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1 (1685) Dixiéme sermon. Troisiéme obstacle du salut. Les spectacles publiques [Pharaon reprouvé] « La volonté patiente de Dieu envers Pharaon rebelle. Dixiéme sermon. » pp. 286-325
e cette pernicieuse inclination d’imiter tout ce qui se passe dans le monde , qui a donné le commencement à la comedie, &
n de l’immensité de Dieu, de se rendre present dans tous les lieux du monde , pour y estre le censeur de tous les hommes, &
gion, il a executé son entreprise en introduisant l’idolatrie dans le monde , en se faisant bâtir des temples, dresser des aut
s ab initio prospicientes sibi . Les demons depuis le commencement du monde ayant bien pris toutes leurs mesures pour élever
nt. Mais je ne m’en étonne pas, c’étoit un artifice des puissances du monde & de l’Enfer : car comme elles craignoient qu
n premier bonheur, ou le premier degré de sa veritable felicité en ce monde , consiste à ne point pecher : secundus, delicta
y en peu de mots : c’est de renoncer au diable & à ces œuvres, au monde & à toutes ses pompes : La raison est que com
res du corps mystique de l’Eglise, il faut necessairement renoncer au monde , parce qu’on ne peut estre en même temps membre d
dèles, & le Corps mystique de Jesus-Christ, & estre membre du monde , qui est l’assemblée des reprouvés, & la syna
amp; Sacremens de l’Eglise, il faut renoncer absolument aux pompes du monde & aux œuvres de Satan, parce que nous ne pouv
minée ; quelles sont donc ces pompes particulieres du diable & du monde , ausquelles nous avons renoncez par les vœux du B
vœux du Baptême nous avons renoncez au diable & à ses œuvres, au monde & à toutes ses pompes, nous avons encore reno
monies solemnelles de nôtre Baptême, au diable & à ses œuvres, au monde & à ses pompes, comprend encore tous les spec
En second lieu il viole le vœu qu’il a fait au Baptême de renoncer au monde , pour vous bien faire comprendre la nature de cet
e promesse & de cet engagement, il faut distinguer deux sortes de mondes bien contraires & opposez ; l’un est le monde
uer deux sortes de mondes bien contraires & opposez ; l’un est le monde de Jesus-Christ, l’autre est le monde du diable.
res & opposez ; l’un est le monde de Jesus-Christ, l’autre est le monde du diable. Le monde de Jesus-Christ est l’assembl
l’un est le monde de Jesus-Christ, l’autre est le monde du diable. Le monde de Jesus-Christ est l’assemblée des élûs ; le mon
nde du diable. Le monde de Jesus-Christ est l’assemblée des élûs ; le monde du diable est l’assemblée des reprouvez. Or il y
l’assemblée des reprouvez. Or il y a tant d’antipathie entre ces deux mondes , qu’ils ne peuvent se souffrir, & qu’ils tâch
ent se souffrir, & qu’ils tâchent mutuellement de se détruire. Le monde de Jesus-Christ est continuellement dans les larm
ans les larmes, dans les souffrances & dans la douleur ; & le monde du diable est continuellement dans le plaisir, da
audebit, vos vero contristabiminiJoan. 16. , dit le Fils de Dieu. Le monde de Jesus-Christ est toûjours éclairé de la lumier
miere de verité ; d’où vient que les élûs qui sont les habitans de ce monde sont appellez, filii lucis , enfans de lumiere.
itans de ce monde sont appellez, filii lucis , enfans de lumiere. Le monde du diable est toûjours ensevely dans les tenebres
du mensonge. D’où vient que les reprouvez qui sont les habitans de ce monde sont appellez enfans de tenebres : & c’est au
ellez enfans de tenebres : & c’est aussi pour cette raison que ce monde aveugle & ignorant, ne connoit point Dieu, m
s protestations publiques. En premier lieu, qu’il n’étoit point de ce monde , non sum de hoc mundoJoan. 17. . En second lieu
e hoc mundoJoan. 17. . En second lieu, qu’il ne prioit point pour ce monde , non pro mundo rogo . En troisiéme lieu, que son
o mundo rogo . En troisiéme lieu, que son Royaume n’étoit point de ce monde , regnum meum non est de hoc mundoJoan. 17. . En
egnum meum non est de hoc mundoJoan. 17. . En quatriéme lieu, que ce monde étoit si abominable, qu’il ne pouvoit recevoir so
quem mundus non potest accipereIdem. 18. . En cinquiéme lieu, que ce monde luy étoit si insupportable, qu’il n’y pouvoit plu
iterum relinquoIdem. c. 16. , je quite & j’abandonne derechef ce monde  ; pour nous apprendre qu’il a abandonné deux fois
erechef ce monde ; pour nous apprendre qu’il a abandonné deux fois le monde  ; la premiere fois à sa naissance ; & la seco
is à sa mort ; dés le moment de sa naissance il commença de quiter le monde en se separant de luy, de ses maximes & de se
cet aimable Sauveur, ne vous étonnez pas, si mundus vos odit , si le monde a de la haine & de l’aversion pour vous : car
e mundo fuissetis, mundus quod suum erat diligeret , si vous étiez du monde , le monde aimeroit ce qui seroit à luy, quia ver
issetis, mundus quod suum erat diligeret , si vous étiez du monde, le monde aimeroit ce qui seroit à luy, quia vero de mundo
ndo, propterea odit vos mundus  ; Mais parce que vous n’étes point du monde , & que je vous ay choisis & separez du mo
n’étes point du monde, & que je vous ay choisis & separez du monde , c’est pour cela que le monde vous méprisera &
que je vous ay choisis & separez du monde, c’est pour cela que le monde vous méprisera & vous persecutera, in mundo
grande confiance en mon esprit & en ma grace, j’ay déjà vaincu le monde en moy, j’en triompheray encore en vous. Voilà M.
n vous. Voilà M. le portrait au naturel que Jesus-Christ a fait de ce monde auquel vous avez renoncez par le vœu de vôtre Bap
serteur, qui au prejudice de son vœu & de ses promesses, passe du monde de Jesus-Christ, qui est l’assemblée des fideles,
se du monde de Jesus-Christ, qui est l’assemblée des fideles, dans le monde du diable, qui est l’assemblée des reprouvez. En
passage, sinon un violement du vœu que vous avez fait de renoncer au monde  ; puisqu’il est vray que ces lieux destinez à ces
s à Dieu ; qui aprés avoir renoncez solemnellement au diable & au monde , ne peuvent se resoudre à renoncer aux œuvres &am
qui va paroître de plus facheux & de plus incroyable aux sages du monde  ; sçavoir, de les convaincre que les bals & l
comedies sont veritablement ces œuvres de Satan, & ces pompes du monde ausquelles ils ont renoncez solemnellement par le
ant aux Chrétiens, il est vray que nous sommes mêlés avec eux dans le monde , sed tamen in sæcularibus separamurL. de spect.
c. 15. , nous en sommes neanmoins separés par l’usage des choses du monde , quia sæculum Dei est, sæcularia autem diaboli ,
, quia sæculum Dei est, sæcularia autem diaboli , & parce que le monde appartient à Dieu qui en est l’autheur, & les
le monde appartient à Dieu qui en est l’autheur, & les choses du monde appartiennent au diable qui en est le corrupteur.
iable, ausquelles vous avez renoncés par vôtre Baptême. Les pompes du monde ne sont pas plus privilegiées, & vous y avez
ux, & les secondes à la memoire des morts. Voilà M. les pompes du monde qui étoient en veneration parmi les Gentils, mais
ous flatez point, je soûtiens que ce sont là les veritables pompes du monde ausquelles vous avez renoncés par les vœux du Bap
eur argument, vous jugerés de sa force. Toutes les choses qui sont au monde sont creées de Dieu, & toutes ces choses ont
age, parce qu’elles sont inventées pour y étaler toutes les pompes du monde . Oüy, M. c’est dans la comedie ou le monde a renf
taler toutes les pompes du monde. Oüy, M. c’est dans la comedie ou le monde a renfermé tout ce qu’il a de plus agreable, de p
e vous verrez dans ma derniere Partie. Ne vous y trompez donc pas, le monde n’est pas un ennemy moins redoutable que le diabl
ntations, la chair nous y attire par l’amorce de la volupté, & le monde nous y engage par le plaisir de ses pompes. Et co
je soûtiens que vous étes autant obligez de renoncer à cette pompe du monde , que vous étes obligez de renoncer aux voluptez d
bals & ces comedies sont les œuvres de Satan & les pompes du monde , ausquelles vous avez renoncez dans le Sacrement
plus Chrêtien, ny plus raisonnable, de vouloir assister aux pompes du monde & aux ceremonies de l’Eglise, de vouloir pass
dessein. Cependant M. d’où vient qu’il y a si peu de sainteté dans le monde , & si peu de Saints parmi les Chrétiens, qui
ab hac sectaL. de spect. c. 2. . Et comme entre tous les plaisirs du monde ceux du theatre & de la comedie ont des charm
raison pour laquelle on trouve aujourd’huy si peu de sainteté dans le monde , & si peu de Saints parmy les Chrétiens : en
anchement de toutes sortes de plaisirs, qui les pouvoient attacher au monde  ; ils avoient bien raison ces genereux & ces
une prison, elle ne peut connoître toutes les choses qui sont dans le monde que par les especes sensibles qui entrent par les
tez vôtre ame. N’est-il pas veritable que c’est dans la comedie où le monde a ramassé tous les charmes & tout l’éclat de
e l’Ecriture sainte appelle, mundum muliebrem , tous les ornemens du monde feminin, ont conspirez ensemble, pour remplir vôt
tués pour honorer, non pas les Dieux de la gentilité, mais l’idole du monde  ; car le sens du goût n’étant pas plus privilegié
mp; de l’oüie, il n’y a pas un moindre crime à assister aux pompes du monde , qu’à manger des idolotites, puisque l’un & l
sus-Christ dans le Baptême, vous avez juré un divorce eternel avec le monde , & avez prêté un serment de fidelité à Dieu.
à Dieu, ny la force de rompre ses fers, ny le courage de renoncer au monde  ; en sorte que tel qui a été à la comedie chaste,
e : c’est pour cela que la sale de la comedie est toûjours remplie de monde , pendant que nos Eglises sont desertes, & res
sances de la terre comme il a fait, voyant la comedie tolerée dans le monde au prejudice de la religion. Erubescat Senatus,
. Quoy ? Jesus-Christ n’a-t-il pas encore publié son Evangile dans le monde  ; & les Apôtres n’ont-ils pas encore banny la
e grand abrenuntio que j’ay dit dans mon Baptême contre les pompes du monde , & contre les œuvres de Satan, & je le pr
2 (1758) Sermon sur les divertissements du monde « SERMON. POUR. LE TROISIEME DIMANCHE. APRÈS PAQUES. Sur les Divertissements du monde. » pp. 52-97
ERMONPOURLE TROISIEME DIMANCHEAPRÈS PAQUES.Sur les Divertissements du monde . Amen, Amen dico vobis, quia plorabitis et fle
le dis en vérité, vous pleurerez, vous serez dans l’affliction, et le monde se réjouira. En saint Jean, ch. 16. C’est Jésus
tres ; et l’autre pour la condamnation des pécheurs, qui composent ce monde qu’il a si hautement réprouvé, et contre lequel i
voilà le sort des prédestinés : Plorabitis et flebitis vos : mais le monde sera dans la joie, et rien de tous les plaisirs d
ge de ses élus, il fallait qu’ils renonçassent aux divertissements du monde , parce que si les apparences en sont belles et le
detis ! Luc, chap. 6. malheur à vous qui cherchez les plaisirs de ce monde  ! Væ vobis quia habetis consolationem vestram !
rit. Je ne viens donc point vous dire que tous les divertissements du monde sont criminels et réprouvés de Dieu : Mais aussi
Grégoire Pape, qui l’a remarqué avant moi, que ces divertissements du monde permis et innocents sont bien rares, que ces dive
ocents sont bien rares, que ces divertissements honnêtes sont dans le monde en bien petit nombre, en un mot, que la plupart d
n bien petit nombre, en un mot, que la plupart des divertissements du monde sont condamnables ; pourquoi ? par trois raisons
elui que je traite. Je prétends qu’il y a des divertissements dans le monde , qui passent pour légitimes et que l’opinion comm
es rend vénérables, nous sçavons que c’étoient les premiers génies du monde  ; nous avons en main leurs écrits, et nous y voyo
s témoignages si exprès, si avérés, si respectables, les partisans du monde  ? Qui en croiront-ils, s’ils ne se rendent pas à
ge et l’habitude que vous vous êtes fait de ces lectures, l’esprit du monde s’est peu-à-peu emparé de vous, que vous avez sen
e vous communiquassent leur contagion. Car, pour parler le langage du monde , et pour user du terme propre, qu’est-ce, à le bi
es lectures servent à former une jeune personne, et lui apprennent le monde . Ah ! Chrétiens, vous est-il donc si nécessaire d
e monde. Ah ! Chrétiens, vous est-il donc si nécessaire de sçavoir le monde , que vous deviez pour cela renoncer à votre salut
er à votre salut ? et fallût-il éternellement ignorer les manieres du monde , ne vaut-il pas mieux à ce prix garder votre ame
re ame et la sauver ? Oui, certes, ces livres vous formeront selon le monde , mais selon quel monde ! selon un monde païen, se
ui, certes, ces livres vous formeront selon le monde, mais selon quel monde  ! selon un monde païen, selon un monde impie et p
ivres vous formeront selon le monde, mais selon quel monde ! selon un monde païen, selon un monde impie et perverti, selon un
elon le monde, mais selon quel monde ! selon un monde païen, selon un monde impie et perverti, selon un monde condamné par J.
de ! selon un monde païen, selon un monde impie et perverti, selon un monde condamné par J.C. et le plus dangereux ennemi don
là les enseignements que vous voulez suivre, s’il n’y a pas un autre monde où vous pouvez vous borner, s’il n’y a point d’au
n conviens, ne vous défend pas de leur faire prendre certains airs du monde . Mais de leur fournir vous-mêmes, sous ce damnabl
able prétexte, des livres qui leur tournent l’esprit à tout ce que le monde a de plus vicieux ; mais d’en remplir votre maiso
is de les engager vous-mêmes dans des assemblées, où ils ne voient du monde que ce qu’il a de riant, que ce qu’il a d’éclatan
ire que vous vouliez dresser vos enfants et leur donner la science du monde  ? N’étoit-ce pas vouloir les perdre et vous perdr
? N’étoit-ce pas vouloir les perdre et vous perdre vous-mêmes avec le monde  ? Il faut donc en revenir à ma proposition, que l
ir à ma proposition, que la plupart des divertissements ordinaires du monde sont condamnables, ou parce que dans leur nature
e. Cependant, mes chers Auditeurs, il y a des divertissements dans le monde où l’excès est si ordinaire, que, quoiqu’ils puis
: en effet dans la plupart des jeux, sur-tout des jeux que l’usage du monde autorise le plus, il y a trois sortes d’excès opp
ns ce qui se pratique et ce qui se passe devant nos yeux. Un homme du monde qui fait du jeu sa plus commune et presque son un
er : car ce n’est point moi qui les ai imaginées, c’est le Sauveur du monde qui dans toute la suite de son Evangile ne nous a
sçais quel honneur, de la dissimuler au dehors ? Voilà donc ce que le monde appelle divertissement ; mais ce que j’appelle mo
mner. Achevons, et disons enfin que la plupart des divertissements du monde sont condamnables, parce qu’ils sont scandaleux d
ent que la promenade ? et n’est-ce pas de tous les divertissements du monde celui où la censure peut moins trouver à reprendr
terai ; car ce n’est pas d’aujourd’hui que ce scandale a paru dans le monde , et que les prédicateurs et les conducteurs des a
tout cela ? et qu’en doivent craindre tant de filles et de femmes du monde  ? Sont-elles plus saintes que n’étoit une Eustoch
e réponds deux choses. Car en premier lieu, si tout divertissement du monde a l’un de ces trois caracteres que j’ai marqués,
étendue, ou d’être scandaleux dans ses effets, il n’y a point dans le monde de divertissement que vous ne deviez avoir en hor
sonne de ses Apôtres : Mundus gaudebit, vos verò contristabimini ; le monde se réjouira, le monde aura pour lui les plaisirs
Mundus gaudebit, vos verò contristabimini ; le monde se réjouira, le monde aura pour lui les plaisirs des sens et en goûtera
s larmes : cependant votre sort sera préférable à toutes les joies du monde , et par où ? parce que toutes ces joies du monde
toutes les joies du monde, et par où ? parce que toutes ces joies du monde finiront bien-tôt, et qu’elles seront suivies d’u
fera sentir à vous. Ce n’est point dans le bruit et les assemblées du monde qu’on la trouve, ce n’est point dans les jeux et
de qu’on la trouve, ce n’est point dans les jeux et les spectacles du monde , c’est dans le silence de la solitude et dans le
3 (1823) Instruction sur les spectacles « Chapitre XIX. Les Spectacles condamnés par les saintes Ecritures. » pp. 164-167
tes. Saint Jean n’a rien oublié, lorsqu’il a dit : « N’aimez point le monde , ni ce qui est dans le monde : celui qui aime le
ié, lorsqu’il a dit : « N’aimez point le monde, ni ce qui est dans le monde  : celui qui aime le monde, l’amour du Père n’est
aimez point le monde, ni ce qui est dans le monde : celui qui aime le monde , l’amour du Père n’est point en lui ; car tout ce
nde, l’amour du Père n’est point en lui ; car tout ce qui est dans le monde est concupiscence de la chair, ou concupiscence d
trales, qui en étalent tous les attraits, ne sont pas de lui, mais du monde . Ces paroles ne frappent pas moins le théâtre que
i, mais du monde. Ces paroles ne frappent pas moins le théâtre que le monde qui en est l’image : c’est le monde avec tous ses
ppent pas moins le théâtre que le monde qui en est l’image : c’est le monde avec tous ses charmes et toutes ses pompes qu’on
s ses pompes qu’on représente dans les comédies. Ainsi, comme dans le monde tout y est sensualité, curiosité, ostentation, or
4 (1771) Sermons sur l’Avent pp. 103-172
rivé : car s’il a pû estre l’instrument du démon & le ministre du monde pour séduire les ames foibles, il ne l’a pas esté
differentes. L’une par rapport à la Religion, l’autre par rapport au monde . En les considérant par rapport à la Religion, o
ibus vanitatem. Cypr. de spect. En les considérant par rapport au monde , on pourroit dire, qu’ils sont comme le cloaque a
nce & d’exactitude, je dis seulement, que c’est une des pompes du monde , ausquelles nous avons renoncé par le Baptême. Sp
unt. Salv. de Gub. Dri. Libr. 6. J’ajoûte, que la Religion & le monde se trouvant sur ce sujet dans des sentiments cont
de siecle, où elle n’ait renouvellé cette condamnation. Mais comme le monde y trouve de grands avantages pour s’attirer des s
sté, & sont encore aujourd’huy, à l’égard de la Religion & du monde . Une grande indecence pour la Religion, que la Re
la Religion a toujours condamnée. Une des plus dangereuses pompes du monde , que le monde justifie toujours. Ces deux proposi
toujours condamnée. Une des plus dangereuses pompes du monde, que le monde justifie toujours. Ces deux propositions incontes
op, ny trop peu, justifier la Religion qui les condamne, condamner le monde qui les justifie, & vous faire sentir la forc
lébra la sienne ; & l’on sçait quelles agitations a causé dans le monde Chrétien ce seul point de Discipline. Que si l’Eg
ût & d’ennuy ; tant sont vains & frivoles les plaisirs que le monde donne à ses esclaves. Et si à force de se dissipe
us combattrez avec moy ceux qui nourrissent dans leur cœur l’amour du monde , & qui ne goûtent que ses fragiles plaisirs.
une, & qu’estant si universellement condamnée par la Religion, le monde témeraire ose entreprendre de la justifier ? Il l
; que son Pere luy aura mis tous ses ennemis sous les pieds, & le monde luy-même comme le plus irréconciliable & le p
mnée. Vous allez voir, qu’ils sont une des plus dangereuses pompes du monde , que le monde justifiera toujours vainement : &am
ez voir, qu’ils sont une des plus dangereuses pompes du monde, que le monde justifiera toujours vainement : & c’est icy l
jours regardé les spectacles comme une des plus dangereuses pompes du monde , ausquelles nous avons tous renoncé par le Baptêm
s auparavant renoncé au démon. Pompes Art. 1. Les spectacles pompe du monde . du monde en effet, puisque c’est là que les troi
nt renoncé au démon. Pompes Art. 1. Les spectacles pompe du monde. du monde en effet, puisque c’est là que les trois concupis
Cypr. de spect. C’est là, que les vices, qui appartiennent tous au monde , sont comme sur l’Autel. Autrefois, pour les rend
sa delicta. Cypr. C’est là, que, selon la parole de saint Jean, le monde est tout plein de malignité.1. Jean. 5. 19. Aille
e l’irrite. In theatris nihil reatu vacat. C’est là, que la haine du monde contre Jesus-Christ est entiérement satisfaite, p
e. Tert. libr. de spect. cap. 10. C’est là, que le démon, Prince du monde & Dieu du siecle, est comme dans son palais &
a malignité y soit répanduë dans toute sa plénitude ; que la haine du monde pour Jesus-Christ y soit assouvie ; que le vin em
urs ; qui doute, que ce ne soit là une des plus dangereuses pompes du monde  ? Spectacula pompæ sunt. C’est Art. 2. Le monde
angereuses pompes du monde ? Spectacula pompæ sunt. C’est Art. 2. Le monde les justifie. pour cela même, Chrétiens, que ce m
’est Art. 2. Le monde les justifie. pour cela même, Chrétiens, que ce monde reprouvé en a toujours pris la défense, & jam
Dieu & dans l’horreur du péché, entierement vuide de l’esprit du monde , préparée par la priére & par le jeûne, revêt
cate. Craignez l’artifice du Dragon, plus que la violence du Lion. Le monde ne se rend pourtant pas, & il soûtient au con
Seigneur pour leur héritage, & de faire une guerre continuelle au monde & à Satan, se trouvent dans les lieux, où le
continuelle au monde & à Satan, se trouvent dans les lieux, où le monde étale toutes ses pompes, & où Satan fait prat
pratiquer toutes ses œuvres ! Ceux qui devroient estre la lumiére du monde , Matth. 5. 13. l’aveuglent au lieu de l’éclairer.
