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1 (1667) Traité de la comédie « Traité de la comédie — XII.  » p. 467
onvaincu il ne faut que considérer que lorsque nous avons une extrême horreur pour une action on ne prend point de plaisir à la
e dérober à la vue des spectateurs tout ce qui leur peut causer cette horreur désagréable. Quand on ne sent donc pas la même av
laisir sur le Théâtre, puisque l'on ne peut souffrir ce que l'on a en horreur . Et par conséquent y ayant encore tant de corrupt
2 (1675) Traité de la comédie « XII.  » pp. 291-292
vaincu, il ne faut que considérer, que lorsque nous avons une extrême horreur pour une action, on ne prend point de plaisir à l
e dérober à la vue des spectateurs tout ce qui leur peut causer cette horreur . Quand on ne sent donc pas la même aversion pour
c plaisir sur le Théâtre; puisqu'on ne peut souffrir ce que l'on a en horreur . Et par conséquent y ayant encore tant de corrupt
3 (1767) Essai sur les moyens de rendre la comédie utile aux mœurs « Essai sur les moyens de rendre la comédie utile aux mœurs — SECONDE PARTIE. Si les Comédies Françoises ont atteint le vrai but que se propose la Comédie. » pp. 34-56
sont appliqués à rendre le vice ridicule, plutôt qu’à en donner de l’ horreur  : de cet examen naîtra la décision de cette secon
ivant mon premier principe, s’il s’est plutôt attaché à inspirer de l’ horreur pour le vice, qu’à le rendre ridicule. J’avertis
le but de cette piece ; on me répond que c’est celui d’inspirer de l’ horreur pour l’avarice : voyons si Moliere a réussi. L’av
ectacles, si la représentation de cette piece n’inspire pas une vraie horreur de l’hypocrisie. Cependant on ne peut pas dire qu
ne tendent qu’à tromper les hommes, toute sa conduite est un tissu d’ horreurs . Orgon le prend chez lui & le nourrit gratuit
e, sans le charger d’un ridicule qui ne serviroit qu’à en affoiblir l’ horreur . Moliere nous a bien fait voir dans cet ouvrage q
ont plutôt tourné les vices en ridicule, qu’ils n’en ont inspiré de l’ horreur , & par conséquent qu’ils n’ont point atteint
4 (1698) Théologie du cœur et de l’esprit « Théologie du cœur et de l’esprit » pp. 252-267
emps anterieurs faisoient profession de piété, n’en ont parlé qu’avec horreur  ; & tous ont reconnu que le Théâtre ne s’acco
Comedies ? Ce qui sert le plus à la tenir en bride, est une certaine horreur que la bonne éducation & le Christianisme en
n & le Christianisme en inspirent. Or rien n’affoiblit plus cette horreur , que la Comedie, où l’amour paroît d’une maniére,
. C’est beaucoup nuire à son ame, que de l’accoutumer à regarder sans horreur le plaisir que les mondains trouvent à aimer, &am
n autre effet de la curiosité qu’on a d’assister aux Comedies. A-t-on horreur pour une chose ? on ne doit point la representer,
e amour ; & c’est ainsi qu’une passion, qui ne causeroit que de l’ horreur si elle étoit representée telle qu’elle est, devi
a s’exposer à mille dangers de l’offenser ? & souffriroit-on sans horreur l’impieté de ce langage ? Oseroit-il lui offrir c
s amusent ; & prions-le qu’il nous imprime de la haine & de l’ horreur pour tous les divertissemens dangereux à notre in
5 (1668) Les Comédies et les Tragédies corrompent les mœurs bien loin de les réformer. La représentation qu’on fait des Comédies et des Tragédies sur les Théâtres publics en augmente le danger. On ne peut assister au spectacle sans péril « Chapitre X. Les Comédies et les Tragédies corrompent les mœurs, bien loin de les réformer. » pp. 185-190
l’impureté comme une chose ridicule ; elles veulent que nous en ayons horreur , et elles demandent que nous en ayons tant d’éloi
r à ces deux amants, dont les amours réussissent. Pour en donner de l’ horreur , le Poète auroit dû, non pas feindre ces succès i
 ; mais elle l’est néanmoins beaucoup. Les vices dont elle donne de l’ horreur , paraissent horribles d’eux-mêmes sans artifice.
6 (1759) L.-H. Dancourt, arlequin de Berlin, à M. J.-J. Rousseau, citoyen de Genève « CHAPITRE II. De la Tragédie. » pp. 65-91
éperdument amoureuse ; sa déclaration n’excite que l’indignation et l’ horreur de la part d’Hippolyte ; la rage, la honte et la
exposition tout homme tant soit peu raisonnable et vertueux frémira d’ horreur et regardera Phèdre comme un monstre abominable :
intrigue qui cause la mort d’Hyppolite ; en un mot si l’on sent de l’ horreur pour le crime de Phèdre, elle force en même temps
deux autres monstres ci-dessus ne gagnent rien à leur triomphe qu’une horreur plus grande de la part des Spectateurs ; je le pr
re un effort pour poignarder quelqu’un : « Cruels, qui redoublez l’ horreur qui m’environne, Qu’heureusement pour vous la for
e le malheur du criminel, et qu’on ne voit pas son crime. Mais quelle horreur n’aura-t-on pas pour un Scélérat protégé ou puiss
de rendre leur personnage si odieux, qu’il résulte de sa félicité une horreur plus vive pour les crimes qui la lui ont procurée
fin de ne pas savoir que plus un Scélérat est heureux, plus il est en horreur à tous ceux qui le connaissent. Un des motifs qui
oire me fit l’honneur de pleurer et de frémir en m’écoutant. Je vis l’ horreur et l’indignation se peindre sur tous les visages
pusillanime puisque les produisant il en résulte qu’on en conçoit une horreur plus forte pour le crime, et que l’effet que vous
ou la compassion du Spectateur ; je voudrais au contraire augmenter l’ horreur que Mahomet inspire, en faisant sentir par mon ex
7 (1667) Traité de la comédie « Traité de la comédie — II.  »
retient. Or le principal frein qui sert à l'arrêter est une certaine horreur que la coutume et la bonne éducation en impriment
la bonne éducation en impriment ; et rien ne diminue davantage cette horreur que la Comédie; parce que cette passion y paraît
8 (1675) Traité de la comédie « III.  » p. 277
et qui en arrête le cours. Or ce qui y sert le plus est une certaine horreur que la coutume et la bonne éducation en impriment
la bonne éducation en impriment ; et rien ne diminue davantage cette horreur que la Comédie, parce que cette passion y paraît
9 (1776) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre dix-huitieme « Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. — [Introduction] » pp. 2-7
& à Rome ; mais les Chrétiens n’y paroissoient pas : ils avoient horreur de la scène, & ses prestiges ne faisoient imp
ens en mérite encore mieux le nom. Les anciennes diableries donnoient horreur du vice, en le montrant puni par les démons ; les
lieux déserts ; on prenoit le temps de la nuit, pour inspirer plus d’ horreur , par la solitude, le silence & les ténebres,
tendus, dont presque personne n’échappe, ce corps de péché en donnoit horreur , comme il en donne encore aux Chrétiens, excitoit
10 (1743) De la réformation du théâtre « De la réformation du théâtre — QUATRIEME PARTIE. — Tragédies à corriger. » pp. 180-233
u qu’à côté de la compassion marche toujours, suivant le besoin, ou l’ horreur du vice, ou l’amour de la vertu ; et c’est l’effe
Caracalla. La catastrophe, c’est-à-dire les sentiments de haine et d’ horreur qu’on concevra contre l’Auteur de la mort de Géta
ls voudront : d’un côté, la compassion la plus tendre ; de l’autre, l’ horreur du crime de Caracalla rempliront tout ce qu’on pe
avoir pour les personnages qui meurent, elle ne doit point balancer l’ horreur que l’Auteur de tant de carnage inspire ; et c’es
ge inspire ; et c’est, comme je l’ai déjà dit et comme je le pense, l’ horreur du crime, ou l’amour de la vertu, qui établit la
ux grands criminels, font sur les hommes les plus vives impressions d’ horreur et de compassion ; pendant qu’ils ne voient qu’av
Tragicomédie, a fait longtemps mes délices. J’y trouvais la véritable horreur tragique, telle que les Anciens l’ont connue ; ma
-à-dire, une passion qui porte à de si grands excès qu’elle inspire l’ horreur , et devienne par là propre à corriger et à instru
Artemise et dans Ilione n’inspire pas une simple compassion dénuée d’ horreur  ; car le Spectateur ne peut se dispenser de se so
ent pas tuées après la mort de leur Amant : ainsi leur exemple, par l’ horreur qu’il cause, n’est pas moins instructif que celui
11 (1770) La Mimographe, ou Idées d’une honnête-femme pour la réformation du théâtre national « La Mimographe, ou Le Théâtre réformé. — [Première partie.] — Treizième Lettre. De madame Des Tianges. » pp. 254-259
; d’Ursule & Ta de toi ! Ce que je vais t’apprendre doit te faire horreur … Ces larmes que tu surpris un jour lorsque j’étai
lus vertueuse épouse, le cœur de son mari… cette idée parut lui faire horreur . D’abord elle combattit mon penchant ; elle m’ass
écouvert lui-même… Une lueur d’espérance semble sortir de ce goufre d’ horreurs … Oui, ma sœur, il aime encore la vertu. Cette idé
12 (1836) De l’influence de la scène « De l’influence de la scène sur les mœurs en France » pp. 3-21
