jeu ne doit point avoir de démêlé avec la religion , et la charité qui fait parler l’auteur des Obser
tière, vous ne le devez pas blâmer : comme il soutient le parti de la religion , il a cru que l’on n’examinerait pas s’il disait
estin de Pierre, après avoir fait tant de choses avantageuses pour la religion . Vous voyez par là que je ne dois pas seulement d
marquer l’emportement de ceux qui les disent. Mais ce qui regarde la religion perçant jusques à l’âme, il n’est pas permis d’en
lible pour terrasser son ennemi, après s’être servi du prétexte de la religion , continue comme il a commencé, et par un détour a
agne et que l’on l’y regarde comme une chose qui peut être utile à la religion et faire convertir les libertins. « Où en serions
nt est convaincant, il doit avec justice faire douter de la véritable religion . Il faut avouer que les ignorants et les malicieu
30 (1762) Lettres historiques et critiques sur les spectacles, adressées à Mlle Clairon « Lettres sur les Spectacles à Mademoiselle Clairon. — LETTRE IV. » pp. 68-81
de vue ? Là, Mademoiselle on prend du dégoût pour les mystéres de la Religion , qui mortifient la curiosité, au lieu de la pique
dence la simplicité de la foi ; c’est depuis cette époque fatale à la Religion , que les incrédules se sont tellement multipliés,
it bien de la peine à se persuader que nous habitons un Royaume où la Religion Catholique est la seule tolérée. Outre l’impressi
est la seule tolérée. Outre l’impression générale du Spectacle sur la Religion des assistans, les Acteurs ont souvent sur les lé
ors de la piété ; son but dans cette piéce odieuse, est de tourner la Religion en ridicule, ou du moins ceux qui la professent :
gédies de Voltaire ! C’est un Auteur entierement décrié du côté de la Religion . Je ne cite aucun trait de lui, persuadé que l’on
qu’ils n’ont point pensé comme Sophocle & Euripide en matiere de Religion . Ce sont des Héros que nos Auteurs produisent sur
31 (1762) Lettres historiques et critiques sur les spectacles, adressées à Mlle Clairon « Lettres sur les Spectacles à Mademoiselle Clairon. — Extrait des Registres de Parlement, du 22 Avril 1761. » pp. 210-223
n, notre attachement aux véritables maximes, & notre zéle pour la Religion , ne nous ont pas permis de garder le silence, ni
oupable licence de hazarder les propositions les plus contraires à la Religion & aux bonnes mœurs, & de confondre la nat
lle ne trouve de vraie gloire, qu’à répandre dans le Sanctuaire de la Religion qu’elle professe, celle que la France lui défere
e, celle que la France lui défere . Il y a plus : la Nation & la Religion doivent à l’envi former l’éloge de cette femme fo
principes erronés, de fausses maximes & de propos injurieux à la Religion , contraires aux bonnes mœurs, attentatoires aux d
chargé de dénoncer son Ouvrage à la Cour, dont le zéle en matiere de Religion , de bonnes mœurs & de Police publique, se man
tesse, leur attachement à l’épreuve de tout aux maximes saintes de la Religion , & aux Loix de l’Etat, ne leur avoient pas pe
32 (1777) Des divertissements du Carnaval « Des divertissements du Carnaval. » pp. 92-109
ux Chrétiens, on s’était avisé de leur reprocher que tandis que notre Religion condamne le Paganisme dans tous ses chefs, elle e
s, et de la corruption de leurs mœurs, et de la fausseté même de leur religion . Qu’aurait-on à répliquer, si les Païens nous dis
ace, et selon les différentes saisons ? Est-ce une moquerie que notre Religion  ? Aujourd’hui scélerat avec éclat, et demain hypo
at avec éclat, et demain hypocrite par bienséance. Quelques dehors de religion succéderont à des dissolutions païennes ; et ador
ère ne révolte pas tout esprit ? Et pour peu qu’on ait de teinture de religion , on ose même dire, de raison, peut-on donner dans
-nous toujours ce que nous condamnons. N’est-ce pas se jouer de notre Religion que de donner au public de pareilles scènes ? N’e
ier par une conduite si irrégulière les plus saintes cérémonies de la Religion  ? Une grimace de piété succède à plusieurs jours
t de crimes avait mis le juste en sûreté ? La raillerie en matière de Religion n’ébranle jamais un cœur droit et sincère, elle n
ourrit et qui flatte la passion, a des charmes. Pour peu qu’on ait de Religion , on ne peut s’empêcher de condamner les réjouissa
rit du monde et une oisiveté invétérée ont presque éteint l’esprit de Religion  ; dites à cette jeune femme qu’un leurre de fortu
33 (1763) Réflexions sur le théâtre, vol. 1 « CHAPITRE VIII. De la Comédie les jours de fête. » pp. 159-179
er à la comédie les jours de fête. Tout occupé à sauver le fond de la religion et des mœurs, que les spectacles détruisent, on n
ces misérables théâtres foisonnent. Quel contraste dans le sein de la religion  ! les uns sacrifient avec zèle le plaisir du spec
t beaucoup d’autres fêtes, toujours par la même raison essentielle de religion et de piété : « Omni theatrorum voluptate per uni
renfermèrent dans la défense les Juifs et les Païens. « Quoique d’une religion différente, dit la loi, ils ne connaissent point
bon qu’à les profaner. Et chez des Princes Chrétiens l’intérêt de la religion l’emporta toujours sur celui de la politique. On
re davantage. Les maîtres du monde ne croyaient pas que d’avoir de la religion , c’était se dégrader par des bigoteries. Les temp
’en pouvoir exiger davantage : ce n’est qu’à regret sans doute que sa religion aura été forcée de se renfermer dans ces bornes.
a mort d’un Dieu ? Mais sans vouloir diminuer le prix d’une action de religion qu’au contraire je loue, je souhaiterais qu’aussi
us ne nous permettrions jamais ce parallèle, propre à faire rougir la religion , s’il n’était encore plus propre à faire rougir l
trices, les coulisses, les loges, le parterre, avec des assemblées de religion  ? Mais est-ce bien sérieusement que je compare le
ndons tout du zèle des Parlements sur l’objet le plus pernicieux à la religion et aux mœurs. Ce n’est point ici un zèle outré. R
l’attrait des passions et des vices, le plus grand intérêt public, la religion et les mœurs qu’il corrompt. Encore même dans le
t celui de la vérité. Il passera pour une folie. A la bonne heure, la religion Chrétienne passait bien pour une folie aux yeux d
sé, on s’y livre en bête, on y croupit en démon. Il en est peu que la religion ne condamne, que la vertu ne redoute, que la péni
édie, portée à l’Eglise, portée partout, dégoûte de toute pratique de religion  : le théâtre inspire un esprit de dissipation et
’est celui de tous les Pères, de tous les conciles, c’est celui de la religion . O vous à qui il reste encore quelque principe de
34 (1825) Encore des comédiens et du clergé « CHAPITRE V. De la protection spéciale sanctionnée par le Pape, accordée aux Comédiens du troisième âge, par l’autorité spirituelle, et par l’autorité temporelle. » pp. 120-129
x envers le gouvernement. Ces odieuses vexations, faites au nom d’une religion toute de paix et de charité, seraient d’autant pl
tale, et que cette autorité ecclésiastique peut, dans l’intérêt de la religion , et pour la gloire de Dieu, disposer ici-bas des
ues ou matériels dès ce bas monde, et peuvent susciter des guerres de religion  ; ils se croient autorisés à employer enfin tous
me, de mystères et de croyances : elle autorise les prêtres de chaque religion à refuser, s’ils le jugent à propos, leurs prière
rit, d’une manière assez claire et assez précise, en parlant de notre religion . La question concernant la cause des comédiens, s
question, afin de prononcer si les acteurs de comédie, eu égard à la religion , doivent être considérés à l’égal des autres cito
35 (1715) La critique du théâtre anglais « CHAPITRE III. L’insolence du Théâtre Anglais à l’égard du Clergé. » pp. 169-239
léger obstacle aux prétentions des Poètes : par le ministère sacré la Religion se conserve, les vérités éternelles se perpétuent
ressemblance avec elle ; qu’il est aisé de faire l’application d’une Religion à l’autre, et que les spectateurs ne sont que tro
e les moins clairvoyants : car selon lui, « Les Prêtres de toutes les Religions sont de même acabit. » Mais afin que l’on entre e
ptiens, ni qui eussent plus vivement ressenti ces outrages faits à la Religion . Ainsi les impiétés de Cassandre n’ont nullement
que fonction sacrée : l’abus frappe par là davantage, le mépris de la Religion s’insinue avec plus de facilité, et la basse idée
é dans la poésie, dans la musique et dans toutes les cérémonies de la Religion  : c’était un des héros de l’antiquité et l’un des
s’ils eussent maltraité les Prêtres ; ils auraient foulé aux pieds la Religion , et l’usage de tous les pays. Mais ce n’était pas
olence extrême que d’insulter au Sacerdoce, et aux dépositaires de la Religion . Telle était donc la conduite des anciens Dramati
n à dire dans sa Tragédie. Et quel autre motif que le respect pour la Religion aurait pu l’empêcher d’user d’une liberté fondée
op auguste ministère pour paraître assez décemment sur un Théâtre. La Religion n’est point une matière aux divertissements du si
r une autre boussole que les anciens : leur but, c’est de détruire la Religion  ; leur maxime c’est de renverser la morale ; et l
l semble en vérité qu’on ne les emploie tous deux que pour ravaler la Religion . Il est donc vrai que le Théâtre Anglais s’est to
x montrer en peu de mots combien il est juste que les Ministres de la Religion soient respectés ; et cela fondé sur ces trois ch
re Maître, ou de se gouverner à leur fantaisie. La conservation de la Religion dépend beaucoup de la haute idée qu’on a de celui
t irriter sa colère. Secondement. Les vérités et les pratiques de la Religion influent beaucoup sur la société civile. La félic
e devraient nous porter à ménager le Sacerdoce. Car les Prêtres et la Religion sont comme deux choses l’une de l’autre inséparab
la Religion sont comme deux choses l’une de l’autre inséparables : la Religion se conserve si on maintient les Prêtres, et elle
aintient les Prêtres, et elle tombe s’ils viennent à manquer. Oui, la Religion est la base du Gouvernement même politique : sans
istianisme est-il devenu un préjudice au Sacerdoce ? La dignité d’une Religion en dégrade-t-elle les fonctions ? On ne saurait c
ch est plus parfait que celui d’Aaron.Heb. 7. L’Auteur immédiat de la Religion Chrétienne, les pouvoirs, les fonctions, la fin d
leuse de quelques petits esprits, est un nom honorable, eu égard à la Religion et au monde même qui lui donne avec justice de la
s pénales à l’Evangile même et mépriser souverainement l’Auteur de la Religion chrétienne. Car telle est la parole de Jésus-Chri
e-t-on dans ce composé de mauvais sens et d’abus ? Est-ce celui de la Religion burlesquement traitée par l’Athéisme, et des chos
36 (1765) Réflexions sur le théâtre, vol. 4 « CHAPITRE I. Du sombre pathétique. » pp. 4-32
ne se fit jamais connaître à son amant, encore moins le secours de la religion et de la grâce, puisqu'elle fut toujours, dit-ell
ette affreuse reconnaissance, pour laisser la place à un sentiment de religion et de repentir, et si Commenge à sa place fondant
s rôles ecclésiastiques ou religieux : le respect pour les lois et la religion est inconnu au théâtre. Je dis que la pièce elle-
e cent fois dans la pièce. C'est un mélange continuel d'impiété et de religion  : ce ne sont point les Idoles des Païens, contre
». Il ajoute pourtant d'abord après : « est-il quelque secret pour la religion  ? » Il était donc instruit, il pouvait aisément l
u pour le repos de l'âme. Et on donnera cette pièce pour un modèle de religion  ! Non, ce n'est là qu'une religion de Déiste, une
nera cette pièce pour un modèle de religion ! Non, ce n'est là qu'une religion de Déiste, une mort philosophique, telle que le D
le Costume des Païens, dit-on ; mais les sacrements, les exercices de religion , sont-ils moins le Costume des Catholiques, des R
ait pour elles, il ne peut que les profaner, les défigurer, faire une religion à sa mode, détruire toute vraie religion. L'héroï
er, les défigurer, faire une religion à sa mode, détruire toute vraie religion . L'héroïne de la pièce n'est pas plus respectée.
u Une âme qu'il semblait échauffer de son feu. » Une hypocrite sans religion , sans pudeur, qui se joue des choses les plus sai
n au théâtre ? Tout est dans cette pièce contraire à la décence, à la religion , à la vraisemblance, aux bonnes mœurs, Quoi de pl
Chartreuses et la Trappe sont pleines de ces victimes insensées de la religion et de la passion. C'est le ton du siècle déchaîné
s, fourniront matière à une scène que la Trappe aura ouverte, dont la religion et les mœurs feront tous les frais ! Car que conc
s feront tous les frais ! Car que conclure de ce drame impie ? Que la religion n'est qu'une momerie, qu'elle ne remédie à rien,
feraient honneur aux talents du Poète ; mais qu'on ose en exalter la religion , la morale, les bons effets, inviter l'Auteur à s
ments, de beaux vers. Mais aucun de ces ouvrages ne fait honneur à la religion , malgré l'écorce de quelques traits de piété qu'o
s. » Un Chrétien ne connaît ni beautés ni génie dans ce qui blesse la religion et les mœurs. Les Journaux, qui tous auraient dû
Il est vrai que Shakespeare ne s'était pas avisé, pour barbouiller la religion , d'y faire monter des Moines libertins, de masque
ombre est neuf. L'Angleterre n'avait pas encore insulté à ce point la religion Catholique. C'est là le sombre de l'indécence, le
les avis de sa maîtresse, ne font faire aucun acte, dire aucun mot de religion , et ne laisse voir que la folie, le désespoir, l'
37 (1759) Lettre d’un professeur en théologie pp. 3-20
n de plus solide ni de plus digne de la vraie Philosophie & de la Religion Chrétienne, que la plupart des réflexions que vou
anges de littérature, &c. sur l’abus de la critique en matière de Religion . Je les adopte avec vous ; & je voudrois que
que vous avez porté de Messieurs les Ministres de Genève, & de la Religion Protestante en général. J’ai examiné ce jugement 
isant que ces sentimens sont une suite nécessaire des principes de la Religion Protestante : que, si les Ministres ne jugent pas
esser les mêmes plaintes ? Vous convenez vous-même qu’en 4 matière de Religion plus qu’en aucune autre, c’est sur ce qu’on a écr
ui m’a mis la plume à la main, c’est le procès que vous intentez à la Religion Protestante en général, en assurant que la logiqu
s obligé à vous désabuser sur un article des plus essentiels de notre Religion . Pour cet effet, je ne me contenterai pas de vous
38 (1766) Réflexions sur le théâtre, vol 5 « Réflexions sur le théâtre, vol 5 — REFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE CINQUIÈME. — CHAPITRE II. Du Mariage. » pp. 30-54
ugal, il est surprenant qu’on n’ait point parlé de sacrement & de religion , le plus fort & le plus respectable de tous l
gens mariés & pour ceux qui aspirent à l’être ! Non seulement la religion n’entre pour rien dans toute la piece, quoiqu’ell
sincère d’une infidélité avérée, ne peuvent être que l’ouvrage de la religion . C’est un roman qui ne peint pas la vérité, ne do
en donne de très-mauvaises, en faisant croire qu’on peut se passer de religion , & être vertueux sans elle au milieu des foli
prendre Marinette pour sa moitié. 1.° La comédie efface toute idée de religion dans le mariage. Il se fait des milliers de maria
tre. En est-il un seul où l’on ait recours à Dieu, où l’on pense à la religion , où l’on parle d’Église & de sacremens ? Tout
rs, étoient de vraies prieres religieuses. On ne rougissoit pas de la religion sur le théatre payen. Le théatre des Chrétiens ro
t que les Payens ne devoient à ceux qu’ils adoroient ? Mais quoi ! la religion , les sacremens, Dieu sur le théatre ! vous en rie
uoi je me plains. Quel corruption, dis-je à mon tour ! j’en gémis. La religion est un ridicule ! Dieu, qui est par-tout, qui a t
divorce est sans retour, la guerre est immortelle, la scène & la religion , le Chrétien & le Comédien, l’homme de bien &
ies composées de Chrétiens, où on auroit évité avec soin de parler de religion chrétienne ; d’autres où des Chrétiens auroient r
le plus grand nombre des mariages, fût-il vrai dans quelques-uns, la religion , la patience, la soumission à la volonté de Dieu,
ifflets. Les obscénités applaudies font rire aux éclats, les idées de religion sont reléguées dans la cellule de quelque vieille
i communs aujourd’hui, qui s’avisent de condamner les célibataires de religion , croient trouver leur apologie dans les malheurs
font agir. Aucun mariage ne se fait sur le théatre par des motifs de religion & de vertu. Y songe-t-on ? c’est le poison de
ns. Peuvent-ils être bénis du ciel, dont on a méprisé les ordres ? La religion & la vertu ne doivent-elles pas anathématiser
tre, priere, invitation de parenté, tout est inconnu ; nul vestige de religion & de décence, les noces se font dans l’instan
d’après S. Paul & toute la tradition, du moins ne le font qu’avec religion , devant le Ministre, avec des cérémonies & de
mariages athées du théatre blessent tous les costumes. Mais est-il de religion pour la scène ? Le bal, le repas, les discours li
39 (1759) Lettre d’un ancien officier de la reine à tous les François sur les spectacles. Avec un Postcriptum à toutes les Nations pp. 3-84
ue venant à sa connoissance elle lui paroît tendre au détriment de la Religion & de l’Etat. C’est ce devoir que des Magistra
triomphe pour tous ceux en qui il reste encore quelque amour pour la Religion dont le flambeau leur a servi de guide : Mais le
e monde en refusant de subordonner la science des mœurs à celle de la Religion , est encore aujourd’hui pour confondre & fai
monde, en refusant de subordonner la science des mœurs à celle de la Religion  : donc ils vont se taire ces anciens oracles de l
) une société formée pour soutenir le Matérialisme, pour détruire la Religion , pour inspirer l’indépendance & nourrir la co
une troupe formée pour entretenir le Matérialisme, pour détruire la Religion , pour inspirer l’indépendance & nourrir la co
 : qu’elle ne puisse plus nous dépeindre (P. 6.) les Ministres de la Religion , comme des Pedans épris d’une fausse idée de perf
hanceté à ceux qui se consacrent aux devoirs & aux conseils de la Religion , on nous met dans une espéce de nécessité de dev
tes instances, n’en sortiront que pour prêcher avec toi, (p. 20.) la Religion naturelle, le Matérialisme, le Déisme ou l’Athéis
arlé de vraies vertus, il ne nous a pas dit que tout meure avec nous. Religion sainte, si nos Peres vous ont joué sur leurs théâ
Peut être ne faut-il pour cela que le renversement des théâtres : la Religion & l’Etat ne sont pas les seuls qui le demande
Quel est leur caractère, pour s’ériger en réformateurs publics de la Religion & de l’Etat ? pour oser nous apprendre (p. 22
s & Citoyens, nous croyons que le sang ne doit couler que pour la Religion & la Patrie. Mais ce n’est pas assez : (p. 
orté à la vûe du nouveau triomphe qu’elle vous verroit préparer à une Religion qu’elle aime tant, & à la quelle elle est si
z, coupez, devons-nous nous écrier, puisqu’il y va de l’intérêt de la Religion , de l’Etat, de la Société, de l’humanité ! Et quo
étiens, Sujets, Citoyens, hommes, nous les réprouvons également : la Religion (p. 5.) toujours tendre pour ses enfans, les verr
politiquement un mal ? Oui, dit-on, il est également du bien de la Religion & de l’Etat de souffrir de moindres maux pour
ce, ils rendent comptables de ces moindres maux & l’Etat & la Religion  ? Il est clair que l’esprit qui les inspire ne pa
privé nom, & qu’ils ne sont les interprêtes ni d’un Etat ni d’une Religion , qui se réunissent (voyez ci-après page..) pour n
se lit encore à nos portes ; à côté de cet arc de triomphe élevé à la Religion , nous ne verrons plus quatre affiches se renouvel
ns tous les tems (p. 2.) Défenseurs des Loix & Protecteurs de la Religion , ils ont pris le glaive en main, & frappé san
mp; frappé sans distinction ces sacrileges & ces séditieux que la Religion condamne & que le bien de la patrie désavoue.