ours, qui a épuisé mes forces, aussi bien que vostre patience. Que le monde fasse tant d’efforts qu’il voudra pour rendre sa
nécessairement ou ignorer la Religion, ou se déclarer sectateur de ce monde corrompu, dont J. Ch. n’a point esté. Ne soyez do
dre, vous qui n’y allez qu’avec un cœur rempli des folles joyes de ce monde , & qui n’avez d’ailleurs que ténebres dans l’
mner avec elle. Regardez les comme une des plus dangereuses pompes du monde , ausquelles vous avez renoncé par le baptême ; &a
u monde, ausquelles vous avez renoncé par le baptême ; & quand le monde entreprendra de les justifier, vous luy opposerez
ontemplez desormais des spectacles plus dignes de vous. Considérez le monde luy-même dans sa corruption comme un spectacle qu
vous-mêmes, comme devant estre dans le temps un spectacle de vertu au monde , aux Anges, & aux hommes,1. Cor. 4. 9. pour m
rtie Tert. libr de spect. cap. 10. Art. 1. Les spectacles pompe du monde . 1. Joan. 2. 16. Cypr. de spect. Cypr. 1. Jea
Tert. libr. de spect. cap. 10. Tert. de spect. cap. 10. Art. 2. Le monde les justifie. 1. Prov. 4. 83. Eccli. 3. 17. Ec
5 (1707) Réflexions chrétiennes « Réfléxions chrétiennes, sur divers sujets. Où il est Traité. I. De la Sécurité. II. Du bien et du mal qu’il y a dans l’empressement avec lequel on recherche les Consolations. III. De l’usage que nous devons faire de notre temps. IV. Du bon et mauvais usage des Conversations. Par JEAN LA PLACETTE, Pasteur de l’Eglise de Copenhague. A AMSTERDAM, Chez PIERRE BRUNEL, Marchand. Libraire sur le Dam, à la Bible d’Or. M DCCVII — Chapitre XII. Du temps que l’on perd à la Comedie, et aux autres spectacles de même nature. » pp. 269-279
pas qu’on puisse nier que tous les spectacles ne fassent partie de ce monde , que l’Ecriture nous défend si expressement, et s
et si fortement d’aimer. Témoin ce que dit S. Jean, N’aimés point le monde , ni les choses qui sont au monde. Si quelqu’un ai
ce que dit S. Jean, N’aimés point le monde, ni les choses qui sont au monde . Si quelqu’un aime le monde, l’amour du Pere n’es
point le monde, ni les choses qui sont au monde. Si quelqu’un aime le monde , l’amour du Pere n’est point en lui, et S. Jaques
monde, l’amour du Pere n’est point en lui, et S. Jaques, l’amitié du monde est inimitié contre Dieu. Celui donc qui voudra ê
du monde est inimitié contre Dieu. Celui donc qui voudra être ami du monde se rend ennemi de Dieu. Quel est, en effet, ce mo
udra être ami du monde se rend ennemi de Dieu. Quel est, en effet, ce monde que Dieu ne veut pas que nous aimions ? Ce n’est
e monde que Dieu ne veut pas que nous aimions ? Ce n’est nullement le monde de la nature, l’ouvrage de sa sagesse et de sa pu
la nature, l’ouvrage de sa sagesse et de sa puissance. C’est un autre monde , que la concupiscence a formé, qu’elle aime, qu’e
u’elle aime, qu’elle recherche, et dont elle fait son idole. C’est un monde composé de tous les objets de nos passions, des g
esses d’iniquité. Sans doute que les spectacles font une partie de ce monde . Et s’ils le font, comme on ne peut en douter, co
6 (1768) Réflexions sur le théâtre, vol 7 « Réflexions sur le théâtre, vol 7 — RÉFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE SEPTIÈME. — CHAPITRE VII. Sentimens des Prédicateurs. » pp. 168-180
; à Racine, ont prononcé leur condamnation. Sur les Divertissemens du monde (Dim. tom. 2.). Ces représentations profanes, ces
cepte rigoureux ; ce n’est pas pour certains états, mais pour tout le monde , non par des raisons particulieres, mais par les
l’esprit. Attentif à profiter du goût des hommes pour les vanités du monde , il les leur présente dans des spectacles les plu
r la séduction artificieuse du théatre. Il y rassemble tout ce que le monde a de plus éblouissant & de plus propre à insp
mp; les œuvres du démon. S’il ne l’est pas, il n’y en a point dans le monde , & au baptême nous renonçons à un phantôme. L
passions, à faire entrer la volupté par tous les sens. Ce tableau du monde est plus dangereux que le monde même. Dans le mon
upté par tous les sens. Ce tableau du monde est plus dangereux que le monde même. Dans le monde les passions sont séparées ;
ns. Ce tableau du monde est plus dangereux que le monde même. Dans le monde les passions sont séparées ; le théatre les rasse
rien n’y plairoit sans passion. Ce sont les mœurs du siecle, c’est le monde , dit S. Chrysostome, dont on aime les pompes &
le théatre plus que mon temple, que vous y avez pris les manieres du monde que j’ai maudit, & enivré vos sens des plaisi
au jugement de votre conscience le parti que vous défendez devant le monde  ? Tout ce qui peut flatter la passion y est mis e
it, éloignement des choses de Dieu, froideur pour la priere, amour du monde , &c. Cheminais, Serm. de la Conception. Le pr
énitence, à l’Eucharistie, tous les détails de vices, les tableaux du monde & de ses pompes, du démon & de ses tentat
t-on le nom, y en a-t-on l’idée ? La piété & le théatre sont deux mondes tout différens, tout opposés. Le ciel n’est pas p
tat, leur grandeur ou leur dépendance tiennent enchaînés au milieu du monde , & qui versent des larmes sur les fleuves de
archent ! il faut pour y arriver se faire bien des violences, haïr le monde & ce qu’on a de plus cher, se haïr soi-même.
ension, la descente du Saint-Esprit sur les Apôtres, la conversion du monde par leurs prédications, la mort héroïque de tant
7 (1710) Instructions sur divers sujets de morale « INSTRUCTION II. Sur les Spectacles. — CHAPITRE I. Que les Spectacles sont des plaisirs défendus. Preuves de cette défense tirées de l'Ecriture sainte, des Pères de l'Eglise, des Conciles, des Rituels, et des Lois civiles. » pp. 43-53
y voit, tend à détruire l'amour de Dieu, et à faire naître l'amour du monde dans le cœur des Spectateurs. D. Si les spectacl
Je vous écris, enfants… Je vous écris, jeunes gens… N'aimez point le monde , ni ce qui est dans le monde… Car tout ce qui est
ous écris, jeunes gens… N'aimez point le monde, ni ce qui est dans le monde … Car tout ce qui est dans le monde est concupisce
nt le monde, ni ce qui est dans le monde… Car tout ce qui est dans le monde est concupiscence de la chair, ou concupiscence d
es yeux, ou orgueil de la vie, ce qui ne vient point du Père, mais du monde . » « Omne quod est in mundo, concupiscentia carn
x Patre, sed ex mundo est. » 1. Joan. c. 2. v. 16.Dans ces paroles le monde , et le Théâtre qui en est l'image sont également
et le Théâtre qui en est l'image sont également réprouvés. « C'est le monde avec tous ses charmes, et toutes ses pompes qu'on
ses pompes qu'on y représente dans toutes les comédies. Comme dans le monde , tout y est sensualité, curiosité, ostentation, o
Cette tolérance n'empêche pas qu'on ne doive dire que les maux que le monde permet, ne laissent pas d'être condamnés par l'Ev
8 (1694) Maximes et Réflections sur la Comédie « XX. Silence de l’Ecriture sur les spectacles : il n’y en avait point parmi les Juifs : comment ils sont condamnés dans les saintes Ecritures : passages de saint Jean et de saint Paul. » pp. 72-75
[1e épître de saint Jean, chapitre II, verset 15].« N'aimez point le monde , ni ce qui est dans le monde : celui qui aime le
apitre II, verset 15].« N'aimez point le monde, ni ce qui est dans le monde  : celui qui aime le monde, l’amour du Père n’est
aimez point le monde, ni ce qui est dans le monde : celui qui aime le monde , l’amour du Père n’est point en lui ; car tout ce
nde, l’amour du Père n’est point en lui ; car tout ce qui est dans le monde , est concupiscence de la chair, ou concupiscence
gueil de la vie : laquelle concupiscence n’est point de Dieu, mais du monde . » Si la concupiscence n’est pas de Dieu, la déle
ntation qui en étale tous les attraits n’est non plus de lui, mais du monde , et les chrétiens n’y ont point de part. Saint Pa
9 (1686) Sermon sur les spectacles pp. 42-84
riam eorum. » « Et Satan fit voir à Jésus-Christ tous les Royaumes du monde , et toute leur gloire. » En S. Matth. Chap. 4.
esprits ? Attentif à profiter du goût des hommes pour les vanités du monde , il les leur présente sous la forme des Spectacle
; c’est là qu’il élève son trône et qu’il montre tous les Royaumes du Monde et leur gloire. « Et ostendit omnia Regna mundi,
lein de malice et de ruses, rassemble sur les Théâtres tout ce que le monde à de plus éblouissant. Ici il emploie les paroles
ptême, vont continuellement les abjurer aux pieds des Trophées que le monde érige à la gloire du mensonge et de la volupté, e
ez appris ; Premièrement, que les Spectacles sont les pompes mêmes du monde , et les œuvres du Démon, auxquels vous avez solen
ER POINT. Si les Spectacles ne sont pas réellement les maximes du monde , et les pompes de Satan auxquelles nous avons ren
qui peut leur plaire, et les favoriser ; de sorte que les maximes du monde et les pompes de Satan se représentent à tout ins
comme le principal objet des acteurs ? Je dis d’abord les maximes du monde . Ah ! mes Frères, vous n’en disconviendrez pas, p
s y fait courir avec tant d’ardeur. Oui, le Théâtre est le tableau du monde , et un tableau qui, par les traits dont il est re
eau qui, par les traits dont il est rempli, est plus dangereux que le monde même. En effet les différentes passions des homme
sse, pour corrompre avec plus de sûreté. Quelles sont les coutumes du Monde , ses usages, ses modes, qui ne brillent pas sur l
nt Chrysostome, que vous ne recherchez au Théâtre, que les maximes du monde , et que vous n’aimez que tout ce qui vous les rap
alité, fréquenter les Théâtres qui ne retentissent que des maximes du monde  ? Ah ! je vous le demande, le Spectacle continuel
s m’objecterez peut-être que ces festins, ces bals, ces jeux, dont le monde fait son occupation et ses délices, ne peuvent pa
aisirs. Mais, ne savez-vous pas que le grand nombre se damne ; que le monde court à sa perdition ? Et faut-il vous répéter de
t pour vous persuader qu’ils n’ont rien de commun avec ces maximes du monde auxquelles vous avez renoncé ? Il n’y a pas ici m
e, comme il a pesé ceux de tous les précédents ; Dieu qui condamne le monde , et tous ceux qui en suivent les maximes, s’élève
que mes Temples ; parce que vous vous y êtes remplis des maximes d’un monde que j’ai maudit ; parce que vous y avez enivré vo
aisons, de mortifier nos sens, de crucifier notre chair, d’user de ce monde comme n’en usant pas, il nous sera permis de suiv
us affecter ; cependant, outre que les Spectacles sont ces maximes du monde , et ces pompes de Satan auxquelles vous avez sole
; qu’on en revient avec le cœur rempli des plaisirs et des vanités du monde , et qu’il n’y a rien qu’on doive plus redouter qu
Il est tout naturel qu’à force de voir tout l’étalage des vanités du monde , on oublie le Ciel ; qu’à force d’entendre précon
; fixez la majesté de ces mers qui promenant leurs flots d’un bout du monde à l’autre, transportent les richesses et les pass
10 (1667) Traité de la comédie « Traité de la comédie — XXVII.  » pp. 486-488
saintes délices qui font monter les âmes chrétiennes du désert de ce monde jusqu'à Dieu, selon cette parole du Cantique : « 
voir de tous les vains discours et de tous les vains amusements de ce monde . « Narraverunt mihi iniqui fabulationes suas, sed
plication de S. Grégoire, que lorsqu'on se repaît des vaines joies du monde , les sens spirituels deviennent engourdis et inca
iritualia mandere et intelligere non valeant. » Or entre les joies du monde qui éteignent l'amour de la parole de Dieu, on pe
d, étant un esprit de vérité, ne peut avoir de part avec la vanité du monde . « Sed nec erit ei unquam pars cum mundi vanitate
11 (1742) VIII. Conférence. De la Comédie, contraire aux promesses du Batême [Conférences théologiques et morales, IV] « X. Conference sur les sacremens. » pp. 223-247
arder comme un principe de corruption & le régne du démon dans le monde . C’est pour vous inspirer une juste horreur du th
le est une école publique du vice, & le triomphe du démon dans le monde . Seconde question. Il faut avouer, M. P.,
soit illicite & défendu, quand il n’a pour but que de réjouir le monde  ; ils ne sont pas en état de péché par le seul en
lque façon utiles & même nécessaires pour l’honnête récréation du monde , par maniére de délassement d’esprit ; tels que s
uste & continuelle critique de tous les vices qui régnent dans le monde , où chacun se reconnoît dans les portraits ingéni
y fait une critique continuelle de tous les vices qui régnent dans le monde , j’en convient : & ce n’est pas là ce qu’on y
à son peuple les Jérémie lamentables, pour gémir sur les iniquités du monde  ; les Ezéchiel terribles, pour épouvanter les cœu
 ; & c’est ma seconde raison. Uniquement attentifs à corrompre le monde sous prétexte de le réjouir, ils ne débitent que
’étrangers, il y en a de domestiques. Nos ennemis étrangers, c’est le monde & ce que l’on appelle communément la coutume,
suggestions malignes il parle secrétement à nos cœurs, pendant que le monde y flatte les oreilles par des récits séduisans &a
mp; tendres d’une musique efféminée, composée à ce dessein. Suivre le monde & se conformer à la coutume, c’est suivre un
mes des armes au plus dangereux de nos ennemis, qui est la coutume du monde . Nolite conformari huic seculo. Ad Rom. c. 12. v
r de mille désordres & dans le précipice. C’est le train du grand monde  : défiez-vous-en par ce seul endroit, puisque c’e
, que vous ne devez jamais y aller, pour ne vous pas souiller avec le monde , qui est le premier de vos ennemis visibles. Votr
ous, ne tarde guéres à achever par ses secrets enchantement ce que le monde , la chair & les passions lui ont préparé de v
ante, mais heureuse tragédie d’un Homme-Dieu mourant pour le salut du monde . Ad Galatas 6. v. 14.A Dieu ne plaise donc que no
s cherchions à nous glorifier en d’autre chose qu’en vous, par qui le monde est crucifié pour nous, comme nous sommes crucifi
le monde est crucifié pour nous, comme nous sommes crucifiés pour le monde . C’est de vous seule que nous apprendrons la vrai
gesse, qui consiste à préférer la pénitence aux plaisirs trompeurs du monde , à sacrifier les honneurs passagers de la terre à
passagers de la terre à la gloire du Ciel qui, ne passera jamais. Le monde jusqu’ici n’a été pour nous qu’une école d’iniqui
& nous embrassons les vôtres. Qu’il dise tout ce qu’il voudra, ce monde insensé ; qu’il se raille de notre singularité da
12 (1700) IV. Sermon des spectacles, comedies, bals, etc. [Sermons sur tous les sujets de la morale chrétienne. Cinquiéme partie] « IV. Sermon des spectacles, comedies, bals, &c. » pp. 95-126
chap. 18. C’EST la demande qu’un pauvre Aveugle fait au Sauveur du monde dans l’Evangile de cette semaine ; Fils de David,
par ce refus, m’a privé de toutes les joyes que l’on peut avoir en ce monde  ; ouvrez mes yeux qui ne sont ouverts qu’aux larm
tacles, où la vanité, la pompe, la magnificence, & tout ce que le monde a de plus attrayant, se fait voir avec plus d’écl
e si solennellement de renoncer aux pompes & aux magnificences du monde , puisque c’est s’y r’engager publiquement, que de
tacles publics, & enfin de se trouver dans ces assemblées du beau monde , pour contribuer au divertissement les uns des au
bal, & la plus grande partie du jour dans les assemblées du beau monde , qui se trouvent à toutes les comedies, à tous le
sur ce que ces spectacles nous mettant devant les yeux tout ce que le monde a de plus contagieux, il est toûjours à craindre
nt de plaisir, ne se conforment enfin à cet esprit du siecle & du monde , que Saint Paul juge si pernicieux aux Chrétiens,
pompe, l’appareil, & l’éclat qui fait l’esprit & la vanité du monde , puisque c’est par-là qu’ils plaisent, & qu’i
amp; par une promesse si authentique ? Or dites-moy, où est-ce que le monde brille davantage, & donne plus dans les yeux 
dans ces spectacles, qui ne sont faits que pour plaire ; & où le monde se fait voir par l’endroit qu’il est le plus rian
me nous avons déja dit, d’aimer & de rechercher les vanitez de ce monde , n’est-ce pas un sujet de craindre qu’on ne les a
à l’attachement qu’on pourroit avoir aux pompes & aux vanitez du monde  ; parce que s’en separer absolument, c’est un éta
point de plus grand divertissement ? Car enfin, qu’est-ce qu’aimer le monde  ? (ce qu’on ne peut douter qui ne soit un état de
racle de la verité même qui nous en assure,) sinon aimer les joyes du monde , l’éclat, la pompe, la vanité, & les divertis
dains ? ce que S. Paul appelle la figure, & le dehors éclatant du monde , qui ne paroît jamais avec plus de charmes, que d
comme dangereuse au salut, parce qu’ils sont nez dans l’éclat, que le monde se presente à leurs yeux avec tout ce qu’il a de
si ces spectacles nous mettent ainsi en danger de prendre l’esprit du monde , il n’y a pas moins de sujet de craindre qu’il ne
ausses vertus, pour exprimer, & pour exciter ces sentimens que le monde appelle nobles & genereux ; le point d’honneu
ù il s’ensuit que ces spectacles sont toûjours dangereux pour tout le monde , & qu’un Chrétien ne doit jamais se fier à sa
détourner ses yeux, pour ne pas s’arrêter à considerer les vanitez du monde  : Psal. 118. Averte oculos meos ne videant vani
ouvert les yeux pour s’arrêter à voir les vanitez & les folies du monde  ! Car c’est le nom que le Saint-Esprit donne à to
doit suffire, pour être convaincu, qu’ils sont dangereux pour tout le monde  ; parce que personne ne se doit fier sur sa vertu
13 (1738) Sentimens de Monseigneur Jean Joseph Languet Evéque de Soissons, et de quelques autres Savans et Pieux Ecrivains de la Compagnie de Jesus, sur le faux bonheur et la vanité des plaisirs mondains. Premiere partie « Sentimens de quelques ecrivains De la Compagnie de Jesus, Touchant les Bals & Comedies. Premiere Partie. — Entretien troisieme. Le danger des Bals & Comedies découvert par l’Auteur des Sermons sur tous les sujets de la morale Chrétienne de la Compagnie de Jesus. » pp. 26-56
chap. 18. C’Est la demande qu’un pauvre Aveugle fait au Sauveur du monde dans l’Evangile ; Fils de David, soit que vous so
par ce refus, m’a privé de toutes les joyes que l’on peut avoir en ce monde  ; ouvrez mes yeux qui ne sont ouverts qu’aux larm
tacles, où la vanité, la pompe, la magnificence, & tout ce que le monde a de plus attrayant, se fait voir avec plus d’écl
e si solemnellement de renoncer aux pompes & aux magnificences du monde , puisque c’est s’y r’engager publiquement, que de
tacles publics, & enfin de se trouver dans ces Assemblées du beau monde , pour contribuer au divertissement les uns des au
bal, & la plus grande partie du jour dans les assemblées du beau monde , qui se trouvent à toutes les comedies, à tous le
sur ce que ces spectacles nous mettant devant les yeux tout ce que le monde a de plus contagieux, il est toûjours à craindre
nt de plaisir, ne se conforment enfin à cet esprit du siecle & du monde , que Saint Paul juge si pernicieux aux Chrétiens,
pompe, l’appareil, & l’éclat qui fait l’esprit & la vanité du monde , puisque c’est par-là qu’ils plaisent, & qu’i
& par une promesse si autentique ? Or dites-moy, où est-ce que le monde brille davantage, & donne plus dans les yeux 
dans ces spectacles, qui ne sont faits que pour plaire ; & où le monde se fait voir par l’endroit qu’il est le plus rian
me nous avons dêja dit, d’aimer & de rechercher les vanitez de ce monde , n’est-ce pas un sujet de craindre qu’on ne les a
à l’attachement qu’on pourroit avoir aux pompes & aux vanitez du monde  ; parce que s’en separer absolument, c’est un éta
point de plus grand divertissement ? Car enfin, qu’est-ce qu’aimer le monde  ? (ce qu’on ne peut douter qui ne soit en état de
racle de la verité même qui nous en assure,) sinon aimer les joyes du monde , l’éclat, la pompe, la vanité, & les divertis
mondains ? que S. Paul appelle la figure, & le dehors éclatant du monde , qui ne paroit jamais avec plus de charmes, que d
comme dangereuse au salut, parce qu’ils sont nez dans l’éclat, que le monde se presente à leurs yeux avec tout ce qu’il a de
si ces spectacles nous mettent ainsi en danger de prendre l’esprit du monde , il n’y a pas moins de sujet de craindre qu’il ne
ausses vertus, pour exprimer, & pour exciter ces sentimens que le monde appelle nobles & genereux ; le point d’honneu
ù il s’ensuit que ces spectacles sont toûjours dangereux pour tout le monde , & qu’un Chrétien ne doit jamais se fier à sa
détourner ses yeux, pour ne pas s’arrêter à considerer les vanitez du monde  : Averte oculos meos ne videant vanitatem. Il s
ouvert les yeux pour s’arrêter à voir les vanitez & les folies du monde  ! Car c’est le nom que le Saint-Esprit donne à to
doit suffire, pour être convaincu, qu’ils sont dangereux pour tout le monde  ; parce que personne ne se doit fier sur sa vertu
14 (1697) Essais de sermons « POUR LE VINGT-TROISIÈME DIMANCHE D’APRÈS LA PENTECÔTE. » pp. 461-469
ort : et ils se moquaient de lui. Après qu’on eut fait sortir tout ce monde , il entra où était la fille, et l’ayant prise par
ne me puissent rien objecter, nous verronsDivision. 1. ce que dit le monde pour justifier ces divertissements profanes. 2. C
’Evangile pour les condamner. La justification des divertissements du monde , selon les pécheurs. La condamnation de ces diver
s selon la disposition dans laquelle on est. C’est ainsi que parle le monde  ; mais ce n’est pas ainsi que parlent les Saints.
