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1 (1576) De la Censure. pp. 611-613
n'y a rien qui gâte plus les bonnes mœurs, et la simplicité, et bonté naturelle d'un peuple, ce qui a d'autant plus d'effet, et d
les jeux seraient tolérables aux peuples méridionaux, pour être d'un naturel plus pesant, et mélancolique, et pour sa constanc
être d'un naturel plus pesant, et mélancolique, et pour sa constance naturelle moins sujet à se changer, si est-ce que cela doit
éfendu aux peuples tirant plus vers le Septentrion, pour être de leur naturel sanguins, légers, et volages, et qui ont presque
ales, et honnêtes : et prendront garde principalement, que la musique naturelle ne soit altérée, et corrompue comme elle est à pr
st nécessaire, pour moinsc que la musique Diatonique, qui est la plus naturelle , que la chromatique, et Enharmonique, ne soit cor
ent folse, et insensés : parce qu'ils ne sauraient goûter une musique naturelle , non plus qu'un estomac debiféf, et corrompu de f
2 (1667) Lettre sur la Comédie de l'Imposteur « Lettre sur la Comédie de l’Imposteur » pp. 1-124
mporte contre lui et lui fait son portrait avec les couleurs les plus naturelles et les plus aigres qu’elle peut trouver, et concl
t de même, ce qui est la manière du monde la plus heureuse et la plus naturelle de produire un caractère aussi outré que celui de
e Panulphe gouverne absolument l’homme dont est question, il est fort naturel que son Beau-frère prenne une occasion aussi favo
uement, et le veut quitter sans autre réponse ; ce qui est le procédé naturel des opiniâtres : l’autre le retient pour lui parl
brouiller les gens ensemble quand il le faut le moins, et la sottise naturelle de l’esprit des hommes, et particulièrement des a
e quand le Poète aurait apporté autant d’art à diminuer cette horreur naturelle , qu’il en a apporté à la faire paraître dans tout
ression que cette chose pourrait faire dans l’esprit, de sa turpitude naturelle . L’autre est en considérant cet usage comme l’eff
et pour rendre plus vraisemblable cette défaite, par un artifice fort naturel , il continue de considérer son ajustement, et s’a
auvaises mains ». Le Frère s’écrie là-dessus avec un emportement fort naturel , qu’il faut laisser au Ciel à empêcher la prospér
Cette scène met dans un beau jour un des plus importants et des plus naturels caractères de la bigoterie, qui est de violer les
pardon du cœur avec celui de la conduite, est aussi une autre marque naturelle de ces gens-là, et un avant-goût de sa Théologie,
x bigots, pour montrer comme ils se défont de toutes les inclinations naturelles et raisonnables. Car celui-ci se sentant attendri
é. Toutefois le Bigot ne se trouble point, conserve toute sa froideur naturelle , et, ce qui est d’admirable, ose encore persister
lui, il change de batterie, et sans pourtant sortir de son personnage naturel de Dévot, dont il voit bien dès là qu’il aura ext
e eusse… Vous me feriez dire quelque sottise ». Manière admirablement naturelle , de faire entendre avec bienséance une chose auss
de plus magnifique et de plus merveilleux, et cependant rien de plus naturel , de plus heureux et de plus juste, puisqu’on peut
toutes leurs faces. Le mari voyant toutes choses changées, suivant le naturel des âmes faibles insulte au misérable Panulphe ;
ces lieux où leur opération est le plus nécessaire, sont leurs lieux naturels  ; et qu’ainsi c’est les détruire en quelque façon
, on ne découvre leurs taches, et qu’on ne reconnaisse leur petitesse naturelle  : qu’ils ménagent avec avarice le faible caractèr
loigné, voulant profiter à l’édification du peuple de son inclination naturelle pour les spectacles, instituèrent premièrement la
Je sais encore qu’on me dira que le vice dont je parle étant le plus naturel de tous, ne manquera jamais de charmes capables d
de la liberté et de la légèreté de notre nation, que d’aucun penchant naturel , étant certain que, de toutes les civilisées il n
aître tous les entretiens et les raisonnements, qui sont les préludes naturels de la galanterie du tête-à-tête, qui est la dange
e. La raison de cela est que notre imagination, qui est le réceptacle naturel du Ridicule, selon sa manière ordinaire d’agir, e
r se priver de ce plaisir, et par conséquent qu’elle a une répugnance naturelle à cesser de considérer comme Ridicule, ce qu’elle
par cette apparence de défaut de raison, et pour piquer notre orgueil naturel , par le mépris qu’excite nécessairement ce défaut
qui supposent nécessairement qu’on les a ; et c’est la manière d’agir naturelle et générale de notre âme, qui ne s’avoue jamais à
et que c’est un point où la Religion contrarie directement la Raison naturelle . Or pouvait-on combattre cette opinion perverse p
cette opinion perverse plus fortement, qu’en découvrant la turpitude naturelle de ces bas attachements, et faisant voir par les
3 (1769) De l’Art du Théâtre en général. Tome II « De l’Art du Théâtre. — Chapitre III. De la Musique Française & Italienne. » pp. 252-286
perfectionnée, telle que nos mœurs l’éxigent, & qui nous peint au naturel  : sa marche grave & quelquefois légère, est l
suffisent pour attraper ce chant simple & gracieux, qui peint au naturel un sentiment. La France peut se vanter d’avoi
du siècle éclairé de Louis XIV. On admire dans ses Ouvrages un chant naturel & gracieux. Campra sut marcher sur les traces
rémier de ces deux genres est digne de plaire à ceux pour qui le beau naturel a des charmes : sa modulation procède d’une suite
de la voix justes. L’autre, au contraire, se plaît à déranger l’ordre naturel qui doit se trouver entre les Sons, en les haussa
chant dans le goût Italien ressemble plutôt à des cris qu’aux accens naturels de la voix ; on ne le retient qu’avec beaucoup de
joint le goût savant & ingénieux de la musique Italienne au goût naturel & simple de la musique Française ? Qu’on
athétique, les sons renforcés, & tous les passages, sont un éffet naturel de la douceur du chant & de la précision de l
e point sa cadence en elle-même. Ses mouvemens n’ont aucune précision naturelle . Aussi les Etrangers n’apperçoivent-ils point le
mais si nous leur cédons la science, ne doivent-ils pas nous céder le naturel , & l’éxécution tendre & noble, sur-tout p
érité de mon sistême. Preuves que le chant Italien n’est point si naturel que le nouveau chant Français. J’ai dit en ma
ouvent coupé dans sa marche ; il quitte tout-à-coup ce qu’il avait de naturel , pour se soumettre aux tortures, aux éfforts de l
4 (1769) De l’Art du Théâtre en général. Tome I « De l’Art du Théatre. Livre troisiéme. — Chapitre IV. Il faut que le nouveau Théâtre se fonde sur la Vérité & sur la Nature. » pp. 133-138
ous le fuirions bientôt, comme ne ressemblant à rien. Que le Beau naturel est rare de nos jours. Démontrer que le genre
des autres Spectacles. En éffet, de nos jours le Beau simple & le naturel ne se trouvent gueres au Théâtre. La Scene-Bouffo
d’Histoires, d’Épîtres & particuliérement d’Héroïdes, loin d’être naturels dans leurs Ouvrages, & de chercher à dire des
loin. Il est impossible de faire agir leurs personnages avec plus de naturel . On croit voir & entendre l’Ouvrier, le Manœu
5 (1769) De l’Art du Théâtre en général. Tome II « De l’Art du Théâtre. — Chapitre VIII. Réfléxions sur le plaisir qu’on ressent à la représentation d’un Poème comique, & sur la douleur qui déchire l’ame des Spectateurs d’un Drame sérieux. » pp. 113-123
ette réfléxion regarde particulièrement la Tragédie ; par un penchant naturel , qui subsiste toujours en nous malgré nos vices,
l’on ne saurait donc manquer d’être frappé d’un tableau qui peint au naturel nos erreurs & nos travers. Le miroir ne révol
n de nous distraire des idées tristes qui nous affligent. Il est donc naturel que l’on chérisse un genre de Drame qui console e
nous arrachent des cris & des larmes : car enfin il ne paraît pas naturel de trouver des délices à s’affliger. Tâchons d’èx
le donne une solution satisfaisante de la difficulté proposée. Il est naturel que nous chérissions la Tragédie, puisqu’elle rév
6 (1769) De l’Art du Théâtre en général. Tome II « De l’Art du Théâtre. — Chapitre VI. Des Ariettes, & des autres parties du Chant théâtral à une seule voix. » pp. 297-328
. L’Ariette est donc pour le Musicien un chant vif qui sort un peu du naturel . Elle est pour le Poète une image détaillée de ce
de joye, ou qu’on amenât une fête avec adresse ; il serait alors plus naturel de les voir chanter : mais la plus-part des Poète
’il devienne proverbe ou l’ait toujours été. Que le Chant est peu naturel & surtout au Spectacle moderne. Pour reve
bien des réfléxions. Il est certain que toute espèce de chant est peu naturel  ; car on peut le regarder comme l’image outrée de
crois seulement que le chant à côté de la parole paraît encore moins naturel que lorsqu’il marche seul. Que des Airs-commu
ge, l’esprit y gagnerait, le Poète pourrait paraître, le Drame serait naturel & sa marche plus rapide : je crois même que l
Roulades sont choquantes dans l’Ariette, parce qu’elles ne sont point naturelles . Le Musicien n’est pas plus à couvert que le
soutient d’abord que les Prolations ou Roulades ne sont point du tout naturelles  ; & qu’on doit les employer très-rarement, su
bles de roulades ; c’est une nouvelle preuve que notre chant est plus naturel , plus agréable que l’Italien(67). Le Musicien
S’il est certain que le chant des Pièces du nouveau genre, pour être naturel , ne doit être amené, ainsi que je le prouverai pl
que ce chant-là ne veut point de Ritournelle ; parce qu’il n’est pas naturel qu’on attende un quart d’heure à parler, quand to
7 (1769) De l’Art du Théâtre en général. Tome I « De l’Art du Théatre. Livre quatriéme. — Chapitre XI. Du jeu des Acteurs. » pp. 345-354
re, & n’en mettent pas dans ce qu’ils écoutent ; comme s’il était naturel qu’on ne prit nul intérêt aux discours que l’on n
s’éfforcer de les imiter. Combien l’Acteur doit s’éfforcer d’être naturel & de paraitre le Personnage qu’il représente.