ermes dictés par l’Apôtre au Roi, qui par sa docilité à la voix de la Religion , a mérité le surnom de Juste : C’est sous la même
té de la puissance que le Prince leur confie, ainsi que le bien de la Religion l’exige de l’attachement de tous les Magistrats à
tous, François, pour prononcer ici ? Après tout, qu’importe-t-il à la Religion , à l’Etat, que nous allions au Théatre, pourvu qu
du génie & des talens que lui donna la nature ? Ami de toute Religion paisible (pag. 4, 5.) où l’on sert l’Etre éternel
sance de ces génies malfaisans , nous ennemis déclarés de toute autre Religion que de la nôtre, laquelle est précisément celle q
urd’hui (p. 1. 2.) les plaintes de la société, de l’Etat & de la Religion … leurs droits sont violés ; leurs loix sont mécon
ltiplier que pour ébranler s’il étoit possible les fondemens de notre Religion . En vain ces Pasteurs charitables nous crient sa
uts téméraires que le théâtre, ce fort armé, livre journellement à la Religion  ? Hélas ! comptant ses victoires par ses attaques
ir ces pierres brutes, & déjà je crois voir le cizeau sacré de la Religion dans la main de la Justice. Justice, qu’allez-vou
(p. 29.) d’écrire, sous quelque dénomination que ce soit, contre la Religion , l’Etat & les bonnes mœurs , ce n’est pas nou
rités (p. 23.) qui appartenant à la politique, à la morale & à la Religion Catholique, ont toujours été, sont & seront t
es, l’exactitude, l’attachement & la fidélité aux principes de la Religion , aux maximes de sa morale & au bien de l’Etat
oles, aux termes de la Déclaration du 16 Avril 1641. Par ce moyen , Religion sainte, ces enfans infortunés qui sont nos freres
40 (1763) Réflexions sur le théâtre, vol. 2 « Chapitre II. Discipline du Palais. » pp. 26-50
ments), après avoir parlé fort au long des qualités, des mœurs, de la religion , de la gravité, de la modestie des Magistrats, s’
qui le défendent, fait si vivement sentir combien il est funeste à la religion et aux mœurs, qu’on ne peut ni blâmer le zèle qui
avoir perdus. Le théâtre était un signe de séparation entre les deux religions . Tel un Religieux, un Ecclésiastique, qui déshono
es tolère, à qui il appartient d’examiner si les comédies blessent la religion ou les mœurs. Il croit que c’est d’abord au Juge
es Théologiens en état de juger de ce qui très souvent y intéresse la religion et les mœurs. Il existe au milieu du Palais un co
la Passion, qu’ils voulurent imiter, et qui étaient des exercices de religion . Mais comme les Confrères avaient un privilège ex
Confrères de la Passion, dont les jeux n’étaient que des exercices de religion , furent soufferts, jusqu’à ce que mêlant le sacré
les Guises, Henri IV et le Duc de Mayenne. Vrai et faux, bien et mal, religion et hérésie, tout est bon à des Comédiens. La nouv
n Mémoire à consulter sous le nom de cette Actrice, où avec un air de religion et de remords de conscience elle lui demande s’il
dont il élève jusqu’aux nues la noblesse, les talents, les grâces, la religion , la vertu, la supériorité des sentiments, se répa
sion, notre attachement aux véritables maximes, et notre zèle pour la religion , ne nous ont pas permis de garder le silence, ni
oupable licence de hasarder les propositions les plus contraires à la religion et aux bonnes mœurs, et de confondre la nature et
elle ne trouve de vraie gloire qu’à répandre dans le sanctuaire de la religion qu’elle professe, celle que la France lui défère 
sse, celle que la France lui défère ». Il y a plus. « La nation et la religion doivent à l’envi former l’éloge de cette femme fo
de principes erronés, de fausses maximes, et de propos injurieux à la religion , contraires aux bonnes mœurs, attentatoires aux d
, et m’a chargé de dénoncer l’ouvrage à la Cour, dont le zèle pour la religion , les bonnes mœurs et la police publique, se manif
au ; que leur délicatesse, leur attachement aux maximes saintes de la religion et aux lois de l’état, ne leur avaient pas permis
41 (1788) Sermons sur les spectacles (2) « Sermons sur les spectacles (2) » pp. 6-50
ie à ces foibles Israélites, qui tantôt sembloient vouloir retenir la religion des Saints Patriarches de qui ils tiroient leur o
liance de Jésus-Christ & de Belial est monstrueuse aux yeux de la religion  : oui, pour être véritablement Chrétien, il faut
morale Chrétienne, il faudroit les ramener aux premiers élémens de la religion . C’est à eux qu’on peut dire avec le Prophète : S
ini illum. Mais c’est à vous, mes Frères, qui connoissez notre sainte religion , qui l’aimez, qui aspirez aux récompenses qu’elle
s’il y a déja germé ; ou augmenter l’horreur que les principes de la religion vous en ont déja donnée. Ave Maria. PREMIERE P
us juste mépris : la société elle-même, d’accord sur ce point avec la religion , les exclut de toutes sortes de dignités & d’
ée de s’être vu enlever l’objet de sa passion. Les principes de votre religion ne vous inspirent que l’humanité & la douceur
teurs étoient-ils donc plus cruels & plus coupables que vous ? La religion vous oblige de respecter dans les Rois l’image du
de la patrie. Le suicide est aux yeux de la raison comme à ceux de la religion une foiblesse & un crime : il est sur le théâ
aucune occasion d’ébranler les fondemens de la foi, de lancer sur la Religion , sur ses Ministres, sur ses Mystères, les traits
le a en elle-même des défauts que rien ne peut couvrir aux yeux de la religion . Mais que faut-il en penser, si ce ridicule est l
u des usages qui ne sont incompatibles ni avec la probité, ni avec la religion  ? Or, voilà, mes Frères, la véritable idée que l’
miséricorde de Dieu, dont nous ne méritons que trop d’être privés, la religion a été jusqu’ici mieux connue, & la morale de
tique que nous considérons ici les Spectacles, c’est dans celui de la religion . Nous n’examinons pas s’il est nécessaire, pour l
ve que cette passion n’est pas à vos yeux ce qu’elle est à ceux de la religion , c’est-à-dire, une passion honteuse & crimine
Chrétiens qui l’arrachent d’entre ses bras, & peut-être contre la religion même qui s’oppose à son amour. Si tous ces sentim
qui font profession de quelque régularité, de quelqu’attachement à la religion , ne peuvent sans péché se conformer à un monde pe
roit-ce pas un, mes Frères, & même un des plus affligeans pour la religion , de retrouver au théâtre les mêmes personnes qui
42 (1773) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre quatorzieme « Réflexions morales, politiques, historiques, et littérairesn sur le théatre. — Chapitre VI [V]. Élizabeth d’Angleterre. » pp. 142-187
outes les perfections que lui prodigue la flatterie. Elle a établi la religion Anglicane, ébauchée par son pere, & renversée
es des Pays-bas & de la France. Dans le fonds elle n’avoit aucune religion . Il y auroit de l’ingratitude aux Protestans &
l falloit faire divorce avec sa femme, & déshériter sa fille ; la religion ne permettoit pas l’un, les loix du royaume s’opp
Anne en vint à bout par ses caresses. Cet événement, si funeste à la religion , est l’ouvrage d’une comédienne. Il mérite cette
, & arracha les larmes de tous les spectateurs. Marie avoit de la religion . Acte II. Sa Naissance. L’héroïne Angloise vit l
dans le sein de ses flatteurs & de ses maîtresses. Il renversa la religion dont il avoit dans ses écrits démontré la vérité,
ve point dont les excès soient allés jusqu’à prophaner dans sa propre religion la sainteté des mariages, de toutes les manieres
tiers légitimes, & pour comble de scéleratesse, faisant servir la religion de prétexte à l’un & à l’autre. Quel mêlange
a reçu la sainte vierge Elizabeth ! Acte III. Sa Légitimité. Dans la religion Chrétienne, où le mariage est indissoluble, &
d’Elizabeth. Cette Princesse ambitieuse ne s’embarrassoit guere de la religion Protestante, mais elle étoit intéressée à ne pas
eligion Protestante, mais elle étoit intéressée à ne pas embrasser la religion Catholique qui la condamnoit. Henri furieux du re
communions Chrétiennes se moquent, qui n’est pas moins isolée dans la religion , que l’est dans l’Océan l’isle qui l’a enfantée,
emme. Il a raison, dit-elle en riant, j’ai oublié mon Latin. Pour la religion , partie de l’éducation la plus essentielle, &
ari, lui marquoient de l’amitié, & entretenoient sa haine. Quelle religion pouvoit-on lui enseigner ? Il n’y avoit aucune do
sonne ; c’est-à-dire une incertitude, une indifference entiere sur la religion  : ce qui arriva en effet à Elizabeth, qui n’eut j
eligion : ce qui arriva en effet à Elizabeth, qui n’eut jamais aucune religion . L’adversite est une grande maîtresse. Elizabeth
yoit devoir être Reine d’Angleterre, n’agissoit point par des vues de religion . La farce d’Espagne fut plus grossiere. Ce n’étoi
égance legere des habits a la même date en Angleterre que la nouvelle religion . Toutes les deux viennent d’une belle main, &
arangere ; ce qui ne convient ni à son sexe, ni à sa dignité, ni à sa religion  ; & déparoit ses saillies quelque fois ingéni
aisant à propos un éloge, mais nulle severité pour les mœurs & la religion  ; tolérant tout, ne s’appercevant de rien, à l’ex
ligion ; tolérant tout, ne s’appercevant de rien, à l’exception de la religion Catholique, qu’elle persécuta cruellement ; car e
es coulisses le Duc d’Alençon, son cadet, qui joua mieux son rôle. La religion ne l’embarrassoit pas. On fit dire à Elizabeth pa
ur de France qu’elle feroit de ce Prince ce qu’elle voudroit dans la Religion comme dans l’Etat . C’étoit s’y prendre un peu ta
s le redoutoient également, & n’estimoient point le Duc. Les deux religions paroissoient le désirer & le craindre. Tout d
gions paroissoient le désirer & le craindre. Tout dépendoit de la religion qu’il embrasseroit. Rome se flattoit d’avoir un p
’une actrice. Ce fut un bonheur pour l’Eglise. Car si ce Prince sans religion se fût fait Protestant, ce qui étoit très-facile,
ar succession, de l’Angleterre par son mariage, c’en étoit fait de la religion Catholique. Depuis les Pyrenées jusqu’au Danemarc
is Henri se convertit sincerement ; Elizabeth vécut & mourut sans religion . Aucun des deux n’est grand par ses mœurs ; mais
a puissance de trois Rois de France ses prédécesseurs zelés contre sa religion  ; presque tout son royaume ligué contre les Prote
43 (1776) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre dix-neuvieme « Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre dix-neuvieme. — Chapitre IV. Du Conquérant de Sans-souci. » pp. 88-120
ider par Czarine Philosophe aussi bien que lui, qui, sous prétexte de religion , a ravagé la Pologne, lui a donné un Roi de sa ma
dé à tous, & a fait faire l’héroïque effort de tolérer toutes les religions , qui toutes leurs sont indifférentes. Ce Prince a
envahir la Prusse royale & divers Palatinats. Albert, homme sans religion , sans mœurs & sans probité, de l’aveu du Roi
amp; sans probité, de l’aveu du Roi de Prusse, (l’intérêt a changé la religion en Allemagne & la débauche en Angleterre,) Al
énérale qui avoit offensé l’Empereur. Il ne resta que l’intérêt de la religion Catholique, qui, pour la Prusse, se trouva confon
que, qui, pour la Prusse, se trouva confondue dans les guerres sur la religion , & terminé de même dans les Diettes de l’Empi
uci se soucie-t-il des traités, de la bonne foi, de la justice, de la religion . Il en fait plus que Machiavel & pratique mie
son plus grand ennemi dans celui qu’elle a élevé, sans égard pour la religion . Le Conquérant Sans-souci a l’humeur si guerriere
tous les philosophes célibataires, véritablement Sans-souci, pour la religion & pour les mœurs, ce seroit la matiere d’une
ire, où le soldat & le Monarque figureroient admirablement, si la religion & la vertu permettoient de rire de ces honteu
ine. Pour m’agrandir, j’ai introduit le Calvinisme, toléré toutes les religions  : je ne m’embarrasse d’aucune. 2°. La moitié de m
es fort longue. Ce seroit en France des Scaramouches. 3°. Il faut une religion pour le peuple ; un Roi est mal-adroit s’il souff
pas sage d’en avoir lui-même, il doit seulement en faire semblant. La religion est un tyran qui ne s’accorde, ni avec les passio
ourtant pas afficher l’impiété, mais agir en Prince. Chaque Etat a sa religion  ; ce sont des minuties pour le peuple. Les Papes
pes mêmes, qui ont eu le sens commun, ont créé chacun leur systême de religion propre à leur agrandissement. Ce seroit à un Prin
u peuple : le vrai moyen d’écarter le fanatisme c’est d’avoir pour la religion la plus belle indifférence. La sainte Eglise a se
llandois à cause de la succession de Cleves. Nous avons eu toutes les religions dans notre maison, elles nous doivent être toutes
oulez-vous passer pour sage ? contrefaites-vous. Veut-on connoître ma religion & mes mœurs ? consultez mes Œuvres & mon
dement dans toute sorte d’ecrit le mépris pour tout ce qui tient à la religion , Prêtres, Ministres, sur-tout la Cour de Rome, pe
44 (1765) Réflexions sur le théâtre, vol. 4 « CHAPITRE VII. De la frivolité et de la familiarité. » pp. 150-162
e l'Europe : « On parlait de guerre dans l'ancienne Rome, on parle de religion dans la nouvelle, de commerce à Cadix, de politiq
omans à Paris. » Et le Roi de Prusse, dans la même vue, parlant de la religion Protestante que lui-même il professe, disait avec
de vérité : « C'est se moquer de recourir à l'inspiration divine ; la religion Protestante s'est établie en Allemagne par l'inté
de petites poésies de toute espèce. La frivolité se répand sur tout : religion , morale, histoire, sciences, tout dans une imagin
la bonne compagnie, de vingt comédies on ne trouvera pas une page de religion , de bonnes mœurs et de bon sens. En voici deux tr
est à plaindre dans la littérature et dans la société, comme dans la religion , quand toute la vie ayant aimé et joué la comédie
n au niveau de tout. Ce vice peut venir d'un fonds d'orgueil. Dans la religion c'est la folie des esprits forts, dans les scienc
rieur, un maître consommé, à qui toutes les sciences sont familieres. Religion , politique, droit public, morale, intérêt des Pri
jouir par des ridicules. Outre les inconvénients innombrables pour la religion et les mœurs, cette plaisanterie continuelle mont
porté son haleine empestée jusqu'à faire profaner le sanctuaire de la religion et celui de la justice. Heureusement ce désordre
45 (1769) Réflexions sur le théâtre, vol 8 « Réflexions sur le théâtre, vol 8 — RÉFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE HUITIEME. — CHAPITRE VI. Euphemie. » pp. 129-148
abondantes que Dieu prodigue à ceux qui le servent ? C’est oublier la religion , & se trop borner aux sentimens de la nature,
de Comminges, Ericit, ou les Vestales, Euphemie, ou le Triomphe de la Religion , & apparemment des autres que le sieur Arnaud
& de force, elle n’a guère moins de choses répréhensibles sur la religion & les mœurs, qui doivent la faire proscrire d
des sermens exécrables, ce qui non-seulement est scandaleux contre la religion & les mœurs, mais contre la vrai-semblante. D
mp; ses vertus, appelé pour diriger ces Religieuses, ayant parlé avec religion & avec zèle, cet homme tout-à-coup devient fu
t de l’Evangile sont de nouveaux crimes, font un jeu scandaleux de la religion & de la vertu, enseignent à se contenter d’un
ctes les véritables. La profanation des objets & du langage de la religion , qu’on a la témérité d’y mêler avec les objets &a
est moi qui t’adore ; content de t’adorer, d’y consacrer ma vie. O ma religion  ! je ne te connois plus. Il renonce à son état, i
imprécations d’un damné, que l’honnêteté ne proscrit pas moins que la religion  : Sur moi se réunisse une éternelle mort, les tou
ui en justifieroient le châtiment : J’ai pris pendant dix ans pour la religion , pour de saints mouvemens, mon feu, ma passion :
amais trop puni ? Malgré la force & la beauté de l’expression, la religion , la vertu, la décence frémissent des innombrables
à se faire Moine ? a-t-elle fait rompre un engagement autorisé par la religion , comme il s’efforce de le faire ? Ces vœux eussen
sont donnés entierement à Dieu, l’engagement au sacerdoce & à la religion est devenu légitime & indissoluble : ils n’en
uoique le ridicule tombe sur l’hypocrite qui emploie les termes de la religion pour son intérêt, & que (dans l’Œdipe) les Pr
46 (1665) Observations sur une comédie de Molière intitulée Le Festin de Pierre « Observations sur une comédie de Molière intitulée Le Festin de Pierre » pp. 1-48
fait raillerie de ce qu’il y a de plus saint et de plus sacré dans la Religion . Il est vrai qu’il y a quelque chose de galant da
peut supporter la hardiesse d’un Farceur, qui fait plaisanterie de la Religion , qui tient École du Libertinage, et qui rend la M
ée foudroyé en apparence, foudroie en effet tous les fondements de la Religion , à la face du Louvre, dans la Maison d’un Prince
cependant que ce généreux Prince occupe tous ses soins à maintenir la Religion , Molière travaille à la détruire : le Roi abat le
ocence de celle à qui il parle b ». Et voyant qu’il choquait toute la Religion , et que tous les gens de bien lui seraient contra
été. Son Avarice ne contribue pas peu à échauffer sa veine, contre la Religion . « Je connais son humeur, il ne se soucie pas qu’
aux Comètes : parce que c’est une chose inouïe en France de jouer la Religion sur un Théâtre, et Molière a très mauvaise raison
es derniers enfin plus dangereux que tous les autres, ne défendent la Religion que pour la détruire, ou en affaiblissant malicie
r au juste reproche qu’on lui peut faire d’avoir mis la défense de la Religion dans la bouche d’un Valet impudent, d’avoir expos
Bouru, de parler de Dieu en bouffonnant, et de faire une Farce de la Religion  : il devait pour le moins susciter quelque Acteur
ous avons tout sujet d’espérer que ce même Bras qui est l’appui de la Religion , abattra tout à fait ce Monstre, et confondra à j
ra les Autels que l’on s’efforce d’abattre ; et l’on verra partout la Religion triompher de ses ennemis sous le Règne de ce Pieu
st que prétexte à moqueries, est une façon de plus de se moquer de la religion . q. [NDE] Il n’y a pas, à notre connaissance, de
47 (1776) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre dix-huitieme « Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. — Chapitre IV. Henri IV. » pp. 121-168
t aussi mal imaginée. Que de jeunes personnes de deux partis, de deux religions contraires, de deux conditions fort inégales, s’a
nge. Le Théatre peut envisager dans Henri plusieurs points de vue, sa Religion , ses amours, ses exploits, son caractere : le pre
mp; le second lui sont très-peu favorables. Il changea quatre fois de religion  ; d’abord élevé en Catholique, sa mere Jeanne d’A
se fit Catholique pour monter sur le trône ; il persévéra dans cette Religion  : mais il combla de faveurs les hérétiques, &
comédies, le libertinage y perdroit trop. Sulli n’a jamais changé de religion , ni à la S. Barthelemi, ni à la conversion de son
angé quatre fois, & après avoir embrassé pour la derniere fois la Religion Catholique, il a plus favorisé les Huguenots volo
toute protestante. Sulli est à plaindre d’avoir vécu dans une fausse religion . Henri l’est-il moins de n’avoir eu aucune religi
u dans une fausse religion. Henri l’est-il moins de n’avoir eu aucune religion  ? La fermeté de l’un est bien supérieure aux vari
pour parvenir à la couronne. Qu’importe en effet, quand on n’a aucune religion , d’arborer les apparences de l’une ou de l’autre 
ou quinze bâtards. 3°. Saint Louis a pris deux fois les armes pour la Religion , est allé combattre pour elle au-delà des mers ;
mp; les tourmens qu’on lui fait souffrir, ne voulut jamais changer de religion , refuse même la couronne de l’Egypte qu’on lui of
té à la Cour avec le Prince de Condé, à la premiere menace, abjure sa religion & se fait Catholique ; à peine est-il délivré
ion & se fait Catholique ; à peine est-il délivré qu’il abjure la Religion Catholique & redevient Protestant, & repr
n chef des Protestans, qui a embrassé & abjuré deux fois les deux religions , qui a fait la guerre à son Roi, quitté sa premie
agiats qu’on lui a reproché, voici un trait frappant qui intéresse la Religion , les mœurs & la France. Henri IV, à qui ce p
atholique. On dit que Henri doute, & se propose d’embrasser cette Religion  : il n’en parle pas moins en impie à Elisabeth d’
uerres ne le méneront à rien tandis qu’il sera Huguenot, & que la Religion Catholique, qu’il se propose d’embrasser, termine
tandis qu’il ne tient qu’à lui de tout finir, par l’abjuration d’une Religion à laquelle il ne tient pas, à laquelle il a déjà
peint lui-méme dans son héros : il a voulu étayer sa morale & sa religion par un grand nom, sans s’apercevoir qu’il affoibl
ogne, cet auguste éleve de Fenelon, rempli d’humanité, de sagesse, de religion , étoit-il inférieur à Henri ? Qui fut plus grand
imé. La guerre que fit Henri IV. jusqu’à la mort d’Henri III, pour la religion protestante, lui mérite-t-elle le titre de Juste
& les acclamations de toutes la France, de toute l’Eglise, si la Religion est écoutée ? D’Aubigné, fameux historien, grand
a imité la défection de cet Empereur, en renonçant par deux fois à la Religion Catholique, & la persécutant par une cruelle
es en repos, je saurai ce que peut le temps de la paix. Je sai que la Religion & la Justice sont les colonnes & les fond
vouloit abréger la procédure, supprimer plusieurs impôts, rétablir la Religion Catholique, donner de l’aisance à son peuple. Il
de Charles I. & le regne de Cromvel. Jamais Charles ne changea de religion  ; il donna la liberté de conscience, & Henri
p; Henri l’Edit de Nantes, après avoir fait toute sa vie la guerre de religion . On croit que Charles mourut Catholique. Charles
en gémissent. Ce sont de grands péchés, même dans les principes de la Religion protestante, que n’expieront pas devant Dieu tout
48 (1773) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre quatorzieme « Réflexions morales, politiques, historiques, et littérairesn sur le théatre. — Chapitre II. Du Philosophe de sans souci. » pp. 36-60
Philosophe de sans souci n’est pas suspect de rigorisme, ni pour la religion , ni pour les mœurs. Il en fait l’aveu dans ses ou
ialisme, une morale corrompue ; de l’autre la morale la plus pure, la religion la plus parfaite, la conduite la plus édifiante.