s ; pour insinuer cette piété dans l’âme de ceux qui vivaient dans le monde , il lui fallait prendre des mesures de douceur, i
sont les termes dont il se sert. Il ne voulut donc pas épouvanter le monde , il voulait les attirer ; se persuadant que si un
Dieu serait dans leurs cœurs, il en bannirait l’amour des vanités du monde . Ainsi quoi qu’il eût cette tolérance, il n’a pas
taché au bal, à la danse et à la comédie. Si je demande à une Dame du monde , quel dessein avez-vous, quand vous vous préparez
ce de Dieu par les emportements auxquels on s’abandonne. II. Quand le monde aurait toutes les raisons imaginables pour justif
in tenebras projiciamur6 . Ne nous trouvons point aux spectacles du monde , de crainte qu’en fuyant la verité et en cherchan
15 (1694) Maximes et Réflections sur la Comédie « XIX. Autre principe de Platon sur cette matière. » pp. 69-71
la vengeance, au point d’honneur que Jésus-Christ a proscrit avec le monde  ? ou qu’on intéresse les hommes dans des passions
vous écris, enfants ; chrétiens, tant que vous êtes, n’aimez point le monde  ; car tout y est ou concupiscence de la chair, ou
ncupiscence des yeux, ou orgueil de la vie. » Dans ces paroles, et le monde et le théâtre qui en est l’image, sont également
et le théâtre qui en est l’image, sont également réprouvés : c’est le monde avec tous ses charmes et toutes ses pompes, qu’on
ses pompes, qu’on représente dans les comédies. Ainsi, comme dans le monde , tout y est sensualité, curiosité, ostentation, o
16 (1773) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre quinzieme « Réflexions morales, politiques, historiques, et littéraires, sur le théatre. — Chapitre III. Aveux importans. » pp. 83-110
fait voir l. 2, c. 1, combien les plaisirs des sens, les plaisirs du monde sont opposés à l’Évangile, & c’est le langage
e un privilège, & rien de plus ordinaire au théatre & dans le monde que de dire que la sagesse n’est faite que pour l
rfections, mais les beautés théatrales, vanités des vanités, pompe du monde , attraits de la chair, cette musique efféminée, c
sus pour la rendre invisible ; vous les voyez ces femmes idolâtres du monde & de la volupté ensevelir leurs têtes sous un
à peine distinguent-elles les couleurs, après avoir été les idoles du monde , elles le châtient des crimes qu’elles lui ont fa
mmandement dans le style marotique du temps. Tout est permis dans le monde , & non-seulement permis, mais maintenu dans l
a avec zèle, le sublime Bourdaloue prêchant sur les divertissemens du monde le troisième dimanche après Pâques, s’étend beauc
core que l’Acteur qui joueroit ce personnage fut habillé en homme du monde , l’épée au côté avec des dentelles , pour écarter
ngue, & qui observe de même que le Tartuffe doit être un homme du monde vêtu modestement. M. Remond de St. Mard, homme d’
mond de St. Mard, homme d’esprit, homme aimable, fort répandu dans le monde , dont les ouvrages de littérature prouvent le bon
omédie, en vérité l’opéra vous donneroit les plus mauvais exemples du monde  ; Armide a un air dévergondé qui ne sied pas même
gâter ainsi l’amour ; ne seroit-il pas mille fois mieux pour tout le monde que ces Messieurs cherchassent à nous embellir ?
vous ce que c’est que l’opéra au sortir du Couvent. Quel passage d’un monde à l’autre ! On jouoit Psiché, je vous assure que
, & on les voit aussi-tôt crever de rire. Pour rire des choses du monde , il faut en quelque façon en être dehors, & l
ujet pour le prix. Du reste ce bel esprit n’est pas suspect, homme du monde , livré à la galanterie, dont ses livres sont plei
ue cette Dame qui a de l’esprit, de la politesse, beaucoup d’usage du monde , a évité les termes grossiers & les images ob
arant. Mais M. Godeau ne fut pas toujours le même, il se destinoit au monde , il eut une maîtresse qu’il aimoit beaucoup, pour
ais succès de ses amours n’a pas peu contribué à lui faire quitter le monde , & il le fit de bonne foi, il embrassa l’état
i dans ses précieuses ; tout cela n’aboutit qu’à lui faire quitter le monde , il l’aimoit alors, il fréquentoit le théatre com
mme tout l’hôtel de Rambouillet, mais quoiqu’amateur, poëte, homme du monde , galant, il composa ce sonet où il semble d’abord
justice à la vérité, quoiqu’alors dans le tourbillon des passions du monde . Le rituel des M. Pavillon, Évêque d’Alet son ami
17 (1603) La première atteinte contre ceux qui accusent les comédies « LA PREMIÈRE ATTEINTE CONTRE CEUX QUI ACCUSENT LES COMÉDIES » pp. 1-24
temps où Dieu tient de sa main le gouvernail de ce grand vaisseau du monde , que parfois il le laisse, comme à présent ; et q
prendre les actes indignes et les abus qui se sont commis lors que le monde était en la plus obscure nuit de ses ténèbres, et
eu autre désir de venir en France, que pour voir ce grand arbitre du monde , ce bien universel admiré de toute l’Italie, ce R
ve par sa bonté, la régit par ses lois, et par sa renommée possède le monde  : les Antipodes ne voient point nos étoiles du No
e vivent au Ciel, nous voulussions dénoncer la guerre aux plaisirs du monde , et nous donnant du tout à la contemplation, tire
elles intelligences, rempli les plus basses et moindres parties de ce monde inférieur de toutes espèces d’animaux, il désira
t comme aux autres aucune propriété particulière, le mit au milieu du monde , sans lui assigner retraite, et lui donna la puis
ment, sur les théâtres des Comiques, figurant les actions de celui du monde , où chacun essaie de désarmer Pallas, louer la ve
s, la lumière, et la vie de tous les plus rares et dignes Comiques du monde , en ceste troupe de Parnasse, nourrissons des Mus
transport de l’aise que nous sentons quand nous voyons cet Oracle du monde , dont le nom est porté par toute la terre : qui a
sait imiter les astres, qui font un chemin tout contraire à celui du monde , et vont encore mieux que lui. d. [NDE] Il s’
sur les théâtre des comédiens, qui figurent les actions du théâtre du monde , et où chacun essaie de désarmer la guerre, louer
18 (1675) Traité de la dévotion « Chapitre III. De la trop grande sensibilité aux plaisirs de la terre ; troisième source de l’indévotion. » pp. 58-65
isirs de la terre ; troisième source de l’indévotion. Cet amour du monde est un grand tronc qui se divise en beaucoup de b
mauvais goût. Il y a une autre sorte de plaisirs mondains desquels le monde soutient l’innocence, parce que le crime n’y est
st-ce pas aux affligés ? En vérité ces âmes si remplies de la joie du monde ne sont donc pas propres à recevoir ces consolati
x qui ont un magasin fourni des biens de l’Egypte, et des plaisirs du monde . Une personne qui revient du bal et de la comédie
pour les élévations de la dévotion. Ils entrent tout nouvellement au monde , tout leur y paraît beau. Ils avalent à longs tra
e tempérament où le sang domine, qui est le tempérament de la joie du monde , est moins propre à la dévotion, que celui dans l
19 (1667) Traité de la comédie et des spectacles « Sentiments des Pères de l'Eglise sur la comédie et les spectacles — 2. SIECLE. » pp. 81-106
nt le divertissement des Spectacles, comme les autres dérèglements du monde , afin qu'aucun de vous ne pèche par ignorance, ou
st le Temple de Venus. C'est sous ce titre qu'il a été établi dans le monde ; car auparavant dés qu'on dressait des Théâtres,
avec lui. Plût à Dieu qu'il nous fût possible de ne point vivre en ce monde parmi ces gens-là: mais au moins nous devons nous
rmi ces gens-là: mais au moins nous devons nous séparer des œuvres du monde , parce que le monde est un ouvrage de Dieu, mais
s au moins nous devons nous séparer des œuvres du monde, parce que le monde est un ouvrage de Dieu, mais les œuvres du monde
monde, parce que le monde est un ouvrage de Dieu, mais les œuvres du monde sont l'ouvrage du Diable. Chap. 18. Si les
'il n'y a de plaisir à s'en rassasier. Chap. 28. Pendant que le monde se réjouira, dit notre Seigneur, vous serez dans
aux prédestinés: Car si nous voulons être dans la joie avec eux en ce monde , nous serons affligés avec eux éternellement. C'e
ne grande sensualité à des Chrétiens de chercher leurs plaisirs en ce monde ; ou plutôt, c'est une étrange manie de considérer
e ; et au lieu du terme et du bout de la carrière, regardez la fin du monde  ; au lieu des partis du Cirque, défendez le parti
Nations n'accèdent point ; ce jour donc elles se moquent, ors que le monde si vieux; et tout ce qui a été produit, sera cons
20 (1757) Article dixiéme. Sur les Spectacles [Dictionnaire apostolique] « Article dixiéme. Sur les Spectacles. » pp. 584-662
. Le démon en use de même en répandant son venin sur les choses de ce monde , qui sont les plus agréables. Je veux, dit ce Per
, selon la disposition dans laquelle on est. C’est ainsi que parle le monde  ; mais ce n’est pas ainsi que parlent les Saints.
é au bal, à la danse, & à la comédie. Si je demande à une Dame du monde , quel dessein avez-vous quand vous vous préparez
ui ont prétendu pouvoir allier sur ce point la piété avec l’esprit du monde  : on ne se contente pas de suivre le vice, on veu
ue de chaste, & que les passions y sont traîtées de la maniere du monde la plus honnête, je soutiens qu’il n’en est pas m
resqu’entierement inévitable. Dans les occasions de scandales dont le monde est rempli, nous ne sommes pas sollicités au mal
discours, & généralement tout ce qu’on doit faire pour plaire au monde . Divers Passages de l’Écriture sur ce sujet
se retire dans le désert, c’est pour nous apprendre, si-non à fuir le monde comme lui, du moins à éviter les occasions danger
e, quoi de plus dangereux parmi nous, que ces théâtres profanes où le monde court en foule ? S’il est des périls à éviter sur
ant un abus qui a autant de défenseurs, qu’il est de sensuels dans le monde  ; que la raison prenant toute sorte de formes s’e
t pour la plûpart un préjugé qui les rassure : mais qu’importe que le monde s’en offense, pourvû que la gloire de Dieu soit v
us a fait promettre à la face du Ciel & de la terre, de mourir au monde & à ses pompes, à la chair & à ses desirs
’elles ont avec l’éternité, s’interdit tout ce qui peut l’attacher au monde , aux créatures, pour ne s’attacher qu’à Dieu. Un
: un Chrétien est un homme qui, convaincu que tout ce qui est dans le monde , n’est, selon saint Jean, que concupiscence de la
n écarter jamais. Voilà ce que c’est qu’un Chrétien, un homme mort au monde , à lui-même, & aussi différent des enfans du
ayant promis d’embrasser la Croix de Jesus-Christ & de mourir au monde , de faire vivre son Sauveur en lui, & de cont
la terre, il peut se trouver dans des assemblées où régne l’esprit du monde , où l’on apprend à vivre comme le monde, à se con
semblées où régne l’esprit du monde, où l’on apprend à vivre comme le monde , à se conformer à ses maximes, à ses coûtumes, à
l’a fait naître ? N’est-ce pas au spectacle que vous voyez ce que le monde par-tout ailleurs n’oseroit vous offrir ? Suite
r qui ne se nourrit que du mensonge ? Livré aux joies charnelles d’un monde corrompu, quel attrait peut-il rester pour elle ?
s alors, & qu’êtes vous devenus depuis que des engagemens avec le monde vous ont conduits dans ces dangereuses assemblées
est parmi nous, il est encore dangereux, on ne peut rien voir dans le monde qui ne le soit aussi ; & enfin, que s’il étoi
e à le cacher, vous familiarise avec lui. Tout ce qu’on voit dans le monde peut faire d’aussi dangereuses impressions que le
ant, dit-on, si le théâtre excite les passions, il n’est rien dans le monde qui ne puisse les exciter aussi ; & puisque d
; qu’enfin celui qui aime & cherche le danger y périra ? Dans le monde tout est plein de piéges : on y risque autant qu’
n de piéges : on y risque autant qu’au théâtre.Tout est plein dans le monde de piéges & d’écueils ; mais en conclurez-vou
plutôt que de suivre le torrent & d’aller sacrifier aux idoles du monde , il faut être prêt à donner sa vie pour l’allianc
tez-vous-en, je ne dis pas à un Théologien rigide, mais à un homme du monde qui n’étoit pas ennemi de ses joies, à un courtis
oit là-dessus le témoignage des Ecrivains sacrés, celui d’un homme du monde ne semble-t-il pas l’être encore plus ? Exemple
s, que par l’abus qu’on en fait ; qu’après tout, quand on vit dans le monde , on peut les fréquenter avec le monde ; si un min
près tout, quand on vit dans le monde, on peut les fréquenter avec le monde  ; si un ministre vous tenoit ce langage dans la C
s dignes de vos regards, que ceux que les hommes vous offrent dans le monde  ; il en est où le pompeux, le surprenant, le tend
qu’un préjugé trop soutenu de vos passions vous en donne. Ce que le monde pense ordinairement des spectacles.Examinons donc
nse ordinairement des spectacles.Examinons donc aujourd’hui ce que le monde pense ordinairement des spectacles ; il les regar
ue fin véritablement honnête : aussi est-ce bien là ce que prétend le monde . Preuves de la premiere Soudivision. Loi qui déf
suite, refuserez-vous du moins à vos spectacles le nom de vanité ? le monde , en effet, a-t-il rien nulle part de si attrayant
r les sens, par la pompe, & la magnificence qui les décorent ? le monde a-t-il rien nulle part de plus amusant pour l’esp
ant pour l’esprit, par l’ordre & l’œconomie qui les soutient ? le monde a-t-il rien nulle part de plus ébranlant pour le
orent un Dieu crucifié, crucifiant dans sa chair tous les plaisirs du monde  ; ce sont des Chrétiens qui les veulent accorder
ue cette pensée ne vous paroisse point outrée : dans les principes du monde même, pourquoi renoncer au théâtre, est-ce une pr
ourner au théâtre après y avoir renoncé, est-ce un signe de retour au monde  ? pourquoi fréquenter les théâtres, est-ce un sca
us-mêmes, ainsi que selon Tertullien, suivant la maniere de penser du monde d’aujourd’hui, comme suivant celle des anciens id
es condamner & proscrire tous les amusemens, tous les plaisirs du monde . Hélas ! il n’est peut-être que trop vrai de la p
porter l’esprit de recueillement & de retraite jusqu’au milieu du monde  ; être Chrétien & ne penser qu’à l’éternité,
’austérité du Christianisme combattues par tout ce que les maximes du monde ont de plus séducteur ; vous entendrez ces Héros
me, pleins d’amour pour les vertus qui font la douceur du commerce du monde . Je le souhaite ; je souhaite que tous les saints
l’Etat, & de vos propres familles. Mais c’est assez raisonner, le monde ne se rend gueres à de pareils raisonnemens : san
ui parle ainsi ? Ce sont sur-tout tous ces prétendus honnêtes gens du monde , bons peres, fideles amis, Magistrats équitables,
t assez de ce spectacle ? nous vous en montrerons d’autres encore. Ce monde , tout cet Univers enflammé, réduit en poudre, l’é
ns le bien que vous avez commencé. Rien de commun entre vous & le monde , si vous voulez vivre en J. C. pour régner un jou
démon pour nous surprendre plus sûrement. Tout ce qu’on voit dans le monde peut faire d’aussi dangereuses impressions que le
de peut faire d’aussi dangereuses impressions que le théâtre. Dans le monde tout est plein de piéges : on y risque autant qu’
Les théâtres sont le foyer où s’allume le feu des passions. Ce que le monde pense ordinairement des spectacles. Division du D
21 (1768) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre douzieme « Réflexions morales, politiques, historiques, et litteraires, sur le théatre. — Chapitre VII. Troisieme suite du Fard. » pp. 171-194
, comptant de ranimer les feux du Roi, il la méprisa ; elle courut le monde , & par ordre du Roi d’Espagne, elle fut arrêt
tis iniquitatem in vinculis vanitatis peccatum velut plaustrum. Quel monde de péchés ! quelle perte de tems. La moitié de la
harmes, a perdu son mari, & tout le genre humain. Tout le fard du monde effacera-t-il ces taches humiliantes, & cette
vous embellir dans le tombeau, au jugement en enser ? Tout le fard du monde préviendra-t-il cette laideur affreuse & éter
e Venus, quelle leçon ! Vous êtes devant Dieu, qui voit tout, avec le monde , qui examine tout, dans la compagnie des libertin
ibertins qui abusent de tout. Dieu voit le fard & le condamne, le monde le voit & s’en moque ; le libertin le voit &a
us sérieux, les plus éloignés du luxe, de la frivolité, des folles du monde . Pour les Magistrats, ils croiroient qu’un Arrêt
prison, après vingt ans, qu’il ne trouvoit d’autre changement dans le monde , si ce n’est que les hommes n’avoient plus de bar
iliables, ce qui plaît à l’un déplait à l’autre. Si j’étois au gré du monde , disoit Saint Paul, je ne serois pas serviteur de
l, je ne serois pas serviteur de Jesus-Christ ; qui se déclare ami du monde , se déclare ennemi de Jesus-Christ. Malheur à qui
mi du monde, se déclare ennemi de Jesus-Christ. Malheur à qui aime le monde , & ce qui est dans le monde : ce qui embellit
e Jesus-Christ. Malheur à qui aime le monde, & ce qui est dans le monde  : ce qui embellit aux yeux du monde, rend difform
e monde, & ce qui est dans le monde : ce qui embellit aux yeux du monde , rend difforme aux yeux de Dieu. Choisissez-donc
lette est un Jugè sur son tribunal, elle prononce entre Dieu & le monde , elle prononce entre ses amans, & quoiqu’elle
s important, est celui que prononce la conscience entre Dieu & le monde . Si la Réligion gagne la cause, elle ne sera serv
es avoir arrosés de ses larmes. La toilette sera bientôt faite, si le monde triomphe, ou ne finira point : la poudre, les fri
lui épargner un si grand danger, Dieu défend de régarder la vanité du monde  : Odisti observantes vanitates  ; & le Proph
22 (1687) Instruction chrétienne pour l’éducation des filles « CHAPITRE XIII. Des jeux, des spectacles, et des bals, qui sont défendus aux Filles Chrétiennes. » pp. 274-320
es bals, qui sont défendus aux Filles Chrétiennes. Les personnes du monde , dit S. AugustinAugust. [Augustin] Lib. 10. Conf.
ieu n’a donné la vie, que pour l’employer à son salut. On dit dans le monde que l’on joue pour tuer le temps ; est-ce là, je
âmer la comédie ? il n’y a point de mal, on y apprend à vivre dans le monde  ; mais prenez garde qu’il n’y a rien d’innocent d
ipes de leur Religion, tant elles ont soin de les rendre agréables au monde , sans se soucier de plaire au Seigneur. Cependant
son discours, et généralement tout ce qu’on doit faire pour plaire au monde . C’est ainsi, dit le Prophète Royalg, en se plaig
e, puisque vous en avez tant d’autres sur les bras, que l’artifice du monde vous a suscités, et qui vous plaisent pour votre
on l’entend se plaindre de la tyrannie de la chair, de la manière du monde la plus pitoyable. Tous ses travaux, ses fatigues
de si près ; car toutes ces dissolutions criminelles passent dans le monde pour des enjouements permis. Mais quand cela sera
a damnation de l’âme ; et vous n’en doutez pas, puisque le Sauveur du monde enseigne dans son EvangileMatth. [Matthieu] Cap.