ile de reconnaitre, me découvrent le Comédien, par ce qu’il n’est pas naturel qu’on se métamorphose dans le monde en une autre
presque froidement ce que leur chante leur Maîtresse. Il est pourtant naturel que celui à qui l’on tient un discours flatteur,
8 (1769) De l’Art du Théâtre en général. Tome II « De l’Art du Théâtre. — Chapitre VII. Des Duo, Trio & Quatuor. » pp. 329-339
blable à celui de la Pièce représentée. Mais quoi qu’on fasse, est-il naturel que lorsque le Tartuffe ou le Misantrope, Cinna o
le Drame. Je reprends le fil de mon discours. Le Duo n’est guères naturel . On a justement observé que le duo n’était nu
jà remarqué que les duo sont hors de la Nature ; car rien n’est moins naturel que de voir deux personnes se parler à la fois du
dire à chacun séparément. Les chœurs de l’Opéra-Sérieux sont-ils plus naturels  ? Si l’on veut rejetter absolument le chant à plu
9 (1760) Critique d’un livre contre les spectacles « FRAGMENT D’UNE LETTRE A ME. DE ****. SUR LES SPECTACLES. » pp. 82-92
d’une Tragédie, ainsi que les autres passions dominantes de l’homme, naturelles ou acquises. Un amour vertueux peut même quelquef
ui ; la réflexion n’y a point de part. C’est une impression subite et naturelle qui nous entraîne délicieusement. C’est pourquoi
oint d’autre pouvoir que de donner de l’effervescence à nos penchants naturels . Il est bon, magnanime, capable des plus grandes
exciter en nous une noble émulation ! Il me semble qu’il serait aussi naturel et plus touchant encore, que l’amour rappelât un
10 (1762) Apologie du théâtre adressée à Mlle. Cl… Célébre Actrice de la Comédie Française pp. 3-143
Mais quand on pense différemment, il est difficile de tenir à l’envie naturelle d’en faire preuve : en est-on au reste capable ?
s relevées. Toutes les actions humaines dans le cours ordinaire & naturel des choses, n’ont aucun relief, aucune impression
liere sur nos ames ? C’est, en fait de productions Physiques, l’effet naturel de l’opinion sublime que nous ayons de la nature 
qu’il sçait lui en épargner l’inconvénient on sçait qu’à l’impression naturelle se joint toujours chez nous l’intérêt personnel.
traire, relevé, une espéce de jalousie nous tourmente : voilà l’effet naturel des événemens qui se passent sous nos yeux. Et da
caractére : le jeu, un contraste ingénieux : l’intérêt, une curiosité naturelle  : la marche une disposition sage : le dénouement,
étrangers. Outre que personne n’est accoutumé à donner, dans le cours naturel des choses à son coup d’œil le poids & l’impo
’imagine aussi-tôt conforme. C’est un préjugé aussi commun, qu’il est naturel . Mais en est-il de même d’une représentation ? No
nfin & qu’elle se fonde dans les mouvemens propres à nos facultés naturelles . Or peut-on nier que ce ne soit l’affaire de l’ém
utiennent que par le talent singulier des Acteurs. Une représentation naturelle & naïve enséveliroit telle Piéce, qu’un jeu d
y tromperions nous, si le point de vue étoit exact, si l’image étoit naturelle , si le tableau étoit vrai ? On passe sans doute à
lement au ton ; loin que cela coûte, il semble que ce soit une marche naturelle . C’est à l’Auteur à veiller à ce point important,
u a sur nous le titre & la possession ; notre état primitif & naturel est la vertu, comme celui de la ligne est d’être
rs à craindre que nos mœurs n’en souffrent. Le Commerce quoique plus naturel & au fonds plus légitime que le jeu & la
nès, les Cotteries soient le caractére distinctif, & l’expression naturelle de cette belle égalité qui constitue l’esprit rép
rche compassée, l’adresse d’un intérêt ménagé, l’attente facile & naturelle d’un denouement préparé : y a-t-il rien de si pro
e sert que de contraste & d’agrément. Non : l’horreur du vice est naturelle & le goût ne s’en acquiere, s’il est possible
’amuser. Si le voile au contraire & l’esprit s’en mêlent ; il est naturel que le trait à raison de sa finesse flate & r
cela se passe avec dextérité, & par des voies aussi heureuses que naturelles  : c’est un motif d’écarts pour des cœurs fidéles,
11 (1759) Apologie du théâtre « Apologie du théâtre » pp. 141-238
ces passions, s’il veut gagner la faveur du public ; rien n’est plus naturel ni plus juste. L’Apôtre d’une morale opposée au g
est de renfoncer le caractère national, d’augmenter les inclinations naturelles , et de donner une nouvelle énergie aux passions. 
luctantem cum aliqua calamitate. D’ailleurs la pitié, ce sentiment si naturel et si tendre, nous touche plus que l’admiration :
fondies se gravent si avant dans l’âme, qu’elles lui deviennent comme naturelles . Mais est-il besoin de prouver quel est l’empire
nous ; en les conduisant pas à pas, et par des passions qui nous sont naturelles , aux forfaits monstrueux dont nous sommes épouvan
dure pas plus que l’illusion qui l’a produite ; un reste de sentiment naturel étouffé bientôt par les passions, une pitié stéri
manité souffrante ; et c’est à quoi l’on devait consacrer ce genre si naturel et si touchant, dont l’Enfant Prodigue est le mod
ents Tragiques, peut être ou personnelle ou étrangère, et celle-ci ou naturelle ou surnaturelle, c’est-à-dire, ou dans l’ordre de
Un autre genre est celui où la cause des événements est dans l’ordre naturel , mais indépendante du caractère des personnes. Pa
exemple, en ne supposant à Andromaque et à Mérope que les sentiments naturels d’une mère, c’en est assez du danger de leurs fil
arde la Comédie, les Mœurs des Comédiens, et l’Amour, ce sentiment si naturel et si dangereux, qui est l’âme de nos deux Théâtr
verez que les vices de caractère en sont l’instrument, et les défauts naturels , le sujet ; que la malice de l’un punit la simpli
s vices de caractère sont l’instrument de son comique, et les défauts naturels , le sujet. Dans Le Tartuffe, le sujet du comique
un honnête homme pour un scélérat. Cette confiance est-elle un défaut naturel  ? Dans L’Ecole des Femmes et dans L’Ecole des Mar
gêne et la vigilance. Cet abus de l’autorité confiée est-il un défaut naturel  ? En est-ce un dans L’Avare que la manie de se pr
hrope pour une coquette qui le trompe ? Et si la bonté, la simplicité naturelle de quelques-uns de ces personnages est la cause d
s’il fait rire. Le comique de Molière n’attaque donc pas des défauts naturels , mais des vices de caractère, la vanité, la crédu
mpe sur les circonstances qui, dans la première scène, peuvent rendre naturel l’emportement du Misanthrope ; mais il me suffit
is s’il est persuadé qu’il y a des gens de bien dans le monde, il est naturel qu’il ait cette opinion de ses juges, de ses amis
es, et les intérêts qui lui sont opposés ; comme ce sentiment le plus naturel , le plus familier dans tous les états, est aussi
ù les citoyens sont admis à l’administration de la république, il est naturel que les femmes soient éloignées de la Société des
st en lui, aux douceurs de la société : dans cet état, dis-je, il est naturel que les femmes soient admises à ce concours paisi
l’amour domine. « L’amour est le règne des femmes, dit-il ; un effet naturel de ces sortes de pièces est donc d’étendre l’empi
r la nature. Je le crois : je suis persuadé que l’attaque est le rôle naturel de l’homme, et la défense, celui de la femme ; et
devoir de convention ; ce n’est pas là ce que je prétends. La pudeur naturelle interdit-elle aux femmes la société des hommes ?
, la décence des mœurs du pays qu’elle habite. Il n’y a d’institution naturelle que le devoir de la résistance, ou plutôt l’inter
vice ? Qu’il s’accorde enfin avec lui-même, et qu’il nous dise, si un naturel passionné lui semble préférable à un caractère mo
tre ses maximes. Je reconnais donc de bonne foi, que les institutions naturelles doivent se plier aux règles établies entre les ho
e d’abord que l’amour, dans la plupart des hommes, n’est que le désir naturel , sans aucune trace de moralité. J’avoue que cet a
r dont les excès sont inévitables. Dans les climats où la sensibilité naturelle est plus que suffisante pour remplir l’objet de l
t-on passionné ?l C’est à la légèreté, à la dissipation qui nous est naturelle , et au goût des plaisirs tumultueux et vains, qu’
les-mêmes. Cette cause est le charme innocent de la beauté, l’intérêt naturel qu’elle inspire, l’illusion qu’ajoute une figure
n dans nos mœurs, et que le cœur doit prendre parti pour un sentiment naturel contre une opinion nationale. Que le Cid sacrifiâ
ct pour une loi superbe ne se communique point à nous, et les charmes naturels de la beauté et de la vertu, conservent tous leur
la honte et la bassesse du vice, et développer dans les âmes le germe naturel des vertus ; non pour empêcher que les mauvaises
article : j’ai fait voir que dans tout ce qui n’est pas d’institution naturelle , les bienséances dépendent de l’opinion. Dans la
12 (1698) Caractères tirés de l’Ecriture sainte « [Chapitre 1] — DU SEXE DEVOT. » pp. 138-158
on et la pudeur, la compassion et la charité, sont des vertus presque naturelles  : Au lieu que nous autres, si nous les voulons ac
convenance des saintes mœurs du Christianisme, avec les dispositions naturelles du génie des femmes ; soit qu’on pense que les au
thon, que j’ai de la peine à décider : Car outre que j’ai un penchant naturel à ne pas juger mal de mon prochain, les raisons q
à un homme par le charme de l’amour, ç’a été de tout temps l’art trop naturel des femmes, qui ont même quelquefois ce malheur c
tueuse que les hommes ont pour le Sexe, non seulement par un instinct naturel , mais encore par un usage particulier à notre nat
13 (1823) Instruction sur les spectacles « Chapitre V. Le but des auteurs et des acteurs dramatiques est d’exciter toutes les passions, de rendre aimables et de faire aimer les plus criminelles. » pp. 51-75
ême, c’est le poids de l’oisiveté, c’est l’oubli des goûts simples et naturels qui établissent la prétendue nécessité des specta
dure pas plus que l’illusion qui l’a produite ; un reste de sentiment naturel , étouffé bientôt par les passions ; une pitié sté
la sévérité du devoir l’emporte en toute occasion sur les affections naturelles . Au contraire, nous estimons comme gens d’un bon
ffections naturelles. Au contraire, nous estimons comme gens d’un bon naturel ceux qui, vivement affectés de tout, sont l’étern
es moyens si peu communs, qu’on n’attend rien de pareil dans le cours naturel des choses humaines. Enfin, je réponds en niant l
uvera que les vices de caractère en sont l’instrument, et les défauts naturels le sujet ; que la malice de l’un punit la simplic
dans ce sol empesté que des fruits pernicieux : sa place véritable et naturelle est dans la chaire, où environnée de la majesté d
paragraphe provient de Baron d’Holbach, Systême social, ou Principes naturels de la morale et de la politique, vol. 3, De l’inf
14 (1759) Remarques sur le Discours qui a pour titre : De l’Imitation par rapport à la Tragédie « Remarques sur le discours qui a pour titre : De l’Imitation par rapport à la Tragédie. » pp. 350-387
par ces images, ces graces, & cette douceur de style qui sont si naturelles à l’Auteur. Je m’attache d’abord à ce que le Poët
i satisfait leur curiosité & qui fixe sans effort leur inquiétude naturelle . Il en est à peu près de notre Esprit comme de no
i satisfait leur curiosité & qui fixe sans effort leur inquiétude naturelle . Il en est à peu près de notre Esprit comme de no
uriosité & l’inquiétude de notre esprit, sans allarmer sa paresse naturelle , se présente celui de sentir, ou pour parler avec
on n’approfondit jamais. On sort du Théâtre, rassuré contre l’horreur naturelle du crime ; & ce même plaisir y ramene souvent
dans tous les hommes un mêlange de bien & de mal, une inclination naturelle pour l’ordre, une pente encore plus forte pour le
l’amour de la Gloire qui lui prête le sien : ainsi soit par son éclat naturel , soit par tout ce qui l’accompagne, l’image de la
n’est pas surprenant qu’elle nous fasse éprouver alors ces mouvements naturels d’estime & d’admiration, que des sentiments h
u excite dans tous les cœurs, & l’admiration qui en est une suite naturelle , ne sont pas les seules raisons qui attachent à l
e justesse & une convenance parfaite les cordes de cet instrument naturel qui y répond dans nos oreilles, elle cause dans n
ésence ; mais je serois agité de tous les mouvements que la curiosité naturelle , que l’attente inquiete de l’événement, que la gr
i ici quelques-unes, puisque j’ai commencé à ne ménager ni ma paresse naturelle , ni la patience de l’Auteur. I. Ne pourroit-
oit bien venir autant de la foiblesse de leur esprit, que d’une pente naturelle à l’Imitation. L’on entretient d’ailleurs, &
ue le plaisir qu’il trouve à la lire, à satisfaire ainsi la curiosité naturelle à notre esprit, à y étudier le cœur humain, à for
i quand les objets, dont on nous présente la Peinture, ont une beauté naturelle qui nous frappe & qui nous saisit par elle-mê
une relation & une convenance, je dirois presque une consonnance naturelle avec nos dispositions intérieures ; c’est alors q
15 (1758) Causes de la décadence du goût sur le théatre. Première partie « Causes de la décadence du goût sur le théâtre. — Chapitre XII. Des Machines & du merveilleux. » pp. 179-203
ment y est bien manié ! Quelle progression ! quelles nuances ! que de naturel , que de patétique dans les discours de Luzignan !
