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1 (1759) L.-H. Dancourt, arlequin de Berlin, à M. J.-J. Rousseau, citoyen de Genève « CHAPITRE V. Des Comédiens. » pp. 156-210
spectacle le temps qu’ils devraient donner à leurs affaires seraient gens à le perdre partout ailleurs d’une façon plus cri
ectacle leur était interdit. Il est donc à propos que cette espèce de gens perdent plutôt son temps au spectacle que dans le
tin, trouvent toujours des raisons pour ne rien faire. J’ai connu des gens à qui le bien de leur famille aurait exigé qu’on
que le travail leur déplaît ; mais il est bon encore pour amuser les gens sages et laborieux, parce que le spectacle est en
n, les exercices violents, les femmes ne peuvent guère convenir à des gens extenués de fatigue et sûrement leur santé souffr
aient persuadés que ce genre d’amusement était propre à distraire les gens turbulents et factieux, ceux-ci n’ayant que peu o
r aux dépens même de l’Etat pour occuper et distraire une quantité de gens oisifs et libertins qui, ne sachant pas s’occuper
faisaient eux-mêmes tous les frais des spectacles, parce que tous les gens suspects, occupés des plaisirs qu’ils leur procur
s, on ne peut élever des Théâtres que dans les lieux où le nombre des gens riches, ou tout au moins aisés est assez considér
aisés est assez considérable pour subvenir à leur entretien : or les gens aisés ne sont pas les oisifs et les paresseux ; c
du spectacle. Les Théâtres ne sont communément fréquentés que par des gens qui, solidement occupés tout le jour, ont besoin
n après leur travail d’un délassement honnête. Comme le nombre de ces gens -là est beaucoup plus petit que celui des oisifs e
rs pleines ; mais il s’en faut bien que ce plaisir soit celui que ces gens -là prennent ; il est trop délicat pour des goûts
ouver que le Théâtre est préjudiciable, quand pour en faire jouir des gens sages, on veut interrompre des occupations essent
ble de les faire renoncer. « Il ne faut pas beaucoup de plaisirs aux gens épuisés de fatigue, pour qui le repos seul en est
r qui le repos seul en est un très doux. »ev Aussi n’est-ce pas aux gens épuisés de fatigue par des travaux corporels, qui
dans lesquelles l’esprit est nécessaire ? Combien n’avons-nous pas de gens d’esprit qui les exercent ? La plupart vous diron
rruriers, Menuisiers, Vitriers, Tourneurs, et Musiciens qui comme les Gens de qualité de Molière, « savent tout sans avoir j
pour exciter les Artistes ; pour varier les modes ; pour occuper les gens trop riches ou aspirant à l’être ; pour les rendr
ter les artistes, c’est animer et fortifier l’industrie ; occuper des gens trop riches ou aspirant à l’être, c’est contenir
il est dès lors d’une utilité universelle, puisqu’il y a partout des gens de mauvaises mœurs. Indépendamment de ceux qui na
ants dont il vous plaît de noircir les Comédiens : les voici. I. Les gens de spectacle des deux sexes sont si récalcitrants
ivre, c’est alors qu’elles pourront s’appesantir avec justice sur les gens de mauvaise vie attachés au spectacle comme sur l
subsister. Quatrièmement, le peu d’éducation qu’une bonne partie des gens de Théâtre ont reçue. Des lois très simples peuve
Auguste Corps, que l’Eglise elle-même s’étant relâchée en faveur des gens de spectacle, et leur permettant partout ailleurs
r gloire intéressée à ne commander qu’à des citoyens et non pas à des gens proscrits ; qu’ils daignent appuyer de leur solli
une autorité suffisante pour les faire exécuter et respecter ; et mes gens sont tout trouvés. Pour encourager les Comédiens
dignes d’être admis dans la Troupe du Roi. J’ôte en même temps à des gens sans talent, sans capacité, sans crédit, et sans
des engagements que rien ne cautionne. J’ôte encore à une quantité de gens l’envie de se faire Comédien malgré Minerve, puis
association de pareils Confrères ne justifiait l’opinion que bien des gens ont conçue contre tous les gens de Théâtre. J’ind
ne justifiait l’opinion que bien des gens ont conçue contre tous les gens de Théâtre. J’indique encore bien d’autres moyens
e taxés d’hypocrisie : habitués à bien vivre, les lois prescrites aux gens de spectacle ne leur paraîtront point trop rigour
béciles, ils en seront dédommagés par l’estime des honnêtes gens, des gens sages et sans préjugés, qui savent lire au fond d
ns gémir de l’éloignement des Bourgeois ? N’amusons-nous pas assez de gens , pour que quelques-uns nous amusent à leur tour ?
ques Bourgeois imbéciles et fripons par état, qui osent dédaigner des gens qui valent beaucoup mieux qu’eux. « Ces sots son
sont sans doute aussi condamnables que l’inconduite d’une partie des gens de spectacle. Il semble que ce soit un reproche q
un Crébillon, un Voltaire, un Van Loo, un Bouchardon, un Rameau. Ces gens -là ne sont pas invités pour faire les plaisants :
equin que je suis, je ne suis plaisant qu’au Théâtre ; et quoique des gens du plus haut rang m’aient fait l’honneur de m’adm
faire honneur, quand on est raisonnable, du mépris de trois sortes de gens  : des coquins, des Catins, et des sots. Je ne vou
général : je sais combien cette classe renferme de bons citoyens, de gens vertueux et respectables. Je sais que le Cabinet
e que vos Cercles particuliers. La seule danse qu’il permettait à ses gens était un exercice militaire au son des instrument
impudences du Théâtre latin ne pouvaient entrer dans la bouche que de gens impudents : on les méprisait quelque bien qu’ils
imaginé des lois pour le maintien de la police et des mœurs parmi les gens de spectacle ? Vous établissez une Cour d’honneur
rinces, de Princesses qui font profession de ne les accorder qu’à des gens dont les mœurs sont pures et la conduite irréproc
les Acteurs étaient les Ministres : on les considérait donc comme des gens consacrés au service des Dieux ; ce n’était pas a
et impudiques qu’ils furent abandonnés aux talents des esclaves et de gens déjà méprisés avant de monter sur la scène ; ce f
ppareilleuses et des Courtisanes. N’aurait-il pas été honteux que des gens de l’un et de l’autre sexe eussent rempli de pare
Ne se moque-t-on pas d’un ignorant Médecin ? Quand on siffle tous ces gens -là, est-ce à leur profession qu’on en veut ? Non
noire que son Héros. Vous êtes payé Monsieur pour sentir combien ces gens avaient tort. Un Peintre devient-il un malhonnête
iez-vous de la maladresse d’un filou qui commencerait par montrer aux gens de quelle manière il s’y prendra pour les tromper
s tous nos Ecrivains. Je ne vois point dans les efforts que font des gens sages et modérés pour éclairer le Trône et le Min
ait pas à être accusé de récriminer. Si vous voulez faire adopter aux gens sages que la profession des Comédiens les rend fr
que la profession des Comédiens les rend fripons parce qu’il y a des gens de mauvaises mœurs entre eux, prouvez avant que t
à moi, voici ma manière de juger : ce n’est point parce que parmi les gens de lettres et les Philosophes il y a des envieux,
x qui vous déplaisent ; c’est parce que vous voulez rendre odieux des gens qui ne vous ont jamais fait de mal ; c’est parce
c’est parce que vous accusez de mauvaises mœurs et de friponnerie des gens que vous ne connaissez que de vue, et qui ne vous
2 (1694) Sentiments de l’Eglise et des Pères « CHAPITRE IV. Deux conséquences que les Pères de l’Eglise ont tirées des principes qui ont été établis ci-devant. » pp. 82-88
aint Chrysostome.Chrys. Hom. 12 1. prim. Ep. ad Cor. c. 4 p. 123. Ces gens -là étant, déclarés infâmes, comme ils sont, dit-i
en fait cette peinture.Dans son abr. in quarto. Ce sont, dit-il, des gens qui ne servent qu’à flatter et à nourrir les volu
toute la Province,Ex Const. et Decr. Prov. Mediol. p. 121. comme des gens perdus ; et de punir tres sévèrement les Cabareti
perdus ; et de punir tres sévèrement les Cabaretiers et autres telles gens qui les recevraient chez eux. C’est ce qui fit au
