onvaincu il ne faut que considérer que lorsque nous avons une extrême
horreur
pour une action on ne prend point de plaisir à la
e dérober à la vue des spectateurs tout ce qui leur peut causer cette
horreur
désagréable. Quand on ne sent donc pas la même av
laisir sur le Théâtre, puisque l'on ne peut souffrir ce que l'on a en
horreur
. Et par conséquent y ayant encore tant de corrupt
vaincu, il ne faut que considérer, que lorsque nous avons une extrême
horreur
pour une action, on ne prend point de plaisir à l
e dérober à la vue des spectateurs tout ce qui leur peut causer cette
horreur
. Quand on ne sent donc pas la même aversion pour
c plaisir sur le Théâtre; puisqu'on ne peut souffrir ce que l'on a en
horreur
. Et par conséquent y ayant encore tant de corrupt
sont appliqués à rendre le vice ridicule, plutôt qu’à en donner de l’
horreur
: de cet examen naîtra la décision de cette secon
ivant mon premier principe, s’il s’est plutôt attaché à inspirer de l’
horreur
pour le vice, qu’à le rendre ridicule. J’avertis
le but de cette piece ; on me répond que c’est celui d’inspirer de l’
horreur
pour l’avarice : voyons si Moliere a réussi. L’av
ectacles, si la représentation de cette piece n’inspire pas une vraie
horreur
de l’hypocrisie. Cependant on ne peut pas dire qu
ne tendent qu’à tromper les hommes, toute sa conduite est un tissu d’
horreurs
. Orgon le prend chez lui & le nourrit gratuit
e, sans le charger d’un ridicule qui ne serviroit qu’à en affoiblir l’
horreur
. Moliere nous a bien fait voir dans cet ouvrage q
ont plutôt tourné les vices en ridicule, qu’ils n’en ont inspiré de l’
horreur
, & par conséquent qu’ils n’ont point atteint
emps anterieurs faisoient profession de piété, n’en ont parlé qu’avec
horreur
; & tous ont reconnu que le Théâtre ne s’acco
Comedies ? Ce qui sert le plus à la tenir en bride, est une certaine
horreur
que la bonne éducation & le Christianisme en
n & le Christianisme en inspirent. Or rien n’affoiblit plus cette
horreur
, que la Comedie, où l’amour paroît d’une maniére,
. C’est beaucoup nuire à son ame, que de l’accoutumer à regarder sans
horreur
le plaisir que les mondains trouvent à aimer, &am
n autre effet de la curiosité qu’on a d’assister aux Comedies. A-t-on
horreur
pour une chose ? on ne doit point la representer,
e amour ; & c’est ainsi qu’une passion, qui ne causeroit que de l’
horreur
si elle étoit representée telle qu’elle est, devi
a s’exposer à mille dangers de l’offenser ? & souffriroit-on sans
horreur
l’impieté de ce langage ? Oseroit-il lui offrir c
s amusent ; & prions-le qu’il nous imprime de la haine & de l’
horreur
pour tous les divertissemens dangereux à notre in
l’impureté comme une chose ridicule ; elles veulent que nous en ayons
horreur
, et elles demandent que nous en ayons tant d’éloi
r à ces deux amants, dont les amours réussissent. Pour en donner de l’
horreur
, le Poète auroit dû, non pas feindre ces succès i
; mais elle l’est néanmoins beaucoup. Les vices dont elle donne de l’
horreur
, paraissent horribles d’eux-mêmes sans artifice.
éperdument amoureuse ; sa déclaration n’excite que l’indignation et l’
horreur
de la part d’Hippolyte ; la rage, la honte et la
exposition tout homme tant soit peu raisonnable et vertueux frémira d’
horreur
et regardera Phèdre comme un monstre abominable :
intrigue qui cause la mort d’Hyppolite ; en un mot si l’on sent de l’
horreur
pour le crime de Phèdre, elle force en même temps
deux autres monstres ci-dessus ne gagnent rien à leur triomphe qu’une
horreur
plus grande de la part des Spectateurs ; je le pr
re un effort pour poignarder quelqu’un : « Cruels, qui redoublez l’
horreur
qui m’environne, Qu’heureusement pour vous la for
e le malheur du criminel, et qu’on ne voit pas son crime. Mais quelle
horreur
n’aura-t-on pas pour un Scélérat protégé ou puiss
de rendre leur personnage si odieux, qu’il résulte de sa félicité une
horreur
plus vive pour les crimes qui la lui ont procurée
fin de ne pas savoir que plus un Scélérat est heureux, plus il est en
horreur
à tous ceux qui le connaissent. Un des motifs qui
oire me fit l’honneur de pleurer et de frémir en m’écoutant. Je vis l’
horreur
et l’indignation se peindre sur tous les visages
pusillanime puisque les produisant il en résulte qu’on en conçoit une
horreur
plus forte pour le crime, et que l’effet que vous
ou la compassion du Spectateur ; je voudrais au contraire augmenter l’
horreur
que Mahomet inspire, en faisant sentir par mon ex
retient. Or le principal frein qui sert à l'arrêter est une certaine
horreur
que la coutume et la bonne éducation en impriment
la bonne éducation en impriment ; et rien ne diminue davantage cette
horreur
que la Comédie; parce que cette passion y paraît
et qui en arrête le cours. Or ce qui y sert le plus est une certaine
horreur
que la coutume et la bonne éducation en impriment
la bonne éducation en impriment ; et rien ne diminue davantage cette
horreur
que la Comédie, parce que cette passion y paraît
& à Rome ; mais les Chrétiens n’y paroissoient pas : ils avoient
horreur
de la scène, & ses prestiges ne faisoient imp
ens en mérite encore mieux le nom. Les anciennes diableries donnoient
horreur
du vice, en le montrant puni par les démons ; les
lieux déserts ; on prenoit le temps de la nuit, pour inspirer plus d’
horreur
, par la solitude, le silence & les ténebres,
tendus, dont presque personne n’échappe, ce corps de péché en donnoit
horreur
, comme il en donne encore aux Chrétiens, excitoit
u qu’à côté de la compassion marche toujours, suivant le besoin, ou l’
horreur
du vice, ou l’amour de la vertu ; et c’est l’effe
Caracalla. La catastrophe, c’est-à-dire les sentiments de haine et d’
horreur
qu’on concevra contre l’Auteur de la mort de Géta
ls voudront : d’un côté, la compassion la plus tendre ; de l’autre, l’
horreur
du crime de Caracalla rempliront tout ce qu’on pe
avoir pour les personnages qui meurent, elle ne doit point balancer l’
horreur
que l’Auteur de tant de carnage inspire ; et c’es
ge inspire ; et c’est, comme je l’ai déjà dit et comme je le pense, l’
horreur
du crime, ou l’amour de la vertu, qui établit la
ux grands criminels, font sur les hommes les plus vives impressions d’
horreur
et de compassion ; pendant qu’ils ne voient qu’av
Tragicomédie, a fait longtemps mes délices. J’y trouvais la véritable
horreur
tragique, telle que les Anciens l’ont connue ; ma
-à-dire, une passion qui porte à de si grands excès qu’elle inspire l’
horreur
, et devienne par là propre à corriger et à instru
Artemise et dans Ilione n’inspire pas une simple compassion dénuée d’
horreur
; car le Spectateur ne peut se dispenser de se so
ent pas tuées après la mort de leur Amant : ainsi leur exemple, par l’
horreur
qu’il cause, n’est pas moins instructif que celui
; d’Ursule & Ta de toi ! Ce que je vais t’apprendre doit te faire
horreur
… Ces larmes que tu surpris un jour lorsque j’étai