cause qui protege la dépravation & l’irréligion, qui condamne la religion & la vertu ? Dans l’ordre littéraire, le Phil
raires ne nous auroient pas arrêté ; mais il est des fautes contre la religion , les mœurs & la décence, que la piété ne perm
n homme du mêtier, en est-il plus grand ? Il ne parle pas mieux de la religion Catholique que du trone. Je sais qu’il fait profe
religion Catholique que du trone. Je sais qu’il fait profession de la religion Protestante, quoique ses ancêtres fussent bons Ca
s contradictions singulieres. Il tolere, comme Philosophe, toutes les religions . Les erreurs sont des malheurs & non des crim
indre, mais non pas maltraiter, l’aveuglement qui cache la verité. La religion Catholique est-elle donc plus intolérable que tou
igion & tous ces systemes d’incrédulité qui renversent toutes les religions . Les Papistes sont-ils donc plus sacrileges que l
ns la partie Luthérienne dont il fut toujours maître ; car toutes les religions lui sont indifferentes. Cependant le genre d’inve
out le zele d’un bon Prince ; il doit punir les scélérats, même de la religion Protestante. Et les faveurs, la haine, le mépris
Festin de Pierre de Moliere, parce que cette piéce sous un masque de religion est une vraie impiété faite pour la combattre, on
ourris d’encens, & vivent de fumée. C’est sur-tout en matiere de religion que tous les hommes sont suspects ou dupes, parce
t ils s’arment, il n’en est point qui ne rende en secret justice à la religion Chrétienne. Quand je dis blasphême, je ne dis rie
vec autant de licence qu’on parle de Dieu, de son gouvernement, de sa religion , de ses œuvres divines. Il ose dire d’après Téren
49 (1765) Réflexions sur le théâtre, vol. 3 « [Introduction]  » p. 2
[Introduction] Avoir prouvé que la religion et les lois, les deux puissances ecclésiastique e
vérité. Est-il rien de plus important au bonheur de la société que la religion et les lois ? le Prince n’est-il pas le législate
e son ennemi secret et le plus dangereux, je veux dire l’ennemi de la religion et de la vertu.
50 (1774) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre seizieme « Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. — Chapitre IV. Du Législateur de Sans–souci. » pp. 93-109
Si ce Prince s’en fût tenu à ces bornes, il n’eût fait que suivre la religion dominante de son Royaume, & les traces de ses
’en faut bien qu’il ne soit que Luthérien, il n’a dans le fond qu’une religion de théatre. La politique l’empêche de détruire ou
t cela est supprimé sur la scene, où jamais le mariage n’est lié a la religion , où la religion seroit ridicule. Le Jurisconsulte
imé sur la scene, où jamais le mariage n’est lié a la religion, où la religion seroit ridicule. Le Jurisconsulte Brandebourgeois
s qu’il croit impossibles ou déshonnêtes, il met celle de changer de religion ou de garder la continence . Cette expression vag
er de religion ou de garder la continence . Cette expression vague de religion renferme le Judaïsme, le Mahométisme, l’Idolatrie
puissance ; de droit ecclésiastique, comme le crime, la difference de religion  ; de pure discipline, comme le temps prohibé de l
Clodius accusat Mœchos, Catilina Cethegos. Il a souvent dit que la Religion Protestante s’est établie en Angleterre par l’amo
le regne de la plus parfaite apathie ; tout y est indifférent dans la religion & les mœurs. L’unité l’indossubilité du maria
suivant sur la séparation de corps & de biens reste de l’audienne religion qui respectoit le lien du mariage. Cet article es
à leur mere. Cette idée est injuste & scandaleuse, contraire à la religion & à la nature. Ce seroit grand dommage qu’ell
51 (1768) Observations sur la nécessité de la réforme du Théatre [Des Causes du bonheur public] «  Observations sur la nécessité de la réforme du Théâtre. » pp. 367-379
r la Scene. La Poësie dramatique & lyrique prit sa source dans la Religion . Les Philosophes & les Théologiens du Paganis
t assister sans danger, & où le Sage puisse avouer le Roi. Que la Religion ne soit pas forcée d’accuser le Monarque de la mê
il combat la Comédie par la vie sérieuse que commande l’esprit de la Religion . Telle est la doctrine du célebre Evêque de Meaux
telle censure ; car si le principe de la vie sérieuse que commande la Religion , étoit porté trop loin, contre la pensée de Bossu
piéges à la candeur ; enfin que l’esprit sérieux & mortifié de la Religion n’est pas compatible avec les jeux du Théâtre ; t
qui suit) il entreroit fort dans le dessein des meilleures loix ; la Religion même la plus pure n’en seroit point alarmée ; on
ar tous les hommes de bien, aussi avantageuse au gouvernement qu’à la Religion , il deviendroit superflus d’écrire davantage sur
52 (1766) Réflexions sur le théâtre, vol 5 « Réflexions sur le théâtre, vol 5 — REFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE CINQUIÈME. — CHAPITRE IV. De la Médisance. » pp. 80-99
ces qui flattent si fort la malignité, sont-elles dans l’esprit de la religion  ? On a beau les déguiser par la sainteté du sujet
e de zèle, dont il se faisoit gloire, & qu’il croyoit devoir à la religion & au bien de l’État, l’abolition du calvinism
re public un vil amas d’Acteurs, sans naissance, sans éducation, sans religion & sans mœurs ? Aussi le théatre n’est pas moi
onnêteté publique ; un cynique qui se joue de tout, des hommes, de la religion , de la vertu, Cui genus humanum ludere ludus erat
t plus traitable que le Roi Catholique ; il n’est difficile ni sur la religion , ni sur les mœurs, ni sur la preuve de noblesse.
plus grands désordres du théatre, puisque rien n’est plus opposé à la religion , à la vertu, au bien de la société, que d’entrete
Lioraires, on se les arrache ; il y a trente ans qu’aux dépens de la religion , de la décence, de la vérité, il se débite réguli
val, la malignité se repaît du mal des autres, l’impiété blasphême la religion dans ses Ministres, la vertu dans ses disciples,
mendax. Que sera-ce enfin, si revenant à soi par les principes de la religion , de la charité & de la justice, on reconnoît
que le siecle a pris au théatre, est celui de l’impiété regnante. La religion a toûjours eu des adversaires ; mais on ne l’a at
n, Blondel, Claude, Beze lui-même, quoique Poëte, ne dégradent pas la religion jusqu’à en plaisanter. Mais les plaisanteries son
istoires, le style, les expressions des Écritures, en un mot toute la religion . Voilà la tournure qu’a pris l’irréligion dans to
dites contre l’humanité, & c’est dans ce trésor que les gens sans religion vont aiguiser leur langue & tailler leur plum
53 (1825) Encore des comédiens et du clergé « CHAPITRE II. Réflexions sur le titre de l’ouvrage intitulé : Des Comédiens et du Clergé, et sur les charlataneries littéraires, politiques et religieuses. » pp. 52-86
. Je pense encore que de pareils rapprochements en politique comme en religion , loin d’être irrespectueux et nuisibles à la reli
itique comme en religion, loin d’être irrespectueux et nuisibles à la religion et à l’Etat, sont au contraire dignes d’approbati
masquer ces hypocrites ambitieux, qui se moquent intérieurement de la religion et en font une comédie. Les comédiens ne sont don
ui jouent la comédie. Que de bigots affectant le rigorisme et dont la religion ne consiste que dans une dévotion superstitieuse,
réputation qu’elle donne. Ce ne sont enfin que de grands comédiens de religion et de vertu. Il y a des tartufes dans tous les ge
xte de se rendre utiles pour la propagation et l’affermissement de la religion catholique, elles refusent de faire connaître leu
rêt de la société de Jésus, et sous le spécieux prétexte de venger la religion  ; au moindre signal, ils se permettraient, au nom
s journaux et de leurs gazettes ; combien ne voit-on pas d’Amis de la religion et du roi, qui ne professent que des principes an
pes anarchiques en politique et par des doctrines dangereuses pour la religion chrétienne, dont il ébranle, dont il renverse tou
s longues diatribes. Il y accuse d’athéisme et d’indifférence pour la religion , quiconque n’est pas de son avis. Il y injurie sa
mples, car plus d’un ministre du culte, abusant de l’ascendant que la religion lui donne sur les esprits faibles et crédules, ac
isposition des prêtres, et qui fit jadis tant de mal à l’Etat et à la religion  ? Qu’on réfléchisse donc aux désordres que les pr
bbé de la Mennais, auteur de l’Essai sur l’indifférence en matière de religion , 4 vol. in-8°. Paris, 1823. d. [NDE] A ce propos
54 (1772) Réflexions sur le théâtre, vol 9 « Réflexions sur le théâtre, vol 9 — RÉFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE NEUVIEME. — CHAPITRE II. Melanie. » pp. 29-71
choses mauvaises que l’autorité publique a proscrites, de blesser la religion & les mœurs dans une chambre que sur le Théat
les ouvrages médiocres dans le littéraire, mauvais dans l’ordre de la religion . Le Journal cherche des couleurs pour diminuer la
t mourir de douleur, amant furieux qui vomit des blasphêmes contre la religion , & des malédictions contre le père ou la mère
des prisons, les pères n’ont ni humanité, ni probité, ni justice, ni religion . Ces déclamations absurdes, qui sont le résultat
de qu’elles auroient quitté, qu’il y en a qu’on ait forcé d’entrer en religion  ; il y a plus de séduction & de violence pour
raires que dans ce drame, puisqu’on n’y attaque pas les vérités de la religion , mais seulement les mœurs des Moines. Constance,
ignore, mêlé sur la scène & combattu ce que l’Eglise, l’Etat, la Religion & la prudence lui ordonnent de respecter. Il
& ne pas agir & parler en Poëte. Ce Curé ne sçait pas même sa religion . C’est un hérétique qui sur l’état Religieux répe
er évident de périr. Où est la témérité ? Voici un nouveau systême de religion qui réduit tout à la priere : Peut-être faudroit-
elles choses sur Jesus-Christ & son Evangile, & détruit toute religion , avec cette différence que les talens de l’Orateu
talens de l’Orateur sont très-supérieurs à ceux du Poëte ; mais leur religion paroît bien semblable. M. de la Faublas est surpr
absolue, nul être, quel qu’il soit, est une absurdité qui renverse la Religion & l’Etat, & l’air philosophique, le ton d
e l’autorité paternelle sur l’établissement des enfans. La nature, la religion , les loix, l’usage de tous les peuples lui sont b
nullité ; mais il n’est pas moins vrai qu’il est scandaleux contre la religion , les mœurs & le bien de la société de déclame
s chefs-d’œuvre, sont des horreurs dans l’ordre des mœurs & de la religion . C’est une fille & un prétendu gendre qui, sa
u des leçons de crimes, on puisse tenir ce langage ; mais que dans la religion Catholique, au milieu de Paris, dans un Couvent,
re contrat, quoique le mariage n’en ait pas moins besoin. L’entrée en religion ne peut donc jamais être matiere de comédie. Dans
-ce donc que Mélanie ? une tragédie bourgeoise faire aux dépens de la religion , où tout est sans vrai-semblance, déplacé, &
sincérement à tout, combattu de bonne foi son penchant, par esprit de religion . Ces exemples ne sont pas rares dans les Couvens,
e son état. Mais les erreurs échappent de tous côtés à une plume sans religion rimarum plenus sum, unde quaque difflue. Quelle f
rt joue, une étincelle met le feu à la poudre. Est-ce-là l’idée de la religion & de la vertu ? Est-ce-là la spiritualité, la
bien peu pour l’amour. Une telle Novice dans le monde, comme dans la religion , feroit la leçon aux Clélies & aux Astrées. C
e, en mourant dans l’impénitence, au milieu de tous les secours de la religion . Il est bien plus raisonnable de demander qui peu
re plus attentifs aux bienséances ; un Curé de Paris connoît mieux la religion & le monde. Je n’approuve pas non plus ces no
’opiniâtrent dans leurs folies. Dieu a permis qu’en voulant rendre la religion odieuse, l’Auteur tournât contre lui-même ses tra
eur ne sait que peindre le crime, & décrier la vertu, ébranler la religion . Voici ce qu’en disent les Affiches. Mai 1770. En
55 (1763) Réflexions sur le théâtre, vol. 1 « CHAPITRE III. Des Pièces de Collège. » pp. 48-67
devenus d’éloquents Orateurs, et quel progrès n’auraient pas fait la religion et la jurisprudence sous de si heureux auspices !