orts, ou qu’ils ne connoissoient pas, causent un saisissement qui est naturel à tous les hommes. Mais ce ressort est un des plu
itée par un nouveau refus. Cela est ingénieux ; mais cela n’est guére naturel . Atalide n’auroit du avoir que ce moyen de faire
s l’action. Les mouvemens y sont si mal combinés, les incidens si peu naturels , les situations si forcées, qu’il n’y a guére d’h
leurs Tragédies. Pour nous qui ne voyons dans le tonnerre qu’un effet naturel , & qui savons que les hommes ne commandent po
16 (1769) De l’Art du Théâtre en général. Tome II « De l’Art du Théâtre. — Chapitre IV. De la Pastorale Dramatique. » pp. 59-77
encore eu le tems d’oublier la vie que leurs Pères y menaient. Il est naturel de penser que des peintures champêtres s’offriren
ous causent bientôt un ennui mortel, ou nous font rire à force d’être naturelles , comme il arriva dans la Bergère des Alpes du Thé
est une sorte de Pastorale. Nous avons une autre espèce de Drame naturel ou de Pastorale, à laquelle on donne le nom de Co
en Italie, parce qu’il occupe trop long-tems le Théâtre. Il est donc naturel de n’étendre les bornes de la Pastorale qu’à troi
, & proportionné à sa manière de s’èxprimer, de même qu’il paraît naturel que les paroles soient de lui. N’oublions pas, en
17 (1769) De l’Art du Théâtre en général. Tome I « De l’Art du Théatre. Livre quatriéme. — Chapitre IX. Du Dialogue. » pp. 320-335
igible & à la portée de tout le monde, autrement il ne serait pas naturel que ceux qui s’entretiennent pussent s’entendre,
de faire paraître le Dialogue vraisemblable, je veux dire, qu’il soit naturel que les Acteurs s’entretiennent dans le lieu &
comiques est regardé comme celui qui possède le mieux la vivacité, le naturel , la coupe du Dialogue. En général on peut dire qu
Ion. La Scène que j’insère ici me paraît un chef-d’œuvre d’éloquence naturelle , & de beautés de Dialogue. Une courte explica
18 (1769) De l’Art du Théâtre en général. Tome I « De l’Art du Théatre. Livre quatriéme. — Chapitre VI. Des Sçènes. » pp. 257-276
té qui les empêche d’agir à leur fantaisie, & qu’il ne serait pas naturel de les voir attendre gravement les personnes aux-
s qu’on met en usage pour rendre l’entrée de ses Acteurs facile & naturelle . On peut fort bien en supposer quelques-uns qui a
parce qu’il n’a plus rien à dire. » La sortie de vos personnages sera naturelle & dans les règles, lorsqu’ils s’éloigneront p
mes en usage de mettre beaucoup d’à-parté, quoiqu’ils soient très-peu naturels . Les Grecs ne l’ont point connu ; les Latins s’en
fait à ceux qui voient la représentation d’un Drame. Il n’est pas naturel qu’un Monologue soit entendu par un autre Acteur.
19 (1770) La Mimographe, ou Idées d’une honnête-femme pour la réformation du théâtre national « La Mimographe, ou Le Théâtre réformé. — [Première partie.] — Huitième Lettre. De la même. » pp. 100-232
uveaux Drames profiteraient de cette disposition, pour mettre plus de naturel dans leurs Pièces, en mille circonstances où l’in
i leur convient, & les Acteurs seraient dans la situation la plus naturelle  ; ils ne reviendraient pas sans sujet dans un end
t ce qui se passe & de la manière qu’il se passe, elle atteint ce naturel qui captive, & qui persuade : la vérité du Ta
réunit presque toutes ces qualités d’un Drame parfait. Elle peint au naturel  : le tableau n’est pas flaté, & le monument e
’est point d’Auteur dramatique qui n’ait senti, que pour atteindre au naturel , au vrai, par la Représentation, il y aurait enco
Actions que les Modelemens * suggèrent à l’Acteur, doivent être aussi naturels , agréables, expressifs, que décens & honnêtes
n siècle où il est impossible qu’il ne prenne pas ; mais il n’est pas naturel . Je sais encore qu’il faut grossir les traits du
e Spectateur ; & qu’il est très-difficile de le faire par ce beau naturel seulement qui, au lieu de battemens de mains, pro
Regnard, dans son Distrait, fournit des exemples du monologue le plus naturel & le mieux employé : mais dans tout autre car
qu’ils soient tous bien amenés ; comme ceux du Jaloux desabusé, moins naturels encore, &c. je soutiens que de tels monologue
*.] 3. On doit convenir que les Comédiens mettent aujourd’hui plus de naturel que jamais dans les A-parté, ou A-parts ; mais il
pose qu’on n’est pas entendu des autres. Pour que l’A-part mixte soit naturel , il est nécessaire que lorsque le personnage lais
e genre ont l’inconvénient des monologues, c’est qu’ils sont rarement naturels , malgré l’attention du bon Acteur à contraindre l
l’interjection, & nos phrases exclamatives sont les seuls A-parts naturels . Le Spectateur, dira-t-on, sent bien que le perso
nnage de Juliette, dans la Gouvernante, a beaucoup de vérité : il est naturel qu’une Suivante ait un libre accès & soit for
d’un Peuple, comme à ses habits*. Bien des choses sont un obstacle au naturel de position sur nos Théâtres : les unes sont néce
se cache, ne serait vu que de ceux dont il doit l’être ? Par ce moyen naturel , toutes les invraisemblances de position des anci
p; des Ménandre eût été fort considéré par un Peuple guerrier, ennemi naturel du travail d’esprit ; tout état qui exigeait une
: de sorte, que dans la vérité, le Mimisme est lui-même plutôt un don naturel , qu’un art ou un talent. Il s’ensuit de-là, que l
r. Que l’Auteur ne donne donc jamais à nos Acteurs, que des imitemens naturels , honnêtes & utiles tout à-la fois, s’il veut
compense de celui & de celle que le Public couronnera. Les talens naturels seuls, ne suffiront pas, pour être admis à brille
sur le vrai ton lorsqu’il s’en écartait : mais tout cela avait peu de naturel . On pourrait composer des Pièces d’un genre parti
ongs déploiemens de bras qui peuvent avoir des grâces, & point de naturel  ; ces mouvemens outrés, où les membres subissent
leurs Proverbes. On pourrait en conclure que l’usage des maximes est naturel & dans la plus grande vraisemblance. Mais il
magine qu’il serait aisé à un homme de génie de le rendre tout-à-fait naturel  : que le Musicien fasse déclamer par un excellent
e de perdre son estime & d’occasionner son inconstance. La fierté naturelle à notre sexe se réveilla ; la passion insensée d’
e dans l’enfance. Le plaisir qu’elles donnent ne vient que des grâces naturelles des Exécutans : une jolie femme qui danse plaît a
andait ce qui manque à notre Musique d’Opéra ; je dirais que c’est le naturel & l’expression : j’ai toujours remarqué que c
20 (1770) La Mimographe, ou Idées d’une honnête-femme pour la réformation du théâtre national « La Mimographe, ou Le Théâtre réformé. — Seconde partie. Notes. — [K] » pp. 421-424
utres ; mais leurs traits sont justes & réguliers, leur forme est naturelle , & répond parfaitement au sujet. Les masques
ceux que l’on nommait Prosopées ; ils représentaient les personnes au naturel  : deux autres espèces moins communes, étaient les
ns, à faire faire à des hommes les Rôles de femmes ; à représenter au naturel les différentes Nations, & quelquefois, comme
21 (1768) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre onzieme « Réflexions morales, politiques, historiques, et littéraires, sur le théatre. — Chapitre V. Du Luxe des coëffures. » pp. 115-142
gue discours doré. Mais quelques interprêtes l’entendent dans le sens naturel d’une tête chargée d’ornemens d’or, & notamme
sses viennent figures ; & dans la vérité cette parure n’est point naturelle . L’or tranche trop avec la couleur des cheveux &a
ur, la fraîcheur, la délicatesse du teint, c’est à-dire, la carnation naturelle , ce sont les Lys & les Roses, & non les p
ntraire, au lieu de se fondre & de s’incorporer avec les couleurs naturelles , douces & tendres, tranche, tenir, donne un a
inuation de la peau, elle releve les couleurs vives, artificielles ou naturelles  ; dans les Pays où la blancheur est une beauté, e
l’autre travaille sur les cheveux ; il ne fait que manier les cheveux naturels , leur donner une modification agréable. Le Perruq
toute la terre, les femmes se coëffent en cheveux : c’est la coëffure naturelle  ; mais grace à l’inépuisable fécondité de leur va
des pierres précieuses, qui en éclipsent la beauté ; car les cheveux naturels sont un ornement ; les cheveux musqués par artifi
nos perruques, on les appelloit Galerum, elles couvroient les cheveux naturels , & déguisoient les gens, comme font les perru
22 (1769) De l’Art du Théâtre en général. Tome I « De l’Art du Théatre. Livre quatriéme. — Chapitre XII. Des Spectateurs. » pp. 355-358
re. N’est-ce pas vouloir faire perdre toute la vraisemblance & le naturel , le charme des différentes espèces de Drames, que
r, dans la campagne, à l’entrée d’un Palais, enfin par-tout où il est naturel qu’une foule de Peuple peut se trouver. Les S
23 (1715) La critique du théâtre anglais « CHAPITRE I. L’obscénité du Théâtre Anglais dans le langage. » pp. 1-92
er la honte et lui en faire un amusement ? Cette conséquence est très naturelle  ; et ainsi l’on n’aura pas de peine à croire que
s tout, c’est représenter mal le sexe et faire violence à sa modestie naturelle que d’attribuer à des femmes de pareils rôles. La
jamais au besoin, elle est entée, pour ainsi dire, sur la disposition naturelle du corps ; elle est même proportionnée aux différ
moins que nos Poètes. 1°. La représentation des mœurs est alors plus naturelle . 2°. Il est moins à craindre, et ceci est essenti
du vulgaire. C’est pour cela, je crois, que ses caractères passent le naturel , et que chaque trait ridicule en est trop allongé
e conduite de Térence avait sa source dans une modestie qui lui était naturelle , et qui influait après cela par choix sur ses Ouv
ide : sa manière est de fuir l’affectation du Théâtre et de suivre le naturel de la conversation : il sait exprimer en des term
agneul qu’elle dresse à se camper sur le derrière. Autres expressions naturelles  ! Ibid.« Nous ne lèverons plus les yeux ; mais co
tout le fabuleux, et pour vouloir la ramener au point de la Religion naturelle . Aussi Saint Justin le Martyr et quelques autres
e fait le personnage d’un plaisant et d’un agréable contre son humeur naturelle  : il tourne ses propres raisonnements en railleri
secrets de la Politique ! Le tableau qu’Aristophane en fait est aussi naturel que si un Peintre les avait tirés en habit de Pol