lus vertueuse épouse, le cœur de son mari… cette idée parut lui faire
horreur
. D’abord elle combattit mon penchant ; elle m’ass
écouvert lui-même… Une lueur d’espérance semble sortir de ce goufre d’
horreurs
… Oui, ma sœur, il aime encore la vertu. Cette idé
ces grands coupables qui ne peuvent rapprocher de la vertu que par l’
horreur
qu’ils inspirent, mais qui peuvent aussi faire av
i, et lutter entre eux à qui mettra sous les yeux du public le plus d’
horreurs
et d’obscénités ; ils y épuisent leur imagination
rendant le vice odieux rehausser l’éclat des vertus. Pénétrer l’ame d’
horreur
est le seul but des auteurs d’aujourd’hui, mais e
actuels, par eux-mêmes et les formes qu’on leur donne, substituent l’
horreur
à la terreur qui suffisait autrefois pour émouvoi
as se prévaloir de l’action des mœurs sur la scène ; et si toutes les
horreurs
qu’ils inventent pour amuser la nation la plus do
èrement punies, la seule pensée du crime y est regardée avec autant d’
horreur
que le crime même. Les passions n’y sont présenté
e ne peut sortir sans tache, et le jeune homme sans ressentir moins d’
horreur
pour le crime. 1. [NDA] Je ne prétends pas atta
ond des vices mêmes, & qu’il peut contribuer à en inspirer plus d’
horreur
. Je sens que je contredis ici les idées généralem
e son du vice : il est encore évident qu’on n’inspire aux hommes de l’
horreur
que pour les ridicules, pendant qu’il faudroit le
à penser lequel de ces deux portraits de l’avare, lui donne le plus d’
horreur
pour l’avarice : s’il hésite à prononcer, je vais
amuser les Spectateurs, un ridicule qui ne serviroit qu’à affoiblir l’
horreur
qu’on en doit concevoir : de plus, si la Comédie
alement étrangers, puisque le but de la Comédie étant d’inspirer de l’
horreur
pour le vice, si elle s’arrête plus sur le ridicu
relli, Buzembaun, Emanuel Sa, etc. qui n’ont jamais, ni débité tant d’
horreurs
, ni écrit avec tant de grâce, ni n’ont été lus av
’un d’eux, lequel veut enlever à l’autre sa maîtresse ; et toutes ces
horreurs
, loin d’être punies, sont récompensées par August
s, ce sont donc de ces beautés de monstre qui frappent par un excès d’
horreur
. Rien de plus forcené que les trois premières scè
Et dans le même instant, par un effet contraire, Leur front pâlir d’
horreur
, et rougir de colère. Amis, leur ai-je dit, voi
le montrer au public dans le jour le plus favorable, qui en diminue l’
horreur
et en fasse croire la légitimité ? « Quand les
ent enlevé. Distinction des tyrannicides, qu’un Français rejette avec
horreur
, puisque les partisans du sentiment contraire n’e
à leur haine et leur fureur, Vous ne leur prononcez mon nom qu’avec
horreur
», disait Athalie avec raison. Sont-ce là des
ais cherchons notre ennemie. Dans l’infidèle sang baignez-vous sans
horreur
. Frappez et Syriens, et même Israélites. De l
ais pourquoi ont-ils laissé Cinna, Pompée, Athalie, etc. où les mêmes
horreurs
se trouvent à chaque pas ? La raison est simple.
ts hideux qui de Cupidon font un Cyclope. Ce ne sont que des tissus d’
horreurs
et de crimes, aucun vers qui ne soit écrit avec l
belle poésie est l’imitation des beautés de la nature, et non de ses
horreurs
. Le langage des Dieux est fait pour chanter les v
ond le nom du Roi pouvait-il être placé décemment à la tête de tant d’
horreurs
? Mais le Prince vient d’accepter la dédicace du
passions bien noires pour se plaire à la représentation de pareilles
horreurs
. Mais est-ce bien de l’intérêt public, de l’intér
mains. Tous les Casuistes ultramontains ensemble ont-ils écrit tant d’
horreurs
? On les imprime, les lit, les représente dans to
de Brutus, et je porte en mon cœur La liberté gravée et les Rois en
horreur
. Tyrans que j’ai vaincus, je pourrais vous serv
qui librement et par choix altère la vérité pour entasser toutes les
horreurs
qu’il peut s’imaginer ! Il convient qu’on en fut
modernes ; on ne finirait point, s’il fallait en extraire toutes les
horreurs
. Qui l’ignore, pour peu qu’il ait fréquenté le th
sion de piété témoignaient, par leurs actions et par leurs paroles, l'
horreur
qu'ils avaient de ces spectacles profanes. Ceux q
ice, qui trouble toujours un peu les plaisirs que l'on y prend, par l'
horreur
qui l'accompagne. On tâche donc de faire en sorte
sans demander à Dieu d'en être délivré : et il doit avoir une extrême
horreur
d'être lui-même l'objet de l'attache et de la pas
femmes qui se croient innocentes, parce qu'elles ont en effet quelque
horreur
des vices grossiers, et qui ne laissent pas d'êtr
ssion de piété témoignaient par leurs actions et par leurs paroles, l'
horreur
qu'ils avaient de ces spectacles profanes. Ceux q
vice, qui trouble toujours un peu le plaisir que l'on y prend, par l'
horreur
qui l'accompagne. On a donc tâché de faire en sor
sans demander à Dieu d'en être délivré ; et il doit avoir une extrême
horreur
d'être lui-même l'objet de l'attache et de la pas
emmes qui, se croyant innocentes, parce qu'elles ont en effet quelque
horreur
des vices grossiers, ne laissent pas d'être très
Mere. Il ne falloit pas un grand effort d’imagination pour sauver l’
horreur
du crime d’Oreste, qui peut avoir tué sa Mere san
es de la Grece ont traité ce même Sujet, sans chercher à en adoucir l’
horreur
. Nous nous contentons de faire pleurer les Specta
; étendant les bras pour toucher ses enfans. Ces objets nous feroient
horreur
, parce qu’ils ne sont pas respectables pour nous,
Si donc la Tragédie Grecque, en comparaison de la nôtre, est pleine d’
horreurs
, de meurtres, d’incestes, de parricides, la premi
t ans, aimé dans sa Ville & dans sa Famille, se trouve un objet d’
horreur
pour ses Sujets, pour tous les hommes, pour sa fe
’exemple de tous les saints Pères, qui les ont toujours regardés avec
horreur
: et afin que les mondains ne me puissent rien ob
els, l’ivrognerie, et mille autres débauches dont la seule image fait
horreur
. Je ne parle que de ce qui se passe parmi les gen
nelle, et ont vu mon caractère de Chrétien profané, ils l’ont vu avec
horreur
, ils l’ont vu avec compassion. Enfin lorsque j’ét
qu’on ne peut faire ces réflexions qu’il demande, sans en avoir de l’
horreur
. S’il arrive qu’une Dame Chrétienne se trouve eng
ec Monime, ou frémir de terreur quand Œdipe nous offre un spectacle d'
horreur
» : il est plaisant qu'on compare le théâtre à la
éplaise et à l'Académie et au Mercure, ce n'est qu'un verbiage ou une
horreur
. C'est une horreur en effet, et il dit vrai. L'ho
émie et au Mercure, ce n'est qu'un verbiage ou une horreur. C'est une
horreur
en effet, et il dit vrai. L'homme ne se plaît aux
ue nous y joignons ; dans les personnages odieux nous affaiblissons l'
horreur
du crime par de grands motifs qui les élèvent, ou
elque crime. On revient de ces représentations horribles avec moins d'
horreur
et de scrupule. C'est l'antre de Circé, où les ho
brun sombre) ? Que cette nation est à plaindre, si elle a besoin de l'