ent de cette Ville, à la sollicitation de ce S. Archevêque, comme des gens qui passaient leur vie dans un métier honteux, et
aMar. de Rege et Regis institut. considérant les Comédiens, comme des gens tous corrompus et propres à corrompre les autres,
l’ouvrage de Dieu ; mais ils ne considèrent que la dépravation de ces gens -là, dont ils tirent du plaisir. « Qui donant hist
e plaint aussi de cet abus qui régnait de son temps : il y a quelques gens riches, dit-il, qui font de grandes largesses aux
les Abbés, les jeunes fainéants, les Dames mondaines et autres telles gens qui ne plaignent pas trois ou quatre Louis à une
ts des Saints Pères, de tous les Auteurs Ecclésiastiques, de tous les gens de bien qui ont une piété solide, et que même ell
3 (1694) Maximes et Réflections sur la Comédie « IX. Qu’il faut craindre en assistant aux comédies, non seulement le mal qu’on y fait, mais encore le scandale qu’on y donne. » pp. 41-43
it, mais encore le scandale qu’on y donne. Pour ce qui est de ces « gens de poids et de probité », qui, selon l’auteur de
ginent avoir rempli tous les devoirs de la vertu lorsqu’ils vivent en gens d’honneur, sans tromper personne, pendant qu’ils
moindres discours qui viennent flatter leurs cupidités. Mais ce sont gens , dit l’auteur,« d’une éminente vertu »Page 35. [«
tant sous sa main et que la voie étroite soit si fréquentée : « Mille gens , dit-il,i d’une éminente vertu et d’une conscien
s chants et des vers passionnés et tendres sans en être émus : et des gens d’une « si éminente vertu » n’écoutent pas ce que
4 (1768) Réflexions sur le théâtre, vol 10 « Réflexions sur le théâtre, vol 10 — RÉFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE DIXIEME. —  CHAPITRE V. Tribunal des Comédiens. » pp. 128-140
différents des Citoyens, & maintenir la paix dans la société. Des gens graves, qui dans un profond silence, affublés d’u
tant. Moliere lisoit ses piéces à sa servante. Il est quelquefois des gens d’esprit dans la troupe. Un Auteur fait fort bien
reste-t-il, pour l’examen sérieux d’une piéce ? Et sont bien vraiment gens à se fatiguer du travail long & opiniâtre ? I
mais sur tout à leurs mœurs. Une piéce ne peut plaire à une troupe de gens de mauvaise vie, qu’autant qu’elle est licentieus
. Mais, dit-on, c’est l’avantage des auteurs. Les comédiens sont des gens à talens, gens d’esprit & de goût. On ne peut
, c’est l’avantage des auteurs. Les comédiens sont des gens à talens, gens d’esprit & de goût. On ne peut prendre de mei
compter : c’est une prévention très-fausse, que les comédiens soient gens d’esprit, gens à talens. Sans doute la fréquentat
t une prévention très-fausse, que les comédiens soient gens d’esprit, gens à talens. Sans doute la fréquentation des gens d’
soient gens d’esprit, gens à talens. Sans doute la fréquentation des gens d’esprit, les beaux vers qu’ils apprennent par cœ
p; des talens. Les comédiens eux-mêmes qui jouent le mieux, sont tous gens très-communs & très-médiocres. On en voit des
l, & le rend sans reméde, en faisant croire à des dupes, ou à des gens qui l’affectent, & font semblant de penser, q
s théatres, pour y attirer le public ; c’est-à-dire, les curieux, les gens de plaisir, les citoyens désœuvrés, des femmes, s
5 (1541) Affaire du Parlement de Paris « Procès-verbal de l’action intentée devant le Parlement de Paris par le procureur général du Roi aux “maîtres entrepreneurs” du Mystère des Actes des Apôtres et du Mystère du Vieil Testament (8-12 décembre 1541) » pp. 80-82
t trouvé qu’ils y ont fait gros gain, sont venus aucuns particuliers, gens non lettrés ni entendus en tels affairesu et gens
ucuns particuliers, gens non lettrés ni entendus en tels affairesu et gens de condition infime, comme un menuisier, un serge
our l’instruction du peuple, attendu qu’elles se font par théologiens gens doctes et de savoir, que ne sont les actes ou rep
que ne sont les actes ou représentations qu’on appelle jeux, que font gens ignorants et indoctes, et qu’ils n’entendent ce q
’on peut de la vérité. Et tant les entrepreneurs que les joueurs sont gens ignares non lettrés qui ne savent ni a ni b qui n
oses au Vieil Testament qui n’est expédient déclarer au peuple, comme gens ignares et imbéciles qui pourraient prendre occas
lesdites lettres, en demande en Châtelet la vérification, appelés les gens du Roibi. De leur consentement, ledit Prévôt de P
yen de la permission du Roi et de la vérification du consentement des gens du Roy faitebk, marchandent aux marchands de drap
logien Piccardbn pour ôter ce qu’il verrait n’être à dire. Ont choisi gens experts et entendus pour exécuter le mystère et s
endu les lettres patentes du Roi, la vérification du consentement des gens du Roi, la cour sous correction doit lever les dé
ion du peuple en notre foi. Il est vrai que les entrepreneurs ne sont gens pour faire l’édification mais par l’histoire joué
e à la cour lever lesdites défenses, autrement perdraient les pauvres gens beaucoup. Et néanmoins offrent du gainbw qu’ils p
. [NDE] Il fait vérifier les lettres au Châtelet en faisant appel aux gens du roi. bj. [NDE] Ce doit être François Pourtrai
pra, n. 46. bk. [NDE] Forts de la permission du roi et de ce que les gens du roi avaient vérifié cette permission. bl. [ND
6 (1766) Réflexions sur le théâtre, vol 5 « Réflexions sur le théâtre, vol 5 — REFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE CINQUIÈME. — CHAPITRE VIII. Comédie du Tartuffe. » pp. 161-179
s le masque d’une fausse dévotion, avec lequel il défiguroit tous les gens de bien, décourageoit tous ceux qui voudroient la
de cagotterie la modestie & la retenue. Cette piece, que bien des gens donnent pour un chef-d’œuvre, louée & blâmée
ès dans un domestique est inutile & sans vrai-semblance entre des gens riches & de condition, comme on le dit : D
ce qui me demeure. Mon carosse à la porte, avec mille louis. Des gens de cet état ne se laissent pas insolemment gourma
ui mène à la vertu par le crime ! 3.° C’est une indécence, même entre gens de la lie du peuple, & à plus forte raison en
même entre gens de la lie du peuple, & à plus forte raison entre gens qui ont de la naissance & de l’éducation, que
t moins pernicieuse que le vice déclaré. Une prude corrompra moins de gens qu’une courtisanne. Ce personnage d’Elmire est d’
rsonnages que pour adoucir l’odieux de Tartuffe, en l’associant à des gens qui sans faire métier & marchandise de dévoti
ien mieux réussi, en plaçant l’Imposteur dans une famille composée de gens sages & vertueux. 9.° Moliere porte la maladr
actérise point l’hypocrisie de la dévotion : combien de flatteurs, de gens d’intrigue, de frippons de toute espèce, qui sans
lattant des passions honteuses, non seulement acceptent ce que peu de gens refuseroient, mais extorquent, par toute sorte de
læ. Quant à la mauvaise morale de Tartuffe, demandez aux déistes, aux gens sans religion, aux mondains qui se moquent de la
ions licentieuses sont toûjours dangereuses à entendre ; inutiles aux gens de bien, qui détestent le crime, elles ne peuvent
les confirment & les réjouissent ; funestes, elles ébranlent les gens indifférens, leur apprennent le péché, les famili
jeu. Il a fait une infinité de libertins, a perverti une infinité de gens de bien. 11.° La maniere dont parle Tartuffe est
nœud. Premier principe. L’inévitable nécessité de la passion dans les gens les plus pieux, à cause de la foiblesse humaine &
de hasard, On n’a nulle disgrace à craindre de ma part, Mais les gens comme nous brûlent d’un feu discret. Ce soin qu
7 (1694) La conduite du vrai chrétien « ARTICLE V.  » pp. 415-435
. : et le saint Evêque de Marseille Salvian, assure que ces sortes de gens qui tiennent le Théâtre, ont toujours été en tell
s, se rend coupable du même crime : qui pourra exempter Messieurs les Gens du Roi, de tous les péchés que commettent et font