reté du cœur, dans l’humilité et dans la modestie, dans l’aversion du monde corrompu, et dans l’amour de la Croix. Avouez don
e fondement. Cependant l’erreur où vivent la plupart des personnes du monde sur ce point, me paraît si pernicieuse à l’Eglise
ux du corps, ou avec ceux de l’esprit. Qu’est-ce que les personnes du monde voient dans un bal ? Une assemblée de personnes a
t enlèvent l’âme par une douce et agréable violence. Ainsi l’amour du monde et des créatures se glisse imperceptiblement dans
et d’autorité, au au milieu d’une famille la plus heureuse qui fût au monde , par le moyen du nombre des Enfants bien nés et b
hommes, fit son testament, et comme un bon et sage Père, il laissa au monde la joie et les plaisirs en partage ; mais pour le
chements, les alliances et les sociétés qu’on a avec les personnes du monde  ? Cette excuse pourrait être recevable, si les te
. Cap. 4. v. 4., sa puissance est infiniment plus grande que celle du monde , et du Prince qui le gouverne. Il vous accordera
23 (1675) Traité de la comédie « XXVII.  » pp. 318-320
Tous ces divertissements, qui sont si agréables à ceux qui aiment le monde leur sont une viande fade, dont ils ne sauraient
plication de S. Grégoire, que lorsqu'on se repaît des vaines joies du monde , les sens spirituels deviennent engourdis, et inc
iritualia mandere et intelligere non valeant. » Or entre les joies du monde qui éteignent l'amour de la parole de Dieu, on pe
d, étant un esprit de vérité, ne peut avoir de part avec la vanité du monde . « Sed nec erit ei unquam pars cum mundi vanitate
24 (1823) Instruction sur les spectacles « Chapitre XVI. Il y a des divertissements plus utiles et plus décents que les spectacles. » pp. 138-149
et plus décents que les spectacles. « Brillants amusements d’un monde corrompu, Valez-vous ces vrais biens que donne la
et plus flatteurs que tous ceux que peuvent donner les amusements du monde . Quelle joie pure et douce naît surtout de l’atta
un groupe qu’on ne saurait assez admirer. Les plus beaux théâtres du monde n’ont rien de comparable au spectacle de la natur
’Hérode. C’est sous le règne de ce dernier que Jésus-Christ, vient au monde . Contemplons les merveilles de sa naissance et de
 : sans lettres, sans crédit, ils établissent jusqu’aux extrémités du monde la religion d’un Dieu crucifié. « Admirons enco
ui de la mortification sur la volupté, de l’humilité sur la gloire du monde  ; le mépris de la vie et des richesses que la rel
leur ignominie. Avec eux descendront dans l’abîme les sages selon le monde , la vanité ayant corrompu leurs vertus ; puis les
assurant que les choses d’ici-bas ne dépendent point de Dieu, que le monde est venu par hasard et s’en retournera de même. L
25 (1763) Réflexions sur le théâtre, vol. 1 « [Introduction] » pp. 1-9
yaumes du nord. Ce n’est pas seulement dans le sens moral que tout ce monde n’est qu’une comédie, où chacun joue son rôle, se
et des arts, de la littérature et de la parure, après avoir vaincu le monde , est à son tour vaincu par la comédie, et borne t
de la Porte, transmettent à la postérité les événements importants du monde dramatique ; on célèbre le début d’une Actrice, l
omédien, on le méprisait ; aujourd’hui c’est un état brillant dans le monde  : un Acteur est un homme de conséquence, ses tale
rce que malgré vos exhortations et celles de tous les Prédicateurs du monde , malgré ces connaissances, cette persuasion et ce
et des Docteurs de l’Eglise. Du moins le sentiment des gens livrés au monde et au théâtre ne sera pas suspect. Nous verrons c
s au monde et au théâtre ne sera pas suspect. Nous verrons combien le monde lui-même le condamne. Il a fallu pour cela parcou
26 (1766) Réflexions sur le théâtre, vol 5 « Réflexions sur le théâtre, vol 5 — REFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE CINQUIÈME. — CHAPITRE IX. Spectacles de la Religion. » pp. 180-195
uvelle Jérusalem ! Ce jugement si peu attendu, si méprisé, lorsque ce monde si ancien & tant de fois renouvelé, sera cons
qui les fait tour à tour éclorre & disparoître, pour éclairer le monde & le plonger dans l’obscurité ? êtes-vous ent
ligion. Ouvrez les divines Écritures, vous y verrez un Dieu créant le monde d’une parole, & ce monde défiguré par le péch
ritures, vous y verrez un Dieu créant le monde d’une parole, & ce monde défiguré par le péché, le châtiment des impies, l
résurrection générale des morts, & le démon qui avoit triomphé du monde entier, mordant la poussiere aux pieds du Sauveur
sans attendre ceux que l’heureuse éternité doit étaler à vos yeux, le monde vous offre le plus admirable. Contemplez ce bel a
ur ce fameux passage de S. Paul : Nous sommes devenus un spectacle au monde , aux Anges & aux hommes : Spectaculum facti s
onné de ses Anges, qui prononcera l’arrêt de la destinée éternelle du monde  ; les hommes & les démons rampans à ses pieds
urnissent plus d’idées véritablement grandes que tous les théatres du monde  ; ce feu qui tombe du ciel sur la victime & s
t les déserts dans leur pénitence ; ces Vierges qui édifient & le monde dont elles fuyent les dangers, & le cloître d
e maniere plus excellente que ne feront jamais tous les spectacles du monde  ? Suétone (in August.) rapporte qu’un Ambassadeur
& leur donner la confiance de s’imaginer qu’ils persuaderoient au monde , ce que leur propre expérience & celle de tou
27 (1675) Traité de la dévotion « Prière. » p. 68
e goûter des plaisirs lesquels étouffent le sentiment des plaisirs du monde , et le goût de ses divertissements ; que tes sabb
dans ton ciel me ravisse de telle manière, que je ne sois plus ni au monde ni à moi, mais que je sois tout entier à toi. Fai
, que ma richesse me fasse regarder avec un souverain mépris celle du monde , et que de dessus le trône où tu auras placé mon
28 (1772) Sermon sur les spectacles. Pour le Jeudi de la III. Semaine de Caresme [Sermons pour le Carême] « Sermon sur les spectacles » pp. 174-217
u de vos passions vous en donne. Examinons donc aujourd’hui ce que le monde pense ordinairement des spectacles. Il les regard
que fin véritablement honnête. Aussi est-ce bien là ce que prétend le monde . Une loi qui défende les spectacles ! Où est-elle
suite, refuserez-vous du moins à vos spectacles le nom de vanité ? Le monde , en effet, a-t-il rien nulle part de plus attraya
our les sens par la pompe & la magnificence qui les décorent ? Le monde a-t-il rien nulle part de plus amusant pour l’esp
sant pour l’esprit par l’ordre & l’économie qui les soutient ? Le monde a-t-il rien nulle part de plus ébranlant pour le.
orent un Dieu crucifié, crucifiant dans sa chair tous les plaisirs du monde , ce sont des Chrétiens qui veulent les accorder a
vous paroisse point outrée. Pourquoi, en effet, dans les principes du monde même, cesser de fréquenter le théâtre, est-ce fai
ourner au théâtre après y avoir renoncé, est-ce un signe de retour au monde  ? Pourquoi aller au théâtre seroit-ce un scandale
us-mêmes, ainsi que selon Tertullien, suivant la maniere de penser du monde d’aujourd’hui, comme suivant celle des anciens Id
ner de même & proscrire tous les amusements, tous les plaisirs du monde  ? Hélas ! il n’est peut-être que trop vrai de la
porter l’esprit de recueillement & de retraite jusqu’au milieu du monde  ; être Chrétien & penser sans cesse à l’étern
é, l’austérité de sa morale combattues par tout ce que les maximes du monde ont de plus séducteur : vous entendrez ces héros
me, pleins d’amour pour ces vertus qui font la douceur du commerce du monde . Je le souhaite, je souhaite que tous les saints
l’entiere décadence des bonnes mœurs. Mais c’est assez raisonner ; le monde ne se rend guere à de pareils raisonnements ; san
e-même. Qui parle ainsi ? Ce sont tous les prétendus honnêtes gens du monde  : bons peres, fideles amis, magistrats équitables
t assez de ce spectacle ? Nous vous en montrerons d’autres encore. Ce monde , tout cet Univers enflammé, réduit en poudre ; l’
ns le bien que vous avez commencé. Rien de commun entre vous & le monde , si vous voulez vivre en Jesus-Christ, pour régne
29 (1788) Sermons sur les spectacles (2) « Sermons sur les spectacles (2) » pp. 6-50
nfinité de demi-Chrétiens qui veulent concilier Jésus-Christ & le monde , & jouir tout-à-la-fois des divertissemens du
tte enfin comme indignes de lui, des hommages qu’on rend également au monde son ennemi ? Oui, mes Frères, toute alliance de J
e ceux qui le représentoient ? N’avons-nous pas entendu des hommes du monde reconnoître qu’on ne pouvoit y être attiré que pa
? Le démon en use de même en répandant son venin sur les choses de ce monde qui sont les plus agréables. Je veux donc que les
ences, dans lesquelles consistent, selon Saint Jean, la corruption du monde & le titre de sa réprobation ; la concupiscen
aire gloire de braver & de mépriser, parce que nous savons que le monde doit nous haïr comme il a haï notre divin Maître 
enser ou de parler sur les Spectacles d’une manière qui pût plaire au monde , nous ne serions plus les serviteurs de Jésus-Chr
de ceux qui n’en ont que le nom. Il faut donc des Spectacles pour le monde , oui, j’en conviendrai, s’il le faut, avec vous ;
iendrai, s’il le faut, avec vous ; mais laissez-les, mes Frères, à ce monde corrompu & frappé par Jésus-Christ de tant d’
ussi frappante que naturelle. Vous n’ignorez pas que les riches de ce monde exposent souvent dans leurs palais des statues ou
de son art, vous présentoit l’idée de certains désordres auxquels le monde , tout corrompu qu’il est, attache encore une just
qu’attachement à la religion, ne peuvent sans péché se conformer à un monde pervers, & devenir pour leurs frères un sujet
evez, mes Frères, éloigner de vous tout trait de ressemblance avec ce monde ennemi de Jésus-Christ. A Dieu ne plaise que vous
plaise que vous croyiez pouvoir allier l’œuvre de Dieu avec celle du monde . Les tributs imposés sur les Spectacles en faveur
bien qui vous les a inspirées, plus aussi vous devez vous éloigner du monde son ennemi. A Dieu ne plaise que vous croyiez pou
plaise que vous croyiez pouvoir allier l’œuvre de Dieu avec celle du monde . Les tributs imposés sur les Spectacles en faveur
paix de Dieu, cette paix infiniment supérieure à tous les plaisirs du monde  ; cette paix qui surpasse tout sentiment & to
30 (1666) Réponse à la lettre adressée à l'auteur des Hérésies Imaginaires « Ce I. avril 1666. » pp. 1-12
père que cela ne sera pas inutile pour en faire connaître le prix. Le monde passe quelquefois trop légèrement sur les choses 
qu’il n’y a pas d’honneur à gagner. Il commence à être connu dans le monde , et vous savez ce qu’on en a dit en assez bon lie
qu’on ne se déclare point pour Desmarets, et qu’on laisse à juger au monde lequel est le visionnaire de lui ou de l’auteur d
la raillerie échoue contre les vérités établies et reconnues dans le monde . Croyez-vous qu’il n’y ait qu’à dire des injures
accusation formée, il est sûr qu’il y aura quelqu’un de condamné. Le monde s’y connaît ; il juge ; il fait justice ; mais il
n’avez point appliqué les règles que vous voulez qu’on établisse. Le monde entend ce langage, et si vous n’avez que cela pou
suivre. Ainsi nous voyons que ceux qui cherchent à s’agrandir dans le monde , ne s’offensent point des injures que leur disent
e Jansénisme : qu’on se doit contenter de donner les rangs en l’autre monde , sans régler les récompenses de celui-ci : qu’on
; il est juste que chacun profite de ce qui lui appartient, et que le monde sache ce qu’il y a de votre invention dans le réc
mal pour une petite histoire, et sur ce pied-là, du moindre sujet du monde vous feriez un fort gros roman. Ce que j’y trouve
grands chemins ? Cet homme ne connaissait que deux conditions dans le monde , celle de prêtre, et celle de voleur de grands ch
en les couvrant d’un voile d’honnêteté. C'est le plus grand hasard du monde quand on applique bien ce qu’on n’entend pas. Cou
me des romans ; vous croyez qu’ils ne sont faits que pour divertir le monde  ; et que comme il aime les choses nouvelles, on d
31 (1824) Du danger des spectacles « DU DANGER DES SPECTACLES. » pp. 4-28
une fois l’on s’est accoutumé à se nourrir des vaines jouissances du monde , le goût des choses spirituelles s’amortit et s’é
une complète ignorance des choses divines. Parmi tous les plaisirs du monde qui concourent à produire cet effet pernicieux, o
u étant un esprit de vérité, rejette tout ce qui tient aux vanités du monde . « Non seulement les romans et les pièces de thé
s sont dangereux pour la vie chrétienne, mais, entre tous ceux que le monde a inventés, il n’y en a point qui soit plus à cra
laignent de la rigueur avec laquelle on leur interdit les plaisirs du monde , et qui s’écrient que cette rigueur n’est point d
ous de toute apparence du mal ! détachez vos affections des choses du monde ." « J’oserai leur indiquer un signe certain au
e gravité, dire vos prières avec la même ferveur, et vous détacher du monde avec autant d’abnégation qu’en aucun autre moment
plus importants devoirs de la vie, et contribue à notre bonheur en ce monde et en l’autre. Les personnes qui fréquentent les
s à notre insu. Ajoutez que les représentations théâtrales offrent au monde des tableaux flatteurs et mensongers, et présente
t prononcés contre la tendance pernicieuse de ces vains amusements du monde  ; et un grand nombre de personnages graves et res
, aspirant à une céleste patrie, et nous ordonne de ne point aimer le monde , de ne point nous conformer à ses coutumes et à s
nt contracté l’obligation de renoncer aux vanités et aux pompes de ce monde dont la figure passe, selon l’apôtre, et qui aspi
e ce monde dont la figure passe, selon l’apôtre, et qui aspirent à un monde meilleur et à une vie immortelle, de revêtir la d
32 (1705) Pour le Vendredy de la Semaine de la Passion. Sur le petit nombre des Elûs. Troisiéme partie [extrait] [Sermons sur les Evangiles du Carême] pp. 244-263
vous vous representiés chaque jour devant les yeux le détachement du monde , la fuite de ses pompes & de ses plaisirs, la
iguable, des exercices si saints, une retenuë si grande, une haine du monde si absoluë, un amour de Dieu si universel : une l
y adorer, qui ne suit point les usages, les coûtumes, les maximes du monde , & qui par son rang & ses exemples donne
sans doute le plus grand nombre : on n’en trouve que très-peu dans le monde , & vous en convenés vous-même ; il est donc c
suivant les Usages, les Coûtumes, les Maximes, & la multitude du monde , vous êtes dans la voie du salut. Je veux seuleme
s par ces paroles : au sortir de ce Temple vous allés rentrer dans le monde figuré par l’infidelle Babilone : vous y allés vo
lle adorer, te oportet adorari Domine . Je renonce aux maximes de ce monde trompeur : je déteste ses Loix : je ne veux point
é & servi, aimé & glorifié, parce que tout sera passé dans le monde & que vous seul serés immuable, & demeure
après vous être separés vous-mêmes de la compagnie des Pécheurs en ce monde , vous en serés encore separés dans l’autre, où le
33 (1738) Sentimens de Monseigneur Jean Joseph Languet Evéque de Soissons, et de quelques autres Savans et Pieux Ecrivains de la Compagnie de Jesus, sur le faux bonheur et la vanité des plaisirs mondains. Premiere partie « Sentimens de quelques ecrivains De la Compagnie de Jesus, Touchant les Bals & Comedies. Premiere Partie. — Entretien quatrieme. Sur la vanité & le danger des Bals, & des Danses en particulier, Tiré de la Bibliotheque des Predicateurs, composé par le Reverend Pere Vincent Houdry de la Compagnie de Jesus. » pp. 57-66
e la Compagnie de Jesus. LEs Motifs, qui portent les Personnes du Monde a aller au Bal, a la Comedie, & a se trouver
é au bal, à la danse, & à la comedie. Si je demande à une Dame du monde quel dessein avez vous, quand vous vous preparez
n seul peché fait-il des coupables !… Si je demande à une personne du monde , qui n’a pas encore étouffé tous les sentimens de
ous voulez le demander à toutes celles, qui ont autrefois été dans le monde , & qui s’en sont retirées ou d’effet, où d’af
ipes de leur religion, tant elles ont soin de les rendre agréables au monde . Qu’est-ce que les personnes du monde voyent dans
soin de les rendre agréables au monde. Qu’est-ce que les personnes du monde voyent dans le bal ? une assemblée de personnes a
té, qui amollit leur cœur par le son des instrumens. Ainsi l’amour du monde , & des creatures se glisse imperceptiblement
34 (1664) Traité contre les danses et les comédies « Chapitre XVI. Des périls auxquels on s’expose en allant au bal. » pp. 97-118
ivent le grand chemin, c’est-à-dire le train ordinaire et l’esprit du monde . Comment pourraient-ils donc être dans ces assemb
ement pour ceux qui mènent une vie plus libre, et suivant le cours du monde  ; mais encore pour les plus chastes, et pour les
es de Darius, de peur qu’ayant vaincu les Rois, et les Conquérants du monde , il ne fût lui-même vaincu par la beauté des femm
re et si sainte, se jettent eux-mêmes dans les lacets du diable et du monde , et s’exposent hardiment et sans aucune crainte d
tion et devant Dieu, avec quelle facilité les hommes et les femmes du monde tombent dans des péchés intérieurs, c’est-à-dire,
umain est empoisonné, et qui fait la principale partie de l’esprit du monde , soit en dansant actuellement, soit pour se place
porterons-nous encore de ceux qui ne font le bal, et n’assemblent du monde que dans ces intentions, soit qu’ils se regardent
35 (1644) Responce à deux questions, ou du charactere et de l’instruction de la Comedie. Discours quatriesme « Responce à deux questions, ou du charactere et de l’instruction de la Comedie. » pp. 100-132
euë en vostre Cour, & je ne m’estonne point que les gens du grand Monde n’ayent pas grand goust pour les delices du menu
des actions contraintes. Nous auons veu la Nature falsifiée, & vn Monde , qui n’est point le nostre. Nos gens ont cherché
lemens à tous les jours : Et si Ronsard & du Bellay reuenoient au Monde , ils vous jureroient qu’ils les ont veuës en jupp
i estimé par les anciens Maistres, & que les gens de vostre grand Monde n’ont pas pris la peine de remarquer dans la Come
rtel des pointes & des fentences hors de propos, & l’homme du monde qui souffroit le moins volontiers les Prefaces &a
amp; naturelle ; l’autre figurée, contrainte & apprise ; l’vne du Monde  ; l’autre de l’Eschole ; l’vne qui n’a rien que l
des personnes inconnües, estranges, extraordinaires ; font d’vn autre Monde que le nostre ; ou il faut dire, Monsievr, qu’ils
ent. Ils ont effacé la vie en la polissant. Ces Messieurs ont fait vn Monde instruit & discipliné, jusques dans les fores
liné, jusques dans les forests & dans les cauernes de Canada ; vn Monde Aduocat & Declamateur ; Dialecticien & So
cticien & Sophiste ; Astrologue quelquefois & Theologien ; vn Monde plus éloigné de cettuy-cy, & plus difficile à
ny la Republique de Platon. Ce sont les Architectes de cet admirable Monde . Ils sont fondateurs d’vn nouueau Siecle Heroïque
36 (1807) Préface pour une édition des deux lettres à l'auteur des Imaginaires « [Chapitre 2] » pp. 78-82
nnes innocentes. Je crus qu’un homme qui se mêlait de railler tant de monde , était obligé d’entendre raillerie, et j’eus regr
de tout le Port-Royal, qu’elles étaient même assez inconnues dans le monde , et qu’il n’y avait rien de plus incommode que de