des spectateurs ; et d’un autre côté peignent le recueillement et la religion de l’orateur et de l’auditeur chrétien, l’équité,
e idée de comédie est si méprisable et si opposée à la sainteté de la religion , qu’on ne croit pas pouvoir leur donner de plus g
teurs formés par de tels maîtres, que l’Eglise et la magistrature, la religion et la justice, la droiture et la vertu, ont jamai
et que le monde profane désire parce qu’il se fait un amusement de la religion , comme de tout le reste ? Un Prédicateur ainsi fo
Plaisir forme la Jeunesse aux vraies vertus, aux vertus propres de la Religion . Trois. Entr. « La Religion n’est pas aussi ennem
x vraies vertus, aux vertus propres de la Religion. Trois. Entr. « La Religion n’est pas aussi ennemie du plaisir qu’elle le par
lle-même, sans instinct et sans intérêt. » On voit ensuite danser la Religion avec les vertus, les jeunes gens, les grands Prêt
ce précieux traité. « Est-ce ainsi qu’on inspire du respect pour la religion , et qu’on en grave les principes dans les jeunes
et naturel du plaisir des sens, de l’instinct et de l’intérêt ? Si la religion se montrait aux mortels sous des traits visibles,
même des collèges, combien ils la croient opposée au respect dû à la religion , à la pratique des vertus chrétiennes, et à la bo
es remerciements au plaisir, la foi, la mortification, l’humilité, la religion  ; je ne sais si l’indécence d’un tel spectacle l’
56 (1778) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre vingtieme « Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. — Chapitre II. Suite du Clergé Comédien, » pp. 52-67
e un parjure, un lâche, un rébelle à son Dieu, qui abandonne la vraie religion pour adorer des faux dieux, contre les lumieres l
aiment pas plus les juifs que les chrétiens ; ils ne veulent point de religion révélée, ils combattent les livres de Moïse, des
e l’antiquité, n’est aujourd’hui contesté que parce qu’il favorise la religion chrétienne. 3°.  Les philosophes sont ennemis de
le. Il reste de ce libello divers fragmens dans les apologistes de la religion , qui sont remplis de la plus noire & de la pl
vorisé le judaïsme, professé le polythéïsme, toléré toutes les autres religions , agi & parlé en cynique, affecté les mœurs &a
personne ; & que la philosophie lui devroit donner autant que la religion , puisqu’il a réellement apostasié de la philosoph
bon esprit & la bouffonnerie, le bon sens & la frivolité, une religion édifiante & la profanation du plus saint état
cle. Elle fit revenir malgré lui sur la scène le pieux Racine, que la religion & la vertu en avoient arraché, & revivre
uis que deux tragédies, Esther & Athalie, pleines de sentimens de religion , où il n’entre point de galanterie : mais tout es
57 (1694) Réponse à la lettre du théologien, défenseur de la comédie « Réponse à la lettre du théologien, défenseur de la comédie. » pp. 1-45
les Arts, à éclaircir les vérités essentielles, à faire triompher la Religion du libertinage, on voit des hommes hardis, rempli
la Morale; par la soustraction de toute vérité nécessaire anéantit la Religion , et par la loi du plus fort qu’il prétend établir
âcher ainsi à se mettre en crédit aux dépens de la Théologie et de la Religion . Pendant qu’un Prince du milieu des délices de la
école du Théologien ? Assurément ce Directeur des âmes ne sait pas sa Religion . Qu’il suspende un peu la direction pour méditer
t toute l’idée que chacun a de la perfection, qui se fabriquaient des Religions uniquement propres à entretenir les passions, ont
ée à un emploi qui ne sert qu’à corrompre les mœurs, et à éteindre la Religion . Le Théologien perd un peu contenance sur l’anath
er un Spectacle accommodé aux sentiments de la concupiscence avec une Religion qui ne nous propose que le crucifiement des passi
ntiment par la connaissance de l’homme, et par les vraies idées de la Religion , que par des comparaisons qui loin d’éclaircir la
’est par pure politique ; et si on le condamne, c’est par principe de Religion . Ce serait une chose étrange que l’ambition, l’av
nguer ce qui est comme un remède au corps politique, d’avec ce que la Religion que nous professons peut souffrir ? On peut dans
multueux, pour éviter des maux trop éclatants et sans remède. Mais la Religion est toute pure et toute sainte ; elle n’a jamais
es dehors, elle s’accommode à l’homme tel qu’elle le trouve ; mais la Religion va droit à l’intérieur, et tend à rendre l’homme
cision sûre en pareil cas ne ferait-elle point également honneur à la Religion et à l’Etat ? Afin qu’on ne soit pas surpris que
ra bien qu’on croie toujours qu’il est rare d’avoir des sentiments de Religion , et de ne pas trouver le stoïsme de nos Poètes gr
de se trouver, soit pour les nécessités de la vie, soit par devoir de Religion avec des assemblées non seulement où l’on peut se
uelle pitié qu’un Directeur des âmes entre si mal dans l’esprit de la Religion , et qu’il prenne toujours l’ombre pour le corps,
es qu’on nous donne ne nuisent point invinciblement aux sentiments de Religion , s’ils peuvent s’accommoder avec la mortification
58 (1766) Réflexions sur le théâtre, vol 5 « Réflexions sur le théâtre, vol 5 — REFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE CINQUIÈME. — CHAPITRE VI. De l’indécence du Théatre. » pp. 114-137
forment aux mœurs du temps pour attirer le public. Les mœurs & la religion depuis 1719 n’ont changé qu’en empirant. Si dans
’alors inconnu, fut regardé dans les idées du siecle comme un acte de religion , soit pour les Batteleurs & les Courtisannes,
parce que ces saintes assemblées, uniquement occupées des affaires de religion , n’ont jamais prétendu avoir inspection sur la po
tin contre les spectacles, où l’on prouve qu’ils sont contraires à la religion & aux mœurs. Il n’en fallut pas davantage. Le
foudroie, la politesse de nos mœurs les déteste. Indépendamment de la religion , rien ne seroit plus dégoûtant. Jamais ni les ana
vons rapportés (Liv. II.) n’ont eu d’autre objet, parce que malgré la religion dominante, l’autorité du trône, les anathèmes de
naturel ce qui se passe parmi nous : c’est toûjours le même cri de la religion & de la vertu, les mêmes armes contre l’ennem
stent encore chez tous les peuples, malgré toutes les révolutions des religions & des États, & à l’exception de quelques
s liaison & société, & il n’y a point de peuple au monde sans religion , sans connoissance de la Divinité, sans former de
es, sont des athées, des bêtes féroces, qui vivent sans société, sans religion . Cet arrêt lui-même seroit un peu barbare. Peut-ê
&c. La proposition de l’Auteur est un théatrisme ; ce qui dans la religion & les bonnes mœurs est un vrai barbarisme. Il
comme des Romains, est de fréquenter, de souffrir le théatre que leur religion & leurs loix proscrivent. On va au théatre :
& à leur Dieu ? L’Auteur du Mercure pense-t-il en Anglois sur la Religion & l’État ? se fait-il honneur de cette exacte
honteux barbarisme ? Oui sans doute : rien n’est plus contraire à la religion , aux bonnes mœurs & à l’État, que le théatris
59 (1776) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre dix-neuvieme « Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre dix-neuvieme. — Chapitre III. Autre continuation des Mêlanges. » pp. 45-87
en 1745, n’a été fait que pour établir le Théisme ; c’est-à-dire, la Religion naturelle. Quelques notes qu’on a mises au bas de
fanatisme, l’enthousiasme, c’est-à-dire, la piété & le zele de la Religion  ; l’affectation de la profession déclarée de ne j
e la profession déclarée de ne jamais parler des Mysteres & de la Religion revêlée, tout attribuer à la raison & à la na
temporel du vice & de la vertu. Il change jusqu’au langage de la Religion , quoiqu’il en emprunte les idées : la charité est
couvris de haillons. On veut donner le change, & insinuer que la Religion naturelle se suffit à elle-même pour rendre l’hom
avons parlé ailleurs, qui excuse son crime, & en fait un acte de religion , par l’exemple de Jupiter qui abuse de Danaé, &am
tue dont on vouloit souiller le lieu saint. Homme dans la vérité sans religion & sans décence, méprisable pour les mœurs, mé
ur, n’a laissé qu’un fils qui ne fait pas plus d’honneur que lui à la Religion & à la vertu. Cet homme d’un caractere noir &
ses écrits, sa morale épicurienne souilloit une vie qui ne suivoit de religion que la volupté ; des mœurs qui ne connoissoient p
t mieux pour les mœurs : il est pourtant moins audacieux ennemi de la Religion & de la vertu ; mais plus grossier dans ses e
sque Chaulieu est mort en 1720, & qui étoit déjà sans mœurs, sans religion , peint ainsi les parties de débauche qu’il faisoi
rit, Chaulieu en avoit. Est-ce en faire usage, est-ce en montrer ? La Religion , la vertu, la sagesse, la décence le mettroient d
meux pyrrhonien, dont la plus grande licence, dont les mœurs & la religion sont aujourd’hui la réputation & le plus gran
c une patience inimitable, pour l’Ecrit méprisable d’un libertin sans religion , que son vénérable pere eût proscrit, bien loin d
e l’esprit, & sont de tout un autre poids dans la morale & la religion  ; il établit la vérité contre l’athéïsme & di
l a ramassé plusieurs traits répandus dans ses Essais en faveur de la Religion & des mœurs. Rien n’est plus facile ; on fero
ur & Chancelade, le livre des Essais fera toujours le procès à la religion & aux mœurs de Montagne, & les éloges out
p; bien des choses agréables, quoique souvent fausses. Il parle de la religion & des mœurs avec une énergie & une libert
n laissa croire qu’elle l’avoit fait volontairement.) Elle changea de religion à la persuasion de l’Ambassadeur d’Espagne, qui l
le fait estimer des gens de bien, c’est qu’il a toujours respecté la Religion , & qu’il a terminé ses jours dans la pénitenc
un tel citoyen. Il avoit trop de causticité, & respectoit trop la Religion pour être de l’Académie Françoise. Ses compatriot
60 (1770) La Mimographe, ou Idées d’une honnête-femme pour la réformation du théâtre national « Avertissement de l’Éditeur, En forme de Table des Matières. » pp. 7-16
s. Les Ennemis du Théâtre ont voulu l’anéantir, en l’attaquant par la Religion , par les Loix & par le raisonnement : Mais le
s xiv & de Louis xv l’ont enrichie ; c’est à leur opposition à sa Religion qu’il faut s’en prendre, & à l’espèce d’infam
les obligations du Citoyen & de l’honnête-homme : le mépris de la Religion entraînerait celui des mœurs, de la subordination
ue la Mimographe rapporte, page 322. *. Le véritable esprit de notre Religion ne condanne pas le Spectacle en lui-même, puisqu’
nous apprend qu’il faut des Spectacles pour attacher le Peuple : une Religion dépouillée de tout appareil extérieur ne peut ni
ome I. seconde édit. page 420. Dès que le Spectacle est légitime, la Religion n’en peut improuver que les accessoires, tels que
trois objets, les plaisirs du Théâtre cessent d’être contraires à la Religion établie ; nos loix & nos usages ne contrasten
61 (1776) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre dix-neuvieme « Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre dix-neuvieme. — Chapitre VIII. Du Clergé comédien. » pp. 176-212
ui, par un contre coup inévitable, fait mépriser l’Etat, l’Eglise, la Religion  : par cette raison, les Théatres Britaniques, Lut
honore. Pour éluder cette loi, on fait paroître des Prêtres de fausse religion . On a tâché sous ce masque de désigner les Prêtre
onverti arrosoit de ses larmes. Il employa ses talens en faveur de la Religion , quoique son poëme qui a de grande beauté, ne soi
qu’on ne se flatte pas d’être raisonnable sans la foi ; combattre la Religion , c’est combattre la raison. La Champmelé, amante
une mort édifiante. Ces observations ne font pas moins d’honneur à la Religion des Orateurs, qu’à la mémoire du Héros ; ils ont
Mais pourquoi le Directeur, ajoute-t-il, pour en faire honneur à la Religion devant le public, devant l’Académie, & sur-to
fait honneur au successeur, en fait peu à l’Académie, l’amour pour la Religion doit être commun à tous les chrétiens, & l’Ac
ie,) plus ancien que celui d’Aix, celui-ci l’emporte-t-il donc sur la Religion de son confrere, jusqu’à mériter ce sur-tout en s
ndes beautés ; nous avons cru devoir les remarquer à l’honneur de la Religion devant le public, devant l’Académie, sur-tout dev
n’alla jamais. Le Théatre le pervertit, non en le faisant changer de Religion , mais en corrompant ses mœurs. Le bon Chanoine se
lui fit quitter. Mr. de Barbesieux qui l’aimoit, & respectoit la Religion le dépouilla lui-même du demi-habit Ecclésiastiqu
ues vers délicats, élégans & faciles, des chrétiens sacrifient la religion & les mœurs, au lieu de publier, imprimer &am
able pour les pauvres, zéle pour ses brebis, plein de respect pour la Religion , aussi n’aimoit-il ni Voltaire, ni sa philosophie
nteurs qui furent brûlés chez Dom Quichotte. Outre ce travail dont la Religion , les mœurs & son caractere d’Ecclesiastique a
sur la breche. Au milieu de ses triomphes, elle quitta le Théatre par religion en 1764, & vêcu pendant trois ans dans la plu
& avec une pension de 1000 livres ; elle a quitté le Théatre par religion & s’est faire Carmelite au couvent de Lyon ;
ause commune, Merville qui avoit beaucoup de douceur & un fond de Religion qu’il avoit conservé par une sorte de prodige, &a
x qui m’attaquent , le tout par principe de tolérance, de charité, de religion , de vérité philosophique. La Champmelé a été une
62 (1666) Dissertation sur la condemnation des théâtres « Disseration sur la Condemnation, des Théâtres. — Chapitre I. Que les Spectacles des Anciens ont fait partie de la Religion Païenne. » pp. 2-35
Chapitre I. Que les Spectacles des Anciens ont fait partie de la Religion Païenne. C'est une croyance commune et qui semb
'Antiquité ont fait la plus grande et la plus solennelle partie de la Religion Païenne ; tout y était mystérieux et sacré, soit
nable de diviniser toutes leurs actions, et d'honorer par un culte de Religion toutes les choses que ceux qu'ils adoraient, avai
égler la dépense des Jeux publics, et que cela n'était pas un fait de Religion . Sous le Consulat de PæticusLiv. l. 7. dec. i. et
pour recommander son fruit aux Dieux, avec des Jeux à l'exemple de la Religion des Athéniens. CaligulaDion. l. 58 donna toute s
ieux en fussent irrités, et cet argent était employé au service de la Religion , comme les six Statues de Jupiter surnommées Zane
us Catulus durant trois nuits avec plusieurs Sacrifices, les nomme la Religion des Jeux séculaires, aussi bien que les magnifice
imples divertissements que l'on donnait au public ; mais des actes de Religion . Voyons maintenant si l'on en peut dire autant de
63 (1843) Le Théâtre, par l'Auteur des Mauvais Livres « Le Théâtre. » pp. 3-43
essaires que pour y rassembler « des gens intrigants, désœuvrés, sans religion , sans principes, dont l’imagination dépravée par
s s’y montrent souvent dans toute leur nudité, et ce qui plus est, la Religion catholique y reçoit de nos jours les plus sanglan
de ne pouvoir point assez effacer le scandale que j’ai pu donner à la Religion par ce genre d’ouvrages, et de n’être point à por
it mirent au premier rang des seigneurs de la cour. L’esprit de notre Religion , dit M. de Saint-Evremont, écrivain célèbre, est
vigoureux les pernicieux effets du théâtre moderne sur les mœurs, la Religion et le bien-être des familles. Citons le passage o
sape ainsi la base de la famille, du mariage, de la société et de la Religion . Il n’est point jusqu’à l’horreur du vol et de l’
s grandes âmes, qui s’élèvent au-dessus de la vertu des idiots, de la religion des simples et de l’humanité du commun peuple ! C
sacrilége ; où une danse voluptueuse de nonnes alarme la pudeur et la religion  ; où l’on trouve l’excès, la vengeance et le dése
s moines, qui bénissent des armes meurtrières. C’est la différence de religion qui ne doit pas être un obstacle au mariage : « 
e la volupté et qui se moque de la morale austère des ministres de la religion . Telles sont les trois fameuses pièces qu’on oser
re appeler bonnes. — Or, si les bonnes pièces sont si contraires à la Religion et aux mœurs, que penser des autres ? Mais suppos
pour en convaincre les personnes de bonne foi, attachées encore à la Religion de leurs pères. Jusqu’à présent nous n’avons rien
ane, tout condamne le théâtre, tout parle de ses fruits amers pour la Religion , pour la société et la famille. En présence de ce
ême vos enfants à fréquenter le théâtre, vous ne comprenez pas que la Religion mise en pratique est l’unique moyen de conserver
acteur du théâtre Italien de Paris, auquel il renonça par principe de religion . Louis Riccobonni déclare donc qu’après une épreu
64 (1686) Sermon sur les spectacles pp. 42-84
de rapprocher leurs maximes de celles de l’Evangile, d’interpréter la Religion en leur faveur : c’est un attentat fait à la mora
eorum. » Lévites du Seigneur, armez-vous ici de ce saint zèle que la Religion inspire, et faites retentir une voix forte et pui
els, alliance dont les témoignages subsistent dans les Archives de la Religion , et déposeront à jamais contre vous. Quoi, mon Fr
répéter des vérités que l’Alphabet du Christianisme vous apprend ? La Religion ne condamne point une action vicieuse, pour en pe
e du Théâtre, dit Saint Bernard ; qu’un Musulman même, disciple d’une Religion toute sensuelle, nous en vante les agréments et l
sez, ou que vous regardez comme des objets indifférents, tant pour la Religion , que pour les mœurs ; ces Tragédies que vous alle
votre goût, et qu’il est mieux préparé ? Grand Dieu ! est-ce là votre Religion  ? Est-ce là ce que vous nous avez enseigné ? Est-
actions inutiles ne nous seraient point imputées ? Comment, dans une Religion qui nous oblige de rapporter à Dieu tout ce que n
ibuent à les entretenir. Mais, sans recourir à ces événements dont la Religion nous garantit la vérité, quoiqu’ils ne s’accompli
ls sont encore les plus terribles écueils pour l’innocence et pour la Religion , et c’est ce que je vais vous montrer. SECOND
tes, en passant par la bouche de ces acteurs justement flétris par la Religion et par les lois, deviennent des occasions de se p
ez que s’ils sont l’écueil de l’innocence, il sont encore celui de la Religion , seconde raison qui doit vous en inspirer toute l
hrist. Qu’y a-t-il en général de plus ardent que les Poètes contre la Religion et contre ses dogmes ; c’est-à-dire, ces personna
age est un Arrêt qui proscrit les Théâtres comme étant la ruine de la Religion . Quel est l’homme d’entre vous, mes Frères, qui v
s abhorrent les Spectacles comme absolument contraires à votre sainte Religion , et qu’ils n’en connaissent point d’autre que la
65 (1766) Réflexions sur le théâtre, vol 5 « Réflexions sur le théâtre, vol 5 — REFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE CINQUIÈME. — CHAPITRE IX. Spectacles de la Religion. » pp. 180-195
CHAPITRE IX. Spectacles de la Religion . La Religion chrétienne n’est pas cruelle : el
CHAPITRE IX. Spectacles de la Religion. La Religion chrétienne n’est pas cruelle : elle ne se plaît p
e bien digne de vos regards, dit le même Père, c’est l’histoire de la Religion . Ouvrez les divines Écritures, vous y verrez un D
des pour lui ouvrir l’entrée de la terre promise. Vous verrez dans la religion Chrétienne, la foi combattre le fer & le feu,
omnia, & ex quo omnia, quod etiam luminibus videtur amissis. La religion Judaïque, quoiqu’elle ne fût que le préliminaire
udaïque, quoiqu’elle ne fût que le préliminaire & la figure de la religion Chrétienne, n’offre pas moins de merveilles. Peut
per. Voulez-vous des spectacles bien plus dignes de vous, comparez la religion chrétienne & la mithologie payenne. Là, un Ju
s sont comme si elles n’étoient pas. L’extérieur même de notre sainte religion peut occuper aussi agréablement que saintement un
des cochers qui courent, un peuple qui en est furieux. Voyez dans la religion une multitude de malades guéris par miracle ; &am
ous donc chercher au théatre, au risque de votre salut, vous à qui la religion , avec la promesse & le moyen d’acquérir un bo
66 (1687) Avis aux RR. PP. jésuites « VIII. » pp. 42-43
Génie de la Ville d’Aix ayant appris ce qui s’est passé, suivi de la Religion et de la Piété, vient supplier Apollon de faire u
Pères, ce qu’il y aurait de plus raisonnable dans votre Ballet, si la Religion et la Piété que vous faites précéder par un Génie
ne le peut, c’est qu’un moment après vous les faites danser. Or ni la Religion ni la Piété Chrétienne ne dansent pas, et quand i
67 (1773) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre treizieme « Réflexions morales, politiques, historiques,et littéraires, sur le théatre. — Chapitre IV.  » pp. 113-155
e trouble, la division, la guerre civile, qui ont pensé y détruire la religion Catholique, & enfin causa l’extinction de la
prima les siens. On auroit pu supprimer encore les autres sans que la religion & la vertu eussent à verser des larmes. Il a
sa famille dans le désordre. Ses enfans furent assiegés de gens sans religion & de femmes galantes, & firent une triste
mp; toute la race de Cathérine un abandon étonnant du Seigneur sur la religion & les mœurs. Catherine avoit des Comédiens à
Astrologues & des Sorciers. Cet esprit fort, qui n’avoit point de religion , donna dans les foiblesses de la superstition &am
ux. C’étoit des exemples, des discours de piété, qui entretenoient la religion parmi un peuple grossier, à qui il faut des image
des crimes, sans que jamais il y soit entré l’ombre la plus legere de religion , comme à la Comédie Françoise. Ce systeme, ce goû
; ce systeme refléchis de licence supposent dans la Reine très-peu de religion . Elle a toujours fait profession de la religion C
la Reine très-peu de religion. Elle a toujours fait profession de la religion Catholique, mais dans la vérité elle n’avoit poin
de la religion Catholique, mais dans la vérité elle n’avoit point de religion . C’étoit une nécessité pour elle de paroître Cath
tholiques zelés ; malgré les troubles & les guerres civiles cette religion fut toujours dominante en France, & la religi
res civiles cette religion fut toujours dominante en France, & la religion de l’Etat. La famille de Medicis l’avoit toujours
cette Princesse ingrate favorisa le Calvinisme, causa les guerres de religion , procura tous les édits qui donnoient la liberté
science, fit tenir malgré le Pape Pie IV le Colloque de Poissi, où la religion fut mise en probleme, & comme si le Calvinism
nt trop loué précisement par la même raison, son indifference pour la religion n’étoit pas sans mérite. Il étoit habile, il avoi
t habile, il avoit de bonnes qualités. C’est dommage que ce defaut de religion , sans laquelle il n’y a point de vrai mérite, les
nos jours ; on n’y fait aucune profession de foi, on n’y exige aucune religion , Chaque Acteur & Actrice parle & croit ce
 ; car tout ce qu’on éleve pour le théatre en est bien éloigné. Cette religion naissance est bien-tôt perdue. Pourroit-elle s’y
, & bien isolée ; comment accorder avec le mêtier de Comédien une religion sainte, dont la doctrine, les loix, les pratiques
la famille de Valois, où elle étoit entrée, & penserent perdre la religion & l’Etat. Fourbe, perfide, accablant de cares
ible, douce & barbare, timide & audacieuse, dévote & sans religion , modeste & sans pudeur, les larmes ne lui cou
ps, cet esprit fort, incapable sans doute d’avoir un systeme suivi de religion , & n’en trouvant encore aucun de formé qu’ell
upçonnée d’avoir empoisonné deux des siens, & de n’avoir point de religion . Semiramis, dont la vie est remplie de fables, pa
68 (1776) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre dix-huitieme « Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. — [Introduction] » pp. 2-7
e commun avec ce cahos de délire, aussi contraire au bon sens qu’à la religion & au bonnes mœurs : ce transport de sorciers
l’Olympe. Ainsi la scène fait un double mal, elle embellit la fausse religion , le paganisme, c’est-à-dire, le vice, & défig
mme il fait encore. Le Théatre dans tous les temps s’est emparé de la religion & des mœurs, & a beaucoup influé dans l’u
aucoup influé dans l’un & dans l’autre : il ne s’est emparé de la Religion que pour corrompre les mœurs ; dans cette vue, il
pour corrompre les mœurs ; dans cette vue, il a favorisé les fausses religions qui en sont la corruption, il a ridiculisé &
69 (1691) Nouveaux essais de morale « XIV. » pp. 151-158
a matière à des spectacles, auxquels ceux qui sont nos guides dans la Religion nous assurent qu’il n’est pas permis à des Chréti
our de ces choses, bien loin de nous disposer à les haïr, comme nôtre Religion nous y convie. Les pensées extraordinaires des Po
s plains de les employer si malheureusement, qu’il faut renoncer à la Religion que nous professons, et à l’Evangile de Jésus-Chr
le scandale que nous avons causé. Ces maximes sont certaines dans la Religion que nous professons, et on s’abuse très grossière
70 (1775) Voyage en Italie pp. 206-208
’on demande si les spectacles peuvent s’accorder avec les mœurs et la Religion . Les Italiens ne font point cette question ; ils
uestion ; ils n’excommunient pas ceux qui leur donnent du plaisir. La Religion n’y est point en contradiction avec le Gouverneme
me dans tous les pays, ou du moins dans ceux où l’on professe la même Religion ? Cette uniformité ferait de grands biens.