ces grands coupables qui ne peuvent rapprocher de la vertu que par l’ horreur qu’ils inspirent, mais qui peuvent aussi faire av
i, et lutter entre eux à qui mettra sous les yeux du public le plus d’ horreurs et d’obscénités ; ils y épuisent leur imagination
rendant le vice odieux rehausser l’éclat des vertus. Pénétrer l’ame d’ horreur est le seul but des auteurs d’aujourd’hui, mais e
actuels, par eux-mêmes et les formes qu’on leur donne, substituent l’ horreur à la terreur qui suffisait autrefois pour émouvoi
as se prévaloir de l’action des mœurs sur la scène ; et si toutes les horreurs qu’ils inventent pour amuser la nation la plus do
èrement punies, la seule pensée du crime y est regardée avec autant d’ horreur que le crime même. Les passions n’y sont présenté
e ne peut sortir sans tache, et le jeune homme sans ressentir moins d’ horreur pour le crime. 1. [NDA] Je ne prétends pas atta
13 (1767) Essai sur les moyens de rendre la comédie utile aux mœurs « Essai sur les moyens de rendre la comédie utile aux mœurs — PREMIERE PARTIE. Quelle est l’essence de la Comédie. » pp. 11-33
ond des vices mêmes, & qu’il peut contribuer à en inspirer plus d’ horreur . Je sens que je contredis ici les idées généralem
e son du vice : il est encore évident qu’on n’inspire aux hommes de l’ horreur que pour les ridicules, pendant qu’il faudroit le
à penser lequel de ces deux portraits de l’avare, lui donne le plus d’ horreur pour l’avarice : s’il hésite à prononcer, je vais
amuser les Spectateurs, un ridicule qui ne serviroit qu’à affoiblir l’ horreur qu’on en doit concevoir : de plus, si la Comédie
alement étrangers, puisque le but de la Comédie étant d’inspirer de l’ horreur pour le vice, si elle s’arrête plus sur le ridicu
14 (1765) Réflexions sur le théâtre, vol. 3 « Chapitre VIII. Assertions du Théâtre sur le tyrannicide. » pp. 130-174
relli, Buzembaun, Emanuel Sa, etc. qui n’ont jamais, ni débité tant d’ horreurs , ni écrit avec tant de grâce, ni n’ont été lus av
’un d’eux, lequel veut enlever à l’autre sa maîtresse ; et toutes ces horreurs , loin d’être punies, sont récompensées par August
s, ce sont donc de ces beautés de monstre qui frappent par un excès d’ horreur . Rien de plus forcené que les trois premières scè
Et dans le même instant, par un effet contraire, Leur front pâlir d’ horreur , et rougir de colère. Amis, leur ai-je dit, voi
le montrer au public dans le jour le plus favorable, qui en diminue l’ horreur et en fasse croire la légitimité ? « Quand les
ent enlevé. Distinction des tyrannicides, qu’un Français rejette avec horreur , puisque les partisans du sentiment contraire n’e
à leur haine et leur fureur, Vous ne leur prononcez mon nom qu’avec horreur  », disait Athalie avec raison. Sont-ce là des
ais cherchons notre ennemie. Dans l’infidèle sang baignez-vous sans horreur . Frappez et Syriens, et même Israélites. De l
ais pourquoi ont-ils laissé Cinna, Pompée, Athalie, etc. où les mêmes horreurs se trouvent à chaque pas ? La raison est simple.
ts hideux qui de Cupidon font un Cyclope. Ce ne sont que des tissus d’ horreurs et de crimes, aucun vers qui ne soit écrit avec l
belle poésie est l’imitation des beautés de la nature, et non de ses horreurs . Le langage des Dieux est fait pour chanter les v
ond le nom du Roi pouvait-il être placé décemment à la tête de tant d’ horreurs  ? Mais le Prince vient d’accepter la dédicace du
passions bien noires pour se plaire à la représentation de pareilles horreurs . Mais est-ce bien de l’intérêt public, de l’intér
mains. Tous les Casuistes ultramontains ensemble ont-ils écrit tant d’ horreurs  ? On les imprime, les lit, les représente dans to
de Brutus, et je porte en mon cœur La liberté gravée et les Rois en horreur . Tyrans que j’ai vaincus, je pourrais vous serv
qui librement et par choix altère la vérité pour entasser toutes les horreurs qu’il peut s’imaginer ! Il convient qu’on en fut
modernes ; on ne finirait point, s’il fallait en extraire toutes les horreurs . Qui l’ignore, pour peu qu’il ait fréquenté le th
15 (1667) Traité de la comédie « Préface » pp. 452-454
sion de piété témoignaient, par leurs actions et par leurs paroles, l' horreur qu'ils avaient de ces spectacles profanes. Ceux q
ice, qui trouble toujours un peu les plaisirs que l'on y prend, par l' horreur qui l'accompagne. On tâche donc de faire en sorte
16 (1667) Traité de la comédie « Traité de la comédie — X.  » pp. 464-465
sans demander à Dieu d'en être délivré : et il doit avoir une extrême horreur d'être lui-même l'objet de l'attache et de la pas
femmes qui se croient innocentes, parce qu'elles ont en effet quelque horreur des vices grossiers, et qui ne laissent pas d'êtr
17 (1675) Traité de la comédie « I. » pp. 272-274
ssion de piété témoignaient par leurs actions et par leurs paroles, l' horreur qu'ils avaient de ces spectacles profanes. Ceux q
vice, qui trouble toujours un peu le plaisir que l'on y prend, par l' horreur qui l'accompagne. On a donc tâché de faire en sor
18 (1675) Traité de la comédie « XI.  » pp. 288-289
sans demander à Dieu d'en être délivré ; et il doit avoir une extrême horreur d'être lui-même l'objet de l'attache et de la pas
emmes qui, se croyant innocentes, parce qu'elles ont en effet quelque horreur des vices grossiers, ne laissent pas d'être très
19 (1752) Traité sur la poésie dramatique « Traité sur la poésie dramatique —  CHAPITRE XI. Les Grecs ont-ils porté plus loin que nous la perfection de la Tragédie ? » pp. 316-335
Mere. Il ne falloit pas un grand effort d’imagination pour sauver l’ horreur du crime d’Oreste, qui peut avoir tué sa Mere san
es de la Grece ont traité ce même Sujet, sans chercher à en adoucir l’ horreur . Nous nous contentons de faire pleurer les Specta
; étendant les bras pour toucher ses enfans. Ces objets nous feroient horreur , parce qu’ils ne sont pas respectables pour nous,
Si donc la Tragédie Grecque, en comparaison de la nôtre, est pleine d’ horreurs , de meurtres, d’incestes, de parricides, la premi
t ans, aimé dans sa Ville & dans sa Famille, se trouve un objet d’ horreur pour ses Sujets, pour tous les hommes, pour sa fe
20 (1697) Essais de sermons « POUR LE VINGT-TROISIÈME DIMANCHE D’APRÈS LA PENTECÔTE. » pp. 461-469
’exemple de tous les saints Pères, qui les ont toujours regardés avec horreur  : et afin que les mondains ne me puissent rien ob
els, l’ivrognerie, et mille autres débauches dont la seule image fait horreur . Je ne parle que de ce qui se passe parmi les gen
nelle, et ont vu mon caractère de Chrétien profané, ils l’ont vu avec horreur , ils l’ont vu avec compassion. Enfin lorsque j’ét
qu’on ne peut faire ces réflexions qu’il demande, sans en avoir de l’ horreur . S’il arrive qu’une Dame Chrétienne se trouve eng
21 (1765) Réflexions sur le théâtre, vol. 4 « CHAPITRE II. Le Théâtre purge-t-il les passions ? » pp. 33-54
ec Monime, ou frémir de terreur quand Œdipe nous offre un spectacle d' horreur  » : il est plaisant qu'on compare le théâtre à la
éplaise et à l'Académie et au Mercure, ce n'est qu'un verbiage ou une horreur . C'est une horreur en effet, et il dit vrai. L'ho
émie et au Mercure, ce n'est qu'un verbiage ou une horreur. C'est une horreur en effet, et il dit vrai. L'homme ne se plaît aux
ue nous y joignons ; dans les personnages odieux nous affaiblissons l' horreur du crime par de grands motifs qui les élèvent, ou
elque crime. On revient de ces représentations horribles avec moins d' horreur et de scrupule. C'est l'antre de Circé, où les ho
brun sombre) ? Que cette nation est à plaindre, si elle a besoin de l' horreur du vice pour se conduire à la vertu ! La nôtre, p
mposant. Je plains les Auteurs et les Acteurs des tragédies pleines d' horreur qui font agir et parler des gens qu'on ne peut éc
faut saisir, répandre, conserver, immortaliser ! Si on aime tant les horreurs , que ne peint-on les Gorgonnes et les furies avec
22 (1762) Lettres historiques et critiques sur les spectacles, adressées à Mlle Clairon « Lettres sur les Spectacles à Mademoiselle Clairon. — LETTRE IV. » pp. 68-81
du sang humain. Nos Spectacles sont aujourd’hui purgés de toutes ces horreurs , les simulacres ont disparu de dessus nos Théâtre
st fait, je renonce à tous les gens de bien, J’en aurai désormais une horreur effroyable. Combien d’impiétés plus horribles da
eut été permis à ceux-ci de l’admirer ; mais elle doit inspirer de l’ horreur à tout Chrétien qui déteste le blasphéme. Racine
23 (1774) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre seizieme « Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. — [Introduction] » pp. 2-4
à ne rien dire de grossier, & s’il est fort décent de diminuer l’ horreur des forfaits, & de rendre les criminels estim
me une grande grace, de lui donner une pudeur naturelle qui inspire l’ horreur du crime & en éloigne, & une estime, un p