t, les réponses qu’on m’avait faites, n’avaient pas assez persuadé le monde que je n’avais pas de bon sens. On n’avait point
Mais ces personnes étaient sans doute « de ces petits esprits dont le monde est plein » ; ils n’ont que le sens commun en par
lige pas non plus à croire un fait qu’il avance, lorsqu’il dit que le monde fut partagé entre les Réponses qu’on fit à ma Let
37 (1667) Traité de la comédie « Traité de la comédie — XXXIII.  » p. 493
l'Écriture. Elle sait, comme dit saint Paulin, que toute la figure du monde passe et que toutes les créatures corporelles qui
juste de maux effroyables qui la menacent les vaines réjouissances du monde , et repaître son esprit de vains fantômes dont le
re à l'âme qu'elle a bien d'autres choses à penser et à faire dans ce monde , que d'aller à la Comédie : que le temps que Dieu
38 (1777) Des divertissements du Carnaval « Des divertissements du Carnaval. » pp. 92-109
e le possède toujours : et vous croyez qu’il agréera des jours que le monde partage avec lui ? Si l’on connaît assez Dieu pou
de le servir certains autres jours ? C’est un article de foi, que le monde est son irréconciliable ennemi : et il y aura un
mondains ; un temps où il sera permis de n’aimer et ne servir que le monde . Oserait-on débiter une maxime si contraire à la
u bon sens ? C’est cependant la maxime qu’on suit aujourd’hui dans le monde  ? tant il est vrai qu’on donne nécessairement dan
-on se servir pour autoriser une licence si scandaleuse ? L’esprit du monde , l’intempérance dans les repas, les excès dans le
étien, de mener une vie pure et exemplaire, et d’avoir les maximes du monde en horreur, oblige moins qu’en un autre temps ? Q
ontente d’en être la victime ; dites à ce libertin en qui l’esprit du monde et une oisiveté invétérée ont presque éteint l’es
toutes ces fêtes peu chrétiennes. Alors on avouera que les maximes du monde étaient contraires à la véritable sagesse et au b
39 (1777) Des Spectacles « Des Spectacles. » pp. 75-92
mœurs dans tous les âges, ce dégoût de la piété si universel dans le monde , cette différence, pour ne pas dire, ce mépris de
eur, quelle innocence si austère, exposée sans préservatif à l’air du monde le plus contagieux, au milieu d’une foule d’objet
e l’Evangile, et à la doctrine des Saints ? On se récrie fort dans le monde contre cette morale : et l’on attribue à de faux
un nombre choisi d’acteurs parés avec tout l’artifice que l’esprit du monde peut imaginer pour séduire, et qui ajoute à l’art
le cloître pour éviter les pièges et le péril, à quoi le commerce du monde les exposait. A peine la solitude la plus retirée
faisant trop de bruit. Il est de son intérêt qu’on le regarde dans le monde comme un divertissement permis et honnête. Mais,
éservé de la corruption qui s’y rencontre. Et certes, en quel part du monde les passions paraissent-elles dans un plus beau j
s paraissent-elles dans un plus beau jour ? Où est-ce que l’esprit du monde brille avec plus d’éclat ? Où est-ce que les maxi
40 (1667) Traité de la comédie « Traité de la comédie — V.  » p. 459
si les personnes qui vivent dans la retraite et dans l'éloignement du monde , ne laissent pas de trouver de grandes difficulté
ond même des monastères; s'ils reçoivent des atteintes du commerce du monde , lors même que c'est la charité et la nécessité q
les plaisirs, et qui ont le cœur rempli de toutes les folles joies du monde  ? « Quanto magis super omnem domum gaudii civitat
41 (1762) Lettres historiques et critiques sur les spectacles, adressées à Mlle Clairon « Lettres sur les Spectacles à Mademoiselle Clairon. — LETTRE X. » pp. 171-209
anquer, & qui n’inspirent guères moins d’horreur aux personnes du monde , qu’à celles qui font une profession sincére de l
ieusement les Eglises les plus fréquentées, & la Messe où le beau monde se rassemble, c’est un cas fortuit, si l’on apper
moiselle ; ils avouent que cet exercice n’est point fait pour tout le monde , on ne doit le permettre qu’aux esprits bien fait
n groupe qu’on ne sçauroit assez admirer ; les plus beaux Théâtres du monde n’ont rien de comparable au Spectacle de la natur
qui commande au néant, une seule de ses paroles suffit pour créer le monde  ; ici, c’est l’homme rébelle, chassé du Paradis,
l’usurpation d’Hérode. C’est sous son Regne que Jesus-Christ vient au monde . Contemplons les merveilles de sa Naissance &
 ; sans lettres, sans crédit, ils établissent jusqu’aux extrémités du monde , la Religion d’un Dieu crucifié. Admirons encore
ui de la mortification sur la volupté, de l’humilité sur la gloire du monde , le mépris de la vie & des Richesses que la R
eur ignominie. Avec eux descendront dans l’abîme, les sages, selon le monde , la vanité ayant corrompu leurs vertus ; puis les
ant que les choses d’ici-bas ne dépendent point de Dieu, & que le monde est venu par hazard, & s’en retournera de mêm
lui la probité, la bienseance, toutes les vertus qui plaisent dans le monde , elles composent un édifice sans fondement. Hors
42 (1763) Réflexions sur le théâtre, vol. 1 « LIVRE PREMIER. CHAPITRE I. Le Clergé peut-il aller à la Comédie ? » pp. 10-27
ux qui font une profession déclarée de régularité et d’éloignement du monde . Aussi n’y voit-on jamais des Curés de Paris, des
les talents, on en loue les succès, on en admire les ouvrages. Que le monde est injuste et inconséquent ! il censure les mœur
t ne peut souffrir le saint usage de ses biens. Qui exige plus que le monde l’élégance des habits, la propreté des meubles, l
es démêler ? Le Clergé ne connaît pas ses intérêts quand il écoute le monde . Il se livre à son plus cruel ennemi, qui ne l’en
de lui. Sans avoir besoin de l’Evangile, tout lui dit, n’aimez pas le monde , ni ce qui est dans le monde. Le théâtre mérite-t
l’Evangile, tout lui dit, n’aimez pas le monde, ni ce qui est dans le monde . Le théâtre mérite-t-il quelque grâce ? « Nolite
t de la capitale, le Clergé n’a pas encore si bien pris les leçons du monde  ; il paraît peu au théâtre. Le public, moins acco
iastiques y veillent davantage, et sont plus écoutés. Mais à Paris le monde a formé dans le Clergé une foule d’élèves intrépi
u théâtre, ne contribue pas peu à les y livrer quand ils sont dans le monde . L’Abbé Perrin fut l’entrepreneur de l’opéra en F
ont-ils faits pour de pareils travaux ? est-ce la peine de quitter le monde pour en étaler les pompes et les vices ? les reve
t toujours et du scandale pour le Clergé, et des dangers pour tout le monde , d’aller à la comédie. c. [NDE] décisivement =
43 (1675) Traité de la comédie « VI.  » pp. 280-282
nc les personnes qui vivent dans la retraite et dans l'éloignement du monde , ne laissent pas de trouver de grandes difficulté
nd même des Monastères ; s'ils reçoivent des atteintes du commerce du monde , lors même que c'est la charité et la nécessité q
les plaisirs, et qui ont le cœur rempli de toutes les folles joies du monde  ? « Quanto magis super omnem domum gaudii civitat
44 (1725) Mr. de Moliere [article des Jugemens des savans] « Mr. de Moliere, » pp. 339-352
ui porte le titre du Festin de Pierre 3 ; mais elle ne paroît plus au monde , du moins n’a-t-elle pas été mise dans le Recueil
nt à connoître le génie des Grands, & de ce qu’on appelle le beau monde , au lieu que les autres se sont souvent bornés à
es défauts de la vie civile, & de ce qu’on appelle le train de ce monde , & c’est sans doute tout ce qu’a voulu louer
us spécifier la qualité du service qu’il peut avoir rendu aux Gens du Monde ,   C’est toi dont les plaisanteries Ont gueri d
chose que des maniéres extérieures d’agir & de converser dans le monde . Il faut être bon jusqu’à l’excès pour s’imaginer
sur son Théâtre, remarqua plus facilement ce qui avoit tant imposé au monde , c’est-à-dire, ce caractére aisé & naturel, m
ans, ou, suivant quelques-uns, de 51. ans & demi. 3. J’entens ce Monde que Jesus-Christ appelle son Adversaire. 1. ¶. B
45 (1694) Maximes et Réflections sur la Comédie « X. Différence des périls qu’on cherche et de ceux qu’on ne peut éviter. » pp. 44-45
re un pas, lire un livre, entrer dans une Eglise, enfin vivre dans le monde , sans rencontrer mille choses capables d’exciter
pître aux Corinthiens, chapitre V, verset 10].« éviter sans sortir du monde  » : il n’y a donc point de péché de chercher volo
corrompues ». Dites plutôt, qui que vous soyez : il y a tant dans le monde d’inévitables périls ; donc il ne les faut pas mu
46 (1666) Seconde Lettre de Mr Racine aux deux apologistes des Hérésies Imaginaires « De Paris ce 10. Mai 1666. » pp. 193-204
rb. Il est vrai que vous n’êtes pas venus à bout de votre dessein, le monde vous a laissés rire et pleurer tous seuls ; mais
dessein, le monde vous a laissés rire et pleurer tous seuls ; mais le monde est d’une étrange humeur, il ne vous rend point j
it, c’est peu de les préférer à tous ceux qui ont jamais paru dans le Monde , vous les préférez même à ceux qui se sont le plu
ut-on se divertir lorsque la Vérité est persécutée, lorsque la fin du Monde s’approche, lorsque tout le monde a tantôt signé 
Bourgeois avare, un Marquis extravagant, et tout ce qu’il y a dans le monde de plus digne de risée. J’avoue que le Provincial
homme, tantôt un Jésuite méchant, et toujours un Jésuite ridicule. Le monde en a ri pendant quelque temps, et le plus austère
s il a cru qu’un pénitent devait oublier tout ce qu’il a fait pour le Monde . Quel pénitent, dites-vous, qui fait des Livres d
47 (1665) Observations sur une comédie de Molière intitulée Le Festin de Pierre « Observations sur une comédie de Molière intitulée Le Festin de Pierre » pp. 1-48
du sentiment des Sages, qui sont seuls capables de distribuer dans le monde la véritable gloire. C’est ce qui fait espérer qu
palement sous le Règne du plus Grand et du plus Religieux Monarque du Monde  : cependant que ce généreux Prince occupe tous se
il ne se soucie pas qu’on fronde ses Pièces, pourvu qu’il y vienne du monde Dans sa Critique.[NDE] Critique, sc. 6. ». Il sa
que la foule est grande à ses Pièces, et que la curiosité y attire du monde de toutes parts : mais les gens de bien les regar
é de Saint-Barthélémy, auteur du pamphlet anonyme, Le Roy glorieux au monde . Ou Louis XIV, le plus glorieux de tous les Roys
glorieux au monde. Ou Louis XIV, le plus glorieux de tous les Roys au monde (s.l., 1664), qui qualifie Molière ainsi : « Un h
les jours aux insultes de ces messieurs ; quel tort me feront dans le monde de telles calomnies, s’il faut qu’elles soient to
ches des gens de bien, que cela est capable de lui faire tort dans le monde , et qu’il a intérêt de conserver sa réputation » 
é de Saint-Barthélémy, auteur du pamphlet anonyme, Le Roy glorieux au monde . Ou Louis XIV, le plus glorieux de tous les Roys
glorieux au monde. Ou Louis XIV, le plus glorieux de tous les Roys au monde (s.l., 1664), qui qualifie Molière ainsi : « Un h
les jours aux insultes de ces messieurs ; quel tort me feront dans le monde de telles calomnies, s’il faut qu’elles soient to
48 (1766) Réflexions sur le théâtre, vol 5 « Réflexions sur le théâtre, vol 5 — REFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE CINQUIÈME. — CHAPITRE VII. Suite de l’Indécence. » pp. 138-160
as sans doute pour le dix-huitieme siecle qu’un Dieu a dit de fuir le monde  ; car enfin le monde est aussi réformé que le thé
dix-huitieme siecle qu’un Dieu a dit de fuir le monde ; car enfin le monde est aussi réformé que le théatre. C’est même la p
ssi réformé que le théatre. C’est même la politesse qui règne dans le monde , qui s’est introduite sur la scène. Tout peut don
’est introduite sur la scène. Tout peut donc sans risque se livrer au monde . Le changement de quelque mot rend inutile le zèl
quand on l’entend à tout propos profaner sur le théatre & dans le monde . Au reste, c’est avec raison que cet Auteur, tout
eul devroit décider tout homme de bonne foi. Est-il quelqu’un dans le monde qui puisse se dissimuler que le spectacle est au
sont un langage très chaste ! Il n’y a donc plus d’obscénité dans le monde . La politesse interdit ces propos grossiers (qui
sionnaires paroissent sur la scène. Cette seule différence arrache au monde tout l’avantage qu’il voudroit en tirer pour l’au
on s’étaler sur la scène ? dans l’état le plus séduisant. S’il est au monde quelqu’un qui cherche à plaire, si quelqu’un a du
ce qui est incroyable, la mère de cette nation guerriere maîtresse du monde (Vénus), s’applaudit de s’y voir représentée par
e qu’il y avoit de plus sage, de plus grand, de plus vertueux dans le monde , qui regarde, qui écoute des indécences. La bonne
e, les agrémens, la légèreté du style, y décellent une femme du grand monde , & ne sentent point le génie d’un homme dur,
& de la vertu. Voyez Mercure d’août 1765. On ne sent pas dans le monde cette indécence, & on est surpris de mes repr
49 (1773) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre quatorzieme « Réflexions morales, politiques, historiques, et littérairesn sur le théatre. — Chapitre I. De la Pudeur. » pp. 4-35
uvent obligés de se tenir en garde contr’elles. A Paris dans le grand monde il est décidé que c’est une vertu provinciale. Je
l’Etat approuvent & protegent. Elles passent leur vie separées du monde , occupées d’exercices de piété, d’humilité, de pa
blesse, & être riche, pour faire vœu de pauvreté, & mourir au monde . Adorons ces mysteres sans les fonder, ils sont i
ses, dont on peut profiter. Il blâme avec raison les fausses idées du monde qui se figure que la pudeur est la vertu des seu
un d’eux doit craindre ses propres régards, & fût-il seul dans le monde , il devroit pour lui-même respecter, la délicates
& mettre en pratique les savantes leçons qu’ils y ont reçues. Le monde enivré du théatre met par ses applaudissemens le
e de la pudeur ne permet point aux femmes de s’exposer seules dans le monde . Elle veut des témoins qui déposent de leur condu
ce rempart contre le vice, à qui le péché venoit d’ouvrir l’entrée du monde . Il suffiroit à la sûreté de toutes les vertus. S
er sans balancer toute sorte de rôles, qu’y a t-il d’impudent dans le monde , si l’état & la vie d’une actrice n’est pas l
horrible à ses yeux que ce qui fait les charmes & les délices du monde , & le mérite des femmes coquettes. Leurs orne
la piéce de monoie qu’on lui montra ? C’est celle de César, celle du monde  ; rendez donc à César, rendez au monde ce qui est
C’est celle de César, celle du monde ; rendez donc à César, rendez au monde ce qui est au monde, & à Dieu ce qui est à Di
, celle du monde ; rendez donc à César, rendez au monde ce qui est au monde , & à Dieu ce qui est à Dieu. Le fard en parti
ne peut compter ses conquêtes futures ; un coup d’œil va soumettre le monde entier. Elle peut dire comme César : Je viens, je
quêtes ! L’histoire ne fournit pas plus de variations sur la scene du monde , que le visage d’une femme. Que l’orgueuil ne s’e
eur, & n’eût voulu être à leur place. Telles sont les victimes du monde , ou plutôt de l’enfer. Elles se parent de tout ce
moindre danger, qui craint le bruit & le grand jour, qui fuit le monde & le spectacle, ne se bat qu’en retraite, ne
50 (1603) La première atteinte contre ceux qui accusent les comédies « Stances à Madame Isabelle, sur l’admiration où elle a tiré la France » pp. -
ute sage et toute éloquente, Portraite en la divinité. Ou si dans le monde suprême Elle eut cette vertu extrême, Qui nous l’
, Il lui donna la connaissance Des secrets de sa déité, Et des quatre mondes ensemble, Et du fort lien qui assemble Nos vœux e
e lui dire, J’ai l’heur d’être vaincu de vous. Les signes épandus au monde , Ne veulent plus faire leur ronde, Diviser l’an,
51 (1843) Le Théâtre, par l'Auteur des Mauvais Livres « Le Théâtre. » pp. 3-43
es de l’un et de l’autre sexe se laissent entraîner par le torrent du monde , on dirait presque sans crainte et sans remords ;
dit cet illustre prélat, que la probité de ces gens ne soit celle du monde , qui ne savent s’ils sont chrétiens ou non, et qu
r de romans et de comédies, vous n’en serez guère plus avancé pour le monde , et ce ne sera pas par cet endroit-là que vous se
Ceci est encore plus vrai de nos jours.) Dans une ode sur la suite du monde , H. Houdart de la Motte appelle le théâtre une v
blir, à effacer même. » Voilà comme parle un législateur, un homme du monde . Écoutons M. Charles Dupin dans un discours publi
c succès pour le théâtre, ont pleuré leurs égarements ; des hommes du monde , illustres par leur science ou par leur rang, et
rateurs profanes, auteurs dramatiques, écrivains illustres, hommes du monde , lois ecclésiastiques et civiles, autorité sacrée
ieuses entraînent malgré elles au théâtre, et quelques autres, que le monde , ou l’âge avancé, ou l’inexpérience aveugle, les
si souvent touché par la grâce de Jésus-Christ, prenez courage. Si le monde cherche à vous entraîner aux spectacles, nous vou
nts et veulent se conduire selon leurs caprices. Ah ! laissez dire le monde  ; vous savez maintenant ce que vous devez penser
parer au mariage, vous les avez précipités au milieu du tourbillon du monde et vous n’avez, fait usage de l’autorité, que vou
x, que pour les conduire forcément dans le chemin de la perdition. Le monde vous excuse, il vous approuve, il applaudit à vot
enfants ne s’attachent qu’à leur apprendre les manières et l’usage du monde , où ils ont grand soin de les produire. C’est là
nneur et à leur fortune. Quel témoignage et quelle leçon ! l’homme du monde , l’homme de l’art parle comme le prédicateur. »
52 (1767) Réflexions sur le théâtre, vol 6 « Réflexions sur le théâtre, vol 6 — RÉFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE SIXIÈME. — CHAPITRE III. Immodestie des Actrices. » pp. 57-84
te morale anti-chrétienne, si conforme à la nature, canonisée dans le monde , si agréable à un cœur corrompu, qui fait du crim
ans une vie retirée, dans un cloître, elle ne l’est pas dans le grand monde , où les objets séduisans, les discours licencieux
mbert, n’y tiendra pas une semaine. Elle-même a toujours vécu dans le monde , quoi-qu’avec beaucoup de décence & une compa
tout ce qui tient à lui. C’est pourtant une femme, & une femme du monde , qui instruit des femmes du monde. L’Italien, dit
rtant une femme, & une femme du monde, qui instruit des femmes du monde . L’Italien, dit-elle, me paroît dangereux ; c’est
fait tous les jours plus de ravage. Si Adam & Eve, seuls dans le monde , & unis par le mariage, ont dû se respecter &
especter sa présence ; elle méprise la beauté du corps, les pompes du monde , les flatteries du libertinage. Est-il de ligne d
ville. Cette apologie est foible dans le Christianisme. Dieu & le monde sont des ennemis irréconciliables, vous ne pouvez
re au tribunal de l’Evangile, que l’aveu que vous faites de suivre le monde  ? Mais non cette apologie porte à faux à tous éga
dans l’enceinte de la comédie ! & s’il est de l’indécence dans le monde , c’est de là qu’elle vient, c’est là que l’exempl
pouvez-vous en être flattée ? C’est mal jouer son rôle, même pour le monde . Les nudités trahissent la pruderie & la fier
p; non la coutume ; & qu’un Chrétien, qui a renoncé aux pompes du monde , n’est pas justifié par la coutume ? Celle-ci est
enlever à Dieu des cœurs qui lui furent consacrés, & rappeler au monde des vierges qui y ont renoncé, ébranler leur voca
aiter qu’on observât encore la louable coutume, aussi ancienne que le monde , observée chez presque tous les peuples, dont S.