71 (1825) Des comédiens et du clergé « Sommaire des matières » pp. -
par leur scandale et leurs obscénités, infiniment plus nuisibles à la religion que l’exercice de la profession de comédien ; L’e
ion aux lois qui leur sont propres, et sans l’exécution desquelles la religion perdrait son lustre et l’utilité de son instituti
iorité marquée sur celle du clergé ; les dogmes fondamentaux de notre religion l’attestent, et les conciles l’ont reconnu ; le p
72 (1776) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre dix-huitieme « Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. — Chapitre I. Mêlanges Dramatiques. » pp. 8-39
ec raison la modestie, la décence, le respect pour les mœurs & la Religion  ; en quoi l’Espagne l’emporte infiniment sur la F
ant & écrivant bien, & ne pouvant souffrir qu’on doutât de sa religion . Quelqu’un lui en parlant sur le ton du siecle qu
on genre n’eut pas le courage de tout sacrifier à la vertu & à la religion . Il est mort pauvre, après avoir prodigué à son p
pprendre au Théatre, ni l’histoire, ni la mithologie, encore moins la religion & la vertu ; ce n’est que mensonge & libe
bauchés : mais, dans le grand nombre, il en est qui auroient servi la Religion & l’Etat, si leurs talens avoient eu un objet
leve & admirateur du Pere Porée, prit dans ses leçons un fonds de religion & de bonnes mœurs, qui ne souffrit dans toute
i a si souvent abusé de ses talens. La Moriniere respecta toujours la religion & les mœurs : mérite rare chez les poëtes dra
oir dans sa derniere maladie, & l’exhorta à donner des marques de religion , pour détromper le public, qui le soupçonnoit de
, quand il sort de sa sphere, & se mêle de finance, de morale, de religion , de gouvernement, matieres qui ne sont point de s
mp; de bien des choses impraticables, quelquefois pernicieuses, ou la Religion est comptée pour fort peu de chose. Cette nouvell
ource où l’on puisa toutes les autres ; que dans toutes les anciennes religions les prêtres furent danseurs par état, parce que l
it une partie du culte. L’érudition de l’Abbé est ici peu exacte. La Religion naturelle, de toutes la plus ancienne, ni celle d
ean remontre à son curé. De quelle autorité un simple ministre de la Religion (par exemple, les SS. Peres, les Papes) défend-il
Religion (par exemple, les SS. Peres, les Papes) défend-il ce que la Religion ne défend pas ? S’il portoit indiscretement son z
s (voilà bien de l’étendue) seroient encore moindres que l’abus de la Religion dont nous parlions (c’est-à-dire, les péchez inno
73 (1667) Traité de la comédie et des spectacles « La tradition de l'Eglise sur la comédie et les spectacles. Les conciles » pp. 53-68
première, de demander que par le respect qui était dû à la véritable Religion , qui était aussi dès ce temps-là la religion des
était dû à la véritable Religion, qui était aussi dès ce temps-là la religion des Empereurs, les spectacles cessassent absolume
Théâtres, et des autres Jeux les Dimanches et les autres Fêtes que la Religion Chrétienne solennise; principalement, parce que c
ait profession de la Foi, et de la Loi de la très sainte et vénérable Religion des Chrétiens, pour la garder toujours inviolable
re vertueusement, et sans reproche, pour répondre à la sainteté de la Religion dont ils font profession; c'est pourquoi le Décre
74 (1756) Lettres sur les spectacles vol. 2 «  HISTOIRE. DES OUVRAGES. POUR ET CONTRE. LES THÉATRES PUBLICS. —  HISTOIRE. DES OUVRAGES. Pour & contre les Théatres Publics. » pp. 101-566
tive & la Scholastique instruit, en établissant les vérités de la Religion , que la Théologie polémique & de controverse
é de ce grand Ministre. « Il avoit, dit-il, un respect infini pour la Religion , de laquelle il a pratiqué toute sa vie les devoi
s contemporains que nous avons nommés au même endroit, soutenoient la Religion par leur assiduité à en remplir les devoirs extér
observation des loix sacrées. Ils croyoient que rien n’honore tant la Religion que de voir les Princes & les Grands confondu
oissoient au moins qu’elles ne suivoient pas en cela les regles de la Religion Chrétienne ; mais dans ce siecle on ne se content
ur les biens spirituels, & de n’en avoir que de foibles idées. La Religion & la Foi tâchent de remédier à ce désordre ;
isposition & une inapplication si grande dans les exercices de la Religion , que quand même on ne seroit pas engagé dans de g
erd ordinairement les sentimens de la pudeur, de la piété & de la Religion , si l’on y va souvent ; & elle y est fort ébr
les paroles : « Ces maximes & réflexions pleines de principes de religion , découvrent avec une entiere évidence le mal que
velopper également. Ami de l’ordre, il maintiendra le respect pour la Religion , la décence des mœurs, la regle dans toutes les p
proportion avec le plus ou le moins de respect qu’ils ont eu pour la Religion Chrétienne. Quand, par exemple, M. de Chamfort, d
eroit pas sans doute permis une expression qui insulte à cet égard la Religion du Monarque & de la Patrie, comme le fit M. d
es voix qui sont contre nature. Et néanmoins, avec cette sévérité, la Religion n’y est pas en contradiction avec le Gouvernement
cet objet, est celle de l’Eglise universelle ; &, à cet égard, la Religion Chrétienne ne fait que fortifier des principes qu
sûr & fidele qu’est renfermé tout ce qui concerne le culte de la Religion , la discipline des mœurs, la maniere de bien vivr
dans une occupation condamnée ». Mais devoit-il traiter de cruelle la Religion qui leur en a fait un devoir ? « N’est-il pas bie
r conduite, sous prétexte qu’il enseignoit des choses contraires à la Religion de leurs ancêtres, & qu’il corrompoit la jeun
destie, la candeur, la retenue, la pudeur, la probité scrupuleuse, la Religion …. Ne croyez pas que je veuille vous exciter à des
st-il dit, la gravité méprisée, la vertu avilie, le vice applaudi, la Religion profanée, le Clergé quelquefois injurié, le maria
it l’Ecriture-sainte tournée en ridicule, la vertu méprisée, & la Religion publiquement jouée sur les Théatres de Londres ».
s que nos Poëtes dramatiques font de leurs talens. Les mœurs & la Religion n’ont pas de plus grands ennemis. « L’Auteur de l
on d’un Livre intitulé : Réflexions sur les principales Vérités de la Religion  ; dédiées à Madame la Duchesse d’Orléans, premier
va avec force l’indécence qu’il y avoit à travestir si indignement la Religion , & à rendre en quelque sorte le Roi, la Famil
il n’a prétendu attaquer que le fanatisme, le plus grand ennemi de la Religion . Mais on a pu lui repliquer, On vous devine mie
feindre. Ce n’est pas d’aujourd’hui que sous l’emblême des fausses Religions , les Poëtes dramatiques ont entrepris d’attaquer
é des Auteurs de ces diatribes rimées, déguisées en drames, contre la Religion & les Prêtres. « On s’efforce, dit M. de Quer
issent presque toujours dans l’ame des Spectateurs le respect pour la Religion Chrétienne ». Voici à ce sujet une bonne observat
les insultes & les torts que les Littérateurs corrompus font à la Religion & aux mœurs. La même Feuille, par exemple, d’
ient pas assez de compte. Mais est-ce le seul qu’on lui doive ? Cette Religion si méprisée de nos prétendus Philosophes, combien
erons qu’on conçoit de l’éloignement ou plutôt de la haine pour cette Religion si bienfaisante, à proportion qu’on se livre à la
rages qui lui ont acquis une célébrité d’autant mieux méritée, que la Religion & la décence, toujours respectées dans ses Ec
licencieux. Quel heureux présage pour la renaissance des mœurs ! « La Religion donne tout, & tout manque sans la Religion, e
sance des mœurs ! « La Religion donne tout, & tout manque sans la Religion , est-il dit dans un Mandement d’un de nos respect
l’Abbé Meusy a observé avec raison dans le second tome du Code de la Religion & des Mœurs, page 383, que l’Auteur de l’Ouvr
Irail un aveu très-défavorable aux Théatres, lorsqu’il dit167 que la Religion & la législation ont toujours réprouvé la pro
t le flambeau qui doit les éclairer ; que cette raison, épurée par la Religion , dicte des devoirs ; que la satisfaction qui prov
cite la Tragédie de Polyeucte comme capable de donner des héros à la Religion  : mais cette Piece a essuyé des reproches ; &
u’il ne souffre point qu’on y représente des sujets qui tiennent à la Religion . En effet, comme M. l’Abbé Gros de Besplas l’a ob
de ce systême qui regle sur l’échelle des climats les mœurs & la religion des peuples. Il n’est pas douteux que la différen
st plus dangereux qu’une doctrine qui enseigne à respecter toutes les Religions , comme dictées par les propriétés du climat ; à e
usieurs pratiques fondées sur les préceptes ou sur les conseils de la Religion Chrétienne. Ce systême169 a paru merveilleux aux
mes ont quinze pieds ; la nature s’est accrue pour moi. Mais c’est la Religion chrétienne qui nous rehausse réellement & bie
si Deus. Bodin qui, dans ses rêveries politiques, tolere toutes les Religions , excepté la Religion chrétienne dont il étoit enn
dans ses rêveries politiques, tolere toutes les Religions, excepté la Religion chrétienne dont il étoit ennemi, desiroit plutôt
que l’instruction des Citoyens. Elle avoit même des rapports avec la Religion & l’administration politique du pays, comme o
ence à des sujets profanes, plutôt que de mettre, comme il le dit, la Religion aux prises avec la passion de l’amour 180, &
ci à ce sujet le sentiment de M. Saint-Evremond : « L’esprit de notre Religion , dit-il183, est directement opposé à celui du Thé
inaire est terminé par cette proposition extraite de l’Apologie de la Religion , par M. l’Abbé Bergier : « L’expérience nous appr
e nous apprend qu’il faut des Spectacles pour attacher le peuple. Une religion dépouillée de tout culte extérieur, ne peut ni l’
p; l’image d’un culte intérieur digne du Christianisme, « qui est une religion véritable, chaste, sévere, ennemie des sens, &
e bannir la pudeur ». Le Mimographe confondant les Ministres de notre Religion avec les Prêtres des Idoles, les compare à des Co
s plus importans de notre Morale. M. l’Abbé Gerard y ramene tout à la Religion , comme à la base sur laquelle tout doit porter. I
térature ne sont pas de la conséquence de celles qui sont faites à la Religion . Ces dernieres ne doivent jamais rester impunies.
protéger & à venger, au nom du Roi, les Loix fondamentales de la Religion & des mœurs. Tutores sumus vetustatis, &
 : aussi, en conséquence traite-t-il d’interpretes atrabilaires de la Religion M. Nicole, M. Bossuet, le P. le Brun, M. l’Abbé C
nt fondés sur la raison, sur l’intérêt des bonnes mœurs, & sur la Religion , trois sources d’argumens invincibles. Ne pourroi
sages Payens204, ne veulent point convenir avec un Séneque, que sans religion il ne peut y avoir de bonheur pour l’homme : …
uum. Senec. Néanmoins, dans le grand nombre de ces ennemis de la Religion Chrétienne, il s’en trouve quelques-uns qui ont o
le titre de Systême Social, dont le but est de détruire totalement la Religion , les mœurs, la vertu, la saine politique, la soci
ux a été combattu avec zele dans un Écrit intitulé : La Défense de la Religion , de la Morale, de la Vertu, de la Politique &
une tradition de six mille ans, ni l’ouvrage de dix-huit siecles. La Religion révélée & le Christianisme adoptés, suivis, d
Auteur du Systême Social qui ose soutenir, dans le Chapitre 3, que la Religion , loin d’éclairer & de faciliter la morale, ne
société. Il est évident que ces guides ont très-mal endoctriné sur la Religion cet Ecrivain ; mais ils l’ont très-bien instruit
es ressources à ces désœuvrés dont les mœurs sont une apostasie de la Religion chrétienne. « Ils ont, dit M. de Querlon 213, 1°.
point de tache à notre gloire 227. Voilà ce qu’on doit attendre de la Religion Chrétienne « qui, comme le dit M. Seguier 228, te
ticulieres détestables, les notions du bien & du mal changées, la Religion tournée en ridicule, la nature traitée de chimere
par la licence des Incrédules modernes, qui attaquent ouvertement la Religion & les mœurs, & qui puisent dans leur impi
es erreurs, les songes du monde n’ont jamais ébranlé les principes de religion que je vous connois depuis si long-temps : ainsi
onvaincu, comme je l’ai toujours été, des vérités lumineuses de notre Religion , la seule divine, la seule incontestable : il s’é
de ne pouvoir point assez effacer le scandale que j’ai pu donner à la Religion par ce genre d’Ouvrage, & de n’être point à p
les gens sensés & vertueux, si les Ecrivains dignes de servir la Religion , si les ames honnêtes & pieuses que j’ai pu s
ù je ne conserverai rien qui ne puisse être soumis à la lumiere de la Religion , & à la sévérité de ses regards ; la même bal
appelle la Renommée, ce moment qu’on nomme la Vie, qu’il interroge la Religion qui doit lui parler comme à moi ; qu’il contemple
iblesse ? Je vous ai vu pratiquer exactement toutes les maximes de la Religion . Je vous ai vu docile à la voix des Ministres de
ce n’est pas pour un ver, pour un vil insecte qu’il verse son sang…. Religion , tu es l’ame du bonheur ; & le Calvaire gémis
tu es l’ame du bonheur ; & le Calvaire gémissant est l’ame de la Religion . Là brillent toutes les vérités les plus sublimes
la clarté du jour, c’est-à-dire, devant l’évidence des preuves de la Religion Chrétienne246. M. J.J. Rousseau a aussi très-bie
nt, foulant aux pieds tout ce que les hommes respectent, ils ôtent la Religion  ; c’est-à-dire, aux affligés la derniere consolat
e de leur valeur & de leurs exploits. Eclairé des lumieres de la Religion & de la véritable Philosophie, le Comte du Mu
manquer au respect que je vous dois, si je manquois devant vous à ma Religion . Il ne connoissoit point de milieu entre l’incréd
esse ne voient pas seulement dans les mœurs les intérêts sacrés de la Religion  ; ils pensent encore avec les Sages de tous les s
ons de l’Eglise. Les moyens proposés aux Evêques, furent d’honorer la Religion par leur conduite, de prouver la vérité de ses do
ateur invita les Evêques à instruire les Fideles, & à défendre la Religion par des Ouvrages qui joignent à la solidité des c
ier 1776, sur les sources de l’Incrédulité, & les fondemens de la Religion , réunit toutes les qualités qu’on pouvoit desirer
é dont ils se vantent. Ils n’ont jamais eu d’autre connoissance de la Religion , que celle qu’ils ont reçue dans une éducation su
fait passer plus ou moins rapidement, suivant que les principes de la Religion étoient plus ou moins gravés dans leur cœur, de l
sciences humaines, pour débrouiller le chaos des loix, des mœurs, des Religions , des folies des anciens peuples, ils vivent comme
, trembler, frémir, abjurer leurs erreurs, employer les secours de la Religion qu’ils avoient méprisée, & se montrer quelque
du Maine, Chef de la Ligue, disoit que les Princes n’avoient point de Religion , qu’après avoir passé quarante ans, quand ils dev
humains, comme ils le prétendent, ils recevroient à mains jointes une Religion qui condamne jusqu’aux mauvais desirs, qui ordonn
S’il y a un Dieu, comme la nature le crie de toutes parts, il y a une Religion . S’il y a une Religion, elle ne peut être qu’inco
la nature le crie de toutes parts, il y a une Religion. S’il y a une Religion , elle ne peut être qu’incompréhensible, sublime &
divin, & y acquiescer de cœur & d’esprit…. La nature & la Religion dérivent également de Dieu, & elles ont l’une
ous soient souvent cachées, on ne peut ni on ne doit nier celle de la Religion , malgré ses obscurités. L’Incrédule qui sans prin
& des plaisirs où il passe ordinairement sa vie ? On abhorre une Religion qui gêne, quand on veut suivre le torrent des flo
faire imprimer une collection de toutes les anciennes apologies de la Religion Chrétienne. Les Laïques de l’un & l’autre sex
ans un siecle d’incrédulité, il faut autre chose que l’alphabet de la Religion . Il faut des lumieres vive & pures qui dissip
re le Bréviaire. Si les sublimes Ecrits des premiers défenseurs de la Religion , triompherent des Philosophes les plus séduisans
M. de Querlon 258, font accroire à leurs prosélytes, qu’en matiere de Religion ils ont tout discuté, tout examiné, tout réfuté s
ens les plus spécieux qu’ils déduisent des faits ou des preuves de la Religion , sans les pouvoir entamer. Mais ils feignent d’ig
gir de leur impuissance à rien opposer de solide aux Défenseurs de la Religion , ils décrient leurs Ouvrages sans les lire, &
sont capables d’instruire ceux qui voudront de bonne foi connoître la Religion qu’ils attaquent ! Ils liront, par exemple, toujo
de la matiere ; & il n’attendoit de couronne que des mains de la Religion . La lecture de ce Poëme doit préparer à lire uti
lire utilement les solides Ouvrages des défenseurs modernes de notre Religion , tels que le Traité de la Vérité de la Religion C
urs modernes de notre Religion, tels que le Traité de la Vérité de la Religion Chrétienne, par Grotius ; le Traité de la Vérité
de la Religion Chrétienne, par Grotius ; le Traité de la Vérité de la Religion Chrétienne & de la Divinité de Jesus-Christ,
& de la Divinité de Jesus-Christ, par Abadie ; les Preuves de la Religion Chrétienne, par M. le François ; les Ecrits de M.