horreur
du vice pour se conduire à la vertu ! La nôtre, p
mposant. Je plains les Auteurs et les Acteurs des tragédies pleines d'
horreur
qui font agir et parler des gens qu'on ne peut éc
faut saisir, répandre, conserver, immortaliser ! Si on aime tant les
horreurs
, que ne peint-on les Gorgonnes et les furies avec
du sang humain. Nos Spectacles sont aujourd’hui purgés de toutes ces
horreurs
, les simulacres ont disparu de dessus nos Théâtre
st fait, je renonce à tous les gens de bien, J’en aurai désormais une
horreur
effroyable. Combien d’impiétés plus horribles da
eut été permis à ceux-ci de l’admirer ; mais elle doit inspirer de l’
horreur
à tout Chrétien qui déteste le blasphéme. Racine
à ne rien dire de grossier, & s’il est fort décent de diminuer l’
horreur
des forfaits, & de rendre les criminels estim
me une grande grace, de lui donner une pudeur naturelle qui inspire l’
horreur
du crime & en éloigne, & une estime, un p
uoi qu’en ait dit un de nos beaux esprits, un coup de foudre qui fait
horreur
, ce sont des malheurs de l’humanité qui nous effr
lisant Sophocle, on est affligé ; mais que quand on lit Sénèque, on a
horreur
de ses descriptions ; on est dégoûté, rebuté de s
ersonnages de couronnes & de sceptres, il arriva dans ces temps d’
horreurs
& de persécutions, qu’elle choisit dans cette
e, lorsque nous ne prononcions le mot de Théâtre, qu’avec une sorte d’
horreur
? Honorine. L’ignorance est toujours crédul
qu’ils eussent souffert à Racine d’employer tout son art à diminuer l’
horreur
naturelle que nous devons avoir du crime de Phèdr
e la justesse et de la délicatesse d’esprit pour diminuer tellement l’
horreur
des crimes ou de Médée, ou de Phèdre qu’on les re
à la société que de rendre les crimes et les criminels moins dignes d’
horreur
. Tout le monde sait ce que c’est que Médée ; cepe
c les traits et les couleurs qui peuvent exciter dans le spectateur l’
horreur
de l’injustice, de la méchanceté, de la scélérate
droient jamais à son esprit, ou qu’elles n’y reviendroient point sans
horreur
; & il faut qu’elles lui reviennent avec leur
ent ses Acteurs à réveiller sans cesse des passions vicieuses. Quelle
horreur
cette raison seule ne devroit-elle pas inspirer d
ue aujourd’hui avec tant d’effronterie, ce monstre qui causoit tant d’
horreur
à nos peres, n’en cherchons pas la cause ailleurs
ureusement trop célébre. N’a-t-il pas rappellé sur la Scéne les mêmes
horreurs
sur lesquelles Saint Cyprien gémissoit autrefois1
oin d’une gaze pour paroitre aimable : une passion qui causeroit de l’
horreur
étant vue en son état naturel, devient intéressan
t dangereuse. Ainsi un parricide, un inceste, exciteront bien moins d’
horreur
que de pitié, mais elles ne gâtent pas simplement
ntagieuse, ou si l’on est obligé d’en parler, ce ne doit être qu’avec
horreur
, qu’en la flétrissant, la traitant avec exécratio
e, pure comme un Ange, qui avait reçu de Dieu un esprit solide et une
horreur
extrême de tout ce qui blesse la pudeur faillit à
le aveuglement des hommes, à qui les plus grands dérèglements ne font
horreur
, que lorsqu’ils sont rares, mais qui cessent d’en
e, et le seul massacre de S. Jean est suffisant pour en inspirer de l’
horreur
, car qui donna occasion à ce meurtre horrible, à
la tient en bride. Or, ce qui réprime cette passion est une certaine
horreur
que la religion, la coutume et la bonne éducation
e et la bonne éducation en donnent ; mais rien n’affaiblit tant cette
horreur
que les spectacles ; parce que cette passion y pa
is à l’en séparer, parce qu’il en est inséparable. Ce grossier ferait
horreur
, si on le montrait ; mais l’adresse avec laquelle
l’esprit la regarde avec moins de précautions, la reçoit avec moins d’
horreur
, et le cœur s’y laisse aller avec moins de répugn
s d’échauffer un cœur sensible, que celle d’un amour criminel à qui l’
horreur
du vice sert au moins de contrepoison ! Mais, si
le goût de ce dangereux plaisir, s’il y a déja germé ; ou augmenter l’
horreur
que les principes de la religion vous en ont déja
e Maria. PREMIERE PARTIE. Pour donner à des Chrétiens une juste
horreur
des Spectacles du théâtre, il suffiroit, mes Frèr
c des couleurs plus fortes & plus capables de vous en donner de l’
horreur
. Cette réforme d’ailleurs s’étend-elle à tous les
er avec ardeur tout ce qui peut la réprimer & l’affoiblir. Quelle
horreur
ne devons-nous donc pas avoir d’un spectacle où t
républicains implacables ennemis de la royauté ; vous les voyez sans
horreur
tremper leurs mains dans le sang du chef de la pa
t de vue, il mérite plus que jamais les anathêmes de l’Eglise & l’
horreur
des véritables Chrétiens. Combien d’autres preuve
corrompu, que leur imagination est depuis long-temps accoutumée à ces
horreurs
, & qu’enfin c’est l’habitude du poison qui en
encore une juste ignominie, il révolteroit votre délicatesse, & l’
horreur
qu’il vous inspireroit, détruiroit en vous le sen
dre que c’est un tableau vivant des crimes passés, où on en diminue l’
horreur
par la manière de les peindre : il suffit de cons
e l’avez méritée ! O Dieu ! qui serait assez impie pour souffrir sans
horreur
toute l’impiété de ce langage ? « Si la fréquen
dans sa difformité et avec des couleurs propres à en inspirer toute l’
horreur
qu’on en doit avoir : mais sous quels traits a-t-
ensible. Si des plaisirs si cruels, qui ne devaient inspirer que de l’
horreur
, étaient capables de produire de tels effets, que
t de plaisir à voir représenter des actions pour lesquelles on a de l’
horreur
, ils ont grand soin de dérober à la vue des spect
e dérober à la vue des spectateurs tout ce qui peut leur causer cette
horreur
. Ils peignent les vices avec le cortège des grâce
d’une manière moins directe, les personnes vertueuses en ont moins d’
horreur
, et pensent moins à se défendre du poison qu’elle
éanmoins de s’ôter la vie à soi-même, ce qui, hors du Théatre, feroit
horreur
. La raison nous dit que c’est une vraie foiblesse
mes forfaits. Comment des Chrétiens peuvent-ils entendre de pareilles
horreurs
? Quoi ! on me représente, comme un héros, le plu
re fait boire le sang de son fils. On frissonne à la seule pensée des
horreurs
représentées sur nos Théatres. Quel cri contre le
x licences de telles scenes, qui accoutument les yeux du Peuple à des
horreurs
qu’il ne devroit pas même connoître, & à des
gédies & des Comédies qui devroient suffire pour en inspirer de l’
horreur
, si on étoit assez sincere pour convenir qu’ils s
le mauvais usage qu’il avoit fait de ses talens. Racine frémissoit d’
horreur
au souvenir de tant d’années qu’il devoit employe
ui forcé par un ordre étrange de monter sur la Scene, conçutes tant d’
horreur
de vous-même pour vous être vu mêlé avec des homm
assion funeste ; & qui pourroit raconter tous ses maux, montrer l’
horreur
de ses excès, ses fureurs, ses trahisons, ses rav