échés que commettent et font commettre dans leur Ville, ces sortes de gens  ; vue que non seulement ils le peuvent empêcher,
nt obligés par leurs Charges ? Qu’ils ne nous allèguent point que ces gens là ont la permission du Prince : s’il connaissait
texte de la part des Magistrats ; combien y a-t-il de Juges et autres Gens du Roi, qui ne les ont jamais voulu souffrir dans
t qu’en est-il arrivé à ces Juges Chrétiens, sinon la bénédiction des gens de bien ? Il ne faut donc qu’un peu de vrai Chris
, quelle est la pratique, quelle est la fin, quel est le fruit de ces gens qui paraissent sur les Théâtres, sinon les mêmes
nité. De l’assistance aux Théâtres Ce ne sont pas seulement les gens du commun qui assistent aux spectacles pour y ent
cieux divertissements. Ce que je viens de dire touchant Messieurs les Gens du Roi, qui souffrent les Bateleurs et Comédiens,
8 (1768) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre onzieme « Réflexions morales, politiques, historiques, et littéraires, sur le théatre. — Chapitre III. De la Dédicace de la Statue de Voltaire. » pp. 71-94
noncer il y a trois ans, dans tous les papiers publics, que plusieurs gens de lettres s’étoient cottisés par la voie de la s
& que leurs poëmes n’ayent point été inutiles à Voltaire ; ni les gens de lettres, ni personne, n’ont songé à leur érige
lanc, & coutera dix mille livres, marché fait. On invite tous les gens de lettres à y contribuer, il auront part à la gl
lique des lettres, l’invitation est bien étendue, il est vrai que les gens de lettres ne sont pas pécunieux, & qu’on n’e
ire des lettres se tait en sa présence, & tombe à ses genoux. Les gens de lettres, continue le programme sont seuis adm
e pied-d’estal cette inscription, à Voltaire, pendant sa vie, par les gens de lettres de on tems. Cette inscription dont Vol
ractère de ceux qui l’ont imaginé le déprécie, pourquoi dire par les gens de lettres de son tems . Est-il surprenant que po
son tems . Est-il surprenant que pour illustrer leur profession, les gens de lettres tâchent de décorer quelqu’un qui s’y e
res tâchent de décorer quelqu’un qui s’y est distingué ; qui sont ces gens de lettres ? Une douzaine d’entousiastes à la Cap
res ? Une douzaine d’entousiastes à la Capitale. Dans la totalité des gens de lettres répandus dans le royaume, il n’y en a
er une statue à Voltaire ; il faloit donc mettre non indéfiniment des gens de lettres, mais quelques gens de lettres. C’est
aloit donc mettre non indéfiniment des gens de lettres, mais quelques gens de lettres. C’est quelque amateur du théatre, auc
avoit fait voler à l’apothéose de Voltaire, pendant sa vie, par les gens de lettres de son tems  ; cependant tous les inst
l faut detester les cabales, il faut respecter l’union des véritables gens de lettres. Je vous rémercie donc pour moi, &
de la Clairon ; car c’est leur patrie ; mais peut-être parle-t-il des gens à talens qui lui sont la cour : quoi donc, la Har
héose plus juste que celle du divin Voltaire, pendant sa vie, par les gens de lettres. Voici un autre triomphe : le triomphe
ge. Devant, derriere, & à côté de ce char, marchoient quantité de gens vêtus de soir, portant des flambeaux, & couve
rem reverteris. Les obséques des Princes, des Généraux d’armée, des gens en place, des moindres citoyens, à proportion von
9 (1769) De l’Art du Théâtre en général. Tome I « De l’Art du Théatre. Livre second. — Chapitre prémier. De l’éxcellence du nouveau Théâtre. » pp. 68-93
me ? d’ailleurs, quels sont les énnemis de notre Opéra ? de prétendus gens de Lettres ; & ces Messieurs se sont acquis l
? Qu’avons-nous besoin de nous occuper des amours ou des avantures de gens aussi vils ? Quelle instruction peut-on en retire
e porter son argent à la Comédie : c’est donc donner des leçons à des gens qui ne viennent point les entendre ». Réponse
e dit le fameux Rhéteur Longin ; « Les grands mots, selon les habiles gens , sont en effet si peu l’essence entière du Sublim
est parce qu’ils s’appliquent à peindre la Nature. Des Savetiers, des gens qui fèrrent des chevaux, doivent-ils s’exprimer a
ions. Je trouve qu’ils plaisent encore d’avantage aux ignorans qu’aux gens d’esprit. Mais c’est une nouvelle preuve de leurs
ns ? Ils ne croyaient leurs productions sans déffauts que lorsque des gens sans études daignaient y sourire. Molière avec r
ique, de laquelle personne ne peut se mettre à couvert, qui gagne les gens les plus graves, & dont l’on serait au désesp
iettes & celui du Vaudeville. Ce Sage caressé des Muses & des gens vertueux, crut autant s’immortaliser en fesant un
e aux Parades des Baladins ? Leurs personnages sont ordinairement des gens de la lie du peuple ; & les siens sont aussi
ersonnages relevés. Mais ils sont presque toujours confondus avec des gens de la lieu du peuple ; & d’ailleurs, on voit
point ceci pour des discours en l’air ou pour de vains sophismes. Les gens judicieux n’ont qu’à réffléchir un instant, ils n
10 (1758) Causes de la décadence du goût sur le théatre. Seconde partie « Causes de la décadence du goût sur le théatre. — Chapitre XVIII. Prétention des Comédiens au titre d’homme à talens, mal fondée. » pp. 19-44
plus qu’ils ne soient une des premieres causes de l’opprobre que les gens sensés attachent à cet état. C’est une régle sûre
pre. On a vu se distinguer dans les Lettres. & dans les Arts, des gens qui avoient pris un état bien opposé. La réputat
part qu’ils ont dans le produit des chambrées, je m’étonnerai que des gens qui ont des lumieres, leur prodiguent une qualifi
ication qui ne doit être accordée qu’au génie. Nous avons dit que les gens dignes du titre d’Homme à talents, étoient libres
sservissement le plus formel ? Le Roi a gagé les Comédiens, comme des gens attachés à sa maison & à sa suite. Cette seul
aux Bucherons un caractère de Noblesse ineffaçable ? En feroit-il des gens à talents ? Dans une de ces Hôtelleries, espèce d
oit d’y jouer. Le Théatre étoit donc regardé à Rome comme indigne des gens de condition. On a vu des Affranchis manier, pres
c alors les Comédiens ? Rome devoit-elle accorder tant d’estime à des gens qui poussoient l’adulation jusqu’à se prostituer
it penser d’un état qui asservissoit à un devoir si honteux, & de gens qui avoient été capables de faire de si grands sa
u plaisir de la Comédie, à la recherche de la Comédienne. Bientôt les gens de qualité & les riches, ne purent vivre déce
11 (1769) De l’Art du Théâtre en général. Tome I « De l’Art du Théatre. Livre troisiéme. — Chapitre VI. De ce qu’un Poète dramatique doit sçavoir pour être en état de travailler dans le nouveau genre. » pp. 142-158
combler d’honneur soit presque méprisable dans l’esprit de certaines gens . Quoi, s’attachera-t-il à des Pièces dénuées de g
ouvions tout ce qui concerne l’état, le métier, & la personne des gens de la lie du Peuple. Mon jeune Élève sent l’impor
licentieuse les porte à quitter, malgré eux, leurs Dieux Pénates. Les gens de Lettres dont l’humeur est plus douce, & la
rire au plutôt un Opéra-Bouffon, charmé d’avoir un moyen d’égaler des Gens de Lettres qu’il croyait être contraint de respec
ter les Manœuvres, les derniers Artisans, & toutes les espèces de gens qu’ils nous obligent de contempler au Théâtre. Il
possible de sçavoir les coutumes, les façons de parler d’une foule de gens que l’on ne fréquente jamais ? Que dirions nous d
oire avec une Ecosseuse, une Bouquetière, un Batélier, & d’autres gens de cette espèce. Les Auteurs de l’Encyclopédie, d
s Drames. Horace dans sa dix-neuvième Epitre à Mécène invite tous les Gens de Lettres à se rendre partisans d’un sistème aus
froides, sans esprit & sans âme, c’est qu’ils ont pensés que les Gens de Lettres en sentiraient d’eux-mêmes l’importanc
12 (1674) Le Theâtre François pp. -284