erme. Cette riposte caractérise bien Hercule ; elle le peint aussi au naturel qu’un singe représenterait le Grand Seigneur dans
le raisonnement ! Le Comique est-il moins redevable de sa conduite au naturel et au vraisemblable, que ne l’est le Tragique ? N
24 (1770) La Mimographe, ou Idées d’une honnête-femme pour la réformation du théâtre national « La Mimographe, ou Le Théâtre réformé. — Seconde partie. Notes. — [R] » pp. 447-466
venteur d’un ouvrage au-dessus des vues communes ; & rien de plus naturel que la curiosité de l’homme qui cherche à s’instr
les plus heureuses pour les commodités de la vie. Il n’est pas moins naturel , que nous desirions de voir les créatures auxquel
gua dans les Rôles de Rois & de Paysans : il rendit au Théâtre le naturel de la Déclamation, trop négligé avant lui (&
& joignant à ces avantages, un jeu rempli d’intelligence & de naturel , elle acquit & conserva la réputation de la p
nse que c’est un bon Comédien, auquel il ne manque communément que du naturel . 55. PAULIN, débuté le 5 Août 1741 : Bon Paysan,
50 : les rôles d’homme-à-la-mode : de l’aisance, l’usage du monde, le naturel embelli par l’art. Auteur des Fausses-Apparences,
LÉ, en 1761 : Pour vous, il faut vous modérer : moins de feu, plus de naturel  ; il ne vous manque, pour être un parfait Acteur,
noblesse de la figure, à l’intelligence, aux entrailles : Si les dons naturels n’étayent en vous le talent, & ne lui donnent
25 (1773) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre quatorzieme « Réflexions morales, politiques, historiques, et littérairesn sur le théatre. — Chapitre IIbis. Autre suite du Fard. » pp. 61-89
ces petitesses de femme. Ils laissoient leurs cheveux dans leur état naturel , & ne vouloient d’autre beauté que leur vertu
i suggestumque comas  ; & il est vrai qu’on donne aux cheveux, ou naturels , ou en perruque, toute sorte de figures. C’est un
dont on l’orne, l’anime, le diversifie. Quand tous ces ornemens sont naturels & dans l’ordre, ils en font la beauté. Mais,
n font la beauté. Mais, s’ils sont excessifs, déplacés, affectés, peu naturels , c’est un fard, c’est un défaut. De même dans le
n’a aucun intérêt de se masquer, de s’embellir, quand on a les graces naturelles , bien supérieures à tous les fards. Les comédies
rd’hui. Eh, que je serois fâché que mes portraits ne fussent pas plus naturels que ces visages là ! disoit le fameux Peintre Gen
pas besoin de prendre ces précautions, l’air de férocité qui vous est naturel en dit assez : Sufficeret tuns ille vultus &
r, quæ Levibus & vanis ornamentis comptæ accedunt. Les couleurs naturelles font honneur autant que les artificielles deshono
26 (1769) De l’Art du Théâtre en général. Tome II « De l’Art du Théâtre. — Chapitre II. De l’Opéra-Sérieux. » pp. 184-251
amais au sujet. Après qu’une Princesse a quitté la Scène, il est tout naturel , par éxemple, en Italie, que les sept péchés mort
ours plaisir. La variété embellit aussi notre Drame lyrique. Le monde naturel & fabuleux s’y découvrent à nos regards. On y
de le faire savoir dans le cours du Drame fait avec art. Il est donc naturel que cette Divinité bienfaisante vienne au secours
ousseau) se soit éfforcé de prouver que la musique devient un langage naturel dans un Drame où tout est merveilleux ; & qu’
il met alors sur la Scène, ne peut éprouver que des revers connus, ou naturels . Il serait ridicule qu’Aléxandre, ou César, se tr
s ; mais n’en est pas moins dans la nature. Je demande s’il n’est pas naturel que tel Magicien fasse changer le lieu de la Scèn
r-tout à l’homme délicat une absurdité insoutenable. Il est bien plus naturel que dans l’intervale d’un Acte à l’autre, les Act
la danse est l’image de la joye qu’on éprouve ; & qu’il est fort naturel qu’une grande multitude de gens forment des danse
ujets d’allégresse. Il est encore des cas où la danse n’a rien que de naturel , comme dans une cérémonie de religion, dans une p
t est quelques fois ridicule dans certains cas, il n’est guères moins naturel que la déclamation empoulée de nos Acteurs tragiq
a, où tout doit être merveilleux ; mais qu’elle est au contraire fort naturelle . Je ne puis mieux faire que de renvoyer sur ce su
27 (1769) De l’Art du Théâtre en général. Tome I « De l’Art du Théatre. Livre quatriéme. — Chapitre VIII. Du Stile. » pp. 287-319
er dans la plus-part des Ouvrages ; il est persuadé que l’arrangement naturel des mots prête beaucoup plus de force au discours
utre, puisqu’ils ne sont remplis que d’endroits faibles ? Il est plus naturel de conclure, que le stile d’une Comédie-mêlée-d’A
cela contribue à la bouffonnerie39. » Je demande s’il n’est pas plus naturel d’appliquer ces paroles de d’Aubignac à l’Opéra-B
en le ridicule du stile recherché, & le mérite du simple & du naturel , dans son petit discours sur les inscriptions. Qu
mal écrites nous plaisent ? Il se présente ici une question fort naturelle à ce que je viens de dire : pourquoi les Ariettes
contentons de ce que les choses nous paraissent d’abord : notre fond naturel de gaîté nous oblige à chanter indifféramment tou
28 (1768) Des Grands dans la Capitale [Des Causes du bonheur public] « Des Grands dans la Capitale. » pp. 354-367
eurs vices ont plus de liberté & de force. Rendus à leur grandeur naturelle , ils se montrent tels qu’ils sont. La politique n
son faste qu’à l’aide de cette opulence qui l’entraine par une pente naturelle , dans le tourbillon de la gloire des Grands. S’al
rée, Orat. de Theat. I. part. a. L’Auteur que je cite ici est Juge naturel en ce genre. L’amour, dit M. Riccoboni, devroit t
29 (1664) Traité contre les danses et les comédies « Chapitre XVI. Des périls auxquels on s’expose en allant au bal. » pp. 97-118
licet desiderare. » Et si vous voulez encore savoir ce que la raison naturelle a découvert aux Païens même sur ce sujet ; Sophoc
et faineante ; Il est pourtant assuré de l’autre, que leurs passions naturelles sont plus facilement émus, aussi bien que dans le
illes, et de tendre des pièges à leur simplicité, et à leur fragilité naturelle  ? Ce sont des choses horribles à dire et à penser
30 (1804) De l’influence du théâtre « PREFACE. » pp. -
ale en doit toujours être la compagne inséparable, et que son ennemie naturelle , ou du moins trop ordinaire, est celle que nos Au
vangélique a dû me servir de base et d’objet de comparaison, il était naturel autant que nécessaire que je commençasse par cons
31 (1768) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre onzieme « Réflexions morales, politiques, historiques, et littéraires, sur le théatre. — Chapitre VI. Du Fard. » pp. 143-168
fut mangée des chiens : Pinxit stibio oculos suos. Si les couleurs naturelles sont des signes équivoques des vices & des ve
coloris ne consiste pas seulement à donner à chaque objet sa couleur naturelle , mais à bien assortir les couleurs, de les bien r
Les fleurs jouent encore un grand rôle sur le teint des femmes, soit naturelles , soit artificielles ; distribuées sur leur tête,
donnent de grandes leçons ; leur fragilité, leur peu de durée, image naturelle de la beauté des femmes, lui en fera sentir la va
e tomberai comme une fleur qui n’a vu qu’une aurore  ; leurs couleurs naturelles , qu’elles n’ont jamais pensé à farder, & qui
s, c’est au contraire acheter bien cherement la perte de ses agrémens naturels  : Naturæque decus mercato perdere cultu, nec sin
son bon goût, qui ne peignoit jamais les femmes qu’avec leurs beautés naturelles , sans aucun ornement : Qualis Apelleis est color
32 (1760) Critique d’un livre contre les spectacles « REMARQUES. SUR LE LIVRE DE J.J. ROUSSEAU, CONTRE LES SPECTACLES. » pp. 21-65
est de renforcer le caractère national, d’augmenter les inclinations naturelles , et de donner une nouvelle énergie à toutes les p
elle a dû enfin dégénérer en grossièreté. C’est ainsi que la modestie naturelle au sexe est peu à peu disparue, et que les mœurs
tu de M. Rousseau. XXXVIII. Fausse réfutation ! La pudeur ou timidité naturelle , qui naît de la délicatesse des organes, n’est po
che de me faire du bien en me divertissant : je ne connais de dignité naturelle que la dignité paternelle, et je danse encore san
33 (1695) Preface [Judith, tragedie] pp. -
sage et si réservée quitter ses modestes habits, ajouter à sa beauté naturelle tout ce que l’artifice et l’orgueil mondain peut
des machines. Je ne dirai rien de l’Episode de Misaël, il a paru si naturel et a été si heureux que ce serait me rendre indig
34 (1838) Principes de l’homme raisonnable sur les spectacles pp. 3-62
s Spectacles, et sur l’influence que doit avoir leur exemple. Un goût naturel , le préjugé de la coutume ou de l’éducation, le r
tus disparaître, leurs mœurs se corrompre, leurs manières décentes et naturelles se métamorphoser en affectations ridicules, en fr
0. » Ainsi pensait un Païen, éclairé des seules lumières de la raison naturelle . Comment donc des Parents Chrétiens, instruits et
l ne faut que peser leurs termes, et les prendre dans le sens le plus naturel , pour y reconnaître toute la force du précepte. E
ux qui se divertissent toujours, et qui tâchent de remédier au dégoût naturel qu’entraîne la continuation des plaisirs. Mais, c
e ; c’est le poids de l’oisiveté ; c’est l’oubli des goûts simples et naturels .. « On pourrait dire de ceux qui les fréquenten
y présente l’amour comme le règne des femmes : c’est pourquoi l’effet naturel de ces pièces est d’étendre l’empire du sexe, et
gens sur les vieillards ; et c’est un autre renversement des rapports naturels , qui n’est pas moins répréhensible. Dans la Tragé
35 (1773) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre quatorzieme « Réflexions morales, politiques, historiques, et littérairesn sur le théatre. — Chapitre I. De la Pudeur. » pp. 4-35
omme aux politiques, au coupable comme a l’innocent, est un mouvement naturel & involontaire de honte & de crainte du p
e, & annonce peu de vigueur. Nos femmes dégoûtées de leur couleur naturelle font leur possible pour la changer. Elles se couv
s’enhardit, l’espérance s’épanouit, la charité se rejouit, mouvement naturel , involontaire, dont on n’est pas le maître. Chaqu
n’est pas la bouche seule, tout parle dans l’homme, tout a une langue naturelle , à laquelle l’hypocrisie même ne peut imposer sil