un lointain reculé, dans une sorte de nuit epaisse qui augmenteroit l’
horreur
qu’il inspireroit, serviroit lui-même à rendre la
ble, puisqu’il défend de l’aimer. Le grossier que vous en ôtez feroit
horreur
, si on le montroit ; & l’adresse de le cacher
n de piété, témoignoient par leurs actions & par leurs paroles, l’
horreur
qu’ils avoient de ces spectacles profanes : ceux
vice, qui trouble toujours un peu le plaisir que l’on y prend, par l’
horreur
qui l’accompagne. C’est à quoi on a beaucoup trav
des honnêtes ; les femmes de qualité & de vertu en auroient de l’
horreur
; au lieu que l’état présent de la comédie ne fai
stres de travailler à désabuser les peuples, & à leur donner de l’
horreur
de tous les divertissemens dangéreux qui les ench
de leur zele & la vivacité de leur éloquence pour en donner de l’
horreur
aux fideles. Désordres & libertés qui se com
osset amari. Id. Libr. de Spectac. Le démon sachant qu’on auroit
horreur
de l’idolâtrie si on la représentoit toute nue, l
sion de piété, témoignoient par leurs discours & leur conduite, l’
horreur
qu’ils avoient pour les spectacles, & ceux qu
tie.Qu’il est triste d’être obligé de prouver à des Chrétiens toute l’
horreur
qu’ils doivent avoir pour les représentations pro
des crimes passés, ou pour la façon de les peindre, ou en diminuer l’
horreur
: il suffit de considérer, avec tous les Docteurs
l’avez méritée. O Dieu ! qui seroit assez endurci pour souffrir, sans
horreur
, toute l’impiété de ce langage ? Si vous ne pouve
s sa difformité & avec des couleurs propres à en inspirer toute l’
horreur
qu’on en doit avoir ; mais sous quels traits a-t-
nsible. Si des plaisirs si barbares qui ne devoient inspirer que de l’
horreur
, étoient capables de produire de tels effets, que
des cœurs déja corrompus qui s’y livrent sans frémissement & sans
horreur
: mais une inclination légitime est d’autant plus
une de ses Epîtres. Le grossier qu’on épargne à vos yeux, vous feroit
horreur
s’il se montroit ; & l’adresse à le cacher, v
ue vous ne pensez pas que le théâtre soit permis, puisque vous auriez
horreur
d’un ministre qui vous prêcheroit cette morale qu
int Théophile qui prouvoit aux Payens la pureté de notre Morale par l’
horreur
que les Chrétiens avoient pour les spectacles : q
! Un siécle aussi délicat que le nôtre sur les dehors en auroit de l’
horreur
, on n’y pourroit aller sans se flétrir ; mais le
. Ils en reviendront, dites-vous, plus propres à la société, pleins d’
horreur
pour les vices qui défigurent l’honnête homme, pl
ue je ne vous ai rien caché de tout ce qui pouvoit vous inspirer de l’
horreur
pour les spectacles profanes. Allez donc à présen
nser du théâtre. « Quoi ! dit-il à ses amis, des maximes qui feraient
horreur
dans le langage ordinaire se produisent impunémen
ir à leurs compatriotes le poison des spectacles et à leur inspirer l’
horreur
qu’il en avait lui-même. Plusieurs savants ouvrag
St. Bernard disait avec énergie : ne vous y trompez pas ; Dieu a en
horreur
les partisans des spectacles. C’est en vain qu’
rame français moderne n’est qu’un tissu de crimes, de blasphèmes et d’
horreurs
. C’est un monstre moral. Parmi les personnes du s
principal est un bâtard ou un enfant trouvé ; et toute cette masse d’
horreurs
a été entassée par deux auteurs parisiens dans si
du mariage, de la société et de la Religion. Il n’est point jusqu’à l’
horreur
du vol et de l’assassinat que l’on n’ait cherché
mour accompagnés de blasphèmes et de malédictions, qui font frémir. L’
horreur
de la jeune Juive pour le baptême exprimée avec d
point médiocres. Ne craignez-vous point, ô homme ? N'avez-vous point
horreur
de regarder cette sainte Table, où l'on célèbre l
représente les détestables fictions de l'adultère ? N'avez-vous point
horreur
d'entendre les paroles impudiques d'une Comédienn
vous vous en divertissez, bien loin d'en avoir de l'aversion et de l'
horreur
. Que ne montez-vous donc aussi sur le Théâtre, au
ue vous devriez aimer, et que vous aimez ce que vous devriez avoir en
horreur
. Mais que dirai-je du brui et du tumulte de ces S
ns le détail de tous les motifs, qui doivent vous inspirer une sainte
horreur
des spectacles & en particulier de la Comédie
rmes qu’il ouvre les yeux de ces malheureuses victimes de Satan sur l’
horreur
de leur état. Forcez les, N. T. C. F. en défertan
ntre l’art de représenter les mauvaises actions pour en inspirer de l’
horreur
, et celui de peindre les passions agréables d’une
es ne reviendraient jamais à son esprit, ou n’y reviendraient qu’avec
horreur
: au lieu que pour les exprimer, il faut qu’elles
nce peut aller jusqu’à les faire excuser, les faire aimer, diminuer l’
horreur
de leurs crimes, engager à les imiter. La compass
e que des comédies. Les tragédies Angloise offrent communément tant d’
horreurs
, des meurtres, des crimes, qu’il n’y a que la fér
siécle de la Scénomanie, d’en inspirer la crainte, le mépris & l’
horreur
. On y fera, dit-on, des changemens peu considéra
sorte d’entousiasme l’extrait & l’éloge, & dire de toutes ces
horreurs
. C’est l’ouvrage d’un homme d’esprit, qui met dan
matiere d’instructions, & la vue du vice puni, ne fasse naître l’
horreur
, ce qui n’arrive pas toujours, sous quelque forme
e un secret & veut l’arracher par les tourmens : Si on admire ces
horreurs
. Il n’y a qu’à aller aux Tragédies de la Greve, o
our tous autres spectateurs, il n’y a ni terreur, ni pitié ; mais des
horreurs
. Ce n’est surement pas là l’art dramatique dans s
servir à les autoriser ; d’un peuple sanguinaire qu’on amuse par des
horreurs
d’une foule d’amateurs imbéciles ? A qui on donne
re, & favori de son ennemi ? Pour qui il ne devoit avoir que de l’
horreur
& de la défiance ? Il lui fait dire bassement
tera-t-il lui-même, se chargera-t-il du rôle de son assassin ? Quelle
horreur
! Le véritable Oreste ; le véritable Ninus auroit
ncé, devient amoureux, & fait mille folies, dans le plus fort des
horreurs
de la guerre, dont il est un des chefs, devient r
apparente, semés çà & là dans une piéce, qui semblent tempérer l’
horreur
du désordre, & jetter un voile sur l’indécenc
s plans, son mauvais choix des sujets, dégoutent & inspirent de l’
horreur
; que Voltaire lui meme n’est tragique que dans l
ans le genre sombre, terrible, affreux, les austérités de la Trape, l’
horreur
des précipices, le carnage des batailles, les tou
où le caractère gai, doux & humain ne voit qu’avec répugnance des
horreurs
, qui plaisent en Angleterre, qui plaisoient dans
ions les plus violentes, dans les deux sexes, & à renouveller les
horreurs
des Cirques, aussi opposées à l’humanité qu’au Ch
s ! parler le langage du vice, en prendre les allures, en peindre les
horreurs
, en excuser les excès, en inspirer le goût, en fa
aisir de l'émotion, et du désordre de la passion, enchérirait sur les
horreurs
du quiétisme. Molinos, distinguant la partie supé