24 (1770) La Mimographe, ou Idées d’une honnête-femme pour la réformation du théâtre national « La Mimographe, ou Le Théâtre réformé. — Seconde partie. Notes. — [C] » pp. 391-398
uoi qu’en ait dit un de nos beaux esprits, un coup de foudre qui fait horreur , ce sont des malheurs de l’humanité qui nous effr
lisant Sophocle, on est affligé ; mais que quand on lit Sénèque, on a horreur de ses descriptions ; on est dégoûté, rebuté de s
ersonnages de couronnes & de sceptres, il arriva dans ces temps d’ horreurs & de persécutions, qu’elle choisit dans cette
e, lorsque nous ne prononcions le mot de Théâtre, qu’avec une sorte d’ horreur  ? Honorine. L’ignorance est toujours crédul
25 (1726) Projet pour rendre les spectacles plus utiles à l’Etat « Projet pour rendre les spectacles plus utiles à l’Etat » pp. 176-194
qu’ils eussent souffert à Racine d’employer tout son art à diminuer l’ horreur naturelle que nous devons avoir du crime de Phèdr
e la justesse et de la délicatesse d’esprit pour diminuer tellement l’ horreur des crimes ou de Médée, ou de Phèdre qu’on les re
à la société que de rendre les crimes et les criminels moins dignes d’ horreur . Tout le monde sait ce que c’est que Médée ; cepe
c les traits et les couleurs qui peuvent exciter dans le spectateur l’ horreur de l’injustice, de la méchanceté, de la scélérate
26 (1754) La Comédie contraire aux principes de la morale chrétienne « La comédie contraire aux Principes de la Morale Chétienne. — XIII. La Comédie considérée dans les Acteurs. » pp. 26-29
droient jamais à son esprit, ou qu’elles n’y reviendroient point sans horreur  ; & il faut qu’elles lui reviennent avec leur
ent ses Acteurs à réveiller sans cesse des passions vicieuses. Quelle horreur cette raison seule ne devroit-elle pas inspirer d
27 (1762) Lettres historiques et critiques sur les spectacles, adressées à Mlle Clairon « Lettres sur les Spectacles à Mademoiselle Clairon. — LETTRE VII. » pp. 115-130
ue aujourd’hui avec tant d’effronterie, ce monstre qui causoit tant d’ horreur à nos peres, n’en cherchons pas la cause ailleurs
ureusement trop célébre. N’a-t-il pas rappellé sur la Scéne les mêmes horreurs sur lesquelles Saint Cyprien gémissoit autrefois1
oin d’une gaze pour paroitre aimable : une passion qui causeroit de l’ horreur étant vue en son état naturel, devient intéressan
28 (1705) Sermon contre la comédie et le bal « I. Point. » pp. 178-200
t dangereuse. Ainsi un parricide, un inceste, exciteront bien moins d’ horreur que de pitié, mais elles ne gâtent pas simplement
ntagieuse, ou si l’on est obligé d’en parler, ce ne doit être qu’avec horreur , qu’en la flétrissant, la traitant avec exécratio
e, pure comme un Ange, qui avait reçu de Dieu un esprit solide et une horreur extrême de tout ce qui blesse la pudeur faillit à
le aveuglement des hommes, à qui les plus grands dérèglements ne font horreur , que lorsqu’ils sont rares, mais qui cessent d’en
e, et le seul massacre de S. Jean est suffisant pour en inspirer de l’ horreur , car qui donna occasion à ce meurtre horrible, à
29 (1823) Instruction sur les spectacles « Chapitre IV. Les spectacles inspirent l’amour profane. » pp. 32-50
la tient en bride. Or, ce qui réprime cette passion est une certaine horreur que la religion, la coutume et la bonne éducation
e et la bonne éducation en donnent ; mais rien n’affaiblit tant cette horreur que les spectacles ; parce que cette passion y pa
is à l’en séparer, parce qu’il en est inséparable. Ce grossier ferait horreur , si on le montrait ; mais l’adresse avec laquelle
l’esprit la regarde avec moins de précautions, la reçoit avec moins d’ horreur , et le cœur s’y laisse aller avec moins de répugn
s d’échauffer un cœur sensible, que celle d’un amour criminel à qui l’ horreur du vice sert au moins de contrepoison ! Mais, si
30 (1788) Sermons sur les spectacles (2) « Sermons sur les spectacles (2) » pp. 6-50
le goût de ce dangereux plaisir, s’il y a déja germé ; ou augmenter l’ horreur que les principes de la religion vous en ont déja
e Maria. PREMIERE PARTIE. Pour donner à des Chrétiens une juste horreur des Spectacles du théâtre, il suffiroit, mes Frèr
c des couleurs plus fortes & plus capables de vous en donner de l’ horreur . Cette réforme d’ailleurs s’étend-elle à tous les
er avec ardeur tout ce qui peut la réprimer & l’affoiblir. Quelle horreur ne devons-nous donc pas avoir d’un spectacle où t
républicains implacables ennemis de la royauté ; vous les voyez sans horreur tremper leurs mains dans le sang du chef de la pa
t de vue, il mérite plus que jamais les anathêmes de l’Eglise & l’ horreur des véritables Chrétiens. Combien d’autres preuve
corrompu, que leur imagination est depuis long-temps accoutumée à ces horreurs , & qu’enfin c’est l’habitude du poison qui en
encore une juste ignominie, il révolteroit votre délicatesse, & l’ horreur qu’il vous inspireroit, détruiroit en vous le sen
31 (1823) Instruction sur les spectacles « Chapitre XIV. La fréquentation des spectacles ne peut se concilier avec la vie et les sentiments d’un véritable chrétien. » pp. 118-132
dre que c’est un tableau vivant des crimes passés, où on en diminue l’ horreur par la manière de les peindre : il suffit de cons
e l’avez méritée ! O Dieu ! qui serait assez impie pour souffrir sans horreur toute l’impiété de ce langage ? « Si la fréquen
dans sa difformité et avec des couleurs propres à en inspirer toute l’ horreur qu’on en doit avoir : mais sous quels traits a-t-
ensible. Si des plaisirs si cruels, qui ne devaient inspirer que de l’ horreur , étaient capables de produire de tels effets, que
32 (1823) Instruction sur les spectacles « Chapitre V bis. Le caractère de la plus grande partie des spectateurs force les auteurs dramatiques à composer licencieusement, et les acteurs à y conformer leur jeu. » pp. 76-85
t de plaisir à voir représenter des actions pour lesquelles on a de l’ horreur , ils ont grand soin de dérober à la vue des spect
e dérober à la vue des spectateurs tout ce qui peut leur causer cette horreur . Ils peignent les vices avec le cortège des grâce
d’une manière moins directe, les personnes vertueuses en ont moins d’ horreur , et pensent moins à se défendre du poison qu’elle
33 (1783) La vraie philosophie « La vraie philosophie » pp. 229-251
éanmoins de s’ôter la vie à soi-même, ce qui, hors du Théatre, feroit horreur . La raison nous dit que c’est une vraie foiblesse
mes forfaits. Comment des Chrétiens peuvent-ils entendre de pareilles horreurs  ? Quoi ! on me représente, comme un héros, le plu
re fait boire le sang de son fils. On frissonne à la seule pensée des horreurs représentées sur nos Théatres. Quel cri contre le
x licences de telles scenes, qui accoutument les yeux du Peuple à des horreurs qu’il ne devroit pas même connoître, & à des
gédies & des Comédies qui devroient suffire pour en inspirer de l’ horreur , si on étoit assez sincere pour convenir qu’ils s
le mauvais usage qu’il avoit fait de ses talens. Racine frémissoit d’ horreur au souvenir de tant d’années qu’il devoit employe
34 (1768) Des Grands dans la Capitale [Des Causes du bonheur public] « Des Grands dans la Capitale. » pp. 354-367
ui forcé par un ordre étrange de monter sur la Scene, conçutes tant d’ horreur de vous-même pour vous être vu mêlé avec des homm
assion funeste ; & qui pourroit raconter tous ses maux, montrer l’ horreur de ses excès, ses fureurs, ses trahisons, ses rav
un lointain reculé, dans une sorte de nuit epaisse qui augmenteroit l’ horreur qu’il inspireroit, serviroit lui-même à rendre la
35 (1757) Article dixiéme. Sur les Spectacles [Dictionnaire apostolique] « Article dixiéme. Sur les Spectacles. » pp. 584-662
ble, puisqu’il défend de l’aimer. Le grossier que vous en ôtez feroit horreur , si on le montroit ; & l’adresse de le cacher
n de piété, témoignoient par leurs actions & par leurs paroles, l’ horreur qu’ils avoient de ces spectacles profanes : ceux
vice, qui trouble toujours un peu le plaisir que l’on y prend, par l’ horreur qui l’accompagne. C’est à quoi on a beaucoup trav
des honnêtes ; les femmes de qualité & de vertu en auroient de l’ horreur  ; au lieu que l’état présent de la comédie ne fai
stres de travailler à désabuser les peuples, & à leur donner de l’ horreur de tous les divertissemens dangéreux qui les ench
de leur zele & la vivacité de leur éloquence pour en donner de l’ horreur aux fideles. Désordres & libertés qui se com
osset amari. Id. Libr. de Spectac. Le démon sachant qu’on auroit horreur de l’idolâtrie si on la représentoit toute nue, l
sion de piété, témoignoient par leurs discours & leur conduite, l’ horreur qu’ils avoient pour les spectacles, & ceux qu
tie.Qu’il est triste d’être obligé de prouver à des Chrétiens toute l’ horreur qu’ils doivent avoir pour les représentations pro
des crimes passés, ou pour la façon de les peindre, ou en diminuer l’ horreur  : il suffit de considérer, avec tous les Docteurs