re Nom. Ce n’est qu’apres auoir exposé mon manuscrit à la censure des gens les plus éclairez dans ces matieres, & qu’apr
es qui contribuent aux auantages que nous en tirons, il y aura peu de gens en France, de ceux méme qui condannent les specta
mp; ne voudra-t elle pas bien être à la teste de cent mille honnestes gens qui parlent en sa faueur ? Puisqu’elle daigna il
ente ans, & m’estant rencontré l’hyuer dernier à Cologne auec des gens qui décrioient fort la Comedie, i’en ay étudié &a
edie, & combatre doucement l’erreur populaire, qui porte bien des gens à la condanner sans la connêtre. Apres j’ay deü v
 La bagatelle vn peu trop en regne. XX. Le Theâtre a porté bien des gens à se corriger de leurs defaux. XXI. Difference
on ds leurs enfans. VIII. Leur soin à ne receuoir entre eux que des gens qui viuent bien. IX. Témoignage áuantageux que
Peres des Peuples, ont trouué de méme fort à propos qu’il y eust des gens deuoüez au seruice du Public, pour nous represent
reguliers ; car pour les irreguliers, ie ne trouue pas auec bien des gens qu’ils plaisent fort au Theâtre, & ils ne son
tte seule raison deuroit auoir autant de partisans zelez qu’il y a de gens en France, ne manque pourtant pas d’ennemis qui l
uent à ce conte faire vne aussi forte impression dans les esprits des gens qui parlent & qui écoutent, qu’elles en feroi
a Comedie, & les vsages qu’on en peut tirer. Il y a toutefois des gens qui la condamnent, & qui la condamnent sans l
heâtre de sales actions & de cruautez barbares. A oüir parler les gens qui se sont trouuez en de pareilles occasions, on
des Opera, d’en donner le spectacle dans leurs Palais, & méme des gens deuouez au seruice de l’Eglise, qui ont d’excelle
me le faut bien vouloir auec tout le monde. I’ay toutefois connu des gens , qui en fait du Comique, n’aiment pas fort vne pi
ement sur le vice & l’ignorance est estimée de tous les honnestes gens , celle qui a de sales jdées n’a pas toute leur áp
l’execution. Ie leur ay ouy dire que ne pouuant soúfrir de certaines gens , qui sur l’article du droit vsage du mariage, pre
tre meslé auec du risible Il seroit encore à souhaiter, disent ces gens là, que dans ces sortes d’ouurages, le nom de Die
, ayant remarqué souuent que des valets & seruantes, & autres gens de la sorte par vne sote coûtume parlent haut en
sions de la sorte dans vn ouurage Comique ne sont pas du goust de ces gens que j’ay citez, & qui toutefois, comme j’ay d
medie, le Comedien & le Poëte. XX. Le Theâtre a porté bien des gens à l’étude de la vertu. Mais enfin il n’y a rie
noble amusement pour ceux qui la sçauent bien goûter, & que mille gens m’ont áuoüé que le Theâtre leur a apris vne infin
loise pour n’estre pas si reguliere que la nôtre, ny executée par des gens qui donnent toute leur étude à cette profession,
est pas fauorable, & ils sont representez auec peu d’art par des gens qui ne frequentent jamais ny la Cour, ny le beau
ir à rien, & blâment tous les diuertissement honnestes ; d’autres gens les blament aussi sans estre chagrins, & ils
puis vn second, & vn troisiéme, & ne refusent pas l’ápuy des gens de qualité qui vantent la bonté de leurs ouurages
theurs, ne peuuent se dispenser en aucune sorte d’auoir recours à des gens capables, & de subir leurs corrections. Comme
; maculatures inutiles, & ils gueriroient de la sorte beaucoup de gens de cette maladie inueterée d’écrire, dont ie voud
l’autre venant à manquer, il n’y à proprement plus de Comedie. Peu de gens sont capables de bien goûter vn Poëme Dramatique
stat. Ie ne suis ny Poëte, ny Comedien : mais i’ay auec les honnestes gens beaucoup de passion pour la Comedie, i’honore for
pres, dont ils se declarent enuemis) passeroient pour fort honnestes gens dans le monde. Ie n’estime point vn Comedien dont
fort les consoler de se voir moins bien dans les esprits de certaines gens , qui au fond ne connoissent ny les Comediens ny l
ence, il n’est pas iuste de crier contre eux plus que contre d’autres gens  ; à qui on ne dit mot, quoy que toute l’apresdiné
eois la mieux reglée. 8. Leur soin à ne receuoir entre eux que des gens qui viuent bien. S’il se trouue dans la Troupe
eglées, qu’on y vit honnestement ; & c’est sur ce pied là que les gens raisonnables en font estat, qu’ils les traittent
e à rencontrer. Aussi n’a-t-on pas de daigné de tirer d’entre eux des gens pour remplir de hautes charges de justice, &
d’obstacle. Enfin comme dans toutes sortes de professions il y a des gens qui viuent bien, & à qui il peut venir de sai
par nos seueres Censeurs. 11. Auantages qu’en reçoiuent les ieunes gens & les Orateurs sacrez. Il n’y a point de P
ses enfans, qui n’auoüe auec moy, que sans les Comediens mille ieunes gens qui les vont voir & passent innocemment tanto
ique. 14. Forme du Gouuernement des Comediẽs. Il n’y a point de gens qui aiment plus la Monarchie dans le monde que le
rchique dans le Monde. I’ay eu raison de dire qu’il n’y a point de gens qui aiment plus la Monarchie dans le Monde que le
duit point de ces grans euenemens qui embelissent la scene, & ces gens là ne sont pas des sújets assez releuez pour en f
la peine à se ranger sur le Theâtre, tant les aîles sont remplies de gens de qualité qui n’en peuuent faire qu’vn riche orn
ge en cet accommodement, & en furent louées de tous les honnestes gens , qui furent edifiez de leur bonne intelligence.
lle écus par mois, chacun deux escus par iour pour leur depence, leur gens à proportion, & leurs logemens par Fourriers.
lors Commensaux. Il faut ájoûter à ces áuantages qu’il n’y a guere de gens ce qualité qui ne soient bien aises de regaler le
; ne prennent point de leur argent à la porte ; & il y a d’autres gens à qui ils font la méme ciuilité. 24. Declarati
leur faueur. Sur l’abus qui fut representé au Roy, lors que mille gens vouloient faire coûtume d’entrer sans payer, ce q
. Auant ce bon ordre, la moitié du parterre estoit souuent remplie de gens incommodes, il en entroit aux loges, on voyoit be
fessions l’espoir de la recompense est vn grand motif pour porter les gens à bien faire leur deuoir, & quand l’Acteur vo
t pas mauuais qu’on vienne alors les voir, sur tout quand ce sont des gens connus, dont la presence n’embarasse pas. Durant
idele, & ie n’ay pû le refuser à la priere de plusieurs honnestes gens , qui ont voulu les connêtre à fond pour auoir de
p; les áuantages, ils meritent l’áprobation vniuerselle des honnestes gens . Ils tems de venir à l’établissement des Troupe d
stié auec tant d’esprit & le vice & l’ignorance, que bien des gens se sont corrigez à la representation de ses ouura
urement belle, forte & acomplie, on void toûjours chez elle force gens de qualité & de grandes assemblées, & ell
uinces. La Cour de ce Grand Prince estant tres polie, & pleine de gens d’esprit, la Comedie y est bien goustée, & le
ûjours esté tres estimée à Turin, & l’on n’y gouste aussi que des gens qui la sçauent bien executer ; ce qui doit persua
ont commis à la distribution des billets de contrôle, pour placer les gens qui se presentent aux lieux où ils doiuent aller,
choix d’vn braue, mais qui d’ailleurs sceust discercer les honnestes gens d’auec ceux qui n’en portent pas la mine. Ils arr
nir auec plus de plaisir a la Comedie. Les Decorateurs doiuent estre gens d’esprit, & auoir de l’adresse pour les enjol
on de faire retirer d’entre les aîles du Theâtre de certaines petites gens qui s’y viennent fourrer, & qui outre l’embar
atre ou cinq doiuent estre pronts à seruir le monde, & donner aux gens de qualité les meilleures places qu’il leur est p
lité sans exemple, ils maltraittoient indifferemment toutes sortes de gens . De quoy Sa Majesté ayant esté aussi informée, me
ujets des Representation. Deffenses sont faites à tous Vagabons & gens sans aveu, mesmes à tous Soldats & autres per
13 (1769) De l’Art du Théâtre en général. Tome II « De l’Art du Théâtre. — Chapitre VII. Des Duo, Trio & Quatuor. » pp. 329-339