aphos, le théâtre en est le temple, on en connaît les Prêtresses. Les
horreurs
du théâtre Anglais sont assorties au massacre des
'on n'introduit jamais des scélérats sur la scène sans en donner de l'
horreur
. Tout cela ne guérit point le mal. Bien loin de l
brûle ses ailes, l'autre engage sa liberté. Si l'on avait sincèrement
horreur
du péché, en fréquenterait-on le séjour, en aimer
ste, et voudrait au prix de tout les anéantir, elle n'y pense qu'avec
horreur
, fallût-il mourir mille fois plutôt que de les co
condisciples entreprirent de le mener au spectacle, dont il avait une
horreur
extrême. Il eut beau s’en défendre, on l’y entraî
corps, leur dit-il ; mes yeux et mon cœur ne s’ouvriront point à ces
horreurs
: « Adero absens ; numquid animam et oculos in sp
le péché de ceux qui y vont. Vainement dirait-on qu’il s’agit là des
horreurs
de l’amphithéâtre. Le théâtre n’est que plus dang
e Civit. Dei (L. 3. C. 32.). Le démon, dit-il, prévoyant la chute des
horreurs
du cirque, a eu l’adresse de lui substituer le th
t animorum dedecora celebrantur, et blasphematur Deus, etc. » Quelles
horreurs
d’exposer sur un théâtre public les amours des Di
e et de Mathan, tout impies qu’ils sont, ne peuvent inspirer que de l’
horreur
pour l’impiété. Enfin, c’est un ouvrage parfait q
es impressions dans les Spectateurs mêmes ; tantôt elle corrige par l’
horreur
, comme dans Andromaque et autres Pièces du même g
peu de place parmi les incestes, les parricides et toutes les autres
horreurs
qui composent l’histoire d’Œdipe et de sa malheur
tre temps. Quoique je ne les condamne point d’en être vivement émus d’
horreur
; je ne puis cependant m’empêcher de savoir bon g
e présenté aux Spectateurs ; afin que chacun d’eux conçoive une juste
horreur
pour une passion capable d’entraîner après elle t
aussi plus conformes à la Religion, qui a toujours marqué beaucoup d’
horreur
pour les spectacles sans y mettre de distinction.
les Théâtres, et pour lesquelles l’Eglise a toujours témoigné tant d’
horreur
. Que l’on connaisse que c’est une instruction pou
Jubilé. Il faut, dit-il, ignorer la Réligion pour ne pas connoître l’
horreur
qu’elle a pour le spectacle & pour la comédie
mens & de la sépulture, & n’oublie rien pour en inspirer de l’
horreur
. Le public n’avoit pas besoin de décision pour s
pénitence, ses soins pour supprimer ses tragédies, pour en inspirer l’
horreur
à ses enfans. Dans sa vie édifiante qu’a donné de
e des foiblesses du cœur, des désordres de la vie, racontés même avec
horreur
. La confession de certains péchés faite aux Prêtr
fait trophée des excès, sont peu à craindre, le dégoût, le mépris, l’
horreur
qu’elle inspire en sont le contrepoison ; mais la
du commun que les crimes irritoient contre lui ; & pour comble d’
horreur
des milliers d’enfans, pour envelopper dans ses m
& les Juifs dispersés par toute la terre, ont si bien conservé l’
horreur
pour le théatre, comme opposé à la loi de Moyse,
e en moi ce voile à mon corps attaché. Ainsi ce que n’ont pu dans l’
horreur
de la guerre, Centaures, ni Geans, fiers Enfans
ue j’ai dit sur son utilité, puisque ne pouvant jamais inspirer que l’
horreur
du crime & l’amour de la vertu, elle peut êtr
es ne reviendraient jamais à son esprit, ou n’y reviendraient qu’avec
horreur
. Mais, pour les rendre plus expressives, il faut
d’innocence et de simplicité où le métier de comédien est presque en
horreur
. Voilà des faits incontestables. Et l’on dit qu’i
posant. Je plains beaucoup les auteurs de tant de tragédies pleines d’
horreurs
, lesquels passent leur vie à faire agir et parler
bles, puisqu'il défend de les aimer. Le grossier qu'on en ôte, ferait
horreur
si on le montrait.Boss[uet]. p. 21.L'adresse de l
s d'impression. Leur libertinage ne tire point à conséquence. On en a
horreur
pour peu qu'on ait de Religion. Mais l'exemple de
le sage gouvernement qui la proscrit, la conscience timorée qui en a
horreur
, l’éducation honnête qui en éloigne, n’ont jamais
s yeux de qui le hasard l’avoit faite tomber. Jetons un voile sur ces
horreurs
; bornons-nous à la licence dont on n’ose être l’
par les amusemens & le torrent des affaires, peut-il soutenir les
horreurs
d’un désert ? Il peut encore moins supporter la s
le démon jusque sur le trône de la Divinité ; les Anges frémissent d’
horreur
, les ames pures en tremblent. Mais ce ne sont guè
ces scandales. Vous croyez montrer des graces, & vous offrez des
horreurs
. La modestie de l’extérieur eût été la livrée de
tres la toute du crime, les y engager, en vouloir faire disparoître l’
horreur
, s’en déclarer l’apologiste, c’est une malice con
ẽce des vices, puisque son intention est de nous en faire conceuoir l’
horreur
, & de nous porter à l’amour de la perfection
& sans fard paraistroit mõstrueuse, & qu’elle dõneroit plus d’
horreur
que d’amour, s’auisa de la reuestir des spectacle
nité, qui peut-estre leur auoit esté denié par la nature. Ie fremis d’
horreur
en céte pensée ; mais l’idolatrie en donne bien d
l’acheter en prostitüant honteusement leur visage. Que i’ay encor en
horreur
le jeu infame des lutteurs. On voit des hommes, q
el œil Dieu verra-t-il ce sacrilège mélange ? n’êtes vous pas saisi d’
horreur
& de crainte de regarder le Saint des Saints
l’adultère, on en rit, on y applaudit. Ceux qui feignent de pareilles
horreurs
sont dignes de mille morts, d’oser mettre sons le
p; ce qui est le plus insupportable, non-seulement vous n’en avez pas
horreur
, quand vous les voyez au théatre, mais vous en ri
que vous devriez aimer, & vous aimez ce que vous devriez avoir en
horreur
. J’en vois qui au sortir d’un enterrement courent
le théâtre abominable aux Chrétiens, qui font profession d’avoir une
horreur
extrême pour l’idolâtrie, comme l’enseignent tous
rouverait sa religion : un des premiers Chrétiens y verrait les mêmes
horreurs
qui lui faisaient détester le théâtre. On n’a pas
ui les prononce, dit-on. Sans doute : un homme de bien connaît-il ces
horreurs
? Mais les gens de bien peuvent-ils prendre plais
jetée dans un fossé au bord de la Seine. Cette excommunication, cette
horreur
de l’Eglise, cet éloignement des Chrétiens, cette
que la lecture en sera utile aux Fidèles, qu’elle leur inspirera de l’
horreur
pour ces Assemblées dangereuses, si contraires à
e l'esprit la regarde plus sûrement, qu'elle y est reçue avec moins d'
horreur
, et que le cœur s'y laisse aller avec moins de ré
oup lui nuire que de l'accoutumer à regarder ces sortes d'objets sans
horreur
et avec quelque sorte de complaisance, et de lui
C’est pourquoi non seulement ils tâchaient de leur donner une grande
horreur
du vice ; mais ils les portaient aussi à fuir et
l’Italie, par un Décret du Sénat. Et certes, si l’on a toujours eu en
horreur
, et si l’on a exterminé autant qu’on a pu les emp
y a répandu, il ne mérite pas moins les anathèmes de l'Evangile, et l'
horreur
des gens de bien, que celui des premiers siècles.