voix a son langage, la demarche, les habits, le fard ou les couleurs naturelles ont le leur. Que les nudités ou la décence, la di
posée, habillée selon son état, decemment couverte, avec ses couleurs naturelles , modestement coiffée, sans frisure, sans poudre,
n dans toute sa gloire. Vous n’approcherez jamais des couleurs vives, naturelles variées à l’infini, si bien nuancées, si heureuse
d peut en relever l’éclat ; c’est-à-dire, que contre leur destination naturelle , ils sont employés à détruire cette même pureté d
36 (1773) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre quatorzieme « Réflexions morales, politiques, historiques, et littérairesn sur le théatre. — Chapitre IV [III]. La Grange & Destouches. » pp. 90-114
lévation, de force, de coloris. Il n’avoit proprement que la facilité naturelle du méchanisme des vers. Et peut-être même trop fl
vivre avec les grands & dans la meilleure compagnie. C’étoit son naturel . Le choix de ses personnages répond à ce goût : c
décences du peuple. Il est vrai que quelquefois, pour peindre plus au naturel , même les nobles, dont le tres-grand nombre est t
des preuves. Il n’explique pas quelle religion il a voit, la religion Naturelle ou Revelée, Catholique ou Anglicane. Ce nom, quoi
u’on dit si pure, & qui souvent ne l’est guere, se borne à la loi naturelle , à la probité, à la droiture, à la bienfaisance,
la mélodie, & plait aux amateurs par la variété, les saillies, le naturel de son chant, & l’art assez rare, avec lequel
37 (1776) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre dix-neuvieme « Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre dix-neuvieme. — Chapitre III. Autre continuation des Mêlanges. » pp. 45-87
n’a été fait que pour établir le Théisme ; c’est-à-dire, la Religion naturelle . Quelques notes qu’on a mises au bas des pages, p
ales ; les penchans au bien, les remords de la conscience un instinct naturel . C’est une Princesse qu’on dépouille de ses habit
de haillons. On veut donner le change, & insinuer que la Religion naturelle se suffit à elle-même pour rendre l’homme heureux
i ne parle-t-il en cent endroit de l’impureté que comme d’un penchant naturel , d’un mouvement méchanique, d’un besoin insurmont
r creuser le précipice sous les pieds de ses amateurs. C’est un effet naturel & physique de la nature de l’homme. Nous ress
putation, médiocre à la vérité, mais supérieure à son mérite. Il a du naturel , de la facilité, de l’enjouement, des images vive
e suivoit que la nature. Chapelle avoit été mieux instruit ; son pere naturel lui avoit fait donner une bonne éducation & l
ces folies des folies des négligences heureuses, on veut y trouver du naturel , de la délicatesse, &c. L’irréligion & le
s du caracteres. Ses plaisanteries sans nombre, justes, vives, fines, naturelles , qui le faisoient admirer & craindre, recherc
38 (1767) Essai sur les moyens de rendre la comédie utile aux mœurs « Essai sur les moyens de rendre la comédie utile aux mœurs — PREMIERE PARTIE. Quelle est l’essence de la Comédie. » pp. 11-33
cipe que j’ai établi ci-dessus, savoir que la Comédie est le portrait naturel des mœurs. Or comme les mœurs sont ou bonnes ou m
ortifier & à étendre l’amour-propre qui ne nous est déja que trop naturel . On sort d’un pareil Spectacle plus suffisant, pl
e de supprimer le ridicule du vice, sans le détruire ; & il étoit naturel que cela arrivât ainsi, puisque généralement parl
39 (1767) Essai sur les moyens de rendre la comédie utile aux mœurs « Essai sur les moyens de rendre la comédie utile aux mœurs — SECONDE PARTIE. Si les Comédies Françoises ont atteint le vrai but que se propose la Comédie. » pp. 34-56
main de maître, & que les dialogues de ses personnages sont d’un naturel inimitable : ce que je dis ici, est pour me garan
ndé de sa perfidie, il refuse l’offre de sa main. Rien en cela que de naturel  : dira-t-on que quelques propos bizarres d’Alcest
pour Tartuffe. Le ridicule de ces deux personnages non-seulement est naturel , mais il concourt encore à mettre dans un plus gr
40 (1758) Causes de la décadence du goût sur le théatre. Seconde partie « Causes de la décadence du goût sur le théatre. — Chapitre XXIV. Le sentiment, juge plus sûr que le goût. Celui-ci préféré au premier. Pourquoi ? Amour du Théatre, funestes à ses progrès. Honneurs avilis en devenant trop communs. Cabales. Leurs effets, & les moyens qu’on employe pour les éluder.  » pp. 129-150
ment que la lecture ; il nous semble que le public est, dans son état naturel , éclairé par un guide plus fidéle que celui des G
us agréable ; le mélange confus des teintes, aux charmes d’un coloris naturel , la multitude des incidens, au doux prestige d’un
s grande application. Mais ils ont des moyens moins pénibles ; il est naturel de les employer. Quelques commodes qu’ils soient,
41 (1743) De la réformation du théâtre « De la réformation du théâtre — DEUXIEME PARTIE. — Méthode et règlement pour réformer le Théâtre. Avant Propos. » pp. 87-98
rnes, par les masques et même par la voix, dont le son n’était jamais naturel sur les Théâtres d’Athènes et de Rome ; car il fa
exprimer les sentiments et les passions dans les tons convenables et naturels  : les seconds sont à portée de concevoir toute la
42 (1715) La critique du théâtre anglais « CHAPITRE V. Remarques sur L’Amphitryon, Le Roi Arthur, Don Quichotte et Le Relaps. » pp. 302-493
un Monarque en Scaramouche, ou un singe en Monarque, peindrait-il au naturel  ? Ce serait une espèce de farceur en matière de p
eu. Dès le commencement de la Pièce, il est dit qu’Absalon était fils naturel de David : flétrissure à l’origine de ce Prince !
x. Où est la convenance des mœurs avec la personne ? Il ne fut jamais naturel de voir les Immortels folâtrer et les plus hauts
cène est comme un récit d’ulcères dégoûtants : le récit alors le plus naturel est justement le pire : ainsi que l’obscénité la
n’est nullement celle d’un idiot ni d’un étourdi. Cela supposé est-il naturel qu’un Milord qui a cinq mille livres sterling de
sement à des personnes qu’on n’a jamais vues. Et puis, il n’est point naturel que le Lord-Fat exposât son teint délicat au gran
présumer que Ventre-de-Tonne en sait quelque chose : rien n’est plus naturel ni plus ordinaire que de s’informer de la conduit
étranges ! Quel assemblage de contrariétés ! Est ce là le portrait au naturel d’une fille de condition et d’une riche héritière
ion, c’est le tirer de son Elément. Il faut que son langage pour être naturel , soit toujours étudié, fardé, empesé. Cependant,
nom ; il lui échappe des choses très sensées, et des expressions fort naturelles  ; il n’a rien d’affecté durant un assez long espa
oète avait mis de suite la Comédie et le Diable, je crois que l’ordre naturel des choses, et l’air de vraisemblance eussent été
vers en prose, et puis il lui parle prose en vers : ce qui est aussi naturel que de voir un homme à cheval d’une jambe, et à p
la fiction, pour faire qu’une Pièce Dramatique paraisse une action au naturel , et lui donner l’air de la réalité. Le plus long
temps limité : autrement la supposition d’un voyage ne paraîtra plus naturelle , mais absurde. La troisième unité qui est celle d
ni de Maîtres ni de Disciples ; que cet abus du loisir et des talents naturels a réduit les solides sciences à un pitoyable état
s’ils ne plaisaient ; pourquoi irait-on les entendre ? Il n’est point naturel de rechercher ce qui ne nous affectionne nullemen
. Et puisqu’il n’est que trop vrai que le cœur de l’homme a une pente naturelle vers le mal, y a-t-il de l’apparence qu’il y rési
. Il répond ensuite avec toute la force de l’éloquence qui lui est si naturelle , à plusieurs objections qu’il se propose ; parmi
43 (1770) La Mimographe, ou Idées d’une honnête-femme pour la réformation du théâtre national « La Mimographe, ou Le Théâtre réformé. — Seconde partie. Notes. — [B] » pp. 380-390
amour des sublimes vertus sont les fins qu’elle se propose. La malice naturelle aux hommes, est le principe de la Comédie : nous
Telle est la source du Comique Anglais, d’ailleurs plus simple, plus naturel , plus philosophique que les deux autres, & da
ne à le lire] les mœurs les plus licencieuses, est un chef-d’œuvre de naturel & d’intrigue ; & ce n’est pas la faute de
ce principe est une vérité de sentiment : mais si en effet le fond du naturel est incorrigible, du-moins le dehors ne l’est pas
44 (1819) La Criticomanie, (scénique), dernière cause de la décadence de la religion et des mœurs. Tome II « Résumé et moyens de réformation. » pp. 105-200
efforts pour nous prouver, en nous donnant cela aussi comme bien peu naturel , peut-être comme abominable, qu’un bon nombre des
respectables, et de la révolte des inférieurs contre leurs supérieurs naturels et légitimes, ici directement et positivement avi
es états, puissé je ne pas vous flétrir même par cet énoncé simple et naturel , dépouillé de jeu magique ! Je reconnais vos droi
nfirmativement parlant, que, loin de contrarier les mauvais penchants naturels ou acquis de la multitude, et viser à les corrige
al que les spectacles font, je ne crois pas qu’il y ait de moyen plus naturel et plus sûr que d’affilier ou aggréger l’école th
ale est véritablement respectée et défendue, dans lequel le charme du naturel , celui de l’esprit sage et une gaîté décente, s’a
a sève industrielle de ses voies ordinaires, entravent la progression naturelle et la plus juste distribution de l’industrie, les
45 (1715) La critique du théâtre anglais « CHAPITRE IV. Le vice élevé en honneur et substitué à la place de la vertu sur le Théâtre Anglais. » pp. 240-301
de la prétendue belle gloire. Et voilà comment on confond les marques naturelles de l’honneur et de l’infamie, comment on renverse
s les règles de la Justice, le devoir d’un Poète étant d’instruire au naturel . Si Ben Jonson y entendait quelque chose, la Comé
ser ? Mal faire est la fin de la malignité : sera-ce gâter un méchant naturel que de le reformer, s’il est possible ? Un furieu
est pas seulement plus instructive que l’autre ; elle est encore plus naturelle . Il n’y a pas d’apparence qu’on veuille aisément
aractère de son sexe. Mais nos Poètes qui se guindent ainsi contre le naturel ne rampent-ils point quelquefois par un autre déf