un Poème comique, & pour imiter cette confusion, ces querelles de gens qui parlent tous à la fois. Cependant ils ne nous
souffre. Comme le quinqué, par éxemple, n’est pas toujours l’image de gens qui crient ensemble, le Musicien devrait disposer
dérobée, il ne résulte qu’une espèce de charivari. Il est beaucoup de gens qui ne peuvent souffrir les chœurs de l’Opéra-Sér
es empêche pas de s’écrier tous à la fois ; c’est même la coutume des gens du petit peuple, lorsqu’ils sont échauffés, de pa
quatuor & du quinqué ; ils sont presque toujours èxtravagans. Des gens de la populace font à la vérité beaucoup de bruit
ent moyen de peindre une grande rumeur, & les cris d’une foule de gens qui se disputent ou se réjouissent. Ils évitent e
14 (1590) De l’institution de la république « SIXIEME TITRE. Des Poètes, et de leurs vertus, item quels Poètes on peut lire et quels on doit rejeter des Théâtres. » pp. 117-127
pour cette cause ne pouvants ouvertement ôter du cerveau des simples gens leurs vaines superstitions et rêveries, ils ornai
urpassât la nature humaine. C’est pourquoi ils les introduisent comme gens forts et vaillants, et qui secourent les humains
et qui secourent les humains en plusieurs choses : Quelquefois comme gens vilains et déshonnêtes, et du tout efféminés. Ils
il pleure comme un veau. Toutes telles folies sont façons de faire de gens mortels, ce sont affections d’hommes qui agitent
[lesquels firent la guerre à Dieu]Macrobe li. 1. c. 20. Satur furent gens méchants, et que s’attaquants à la Majesté divine
rop grande violence, mêlée avec désespoir, laquelle rend aisément les gens de fous qu’ils sont, du tout insensés, et met en
t les gens de fous qu’ils sont, du tout insensés, et met en furie les gens de léger cerveau, et principalement quand ils oie
is de réciter en plein Théâtre telles fables inutiles : néanmoins les gens de lettres les pourront lire particulièrement, po
ranchis. Les œuvres de ces deux sont péries, avec plusieurs autres de gens très doctes, ce qui nous cause un merveilleux reg
ance de voir telles vilenies, est cause bien souvent de corrompre les gens de bien. Car és fragmens du 4. de la Rep. de Cice
t image de verité. on n’ose réciter telles vilenies en la présence de gens de bien et d’honneur tant on est honteux. Ce qui
et toute la scène était chose infame, ont voulu, que telle manière de gens non seulement fût privée de l’honneur des autres
re les Comedies à part et non les exhiber au peuple. toutefois si les gens savants la veulent lire, qu’ils la lisent particu
aux villageois et rustiques d’être spectateurs de la Comédie, qu’aux gens de ville. Poetes Heroiques doiuent être retenus
t chérir d’être louangé par les Poètes, combien qu’il y eût plusieurs gens doctes, qui pouvaient mettre par écrit ses proues
15 (1777) Il est temps de parler [Lettre au public sur la mort de Messieurs de Crébillon, Gresset, Parfaict] « Il est tems de parler. » pp. 27-36
st tems de parler. A Toutes les vexations des Comédiens envers les Gens de Lettres, je n’ai dit mot. Au tyrannique empire
éâtres.) étoit le vœu général : c’étoit la demande, non-seulement des Gens de Lettres, mais encore des Gens du Monde. Les Éc
’étoit la demande, non-seulement des Gens de Lettres, mais encore des Gens du Monde. Les Écrits sans nombre pour prouver la
, & que les procédés de celle de Paris continuent de révolter les Gens de Lettres, on ne voit pas pourquoi ceux-ci ne ra
ges des Piéces que les Auteurs leur présentent. En effet, ce sont des gens , la plupart sans études, sans connoissances, sans
age, cet odieux établissement, je propose un Tribunal composé de huit Gens de Lettres, qui auroient une réputation faire par
re voir combien il est absurde qu’un Ouvrage de génie, sur lequel les Gens de l’Art peuvent à peine prononcer après l’avoir
doute, autroit encore ses inconvéniens, mais il en auroit moins. Les Gens de Lettres alors seroient jugés par leurs pairs ;
16 (1769) De l’Art du Théâtre en général. Tome I « De l’Art du Théatre. Livre troisiéme. — Chapitre prémier. Qu’on ne doit pas se figurer que la composition des nouveaux Drames soit aisée. » pp. 116-120
sans doute, à ses yeux des formes désagréables. Elle ressemble à ces gens qui voyent tous les objets de travers, parce qu’i
actuellement de l’avoir appris par cœur. Le plus grand nombre de nos gens de Lettres, loin d’écrire avec art les bagatelles
les Ouvrages un peu relevés que leur plume ose enfanter. Beaucoup de gens se figurent qu’on peut faire un Opéra-Bouffon dan
d’avantage notre estime. Qu’on juge de l’éffort que doivent faire des gens d’esprit pour se plier au ridicule & à la bas
17 (1759) L.-H. Dancourt, arlequin de Berlin, à M. J.-J. Rousseau, citoyen de Genève « CHAPITRE I. Où l’on prouve que le spectacle est bon en lui-même et par conséquent au-dessus des reproches de M. Rousseau. » pp. 13-64
it leur inspirer sur le sort de la Patrie en tournant en ridicule les gens d’Etat, en leur suggérant l’impatience et le dépi
Aristes, un Théodon dans Mélanide, le Héros de La Gouvernante l, ces gens -là ressemblent assurément au portrait qu’on nous
us disposé à soulager les malheureux qu’à participer aux plaisirs des gens contents. Si par un homme sans passions, vous ent
nsister les plaisirs sont méprisables, opposons dans mes tableaux des gens raisonnables à des fous, profitons du penchant de
e lorsqu’on peut se faire entendre, c’est ce qui fait que les habiles gens se font toujours très aisément comprendre même en
Héros la politesse et la galanterie Françaises, et ce ne sont que des gens de mauvaise humeur qui peuvent trouver que ces Hé
se serait pas fait parmi les dévots, les Médecins, les Auteurs et les gens de Cour des ennemis de la méchanceté desquels le
s montrer le peu de partisans que ces idées ont acquis, mais avec des gens de votre espèce ce n’est pas assez que l’évidence
atisme n’est pas encore détruit et qu’il fait prévoir et craindre aux gens sages des événements tristes pour l’avenir. Corne
faire bien, du grenier de céans Cette longue Lunette à faire peur aux gens , Et cent brimborions dont l’aspect importune ; N
l’esprit de ses Enfants, Faire aller son ménage, avoir l’œil sur ses gens , Et régler la dépense avec économie Doit être son
Doit être son étude et sa Philosophie. Nos Pères sur ce point étaient gens bien sensés, Qui disaient qu’une femme en sait to
a chercher si loin, On ne sait comme va mon pot dont j’ai besoin. Mes gens à la science aspirent pour vous plaire, Et tous n
re pas dégoûtantes et pour ne pas rendre l’uniforme odieux à tous les gens sensés. On distingue parfaitement la valeur de la
e se faire des ennemis personnels. Il est donc certain que ces braves gens seraient les premiers à applaudir cette pièce, et
bravoure impertinente qui ne sert qu’à les faire haïr et mépriser des gens sages et modérés. La plupart des gens de cette es
les faire haïr et mépriser des gens sages et modérés. La plupart des gens de cette espèce ne font d’ailleurs usage de leur
tion ; mais l’humanité et la raison ont gagné dans le cœur des braves gens de leur faire sentir que la plus grande partie de
pinion, espérons que la raison achèvera l’ouvrage, en fournissant aux gens d’un vrai courage des raisons de se soustraire à
Inconstance de M. de Marivaux : il ne traite pas dans cette pièce les gens qui se battent par honneur de « bêtes féroces »,
 ; car si je suis obligé d’être généreux, il faut que je pardonne aux gens  ; si je suis obligé d’être méchant, il faut que j
voudrait tourner en ridicule ; on ne souffre point qu’on y nomme les gens par leur nom et qu’on leur dise des injures en fa
les moyens de subsister ? Est-il bien généreux à vous de déprimer des gens qui, par leur habileté particulière, ont fait val