53 (1823) Instruction sur les spectacles « Chapitre XIV. La fréquentation des spectacles ne peut se concilier avec la vie et les sentiments d’un véritable chrétien. » pp. 118-132
nos passions ; depuis que l’Eglise nous a fait promettre de mourir au monde et à ses pompes, à la chair et à ses désirs, à Sa
’elles ont avec l’éternité, s’interdit tout ce qui peut l’attacher au monde , aux créatures, pour ne s’attacher qu’à Dieu. Un
: un chrétien est un homme qui, convaincu que tout ce qui est dans le monde n’est, comme le dit saint Jean, que concupiscence
s, doit craindre d’en être souillé : un chrétien est un homme mort au monde , mort à lui-même, et aussi différent des enfants
en, qui a promis d’embrasser la croix de Jésus-Christ et de mourir au monde , de faire vivre son Sauveur en lui, et de continu
la terre, peut-il se trouver dans des assemblées où règne l’esprit du monde , où on apprend à vivre comme lui, à se conformer
i l’a fait naître ? N’est-ce pas au spectacle que l’on voit ce que le monde , partout ailleurs, n’oserait offrir ? Et en qui l
54 (1667) Traité de la comédie et des spectacles « Sentiments des Pères de l'Eglise sur la comédie et les spectacles — Avertissement » pp. 72-80
et, à qui il fait dire, pour la soutenir, toutes les impertinences du monde  ; Et il prétend justifier à la fin sa Comédie si
la vanité et l'occupation à des choses inutiles est un péché : que le monde est l'ouvrage de Dieu; mais que les œuvres du mon
un péché : que le monde est l'ouvrage de Dieu; mais que les œuvres du monde sont l'ouvrage du Diable, et que la Comédie doit
e du Diable, et que la Comédie doit être mise au nombre des œuvres du monde  ; que la Comédie, en elle-mêmeChap. 25. nous éloi
55 (1671) Lettre d’un ecclésiastique à un de ses Amis « letter » pp. 472-482
que nous élevions ses anéantissements au-dessus de toute la gloire du monde , que des représentations où la vanité triomphe av
se tromper soi-même, de tirer de ce S. Homme une licence pour tout le monde d’aller à la Comédie, encore qu’il ne la donne qu
estin et la fortune, comme donnant le branle à tous les mouvements du monde , et qu’on leur attribue le gouvernement qui n’app
corps mystique de Satan, appelé proprement dans les saintes pages, le monde , et dont il se sert pour faire une guerre cruelle
troupe qui ne fissent les mêmes impiétés si elles attiraient plus de monde à leurs infâmes spectacles, et s’ils en tiraient
e plus de sacrifices et avec plus d’affection au Prince usurpateur du monde , qu’à celui qui l’a créé, et à qui en appartient
la garde de son prochain. On ne doit pas s’étonner que les enfants du monde combattent avec tant de chaleur ces sentiments, q
, qui a fait profession au nom de tous ses enfants de n’être point du monde  : et comme des nourrices des mauvais désirs qui s
56 (1767) Réflexions sur le théâtre, vol 6 « Réflexions sur le théâtre, vol 6 — RÉFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE SIXIÈME. — CHAPITRE VI. Ericie, ou les Vestales. » pp. 138-159
religion ; elles étoient plus parées, plus étalées que les femmes du monde , jamais voilées devant le grand Prêtre leur supér
scène. 6.° Que signifient cette vie austere, retirée, inaccessible au monde , ces murs qui retentissent de gémissemens, &
ême liberté, le même éclat, la même mollesse, que les femmes du grand monde , les Vestales étoient magnifiquement habillées, s
des cérémonies, & beaucoup de considération & d’éclat dans le monde . Il y dura plus de mille ans, jusqu’au regne de T
teté ; que les railleries & les accusations si ordinaires dans le monde ne sont que le langage d’un cœur corrompu, qui ne
son état, remplit exactement ses devoirs, & que l’éloignement du monde , les exercices de piété, les bons exemples, la pr
s secours pour conserver une vertu fragile, dont la privation dans le monde laisse tomber dans les plus grands désordres. Au
rir ? comment de si bon matin, à la pointe du jour, se trouve-t-il un monde infini, & des troupes de soldats pour garder
à leurs autels expier la furie. Il dit de lui-même : Désabusé du monde , aux pieds des Immortels, J’allai chercher la fin
. La sainteté de cet état n’est donc qu’une illusion, une erreur : le monde est bien plus heureux & plus saint, l’empire
le, elle va s’animer. La vertu qui le remplit ne lui suffira plus. Le monde qu’aujourd’hui vous trouvez odieux, Sous un jour
57 (1731) Discours sur la comédie « TROISIEME DISCOURS » pp. 304-351
rra leur dire avec saint Jean I Joan[nes]. 2. 16., « n’aimez point le monde ni ce qui est dans le monde ; si quel qu’un aime
n I Joan[nes]. 2. 16., « n’aimez point le monde ni ce qui est dans le monde  ; si quel qu’un aime le monde, l’amour du Père n’
ez point le monde ni ce qui est dans le monde ; si quel qu’un aime le monde , l’amour du Père n’est pas en lui ; car tout ce q
monde, l’amour du Père n’est pas en lui ; car tout ce qui est dans le monde , n’est que concupiscence de la chair, ou concupis
qui contient des instructions si mortifiantes pour ceux qui aiment le monde , contient aussi des Histoires admirables et qui p
elles de l’ancien, qui ne regardaient que les biens ou les maux de ce monde et qu’on verra accomplir à la lettre ce que Jésus
, que ceux qui ont faim, qui sont haïs, chassés et maltraités dans le monde pour la justice seront bien heureux ; et qu’au co
nd, seul aimable, seul digne de nos attentions, où les plaisirs de ce monde ne soient condamnés, et la Pénitence louée : or c
part des personnes qui ne prennent l’Ecriture que pour en divertir le monde , au lieu qu’elle n’est destinée, dit Saint Jérôme
ia]. Eccles[iae]. c. 1., dit que l’Ecriture est à la Hiérarchie de ce monde , ce que Dieu est à la Hiérarchie du Ciel. Vous vî
tte sagesse éternelle, qui atteint avec force depuis une extrémité du monde jusqu’à l’autre, et qui place avec tranquillité c
uissance spirituelle et invisible qui a formé et qui gouverne tout ce monde corporel et spirituel ? Et qu’y a-t-il de plus be
e nous avons de plus saint, à ceux qui font profession de divertir le monde . Pouvons-nous nous empêcher d’entrer dans les mêm
t représenter les Histoires les plus saintes, et que pour divertir le monde on mêle dans ces Histoires des plaisanteries et d
58 (1689) Le Missionnaire de l’Oratoire « [FRONTISPICE] — Punctum Unicum. » pp. 5-6
uvements indécents et folâtres qui se font aux danses. Les enfants du monde se réjouissent et prennent leurs ébats, dit le sa
s auront dite. Malheur à vous riches qui avez votre consolation en ce monde  ! malheur à vous qui riez ! malheur à vous qui êt
veur, dit Habacuc8. Soyez toujours joyeux, non pas des passe-temps du monde , mais en Notre Seigneur, dit S. Paul aux Philippi
59 (1838) Principes de l’homme raisonnable sur les spectacles pp. 3-62
Religion. Parcourons les Livres Saints ; tout y commande la fuite du monde et de ses dangers. Le Sage nous y avertit de ne p
7. Le Fils de Dieu a porté, contre les amateurs des joies profanes du monde , cet arrêt formidable : Malheur au monde, à cause
ateurs des joies profanes du monde, cet arrêt formidable : Malheur au monde , à cause des scandales qui y règnent 8  ! Malheur
s, à vous, Pères de famille, et à vous, Jeunes gens. N’aimez point le monde , ni les choses du monde : car tout y est ou concu
lle, et à vous, Jeunes gens. N’aimez point le monde, ni les choses du monde  : car tout y est ou concupiscence de la chair, ou
l nous commande, l’amour de Dieu, l’humilité, la pureté, le mépris du monde , la mortification, l’oubli des injures, le pardon
spire l’amour profane, l’orgueil, l’ambition, l’estime des maximes du monde , la dissolution, la vengeance ; il tend enfin à d
ession ; hélas ! quel est donc l’aveuglement des Chrétiens ? » « Le Monde , dira-t-on, est plein de dangers inévitables… Il
ectacles ! » Bourdaloue, dans son sermon sur les divertissements du monde , se propose cette question qu’il résout de même :
inteté qui nous les rend vénérables, c’étaient les premiers génies du monde  : nous avons en main leurs écrits, et nous y voyo
de Romans et de Comédies, vous n’en serez guères plus avancé pour le monde , et ce ne sera pas par cet endroit-là que vous se
nfants, ne s’attachent qu’à leur apprendre les manières et l’usage du monde où ils ont grand soin de les produire. C’est là q
 » « Si, dans la Comédie, on rapproche le ton de Théâtre à celui du monde , on ne corrige point, pour cela les mœurs ; le pl
que le mal même, en ce qu’il fait préférer l’usage et les maximes du monde à l’exacte probité en ce qu’il fait consister la
de la Scène, d’un homme qui jamais ne passa, parmi les partisants du monde , ou de la prétendue philosophie, pour l’émissaire
60 (1667) Traité de la comédie et des spectacles « Sentiments des Pères de l'Eglise sur la comédie et les spectacles — 5. SIECLE. » pp. 147-179
es hommes sont si pervertis et si rebelles, qu'ils s'imaginent que le monde est dans une pleine félicité, lors que ceux qui l
les Païens se plaignent que le Christianisme a diminué la félicité du monde  ; s'ils lisent les livres de leurs Philosophes, q
e 32. C'est aux hommes injustes et méchants à se ré jouir dans ce monde : le monde finira, et leur joie finira avec le mon
C'est aux hommes injustes et méchants à se ré jouir dans ce monde: le monde finira, et leur joie finira avec le monde ; Mais
ré jouir dans ce monde: le monde finira, et leur joie finira avec le monde  ; Mais il faut que les justes mettent leur joie d
hrétien que nous voulons retirer des Spectacles vains, et profanes du monde  ? Je rends grâces à notre Seigneur de ce qu'il no
d'admiration. Pourquoi l'accoutumance à voir toutes les merveilles du monde et de la nature dont Dieu est l'auteur, les lui a
ue moi ce que l'Ecriture dit de ces sortes de personnes auxquelles le monde donne d'ordinaire des applaudissements et des lou
lle nous commande de vivre sobrement ; d'être pieux et justes dans ce monde , en attendant l'effet d'une bienheureuse espéranc
61 (1765) Réflexions sur le théâtre, vol. 3 « Chapitre I. Est-il à propos que la Noblesse fréquente la Comédie ? » pp. 3-19
et le plus grand qu’elle pût jamais faire, ce serait de désabuser le monde d’elle-même et de disparaître. Mais peut-on espér
tait possible, Néron, autre personnage extraordinaire sur la scène du monde , s’avisa d’un expédient singulier. L’infamie des
tinction ne fut jamais inconnue, et à lui-même que toutes les lois du monde ne pouvaient jamais garantir du souverain mépris
qu’alors grande Princesse, fut gâtée par les spectacles, et courut le monde en aventurière. Bourdelot, son Médecin, homme d’e
a vie de Néron d’avoir paru sur la scène. Qu’a donc fait ce maître du monde pendant son règne, ou plutôt sa tyrannie ? quels
accusent les spectacles, qui en sont cependant la véritable cause. Le monde qui l’y entraîne, lui conseille ce qui le perd ;
 ; et s’il tombe dans la méprise, on insulte à sa fragilité : tant le monde est injuste et aveugle. Il tend des pièges, et se
cher la réforme ? Si quelqu’un est en droit de parler aux maîtres du monde , c’est leur Pasteur, c’est au Ministre du Dieu vi
orité, de liberté et de fruit que tous les Corneille et les Racine du monde . Je parle de ces deux dramatiques, parce que ce s
62 (1744) Dissertation épistolaire sur la Comedie « Dissertation Epistolaire sur la Comedie. — Reponse à la Lettre précedente. » pp. 19-42
issolutions, qui se rencontrent dans la Comedie ? On en doûte dans le monde  ; puisque chez la plûpart ce divertissement passe
ar la vanité, cette dangereuse passion, qui s’attache aux plaisirs du monde , fera du progrés, qu’elle n’appercevera pas d’abo
a Terre Sainte, où tout inspira de la pieté, sentit toute la peine du monde pour se recueillir ; & il avoue lui même, que
evotion, elle se flâte même qu’elle n’est pas enivrée des plaisirs du monde  : cependant elle a une terrible demangeaison pour
lle est de toutes les compagnies, & de tous les divertissemens du monde . La grace de Jesus-Christ produit dans les prédes
amour de vous & pour vôtre gloire je donnerai aujourd’hui tous au monde , & je ne penserai point à vous, si ce n’est q
mme celle là, c’est à dire, une vie qui se passe dans les plaisirs du monde , n’est point une vie, c’est une mort spirituelle,
tats : mais on n’en trouve jamais, s’ils ne s’opposent aux maximes du monde , & s’ils n’agissent pas par le mouvement de l
mieux faire son salut, qu’elle s’est determinée de s’établir dans le monde . Mais en renonçant au devotisme, elle n’a pas ren
lui inspirer l’esprit de l’Evangile, que l’air, & les manieres du monde . Si un Pere ne remplit pas les dévoirs d’un Pere
63 (1776) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre dix-huitieme « Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. — Chapitre II. Madame de Longueville. » pp. 40-83
du Connétable de Montmorenci son oncle la détacherent des vanités du monde . Elle n’y paroissoit qu’avec répugnante, avec dég
encens qu’on lui prodiguoit, ne pensa plus à sa vocation, se livra au monde , fréquenta la comédie, se jetta dans le tourbillo
angueur qui lui étoit naturelle, elle eût été la meilleure actrice du monde . Le mariage de Julie d’Angenne avec le Marquis de
un de leurs enfans beaux comme leurs meres, la Greve étoit pleine de monde jusques dessus les toîts, les hommes jettoient de
es gardes, mettez-moi en prison : je suis la plus malheureuse mere du monde  ; mon fils, ma fille, mon gendre se sont déclarés
e du Roi, ne peut l’obtenir, quitte le Connétable son époux, court le monde , & termine ses voyages dans une prison. Les c
x de l’Hôtel de Rambouillet) La folie, l’injustice, l’ingratitude du monde , & pour tout dire en un mot le néant , (le né
éant est-il ingrat, injuste ?) Avoir été la plus aimable personne du monde , & la plus aimée, porté les lys sur la tête,
ils pour le choix des livres qu’elle devoit lire. Mes attachemens au monde , de quelque nature que vous les puissiez imaginer
rompus & même brisés. Mes besoins sont pressans, ce qu’il y a au monde de plus aigu, de plus dur. Ma santé ne me permet
it fait verser tant de larmes, lui représentoit vivement la vanité du monde , & les exemples de toutes les vertus dans sa
i l’avoit fait emprisonner. Le temps n’est pas plus inconstant que le monde , & surtout plus que les grands. Les circonsta
t dans une grande piété, Depuis qu’elle eut quitté les spectacles, le monde s’en moquoit, la traitoit de fable ou de petitess
par la force de la grace, les combats que le démon, la chair & le monde lui livrent. Le Prince de Conti, qu’elle avoit en
dition & de sa piété. Phénomene le plus singulier, unique dans le monde , qu’un Prince qui fait un livre contre la Comédie
emples. La disposition des Bénéfices passera pour un rêve aux yeux du monde . Elle avoit deux fils qui prirent l’Etat ecclésia
p; du fils ? Le reste de sa vie n’eut rien de remarquable aux yeux du monde  ; mais fut très méritoire aux yeux de Dieu. Elle
; la Sagesse & la Religion n’y compterent jamais, & la vie du monde , ni ne le mérite, ni ne le prépare.
64 (1674) Le Theâtre François pp. -284
moindre part. L’Auguste Maître que Vous seruez est vn des Princes du monde les plus éclairez, il sçait admirablement l’art d
mediens. XV. Raisons qu’ils ont d’aimer l’Estat Monarchique dans le Monde . XVI. Grande difference des Royaumes & des
d’enseigner en joüant la belle science, qui est aujourd’huy celle du Monde , & de porter doucement les hommes à haïr le v
effarouchent. Toute la morale roule sur la sagesse & la folie du monde  ; & cette folie est inseparablement attachée
condanner entierement. Disons en vn mot qu’il ny à rien de parfait au Monde , qu’il n’y a point de professiõ qui n’ayt ses def
le pere relasche quelque chose de sa seuere defence. Il n’y a rien au monde , comme i’ay dit, qui n’ayt son sort & son feb
ay bien tost : mais si pour cela on veut sans exception les bannir du Monde , il faut aussi en bannir par méme raison & le
ay assez dit, ce me semble, pour faire voir que toutes les choses du Monde ont leur bon & mauuais vsage ; ce qui prouue
mp; qui disent que l’idée d’vne chose qui n’est pas plaisante dans le Monde , ne sçauroit l’estre au Theâtre. Il y en a de moi
u d’art par des gens qui ne frequentent jamais ny la Cour, ny le beau monde , & qui la plus part de méme que les Anglois n
ne les aiment pas, faut il pour cela qu’ils soient defendus à tout le Monde  ? Les esprits chagrins ne prennent plaisir à rien
i fait mouuoir tout le corps, & c’est de là principalement que le monde s’attend de tirer le plaisir qu’il va chercher au
e satisfaction à ceux qui veulent sçauoir comme tout se passe dans le monde . La plus ordinaire condition & la plus iuste
& d’autre le mieux que l’on peut, comme il faut se consoler en ce monde de tous les euenemens fâcheux. Mais cela n’arriue
ncienne origine l’vn que l’autre, & que dés qu’ils s’est parlé au Monde de Comedie, il s’est parlé de Poëtes & de Com
conduisent dans le particulier ; & puisqu’il est vray que dans le Monde chaque Famille est vne petite Republique, & v
par les declarations du Souuerain. Il n’y a point de profession au Monde autorisée par le Souuerain, qui ne soit iuste &am
ls se declarent enuemis) passeroient pour fort honnestes gens dans le monde . Ie n’estime point vn Comedien dont la vie est de
dit, que puis qu’ils auoient embrassé vn genre de vie qui est fort du monde , ils deuoient hors de leurs occupations, trauaill
hoisissant pour ce jour là leur plus belle piece pour attirer plus de monde . 7. L’education de leurs enfans. La bonne e
tous les bruits qui courent sur ces matieres de tous les endroits du monde sont le plus souuent tres faux. Il est donc vray
ediẽs. Il n’y a point de gens qui aiment plus la Monarchie dans le monde que les Comediens, qui y trouuent mieux leur cont
isons qu’ont les Comediens d’aimer passionnement la Monarchie dans le Monde , & de la haïr mortellement dans leur Corps. A
theurs. 15. Raisons qu’ils ont d’aimer l’Estat monarchique dans le Monde . I’ay eu raison de dire qu’il n’y a point de g
e dire qu’il n’y a point de gens qui aiment plus la Monarchie dans le Monde que les Comediens. Premierement ils sont ácoûtume
ues pour les plaisirs de la vie. Mais il n’y a point de Royaume au Monde , où les Comediens soient mieux affermis qu’en Fra
méme train, le Parterre, l’Amphitheatre, les Loges, tout est plein de monde , & les Acteurs ont souuent de la peine à se r
ez les plus parfaites, qui semblent auoir rompu tout commerce auec le Monde  ; & si leur petit Estat ne peut estre exent d
çauent les ápuyer de leur credit. 23. Leur ciuilité enuers tout le Monde . Generalement ils vsent de grande ciuilité enu
le Monde. Generalement ils vsent de grande ciuilité enuers tout le Monde , & particulierement enuers les Autheurs fameu
ie de gens incommodes, il en entroit aux loges, on voyoit beaucoup de monde & fort peu d’argent. En toutes Professions l’
qui marque les entrées & les sorties. La Comedie acheuée & le monde retiré, les Comediens font tous les soirs le cont
esidoit au Marais, & où vn Mondori excellent Comedien attiroit le Monde , faisoit tous ses efforts pour áquerir de la repu
is de cette petite course dans le voisinage, à la premiere affiche le Monde y couroit, & elle se voyoit visitée comme de
ns des particuliers, ou par quelques interests nouueaux, chacun en ce Monde allant à son but, & se mettant peu en peine d
ais Royal commença donc de faire grand bruit, & d’attirer le beau monde , quand Moliere en suite de son Etourdi, de ses Pr
tion de ses excellentes pieces, où l’on void courir presque autant de monde que si elles auoient encore l’auantage de la nouu
s si jaloux de leur gloire, l’vn qui regne au Septentrion de ce grand Monde , & l’autre au Midy, separez par le canal de l
et aussi de loin des pieces nouuelles de diuers Auteurs pour tenir le monde en haleine, & faire valoir le merite de la Tr
ne heure, sur tout lors que la piece est nouuelle, & que le grand monde y court. Cy-deuant, quand l’Orateur venoit annonc
leur font ponctuellement payez, & il n’y a point de Communauté au monde plus reguliere que la leur en cet article. Les pr
hiteâtre au nombre de quatre ou cinq doiuent estre pronts à seruir le monde , & donner aux gens de qualité les meilleures
ane, sans distinction de Romaine ny de citronnée : mais tout va en ce monde de bien en mieux, & de quelque costé que lon
65 (1694) Sentiments de l’Eglise et des Pères « CHAPITRE III. Des Comédies de ce temps, si elles sont moins mauvaises et moins condamnables que celles du temps passé. » pp. 55-81
élodies et les concerts des divers instruments ; le concours du grand monde  ; enfin les parures si affectées des Dames ; cett
rures si affectées des Dames ; cette pompe, et cet assemblage du beau monde , et toutes les autres choses qui s’y trouvent ne
Spectateurs d’eux-mêmes, à les séduire, et à leur faire croire que le monde a quelque chose d’aimable ; quoi qu’en comparaiso
u deux des pièces de cet Auteur, qui ont fait le plus d’éclat dans le monde  : LE TARTUFFE. On veut faire croire que Molière a
dévotion ; et qui s’en servent pour procurer leur avancement dans le monde . Mais il est sans doute qu’il a poussé les choses