775260 ; la Certitude des Preuves du Christianisme ; l’Apologie de la Religion Chrétienne, par M. Bergier ; l’Histoire de l’Etab
; les Lettres d’une Mere à son Fils, pour lui prouver la vérité de la Religion Chrétienne, par M. Monet de Rambert ; les Entreti
ienne, par M. Monet de Rambert ; les Entretiens Philosophiques sur la Religion , par M. l’Abbé Guidi, &c. &c. Tous ces Ou
phie a été aussi nuisible à la Littérature & à la Société qu’à la Religion . L’Université de Paris, ayant pour Recteur M. Cog
e Gouvernement ; que personne n’a été plus que lui perturbateur de la Religion & de l’Etat. On ne peut donc trop louer le ze
de récompenser les vertus, que pour se dégager des sacrifices que la Religion exige, & pour se donner la liberté de suivre
es liens les plus sûrs de la société, qui sont les nœuds sacrés de la Religion  ? Seneque, avec son stoïcisme hypocrite, a justem
iciers-Généraux & aux Commandans des Corps, de faire respecter la Religion par tous ceux qui leur seront subordonnés, &
raticable, il se contenta d’en interdire l’entrée aux Ministres de sa Religion , de même qu’il leur ordonna de s’abstenir de tous
it pas encore parvenu à manquer facilement aux égards qu’on doit à la Religion & aux mœurs. 87. Rosimond, Comédien, étan
liger aucune occasion de mettre dans tout leur jour les preuves de la Religion , d’y faire remarquer les liaisons de l’ancien Tes
amp; ses sentimens ; & il la perfectionna par les principes de la Religion Catholique à laquelle il fut toujours fidélement
l’Abbé Floris a donné en 1774 sous ce titre : Les Droits de la vraie Religion , soutenus contre les maximes de la nouvelle Philo
ns eu occasion de parler, page 225 de nos Lettres, sont opposées à la Religion , au bon sens, & à l’intérêt de la vie civile.
e, qu’ils rendront les vices plus rares dans les Campagnes ; « car la Religion Chrétienne, comme l’a dit le célebre Pascal, est
son pere avoit fini. Les prémices de son génie furent consacrés à la Religion . Son premier Poëme fut celui de la Grace. Il fall
s, enfantées de nos jours, celle qui a fait le plus de ravage dans la Religion & dans les mœurs ; le plus gâté d’esprits, le
&c ». 283. Julien, dit M. le Beau, s’efforçoit de dérober à la Religion Chrétienne la sainteté de sa discipline & de
75 (1687) Avis aux RR. PP. jésuites « V. » pp. 23-26
t leur donner un Héros, sous l’Empire duquel ils verront refleurir la Religion et la piété. Vous le faites, remonter au Ciel apr
que « sous l’Empire de votre Héros, les peuples verront refleurir la Religion et la piété » ? Est-ce que feu M. le Cardinal Gri
tenterai d’avertir ici que dans votre Dictionnaire faire refleurir la Religion et la piété dans un Diocèse, c’est y mettre le tr
76 (1823) Instruction sur les spectacles « Chapitre III. L’amour profane est la plus dangereuse de toutes les passions. » pp. 29-31
e contredire ou de ne s’y prêter que selon les règles établies par la religion et les lois, en ne se permettant qu’une alliance
ois, en ne se permettant qu’une alliance légitime. Si la raison et la religion n’opposent point de digue à l’impétuosité de ce p
t une extrême indigence, et les unions clandestines, qui outragent la religion et les mœurs, ne sont que les suites de l’imprude
77 (1766) Réflexions sur le théâtre, vol 5 « Réflexions sur le théâtre, vol 5 — REFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE CINQUIÈME. — CHAPITRE III. Suite du Mariage. » pp. 55-79
it-il bien des gens ? le croiroit-on bien persuadé de la vérité de la religion  ? A le bien prendre, au fonds, pourquoi voulez
e réfléchi de déisme, & formèrent le dessein suivi de détruire la religion & les mœurs. Moliere en eût été capable ; mai
en forme d’opéra ou de pastorale ; il eût pû y semer des sentimens de religion autant que dans Esther & Athalie, y peindre a
, & on ne veut pas de dévotion, ou si l’on goûte des sentimens de religion , ce n’est pas par esprit de piété. Cet esprit est
ues, des parties de plaisir, le bal, le jeu, la comédie ; mais par la religion , l’aumône, la modestie, la soûmission à ses paren
malheur arrivé à tant d’autres. Son guide le rassure par des vûes de religion & de confiance en Dieu (Thalie enseigne une a
nges ne jouent point la comédie : il n’emploie encore que des vûes de religion . Ne craignez rien, dit-il, votre vertueuse fille
sicut equus & mulus, habet damonium potestatem. Tout se rend à la religion , parce qu’on la croit & qu’on l’aime. L’accom
pour la consoler, n’emploie encore que cette sauvage, cette incommode religion . Ayez bon courage, dit-elle, comptez sur la prote
licentieuse, avec la morale & les sentimens les plus opposés à la religion , y devenir l’école du vice, le fruit de l’intrigu
dât le jugement d’un Dieu qui jamais n’a prescrit de pareils actes de religion . Mais il est écrit pour les amateurs du théatre,
énus fait tout. Tous les mariages de théatre sont faits par Vénus. La religion & la vertu n’y entrent pour rien, & jamai
78 (1776) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre dix-neuvieme « Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre dix-neuvieme. — Chapitre II. Charles XII. » pp. 32-44
e que le Roi de Suede ne redoutoit qu’elle : C’est la conduite que la Religion fait tenir à ceux qui veulent conserver la purete
l’espérance de le revoir. Quoique les sentimens des Princes sur la Religion ne doivent pas , dit Voltaire, influer sur les au
omme d’un génie & d’un savoir étonnant, mais malheureusement sans religion , qui pensoit & parloit fort librement, &
i a aussi écrit la vie de ce Prince, avoit les mêmes sentimens sur la religion & sur la destinée  ; mais il en parloit plus
rangement mal conçu lui est d’ailleurs inutile. Le Czar, quoique sans Religion , étoit Schismatique Grec, & tout-à-fait intol
phie. Leibnitz étoit un homme à systême, qui ne tenoit à rien dans la Religion comme dans tout le reste de ses systêmes inintell
ir aucun systême : c’étoit un homme sans piété, comme stupide dans la Religion , qui ne pensoit qu’à la guerre. De tels partisans
79 (1760) Lettre à M. Fréron pp. 3-54
ume n’altère par sa faiblesse, la sublimité des idées de notre Sainte Religion , consacrez lui vos talents ; perfectionnez, peign
Raison soit assurément pénétré autant que personne des vérités de la Religion Chrétienne, il est trop trop honnête homme pour d
déjà pour la vertu à se laisser pénétrer des vérités de notre Sainte Religion  ? peut-on enfin s’imaginer qu’il ne soit pas faci
, qu’il est très périlleux de paraître incrédule, les Ministres de la Religion s’arment contre la Philosophie du jour, des châti
ans tous les cœurs quelle que soit leur façon de penser en matière de Religion . Mr. Gresset vient d’abandonner le Théâtre ; il
de la Morale, s’il n’est pas sûr de faire aussi bien en faveur de la Religion et de la piété ? Mr. Gresset dit : qu’il voit san
e, par exemple, que nos Ministres Ecclesiastiques sont attaqués et la Religion outragée dans ces deux vers de la Tragédie d’Oedi
elles dans lesquelles il n’y a rien contre la pudeur, la vertu, ni la Religion . Ce n’est pas cependant que je croie qu’on ne pui
ir. Je puis répondre de la ferveur de ma foi, de mon attachement à la Religion auquel ma profession ne portera jamais d’atteinte
soit très persuadé qu’il serait un sot de ne pas le faire, quoique sa Religion lui défende les gains excessifs et usuraires ? Os
difficile de résister, puisque la prudence semble autoriser ce que la Religion condamne. Il faut vivre. Quel sont les Procureurs
ats qui auraient du pain, s’ils s’assujettissaient aux devoirs que la Religion leur impose ? Dieu, l’humanité, la probité, la ch
e non seulement mauvaise mais même équivoque ; et ces gens à qui leur Religion prescrit d’employer leurs lumières à maintenir l’
Médecin bon Chrétien qui aura fait fortune avec les scrupules que la Religion doit inspirer sur sa profession, sera le modèle q
i a tant à souffrir dans toutes les professions, si les devoirs de la Religion s’accordent si peu avec l’intérêt de ceux qui les
bien plus grand nombre, que ceux de tout autre, il est défendu par la Religion de se les imposer sans une vocation bien détermin
intures agréables et flatteuses, ce qui est absolument contraire à la Religion . Je réponds à cela non pas comme l’Auteur du Tabl
cipe universel que Dieu ; et je puis, je crois, sans pécher contre la Religion le regarder comme le principe d’un amour pur et d
80 (1698) Caractères tirés de l’Ecriture sainte « [Chapitre 1] — DU SEXE DEVOT. » pp. 138-158
demander d’où vient que la dévotion, ce sentiment vif et ardent de la Religion , s’est plus établie entre elles que parmi nous ?
ai ma pensée tout simplement, Agathon : C’est que jamais aucune autre Religion ne fut si favorable aux femmes que la Chrétienne 
ions naturelles du génie des femmes ; soit qu’on pense que les autres Religions les ayant tenues, et les tenant encore dans une s
tre aussi satisfait, que le Huguenotisme fut content d’être nommé, la Religion Prétendue Réformée. Mais en cette affaire, il y
a eu un grand zèle pour convertir ceux qui faisaient profession de la Religion Prétendue Réformée, on en eût autant pour la conv
pas le premier qui ait fait cette proposition, sur la pratique de la Religion  : Car il y a longtemps que j’ai entendu un Prédic
81 (1778) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre vingtieme « Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. — Chapitre IV. Maurice de Saxe. » pp. 118-145
ns les cours des princes. La noblesse des crimes est inconnue dans la religion . Je me trompe : l’auteur nous dit que les demi-d
en effet une grande merveille qu’une femme ait un enfant naturel ! la religion doit s’empresser à la consacrer. Mais quelle reli
nt naturel ! la religion doit s’empresser à la consacrer. Mais quelle religion  ? Celle qui adore Hercule s’appuie sur des sables
fort commune dans le monde entre les sentimens & la conduite, la religion & les mœurs. Un homme sage peut-il ne pas reg
comte de Saxe est pleine de ce qu’on appelle foiblesse, & que sa religion n’approuva pas plus que la religion catholique. O
n appelle foiblesse, & que sa religion n’approuva pas plus que la religion catholique. On les trouve dans sa vie par M. d’Es
is ailleurs, le comte de Saxe fit le dévot, tourna tout du côté de la religion , mena la dame chez le curé de Saint Paul son past
rs le méritoient. Après sa mort il est décrié pour ses mœurs & sa religion  : il ne le méritoit pas moins. Elle le mit au-des
oit autant de valeur & de génie, Turenne avoit plus de sagesse de religion , de probité que Maurice, qui n’en avoit point. To
auche & l’irréligion ont dégradé, ne sont-ils pas un affront à la religion & à la vertu, & ne blessent-ils pas les b
ttre 42, il ne sera pas enterré à Saint-Denis ; les préjugés de notre religion ne permettent pas de lui donner place dans le tom
e notre siecle sont bien différentes de celles du genre humain, de la religion & de la vertu. L’envie de combattre l’Eglise
certain & le plus fragile, ménage aussi peu le bien public que la religion . Le comte de Saxe a réalisé ces allarmes, & f
82 (1763) Réflexions sur le théâtre, vol. 2 « Chapitre VI. Suite de l’infamie civile. » pp. 126-152
berté de les fréquenter ; ce serait exposer au plus grand danger leur religion et leurs mœurs. N’y eût-il que le goût du théâtre
onner, ce seraient les leçons les plus pernicieuses. Que penser de la religion et des mœurs de ceux qui passent presque toute le
ièreté de ce scandale, pour ne pas révolter les idées de vertu que la religion répandit. Mais les mœurs des Comédiens ne changèr
une armée de sauterelles qui ronge jusqu’à la racine la pudeur et la religion  ; jamais grêle ne fit plus de ravage. Ne donnasse
ontre eux de tant de manières, ne sont pas dictées par la sagesse, la religion , le bien public, et la vertu. Quatrième effet. Il
t pauvres ; l’humanité regarde son semblable dans chaque homme, et la religion y respecte l’image de Dieu, quelque défigurée qu’
, on les obligeait de revenir à leur service. Mais le respect pour la religion et la vertu a fait passer par-dessus toutes ces c
ec soin si véritablement repentantes, elles agissent dans des vues de religion , que le Juge des lieux y envoie un Commissaire ;
ra arte ad Christianitatis gratiam venire voluerit », en faveur de la religion . Il est juste de faciliter la conversion des infi
lqu’une de ces femmes, après avoir obtenu la liberté sous prétexte de religion , profane cette religion sainte, et quoiqu’éloigné
près avoir obtenu la liberté sous prétexte de religion, profane cette religion sainte, et quoiqu’éloignée du théâtre, elle en su
médie ; ceux qui la jouent, doivent-ils s’attendre à des faveurs ? la religion , les mœurs, le bon ordre, permettent-ils d’imagin
u Cardinal à cet égard, oserait-il tenir un langage si contraire à la religion . Il ne l’aurait pas dû, puisque la bonté ou la ma
83 (1767) Réflexions sur le théâtre, vol 6 « Réflexions sur le théâtre, vol 6 — RÉFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE SIXIÈME. — CHAPITRE VI. Ericie, ou les Vestales. » pp. 138-159
. L’Auteur, quel qu’il soit, vrai Protestant, ou peut-être homme sans religion , a ramassé dans Luther, Calvin, Beze, &c. ou
nt-ils permis, ne sauroient faire de bonnes pieces. L’esprit de notre religion est entierement opposé à celui du théatre. L’humi
à des yeux malins & profanes un état spécialement consacré par la religion , ce qui lui fait perdre tout le respect qui lui e
ent. Les Vestales ne portoient de voile que dans quelque cérémonie de religion  ; elles étoient plus parées, plus étalées que les
ur vœu & l’indissolubilité de leur chaîne ? parce que les vœux de religion sont perpétuels & indissolubles. 4.° Les dix
ia vanæ fingentur species ut nec pes nec caput uni reddatur formæ. La religion & la vertu ont bien d’autres plaintes à faire
représenté à Paris que sur des théatres de société, où la police, la religion , la décence ont peu de crédit. Son sort a été plu
n m’apprit, c’est un devoir, dit la Novice. En doute-t-on dans aucune religion  ? Oui, dans celle du temps : Laissez ces erreurs
On verra donc toujours la superstition Déshonorer les Dieux & la religion . Laissez leur le soin de venger leurs outrages.
crilèges ? Songez qu’à les prier l’homme doit se borner. Toute la religion se borne donc à la priere ? amour, crainte, culte
l rien de moins sage que de souffrir un danger évident, d’ébranler la religion , & de corrompre les mœurs ? On empêche, dit-o
84 (1804) De l’influence du théâtre « DE L’INFLUENCE DE LA CHAIRE, DU THEATRE ET DU BARREAU, DANS LA SOCIETE CIVILE, » pp. 1-167
ût jamais établir aucun parallèle entre eux. Le juste respect dû à la religion , aux bonnes mœurs et aux lois, en doit écarter ju
ujets au gouvernement, par le lien le plus puissant, celui même de la religion , qui leur commande impérieusement le respect et l
ent le plus assuré de la tranquillité publique ». Ainsi partout où la religion étend son empire, où la voix de ses orateurs peut
ce principe reconnu, proclamé par l’antiquité même : « qui rejette la religion , arrache les fondements de l’état » 5. Tenter d’
nement aussi heureux, et qui doit faire époque dans les annales de la religion , et dans celles de l’état, lui méritera sans dout
videmment qu’un seul remède, et pour l’obtenir, il faut recourir à la religion . Non ! vous ne le trouverez que dans la force et
, celui qui loin des conseils de la sagesse ou des consolations d’une religion sainte, s’est fait une conscience imperturbable,
lique, à la conservation de cet empire auguste et florissant, dont la religion fut le premier fondement et la source même de sa
alement l’objet des vœux de ceux qui s’intéressent et au succès de la religion et au bonheur de la patrie. Avec quelle noblesse
ce chrétienne”. Puisque, comme le remarque le même orateur, “quand la religion monta sur le trône avec Constantin, on put se fla
main lui-même.” » Mais en vain rendrons-nous un stérile hommage à la religion de nos pères, pour les bienfaits signalés dont no
r et les vues du chef suprême de l’état, et les vraies intérêts de la religion . Mais, ne nous le dissimulons pas, les obstacles
ntiques attachait scrupuleusement tous les Français aux maximes d’une religion austère ; ce temps heureux où les liens du sang e
lue en rien sur la chose en elle-même ; ce n’est là qu’une affaire de religion , et qui tient uniquement au plus ou moins de rigu
ennes ou modernes. Quel respect et quelle vénération peut inspirer la religion , lorsque sur la scène, il n’entend professer sa d
sse ici qu’à un ministre de Brahama, que le zèle aveugle d’une fausse religion entraîne dans les écarts du fanatisme le plus bar
e voué au culte des idoles, n’était pas assez fort pour décréditer la religion et ses ministres : un auteur plus moderne et plus
ieu sur ce point important. « C’est, dit-il, mal raisonner contre la religion , de rassembler dans un grand ouvrage une longue é
e sa politique ambitieuse, et non la doctrine d’une simple et modeste religion , ait encouru le juste blâme des nations étrangère
prits, est lui-même tombé dans ce défaut important, de rejeter sur la religion en général le malheur des guerres civiles, et de
Ainsi, pour cette fois, voilà l’indifférence, à l’égard de toutes les religions , hautement proclamée aux yeux du peuple : peu imp
généreux frère. Ah ! si le peuple, attaché aux grands intérêts de sa religion , arrêtait en France le cours de ces éternelles et
s tribunaux ? Mais, c’est peu d’affaiblir l’autorité des dogmes de la religion , nos auteurs sont assez imprudents pour vouer ses
sion de nos fautes31 ? Enfin, est-ce par respect pour les mœurs et la religion , que nos auteurs, oubliant le repentir et les mœu
us porter à réformer sur ce point la licence de notre théâtre ; si la religion est utile à l’état, il est impossible qu’elle y s
rt, qu’on y professe comme doctrine incontestable, qu’au mépris de la religion et des lois, au préjudice même des vrais intérêts
Polyeucte avait peint avec tant d’énergie le triomphe de la véritable religion  ; que celui qui, dans Esther, avait si éloquemmen
eut-on, sans s’égarer, avec l’un des plus grands sceptiques44 dont la religion en France ait eu à déplorer les coupables erreurs
udacieusement l’autorité dans les tribunaux, pour y surprendre à leur religion des arrêts d’absolution, plus scandaleux peut-êtr
jours de la véritable éloquence. CONCLUSION. Si, de toutes les religions connues dans le monde, celle que professe l’évang
x ? Non ! je ne le dis point par un zèle aveugle pour le succès d’une religion , qu’après le plus sérieux examen je trouve aujour
ansforment en une véritable école d’éloquence et de bon goût, dont la religion n’ait point d’intérêt à défendre l’accès ou la fr
e trait de l’empereur dont parle Racine le fils, dans son poème de la Religion  : « Au plus juste courroux qui peut s’abandonne