l’avez méritée. O Dieu ! qui seroit assez endurci pour souffrir, sans horreur , toute l’impiété de ce langage ? Si vous ne pouve
s sa difformité & avec des couleurs propres à en inspirer toute l’ horreur qu’on en doit avoir ; mais sous quels traits a-t-
nsible. Si des plaisirs si barbares qui ne devoient inspirer que de l’ horreur , étoient capables de produire de tels effets, que
des cœurs déja corrompus qui s’y livrent sans frémissement & sans horreur  : mais une inclination légitime est d’autant plus
une de ses Epîtres. Le grossier qu’on épargne à vos yeux, vous feroit horreur s’il se montroit ; & l’adresse à le cacher, v
ue vous ne pensez pas que le théâtre soit permis, puisque vous auriez horreur d’un ministre qui vous prêcheroit cette morale qu
int Théophile qui prouvoit aux Payens la pureté de notre Morale par l’ horreur que les Chrétiens avoient pour les spectacles : q
 ! Un siécle aussi délicat que le nôtre sur les dehors en auroit de l’ horreur , on n’y pourroit aller sans se flétrir ; mais le
. Ils en reviendront, dites-vous, plus propres à la société, pleins d’ horreur pour les vices qui défigurent l’honnête homme, pl
ue je ne vous ai rien caché de tout ce qui pouvoit vous inspirer de l’ horreur pour les spectacles profanes. Allez donc à présen
36 (1843) Le Théâtre, par l'Auteur des Mauvais Livres « Le Théâtre. » pp. 3-43
nser du théâtre. « Quoi ! dit-il à ses amis, des maximes qui feraient horreur dans le langage ordinaire se produisent impunémen
ir à leurs compatriotes le poison des spectacles et à leur inspirer l’ horreur qu’il en avait lui-même. Plusieurs savants ouvrag
St. Bernard disait avec énergie : ne vous y trompez pas ; Dieu a en horreur les partisans des spectacles. C’est en vain qu’
rame français moderne n’est qu’un tissu de crimes, de blasphèmes et d’ horreurs . C’est un monstre moral. Parmi les personnes du s
principal est un bâtard ou un enfant trouvé ; et toute cette masse d’ horreurs a été entassée par deux auteurs parisiens dans si
du mariage, de la société et de la Religion. Il n’est point jusqu’à l’ horreur du vol et de l’assassinat que l’on n’ait cherché
mour accompagnés de blasphèmes et de malédictions, qui font frémir. L’ horreur de la jeune Juive pour le baptême exprimée avec d
37 (1667) Traité de la comédie et des spectacles « Sentiments des Pères de l'Eglise sur la comédie et les spectacles — 4. SIÈCLE. » pp. 120-146
point médiocres. Ne craignez-vous point, ô homme ? N'avez-vous point horreur de regarder cette sainte Table, où l'on célèbre l
représente les détestables fictions de l'adultère ? N'avez-vous point horreur d'entendre les paroles impudiques d'une Comédienn
vous vous en divertissez, bien loin d'en avoir de l'aversion et de l' horreur . Que ne montez-vous donc aussi sur le Théâtre, au
ue vous devriez aimer, et que vous aimez ce que vous devriez avoir en horreur . Mais que dirai-je du brui et du tumulte de ces S
38 (1754) La Comédie contraire aux principes de la morale chrétienne « MANDEMENT  du Chapitre d’Auxerre, Touchant la Comédie. » pp. 51-58
ns le détail de tous les motifs, qui doivent vous inspirer une sainte horreur des spectacles & en particulier de la Comédie
rmes qu’il ouvre les yeux de ces malheureuses victimes de Satan sur l’ horreur de leur état. Forcez les, N. T. C. F. en défertan
39 (1694) Maximes et Réflections sur la Comédie « IV. S’il est vrai que la représentation des passions agréables ne les excite que par accident.  » pp. 10-18
ntre l’art de représenter les mauvaises actions pour en inspirer de l’ horreur , et celui de peindre les passions agréables d’une
es ne reviendraient jamais à son esprit, ou n’y reviendraient qu’avec horreur  : au lieu que pour les exprimer, il faut qu’elles
40 (1768) Réflexions sur le théâtre, vol 10 « Réflexions sur le théâtre, vol 10 — RÉFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE DIXIEME. — CHAPITRE III. Extrait de quelques Livres.  » pp. 72-105
nce peut aller jusqu’à les faire excuser, les faire aimer, diminuer l’ horreur de leurs crimes, engager à les imiter. La compass
e que des comédies. Les tragédies Angloise offrent communément tant d’ horreurs , des meurtres, des crimes, qu’il n’y a que la fér
siécle de la Scénomanie, d’en inspirer la crainte, le mépris & l’ horreur . On y fera, dit-on, des changemens peu considéra
sorte d’entousiasme l’extrait & l’éloge, & dire de toutes ces horreurs . C’est l’ouvrage d’un homme d’esprit, qui met dan
matiere d’instructions, & la vue du vice puni, ne fasse naître l’ horreur , ce qui n’arrive pas toujours, sous quelque forme
e un secret & veut l’arracher par les tourmens : Si on admire ces horreurs . Il n’y a qu’à aller aux Tragédies de la Greve, o
our tous autres spectateurs, il n’y a ni terreur, ni pitié ; mais des horreurs . Ce n’est surement pas là l’art dramatique dans s
servir à les autoriser ; d’un peuple sanguinaire qu’on amuse par des horreurs d’une foule d’amateurs imbéciles ? A qui on donne
41 (1768) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre douzieme « Réflexions morales, politiques, historiques, et litteraires, sur le théatre. — Chapitre II.  » pp. 37-67
re, & favori de son ennemi ? Pour qui il ne devoit avoir que de l’ horreur & de la défiance ? Il lui fait dire bassement
tera-t-il lui-même, se chargera-t-il du rôle de son assassin ? Quelle horreur  ! Le véritable Oreste ; le véritable Ninus auroit
ncé, devient amoureux, & fait mille folies, dans le plus fort des horreurs de la guerre, dont il est un des chefs, devient r
apparente, semés çà & là dans une piéce, qui semblent tempérer l’ horreur du désordre, & jetter un voile sur l’indécenc
s plans, son mauvais choix des sujets, dégoutent & inspirent de l’ horreur  ; que Voltaire lui meme n’est tragique que dans l
ans le genre sombre, terrible, affreux, les austérités de la Trape, l’ horreur des précipices, le carnage des batailles, les tou
où le caractère gai, doux & humain ne voit qu’avec répugnance des horreurs , qui plaisent en Angleterre, qui plaisoient dans
ions les plus violentes, dans les deux sexes, & à renouveller les horreurs des Cirques, aussi opposées à l’humanité qu’au Ch
42 (1765) Réflexions sur le théâtre, vol. 4 « CHAPITRE IV. Suite des effets des Passions. » pp. 84-107
s ! parler le langage du vice, en prendre les allures, en peindre les horreurs , en excuser les excès, en inspirer le goût, en fa
aisir de l'émotion, et du désordre de la passion, enchérirait sur les horreurs du quiétisme. Molinos, distinguant la partie supé
aphos, le théâtre en est le temple, on en connaît les Prêtresses. Les horreurs du théâtre Anglais sont assorties au massacre des
'on n'introduit jamais des scélérats sur la scène sans en donner de l' horreur . Tout cela ne guérit point le mal. Bien loin de l
brûle ses ailes, l'autre engage sa liberté. Si l'on avait sincèrement horreur du péché, en fréquenterait-on le séjour, en aimer
ste, et voudrait au prix de tout les anéantir, elle n'y pense qu'avec horreur , fallût-il mourir mille fois plutôt que de les co
43 (1763) Réflexions sur le théâtre, vol. 1 « CHAPITRE IX. Sentiments de Saint Augustin sur les Spectacles. » pp. 180-198
condisciples entreprirent de le mener au spectacle, dont il avait une horreur extrême. Il eut beau s’en défendre, on l’y entraî
corps, leur dit-il ; mes yeux et mon cœur ne s’ouvriront point à ces horreurs  : « Adero absens ; numquid animam et oculos in sp
le péché de ceux qui y vont. Vainement dirait-on qu’il s’agit là des horreurs de l’amphithéâtre. Le théâtre n’est que plus dang
e Civit. Dei (L. 3. C. 32.). Le démon, dit-il, prévoyant la chute des horreurs du cirque, a eu l’adresse de lui substituer le th
t animorum dedecora celebrantur, et blasphematur Deus, etc. » Quelles horreurs d’exposer sur un théâtre public les amours des Di
44 (1743) De la réformation du théâtre « De la réformation du théâtre — TROISIEME PARTIE. — Tragédies à conserver. » pp. 128-178
e et de Mathan, tout impies qu’ils sont, ne peuvent inspirer que de l’ horreur pour l’impiété. Enfin, c’est un ouvrage parfait q
es impressions dans les Spectateurs mêmes ; tantôt elle corrige par l’ horreur , comme dans Andromaque et autres Pièces du même g
peu de place parmi les incestes, les parricides et toutes les autres horreurs qui composent l’histoire d’Œdipe et de sa malheur
tre temps. Quoique je ne les condamne point d’en être vivement émus d’ horreur  ; je ne puis cependant m’empêcher de savoir bon g
e présenté aux Spectateurs ; afin que chacun d’eux conçoive une juste horreur pour une passion capable d’entraîner après elle t
45 (1698) Mandement de Monseigneur l’Illustrissime et Révérendissime Evêque d’Arras au sujet des Tragédies qui se représentent dans les Collèges de son Diocèse [25 septembre 1698] « Mandement  » pp. 37-43
aussi plus conformes à la Religion, qui a toujours marqué beaucoup d’ horreur pour les spectacles sans y mettre de distinction.