s résultera de l’expérience : tirez votre musique de la bouche de ces gens -là, vous verrez ce qu’elle deviendra. Votre ingra
deviendra. Votre ingratitude devait donc nécessairement révolter des gens à qui vous aviez tant d’obligation. Des Chanteurs
affaire où la gentillesse se mêle à la cruauté, et où l’on ne tue les gens que par hasard ; c’est celle où l’on se bat au pr
18 (1865) Mémoires de l’abbé Le Gendre pp. 189-194
offensée par des postures infâmes et par des représentations que les gens les plus déréglés, s’ils ne sont pas de la lie du
t être trop sévère que de la proscrire absolument ? Ainsi parlent des gens qui ne sont point d’ailleurs d’une morale relâché
français. Dans ces dispositions le Père et le poète se joignirent à gens qui étaient après à critiquer le Dictionnaire de
leurs, étant fait par racines et non par ordre alphabétique, bien des gens ne s’en accommodaient point, parce qu’ils avaient
destinée. Quoique une compagnie dans laquelle il y a toujours eu des gens de lettres d’un grand mérite ait mis cinquante an
19 (1769) De l’Art du Théâtre en général. Tome I « De l’Art du Théatre. Livre second. — CHAPITRE IV.  » pp. 109-114
il à cette obligation indispensable ? Il fait connaître plusieurs Gens à Talens. Les Drames des Théâtres ordinaires
combien ne nous en fait-il pas passer en revue ! Il accoutume les gens riches à jetter les yeux sur les pauvres. On
ié. Les Artisans partageaient aussi le peu de cas que l’on fesait des gens utiles. On osait dédaigner ceux qui font éclore l
egarder d’un œil favorable les paysans, les savetiers, & d’autres gens de cette espèce, qu’on voit paraître tous les jou
20 (1667) Lettre sur la Comédie de l'Imposteur « Lettre sur la Comédie de l’Imposteur » pp. 1-124
le juge de l’esprit et de la conduite d’aujourd’hui, connaît tous ces gens -là mieux qu’elle-même, et reçoit une volupté très
la Bru continue par un caractère sanglant qu’il fait de l’humeur des gens de cet âge, « qui blâment tout ce qu’ils ne peuve
t le sujet de cette pièce qu’il n’y a point ou fort peu de véritables gens de bien, en témoignant par ce dénombrement que le
une même affaire, la fatalité qui fait le plus souvent brouiller les gens ensemble quand il le faut le moins, et la sottise
ieu, qu’il la doit aimer, qu’elle ne sait comment le blâmer. Bien des gens prétendent que l’usage de ces termes de dévotion
elle. Habitude qui leur est très utile, en ce que le peuple, que ces gens -là ont en vue, et sur qui les paroles peuvent tou
e préviendra toujours d’une opinion de sainteté et de vertu, pour les gens qu’il verra parler ce langage, comme si accoutumé
dehors reconnaissable de même que le vice. Voilà comme raisonnent ces gens -là ; je vous laisse à juger s’ils ont tort, et re
’il mérite plus que cela ; qu’il n’est qu’un ver, un néant : quelques gens jusqu’ici me croient homme de bien ; mais, mon fr
et la Dame, il donnerait sujet de croire qu’il est coupable ; que les gens comme lui doivent avoir plus de soin que cela de
vec celui de la conduite, est aussi une autre marque naturelle de ces gens -là, et un avant-goût de sa Théologie, qu’il expli
ésente excellemment à son ordinaire, « qu’il sied mal à ces sortes de gens de se vanter des avantages du monde ». Enfin le d
spèce, et que souvent un froid refus opère mieux que de dévisager les gens  ; qu’une honnête femme ne doit faire que rire de
t c’est où il faut reconnaître le suprême caractère de cette sorte de gens , de ne se démentir jamais, quoi qui arrive ; de s
mes jugent des choses plus par les yeux que par la raison, que peu de gens étant capables de cet excès de fourberie, la plup
oint à le reprocher à ceux qui l’ont causé, comme font la plupart des gens , surtout quand par hasard ils ont prévu ce qu’ils
s’emporte pitoyablement, et conclut par un raisonnement ordinaire aux gens de sa sorte, « qu’il ne se fiera jamais en homme
que l’estime et la considération qu’on doit avoir pour les véritables gens de bien, ne doit point passer jusqu’aux méchants
ts et pour les hypocrites, ne doit point faire de tort aux véritables gens de bien, mais au contraire doit augmenter la véné
in, continue sa légende, et cela tout par les manières ordinaires des gens de cet âge, des proverbes, des apophtegmes, des d
tons du vieux temps, des exemples de sa jeunesse, et des citations de gens qu’elle a connus. Son Fils a beau se tuer de lui
s, et qui sont liés ensemble bien plus étroitement que ne le sont les gens de bien ; parce qu’étant plus intéressés, ils con
me sont venues dans l’esprit, qui ont peut-être été faites par peu de gens , et qui, ne touchant point le fond de la question
uestionb, peuvent être proposées sans manquer au respect que tous les gens de bien doivent avoir pour les jugements des puis
r l’étrange disposition d’esprit touchant cette comédie, de certaines gens , qui supposant ou croyant de bonne foi qu’il ne s
’un travail effroyable ont pu fournir ; il se trouvera après cela des gens capables d’un contresens si horrible, que de pros
je réponds à cela deux choses ; l’une, que dans l’opinion de tous les gens qui connaissent le monde, ce péché, moralement pa
e objection, qu’on me dise que tous les sentiments que j’attribue aux gens , et sur lesquels je fonde mon raisonnement dans t
21 (1759) L.-H. Dancourt, arlequin de Berlin, à M. J.-J. Rousseau, citoyen de Genève « CHAPITRE VI. Où l’on examine si le Bal public proposé par M. Rousseau ne serait pas plus préjudiciable aux mœurs de Genève, que le spectacle qu’il proscrit. » pp. 211-224
monstres. Sully n’aurait vu dans les spectacles que ce que tous les gens sages y voient : un délassement utile et nécessai
ent : un délassement utile et nécessaire, le seul digne d’occuper des gens sensés et de leur faire moins regretter le loisir
oyons un peu maintenant quels sont les plaisirs que vous réservez aux gens mariés. Le Café, le babil, et la médisance aux fe
alement mauvais à jeun ? L’expérience prouve le contraire. Combien de gens naturellement polis, bienfaisants et doux, devien
n ; vos exercices ne peuvent être des amusements journaliers pour des gens accablés déjà de fatigue par leurs travaux ordina
dition de quelques réflexions polissonnes. Par paroles, parce que les gens ivres ne sont pas délicats sur le choix des terme
bastonne même quelquefois : si ce sont là des appâts pour engager les gens à se faire Marquis à Genève, il faut que les tête
ui ne voient que l’oppression et la contrainte dans un objet cher aux gens sages, puisqu’il en résulte la paix et la tranqui
22 (1825) Encore des comédiens et du clergé « CHAPITRE IV. Du Clergé considéré comme protecteur et fondateur des Comédiens du troisième âge en France, et comme en ayant lui-même exercé la profession. » pp. 113-119
aient en vue que d’excommunier les histrions, les jongleurs et autres gens obscènes qui se donnaient alors en spectacle au p
e d’Arles de l’an 314 prononce également l’excommunication contre les gens de théâtre de cette époque, c’est-à-dire contre l
c’est-à-dire contre les jongleurs, les bateleurs, les histrions, tous gens obscènes, ainsi qu’on peut le voir dans les quatr
sales et honteux des bateleurs, des farceurs, des histrions et autres gens obscènes. n. [NDE] Dans l’ouvrage auquel ce liv
23 (1789) La liberté du théâtre pp. 1-45
e, un talent supérieur au mien pourroit faire dire un jour à tous les gens raisonnables, ce qu’Aristote écrivoit il y a près
e à plusieurs lectures, & des prétendus inconvéniens que quelques gens ont trouvés à sa représentation. Mes Lecteurs vou
tisme ; les tyrans, qu’il n’y a plus de tyrannie ; & la foule des gens à préjugés ne cesse de crier que les préjugés n’e
it la vérité. XXVIII. Mais la liberté du Théâtre n’intéresse que les Gens de Lettres. La proposition est fausse. Le Théâtre
ique ; par conséquent, il intéresse la Nation entière. Mais les seuls Gens de Lettres feront des réclamations sur ce point.