les mânes. Tout cela est également superstitueux et l'objet de notre
horreur
. « 7.° Quoique l'origine et les cérémonies de tou
aux Divinités de la débauche. Pouvez-vous, Chrétiens, n'en avoir pas
horreur
? Ce ne sont pas tant ces libertins dont on a fai
Erubescat Senatus, erubescant Ordines omnes. » Si l'on doit avoir en
horreur
tout genre d'impureté, sera-t-il permis d'entendr
ils applaudissent aux coups les plus violents ; ils ne voient qu'avec
horreur
le cadavre d'un homme mort d'une mort naturelle,
la regarde avec moins de précaution, qu'elle y est reçue avec moins d'
horreur
, et que le cœur s'y laisse aller avec moins de ré
ontentement en ce qui doit être l'objet de notre aversion et de notre
horreur
?
oup lui nuire que de l'accoutumer à regarder ces sortes d'objets sans
horreur
et avec quelque sorte de complaisance, et de lui
ontentement en ce qui doit être l'objet de notre aversion et de notre
horreur
. On n'a pas voulu rapporter en cet Écrit les pass
s’en informer des personnes de poids et de probité, lesquelles avec l’
horreur
qu’elles ont du péché, ne laissent pas d’assister
» Enfin dans la vue d’inspirer plus efficacement à vos compatriotes l’
horreur
de la Comédie, vous la représentez comme une des
monstres impunis et des crimes heureux ? Un Atrée qui s’applaudit des
horreurs
qu’il a exercées contre son frère, un Néron qui e
pargné à la nation Française, d’ailleurs si paisible et si douce, les
horreurs
et les atrocités religieuses auxquelles elle s’es
tendrissement sur nos semblables, Atrée et Médée le frémissement et l’
horreur
. Quand nous irions à ces Tragédies, moins pour êt
vec un mouvement de trouble et de pitié, qui va quelquefois jusqu’à l’
horreur
et aux larmes. Il faut à ces âmes rudes, concentr
e préférer le vice au ridicule ; elle nous suppose pour le vice cette
horreur
qu’il inspire à toute âme bien née ; elle se sert
rreur qu’il inspire à toute âme bien née ; elle se sert même de cette
horreur
pour combattre nos travers ; et il est tout simpl
es avantages du vice, et non pour leur en faire voir les dangers et l’
horreur
: le grand défaut de ce siècle philosophe est de
p; si toutes attaquoient les choses saintes, qui pourroit tenir à ces
horreurs
& ces blasphêmes ? La fable de Melanie a paru
ice fervente, & lui faire perdre sa vocation, en lui donnant de l’
horreur
pour un état qu’elle a embrasse de bonne foi avec
tant la vie, l’a ébloui. Il n’a pas senti l’indécence, l’injustice, l’
horreur
de ce jamais, de cet esclavage qui fait de tous l
mp; la fin du troisieme, qu’on donne pour des chefs-d’œuvre, sont des
horreurs
dans l’ordre des mœurs & de la religion. C’es
re à des fureurs dont elle n’a pas l’idée, & dont elle doit avoir
horreur
, c’est choquer gratuitement toutes les règles de
plus ridicule que ce saint Curé qui fait parler le ciel, inspire les
horreurs
d’une tragédie : Ce Ministre du Seigneur, Qui de
amp; qui doit non pas faire écouter avec confiance, mais rejeter avec
horreur
l’indigne Religieuse capable de ces affreux exces
suis, ayez pitié de moi, il est affreux & barbare, il me glace d’
horreur
. Trainez-moi vers l’Autel, traînez-moi que j’y me
paît, il boit le sang de la victime. Rien dans la piéce ne mene à ces
horreurs
; mais il regne un ton de malignité dans tous les
arlerai, soit une infinité d’autres, nous ont dit des choses qui font
horreur
touchant les Spectacles des anciens, pour la cond
aient dans le fond du cœur, et pour lesquelles ils avaient beaucoup d’
horreur
; ils se taisaient, dis-je, de peur de passer par
e, où il veut que les Prédicateurs n’oublient rien pour inspirer de l’
horreur
aux fidèles pour les Spectacles. Je retoucherai c
vez d’abord consulté des personnes de poids et de probité, qui avec l’
horreur
qu’elles ont pour le péché ne laissent pas d’assi
e les personnes que vous avez consultées, n’avaient pas une véritable
horreur
pour le péché, dés qu’elles s’exposaient à l’occa
nt avoir d’aller à la Comédie : ainsi permettez-moi de douter de leur
horreur
pour le péché. Celui qui est pénétré d’une sincèr
r horreur pour le péché. Celui qui est pénétré d’une sincère et forte
horreur
du péché, ne se contente pas de le fuir, mais s’é
sions : mais je dis seulement que les personnes qui ont une véritable
horreur
du péché, ne fuient pas seulement les occasions p
angage sur la Comédie que celles que vous avez consultées, qui avec l’
horreur
qu’elles ont pour le péché, ne laissent pas d’y a
ées : et je n’aurais jamais cru qu’on pût unir ensemble une véritable
horreur
du péché avec une disposition habituelle de s’exp
nt pu avoir d’empressement pour y aller autrefois, que par la sincère
horreur
qu’elles ont du péché qui les porte et les engage
pour n’y pas heurter davantage : voilà ce que j’appelle une véritable
horreur
pour le péché. Et je ne vois pas d’autre raison q
-là s’il est si honnête que vous dites, et s’il est compatible avec l’
horreur
du péché et avec une piété véritable et solide ;
nombre les étourdit, ou ils ne se croient pas coupables par le peu d’
horreur
qu’ils ont pour le péché ; leur aveuglement fait
r convertir le pécheur, ou pour entretenir le pécheur converti dans l’
horreur
du péché. Vous auriez, sans doute, une autre expé
ieu que le Confesseur inspire dans toute autre occasion au Pénitent l’
horreur
du péché en le lui faisant connaître ; dans celle
iriez qu’on n’en parle que pour les combattre, et pour en donner de l’
horreur
, comme dans le Tartuffe et particulièrement dans
se regardent eux-mêmes comme infâmes, qu’ils ont pour la plupart de l’
horreur
et du mépris pour leur profession. Voici une hist
es. Mais, direz-vous peut-être, on n’en parle que pour en donner de l’
horreur
, on ne fait paraître le vice sur le Théâtre que p
fession de piété témoignaient, par leurs discours et leur conduite, l’
horreur
qu’ils avaient pour les spectacles ; et ceux qui
l quelqu'un assez aveugle ou assez endurci pour pouvoir souffrir sans
horreur
l'impiété de ce langage ? Et ceux mêmes qui trava
y sont coupables des crimes des hommes. On y accoutume l’esprit à des
horreurs
auxquelles il n’aurait jamais pensé. Un homme fai
ses certainement, en ce qu’elles accoutument les yeux du peuple à des
horreurs
qu’il ne devrait pas même connaître, et à des for
t boire au père le sang de son fils. On frissonne à la seule idée des
horreurs
dont on pare la scène française. Je le soutiens,
s, où on représente leurs infamies sous des voiles qui en diminuent l’