mer éperdument Eurydice. Ceci, eu égard au sujet, est justement aussi naturel que poli. Dans le vieux Bachelier, Charper homme
intrigue pour autrui que pour soi-même : cela exerce tous les talents naturels de la femme ; il y a de la pratique pour l’hypocr
46 (1668) Idée des spectacles anciens et nouveaux « Idée des spectacles anciens et nouveavx. — Idée des spectacles novveavx. Livre II. — Chapitre XI. Du Balet. » pp. 209-318
a rien de forcé, d’obscur ou d’extravagant. Si les dimensions en sont naturelles & justes ; s’il est trop long ou trop court,
ny les Noms qui nous en sont restez. Nous nous arrétons à la division naturelle du Tout en ses Parties, & aux moyens d’en fai
s. Section VI. Des Entrées. L es Entrées sont les Parties naturelles du Balet, & comme le juste nombre en fait le
grez, & y contribuent de leur propre substance, comme les membres naturels , les cuisses & les bras. Enfin, les unes sont
mains d’or ou d’argent, sont toûjours au dessous du prix des ouvrages naturels , & des membres veritables. Si l’apparence en
t l’artifice, & détrompent les abusez. Que toute Entrée soit donc naturelle , coulante par soy de sa source, & un enfant l
faut aussi qu’ils soient si bien preparez, qu’ils soient rendus comme naturels & inevitables. Le succez n’en est jamais medi
is dans une certaine maniere concertée & prise sur les mouvements naturels , qui échapent au corps selon les troubles & l
resser aux ressentiments interieurs, & qui par une relation & naturelle & inperceptible s’en chargent absolument, &am
les Recits sont defectueux, & qu’ils pechent contre leurs devoirs naturels , s’ils s’abandonnent à chanter des choses extrava
tion des ressors & des mouvemens. C’est l’ame de ces enchantemens naturels , & cette vertu secrete qui meut les Elemens a
liquer des beautez rustiques, un air sauvage mais galant, une maniere naturelle mais agreable. Si c’est une boufonnerie, il faut
bien placé entre des Montagnes, qu’il sembloit estre un Amphitheatre naturel dont les côteaux tenoient lieu des degrez, &
47 (1738) Sentimens de Monseigneur Jean Joseph Languet Evéque de Soissons, et de quelques autres Savans et Pieux Ecrivains de la Compagnie de Jesus, sur le faux bonheur et la vanité des plaisirs mondains. Premiere partie « Sentimens de quelques ecrivains De la Compagnie de Jesus, Touchant les Bals & Comedies. Premiere Partie. — Entretien cinquieme. Le danger de la Comedie en particulier, decouvert par le R. P. F. Guilloré de la Compagnie de Jesus. » pp. 67-79
r, appris à une si mechante école, étant secondé par les inclinations naturelles , & ne laissant que les idées d’une douceur ef
lque plenitude de connoissance, qui ait pû préceder ; c’est sa dureté naturelle , c’est son fond de corruption, c’est son oppositi
l de celles, qu’on y voit ; qui n’ayent une disposition semblable, ou naturelle , ou acquise ? Et ainsi, combien en est-il, à qui
48 (1767) Réflexions sur le théâtre, vol 6 « Réflexions sur le théâtre, vol 6 — RÉFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE SIXIÈME. — CHAPITRE VII. De la Dévotion des Comédiens. » pp. 160-179
fripponneries qu’il voit représenter. En Espagne, dit-il, P. 469, le naturel est plus grave, les Acteurs sont plus modestes, o
t fort bon pour la religion & les mœurs. Le style en est coulant, naturel & pur ; tout respire la piété. C’est l’ouvrag
ux passer dans l’ame des spectateurs. Jamais on ne représente plus au naturel que quand on est à même temps l’original & la
eu moraux de Marmontel il y en a un sage, bien fait, où l’on peint au naturel une Actrice qui avoit ruiné un homme riche, &
nce de tous les siecles démontre cette vérité. Les héros de la morale naturelle n’ont jamais eu qu’une vertu apparente, dont les
49 (1668) Idée des spectacles anciens et nouveaux « Idée des spectacles anciens et nouveavx. — Des anciens Spectacles. Livre premier. — Chapitre III. Du Cirque. » pp. 9-43
avelots. De sorte que les uns & les autres selon leur disposition naturelle se rangeoient en certains quartiers, & parmy
tant que l’ignorance a pû durer parmy eux, on s’en est tenu aux armes naturelles , au poing, aux genoux, aux pieds & aux dents 
deux cruels ennemis, qui passant pardessus toute sorte de sentiments naturels , ne s’ongeoient qu’à s’arracher la vie l’un à l’a
quelque repugnance qu’ils y eussent ou par leur naissance ou par leur naturel . Mais il y avoit des ames viles & venales, qu
amp; venales, qui par un sordide interest, ou par la violence de leur naturel aymoient mieux des perils infames, & répandre
50 (1759) Lettre de M. d'Alembert à M. J. J. Rousseau « Chapitre » pp. 63-156
ses, mécontents de nous-mêmes et des autres, réunissant à un penchant naturel pour l’oisiveté, l’inquiétude et l’activité dans
re pour un moment le souvenir de nos semblables, n’est-ce pas l’effet naturel de toute occupation qui nous attache, de tout amu
r à dire, que le Théâtre les corrige en nous rappelant aux affections naturelles ou vertueuses, que le créateur nous a données pou
et nourrir pour l’empêcher de s’éteindre. Voilà, Monsieur, les fruits naturels de la morale mise en action sur le Théâtre ; voil
eproche, de faire attention aux sentiments louables, ou tout au moins naturels , qu’elles excitent en nous ; Œdipe et Phèdre l’at
vices dont ce ridicule est la source. Cela doit être, puisque l’objet naturel de la Comédie est la correction de nos défauts pa
oète qui les aura gâtées. J’avoue que ce talent de peindre l’amour au naturel , talent propre à un temps d’ignorance, où la natu
(à la honte de l’humanité) plus puissants sur nous que les sentiments naturels  ; la douleur fait plus périr de ministres déplacé
e ne les louerais point en soutenant avec vous que la pudeur leur est naturelle  ; ce serait prétendre que la nature ne leur a don
51 (1752) Traité sur la poésie dramatique « Traité sur la poésie dramatique —  CHAPITRE XII. De la Déclamation Théatrale des Anciens. » pp. 336-381
; demandant l’accord de ces deux parties dans l’Orateur, il lui étoit naturel d’observer qu’elle ne se trouvoit pas dans le Com
i n’auroit rien d’admirable dans un seul homme, puisque rien n’est si naturel . C’est bien peu connoître la Déclamation que d’en
urs sont-ils si rares, & pourquoi les admire-t-on ? Rien n’est si naturel , sans doute : mais rien n’est si difficile à l’Ar
re, mais le Personnage qu’il représentoit. Voila donc une Déclamation naturelle , puisqu’on croit entendre la personne même ; ce n
assages des Anciens qui semblent faire entendre qu’au lieu d’une voix naturelle , l’Acteur Tragique poussoit de grands cris, &
ragédie, l’Abbé du Bos distingue deux sortes de Gestes, ceux qui sont naturels , & ceux qui étant d’institution, ont une sign
52 (1769) De l’Art du Théâtre en général. Tome II « De l’Art du Théâtre. — Sommaire »
e le chant dramatique doit être amené à propos, & qu’il doit être naturel autant qu’il est possible. Les observations répan
53 (1644) Responce à deux questions, ou du charactere et de l’instruction de la Comedie. Discours quatriesme « Responce à deux questions, ou du charactere et de l’instruction de la Comedie. » pp. 100-132
blassent. Quand la matiere a esté rustique, & qu’elle a desiré le naturel & le sauuage, on a voulu le poly & le cul
etter en foule & auec ardeur, comme le sang sort de ses vaisseaux naturels , & se desborde par vne ebullition violente. I
nnent pas qu’il y a deux sortes d’Eloquence ; l’vne pure, libre & naturelle  ; l’autre figurée, contrainte & apprise ; l’v
our en vouloir extraire l’esprit. Ils ont osté aux choses leur visage naturel , leur premiere & leur veritable forme, les ma
54 (1680) Entretien X. Sur la Comédie « Entretien X. sur la Comedie » pp. 363-380
r, apris à une si méchante école, étant secondé, par les inclinations naturelles , & ne laissant, que les idées d’une douceur e
lque plénitude de connoissance, qui aîr pü précéder ; c’est sa dureté naturelle , c’est son fond de corruption, c’est son opositio
l, de celles, qu’on y voir, qui n’ayent une disposition semblable, ou naturelle , ou acquise ? Et ainsi, combien en est-il, à qui
55 (1770) La Mimographe, ou Idées d’une honnête-femme pour la réformation du théâtre national « La Mimographe, ou Le Théâtre réformé. — Seconde partie. Notes. — [E] » pp. 399-406
e, qui tiennent de la Comédie & de l’Opéra ; mais qui n’ont ni le naturel de la première, ni le merveilleux du second. Leur
Nanterre, que vous avez corrompus. Votre Comédie-Ariette, quoique peu naturelle , pourrait devenir utile, en bannissant de ce genr
ême Théâtre que l’Ariette. I. L’Opéra-comique en Vaudevilles est plus naturel que la Comédie-Ariette : l’heureux choix d’airs c
56 (1692) De la tragédie « De la tragédie ancienne et moderne. » pp. 148-162
nnes et de solides raisons, il faut nous contenter de choses purement naturelles , mais extraordinaires ; et choisir en nos Héros d
it d’épouvante inspiré au Théâtre avec tant d’art, ne devint que trop naturel dans les Armées. A Sparte et à Rome, où le public
uchant ; et quelquefois nous pensons exprimer naïvement les grâces du naturel , que nous tombons dans une simplicité basse et ho
57 (1774) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre seizieme « Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. — Chapitre I. Diversités curieuses. » pp. 5-37
te faveur. Tout se range en foule sous leurs loix sans obstacles. Les naturels du pays ne sont plus aujourd’hui que des sauvages
’idée, voici de quoi apprécier ce délire philosophique qui met la loi naturelle au-dessus de tout, pour mieux secouer le joug de
Il en résulte encore que le danger est extrême, parce qu’un penchant naturel & violent dans la jeunesse se joint à la faci
de P.Acteur : il est plus difficile & plus rare d’avoir le geste naturel , noble, & cependant expressif de la vérité, q
diversifie comme on veut. Il n’y a pour chaque sentiment qu’un geste naturel . Il y a cent Lazzis, & qui même, en ne disant
librement au théatre, & qu’on a honte d’y pleurer ? Il est aussi naturel de s’attendrit sur les malheurs, que de s’égayer
air apprêté, un air faux dans ses personnages ; la comédie est toute naturelle , ce sont nos égaux, elle intéresse davantage.) Es
58 (1760) Critique d’un livre contre les spectacles « DISCOURS PRELIMINAIRE. » pp. -