qu’il est opprimé ? Voilà sans doute une singulière logique. Eh ! les Gens de Lettres, n’ont-ils pas le droit de réclamer po
mandé justice pour les Calas & pour Sirven ? Ne sont-ce point des Gens de Lettres qui ont tonné contre la superstition,
n air froid, qu’il n’est question, sur ce point, que des intérêts des Gens de Lettres. O François ! si vous ne méritez plus
lez devenir une Nation libre & raisonnable, rendez-en grace à vos Gens de Lettres. L’orgueil & la foiblesse des Mona
tion au néant politique, où elle s’est vue plongée si long-temps. Vos Gens de Lettres l’ont retirée insensiblement de l’abîm
e, qui sera surpassée par leurs successeurs. N’outragez donc plus vos Gens de Lettres. Ils vous ont fait presque autant de b
istres & votre Clergé vous ont fait de mal. Apprenez que sans les Gens de Lettres, la France seroit, en ce moment, au po
ù se trouve aujourd’hui la France. XXIX. Il est donc démontré que les Gens de Lettres François ont des droits à la reconnois
e, à mesure qu’elle s’éloigne. Elle rajeunit de siècle en siècle. Les Gens de Lettres, sans doute, & même ces grands hom
odèle d’une bonne constitution, ce monstrueux ordre de choses, ou des gens en place ordonnoient, défendoient ce qu’ils voulo
convient à l’imposture, & dont on a souvent masqué la raison. Les gens imbus d’anciennes erreurs s’étonneront de cette i
24 (1671) De la connaissance des bons livres « DE LA COMEDIE  » pp. 232-248
DE LA COMEDIEa Toutes ces sortes de Poésies amusent quantité de Gens  ; D’autres sont d’avis qu’on ne devrait guère s’o
: Les Prédicateurs les ont condamnées dans leurs Chaires, et quelques Gens doctes ont animé leur plume contre ce divertissem
emps-là, et qu’il n’y a point d’apparence de croire que ces sortes de gens fussent mis au rang des personnes d’honneur ; mai
depuis quelques années avec plus de liberté qu’auparavant. Il y a des Gens si simples, qu’ils croient que la même reforme du
udrait qu’il y eût un Magistrat qui examinât, ou qui fît examiner par Gens experts, les Pièces que l’on voudrait faire jouer
se mettrait point au hasard d’en recevoir du dommage. Les avis de ces gens -là ne sont pas des Arrêts ; c’est à ceux qui ont
25 (1665) Lettre sur les observations d’une comédie du sieur Molière intitulée Le Festin de Pierre « APOSTILLE » pp. 33-57
. L'on est en vérité bien embarrassé lorsque l’on veut répondre à des gens qui se mêlent de parler de choses qu’ils ne conna
pas dites dans les formes. L'on devrait, avant que de répondre à ces gens -là, leur enseigner ce que c’est que les ouvrages
la différence. C'est ce qui a fait approuver le Tartuffe par tant de gens de mérite, depuis que les hypocrites l’ont voulu
yant qu’il n’y avait pas de mal. Ils ont fait, enfin, tout ce que des gens comme eux ont de coutume, et se sont servis de la
’il peut ce qui nuit à son dessein, dit que la curiosité y attire des gens de toutes parts, mais que les gens de bien les re
dit que la curiosité y attire des gens de toutes parts, mais que les gens de bien les regardent comme des prodiges et s’y a
re, elle n’a trouvé, parmi la grande foule du peuple, que fort peu de gens qui se soient voulu donner la peine de la regarde
26 (1666) Réponse à la lettre adressée à l'auteur des Hérésies Imaginaires « Ce I. avril 1666. » pp. 1-12
ies imaginaires jugera à propos de vous faire réponse. Je connais des gens qui auraient sujet de se plaindre, s’il le faisai
es dans le monde. Croyez-vous qu’il n’y ait qu’à dire des injures aux gens  ? Il y a un choix d’injures comme de louanges. Il
à apercevoir, que celle qu’on reproche aux Jansénistes. Il y a peu de gens capables de démêler les choses : on dispute : on
s parler franchement, cela ne réussit pas toujours : et pour quelques gens de bonne volonté qui se laissent persuader par là
i marquée que celle-là. Je ne sais si cela ne ferait point entrer les gens en soupçon sur les louanges que vous donnez aux P
Lettres de l’hérésie imaginaire : cela serait fort superflu pour les gens qui ont le goût bon, et fort peu utile pour les a
prétendez-vous que les faiseurs de romans et de comédies, soient des gens de grande édification parmi les chrétiens ? Croye
t un théologien étant obligé de parler sur cette matière, appelle ces gens -là des « empoisonneurs publics », et tâche de don
, on doit avoir soin de n’y rien dire que de nouveau. Il y a d’autres gens qui les lisent dans une disposition un peu différ
e vous avez bien de la peine à comprendre comment il peut y avoir des gens de cette humeur-là ? Quoi ! on ne se lasse point
justifie sa conduite » par « leurs exemples » ? On peut souffrir des gens qui trouvent dans « les Pères » tout ce qu’ils ve
27 (1665) Réponse aux observations touchant Le Festin de Pierre de M. de Molière « Chapitre » pp. 3-32
nocents, et ainsi, de cette familière déesse qui s’accommode avec les gens de tous métiers et de tous âges, ils en ont fait
ous montrer que la comédie en général était un divertissement que les gens de bien n’approuvaient point, il en a pris une en
que ceux d’autrui, et je suis si fort persuadé qu’il est fort peu de gens , dans le siècle où nous sommes, qui n’aidassent a
oir quelque apparence. Monsieur de Molière, qui connaît le faible des gens , a prévu fort favorablement qu’on tournerait tout
comme le sentiment des ignorants est toujours différent de celui des gens d’esprit, on eût cru que Monsieur de Molière n’av
elque chose de bien fâcheux : il ne se sera pas plutôt aperçu que les gens bien sensés ne sont point de son sentiment, lorsq
n repos, si ce n’est qu’il a lu qu’il fallait publier les défauts des gens pour les en corriger. Je trouve cette maxime bien
28 (1777) Des Spectacles « Des Spectacles. » pp. 75-92
es. Et l’on veut qu’une vertu naissante, ou, pour mieux dire, que des gens sans vertu, la plupart même déjà vaincus par les
ous de tous les libertins, et de tout ce qu’on appelle dans une ville gens oisifs, gens de plaisirs : peu dont les mœurs ne
es libertins, et de tout ce qu’on appelle dans une ville gens oisifs, gens de plaisirs : peu dont les mœurs ne soient corrom
oir que des conversations secrètes ? N’est-ce pas vouloir prendre les gens de bien pour des stupides, et tout ce qu’il y a d
nt gagéesb pour exprimer de la manière la plus vive une passion ; des gens qui n’ont d’autre gloire que de se distinguer sur
sera ni une occasion prochaine de péché, ni un manifeste danger à des gens nourris, la plupart dans une criminelle mollesse,
is aux spectacles, quand le Seigneur leur demandera compte de tant de gens qui s’y seront perdus ? Qu’on dise que les specta
29 (1759) L.-H. Dancourt, arlequin de Berlin, à M. J.-J. Rousseau, citoyen de Genève « L. H. Dancourt, Arlequin de Berlin, à Mr. J. J. Rousseau, citoyen de Genève. » pp. 1-12
itent de l’être ? Je me suis contenté de consulter là-dessus quelques gens éclairés, et qui connaissent particulièrement les
é contre les spectacles et que les Comédiens aient été en horreur aux gens sages, aux Chrétiens, aux Pères de l’Eglise ; mai
musement ; en troisième lieu pour procurer un amusement honnête à des gens sages qui, fatigués de l’application que leurs em
tel qu’il doit être pour être bon à tous les hommes en général. Les gens de génie respectent ce modèle et l’imitent, et ce
. Si l’on veut juger de la bonté de ces pièces par le petit nombre de gens à qui elles plurent en France dans leur nouveauté
on fait à Paris de la vertu. En troisième lieu les Comédiens sont des gens sans mœurs, il n’est pas possible qu’ils en aient
30 (1769) Réflexions sur le théâtre, vol 8 « Réflexions sur le théâtre, vol 8 — RÉFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE HUITIEME. — CHAPITRE VII. Du Père Porée. » pp. 149-177
s regardés à Athènes, & ne se regardoient pas eux-mêmes comme des gens stériles, uniquement faits pour amuser le public 
ource de la corruption des spectacles. Qui sont ces spectateurs ? des gens curieux, légers & frivoles, qui veulent tout
légers & frivoles, qui veulent tout voir, excepté eux-mêmes ; des gens oisifs & paresseux, dont l’unique occupation
au jeu, du jeu au spectacle, sans discernement & sans goût ; des gens accablés d’affaires, qui comme dans un port après
comme dans un port après l’orage vont à la comédie se délasser ; des gens fatigués de querelles domestiques, qui vont s’y c