horreur
et qui en augmentent le danger ? Ce sont des fabl
e Jeu est celui des représentations des Comédies, qu’on doit avoir en
horreur
. Est-ce là approuver la Comédie ? Est-il de la bo
Comédiens Français ; pour apprendre aux Fidèles combien l’Eglise a en
horreur
ces Théâtres. Cet Auteur fait encore le récit du
est fait, je renonce à tous ces gens de bien, J’en aurai désormais un
horreur
effroyable, Et m’en vais devenir pour eux pire qu
lus propres à porter les Fidèles au bien qu’au mal, et inspirant de l’
horreur
pour le vice et de l’amour pour la vertu ; et ils
nt introduit l’irréligion, pour combler d’éloges un païen qui a été l’
horreur
de tous les siecles. Mais, eût-il le mérite qu’on
Elle alloit satisfaire une fatale envie. Mais bientôt s’étonnant des
horreurs
de la mort ; Je suis folle, dit-elle en s’éloigna
On n’assaisonnoit ses rigueurs, En pourroit-on soutenir les
horreurs
? Un petit grain de comique Y rép
d’échauffer un cœur sensible, que celles d’un amour criminel à qui l’
horreur
du vice sert au moins de contrepoison ? Mais si l
pour faire valoir de criminelles maximes, dont lui-même est pénétré d’
horreur
? » Page 147. « Dans ce siècle, où règnent si f
iomphe ; si elle peint dignement quelque vertu ; si elle inspire de l’
horreur
pour quelque vice, elle aura les applaudissements
pprouvées ou victorieuses, ne peuvent inspirer aux Spectateurs qu’une
horreur
salutaire. 3°. On examinera toutes les anciennes
e, lorsqu’ils en ont fait usage, ce n’a été que pour en inspirer de l’
horreur
, ou pour en tirer quelque sujet d’instruction ; c
st en un mot d’attacher à tout ce qui est mal, une idée de honte et d’
horreur
. Nos Poètes s’écartent étrangement de ce but ;
ouvez, ni aux festins solennels, ni aux combats sacrés ; vous avez en
horreur
les viandes où les prêtres ont touché, et le vin
ux Objections de l’Auteur de la Lettre, il est bon de donner ici de l’
horreur
d’un principe, sur lequel il se fonde ; qui est q
r zèle et la vivacité de leur éloquence, pour en donner une si grande
horreur
aux fidèles ; que les consciences faibles et timo
lesp. 38. de l’Auteur. « Des personnes de poids et de probité avec l’
horreur
qu’elles ont du péché, ne laissent pas d’assister
étiens doivent régler leur conduite. Or l’Evangile nous apprend que l’
horreur
que nous devons avoir du péché, nous doit porter
dévots qui ne laissent pas d’aller sans scrupule à la Comédie, avec l’
horreur
qu’on prétend qu’ils ont du péché, serait encore
autement la Comédie, et tantôt il la blâme, et tâche d’en donner de l’
horreur
. Il dit ici pour la louer qu’elle est si pure et
, qui n’ont pour objet que le gain et l’intérêt ; ils doivent être en
horreur
à des Chrétiens autant que les Bals, et la Comédi
r, mais de m’inspirer pour ces sortes de divertissements une espèce d’
horreur
. Tous n’ont eu sur ce point qu’une même voix ; to
infâmes, même selon les lois des hommes ? Mais ces blasphèmes me font
horreur
. Jésus-Christ présiderait à des assemblées de péc
ulièrement offensée : « Eh quoi ! disait-il, des maximes qui feraient
horreur
dans le langage ordinaire, se produisent impunéme
d’échauffer un cœur sensible, que celles d’un amour criminel à qui l’
horreur
du vice sert au moins de contre-poison. Mais, si
ses certainement, en ce qu’elles accoutument les yeux du peuple à des
horreurs
qu’il ne devrait pas même connaître, et à des for
ire à son père le sang de son fils. On frissonne, à la seule idée des
horreurs
dont on pare la scène française. Je le soutiens,
mes et petits enfants, est tout ému, tout tremblant, et frissonnant d’
horreur
de ces vers enflés qu’une Ame de mort vient à dir
nvectives excessives ; & aprés qu’on s’est efforcé de donner de l’
horreur
d’un vice, ou de la crainte de le commettre ; tou
elque sentiment d’humanité, ou de pudeur, en avoient elles-mêmes de l’
horreur
. Car comme ils avoient tiré leur origine du Pagan
’expressions les plus fortes & les plus capables d’en donner de l’
horreur
aux Chrétiens, qui couroient alors aux Theâtres a
omme les mœurs sont aussi corrompuës qu’elles l’ont jamais été, cette
horreur
que l’on marque pour tout ce qui blesse la pudeur
parce qu’en évitant l’occasion du peché, il marque par-là qu’il en a
horreur
, & qu’il le deteste, & ainsi en meritant
nvectives excessives ; & aprés qu’on s’est efforcé de donner de l’
horreur
d’un vice, ou de la crainte de le commettre ; tou
elque sentiment d’humanité, ou de pudeur, en avoient elles-mêmes de l’
horreur
. Car comme ils avoient tiré leur origine du Pagan
’expressions les plus fortes & les plus capables d’en donner de l’
horreur
aux Chrétiens, qui couroient alors aux Theâtres a
omme les mœurs sont aussi corrompuës qu’elles l’ont jamais été, cette
horreur
que l’on marque pour tout ce qui blesse la pudeur
parce qu’en évitant l’occasion du peché, il marque par-là qu’il en a
horreur
, & qu’il le deteste, & ainsi en meritant
lle cet Ange artificieux nous déguisera les dangers du Théâtre et ses
horreurs
. Le Démon en effet toujours plein de malice et de
des Spectacles, mes Frères, que pour vous en inspirer la plus grande
horreur
; que pour vous dire, avec tous les Pères de l’Eg
Démon ; seconde vérité qui doit nous les faire envisager avec toute l’
horreur
et tout l’effroi qu’ils inspirent aux âmes sainte
s allez aux Spectacles, vous devriez les regarder avec la plus grande
horreur
, et frémir au seul aspect de ceux qui voudraient
elui de la Religion, seconde raison qui doit vous en inspirer toute l’
horreur
. Il n’y a qu’un pas à l’incrédulité, quand le cœu
qui veut, que ceux qui ont quelque charge des ames, en inspirent de l’
horreur
à celles que Dieu leur a confiées ; qu’ils leur m
raison lui donne trop de lumiere, pour qu’une telle vie ne lui fasse
horreur
. Je m’apperçois en elle par vôtre lettre sous un
s donner exemple, & dont toute ame, qui a de la pudeur, sent de l’
horreur
& de l’aversion. Je finis, Madame, & s’il
e, & je prie le Seigneur, que ma Lettre inspire à tout le monde l’
horreur
, que merite la Comedie : aidez moi à l’obténir du
quel est l’homme quelque libertin qu’il pût être, qui n’en auroit pas
horreur
? Si quelcun de ces solitaires, qui se sont volon
i vêtus de pourpre, qu’ils aimoient la pauvreté, & qu’ils avoient
horreur
des charges & des honneurs ! Car enfin, c’éto
culte des faux Dieux ; & que c’étoit assés pour en inspirer de l’
horreur
aux Chrêtiens, & pour les condamner. Rien n’e