ans ce que vous ne compreniez pas, vous n’interrompiez point le cours naturel de vos esprits, vous ne les rassembliez point inu
t effrayés par les couleurs hideuses dont ils ont peint nos penchants naturels , et sont parvenus à nous faire honte des propriét
59 (1678) Maxime LXXXI « LXXXI » pp. 39-41
point qui soit plus à craindre que la Comedie. C’est une peinture si naturelle & si délicate des passions, qu’elle les anime
60 (1759) L.-H. Dancourt, arlequin de Berlin, à M. J.-J. Rousseau, citoyen de Genève « CHAPITRE I. Où l’on prouve que le spectacle est bon en lui-même et par conséquent au-dessus des reproches de M. Rousseau. » pp. 13-64
lières qu’on s’en laisse toucher ; mais que c’est parce qu’elles sont naturelles à tous les hommes, qu’elles représentent les prem
gs et les Pongos, n’ont pas à beaucoup près la connaissance de la loi naturelle comme Arlequin Sauvage. Arlequin est pour eux un
nations civilisées n’est ni singulier ni nouveau, mais il est sage et naturel  ; ce sont des idées exprimées très anciennement,
t c’est attaquer vous-même l’opinion que vous dites avoir de la bonté naturelle des hommes. « Naturam expelles furca, tamen usqu
comparé à ces modèles par préférence à tous autres. Par un sentiment naturel , par un penchant irrésistible, nous voyons tous l
uels un Tyran, un Usurpateur, un Traître sont exposés, sa sensibilité naturelle eût triomphé dans son cœur de ses dispositions à
l’Opéra de Paris, de vous avoir voulu quelque mal. N’est-il pas bien naturel , de ne pas aimer quelqu’un qui fait ce qu’il peut
 J.-C., Livre I, Epître X « A Fuscus Aristius », v. 24 : « Chassez le naturel , il revient au galop. » y. [NDE] P. A. Gaillard
est de renforcer le caractère national, d’augmenter les inclinations naturelles , et de donner une nouvelle énergie à toutes les p
61 (1667) Traité de la comédie « Traité de la comédie — XXIV.  » pp. 482-483
entent en eux ce besoin le doivent considérer non comme une faiblesse naturelle ; mais comme un vice d'accoutumance, qu'il faut gu
62 (1675) Traité de la comédie « XXIV.  » pp. 312-313
ntent en eux ce besoin, le doivent considérer non comme une faiblesse naturelle , mais comme un vice d'accoutumance, qu'il faut gu
63 (1769) De l’Art du Théâtre en général. Tome I « De l’Art du Théatre. Livre prémier. — Chapitre III. Origine des Théâtres. » pp. 22-49
porté à croire la Tragédie plus ancienne que la Comédie. Il était naturel que ceux qui ont traité de l’origine de la Comédi
s la douleur. La progression de la joie à la tristesse, nous est plus naturelle que du chagrin à la gaîté ; si cela n’est pas tou
re, & toute la Terre-Sainte en proie aux Sarasins : il était donc naturel qu’on se plut à voir en action ce qui occupait to
Littérature n’étant point aussi utile aux hommes que les Arts, il est naturel qu’elle ait moins couté de peines à perfectionner
64 (1752) Traité sur la poésie dramatique « Traité sur la poésie dramatique —  CHAPITRE VIII. Dans quelle Nation la Poësie Dramatique Moderne fit-elle les plus heureux progrès ? » pp. 203-230
ançoise, nous ne songeons point à nous en chagriner. Il est même fort naturel que nos grands Poëtes ne reçoivent pas chez les E
y étoient pas connus. Depuis que les Espagnols ont pris un style plus naturel , ils ne nous méprisent point. D. Ignatio de Luzan
arement fut si grand, que nous ignorâmes jusqu’à cette distinction si naturelle , que les Yncas même, comme je l’ai dit dans le pr
nser : & pour affermir votre Théâtre, livrez-vous à votre chaleur naturelle , Dare to have sense your selves, assert the s
65 (1768) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre douzieme « Réflexions morales, politiques, historiques, et litteraires, sur le théatre. — Chapitre VII. Troisieme suite du Fard. » pp. 171-194
re l’éclat de sa beauté, elle y est cent fois plus aimable. Un charme naturel donne du dégoût pour tout art, & toute indust
en sur sa tête, la propreté qui coute tant aux autres femmes, lui est naturelle , elle ne porte jamais d’odeur, quoiqu’elle les ai
n apprentif qui oseroit toucher aux tableaux d’Apelle, que ce qui est naturel est l’ouvrage de Dieu, & ce qui est artificie
arrue. Dieu bénit un travail honête, par l’accroissement de ces biens naturels  ; mais il faut vous contenter de la moisson que D
ut également s’entendre des défauts & des graces. Le sens le plus naturel qui se présente d’abord, c’est que les moindres c
66 (1759) L.-H. Dancourt, arlequin de Berlin, à M. J.-J. Rousseau, citoyen de Genève « CHAPITRE II. De la Tragédie. » pp. 65-91
ir souvent se convaincre de ses avantages dans nos Tragédies, l’amour naturel que vous leur supposez pour la Vertu deviendrait
nie : si on l’aimait, on la suivrait, rien n’est plus simple et plus naturel  ; mais, ajoutez-vous, « on ne l’aime que dans les
us et non dans les Pièces. […] L’amour du beau est un sentiment aussi naturel au cœur humain que l’amour de soi-même. »bm La
que j’ai du dépit d’avoir aucun remord. Cela, je crois, rendrait plus naturelle et plus conséquente la promptitude avec laquelle
gueur nécessaire, on doit lui proposer un but auquel il ne semble pas naturel qu’il puisse atteindre, afin qu’en multipliant se
67 (1768) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre douzieme « Réflexions morales, politiques, historiques, et litteraires, sur le théatre. — Chapitre III.  » pp. 68-96
, la guerit subitement, efface tout ce fard, & lui rend sa beauté naturelle . Tout cela nous apprend, dit-on, que le fard est
us des Philtres amoureux, du vermillon & de la ceruse, vos graces naturelles l’emportent sur tout : Non vos graminibus, nec m
les traits, rend la peau dure, & precipite la chûte de la beauté naturelle  ; à plus forte raison quand le crime, par le feu
. Voilà bien des vérités. 1. Le fard ne rétablit jamais les couleurs naturelles qu’on a perdues, ou qu’il a fait perdre. Votre vi
jours une vertu, le libertinage un désordre. Ce principe de la morale naturelle a été connu de tous les âges, de tous les sexes,
herchent, régardent dans un Miroir si elles s’éloignent assez de leur naturel . Ce n’est pas sans peine qu’elles plaisent moins.
68 (1715) La critique du théâtre anglais « CHAPITRE II. L’Impiété du Théâtre Anglais. » pp. 93-168
araît être des deux côtés, la source ; ils ont tout l’air de préludes naturels d’un combat prochain : spectacle que le sexe timi
hilosophes et nos Théologiens ne veulent leur en attribuer. » Le sens naturel de ces paroles, c’est que nos âmes, à ce que croi
’on suppose avoir fait ses études à l’Université, définit les besoins naturels que nous sentons pour le boire et pour le manger,
profanation de sa sainte parole. Mr. De Longuevue confesse qu’il est naturel à l’homme de faillir. Scandale lui repart : « Vou
dit Rasor jusqu’ici est d’un caractère de libertin et de misérable au naturel  : mais il rentre ensuite couvert d’une haire et t
plus de piété et écrivent plus conformément au système de la Religion naturelle . Ce n’est pas qu’il ne leur échappe quelquefois d
de son supplice sont des circonstances qui rendent ses plaintes comme naturelles et ordinaires, quelque outrées qu’elles paraissen
69 (1762) Lettres historiques et critiques sur les spectacles, adressées à Mlle Clairon « Lettres sur les Spectacles à Mademoiselle Clairon. — LETTRE V. » pp. 82-97
sordres4 ; c’est une peinture de la vie humaine où l’on représente au naturel ses vices & ses foiblesses. L’Ange des ténébr
ns à craindre ; on n’attente plus aujourd’hui sur le Théâtre à la vie naturelle de l’homme, c’est à la vie de l’ame que l’on en v
70 (1770) La Mimographe, ou Idées d’une honnête-femme pour la réformation du théâtre national « La Mimographe, ou Le Théâtre réformé. — Seconde partie. Notes. — [O] » pp. 436-440
médiens, qui jouaient toutes sortes de sujets avec leurs gestes, soit naturels , soit d’institution. On peut bien croire que les
e vertu. Les Romains ayant longtemps méconnu ce qu’il y avait de plus naturel & de plus agréable dans les occupations de l’
71 (1760) Critique d’un livre contre les spectacles « EXTRAIT DE QUELQUES PENSEES SAINES. Qui se rencontrent dans le livre de J.J. Rousseau contre le Théâtre, ou condamnation de son système par lui-même. » pp. 66-77
est de renforcer le caractère national, d’augmenter les inclinations naturelles , et de donner une nouvelle énergie à toutes les p
ement pour s’en prévaloir. » « L’amour du beau est un sentiment aussi naturel au cœur humain que l’amour de soi-même : il n’y n
72 (1743) De la réformation du théâtre « De la réformation du théâtre — PREMIERE PARTIE. — CHAPITRE VII. Quelle doit être la Comédie après la réformation du Théâtre. » pp. 69-85
us les genres de Poésie, celui qui demande particulièrement un talent naturel , et un génie supérieur, c’est la Poésie dramatiqu
e, en présentant aux vicieux, dans le Jeu des Comédiens, une image si naturelle de leurs désordres, qu’elle serait capable de les
73 (1770) La Mimographe, ou Idées d’une honnête-femme pour la réformation du théâtre national « La Mimographe, ou Le Théâtre réformé. — [Première partie.] — Dixième Lettre. De madame D’Alzan. » pp. 242-243
ime : je le laisse avec eux pour fermer ma Lettre. Cet attachement si naturel ne suffirait-il pas pour me rendre son cœur ! Les
74 (1667) Traité de la comédie « Traité de la comédie — XII.  » p. 467
e la corruption de notre cœur. Si nous avions l'idée du vice selon sa naturelle difformité, nous ne pourrions pas en souffrir l'i
75 (1675) Traité de la comédie « XII.  » pp. 291-292
de la corruption de notre cœur. Si nous avions l'idée du vice dans sa naturelle difformité, nous ne pourrions pas en souffrir l'i
76 (1668) Idée des spectacles anciens et nouveaux « Idée des spectacles anciens et nouveavx. — Idée des spectacles novveavx. Livre II. — Chapitre IV. Des Feux de-Ioye. » pp. 184-185
par un grand Succez : Mais les Européens ont ajoûté à ce simple & naturel témoignage, mile artifices ingenieux dont les sen
77 (1664) Traité contre les danses et les comédies « Chapitre XV. Application de la doctrine précédente aux danses et aux bals qui se font aujourd’hui. » pp. 94-96
lus fréquent que ces vains exercices, desquels suivant la raison même naturelle , on ne devrait au moins user que très rarement ?