les Théâtres, et pour lesquelles l’Eglise a toujours témoigné tant d’ horreur . Que l’on connaisse que c’est une instruction pou
46 (1768) Réflexions sur le théâtre, vol 10 « Réflexions sur le théâtre, vol 10 — RÉFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE DIXIEME. — CHAPITRE VII. Histoire des Cas de Conscience. » pp. 159-189
Jubilé. Il faut, dit-il, ignorer la Réligion pour ne pas connoître l’ horreur qu’elle a pour le spectacle & pour la comédie
mens & de la sépulture, & n’oublie rien pour en inspirer de l’ horreur . Le public n’avoit pas besoin de décision pour s
pénitence, ses soins pour supprimer ses tragédies, pour en inspirer l’ horreur à ses enfans. Dans sa vie édifiante qu’a donné de
e des foiblesses du cœur, des désordres de la vie, racontés même avec horreur . La confession de certains péchés faite aux Prêtr
fait trophée des excès, sont peu à craindre, le dégoût, le mépris, l’ horreur qu’elle inspire en sont le contrepoison ; mais la
du commun que les crimes irritoient contre lui ; & pour comble d’ horreur des milliers d’enfans, pour envelopper dans ses m
& les Juifs dispersés par toute la terre, ont si bien conservé l’ horreur pour le théatre, comme opposé à la loi de Moyse,
47 (1752) Traité sur la poésie dramatique « Traité sur la poésie dramatique —  RECAPITULATION. » pp. 382-390
e en moi ce voile à mon corps attaché. Ainsi ce que n’ont pu dans l’ horreur de la guerre, Centaures, ni Geans, fiers Enfans
ue j’ai dit sur son utilité, puisque ne pouvant jamais inspirer que l’ horreur du crime & l’amour de la vertu, elle peut êtr
48 (1823) Instruction sur les spectacles « Chapitre II. Le métier de comédien est mauvais par lui-même, et rend infâmes ceux qui l’exercent. » pp. 15-28
es ne reviendraient jamais à son esprit, ou n’y reviendraient qu’avec horreur . Mais, pour les rendre plus expressives, il faut
d’innocence et de simplicité où le métier de comédien est presque en horreur . Voilà des faits incontestables. Et l’on dit qu’i
posant. Je plains beaucoup les auteurs de tant de tragédies pleines d’ horreurs , lesquels passent leur vie à faire agir et parler
49 (1710) Instructions sur divers sujets de morale « INSTRUCTION II. Sur les Spectacles. — CHAPITRE II. Réponse aux objections qu'on tire de saint Thomas pour justifier les Spectacles, et aux mauvaises raisons qu'allèguent ceux qui croient pouvoir les fréquenter sans péché. » pp. 55-63
bles, puisqu'il défend de les aimer. Le grossier qu'on en ôte, ferait horreur si on le montrait.Boss[uet]. p. 21.L'adresse de l
s d'impression. Leur libertinage ne tire point à conséquence. On en a horreur pour peu qu'on ait de Religion. Mais l'exemple de
50 (1767) Réflexions sur le théâtre, vol 6 « Réflexions sur le théâtre, vol 6 — RÉFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE SIXIÈME. — CHAPITRE III. Immodestie des Actrices. » pp. 57-84
le sage gouvernement qui la proscrit, la conscience timorée qui en a horreur , l’éducation honnête qui en éloigne, n’ont jamais
s yeux de qui le hasard l’avoit faite tomber. Jetons un voile sur ces horreurs  ; bornons-nous à la licence dont on n’ose être l’
par les amusemens & le torrent des affaires, peut-il soutenir les horreurs d’un désert ? Il peut encore moins supporter la s
le démon jusque sur le trône de la Divinité ; les Anges frémissent d’ horreur , les ames pures en tremblent. Mais ce ne sont guè
ces scandales. Vous croyez montrer des graces, & vous offrez des horreurs . La modestie de l’extérieur eût été la livrée de
tres la toute du crime, les y engager, en vouloir faire disparoître l’ horreur , s’en déclarer l’apologiste, c’est une malice con
51 (1640) Traité des Spectacles des Gentils « SAINCT CYPRIAN DES SPECTACLES. » pp. 155-193
ẽce des vices, puisque son intention est de nous en faire conceuoir l’ horreur , & de nous porter à l’amour de la perfection
& sans fard paraistroit mõstrueuse, & qu’elle dõneroit plus d’ horreur que d’amour, s’auisa de la reuestir des spectacle
nité, qui peut-estre leur auoit esté denié par la nature. Ie fremis d’ horreur en céte pensée ; mais l’idolatrie en donne bien d
l’acheter en prostitüant honteusement leur visage. Que i’ay encor en horreur le jeu infame des lutteurs. On voit des hommes, q
52 (1767) Réflexions sur le théâtre, vol 6 « Réflexions sur le théâtre, vol 6 — RÉFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE SIXIÈME. — CHAPITRE VIII. Sentimens de S. Chrisostome. » pp. 180-195
el œil Dieu verra-t-il ce sacrilège mélange ? n’êtes vous pas saisi d’ horreur & de crainte de regarder le Saint des Saints
l’adultère, on en rit, on y applaudit. Ceux qui feignent de pareilles horreurs sont dignes de mille morts, d’oser mettre sons le
p; ce qui est le plus insupportable, non-seulement vous n’en avez pas horreur , quand vous les voyez au théatre, mais vous en ri
que vous devriez aimer, & vous aimez ce que vous devriez avoir en horreur . J’en vois qui au sortir d’un enterrement courent
53 (1763) Réflexions sur le théâtre, vol. 1 « CHAPITRE VII. De l’idolâtrie du Théâtre. » pp. 143-158
le théâtre abominable aux Chrétiens, qui font profession d’avoir une horreur extrême pour l’idolâtrie, comme l’enseignent tous
rouverait sa religion : un des premiers Chrétiens y verrait les mêmes horreurs qui lui faisaient détester le théâtre. On n’a pas
ui les prononce, dit-on. Sans doute : un homme de bien connaît-il ces horreurs  ? Mais les gens de bien peuvent-ils prendre plais
jetée dans un fossé au bord de la Seine. Cette excommunication, cette horreur de l’Eglise, cet éloignement des Chrétiens, cette
54 (1697) Histoire de la Comédie et de l’Opéra « Approbation des Docteurs »
que la lecture en sera utile aux Fidèles, qu’elle leur inspirera de l’ horreur pour ces Assemblées dangereuses, si contraires à
55 (1667) Traité de la comédie « Traité de la comédie — IV.  » p. 458
e l'esprit la regarde plus sûrement, qu'elle y est reçue avec moins d' horreur , et que le cœur s'y laisse aller avec moins de ré
56 (1675) Traité de la comédie « VIII.  » p. 283
oup lui nuire que de l'accoutumer à regarder ces sortes d'objets sans horreur et avec quelque sorte de complaisance, et de lui
57 (1694) Sentiments de l’Eglise et des Pères « CHAPITRE IV. Deux conséquences que les Pères de l’Eglise ont tirées des principes qui ont été établis ci-devant. » pp. 82-88
C’est pourquoi non seulement ils tâchaient de leur donner une grande horreur du vice ; mais ils les portaient aussi à fuir et
l’Italie, par un Décret du Sénat. Et certes, si l’on a toujours eu en horreur , et si l’on a exterminé autant qu’on a pu les emp
58 (1765) Réflexions sur le théâtre, vol. 4 « CHAPITRE IX. Sentiments de Tertullien. » pp. 180-200
y a répandu, il ne mérite pas moins les anathèmes de l'Evangile, et l' horreur des gens de bien, que celui des premiers siècles.
les mânes. Tout cela est également superstitueux et l'objet de notre horreur . « 7.° Quoique l'origine et les cérémonies de tou
aux Divinités de la débauche. Pouvez-vous, Chrétiens, n'en avoir pas horreur  ? Ce ne sont pas tant ces libertins dont on a fai
 Erubescat Senatus, erubescant Ordines omnes. » Si l'on doit avoir en horreur tout genre d'impureté, sera-t-il permis d'entendr
ils applaudissent aux coups les plus violents ; ils ne voient qu'avec horreur le cadavre d'un homme mort d'une mort naturelle,
59 (1675) Traité de la comédie « V.  » p. 279
la regarde avec moins de précaution, qu'elle y est reçue avec moins d' horreur , et que le cœur s'y laisse aller avec moins de ré
60 (1675) Traité de la comédie « XXXV.  » p. 331
ontentement en ce qui doit être l'objet de notre aversion et de notre horreur  ?