arts, Les Chrétiens sont toujours fidèles aux Césars. » (Poème de la Religion , Chant 4.) 5. NDA « Omnis humanæ societatis fo
ce à la vérité, est d’un présage heureux pour les amis sincères de la religion et doit les consoler. Elle leur annonce que son e
son, en parlant de la conduite de M. d’Aguesseau dans les affaires de religion . Tom. I des Œuvres de ce dernier. 11. NDA Thom
crisie ne peut mener à rien, dans un temps où trop malheureusement la religion a tant de peine à recouvrer sa splendeur, et où s
intenir en place. De manière que ce ne sont plus les hypocrites de la religion ou de la vertu, qu’il faudrait maintenant démasqu
moral, n’est donc plus bon aujourd’hui qu’à augmenter le mépris de la religion , et à signaler comme des imposteurs, le petit nom
ge, il ne verra jamais que simulation et qu’hypocrisie, partout où la religion exercera son empire. Et voilà comme le théâtre no
herait pas de consommer la sienne. Pénétrés des grandes vérités de la religion , Racine et les autres hommes d’un grand mérite qu
érité, les frêles arguments de nos déistes ou de nos athées contre la religion catholique. On ne saurait donner assez d’éloges a
res chef-d’œuvres en musique, qui prouvent que tout ce qui tient à la religion élève, agrandit l’âme, et que les arts n’ont jama
tion les éléments de ce qu’il importe le plus de savoir en matière de religion , de grammaire, de logique, de géographie, de chro
doutable, ou de celui qui se conforme en tout point à la morale de la religion ou de celui qui en méconnaît l’heureux empire, en
85 (1758) P.A. Laval comédien à M. Rousseau « AU LECTEUR. » pp. -
eres. Je n’ai point entrepris de refuter Mr. Rousseau en matiere de Religion  ; j’ai peut-être assez d’étude de Théologie pour
Comédie, je ne prétends point parler de Controverse, ni attaquer les Religions adoptées. Ce n’est point mon affaire. Content de
c avantage contre un homme qui sappe les fondemens de toute espece de Religion Chrétienne en abolissant la Foi. Quand un homme
86 (1667) Traité de la comédie et des spectacles « Traité de la comédie et des spectacles » pp. 1-50
ois les plus étroites, et les plus sévères de cet art. Comme c'est la religion de Jésus-Christ qui la guide, elle suit des règle
es jugements. Je n'écris pas ici pour ceux qui, ne croyant point à la religion Chrétienne, encore qu'ils la professent extérieur
vangile. Comme ces personnes ne sauraient nier les principes de notre Religion , c'est à elles que j'adresse particulièrement cet
un satyre dans son Aminte, se faisant en cette occasion une espèce de religion de son immodestie. Si l'on veut regarder la simpl
, et des cérémonies sans aucune exposition, ni interprétation de leur religion , qui n'avait point de dogmes certains: ils les as
la plus honnête, je soutiens qu'il n'en est pas moins contraire à la religion Chrétienne. Et j'ose même dire que cette apparenc
la poétique en demeurent d'accord: et au contraire, tout le but de la Religion Chrétienne est de les calmer, de les abattre et d
me céleste ne règne, et que le vieil homme ne soit crucifié. Voilà la Religion Chrétienne, voilà quelle doit être l'application
mps que la Comédie nous propose ses héros livrés à leurs passions, la Religion nous propose Jésus-Christ souffrant, pour nous dé
87 (1767) Réflexions sur le théâtre, vol 6 « Réflexions sur le théâtre, vol 6 — RÉFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE SIXIÈME. — CHAPITRE VII. De la Dévotion des Comédiens. » pp. 160-179
as chez les Actrices, il faudroit trop souvent les voiler. Est-ce par religion qu’on leur a substitué les figures de l’Arétin &a
mme elle a reçu une éducation chrétienne, & qu’elle a un fonds de religion & d’honneur, elle éprouve de vifs remords ; d
tour, les expressions, &c. Mais le fonds en est fort bon pour la religion & les mœurs. Le style en est coulant, naturel
l y a peu à compter ; l’esprit du théatre est si opposé à celui de la religion  ! Quo semel est imbuta mens servabit odorem testa
e ; il y a regne un ton de décence qui plaît. Mais ce n’est pas de la religion & du christianisme, on n’y en parle pas ; ce
a vertu par la raison & le libre arbitre. Belle chimere ! sans la religion & la grace l’homme n’y parviendra jamais. San
mourut en épicurien, comme il avoit vécu, sans donner aucun signe de religion , la Tuilerie d’une fievre chaude causée par son l
perdu de débauche. Voici un trait qui caractérise les mœurs & la religion de ce dernier. Lorsqu’il étoit à l’extrémité le C
ligion, ils aimeroient mieux mourir que de manquer au respect dû à la religion . On rempliroit des volumes des traits innombrable
nt il est le renversement, & en abuse, pour les tourner contre la religion & la vertu. Il n’est rien que la corruption n
88 (1775) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre dix-septieme « Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. — Chapitre III. Théatre de Pologne. » pp. 80-105
re. Cette guerre n’a pas été heureuse : la Pologne a subi le joug. La Religion a été le prétexte de l’entreprise. Pour assurer l
é par tout se fer & le feu. Le Musulman seul a voulu maintenir la Religion . L’affaise des Dissidens une fois terminée les ar
ance. Cette révolution religieuse arrive dans un siecle où toutes les religions sont indifferentes, par les mains d’une princesse
devroit gémir, la guerre n’avoit été entreprise que pour conserver la Religion & la liberté, conformément à la garantie que
és rejailliront sur vous-mêmes. Le temps n’est pas bien éloigné où la Religion sera foulée, la vertu méprisée, les loix abandonn
yeux, si le théatre laissoit voir la lumiere de la raison & de la religion . Le mal gagne dans la Germanie. On a fait avertir
e S. Stanislas. Le Roi ne parut point à ces fêtes si peu dignes de sa religion & de son patriotisme. Il assista au service d
eries publiques est si frappant, que tout le monde en fut révolté. La religion , la décence, l’amour de la patrie font gémir tous
loix à l’Asie & à l’Amérique, & regnent souverainement sur la Religion & l’Etat. Dans une séance où l’on devoit trai
a Religion & l’Etat. Dans une séance où l’on devoit traiter de la religion , du gouvernement, de la police, du commerce des c
révolutions qui ont dévasté, démembré les provinces & sacrifié la Religion Catholique doivent-elles surprendre ? On a invité
89 (1756) Lettres sur les spectacles vol. 2 «  TABLE. DES MATIERES. Et des Personnes dont il est parlé dans les deux Volumes. » pp. 567-614
ge 260 Adélaïde (Madame) de France. Actes mémorables de zele pour la Religion , & d’amour filial, a, 346, b, 316 Adelaïde,
, 399. Pensée capable d’encourager dans la pratique des devoirs de la Religion , 438. Caractere de l’amour propre déréglé, 468 A
324 Bergier (l’Abbé). Citation de ses Ouvrages pour la défense de la Religion , b, 537. Abus qu’on a fait d’une de ses Réflexion
ntiment de l’existence de Dieu, a, 130. Preuve de son respect pour la Religion , a, 509. Son sentiment sur les dangers des Théatr
Protestant, b, 281 Bullet (l’Abbé). Citation de ses Ouvrages sur la Religion , b, 538 Bure (de), Auteur de la Bibliographie in
ion d’une de ses Lettres sur les Incrédules & sur la vérité de la Religion , 526. Nécessité d’être instruit & de lire les
dans la souffrance, b, 504 Coger (l’Abbé). Acte de son zele pour la Religion , b, 540 Colbert le Ministre. Anecdotes honorable
101 Lambert (la Marquise de). Extrait de ses Avis à son Fils sur la Religion & sur les Spectacles, a, 35, 39 Lambert (de
les Comédies, b, 162 M Mably, b, 545 Machabées. Perfection que la Religion donne aux Militaires, b, 469 Maffei (Scipion), b
b, 548 Pineault. Citation d’un de ses Ouvrages pour la défense de la Religion , b, 541 Pizzi (Joachim), b, 422 Placette (Jean
phie des Incrédules modernes, a, 132. Citation de ses Ouvrages sur la Religion , b, 527 Pompignan (le Franc, Marquis de), ancien
evoirs de la Poésie, 18. Idée de ses Poëmes sur la Grace & sur la Religion , & notice sur sa Vie, 533 Radier (Dreux du).
’Attilie, a, 290 Raison de l’homme perfectionnée & élevée par la Religion , b, 507. L’empire des sens la dégrade, 543 Ramir
édies Françoises, a, 49 Réflexions sur les principales vérités de la Religion  ; ce qui y est dit sur les Spectacles, b, 311 Ré
ar une Dame de haute qualité à Mademoiselle sa petite-fille, a, 230, Religion chrétienne Idée qu’on doit avoir de ceux qui l’at
t, a, 34. Motifs du respect & de l’attachement que l’on doit à la Religion , a, 37 ; b, 506, 544. Bons effets politiques qu’e
’attaquent, 528. Indication de plusieurs Ecrits pour la défense de la Religion , b, 537 Remy (Saint). Comment il appelloit les R
.) Extrait de son Requisitoire du 18 Août 1770, a, 466. Utilité de la Religion chrétienne, b, 470. Dangers de nos Théatres pour
té de la Religion chrétienne, b, 470. Dangers de nos Théatres pour la Religion , a, 469 Sempronia, a, 55 Séneque. Idée qu’il av
is, 72. Supériorité que l’ame doit avoir pour contenir les sens, 103. Religion nécessaire au bonheur de l’homme, 427 Sens. Comb
90 (1765) Réflexions sur le théâtre, vol. 3 « Chapitre VIII. Assertions du Théâtre sur le tyrannicide. » pp. 130-174
cieuse Autant que de César la vie est odieuse. » On y emploie la religion du serment, et toutes les conjurations n’y manque
uvrage est mauvais, « loue les Ecrivains qui vengent les droits de la religion et de la société contre ceux qui se disant citoye
hagriner », comme s’il fallait encourager des gens qui « portent à la religion et à la société les plus cruelles atteintes ». Le
main ? ne peut-on pas en présumant son intention, agir pour lui ? La religion avoue-t-elle le principe ? la logique désavoue-t-
s débitent une si détestable morale, est infiniment dangereux pour la religion , les mœurs et le gouvernement. Racine. Le
rir patiemment, Athalie, quoiqu’idolâtre, ne persécutait pas la vraie religion , mais un tyran d’invasion, qui s’est emparé par v
pièce, en fait même le plus grand éloge, comme d’un acte héroïque de religion . Il le met sur le compte des Prêtres, par ordre d
e défigurer l’histoire, pour transformer le tyrannicide en un acte de religion  ? et n’est-ce pas le prétexte ordinaire des meurt
grand Prêtre entreprend artificieusement de détacher par principe de religion , du service de la Reine, Abner un de ses principa
, et les discours de tous les Acteurs, font voir que sous prétexte de religion tout a été élevé dans une haine et un mépris souv
hez lui sur la même ligne ; tout lui est égal, pourvu qu’il s’amuse ; religion , mœurs, gouvernement, rien ne l’arrête, rien n’es
i on fait jouer le rôle d’homme de bien, tandis que le Ministre de la religion est un scélérat : personnage postiche, de l’inven
ette pièce est pire que celle d’Athalie ; elle n’a pas même un air de religion et de piété. L’esprit d’indépendance conduit seul
son Gouverneur, exécute sans le consulter, s’en faisant un devoir de religion . Le meurtre de César est d’autant plus odieux, qu
e le Chef de l’Etat, à qui il fut donné en otage, à qui le Chef de la religion en donne l’ordre de la part de Dieu, comme une ré
mais il fera des impies. Ainsi, ce Tartuffe armé par le mépris de la religion , qu’on montre comme le mobile des plus grands cri
haîne Séide : J’ai mis un fer sacré dans sa main parricide. Et la religion le remplit de fureur. Roi, Pontife, Prophète, à
ereux qu’Annette et Lubin, Heureusement, etc. On n’y connaît point de religion , si ce n’est pour l’insulter. A quel propos, dans
t au Pape par un Seigneur de village, etc. ce qui blesse également la religion , la décence, le costume, c’est-à-dire l’usage et
enis le Tyran est empoisonné du même venin ; on y fait même servir la religion à autoriser le tyrannicide. « Quels que soient
91 (1823) Instruction sur les spectacles « Chapitre XV. Les spectacles éteignent le goût de la piété. » pp. 133-137
el vide de Dieu, dans une inapplication si grande des exercices de la religion . Quand même on ne serait pas engagé dans de grand
perd ordinairement les sentiments de la pudeur, de la piété et de la religion , si on y va souvent ; et elle est fort ébranlée,
il, c’est une marque qu’ils ne le sont plus. » « La morale de notre religion est aussi invariable que ses dogmes ; ce qui bles
92 (1819) La Criticomanie, (scénique), dernière cause de la décadence de la religion et des mœurs. Tome I « La criticomanie — Autres raisons à l’appui de ce sentiment, et les réponses aux objections. » pp. 154-206
avait abandonné ou négligé les exercices pieux, ou les devoirs de la religion , les louanges de ses préceptes, et la pratique de
qu’il y avait un milieu entre s’acquitter de tous les devoirs que la religion et les autres vertus prescrivent, et s’abandonner
t pas bien que le tartufe dont il s’agit est en même temps tartufe de religion et de mœurs, que compromettre en le mettant en sp
ent à croire que cette satire, qui ne regardait que les hypocrites de religion , n’a pu contribuer si puissamment à la démoralisa
re le vice audacieux, sur l’hypocrite impudent qui atteste Dieu et la religion en faisant bonne contenance au rang des victimes
professions, des hommes pervers qui se cachent sous le manteau de la religion et des autres vertus ; ou en style évangélique, q
ple, sans en excepter la plus vile canaille, en censeurs, en juges de religion et de moralité, en inquisiteurs et scrutateurs de
les de prélats, de princes même de l’église, ont fait peu de mal à la religion , constatés et transmis, pendant des siècles, par
93 (1778) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre vingtieme « Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. — Chapitre VI. Machiavel. » pp. 198-214
it bien, avoit de l’esprit & des connoissances, mais ni mœurs, ni religion , ni pudeur. Sa Politique n’est qu’un extrait de l
lorentin est d’arborer les dehors de l’humanité, de la probité, de la religion , pour endormir ses gens, cacher son jeu. & al
out sacrifier à leur intérêt fortune, honneur, vie des hommes, mœurs, religion , probité, bonne foi, pour régner sous les dehors
été renversée par des si violentes secousses. Cet écrivain étoit sans religion  ; son impiété perce de tout côté dans ses œuvres.
té ; 2°. employer tous les moyens possibles, sans s’embarrasser de la religion , de la probité, de la conscience, des promesses,
s, ce qui en forme l’intrigue. Quand y a-t-on consulté la justice, la religion , la conscience ? Le théatre n’est qu’une école de
re de dire qu’un comédien, un amateur n’écoutent ni la probité, ni la religion . Faut-il chercher la vertu sur la scène ? La trou
est encore un des préceptes de la politique du Prince. Piquez vous de religion , faites profession de vertu, parlez-en avec zele.
94 (1777) Des Spectacles « Des Spectacles. » pp. 75-92
e charme ; la raison, suspendue par tant d’enchantements, se tait. La Religion n’est pas entendue dans un si grand fracas de pla
el dans le monde, cette différence, pour ne pas dire, ce mépris de la Religion , réduite presque aux seules bienséances parmi les
veuille étouffer jusques aux premiers principes du bon sens et de la Religion , par quel artifice nouveau peut-on accorder l’Eva
, c’est une marque qu’ils ne sont plus Chrétiensa. La morale de notre Religion est aussi invariable que ses dogmes ; ce qui bles
singulière, le théâtre ne sera pas autre qu’il est, leur raison, leur religion sera la même. Auront-ils alors touchant les spect
que les dangers qu’on y trouve, les dispositions qu’on y apporte, la Religion qu’on professe, le sentiment et l’exemple des Sai
95 (1769) Réflexions sur le théâtre, vol 8 « Réflexions sur le théâtre, vol 8 — RÉFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE HUITIEME. — CHAPITRE V. Réforme de Fagan. » pp. 110-128
d’Alembert, Laval, Marmontel, l’Enciclopédie, &c. A mesure que la religion & les mœurs sont attaquées, il n’est pas surp
le, au commencement du schisme des Grecs, que Michel III, Prince sans religion & sans mœurs, fit jouer S. Ignace, Patriarche
aire leur éloge de dire que la folie & le vice l’emportent sur sa religion & le culte de Dieu ? Fagan trouve une contra
t-ce à nous à leur faire le procès ? veut-on donc mettre aux mains la religion & la politique ? L’Etat souffre le mal pour d
ifféremment lorsqu’au moment de la mort on examine, au flambeau de la religion , les égaremens de sa jeunesse ! Le grand usage du
st qu’on va au spectacle, & qu’on y perd le goût des exercices de religion . Malgré les éloges qu’il fait de la morale de la
u’au petit nombre de personnes qui savent unir le délassement avec la religion , & savent que beaucoup de préjugés donc on cr
théatre. Convaincu, comme je l’ai toujours été, des vérités de notre religion , la seule divine & incontestable, il s’élevoi
appelle renommée, cet instant qu’on nomme la vie, qu’il interroge la religion , qui doit lui parler comme à moi, qu’il contemple
96 (1824) Du danger des spectacles « DU DANGER DES SPECTACLES. » pp. 4-28
es, mais en Dieu seul. Il est vrai que c’est une des merveilles de la religion chrétienne de réconcilier l’homme avec soi-même e
romans et les pièces de théâtre éloignent l’âme de tous les actes de religion et de piété, mais encore ils tendent, en quelque
s plus décentes, tout cela, je le demande, est-il compatible avec une religion qui fait une obligation de la pureté du cœur ? «
ndre même coupables d’actes complètement opposés à la pureté de notre religion sainte. » « Toutes les personnes qui entrent dans
ont du temps, contribuent autant à éteindre en eux les lumières de la religion et de la morale que peuvent le faire l’ignorance
nspirer, de bonne heure, du respect pour la piété et la vertu. Or, la religion et la vertu ne peuvent se conserver pures et inta
e notre salut. En cet instant solennel, c’est la grande affaire de la religion , c’est une vie pieuse et morale, vouée tout entiè
u’on peut profiter à l’école du théâtre, et y puiser des principes de religion et de morale ; on leur parlera encore du mérite l
t ces représentations dangereuses, à l’innocence, à la pureté et à la religion  ; pour nous, convaincus que la corruption s’appel
97 (1758) Causes de la décadence du goût sur le théatre. Première partie « Causes de la décadence du goût sur le théâtre. — Chapitre II. Du Théâtre Moderne, & de celui des François. Celui-ci comparé au Théâtre Grec. » pp. 25-38
point retenu par cette digue puissante. Il chercha à en imposer à la Religion , en fit taire les sages Loix, en l’intéressant, p
chanter & représenter les actions des Saints, les Mystères de la Religion  ; les plus grands Personnages de l’Ancien & d
le Théâtre étoit annobli & protégé par le Gouvernement, & la Religion , dont il faisoit partie. En France, il étoit à pe
ent particulier, que l’intérêt de quelques-uns soutenoit, mais que la Religion & la Police tour à tour menaçoient de ruiner.