aine. Combien y en a-t-il qui se servent de ce masque, pour abuser le monde  ? Combien y en a-t-il, qui par ce stratagème ont
ener leurs filles, pour commencer, disent-elles, à leur faire voir le monde  ; c’est-à-dire pour commencer à leur corrompre l’
mait d’un amour sans seconde, En se servant de mots les plus jolis du monde . Tantôt il lui prenait et les mains et les bras,
t. Pour moi, je vous déclare que mon dessein n’est pas de renoncer au monde . Comment ? parce qu’un homme s’avise de nous épou
se, prendre les douces libertés que l’âge lui permet ; voir un peu le monde  ; et enfin goûter le plaisir qu’il y a à s’ouir d
e plus indocile ; Rien de plus infidèle. Et malgré tout cela, Dans le monde on fait tout pour ces animaux là. » Méchantes
66 (1765) Réflexions sur le théâtre, vol. 4 « CHAPITRE VII. De la frivolité et de la familiarité. » pp. 150-162
t et en rit, le petit maître s'en fait gloire : aucune nation dans le monde , ni toutes les nations du monde ensemble n'ont au
n fait gloire : aucune nation dans le monde, ni toutes les nations du monde ensemble n'ont autant composé de romans, de coméd
et de le traiter, en prend la teinte ; rien n'est goûté dans le beau monde , s'il n'en a l'assaisonnement. Il faut pour plair
ophique, politique, comme Télémaque, le voyage de Cyrus, le voyage du monde de Descartes, il y a des milliers d'historiettes,
t bon sens, et d'avoir répandu sur tout un vernis de comique. Le beau monde , les jolis Auteurs sont devenus Comédiens, leur s
s y ont entraînés, et leur en ont fait payer les frais ? Tout ce joli monde qui chante, danse, siffle, déclame avec les Acteu
t, d'une manière à se faire mettre à la Bastille, s'il tenait dans le monde les mêmes propos : point de comédie où quelqu’un
67 (1668) Idée des spectacles anciens et nouveaux « Idée des spectacles anciens et nouveavx. — Idée des spectacles novveavx. Livre II. — Chapitre II. De la Comedie. » pp. 163-177
la vielle Rome ; que les Theatres de ces deux vieilles Merveilles du Monde , demeurent encor tous entiers dans leur teste, &a
l dure mesme malgré eux contre celuy des honnestes-gens & du beau monde , & sans que la raison fortifiée par les année
eillards, & des sobres s’enyvrer d’un vin de plusieurs années. Le monde est assez convaincu du peu d’agréement qu’ont ces
amp; à force de nous flater dans nostre presomption, nous rebutons le monde & nous nous attirons son mépris ou ses censur
de tenir de Theatre vuide, & de n’y souffrir que les Acteurs. Le monde qui s’y trouve, ou qui survient, tandis qu’on jou
68 (1689) Le Missionnaire de l’Oratoire « [FRONTISPICE] — Chapitre » pp. 15-18
it le paranymphed de vos noces ; vous voulez que ce soit la chair, le monde , la vanité et la sottise. Ce mari que vous préten
omplaisance en vous ou en votre fille au bal ? On ne condamne dans le monde que les péchés extérieurs et grossiers ; mais Die
plusieurs autres objections, pour justifier ces damnables coutumes du monde  ; car, comme dit Tertullien, quand nous avons aff
écieux, ces beaux plaidoyers, qu’on étale en faveur de la chair et du monde , seront comme des toiles d’araignées subtilement
69 (1643) Les Morales chrétiennes « Des Théâtres. » pp. 511-519
sur le naturel. Car les grandes choses ne paraissent ordinairement au monde , que dans des longueurs pour quia la vie d’un seu
, le progrès, les difficultés, la fin des aventures qui exercèrent le monde durant plusieurs années et plusieurs siècles. Le
ts des sépulcres, les Dieux de leur trône ; on va chercher les autres mondes pour soutenir les intérêts de cette funeste et ma
us les jours l’exemple des Saints, il a ce qui se passe dans le grand monde , où il trouve de quoi rire par indifférence, et d
70 (1766) Réflexions sur le théâtre, vol 5 « Réflexions sur le théâtre, vol 5 — REFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE CINQUIÈME. — CHAPITRE I. Préjugés légitimes contre le Théatre. » pp. 4-29
amp; de mauvais exemples. Qu’on jette les yeux de toutes parts sur le monde dramatique, le même tourbillon l’entraîne dans le
es, valets, &c. depuis deux mille ans, dans les quatre parties du monde , tous parfaitement dignes les uns des autres &
comme des crimes par les loix de l’État, & les Comédiens, que le monde du plus haut rang ne rougit pas d’honorer de sa f
est petit, la foule marche dans la voie large : vous n’êtes pas de ce monde , vous ne seriez pas de mes Disciples, si vous avi
es Disciples, si vous aviez l’esprit, si vous suiviez les exemples du monde . Dans le baptême vous avez renoncé à la chair, au
du monde. Dans le baptême vous avez renoncé à la chair, au démon, au monde & à ses pompes, Vous ne fûtes admis dans l’Ég
le marche à grands pas dans la voie large. C’est la loi, & non le monde , qui décidera de notre sort éternel. Que chacun c
nt pour l’éternité. Forcé de souscrire à des vérités si palpables, le monde en appelle à son expérience ; & alors témoin,
ils s’efforcent en vain de s’ensevelir : comme s’il y avoit, dans le monde même, de fait plus notoirement démontré par l’exp
nes défaites qui rejettent sur sa femme, sur son mari, sur l’usage du monde , sur les biens, le péché que l’on a commis en man
jouer le 15 avril le Siege de Calais, qui étoit affiché. Il y vint un monde immense. Le grand Molé, le brillant Bizard, le su
voie ses Déesses bienfaisantes au cachot : Voltaire seul vaut tout un monde . On joua Électre & Amenaïde. Qu’on ne demande
71 (1705) Sermon contre la comédie et le bal « II. Point. » pp. 201-218
ants de l’Eglise, à la chaire de pestilence. La gloire de reformer le monde était réservée à ce nouvel Evangile, et sans dout
des Epîtres Canoniques ces paroles de saint Jean, « n’aimez point le monde , ni tout ce qui est dans le monde, parce que ce n
s de saint Jean, « n’aimez point le monde, ni tout ce qui est dans le monde , parce que ce n’est que concupiscence de la chair
iateurs et quantité d’autres dérèglements qui régnaient alors dans le monde , et dont il parle aussi peu, sa mission était bor
n promettre récompense, les lumières de la conscience des amateurs du monde ne sont pas éteintes jusqu’à ce point, ils se con
arées, mais toute la conduite qu’il a tenue depuis le commencement du monde , n’est-ce pas une espèce de poème épique plein d’
72 (1774) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre seizieme « Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. — Chapitre III. De l’Éducation. » pp. 60-92
on n’y voyoit que quelques tretaus, où des Tabarins, pour attirer le monde & vendre leur orviétan, donnoient quelques fa
e fuir un spectacle qui y met le plus grand obstacle ? N’aimez pas le monde ni ce qui est dans le monde ; si quelqu’un aime l
t le plus grand obstacle ? N’aimez pas le monde ni ce qui est dans le monde  ; si quelqu’un aime le monde, l’amour de Dieu n’e
aimez pas le monde ni ce qui est dans le monde ; si quelqu’un aime le monde , l’amour de Dieu n’est pas dans son cœur. Tout ce
nde, l’amour de Dieu n’est pas dans son cœur. Tout ce qui est dans le monde n’est que la concupiscence de la chair, la concup
e seule passion, mais toutes les passions & toutes les vanités du monde , le luxe, le faste, l’oisiveté, l’orgueil, la col
uloit comme un Acteur sur la scene. Le meilleur comédien doit dans le monde se défaire de ses allures comme de son habit, &am
jeunes-gens, même les jeunes Seigneurs destinés à vivre dans le grand monde où les spectacles sont la moitié de la vie. Aux r
unit dans un même point de vue tout ce qu’il y a de dangereux dans le monde pour attaquer tout à la fois l’ame par tous les e
a-t-elle bon qu’on aille ainsi fouiller dans les vieux titres ? Et le monde approuveroit-il qu’on débitât toutes ses histoire
uteur, le meutrier d’un des plus grands hommes qui aient paru dans le monde , peut-il être innocent ? 5.° Enfin une réflexion
es maximes, & débitent une bonne morale ; elles font connoître le monde , peignent le vice & la vertu, offrent des sit
d’augmenter les anciens préjugés, les prestiges de la chair & du monde , c’est-à-dire la corruption des mœurs, soit un ar
oilées de la gaze légere d’un style élégant, ingénieux, d’un homme du monde , d’un homme de condition, mais d’un libertin qui
73 (1763) Réflexions sur le théâtre, vol. 1 « CHAPITRE III. Des Pièces de Collège. » pp. 48-67
ion de la voix, le langage des yeux. La comédie leur offre l’image du monde , la peinture des vices, le désordre des passions,
un si grand nombre de Prédicateurs et d’Avocats qui ont paru dans le monde , il s’en est trouvé quelqu’un assez peu sage pour
on (Lett. Juiv. tom. 7. Lett. 193.) : Le Marquis Caraccioli, homme du monde , mais extrêmement sage et pieux (Jouissance de so
ane ces grâces extérieures, qui font des sermons un spectacle, que le monde Chrétien réprouve parce qu’il respecte la divine
de Chrétien réprouve parce qu’il respecte la divine parole, et que le monde profane désire parce qu’il se fait un amusement d
e, disait qu’ « il n’en voudrait pas davantage pour gouverner tout un monde  », et pour cette raison ne donna aux Jésuites auc
s passions, on veut des femmes, on veut de l’amour, on veut plaire au monde , et malgré la gravité et la sainteté de l’état, c
, et se sont moins refusés à la calomnie. La dissipation, l’esprit du monde , l’irréligion, le peu de respect pour les choses
des plus graves Casuistes, il sera toujours vrai que l’Evangile et le monde sont deux ennemis irréconciliables : « Qui veut v
74 (1710) Instructions sur divers sujets de morale « INSTRUCTION II. Sur les Spectacles. — CHAPITRE III. Qu'une Mère est très coupable de mener sa fille aux Spectacles. Que c'est une erreur de croire que la Comédie soit destinée à corriger les mauvaises mœurs. Que rien au contraire n'est plus propre à les corrompre. » pp. 65-75
re l'innocence de son Baptême par lequel elle a renoncé aux pompes du monde , qu'elle lui fait voir de si près, et dans un poi
ent. D. Si cela est ainsi, y a-t-il d'autre sûreté, que de quitter le monde , et de se retirer dans le désert ? R. Dieu n'appe
b.disait S. Augustin, la sûreté de ceux qui vivent dans les usages du monde par état, et par vocation, consiste à vivre dans
s grands que ceux qu'on trouve à tout moment, et à chaque pas dans le monde  ? R. Il y a une très grande différence entre les
75 (1749) Maximes pour se conduire chrestiennement « Des Plaisirs, et en particulier des Spectacles. » pp. 233-248
. Mais qu’il y a de danger dans les plaisirs, qui sont usités dans le Monde  ! D’abord il en est, qui sont tout à fait illégit
elles. Par rapport aux Comédies spécialement, dont on se fait dans le monde bien peu de scrupule ; j’ajouterai cependant enco
s de l’irréligion qui se répand et s’établit de jour en jour ? Que le Monde est contradictoire à lui-même ! Si les spectacles
ont profession d’une plus grande régularité ? Pourquoi les maximes du Monde même en excluent-elles ceux que leur état oblige
76 (1675) Traité de la comédie « XXXV.  » p. 331
éché a ouvert les yeux aux hommes pour leur faire voir les vanités du monde avec plaisir. Et la grâce du Christianisme, en ou
de demander à Dieu qu'il nous ôte les yeux pour toutes les folies du monde , dont la Comédie est comme l'abrégé, et qu'il nou
77 (1774) L’homme du monde éclairé « L’homme du monde éclairé » pp. 150-171
L’homme du monde éclairé VIII. ENTRETIEN, Sur le Théatre. Le Ch
oda avec sa femme, en voyant le préjugé à la mode. J’ai vu l’homme du monde le plus fier prendre des airs modestes après la c
s personnages soient des hommes réels, je ne crois pas qu’il y ait au monde de compagnie plus détestable que celle-là le sero
, de mauvais fils, de mauvais maris, &c. Si les mariages, dans le monde , se faisoient sur ces modeles, cette sainte union
amais rien de plus autorisé ? L’histoire de tous les siecles, dans le monde entier, fait voir de pareils contrastes. La multi
aveuts, machinistes, valets, &c. sont, dans les quatre parties du monde , parfaitement dignes les uns des autres, & su
78 (1689) Le Missionnaire de l’Oratoire « [FRONTISPICE] — introduction » p. 2
Le Fils de Dieu étant venu en ce monde pour y apporter le feu céleste de l’amour de Dieu
nnête. A cet effet, entre autres moyens, il a inventé et introduit au monde les bals, les danses et les autres divertissement
79 (1752) Essai sur la comédie nouvelle « ESSAI SUR LA COMEDIE MODERNE. » pp. 1-160
ainsi dire, à la piété, sans vocation décidée ; en un mot un homme du monde se charge d’un ministère qui paraît purement apos
ien du moins qu’on n’excuse, et qu’on ne se pardonne aisément dans le monde . Il parle un langage poli, châtié ; (quoiqu’il se
teurs modernes, que ces défauts ne sont que des vices décriés dans le monde , et indépendants des bonnes mœurs ; car il ne fau
e conduite sage et réglée. Un homme peut être très peu propre pour le monde , et avoir tous les ridicules que nos Comédies dép
us l’estime où l’on le voit ? Vous êtes-vous rendue avec tout le beau monde Au mérite éclatant de sa perruque blonde ? Sont-c
Madame, a bien paru ridicule achevé. … … … … … Célimène. Dans le monde , à vrai dire, il se barbouille fort ; Partout il
qu’il vous débite en grimaces abonde, A force de façons il assomme le monde . Sans cesse il a tout bas, pour rompre l’entretie
e des ridicules, dont la plupart même sont si outrés, que personne au monde ne croira les avoir à ce point-là ; et quand par
temps Fort propres à former l’esprit des jeunes gens ; Et l’école du monde , en l’air dont il faut vivre, Instruit mieux à mo
ettre aux jeunes filles. » Inspirer à la jeunesse les sentiments du monde , inviter un sexe fragile à la coquetterie, précon
it d’un amour sans seconde, Et me disait des mots les plus gentils du monde  ; Des choses que jamais rien ne peut égaler, Et d
… … … Le mal n’est jamais que dans l’éclat qu’on fait, Le scandale du monde est ce qui fait l’offense ; Et ce n’est pas péche
qui paraît assez par les désordres horribles qu’elle produit dans le monde , il n’y a rien de plus dangereux que de l’exciter
us les jours de bon cœur, au récit d’aventures qui se passent dans le monde , souvent sous nos yeux, dans lesquelles l’amour n
quantité de défauts qui le rendent vicieux pour la société et pour le monde . On veut l’en corriger, et le rendre plus digne d
, des maximes de politesse, des règles d’usage, des principes pour le monde  ; car en général c’est tout ce qu’on peut tirer d
a plusieurs usages très condamnables, dont on n’a pu faire revenir le monde , qu’après les avoir condamnés durant longtemps, c
ques maximes de M. de la Rochefoucauld, un peu trop de dégoût pour le monde  ; voilà toutes les objections de M.F. Ce n’est pa
s dire autre chose. Comment un Discours qui blâme des plaisirs que le monde chérit, pourrait-il respirer le goût du monde ? M
âme des plaisirs que le monde chérit, pourrait-il respirer le goût du monde  ? M.F. prétend-il insinuer que ce que le Prince d
e impression, parce que ses maximes ne sont pas conformes à celles du monde  ? Veut-il faire entendre que l’ouvrage le plus so
mpes, et à ses œuvres, on nous dit que par satan, il faut entendre le monde  ; par les pompes de satan, les pompes du monde, q
n, il faut entendre le monde ; par les pompes de satan, les pompes du monde , qui sont l’éclat trompeur et le faux brillant de
a voulu un peu justifier cette morale. Il ne croit pas qu’il y ait au monde une personne assez simple pour prendre des chanso
ienséance précieuse aux honnêtes gens, et qui est admise même dans le monde . On a cherché à détruire des principes qu’on a dé
80 (1765) Réflexions sur le théâtre, vol. 3 « Chapitre II. Est-il du bien de l’Etat que les Militaires aillent à la Comédie ? » pp. 20-34
le si puissante, si riche, qui a longtemps disputé à Rome l’empire du monde , qui a mis Rome à deux doigts de sa perte, qu’à p
ologue : « Ai-je pu, s’écriait-il, refuser quelque chose au maître du monde , à qui les Dieux même n’ont rien refusé ? » Et po
r les plaisirs ; l’impudicité, plus funeste que les armes, a vengé le monde  : « Sævior armis luxuria incubuit, victumque ulci
ée de petits-maîtres n’a jamais embelli de ses exploits les fastes du monde  : la toilette ne prépare pas à la tranchée, les p
des plus habiles, des plus heureux, des plus redoutables guerriers du monde , se brisa à cet écueil. Après avoir traversé le R
ement, sont nos Acteurs et nos Actrices. Le théâtre est le tableau du monde  : nos Comédiens sont les hommes et les femmes de
es ; voilà l’objet du culte, des sacrifices, des désirs, des fêtes du monde dramatique. Il retentit des grands noms de Vénus,
81 (1667) Traité de la comédie « Traité de la comédie — XXXV.  » p. 495
éché a ouvert les yeux aux hommes pour leur faire voir les vanités du monde avec plaisir: et la grâce du christianisme, en ou
de demander à Dieu, qu'il nous ôte les yeux pour toutes les folies du monde , dont la Comédie est comme l'abrégé; et qu'il nou
82 (1666) Réponse à l'auteur de la lettre « letter » pp. 1-12
int, mais je ne veux pas dire, comme vous, que « je laisse à juger au monde quel des deux est le Visionnaire b ». Je ne voudr
monde quel des deux est le Visionnaire b ». Je ne voudrais pas que le monde crût que je ne susse pas faire un jugement si ais
la vérité. Je vous dirai donc sans aucun intérêt particulier, que le monde rit de vous entendre parler si négligemment d’un
e sont des « solitaires, dites-vous,j des austères qui ont quitté le monde  » et parce qu’ils ont écrit cinq ou six mots cont
ion et qu’il a fui avec tant de force. Il s’est dérobé à la gloire du monde qui l’environnait, et il est vrai que pour s’en é
nouveaux. Désabusez-vous, Monsieur, et ne vous imaginez point que le monde soit assez injuste pour juger selon votre passion
uoi que vous disiez contre des personnes d’un mérite si connu dans le monde et dans l’Eglise ; ce sera par leur vertu qu’on j
ud du Bois cite presque textuellement Racine : « Je laisse à juger au monde quel est le visionnaire des deux », « Lettre de M
honorer. Hé ! Monsieur, contentez-vous de donner les rangs de l’autre monde  : ne réglez point les récompenses de celui-ci. Vo
effet au sujet de l’amendement de Le Maistre : « Que faisait dans le monde M. Le Maistre ? Il plaidait, il faisait des vers 
83 (1694) Sentiments de l’Eglise et des Pères « CHAPITRE I. Condamnation de la Comédie par la sainte Ecriture, par les Conciles et par plusieurs raisons. » pp. 7-11
nem communicare ? »Tert. de Spect. c. 5. 5. Passage. N’aimez pas le monde ni ce qui est dans le monde. Or tout ce qui est d
Spect. c. 5. 5. Passage. N’aimez pas le monde ni ce qui est dans le monde . Or tout ce qui est dans le monde n’est que concu
pas le monde ni ce qui est dans le monde. Or tout ce qui est dans le monde n’est que concupiscence de la chair, et des yeux,
84 (1766) Réflexions sur le théâtre, vol 5 « Réflexions sur le théâtre, vol 5 — REFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE CINQUIÈME. — CHAPITRE II. Du Mariage. » pp. 30-54
inspire pour le mariage & ses devoirs. Jamais il n’y a eu dans le monde plus de célibataires & de mauvais ménages que
dans toute la piece que la bonne intelligence des époux passe dans le monde pour un prodige & est un ridicule. J’ose ajoû
ices que de vertus. Jamais par ces moyens & dans ce tourbillon de monde on ne trouvera les sentimens vertueux qu’on prête
er de religion, & être vertueux sans elle au milieu des folies du monde . Le théatre le plus raisonnable est infecté d’un
s qu’il veut faire croire suffisantes & possibles jusques dans le monde , qui en est le renversement : systême aussi démen
ions, dont l’usage parmi les amateurs est journalier. A peine dans ce monde comédien, qui s’appelle le beau monde, la bonne c
est journalier. A peine dans ce monde comédien, qui s’appelle le beau monde , la bonne compagnie, voit-on deux mariages où l’u
, aux parties de plaisir ; s’il n’approuve la dissipation, l’amour du monde , le bal, le spectacle, la compagnie ; si maître c
assion est satisfaite, que vouloit-on de plus ? Toutes les nations du monde , sans exception, ont fait du mariage une action r
sera assez heureux pour trouver ce trésor ? Il faut aller au bout du monde le chercher. Les autres femmes amassent des riche
moins retirées : le jeu, le bal, les spectacles, les repas, le grand monde , les parties de plaisir, remplissent agréablement
85 (1694) Réponse à la lettre du théologien, défenseur de la comédie « Réponse à la lettre du théologien, défenseur de la comédie. » pp. 1-45
ion du libertinage, on voit des hommes hardis, remplis de l’esprit du Monde , ou pleins d’eux-mêmes, qui prennent le parti des
s que les hommes ont faites les uns des autres dès le commencement du Monde . Au moment de la chute de l’homme, la Terre devin
a reçues des objets sensibles ont toujours prévalu dans le courant du Monde , personne durant plus de quatre mille ans n’a pu
aient ; et que notre Théologien a pour objet des jeux, où l’esprit du Monde et les passions triomphent : mais Albert le Grand
de scrupules de s’y trouver que dans aucune autre assemblée de grand monde dont son état le doit éloigner Page 37. ». Doit-i