78 (1667) Traité de la comédie « Traité de la comédie — XXXIII.  » p. 493
les Comédies le remplissent ? N'est-il pas visible que comme l'effet naturel de la Comédie est d'étouffer cette crainte si sal
79 (1675) Traité de la comédie « XXXIII.  » pp. 328-329
les Comédies le remplissent ? N'est-il pas visible que comme l'effet naturel de la Comédie est d'étouffer cette crainte si sal
80 (1776) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre dix-neuvieme « Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre dix-neuvieme. — Chapitre V. Autres Mêlanges. » pp. 121-140
fon des Boulevards, composoit & jouoit. Il avoit de la gaieté, du naturel , de la facilité ; il rendoit bien & d’après n
de, on en fait exprès dans ce goût pour satisfaire les prudes, images naturelles du Théatre ; les pieces même décentes ne sont qu’
fatigantes & du plus insupportable ennuy. Cette raison est fort naturelle  : mais n’est pas du goût du galant Journaliste ;
Théatre : car ces portraits sont, comme sur la Scéne, le portrait au naturel des actrices. Le Journaliste, plein du Théatre do
81 (1824) Du danger des spectacles « DU DANGER DES SPECTACLES. » pp. 4-28
ivent considérer cette disposition, non comme l’effet d’une faiblesse naturelle , mais comme un vice de l’habitude, qu’il est inst
point qui soit plus à craindre que la comédie. C’est une peinture si naturelle et si délicate des passions, qu’elle les anime et
é intérieure. Si nous n’avions pas au dedans de nous des dispositions naturelles de tendresse et de pitié, l’aspect du malheur ne
attention du lecteur sur les points suivants, qui sont la conséquence naturelle de ce qu’il vient de lire. D’abord, on ne peut se
82 (1758) Lettre à Monsieur Rousseau sur l'effet moral des théâtres « Lettre à Monsieur Rousseau sur l'effet moral des théâtres, ou sur les moyens de purger les passions, employés par les Poètes dramatiques. » pp. 3-30
ugé que ses contemporains fussent assez avancés pour préférer le beau naturel au gigantesque, et la vérité aux fictions : j’aba
s, les hommes se montrent quelquefois, au théâtre, dans leur grandeur naturelle  ; Sertorius et Pompée n’ont rien de gigantesque,
pour des enfants en qui le vice n’a pas encore étouffé tout sentiment naturel  ! Pensez-vous, Monsieur, qu’un pareil spectacle n
es de leurs enfants, dont leur conduite peut et doit corrompre le bon naturel . 9. [NDA] Est-ce donc un mal que les femmes dom
83 (1690) Entretien sur ce qui forme l’honnête homme et le vrai savant « VII. ENTRETIEN. » pp. 193-227
n entendant Molière et Arlequin. On trouvait qu’ils représentaient au naturel bien des gens : mais personne ne s’y reconnaissai
t, et fait en même temps qu’ils représentent toutes choses au-delà du naturel . Theodore. On ne peut mieux lui faire entendre q
farouches, au lieu que dans la paix ils font usage de leurs lumières naturelles . Theodore. Cependant cette fausse éloquence n’es
84 (1770) La Mimographe, ou Idées d’une honnête-femme pour la réformation du théâtre national « La Mimographe, ou Le Théâtre réformé. — Seconde partie. Notes. — [F] »
ra un bien : les Acteurs parurent sur la Scène dans leurs proportions naturelles  ; leur jeu fut simple ; faute d’art & de moye
85 (1770) La Mimographe, ou Idées d’une honnête-femme pour la réformation du théâtre national « La Mimographe, ou Le Théâtre réformé. — Seconde partie. Notes. — [M] » pp. 426-430
s différentes impressions : c’est ce qu’on a nommé geste. Le chant si naturel à l’homme, en se dévelopant, a inspiré aux autres
voit par ce peu de mots, que la voix & le geste ne sont pas plus naturels à l’homme que le chant & la danse ; & que
86 (1664) Traité contre les danses et les comédies « Chapitre VII. De ceux qui sont aux autres occasions de ruine, et de péché. » pp. 30-32
uivant la doctrine de S. Thomas,2. 2. q. 43. a. 7. et la lumière même naturelle de la raison, nous devons laisser et omettre tout
87 (1824) Du danger des spectacles « INTRODUCTION. » pp. 1-3
peut, d’ailleurs, mettre en doute que nos passions, notre corruption naturelle et l’amour du monde que nous portons dans le cœur
88 (1774) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre seizieme « Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. — Chapitre V. Suite des Parfums. » pp. 112-137
onnoient à leurs cheveux toute sorte de figures, il n’y a rien que de naturel & de juste. Casaubon remarque avec raison que
, les femmes de chambre, les Actrices qui bâtissent sur leurs cheveux naturels , ou sur les perruques, de clochers, marteaux, tab
laint nullement, n’en témoigne pas la moiudre peine, quelque aversion naturelle qu’il en ait. Il visite avec plaisir les Hôpitaux
sse toujours après elle une odeur de soufre désagréable. De cet effet naturel il conclud que la mauvaise odeur est une punition
dans sa physionomie & dans sa mauvaise odeur. Cet effet n’est pas naturel  ; que dans tous les siecles, dans tous les pays d
89 (1767) Essai sur les moyens de rendre la comédie utile aux mœurs « Essai sur les moyens de rendre la comédie utile aux mœurs — ESSAI SUR LES MOYENS. De rendre la Comédie utile aux Mœurs. » pp. 7-10
I SUR LES MOYENS De rendre la Comédie utile aux Mœurs. Le penchant naturel qu’ont tous les hommes pour la satire, a donné na
90 (1770) La Mimographe, ou Idées d’une honnête-femme pour la réformation du théâtre national « La Mimographe, ou Le Théâtre réformé. — [Première partie.] — Septième Lettre. De la même. » pp. 73-99
rouve réunis dans le Spectacle dramatique. Voudrait-on que ce goût si naturel fût un penchant vicieux ; & l’objet qui le sa
aisonne de tout ce qui peut flatter cette avidité de voir qui lui est naturelle  : les uns consistent en courses, en combats d’hom
rs ; c’est lui qui ne peut manquer de vicier & d’anéantir l’effet naturel qui devait suivre le Drame ; non que ce soit un i
honnis. Oh ! le bel effet de cette imprudente critique d’une passion naturelle , qui ne peut, tout considéré, que produire une pl
91 (1744) Dissertation épistolaire sur la Comedie « Dissertation Epistolaire sur la Comedie. — Reponse à la Lettre précedente. » pp. 19-42
s d’une devotion chrétienne. Nôtre cœur, tel qu’il soit, a une dureté naturelle , un fond de corruption, une opposition à la pieté
, & je vais le lui montrer. Il est de la foi, qu’une vie purement naturelle ne nous conduira jamais au salut : une fin surnat
aut que la nature. Or la vie de cette Demoiselle n’est-elle pas toute naturelle , & rien davantage ? Elle est par consequent u
métier apris à une si mechante école est secondé par les inclinations naturelles , & il ne laisse que les idées d’une douce pas
92 (1754) La Comédie contraire aux principes de la morale chrétienne « La comédie contraire aux Principes de la Morale Chétienne. — VIII. Les intrigues sont la vraie fin de la comédie. » pp. 15-17
la pente qui nous entraîne au mal ? Lors donc qu’à cette inclination naturelle nous ajoûtons l’art & l’étude, devons-nous êt
93 (1769) De l’Art du Théâtre en général. Tome I « De l’Art du Théatre. Livre troisiéme. — Chapitre II. Que les nouveaux Drames sont susceptibles de règles, ainsi que les autres Poèmes. » pp. 121-122
s soins de la part de ceux qui travaillent à leur composition, il est naturel de dire qu’ils sont fondés sur des règles, qu’on
94 (1694) Maximes et Réflections sur la Comédie « XIV. Réponse a l’objection qu’il faut trouver du relâchement à l’esprit humain : que celui qu’on lui veut donner par la représentation des passions est réprouvé même par les philosophes : beaux principes de Platon. » pp. 58-60
ntrefaisant ou en imitant quelque chose, on en prenait l’esprit et le naturel  : on devenait esclave avec un esclave ; vicieux a
95 (1668) Idée des spectacles anciens et nouveaux « Idée des spectacles anciens et nouveavx. — Des anciens Spectacles. Livre premier. — Chapitre premier. Du Theatre. » pp. 73-99
e laisserent pas d’avoir quelque effet, & dont le succez quoy que naturel , fit un des principaux mysteres de leur Religion.
dessus, & l’autre la basse. je ne voy rien de plus net ny de plus naturel . La seconde vient des noms qu’on leur donnoit, de
que ie dois aux Anciens & aux Habiles, hazarder la mienne qui est naturelle & assez apparente. C’est qu’il y avoit deux C
96 (1702) Lettre de M. l’Abbé de Bellegarde, à une Dame de la Cour. Lettre de Lettres curieuses de littérature et de morale « LETTRE. de M. l’Abbé de Bellegarde, à une Dame de la Cour, qui lui avait demandé quelques réflexions sur les pièces de Théâtre. » pp. 312-410
nd il voit les autres tomber dans de grandes infortunes. Les qualités naturelles , comme la condition, l’age, la fortune, la nation
exemple ne fasse impression sur des esprits faibles ; car le penchant naturel incline plutôt les hommes au vice, qu’aux actions
tendre : On affectait des manières qui jetaient les gens hors de leur naturel , et qui les travestissaient absolument : Toutes l
les ramena au bon sens ; et les fit rentrer, malgré elles, dans leur naturel . Le Tartuffe a dévoilé les impostures des faux Dé
qu’il y a de plus libre, avec les gestes les plus honteux et les plus naturels  ; où les femmes perdant toute pudeur, font, à la
tacles, vient à peu prés de la même source : d’abord elle était toute naturelle , et telle qu’elle s’est conservée parmi le petit
97 (1687) Avis aux RR. PP. jésuites « II. » pp. 9-11
rée et moins mêlée d’objets tristes, elle aurait parû de l’autre plus naturelle et plus raisonnable et aurait moins choqué les ge
98 (1819) La Criticomanie, (scénique), dernière cause de la décadence de la religion et des mœurs. Tome I « Préambule » pp. -
mbent dans le fossé, parce qu’ils y voient clair, tandis qu’il est si naturel de penser que cela leur arrive parce qu’ils n’y v
’un abîme où nous le voyons périr. C’est en vertu d’une mission aussi naturelle , et pour une fin aussi légitime que je vais émett
99 (1752) Traité sur la poésie dramatique « Traité sur la poésie dramatique — CHAPITRE V. En quoi consiste le Plaisir de la Comédie, & de ce Sel qui assaisonnoit les Comédies Grecques. » pp. 131-144
Moliere, au Sel Attique joignit aussi, comme Aristophane, les graces naturelles du Stile. Sa Versification est la seule qui convi
t dire la même chose en d’autres termes, elle perdoit aussitôt le ton naturel , quelle avoit peine à reprendre. Corneille qui av
100 (1759) L.-H. Dancourt, arlequin de Berlin, à M. J.-J. Rousseau, citoyen de Genève « L. H. Dancourt, Arlequin de Berlin, à Mr. J. J. Rousseau, citoyen de Genève. » pp. 1-12
édien par exemple y joue avec les gestes les plus honteux et les plus naturels  ; de ce que des femmes oubliant la pudeur du sexe
re fut plus sage qu’Aristophane, Térence beaucoup plus décent et plus naturel que Plaute, Molière plus sage et plus décent que
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