61 (1667) Traité de la comédie « Traité de la comédie — VII.  » p. 461
oup lui nuire que de l'accoutumer à regarder ces sortes d'objets sans horreur et avec quelque sorte de complaisance, et de lui
62 (1667) Traité de la comédie « Traité de la comédie — XXXV.  » p. 495
ontentement en ce qui doit être l'objet de notre aversion et de notre horreur . On n'a pas voulu rapporter en cet Écrit les pass
63 (1694) Maximes et Réflections sur la Comédie « VII. Paroles de l’auteur et l’avantage qu’il tire des confessions.  » pp. 28-29
s’en informer des personnes de poids et de probité, lesquelles avec l’ horreur qu’elles ont du péché, ne laissent pas d’assister
64 (1759) Lettre de M. d'Alembert à M. J. J. Rousseau « Chapitre » pp. 63-156
» Enfin dans la vue d’inspirer plus efficacement à vos compatriotes l’ horreur de la Comédie, vous la représentez comme une des
monstres impunis et des crimes heureux ? Un Atrée qui s’applaudit des horreurs qu’il a exercées contre son frère, un Néron qui e
pargné à la nation Française, d’ailleurs si paisible et si douce, les horreurs et les atrocités religieuses auxquelles elle s’es
tendrissement sur nos semblables, Atrée et Médée le frémissement et l’ horreur . Quand nous irions à ces Tragédies, moins pour êt
vec un mouvement de trouble et de pitié, qui va quelquefois jusqu’à l’ horreur et aux larmes. Il faut à ces âmes rudes, concentr
e préférer le vice au ridicule ; elle nous suppose pour le vice cette horreur qu’il inspire à toute âme bien née ; elle se sert
rreur qu’il inspire à toute âme bien née ; elle se sert même de cette horreur pour combattre nos travers ; et il est tout simpl
es avantages du vice, et non pour leur en faire voir les dangers et l’ horreur  : le grand défaut de ce siècle philosophe est de
65 (1772) Réflexions sur le théâtre, vol 9 « Réflexions sur le théâtre, vol 9 — RÉFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE NEUVIEME. — CHAPITRE II. Melanie. » pp. 29-71
p; si toutes attaquoient les choses saintes, qui pourroit tenir à ces horreurs & ces blasphêmes ? La fable de Melanie a paru
ice fervente, & lui faire perdre sa vocation, en lui donnant de l’ horreur pour un état qu’elle a embrasse de bonne foi avec
tant la vie, l’a ébloui. Il n’a pas senti l’indécence, l’injustice, l’ horreur de ce jamais, de cet esclavage qui fait de tous l
mp; la fin du troisieme, qu’on donne pour des chefs-d’œuvre, sont des horreurs dans l’ordre des mœurs & de la religion. C’es
re à des fureurs dont elle n’a pas l’idée, & dont elle doit avoir horreur , c’est choquer gratuitement toutes les règles de
plus ridicule que ce saint Curé qui fait parler le ciel, inspire les horreurs d’une tragédie : Ce Ministre du Seigneur, Qui de
amp; qui doit non pas faire écouter avec confiance, mais rejeter avec horreur l’indigne Religieuse capable de ces affreux exces
suis, ayez pitié de moi, il est affreux & barbare, il me glace d’ horreur . Trainez-moi vers l’Autel, traînez-moi que j’y me
paît, il boit le sang de la victime. Rien dans la piéce ne mene à ces horreurs  ; mais il regne un ton de malignité dans tous les
66 (1694) Réfutation des Sentiments relâchés d'un nouveau théologien touchant la comédie « Réfutation des sentiments relachés d'un nouveau Théologien touchant la Comédie. » pp. 1-190
arlerai, soit une infinité d’autres, nous ont dit des choses qui font horreur touchant les Spectacles des anciens, pour la cond
aient dans le fond du cœur, et pour lesquelles ils avaient beaucoup d’ horreur  ; ils se taisaient, dis-je, de peur de passer par
e, où il veut que les Prédicateurs n’oublient rien pour inspirer de l’ horreur aux fidèles pour les Spectacles. Je retoucherai c
vez d’abord consulté des personnes de poids et de probité, qui avec l’ horreur qu’elles ont pour le péché ne laissent pas d’assi
e les personnes que vous avez consultées, n’avaient pas une véritable horreur pour le péché, dés qu’elles s’exposaient à l’occa
nt avoir d’aller à la Comédie : ainsi permettez-moi de douter de leur horreur pour le péché. Celui qui est pénétré d’une sincèr
r horreur pour le péché. Celui qui est pénétré d’une sincère et forte horreur du péché, ne se contente pas de le fuir, mais s’é
sions : mais je dis seulement que les personnes qui ont une véritable horreur du péché, ne fuient pas seulement les occasions p
angage sur la Comédie que celles que vous avez consultées, qui avec l’ horreur qu’elles ont pour le péché, ne laissent pas d’y a
ées : et je n’aurais jamais cru qu’on pût unir ensemble une véritable horreur du péché avec une disposition habituelle de s’exp
nt pu avoir d’empressement pour y aller autrefois, que par la sincère horreur qu’elles ont du péché qui les porte et les engage
pour n’y pas heurter davantage : voilà ce que j’appelle une véritable horreur pour le péché. Et je ne vois pas d’autre raison q
-là s’il est si honnête que vous dites, et s’il est compatible avec l’ horreur du péché et avec une piété véritable et solide ;
nombre les étourdit, ou ils ne se croient pas coupables par le peu d’ horreur qu’ils ont pour le péché ; leur aveuglement fait
r convertir le pécheur, ou pour entretenir le pécheur converti dans l’ horreur du péché. Vous auriez, sans doute, une autre expé
ieu que le Confesseur inspire dans toute autre occasion au Pénitent l’ horreur du péché en le lui faisant connaître ; dans celle
iriez qu’on n’en parle que pour les combattre, et pour en donner de l’ horreur , comme dans le Tartuffe et particulièrement dans
se regardent eux-mêmes comme infâmes, qu’ils ont pour la plupart de l’ horreur et du mépris pour leur profession. Voici une hist
es. Mais, direz-vous peut-être, on n’en parle que pour en donner de l’ horreur , on ne fait paraître le vice sur le Théâtre que p
67 (1823) Instruction sur les spectacles « Introduction. » pp. -
fession de piété témoignaient, par leurs discours et leur conduite, l’ horreur qu’ils avaient pour les spectacles ; et ceux qui
68 (1675) Traité de la comédie « XXXI.  » pp. 325-326
l quelqu'un assez aveugle ou assez endurci pour pouvoir souffrir sans horreur l'impiété de ce langage ? Et ceux mêmes qui trava
69 (1823) Instruction sur les spectacles « Chapitre V. Le but des auteurs et des acteurs dramatiques est d’exciter toutes les passions, de rendre aimables et de faire aimer les plus criminelles. » pp. 51-75
y sont coupables des crimes des hommes. On y accoutume l’esprit à des horreurs auxquelles il n’aurait jamais pensé. Un homme fai
ses certainement, en ce qu’elles accoutument les yeux du peuple à des horreurs qu’il ne devrait pas même connaître, et à des for
t boire au père le sang de son fils. On frissonne à la seule idée des horreurs dont on pare la scène française. Je le soutiens,
s, où on représente leurs infamies sous des voiles qui en diminuent l’ horreur et qui en augmentent le danger ? Ce sont des fabl
70 (1697) Histoire de la Comédie et de l’Opéra « HISTOIRE ET ABREGE DES OUVRAGES LATIN, ITALIEN ET FRANCAIS, POUR ET CONTRE LA COMÉDIE ET L’OPERA — CHAPITRE IV. » pp. 78-112
e Jeu est celui des représentations des Comédies, qu’on doit avoir en horreur . Est-ce là approuver la Comédie ? Est-il de la bo
Comédiens Français ; pour apprendre aux Fidèles combien l’Eglise a en horreur ces Théâtres. Cet Auteur fait encore le récit du
est fait, je renonce à tous ces gens de bien, J’en aurai désormais un horreur effroyable, Et m’en vais devenir pour eux pire qu
lus propres à porter les Fidèles au bien qu’au mal, et inspirant de l’ horreur pour le vice et de l’amour pour la vertu ; et ils
71 (1778) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre vingtieme « Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. — Chapitre II. Suite du Clergé Comédien, » pp. 52-67
nt introduit l’irréligion, pour combler d’éloges un païen qui a été l’ horreur de tous les siecles. Mais, eût-il le mérite qu’on
Elle alloit satisfaire une fatale envie. Mais bientôt s’étonnant des horreurs de la mort ; Je suis folle, dit-elle en s’éloigna
      On n’assaisonnoit ses rigueurs,     En pourroit-on soutenir les horreurs  ?         Un petit grain de comique         Y rép