re ? A entendre le Père, il songe plus à éviter les hommes « du grand Monde  », que leurs passions. Il y aurait bien des chose
rance qu’a le Roi pour la Comédie, il est à propos de dire un mot. Le Monde présent étant fait pour le Monde futur, les Princ
, il est à propos de dire un mot. Le Monde présent étant fait pour le Monde futur, les Princes de la Terre doivent travailler
vres, avec ce que nous rencontrons à tous moments dans le commerce du Monde . » J’abrège son texte crainte d’ennuyer : mais je
âme ». Notre Théologien croit sans doute parler à des gens de l’autre Monde . Mais ne vient-il pas des gens à la Comédie, qui
i hors du ThéâtrePage 57., et dans leurs familles, menaient la vie du monde la plus exemplaire. Ils joignent, dit-il, à leur
auvreté. Cela est très vrai. Mais ils ont renoncé, dans le Baptême au monde , à la chair, et au Démon; et par ce divin Sacreme
86 (1768) Réflexions sur le théâtre, vol 10 « Réflexions sur le théâtre, vol 10 — RÉFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE DIXIEME. — CHAPITRE PREMIER. Peinture & Sculpture. » pp. 4-40
t point en sureté dans vos maisons. Cette vertu aussi ancienne que le monde , est de toutes les réligions. Donner ce scandale
nneroit des railleries impies, cela peut être ; le théâtre a monté le monde sur le ton cinique, surtout contre la piété &
écoliers. Cet admirable patriotisme sera élevé jusqu’au Ciel dans le monde , & précipité dans les Enfers par les disciple
i fit la célébrité de l’Isle de Co sa patrie. Tableau qui y attira un monde infini, & en fit un lieu de débauche, pour ho
de grands hommes, & d’offrir à imiter. Qu’est-ce que l’estime du monde  ? Elle prostitue la gloire comme Laïs prostituoit
ourroit épuiser ce détail, & compter les mauvais tableaux dont le monde est inondé, Ovide prétend que Venus leur doit son
e des peintures comme un des plus grands désordres qui soient dans le monde , formata adulteria, titulata incesta, simulucra f
es immodestes. On ne souffre que la nudité du Crucifix, à laquelle le monde est accoutumé, & qui ne fait point de mauvais
sortes de formes, comme l’objet dans un miroir à facettes ; c’est un monde d’iniquité : universitas iniquitatis, comme dit S
in ; cette niéce trop célebre du Cardinal, quitta son mari, courut le monde , & enfin alla se fixer à Londres, où elle ouv
ce qu’il appelle concupiscentia oculorum. Est-il rare de voir dans le monde des passions fondées sur des portraits, entretenu
nc & de rouge ; umbra picturæ effigies. Tels sont les plaisirs du monde , tel le monde lui-même une figure qui passe, præt
uge ; umbra picturæ effigies. Tels sont les plaisirs du monde, tel le monde lui-même une figure qui passe, præterit figura hu
a ce que le désœuvrement, la frivolité des hommes a introduit dans le monde , superfluitas hominum hæc invexit in orbem terrar
87 (1768) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre douzieme « Réflexions morales, politiques, historiques, et litteraires, sur le théatre. — Chapitre VI. Siécle de Louis XV. Chap. 2. » pp. 161-170
ut pour eux toutes les attentions qu’on devoit attendre de l’homme du monde le plus poli ; c’est en effet une très grande pol
ochoit par conséquent des Jésuites, qui ont commis tous les péchés du monde  : elle pria Racine de faire une tragédie sur un s
e des personnes Royales ; il a raison, rien de plus ordinaire dans le monde , on croit se deshonorer en se mesalliant, & u
p; du latin des médecins, & fut un législateur des bienséances du monde  ; mais cette saine morale, cette école de vertu,
, l’un blâmer ce que l’autre loue, l’un mettre au-dessus du Maître du monde , ce que l’autre met au-dessous d’une femme. Dans
88 (1772) Réflexions sur le théâtre, vol 9 « Réflexions sur le théâtre, vol 9 — RÉFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE NEUVIEME. — CHAPITRE II. Melanie. » pp. 29-71
ontre le gré de leurs parens, sacrifiant généreusement tout ce que le monde , la fortune, la beauté, leur offrent de plus flat
trée dans un Couvent ne coûte guère moins que l’établissement dans le monde . Peu de parens le pourroient : les jeunes gens so
. Je dis même qu’il y a plus de personnes forcées de demeurer dans le monde qu’elles auroient quitté, qu’il y en a qu’on ait
t de son couvent, sous prétexte de maladie, se fait enlever, court le monde , & son frere se trouvant mort, la famille con
dans un parti plus saint & plus heureux que les établissemens du monde . Elle n’a garde de se tuer, elle attend l’occasio
Novice communie, qu’il s’y fait un sermon d’apparat, que beaucoup de monde y est invité. Il le dit lui-même : Nos parens, no
ni frisure ? car tel il doit être. Si pour s’accommoder aux idées du monde , il est en habit court, poudré, frisé, &c. c’
t sa retraite profonde, Au ciel des vœux forcés, & des regrets au monde . Cela peut ne pas être ; il ne le sait pas, il n’
e téméraire par exemple, d’aller à la Comédie, de se répandre dans le monde , de composer des Héroïdes licentieuses. Dieu n’y
e n’est pas témérité, c’est prudence de fuir le danger, de quitter le monde . Quelle absurdité ! s’embarquer sur une mer orage
moyens d’assurer la persévérance ; le vœu lui-même en est un. Dans le monde au contraire on n’en prend aucun, on se met dans
e est entrée dans le sacerdoce avec répugnance, ayant du goût pour le monde , & de l’inclination pour un jeune homme ; mai
l’on élève avec amitié & avec piété, à qui l’on fait craindre le monde & ses dangers, & estimer l’état religieux
également fermés ; rien n’a transpiré, ni dans la maison, ni dans le monde . Ce n’est qu’au moment de la cérémonie qu’on en e
ées, a peint avec ces couleurs une secrette incontinence ? Je n’ai du monde encore aucune expérience. Elle dit vrai, & ce
ne expérience. Elle dit vrai, & cependant elle continue : Dans ce monde bruyant comment peut-on souffrir Que les distract
ui doit en rester est bien peu pour l’amour. Une telle Novice dans le monde , comme dans la religion, feroit la leçon aux Clél
aux bienséances ; un Curé de Paris connoît mieux la religion & le monde . Je n’approuve pas non plus ces noms familiers, m
89 (1667) Lettre sur la Comédie de l'Imposteur « Lettre sur la Comédie de l’Imposteur » pp. 1-124
e à celui des fieffés bigots, qui ne réussiraient pas si bien dans le monde s’ils étaient en si grande quantité. Enfin la Vie
de même, répond de même, et revient de même, ce qui est la manière du monde la plus heureuse et la plus naturelle de produire
la variété surprenante des principes d’agir, qui se rencontrent en ce monde dans une même affaire, la fatalité qui fait le pl
e, comme si accoutumés aux choses spirituelles, et si peu à celles du monde , que pour traiter celles-ci ils sont contraints d
, dit qu’« il faut que la chose éclate », et qu’elle soit sue dans le monde . Panulphe paraît surpris, et demeure muet, mais p
t, il vient au Bigot de plus près, et avec la plus grande humilité du monde , et tremblant d’être refusé, il lui demande fort
, « qu’il sied mal à ces sortes de gens de se vanter des avantages du monde  ». Enfin le discours retombant fort naturellement
utres. Elle demande d’abord « quel bruit c’est qui court d’eux par le monde  ? » Son Fils répond que c’est que « Monsieur Panu
omme j’ai dit, avec le plus grand respect et la plus tendre amitié du monde . Ce personnage est un supplément admirable du car
; ce qui n’est pas peu de chose : cet homme, dis-je, y fait l’acte du monde le plus sanglant, avec toutes les façons qu’un ho
istinction, et ne dédaigne pas d’être aussi présent dans les lieux du monde les plus infâmes, que dans les plus augustes et l
ue de penser qu’elle puisse être avilie en s’humiliant. Les Grands du monde peuvent avoir ces basses considérations, eux de q
ent premièrement la comédie pour représenter la Passion du Sauveur du monde , et semblables sujets pieux. Que si la corruption
hoses ; l’une, que dans l’opinion de tous les gens qui connaissent le monde , ce péché, moralement parlant, est le plus univer
ères ne conviennent pas à Panulphe n’aurait pas lieu dans un homme du monde qui ne serait pas dévot de profession comme lui,
soit, c’est toujours être à son égard dans un néant le plus cruel du monde , quand elle est tout au vôtre : de sorte que, pou
voit les mêmes raisonnement de Panulphe dans la bouche d’un homme du monde , s’effacerait absolument dans la suite, par la ré
ureté qui ravage la France ; et cependant c’est être ridicule dans le monde , que de ne s’y laisser pas entraîner ; et les uns
et de la Vérité, toutes les lois de la coutume et de l’usage du beau monde , et d’attaquer ses plus chères maximes et ses fra
les autres, et à ne regarder toutes les choses qui se passent dans le monde , que comme les diverses scènes de la grande Coméd
90 (1694) Réfutation d’un écrit favorisant la Comédie pp. 1-88
ents qui y soient contraires : Et si l’Apôtre saint Jean a dit que le monde ne pourrait pas tenir les Livres qui décriraient
des Comédiens et des Farceurs pour Pédagogues. Comme si les Grands du Monde , qui ne peuvent souffrir qu’on leur donne un mot
r qu’on leur donne un mot d’avis, quoiqu’on le fasse en la manière du monde la plus respectueuse, qui disgracient leurs plus
Danses, des Combats, des Récits, qui tous se sont accredités dans le monde d’une même manière. Pour commencer par la Danse :
emeurer jusqu’à la fin de l’Assemblée, il se retirait pour laisser le monde dans une entière liberté. Il semble que la Politi
i demanda comment il pouvait se résoudre à représenter devant tant de monde des choses qu’il savait n’être pas véritables ? C
avec eux. Vous êtes trop délicat, ô Chrétien ! si vous voulez dès ce monde ressentir de la joie : que dis-je, vous êtes dans
la place des Combattants. Ne pouvez-vous donc vivre sans les joie du monde  ; vous pour qui la mort doit avoir ses douceurs ;
défend de perdre la gravité de son âme, et d’interrompre le moins du monde cette harmonie et ce concert de vertus, qui doit
rédicateurs contre les Comédies, il arme encore le bras des Grands du monde pour les exterminer :Const. et Decret. Synod. 1.
il en est peu entre ceux des anciens Pères qui inspirent un mépris du monde plus entier, et un éloignement plus parfait de se
son intention étant de détacher doucement les âmes les plus liées au monde , et les moins capables de ces grands efforts néce
ité cachée sous une indulgence apparente : il regarde les plaisirs du monde dans une idée métaphysique, qui les sépare des dé
colombe légère,Carm. 6. ou à une hirondelle, pour fuir la société du monde , et me cacher dans un trou des déserts avec les b
peuses, etc. » Ce grand Saint était si éloigné des divertissements du monde , qu’aussitôt qu’il eut trouvé jour pour renoncer
dont on fait le Panégyrique, ne consiste pas seulement à divertir le monde durant deux on trois heures ; toute la journée se
les mots de blasphême et d’idolâtrie ; qu’appellez-vous les pompes du monde , qu’appellez-vous les pièges de satan, qu’est-ce
e froideur pour la prière, un dégoût des Livres de piété, un amour du monde . Péché encore plus grand pour vous qui faites pro
illes et les jeunes garçons, qui s’y ennuient beaucoup. La plupart du monde revient promptement de cette passion. La conversa
s de péché, et ne met pas l’homme à couvert des châtiments de l’autre monde , parce qu’il ne peut jamais secouer l’assujetisse
llement fait suivre les plaisirs et les douleurs, que les douleurs du monde , quand on les supporte avec patience, se changent
n esprit et sa plume à détourner les Lecteurs de toutes les folies du monde , et à les porter à ne rechercher que les joies vé
91 (1675) Traité de la comédie « XXXIII.  » pp. 328-329
ste des maux effroyables qui la menacent, les vaines réjouissances du monde , et repaître son esprit des chimères dont les Com
re à l'âme qu'elle a bien d'autres choses à penser et à faire dans ce monde , que d'aller à la Comédie ; que le temps que Dieu
92 (1763) Réflexions sur le théâtre, vol. 1 « CHAPITRE II. Des Spectacles des Communautés Religieuses. » pp. 28-47
Elle recommande seulement qu’on ne les laisse pas transpirer dans le monde , de peur que l’éloignement bien fondé des gens de
émir et prier. Peut-on donc dire qu’elle l’approuve ? Sait-on dans le monde , et y croira-t-on, que dans le procès de la canon
consacrées à Dieu, qui font une profession solennelle de renoncer au monde , et qu’elles les exposent à beaucoup de dissipati
e, de bel esprit, de spectacle, ne s’était pas encore répandu dans le monde et introduit dans les Communautés : une éducation
e de S. Sulpice, qu’on a longtemps accusé de pousser l’éloignement du monde jusqu’à la misanthropie, la simplicité des habits
le célèbre Supérieur qui le gouverne, le plus instruit des maximes du monde , le plus lié avec tout ce qu’il y a de plus grand
ermettre le rétablissement. N’est-ce pas parce qu’il connaît mieux le monde et ses dangers ? Cette abolition, par une main si
arloir des trois Communautés des Religieuses, où s’assemblait bien du monde , et où ils étaient comme de raison bien régalés.
93 (1634) Apologie de Guillot-Gorju. Adressée à tous les beaux Esprits « Chapitre » pp. 3-16
médiens, des Jardiniers, et des Laboureurs : car y a-t-il personne au monde qui n’envie la condition paisible et tranquille d
erait quelque chose à redire dans cet exercice, y a-t-il condition au monde qui soit exempte de blâme ? Si c’était une chose
ommune, ce serait ôter les histoires des livres, les belles femmes du monde , la foire Saint-Germain du cours de l’année, les
prendre des rôles de vers pour les représenter puis après aux yeux du monde  ? Et y a-t-il fils de bonne mère qui n’ait joué l
Mais en ce point ils se condamneront eux-mêmes. Y a-t-il personne au monde qui fasse rien pour rien, et qui soit excité à tr
’Hôtel de Bourgogne ? Au reste GUILLOT-GORJU demande s’il y a lieu au monde d’où on sorte plus content ? Aussi ceux qui tienn
94 (1666) Dissertation sur la condemnation des théâtres « Avis au lecteur. » pp. -
presque imperceptibles qu'elles doivent à la Mère qui les a mises au monde . Ils sont nés par deux aventures bien différentes
our le second. Mais quand un homme d'étude a joint la Science du beau Monde aux veilles du Cabinet, on ne doit point s'étonne
95 (1675) Traité de la dévotion «  Méditation. » pp. 66-67
ble Canaan ! C’est pourquoi tu tournes si souvent les yeux du côté du monde  ; et à l’heure même que ton cœur devrait être tou
otées de chair que tu mangeais quand tu étais esclave du Diable et du monde . Tu n’as pas encore goûté ces délices des âmes pi
96 (1677) L’Octavius « Paragraphe XII du texte latin » pp. 42-46
mains sans l’assistance de votre Dieu, ne sont-ils pas les maîtres du monde et de vous-mêmes ? Cependant vous êtes dans les a
udeur, cessez de contempler les Cieux et de rechercher les Destins du monde ;  songez à vous et regardez à vos pieds ; c’est a
97 (1773) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre treizieme « Réflexions morales, politiques, historiques,et littéraires, sur le théatre. — Chapitre [V].  » pp. 156-192
lument inconnu au théatre, quoique son ennemi. Il n’est connu dans le monde que par le Clergé, qui en dit l’office. Quoiqu’il
portés notre siécle, lui parroissoient un des plus grands malheurs du monde , & l’un des plus grands objets de son zele ap
des cieux. Il fait un calcul astronomique du diamêtre de la sphere du monde , d’ici au soleil, du soleil aux étoiles, des étoi
a ressemblance avec les joies basses, indécentes & criminelles du monde . Le Saint-Esprit donne aux Anges des instrumens d
pisseries, &c. nous substituons sagement le crime au ridicule. Le monde à ses vices, & Dieu a ses perfections. Voilà
a passion, la mort d’un Dieu sur une croix, pour expier les péchés du monde  ! spectacle du ciel, de la terre, des enfers, de
voilà sur une croix exposé aux yeux d’une des plus grandes villes du monde , qui pratique en mourant les plus héroïques vertu
mis se fit déclarer la guerre pour les lui enlever. Les assemblées du monde sont des foires, où l’on érale sa marchandise ; p
sera impudique, comme nous avons vu, mais indocile, fiere, livrée au monde , à l’humeur, au vice, engouée de sa beauté, plein
, la politique, les affaires, forme les coteries, & une espece de monde dont elle est l’ame. Tout l’entretien des femmes
pe une armée d’ouvriers, ses habits, son linge, ses bijoux forment un monde . Cet enchaînement de luxe couvre de ridicule jusq
ubrettes du théatre, ni par les actrices & les soubrettes du beau monde . Nos petit-maîtres leur ressembleut trop, pour le
autre. S. on présente à un étranger une Courtisanne & une Dame du monde , qu’il ne connoisse pas, il sera embarrassé dans
ne je vous en arracherai, & vous précipiterai dans l’abyme des ce monde même ; la pâleur, la laideur, les rides, la foibl
98 (1694) Sentiments de l’Eglise et des Pères « II. PARTIE. Où l’on répond aux Objections de l’Auteur de la Lettre. » pp. 89-140
a renoncé en le recevant (c’est-à-dire les plaisirs, et les pompes du monde ). Salvien. Cet éloquent Prêtre de Marseille qui
est cause de la déplorable corruption qu’on voit aujourd’hui dans le monde . Il ajoute que rien n’étant plus pernicieux aux b
parce que le plaisir fait entrer insensiblement toutes les choses du monde dans notre esprit. Il n’y a rien de si mauvais qu
t nullement favorables à l’Auteur de la Lettre, et qu’il en impose au monde , quand il dit qu’après les avoir lus et relus, c’
ité de S. Thomas. Comme l’Auteur de la Lettre, tâche d’éblouir le monde par le nom de saint Thomas, et de se mettre à cou
cole, de ce Maître et de ce Chef des Théologiens, est célèbre dans le monde , et avantageuse à l’Eglise en beaucoup de points
ur pénitence à ceux qui prennent encore quelque plaisir aux pompes du monde et aux œuvres de satan (telles que sont les Coméd
de saint Augustin, ils doivent mépriser tous les vains amusements du monde , pour se nourrir de l’esprit, de la lecture, et d
n de plus outré et de plus injuste que cela. On ne peut vivre dans le monde sans rencontrer mille choses capables d’exciter l
it connaître qu’on ne peut aller à ces assemblées du grand et du beau monde , sans un extrême danger de la pureté, de la piété
se remplir l’esprit et le cœur de l’estime et de l’amour de ce que le monde a de plus charmant et de plus propre à faire oubl
ersations trop libres. Car il ne faut faire ny l’un ny l’autre. 2. Le monde n’est pas encore si dépravé et si corrompu, qu’il
, de voir ces Poètes, qui s’étaient acquis tant de réputation dans le monde  ; honteusement conduits, non pas devant un Minos,
que votre grâce les en a retirés. Grand Dieu, vous avez fait dans le monde une infinité d’ouvrages dignes d’admiration. Que
99 (1772) Réflexions sur le théâtre, vol 9 « Réflexions sur le théâtre, vol 9 — RÉFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE NEUVIEME. — CHAPITRE III. L’Esprit de Moliere. » pp. 72-106
ion d’un mot on fait venir tout ce qu’on veut. Si Moliere revenoit au monde , & lisoit un pareil commentaire, il seroit to
cin malgré lui. Bernier est le seul qui en ait profité ; il courut le monde , il fut médecin du Grand Mogol, revint en France
tte espece de création d’art & de science qui aujourd’hui font un monde  ; mais il en a été le germe. On lui en est redeva
Moliere d’occuper les trois sociétés littéraires les plus savantes du monde  ! Quelle gloire pour elle-même d’avoir fixé à jam
ciation. Thalie n’est pas faire pour donner des leçons aux maîtres du monde . Moliere joua toute la Cour, mais ce ne fut que l
blesse & de la misere humaine, & de la vanité des plaisirs du monde . Ils sont si peu capables de satisfaire le cœur d
acrifioit les finesses & la beauté de l’art, pour attirer plus de monde à ses pieces par des bouffonneries. Boileau le lu
rovince dont il amusoit la populace. Les gens d’esprit, les femmes du monde , l’hôtel de Rambouillet, où l’on se piquoit de dé
, de l’humaniser, de l’abaisser jusqu’à l’homme. Plein de l’esprit du monde , & voulant faire sa cour aux grands, il a dû
erstition dont on l’a chargé. On ne fait revenir les morts de l’autre monde que pour se jouer de la croyance d’une autre vie,
iere : Louis XIV le regardoit comme le Législateur des bienséances du monde (non de celles de la vertu), & le Censeur le
ffrages. Moliere pert à être décomposé. Sur le théatre, comme dans le monde , l’habit, la décoration font un héros d’un homme
point ailleurs. Toutes les nuits se passent ainsi ; le jour chasse le monde . Ce ne sont pourtant pas des hibous qui fuyent le
100 (1661) Le monarque ou les devoirs du souverain « SIXIEME DISCOURS. Si le Prince peut apprendre les Arts Libéraux, comme la Peinture, la Musique, et l’Astrologie. » pp. 195-201
si justement loués. Je sais en quelle considération ils sont dans le monde , et quels bons effets ils peuvent produire dans u
Alexandre que j’y remarque cette ambition qui était plus vaste que le monde , que je vois dans ses yeux cet immodéré désir de
itit Deo mundus. »Tertull. de Baptismo. a cru que Dieu avait fait le Monde à la musique des eaux, et que ce doux murmure qu’
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