98 (1825) Des comédiens et du clergé « Des comédiens et du clergé. —  De la suprématie de la puissance séculière sur la puissance ecclésiastique ; des erreurs et des crimes du clergé et des anathèmes fulminés par les conciles contre les prêtres et les séculiers qui attentent à l’autorité et à la vie des souverains. » pp. 331-345
produire un effet aussi salutaire, aussi conforme aux préceptes de la religion , cette mercuriale ne fit qu’allumer le feu de la
’est laissé aveugler, il y a déjà longtemps, par un faux zèle pour la religion , et donne aujourd’hui au peuple français l’exempl
er les fortunes publiques et particulières, s’il méprise notre sainte religion , s’il charge ses sujets d’impôts injustes, s’il f
se d’obéir sans vouloir se laisser convaincre par la raison et par la religion , qui lui prescrivent une obéissance entière, qu’i
99 (1768) Réflexions sur le théâtre, vol 7 « Réflexions sur le théâtre, vol 7 — RÉFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE SEPTIÈME. — CHAPITRE II. De la Danse. » pp. 30-51
rnement plus absolu contient bien mieux les hommes ; la politesse, la religion les adoucissent, l’habitude affoiblit l’impressio
s de l’impureté, à la dissipation, à la frivolité, perd la pudeur, la religion , la charité, il n’est pas douteux que le théatre
goûtent déjà que trop. Ignorans dans tout le reste, sur-tout pour la religion , dont ils n’ont pas les premiers élémens, faut-il
eté, de la modestie de la loi chrétienne, que penseroient-ils de leur religion  ? à combien d’elles adresseroient-ils ces paroles
e qui a fourni au Mercure de janvier 1769 des traits singuliers où la religion & les mœurs sont peu respectées : Le ballet s
égislation, de lier les amusemens du peuple au maintien du culte ! La religion chrétienne est trop mal-adroite pour faire cette
ire, qui nous montre les mariages chez les Romains comme des actes de religion très-décens. Ce ne peut être que dans la lie du r
amp; un seul homme de spectateur, qui même est leur mari, ce que leur religion leur permet, & ce qu’anathématisent & l’E
 IV a été Protestant presque toute sa vie : est-ce une apologie de la religion Protestante ? La galanterie fut son amusement fav
bal : J’ai toujours cru le bal dangereux ; ce n’est pas seulement la religion qui me le fait croire, mais encore mon expérience
100 (1756) Lettres sur les spectacles vol.1 pp. -610
ctacles : je l’ai lu moi-même, malgré l’affoiblissement de ma vue. La Religion nous a toujours fourni des armes contre les Spect
t en résulter pour les mœurs, il convenoit d’y rendre un hommage à la Religion , & de lui en consacrer quelques pages. C’est
qui ont paru jusqu’à présent contre les Spectacles, militent pour la Religion , & ne font considérer les jeux de la scene qu
aire à la profession du Christianisme. C’est toujours en faveur de la Religion que les adversaires du Théatre, armés des argumen
L’Auteur n’a point négligé d’y rendre en toute occasion hommage à la Religion , & de recueillit les témoignages des Ecrivain
; Février 1775. M. Desprez de Boissy n’emploie pas les preuves que la Religion pouvoit lui fournir : d’autres l’avoient fait ava
ismes que le goût du monde corrompu accrédite non seulement contre la Religion , mais même contre la raison. On ne peut trop répa
, & en faveur desquels il a principalement travaillé, que sans la Religion & sans vertu, la Patrie ne sçauroit avoir de
tolere les Spectacles, la bonne Politique, toujours d’accord avec la Religion & les Mœurs, ne leur est pas plus favorable ;
exige pas cette profession ! Il s’en faut peu, dit la Bruyere, que la Religion & la Justice n’aillent de pair dans la Républ
. Mais pour nous, moins sages que les Grecs, malgré la sainteté de la Religion que nous professons, nous ouvrons aux femmes, dès
endue science d’honneur, & le Duel en lui-même, sont opposés à la Religion , au bon sens & à l’intérêt de la vie civile.
principes trop austeres & outrés, tout ce que les Ministres de la Religion ont dit de tout temps sur le danger des Spectacle
faveur des Spectacles, on verra dans votre Ouvrage, que la raison, la Religion & l’expérience vont toujours contre eux ; &am
contredire, ou de ne s’y prêter que selon les regles établies par la Religion & par les Loix, en ne se permettant qu’une al
uoi ne le dirois-je pas ? Je connois, Monsieur, votre respect pour la Religion . Vous m’avez dit assez souvent que vous la regard
la superstition, mais vous respectez la piété. Ceux qui attaquent la Religion , ne vous prouvent point la supériorité de leur es
sobre, modeste, chaste, équitable, révoquer en doute la vérité de la Religion Chrétienne ; il parleroit du moins sans intérêt :
as ce qu’on appelle dévote ; mais elle connoissoit tout le prix de la Religion . Rien, Monsieur, ne m’a tant touché que le ton in
de tous les devoirs est le culte que vous devez à l’Être suprême. La Religion est un commerce établi entre Dieu & les homme
trop vous fortifier contre ce qui vous attend. Apportez-y toute votre religion … nourrissez-la dans votre cœur par des sentimens 
mes, & qui est notre garant envers les autres. De quel secours la Religion ne nous sera-t-elle pas contre les disgraces qui
enveloppoit du manteau de sa vertu. Enveloppez-vous de celui de votre religion  ; elle vous sera d’un grand secours contre les fo
de ce célebre Poëte40, qui illustra ses talens en les consacrant à la Religion , & qui répondit si parfaitement aux derniers
s Spectacles ne puissent se concilier avec les grands principes de la Religion chrétienne. Le prétendu Poëte Philosophe ne rend
ts de ces différens contrastes peuvent jamais tourner au profit de la Religion & des mœurs ». On est donc exposé à acheter t
mbe presque que sur des obscénités qui étoient comme honorées dans la Religion payenne, & entroient même souvent dans le cul
ence, de modestie, de zele pour le bien de l’Etat & du Public. Sa religion se laissoit rarement surprendre, & jamais cor
t que ce premier Barreau du Royaume a toujours eu pour les loix de la Religion & de l’Etat. Il est bien intéressant que cet
plus exacte philosophie, puisqu’elles ne désapprouvent que ce que la Religion condamne. Je conviens que c’est une autorité for
lle, & que c’est Dieu qui tonne ; Desp. il me semble que la Religion , qui fixe notre foi, doit aussi régler nos mœurs.
’espérance de pouvoir contester avec plus de succès les preuves de la Religion . « Avec quelle violence », dit un illustre Prélat
& sans expérience se figurent que le ton libre & hardi sur la Religion est le ton du bel esprit & de la raison. Ils
elligence divine, lorsqu’il est question de discuter les dogmes de la Religion , afin de les combattre & de les rejetter, &am
s humaines. Et tandis que, sous un air de modération, elle tolere les Religions les plus bizarres, elle déclare une guerre implac
Religions les plus bizarres, elle déclare une guerre implacable à la Religion chrétienne, la seule vraie, la seule digne de Die
it l’homme en effet, qu’erreur, illusion, Avant le jour heureux de la Religion  ? On peut en juger par l’état déplorable des Na
en proie aux Laïs, Idoles d’un moment, qui perdent leur pays ; Et la Religion , mere désespérée, Par ses propres enfans sans ces
& que l’on n’attaqueroit point publiquement, si on avoit pour la Religion autant de zele que Stobée121 nous dit qu’on en ex
r contre ces tourbillons d’esprits follets, pour qui le langage de la Religion est trop sublime. Quoi que vous en disiez, Monsie
, qui, par leurs mœurs, appartiennent plus au siecle corrompu qu’à la Religion . C’est un abus que ce corps respectable des Minis
le Peuple, en rendant presque toujours leurs Drames relatifs ou à la Religion , ou au bien de la Patrie, ou à l’histoire de la N
e concours de la Puissance séculiere145. Et alors les Ministres de la Religion ne peuvent que les déclarer mauvais, en détourner
pas des mauvaises mœurs de ceux qui ne professent que de bouche notre Religion  : la sainteté de notre Doctrine, & la pureté
ible pour ceux qui ne refusent point d’écouter les réclamations de la Religion , & qui reconnoissent que lorsqu’on est réduit
urs crimes des idées opposées à celles que donnent la raison & la Religion  ? « Il est, par exemple, dit l’Abbé des Fontaines
ne jamais s’abandonner, lorsqu’elle nous abandonne. D’ailleurs notre Religion nous représente cette action de désespoir, comme
rétien puisse commettre. Comment oublie-t-on ainsi la Morale & la Religion au Théatre ? De même que la lecture des Romans re
sur le Théatre155. » L’Abbé des Fontaines sçavoit assez respecter la Religion , pour ne pas comparer, comme l’a fait un Auteur15
cteres, il en rejette la révélation divine, & se dit ami de toute Religion où l’on sert l’Etre éternel, selon la raison qu’i
ues Rousseau a dit avoir reconnu, qu’on ne pouvoit être vertueux sans Religion  ; & il a porté un aussi bon jugement sur les
ans les grandes villes ? Ce sont des gens intriguans, désœuvrés, sans religion , sans principes, dont l’imagination dépravée par
de Liancourt, sur l’article du Duel, est conforme non seulement à la Religion , mais même à l’honneur bien entendu. La valeur es
our se ressouvenir d’eux. Il respecta & fit toujours respecter la Religion pendant sa vie ; il sçavoit qu’Homere a dit que l
pecter la Religion pendant sa vie ; il sçavoit qu’Homere a dit que la Religion étoit la chaîne qui lioit le Ciel à la terre. Il
ns craindre Dieu ni respecter les hommes, élever sur les ruines de la Religion un trône à cette Philosophie insensée dont les pr
traires à des spectacles qui faisoient partie des jeux consacrés à la Religion , n’avoient aucun intérêt à les décrier, & ne
p; Belles-Lettres, tant que le Gouvernement sera animé d’un esprit de Religion , il paroîtra moins les protéger que les tolérer.
e frugalité admirable dans l’intérieur, un attachement au culte de la Religion , une bonne foi inviolable dans le commerce de l’a
celui du Commerce, exige qu’on soit lié avec des personnes de toutes Religions , de de tout état & de mœurs bien différentes.
liaisons intimes qui ne peuvent être fondées que sur la conformité de Religion , de sentimens & de mœurs : Ad connectendas am
s croyant trouver dans ses Ouvrages des preuves invincibles contre la Religion , méprisent ces hommes dociles & prudens, qui
reste, il n’est pas dans le cas de se conformer à la morale de cette Religion qui lui est étrangere. Mais un Chrétien ne manque
e bouche, on devroit, suivant les principes des Déistes, respecter la Religion de la Patrie, & ne point marquer pour elle le
e le plus grand mépris, en refusant publiquement de recevoir de cette Religion la regle des mœurs221. Tel est l’excès où votre z
ne cause tant de fois condamnée au tribunal de la raison isolée de la Religion chrétienne. Vous finissez votre Lettre par ce sop
sidérer ce célebre Poëte dans cet âge, où connoissant & aimant la Religion , son cœur étoit aussi parfait que les productions
connu le danger. M. son fils, qu’on appellera à jamais le Poëte de la Religion , non content d’avoir profité du zele d’un si bon
ent les sentimens de ce célebre Poëte, lorsqu’il n’écouta plus que la Religion  ; c’est-à-dire, cette vraie Philosophie qui appre
M. Fouquet. Il en imita les vertus, la droiture, la modestie & la religion  ; & il mérita d’être honoré de la confiance d
son zele pour le bien de l’Etat, son respect & son amour pour la Religion , étoient comme une censure publique, qui apprenoi
ent de nous à son égard la docilité de disciples, le respect & la religion de vrais Chrétiens, l’obéissance & la soumiss
est prononcé. N’y eût-il que la rebellion que vous arborez contre la Religion & contre ses Ministres, lorsque vous allez au
deles de la Ville d’Arras Salut & Bénédiction. Il faut ignorer sa Religion pour ne pas connoître l’horreur qu’elle a marquée
t ces divertissemens si criminels & si manifestement opposés à la Religion , qu’il semble qu’il suffiroit d’en avoir conservé
e la cause de la chûte & de la perte de leur prochain. Mais si la Religion les oblige si fortement de s’en abstenir tous les
ur sagesse. Ceux qui sont nés dans les lumieres de la Foi & de la Religion Catholique, ne rougissent-ils pas d’avoir part à
rdes ; & touché des malheurs d’une guerre que la justice & la Religion l’obligent de soutenir, met tout son Royaume en p
rerons le Dieu des armées, & nous substituerons des Spectacles de religion aux Spectacles impurs & profanes, dont vous n
du paganisme, & comme une école d’impiété & d’impureté. 3. La Religion oblige à combattre ses passions ; rien ne les exc
e les représentations dramatiques. 4. Les principales vertus de notre Religion sont l’amour de Dieu, l’humilité, la pureté, le m
es du monde, la dissolution, la vengeance. Il tend donc à détruire la Religion par ses fondemens. 5. Nulle action ne peut être c
Théatre ? Preuve qu’on ne les peut accorder avec la sainteté de notre Religion . 7. Un jour de Communion on va sans scrupule à la
t-ce des œuvres de Satan, ou des œuvres de Jesus-Christ ? Car dans la Religion il n’est point de milieu ; ce n’est pas qu’il n’y
appeller indifférens ; mais les plaisirs les plus indifférens que la Religion permet & que la foiblesse de la nature rend m
Lyon, dans son Mandement du 25 Janvier 1770] l’esprit de notre sainte Religion nous éloigne des plaisirs & des amusemens dan
délassemens qui sont devenus nécessaires à notre foiblesse, & la Religion en regle plutôt l’usage qu’elle ne les interdit.
’elle ne les interdit. Mais quand est-ce qu’ils sont avoués par cette Religion sainte ? C’est lorsqu’ils ne sont ni dangereux, n
mer l’innocence ? Les maximes qu’on y débite, sont-elles celles de la Religion  ? Ne s’expose-t-on pas à y recevoir par tous les
qui a paru à Paris chez Humblot en 1770, sous ce titre : Code de la Religion & des Mœurs, ou Recueil des principales Ordon
ances depuis l’établissement de la Monarchie Françoise, concernant la Religion & les Mœurs, par M. l’Abbé Meusy, Prêtre du D
été annoncé par M. de Querlon 305 comme une exposition abrégée de la Religion de l’Etat, ou comme la profession de Foi national
la Préface, que depuis l’établissement de la Monarchie en France, la Religion & la Vertu ont toujours trouvé dans nos Rois
ours été regardés comme incompatibles avec l’exercice véritable de la Religion Chrétienne. C’est pour cette raison qu’ils sont a
; il sera condamnable, tant qu’il sera dans l’état actuel. Code de la Religion & des Mœurs, tom. 2. Il n’est pas douteux qu
. Joly de Fleury, du 25 Janvier 1759307. La Société, l’Etat & la Religion se présentent aujourd’hui au Tribunal de la Justi
plier, que pour ébranler, s’il étoit possible, les fondemens de notre Religion . Il suffiroit d’être homme & Citoyen pour êtr
istrats & Chrétiens, défenseurs des Loix, & protecteurs de la Religion , de quel œil regarderez-vous des tentatives aussi
L’esprit docile, dit un Auteur célebre [la Bruyere], admet la vraie Religion , & l’esprit foible, ou n’en admet aucune, ou
met aucune, ou en admet une fausse : or l’esprit sort ou n’a point de Religion , ou se fait une Religion ; donc l’esprit fort, c’
ne fausse : or l’esprit sort ou n’a point de Religion, ou se fait une Religion  ; donc l’esprit fort, c’est l’esprit foible…. La
la vérité de cet Etre suprême, dont l’existence renferme celle d’une Religion . C’est contre cette Religion que nos Philosophes
e, dont l’existence renferme celle d’une Religion. C’est contre cette Religion que nos Philosophes s’élevent ; ils ont formé une
amp; nourrir la corruption des mœurs. Eh ! quel mal leur a fait cette Religion sainte pour exciter leur fureur ? Si ses dogmes,
anes qui refuseront de subordonner la science des mœurs à celle de la Religion . Le caractere de la vraie philosophie est de term
r par leurs systêmes les ennemis de la Société, de l’Etat & de la Religion , sont sans doute des Ecrivains-qui méritent que l
évérité de la puissance que le Prince lui confie, & le bien de la Religion l’exige de l’attachement de tous les Magistrats à
édération qui réunit presque tous les Auteurs en tout genre contre la Religion & le Gouvernement ? Il n’est plus possible de
ar l’affluence des Spectateurs, et l’énergie de l’imitation. Enfin la Religion compte aujourd’hui presqu’autant d’ennemis déclar
liers & jusque sous les chaumieres : bientôt plus de foi, plus de religion & plus de mœurs : l’innocence primitive s’est
peut éloigner de Dieu ; mais une connoissance approfondie ramene à la Religion . Les Incrédules ne sont donc que de faux Philosop
n, notre attachement aux véritables maximes, & notre zele pour la Religion , ne nous ont pas permis de garder le silence, ni
oupable licence de hazarder les propositions les plus contraires à la Religion & aux bonnes mœurs, & de confondre la nat
ne trouve de vraie gloire 316, qu’à répandre dans le Sanctuaire de la Religion qu’elle professe, celle que la France lui défere.
celle que la France lui défere. Il y a plus : la Nation 317 & la Religion doivent à l’envi former l’éloge de cette femme fo
principes erronés, de fausses maximes & de propos injurieux à la Religion , contraires aux bonnes mœurs, attentatoires aux d
chargé de dénoncer son Ouvrage à la Cour, dont le zele, en matiere de Religion , de bonnes mœurs & de police publique, se man
sse, leur attachement, à l’épreuve de tout, aux maximes saintes de la Religion , & aux Loix de l’Etat, ne leur avoient pas pe
n & du succès de leurs ouvrages ; mais encore plus conformes à la Religion , qui a toujours marqué de l’horreur pour les Spec
t & de caractere que de visage ; faire marcher la raison & la Religion à la tête de tous les préceptes, sans néanmoins l
up à la société, si elles ne sont pas dirigées par la raison & la Religion , comme il le démontra327 dans son Discours Latin
rtu & les regles suggérées par la raison, & prescrites par la Religion . Les Maisons Régulieres où l’on éleve la Jeunesse
ions de l’Auteur du Systême social. Il a déclaré les devoir, non à la Religion Chrétienne dont il s’est dit l’ennemi, mais seule
dont cette éducation est accompagnée dans un pays où l’on professe la Religion Chrétienne. Cette Religion défend à une fille d’a
compagnée dans un pays où l’on professe la Religion Chrétienne. Cette Religion défend à une fille d’aimer le monde, & de che
n sans mœurs, les hommes craignent de s’engager dans des nœuds que la Religion & la Loi défendent de jamais rompre, tandis q
Ciceron, d’un Séneque, &c. prouvent que la pureté de mœurs que la Religion Chrétienne exige, est conforme à la raison nature
par aucune passion, il s’appliqua aux devoirs de la piété & de la Religion avec d’autant plus de soin, qu’il avoit plus de d
sophie, on croiroit avilir un Littérateur illustre, si l’on citoit la Religion pour le principe de ses démarches. On aime mieux
ce de miracle s’opérer : mais toujours étoit-il certain que ce fut la Religion qui se fit entendre au cœur de Racine ; & la
! Sa piété est bien caractérisée par l’épanchement de son cœur sur la Religion dans ses Lettres à son fils. Je veux, lui disoi
peut l’être sans rendre à Dieu ce qu’on lui doit. Vous connoissez la Religion  ; je puis même dire que vous la connoissez belle
e Chrétien de bonne foi ; car celui qui n’est point véridique dans la Religion chrétienne qu’il professe, est suspect dans sa pr
niquité. Il n’y a point de Fidele, pour peu qu’il soit instruit de sa Religion , & des maximes de l’Evangile, qui ne sçache c
en allant nous étouffer dans un tripot & avec des gens que notre Religion & nos Loix reprouvent également, & qu’ell
dangereuse conséquence, à ne les considérer même qu’en politique. La Religion , de même que les Loix de la Patrie, & leurs M
nt aux Théatres les leçons de cette fausse Philosophie qui attaque la Religion Chrétienne & les vrais intérêts de l’Etat. M.
a rendu cet hommage, dans le XXI-Ve Livre de l’Esprit des Loix : « La Religion chrétienne, dit-il, à adouci généralement les mœu
ns plus tempérés, a inspiré les vertus sociales. Chose admirable ! La Religion chrétienne, qui semble n’avoir d’autre objet que
de se rappeller de pareils témoignages, si peu suspects, rendus à la Religion & aux mœurs. « Hélas ! le Paganisme même ne n
ensées morales de cet Historien, en commençant par ce qui concerne la Religion  ; & à cette occasion il a fait une judicieuse
’un Chrétien, s’il veut être conséquent, doit aussi dire : Puisque ma religion me défend les spectacles, je n’irai sûrement poin
a Noi recitato. 14. Voltaire, que le célebre Auteur du Poëme de la Religion , Louis Racine, appelloit le grand ennemi de Dieu,
taire a publiés depuis soixante ans pour travestir & calomnier la Religion chrétienne, le faisoient regarder comme ayant con
es recherches d’érudition dont il aimoit a se parer pour combattre la Religion . Néanmoins, il n’en étoit pas moins hardi à lui l
’élévation, de grandeur, de génie & de lumiere sur le fonds de la Religion , & sur les révolutions des Empires, que c’est
uperflu pour procurer aux autres le nécessaire. Il parut respecter la Religion chrétienne, en convenant qu’elle étoit la seule q
ollection de ses Œuvres, imprimée en 1754. Son plan des preuves de la Religion chrétienne est dans le même volume. 117. Audiam
scurci a nos yeux, l’or pur & solide des premiers Ministres de la Religion  ». (Ils prêchoient avec le zele des Apôtres, non
ds exploits. C’étoit dans ce point de gloire & de grandeur que la Religion & l’humilité retenoient encore plus son cœur
nde ne sçait pas également qu’il étoit un homme plein de sentimens de Religion  ; &, qu’au milieu de ses plus grandes occupat
& qu’ils devoient édifier, en remplissant tous les devoirs de la Religion . Ils s’y croyoient obligés pour attirer la bénédi
t Dieu lui fit la grace de profiter, pour manifester les sentimens de Religion les plus édifians. Il avoit épousé le 2 Mai 1740,
ation, & qui inspirent aux autres l’amour de la vertu & de la Religion . 230. On en connoît les preuves pour tous les no
: De l’Esprit, le Pyrrhonisme du Sage, la Philosophie du bon Sens, la Religion naturelle, Lettres semi-philosophiques, Etrennes
r les Miracles de Jesus-Christ, Examen critique des Apologistes de la Religion Chrétienne, par M. Freret, Examen impartial des p
Religion Chrétienne, par M. Freret, Examen impartial des principales Religions du monde, le Christianisme dévoilé & le Systê
tien. Une seule anecdote suffit pour caractériser son respect pour la Religion . Elle est rapportée dans les Mémoires sur la Vie
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