72 (1760) Critique d’un livre contre les spectacles « REMARQUES. SUR LE LIVRE DE J.J. ROUSSEAU, CONTRE LES SPECTACLES. » pp. 21-65
d’échauffer un cœur sensible, que celles d’un amour criminel à qui l’ horreur du vice sert au moins de contrepoison ? Mais si l
pour faire valoir de criminelles maximes, dont lui-même est pénétré d’ horreur  ? » Page 147. « Dans ce siècle, où règnent si f
iomphe ; si elle peint dignement quelque vertu ; si elle inspire de l’ horreur pour quelque vice, elle aura les applaudissements
73 (1743) De la réformation du théâtre « De la réformation du théâtre — DEUXIEME PARTIE. — REGLEMENTS. Pour la Réformation du Théâtre. » pp. 99-116
pprouvées ou victorieuses, ne peuvent inspirer aux Spectateurs qu’une horreur salutaire. 3°. On examinera toutes les anciennes
e, lorsqu’ils en ont fait usage, ce n’a été que pour en inspirer de l’ horreur , ou pour en tirer quelque sujet d’instruction ; c
74 (1715) La critique du théâtre anglais « DESSEIN DE L’OUVRAGE. » pp. -
st en un mot d’attacher à tout ce qui est mal, une idée de honte et d’ horreur . Nos Poètes s’écartent étrangement de ce but ;
75 (1677) L’Octavius « Paragraphe XII du texte latin » pp. 42-46
ouvez, ni aux festins solennels, ni aux combats sacrés ; vous avez en horreur les viandes où les prêtres ont touché, et le vin
76 (1694) Sentiments de l’Eglise et des Pères « II. PARTIE. Où l’on répond aux Objections de l’Auteur de la Lettre. » pp. 89-140
ux Objections de l’Auteur de la Lettre, il est bon de donner ici de l’ horreur d’un principe, sur lequel il se fonde ; qui est q
r zèle et la vivacité de leur éloquence, pour en donner une si grande horreur aux fidèles ; que les consciences faibles et timo
lesp. 38. de l’Auteur. « Des personnes de poids et de probité avec l’ horreur qu’elles ont du péché, ne laissent pas d’assister
étiens doivent régler leur conduite. Or l’Evangile nous apprend que l’ horreur que nous devons avoir du péché, nous doit porter
dévots qui ne laissent pas d’aller sans scrupule à la Comédie, avec l’ horreur qu’on prétend qu’ils ont du péché, serait encore
autement la Comédie, et tantôt il la blâme, et tâche d’en donner de l’ horreur . Il dit ici pour la louer qu’elle est si pure et
, qui n’ont pour objet que le gain et l’intérêt ; ils doivent être en horreur à des Chrétiens autant que les Bals, et la Comédi
77 (1838) Principes de l’homme raisonnable sur les spectacles pp. 3-62
r, mais de m’inspirer pour ces sortes de divertissements une espèce d’ horreur . Tous n’ont eu sur ce point qu’une même voix ; to
infâmes, même selon les lois des hommes ? Mais ces blasphèmes me font horreur . Jésus-Christ présiderait à des assemblées de péc
ulièrement offensée : « Eh quoi ! disait-il, des maximes qui feraient horreur dans le langage ordinaire, se produisent impunéme
d’échauffer un cœur sensible, que celles d’un amour criminel à qui l’ horreur du vice sert au moins de contre-poison. Mais, si
ses certainement, en ce qu’elles accoutument les yeux du peuple à des horreurs qu’il ne devrait pas même connaître, et à des for
ire à son père le sang de son fils. On frissonne, à la seule idée des horreurs dont on pare la scène française. Je le soutiens,
78 (1586) Quatre livres ou apparitions et visions des spectres, anges, et démons [extraits] « [Extrait 3 : Livre VI, chap. 15] » pp. 663-664
mes et petits enfants, est tout ému, tout tremblant, et frissonnant d’ horreur de ces vers enflés qu’une Ame de mort vient à dir
79 (1700) IV. Sermon des spectacles, comedies, bals, etc. [Sermons sur tous les sujets de la morale chrétienne. Cinquiéme partie] « IV. Sermon des spectacles, comedies, bals, &c. » pp. 95-126
nvectives excessives ; & aprés qu’on s’est efforcé de donner de l’ horreur d’un vice, ou de la crainte de le commettre ; tou
elque sentiment d’humanité, ou de pudeur, en avoient elles-mêmes de l’ horreur . Car comme ils avoient tiré leur origine du Pagan
’expressions les plus fortes & les plus capables d’en donner de l’ horreur aux Chrétiens, qui couroient alors aux Theâtres a
omme les mœurs sont aussi corrompuës qu’elles l’ont jamais été, cette horreur que l’on marque pour tout ce qui blesse la pudeur
parce qu’en évitant l’occasion du peché, il marque par-là qu’il en a horreur , & qu’il le deteste, & ainsi en meritant
80 (1738) Sentimens de Monseigneur Jean Joseph Languet Evéque de Soissons, et de quelques autres Savans et Pieux Ecrivains de la Compagnie de Jesus, sur le faux bonheur et la vanité des plaisirs mondains. Premiere partie « Sentimens de quelques ecrivains De la Compagnie de Jesus, Touchant les Bals & Comedies. Premiere Partie. — Entretien troisieme. Le danger des Bals & Comedies découvert par l’Auteur des Sermons sur tous les sujets de la morale Chrétienne de la Compagnie de Jesus. » pp. 26-56
nvectives excessives ; & aprés qu’on s’est efforcé de donner de l’ horreur d’un vice, ou de la crainte de le commettre ; tou
elque sentiment d’humanité, ou de pudeur, en avoient elles-mêmes de l’ horreur . Car comme ils avoient tiré leur origine du Pagan
’expressions les plus fortes & les plus capables d’en donner de l’ horreur aux Chrétiens, qui couroient alors aux Theâtres a
omme les mœurs sont aussi corrompuës qu’elles l’ont jamais été, cette horreur que l’on marque pour tout ce qui blesse la pudeur
parce qu’en évitant l’occasion du peché, il marque par-là qu’il en a horreur , & qu’il le deteste, & ainsi en meritant
81 (1686) Sermon sur les spectacles pp. 42-84
lle cet Ange artificieux nous déguisera les dangers du Théâtre et ses horreurs . Le Démon en effet toujours plein de malice et de
des Spectacles, mes Frères, que pour vous en inspirer la plus grande horreur  ; que pour vous dire, avec tous les Pères de l’Eg
Démon ; seconde vérité qui doit nous les faire envisager avec toute l’ horreur et tout l’effroi qu’ils inspirent aux âmes sainte
s allez aux Spectacles, vous devriez les regarder avec la plus grande horreur , et frémir au seul aspect de ceux qui voudraient
elui de la Religion, seconde raison qui doit vous en inspirer toute l’ horreur . Il n’y a qu’un pas à l’incrédulité, quand le cœu
82 (1744) Dissertation épistolaire sur la Comedie « Dissertation Epistolaire sur la Comedie. — Reponse à la Lettre précedente. » pp. 19-42
qui veut, que ceux qui ont quelque charge des ames, en inspirent de l’ horreur à celles que Dieu leur a confiées ; qu’ils leur m
raison lui donne trop de lumiere, pour qu’une telle vie ne lui fasse horreur . Je m’apperçois en elle par vôtre lettre sous un
s donner exemple, & dont toute ame, qui a de la pudeur, sent de l’ horreur & de l’aversion. Je finis, Madame, & s’il
e, & je prie le Seigneur, que ma Lettre inspire à tout le monde l’ horreur , que merite la Comedie : aidez moi à l’obténir du
83 (1738) Sentimens de Monseigneur Jean Joseph Languet Evéque de Soissons, et de quelques autres Savans et Pieux Ecrivains de la Compagnie de Jesus, sur le faux bonheur et la vanité des plaisirs mondains. Premiere partie « Sentimens de quelques ecrivains De la Compagnie de Jesus, Touchant les Bals & Comedies. Premiere Partie. — Entretien second. De la vanité des Bals & Comedies en general tiré des Sermons du R. Pere Claude la Colombiere de la Compagnie de Jesus. » pp. 17-25
quel est l’homme quelque libertin qu’il pût être, qui n’en auroit pas horreur  ? Si quelcun de ces solitaires, qui se sont volon
i vêtus de pourpre, qu’ils aimoient la pauvreté, & qu’ils avoient horreur des charges & des honneurs ! Car enfin, c’éto
84 (1744) Dissertation épistolaire sur la Comedie « Dissertation Epistolaire sur la Comedie. — Reponse à la Lettre d’une Dame de la Ville de *** au sujet de la Comedie. » pp. 6-15
culte des faux Dieux ; & que c’étoit assés pour en inspirer de l’ horreur aux Chrêtiens, & pour les condamner. Rien n’e
é de rendre gloire à la misericorde divine, & d’avouer, que cette horreur pour les spectacles, qu’il avoit autrefois inspir
85 (1733) Dictionnaire des cas de conscience « Jugement sur la Comédie du Festin de Pierre. CAS II. » pp. 805806-812
il le déclare dans sa Préface ; et non de leur inspirer une véritable horreur de l’impiété et du crime. 2°. Ces Comédiens ayant