é de rendre gloire à la misericorde divine, & d’avouer, que cette
horreur
pour les spectacles, qu’il avoit autrefois inspir
il le déclare dans sa Préface ; et non de leur inspirer une véritable
horreur
de l’impiété et du crime. 2°. Ces Comédiens ayant
au mal comptent pour rien ; qu’il tâche d’en inspirer la plus grande
horreur
; qu’il fasse voir combien Dieu y est offensé, co
rrompre les mœurs. Il n’en est point de plus infame. C’est un tissu d’
horreurs
dans tous les personnages, rapportées à découvert
e de la voir, & la laisse toujours voilée. Et comme si toutes ces
horreurs
ne suffisoient pas à une débauche effrénée, le Po
à cette vérité authentique, & à la pureté de la morale toutes les
horreurs
de l’impureté. Quand même on pourroit traiter des
des abominations, dont ils ne disent un mot que pour en inspirer de l’
horreur
, & en faire craindre le châtiment ! L’Auteur
: ce n’étoit pas la peine de se mettre en frais pour enfanter tant d’
horreurs
& de mauvaise poësie. Il est à souhaiter qu’u
ce qui fut exécuté avec l’applaudissement de tout le public, saisi d’
horreur
d’un parricide dont personne ne doutoit. Les Juge
° On fait à Toulouse une fête horrible, abominable, un anniversaire d’
horreur
& de carnage, qui acheve de répandre la fureu
illes. Cette fête n’est pas plus horrible, & n’inspire pas plus d’
horreur
que le Te Deum que le Roi fait chanter pour la pr
es martyrs. Le vice s’embellit sur la scène, les maximes qui feraient
horreur
dans le langage ordinaire, s’y produisent impuném
aises impressions, sans même qu’ils s’en aperçoivent, affaiblissent l’
horreur
qu’ils ont pour ce crime, le leur font regarder c
ur affection; de sorte qu'une passion qui ne pourrait causer que de l'
horreur
, si elle était représentée telle qu'elle est, dev
ur affection. De sorte qu'une passion qui ne pourrait causer que de l'
horreur
si elle était représentée telle qu'elle est, devi
froyable aveuglement des hommes, à qui les plus grands crimes ne font
horreur
, que quand ils ne sont plus communs, et qui non s
à des choses pour lesquelles les fidèles doivent avoir une souveraine
horreur
, et comme il ajoute en suite, « parce que ce sont
lui appartenait. » Il faut donc ma Sœur, inspirer à vos enfants de l’
horreur
de la comédie ; parce que elle est un divertissem
Grimaldi était ennemi de votre méchante Morale ; il n’avait que de l’
horreur
pour vos maximes ; ses règles dans l’administrati
l tâche d’appaiser ceux qui sont irrités ; qu’il aime ceux qui ont en
horreur
le crime ; qu’il vante les mets d’une table où rè
monstre, s’il pouvait exister, il ne ferait pas rire, il ne ferait qu’
horreur
. » C’est une vérité incontestable, je le crois ai
pour faire valoir de criminelles maximes dont lui-même est pénétré d’
horreur
. p. 146.15 » Mais le Prédicateur en mettant devan
voir crû Hermione qui s’immole de désespoir, le sanguinaire Hérode en
horreur
, Gustave triomphant du perfide Christierne, Polif
. Mais il n’en résulte pas que le Spectacle soit méprisable, & en
horreur
aux honnêtes gens : la bonne Comédie n’étant poin
nt le corps de son père sanglant, que son cocher lui montrait saisi d’
horreur
, cette vue ne fit que l’irriter, de sorte qu’oubl
son père, quoique les chevaux, épouvantés à ce spectacle, en eussent
horreur
. Après cette inhumanité-elle rentra dans sa maiso
aux seuls Evêques de Rome. Alexandre VI, dont la mémoire doit être en
horreur
à tout vrai Catholique Romain, dévorait en espéra
ien, un Calviniste honnête Homme est donc un coquin ? il doit être en
horreur
parce qu’il est noté d’infâmie chez les Catholiqu
; que les vices y soient toujours punis, ou pour le moins toujours en
horreur
quand même ils y triomphent. Le Théâtre donc étan
là qu’ils ne doutent point que le Ciel ne punisse les coupables par l’
horreur
de leurs forfaits, quand Oreste bourelé de sa pro
erie au rang des perfections philosophiques.49 « A Naples elle est en
horreur
: tout ce qu’on a raison de blâmer en chaire ne d
il demandait si les Romains n’avaient ni femmes ni enfants. Ces mêmes
horreurs
subsistant encore du temps de S. Chrysostome et d
aient fulminé contre les spectacles et que les Comédiens aient été en
horreur
aux gens sages, aux Chrétiens, aux Pères de l’Egl
peut entendre sans crime. C’est pour cela qu’ils étaient tellement en
horreur
parmi les Romains, que non seulement ils étaient
mes, Bourgeois, Bourgeoises, qui que vous soyez, n’aurez-vous point d’
horreur
désormais de passer les après-dînées entières dan
ir d’Elu, séduire au nom de l’Evangile, &c. La fureur de dire des
horreurs
sous le nom d’un bon mot, ne dégrade pas l’ouvrag
t sans terreur. Et que craindrois-je ? Mon ivresse M’en épargnera les
horreurs
. Il a raison, c’est une ivresse en effet. Il est
peut t’arracher, Tu vivras à jamais dans ce cœur qui t’adore. (Quelle
horreur
!) Ma mort que je verrai d’un œil si satisfait,
œuvres. La corruption y est si à découvert, qu’elle ne peut que faire
horreur
. Elle peint encore d’autres Auteurs qu’on voudroi
sans doute, ils ne liront pas des vers si licencieux, ils en auroient
horreur
. Est-ce pour les libertins que vous avez si bien
s, pour autoriser des Spectacles qu’ils n’ont jamais regardés qu’avec
horreur
, en y supposant les circonstances qui s’y trouven
que le leur ? Et quel scrupule se peut-on faire d’aller chercher de l’
horreur
pour le vice, et de l’amour pour la vertu, s’il e
Premièrement, « il s’en est informé à des personnes lesquelles avec l’
horreur
qu’elles ont du péché, ne laissent pas d’assister
ssent pas d’assister aux Spectacles. Page 38. » C’est apparemment une
horreur
qui ne les rend pas fort délicats : c’est même un
emment une horreur qui ne les rend pas fort délicats : c’est même une
horreur
merveilleuse ; car elle fait ce qu’on n’aurait ja
Théâtre Français particulièrement, d’exciter à la vertu, d’inspirer l’
horreur
du vice, & d’exposer les ridicules : ceux qui
l avoit écrite n’eût exalté son imagination & rempli sa mémoire d’
horreurs
politiques qu’il y verse à pleines mains. On a di
e sang. Corneille, Racine, Crébillon, Voltaire, &c. doivent à ces
horreurs
leur célébrité. Les comédies l’exercent en petit
ut athée : un homme de théatre est capable de tout. Mais laissons ces
horreurs
qui ne sont pas si rares : elles sont trop afflig
tés doivent être désignées par des termes capables d’en inspirer de l’
horreur
. Il est certain que les choses dans la vie dépe
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