au mal comptent pour rien ; qu’il tâche d’en inspirer la plus grande horreur  ; qu’il fasse voir combien Dieu y est offensé, co
86 (1772) Réflexions sur le théâtre, vol 9 « Réflexions sur le théâtre, vol 9 — RÉFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE NEUVIEME. — CHAPITRE IV. Pieces singulieres. » pp. 107-153
rrompre les mœurs. Il n’en est point de plus infame. C’est un tissu d’ horreurs dans tous les personnages, rapportées à découvert
e de la voir, & la laisse toujours voilée. Et comme si toutes ces horreurs ne suffisoient pas à une débauche effrénée, le Po
à cette vérité authentique, & à la pureté de la morale toutes les horreurs de l’impureté. Quand même on pourroit traiter des
des abominations, dont ils ne disent un mot que pour en inspirer de l’ horreur , & en faire craindre le châtiment ! L’Auteur
 : ce n’étoit pas la peine de se mettre en frais pour enfanter tant d’ horreurs & de mauvaise poësie. Il est à souhaiter qu’u
ce qui fut exécuté avec l’applaudissement de tout le public, saisi d’ horreur d’un parricide dont personne ne doutoit. Les Juge
° On fait à Toulouse une fête horrible, abominable, un anniversaire d’ horreur & de carnage, qui acheve de répandre la fureu
illes. Cette fête n’est pas plus horrible, & n’inspire pas plus d’ horreur que le Te Deum que le Roi fait chanter pour la pr
87 (1823) Instruction sur les spectacles « Chapitre VII. Les spectacles favorisent les suicides. » pp. 90-92
es martyrs. Le vice s’embellit sur la scène, les maximes qui feraient horreur dans le langage ordinaire, s’y produisent impuném
88 (1823) Instruction sur les spectacles « Chapitre VIII. Les spectacles favorisent les duels. » pp. 93-95
aises impressions, sans même qu’ils s’en aperçoivent, affaiblissent l’ horreur qu’ils ont pour ce crime, le leur font regarder c
89 (1667) Traité de la comédie « Traité de la comédie — XIX.  » pp. 475-477
ur affection; de sorte qu'une passion qui ne pourrait causer que de l' horreur , si elle était représentée telle qu'elle est, dev
90 (1675) Traité de la comédie « XIX.  » pp. 302-305
ur affection. De sorte qu'une passion qui ne pourrait causer que de l' horreur si elle était représentée telle qu'elle est, devi
91 (1666) De l’éducation chrétienne des enfants « V. AVIS. Touchant les Comédies. » pp. 203-229
froyable aveuglement des hommes, à qui les plus grands crimes ne font horreur , que quand ils ne sont plus communs, et qui non s
à des choses pour lesquelles les fidèles doivent avoir une souveraine horreur , et comme il ajoute en suite, « parce que ce sont
lui appartenait. » Il faut donc ma Sœur, inspirer à vos enfants de l’ horreur de la comédie ; parce que elle est un divertissem
92 (1687) Avis aux RR. PP. jésuites « II. » pp. 9-11
Grimaldi était ennemi de votre méchante Morale ; il n’avait que de l’ horreur pour vos maximes ; ses règles dans l’administrati
93 (1760) Sur l’atrocité des paradoxes « Sur l’atrocité des paradoxes —  J.J.L.B. CITOYEN DE MARSEILLE, A SON AMI, Sur l’atrocité des Paradoxes du Contemptible J.J. Rousseau. » pp. 1-128
l tâche d’appaiser ceux qui sont irrités ; qu’il aime ceux qui ont en horreur le crime ; qu’il vante les mets d’une table où rè
monstre, s’il pouvait exister, il ne ferait pas rire, il ne ferait qu’ horreur . » C’est une vérité incontestable, je le crois ai
pour faire valoir de criminelles maximes dont lui-même est pénétré d’ horreur . p. 146.15 » Mais le Prédicateur en mettant devan
voir crû Hermione qui s’immole de désespoir, le sanguinaire Hérode en horreur , Gustave triomphant du perfide Christierne, Polif
. Mais il n’en résulte pas que le Spectacle soit méprisable, & en horreur aux honnêtes gens : la bonne Comédie n’étant poin
nt le corps de son père sanglant, que son cocher lui montrait saisi d’ horreur , cette vue ne fit que l’irriter, de sorte qu’oubl
son père, quoique les chevaux, épouvantés à ce spectacle, en eussent horreur . Après cette inhumanité-elle rentra dans sa maiso
aux seuls Evêques de Rome. Alexandre VI, dont la mémoire doit être en horreur à tout vrai Catholique Romain, dévorait en espéra
ien, un Calviniste honnête Homme est donc un coquin ? il doit être en horreur parce qu’il est noté d’infâmie chez les Catholiqu
; que les vices y soient toujours punis, ou pour le moins toujours en horreur quand même ils y triomphent. Le Théâtre donc étan
là qu’ils ne doutent point que le Ciel ne punisse les coupables par l’ horreur de leurs forfaits, quand Oreste bourelé de sa pro
erie au rang des perfections philosophiques.49 « A Naples elle est en horreur  : tout ce qu’on a raison de blâmer en chaire ne d
94 (1759) L.-H. Dancourt, arlequin de Berlin, à M. J.-J. Rousseau, citoyen de Genève « L. H. Dancourt, Arlequin de Berlin, à Mr. J. J. Rousseau, citoyen de Genève. » pp. 1-12
il demandait si les Romains n’avaient ni femmes ni enfants. Ces mêmes horreurs subsistant encore du temps de S. Chrysostome et d
aient fulminé contre les spectacles et que les Comédiens aient été en horreur aux gens sages, aux Chrétiens, aux Pères de l’Egl
95 (1694) La conduite du vrai chrétien « ARTICLE V.  » pp. 415-435
peut entendre sans crime. C’est pour cela qu’ils étaient tellement en horreur parmi les Romains, que non seulement ils étaient
mes, Bourgeois, Bourgeoises, qui que vous soyez, n’aurez-vous point d’ horreur désormais de passer les après-dînées entières dan
96 (1776) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre dix-neuvieme « Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre dix-neuvieme. — Chapitre VI. Dorat. » pp. 141-175
ir d’Elu, séduire au nom de l’Evangile, &c. La fureur de dire des horreurs sous le nom d’un bon mot, ne dégrade pas l’ouvrag
t sans terreur. Et que craindrois-je ? Mon ivresse M’en épargnera les horreurs . Il a raison, c’est une ivresse en effet. Il est
peut t’arracher, Tu vivras à jamais dans ce cœur qui t’adore. (Quelle horreur  !) Ma mort que je verrai d’un œil si satisfait,
œuvres. La corruption y est si à découvert, qu’elle ne peut que faire horreur . Elle peint encore d’autres Auteurs qu’on voudroi
sans doute, ils ne liront pas des vers si licencieux, ils en auroient horreur . Est-ce pour les libertins que vous avez si bien
97 (1694) Réponse à la lettre du théologien, défenseur de la comédie « Réponse à la lettre du théologien, défenseur de la comédie. » pp. 1-45
s, pour autoriser des Spectacles qu’ils n’ont jamais regardés qu’avec horreur , en y supposant les circonstances qui s’y trouven
que le leur ? Et quel scrupule se peut-on faire d’aller chercher de l’ horreur pour le vice, et de l’amour pour la vertu, s’il e
Premièrement, « il s’en est informé à des personnes lesquelles avec l’ horreur qu’elles ont du péché, ne laissent pas d’assister
ssent pas d’assister aux Spectacles. Page 38. » C’est apparemment une horreur qui ne les rend pas fort délicats : c’est même un
emment une horreur qui ne les rend pas fort délicats : c’est même une horreur merveilleuse ; car elle fait ce qu’on n’aurait ja
98 (1770) La Mimographe, ou Idées d’une honnête-femme pour la réformation du théâtre national « La Mimographe, ou Le Théâtre réformé. — Seconde partie. Notes. — [I] » p. 418
Théâtre Français particulièrement, d’exciter à la vertu, d’inspirer l’ horreur du vice, & d’exposer les ridicules : ceux qui
99 (1778) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre vingtieme « Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. — Chapitre VI. Machiavel. » pp. 198-214
l avoit écrite n’eût exalté son imagination & rempli sa mémoire d’ horreurs politiques qu’il y verse à pleines mains. On a di
e sang. Corneille, Racine, Crébillon, Voltaire, &c. doivent à ces horreurs leur célébrité. Les comédies l’exercent en petit
ut athée : un homme de théatre est capable de tout. Mais laissons ces horreurs qui ne sont pas si rares : elles sont trop afflig
100 (1715) La critique du théâtre anglais « PREFACE DE L’AUTEUR » pp. -
tés doivent être désignées par des termes capables d’en inspirer de l’ horreur . Il est certain que les choses dans la vie dépe
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