s gens fatigués de querelles domestiques, qui vont s’y consoler ; des gens sans caractère, esclaves de la coutume, qui y sui
uses de l’amour sont infinies, & ce n’est pas par des valets, des gens de la lie du peuple, comme dans quelques farces,
s gens de la lie du peuple, comme dans quelques farces, c’est par des gens polis, habiles, distingués par la fortune, les pl
les combats, n’ose point s’y exposer, & une vertu naissante, des gens sans vertu, déjà vaincus par les ennemis qu’ils c
mort, où l’on juge sainement ? Une salle, le rendez-vous de tous les gens de plaisir & sans mœurs, où brille un luxe ét
leur désordre, & comptable de leur scandale, que d’entretenir des gens dévoués au vice, qui ne travaillent que pour lui,
cela ne formoit pas l’entretien & l’encouragement d’une troupe de gens infames, dévoués par état à inspirer le vice, qui
’assister aux combats des Gladiateurs, auroit dit de même : Voilà des gens qui s’égorgent pour me divertir ; quel plaisir pu
à ce spectacle sanguinaire ? Voici des meurtres plus déplorables, des gens qui tuent leur ame, qui se damnent pour me divert
. Il dit tout. Il caractérise la profession de Comédien : ce sont des gens qui se damnent pour divertir. Il caractérise l’in
31 (1694) Sentiments de l’Eglise et des Pères « CHAPITRE II [bis]. De la Comédie considerée dans elle-même, et dans sa nature. » pp. 29-54
e et ridicule de croire et de vouloir faire croire aux autres que des gens qui ont toujours été et qui sont encore présentem
fâmes par les lois civiles, et qui le sont encore à présent ; que des gens enfin qui ont toujours été et qui sont encore exc
tes gens, dont il honore les Comédiens ? Veut-il dire que ce sont des gens d’une conversation agréable, qui reçoivent bien l
leur temps, sans souci et sans chagrin ? Veut-il dire que ce sont des gens tels que sont ceux dont Horace nous fait la peint
nnocent, et qui n’avait rien qui pût blesser le monde. Sont-ce là les gens qu’il dit vivre si honnêtement ? appelle-t-il viv
raire la vie des Comédiens est une vie molle et sensuelle, une vie de gens qui ne cherchent qu’a se procurer des commodités
d’un véritable Chrétien. « Mais,P. 52. me direz-vous, est-ce que ces gens -là ne vont pas à l’Eglise, et ne fréquentent-ils
e. Il défend aussi aux Chrétiennes d’épouser des Comédiens, ou autres gens de Théâtre, sous peine d’être retranchés de la Co
puis qu’ils y sont. §. IV. Les Comédiens ont toujours passé pour des gens infâmes ; et ils sont encore traités présentement
divertir les autres ? Que si des Idolâtres condamnaient ces sortes de gens à une telle ignominie, quoi qu’ils prissent plais
nséquent ils doivent toujours être considérés dans le monde comme des gens infâmes. ARTICLE II. La fin de la Comédie et d
eu qu’on ne doit se divertir que pour mieux travailler, ces sortes de gens se divertissent incessamment, et ne travaillent j
32 (1759) L.-H. Dancourt, arlequin de Berlin, à M. J.-J. Rousseau, citoyen de Genève « CHAPITRE III. De la Comédie. » pp. 92-118
ants, orgueilleux, insolents et ridicules. Il ne convient point à des gens que le Prince et l’État ont nommés leurs défenseu
voir dangereux, plus ils les rendent odieux, plus ils autorisent les gens sensés, les pères de famille attentifs à se défie
gereux de souffrir aucun commerce entre leurs enfants et de pareilles gens . Montrez à quelqu’un comme on le trompe, il trouv
. Nées Bourgeoises, elles ne veulent d’autres sociétés que celles des gens de Cour : tout cela, pour être ridicule, n’en est
à ces derniers surtout à qui votre homme en veut : il les trouve des gens abominables, parce que moins féroces que lui et n
formateur est aussi dangereux qu’inutile à jouer. Philinte est de ces gens -là : il sait qu’un homme, pour être homme de bien
: toujours sera-t-il vrai qu’il y a dans le monde des Alcestes et des gens capables de s’attirer une affaire fâcheuse pour d
apportait plus à son goût et à ses lumières qu’au mauvais jugement de gens qui préfèrent les expressions éblouissantes et le
un impoli méprisable. Eh bien, Monsieur, tel est Alceste aux yeux des gens sensés ; tel est le Misanthrope, que Molière a vo
é, « que de petits Auteurs comme nous trouvent des fautes »dg où les gens d’un vrai goût ne voient que des beautés. Vous re
agnements elle peut devenir un bon mot. C’est une chose que les seuls gens de goût sont capables de saisir ; mais vous nous
ux à la Métamorphose que vous leur prescrivez : laissez-nous voir les gens tels qu’ils sont, et que leur père les a faits ;
33 (1823) Instruction sur les spectacles « Chapitre V. Le but des auteurs et des acteurs dramatiques est d’exciter toutes les passions, de rendre aimables et de faire aimer les plus criminelles. » pp. 51-75
s si misérables. « Cette habitude de soumettre à leurs passions les gens qu’on nous fait aimer attire et change tellement
sion sur les affections naturelles. Au contraire, nous estimons comme gens d’un bon naturel ceux qui, vivement affectés de t
et à donner aux méchants habiles le prix de l’estime publique due aux gens de bien ? Mais tel est le goût qu’il faut flatter
l’atrocité de ses crimes, et qu’une pareille pièce, jouée devant des gens en état de choisir, ne fît plus de Mahomet que de
arti pour lequel on prend intérêt : ses honnêtes gens ne sont que des gens qui parlent, ses vicieux sont des gens qui agisse
honnêtes gens ne sont que des gens qui parlent, ses vicieux sont des gens qui agissent, et que les plus brillants succès fa
ilà le caractère général de Molière et de ses imitateurs. Ce sont des gens qui, tout au plus, raillent quelquefois les vices
e, dont les maximes ressemblent beaucoup à celles des fripons, de ces gens si doux, si modérés qui trouvent toujours que tou
les temples où l’on débite si pompeusement vos maximes ; que bien des gens sensés s’y ennuient ; que vos prêtres et vos prêt
plaire aux femmes en s’efforçant de leur ressembler. Et cependant ces gens sont pourvus de charges sans qu’ils songent aux m
34 (1715) Dictionnaire de cas de conscience « COMEDIE. » pp. 739740-750
t. Dès l’an 314. le Concile d’Arles déclara excommuniés ces sortes de gens , « de Theatricis , disent les Pères de ce Concile
Domitien, qui chassèrent de Rome tous les Comédiens, comme autant de gens , dont il regardait la profession, comme pernicieu
se constante, que c’est avec raison que les Comédiens, et tous autres gens de cette trempe, dont l’emploi est d’exciter ou d
ristobule s’excuse sur ce que c’est une coutume si générale parmi les gens de qualité, qu’il ne peut refuser à ses amis de l
endre des entretiens innocents et modestes de la part d’une troupe de gens , que toutes les Lois Ecclesiastiques et civiles,
qu’elle veut qu’on regarde encore aujourd’hui les Comédiens comme des gens excommuniés et qu’on leur refuse les Sacrements e
t infami contagione fœdetur. » On ne doit donc recevoir ces sortes de gens à la grâce de la réconciliation et de la Communio
mettant par-dessus leurs robes : ces habits n’étant propres qu’à des gens que l’Eglise regarde comme excommuniés. La troisi
ts se font d’une manière si secrète, qu’il n’est pas possible que les gens du dehors en puissent avoir connaissance ; car no
aquelle leur état les engage, condamne les maximes et la conduite des gens du siècle. La cinquième qui doit frapper davantag
35 (1662) Pédagogue des familles chrétiennes « Instruction chrétienne sur la Comédie. » pp. 443-453
le vice dans le cœur des assistants. Mais pourquoi appelle-t-on ces gens -à Comédiens, et leurs Jeux Comédie ? L’Origine
ne laissent pas de divertir le monde ? Ils divertissent très peu de gens sages du monde, qui en font la meilleur partie, e
ne se pourrait rien voir de plus inepte et risible, ni de plus sottes gens que ceux-là. Mais ce sont aussi ces choses que v
 65. de consec. dist. 2. aux approches contagieux des vilains, et des gens sans honneur. Les Princes séculiers les ont-ils
et pareille vermine du siècle. Mais il y a grande différence de ces gens -là à nos Comédiens ? Il ni en a aucune quant à l
bouches impures, et par des misérables qu’on a bannis du commerce des gens de bien. L’Hôtel de Bourgogne a pourtant servi à
36 (1668) Idée des spectacles anciens et nouveaux « Idée des spectacles anciens et nouveavx. — Des anciens Spectacles. Livre premier. — Chapitre III. Du Cirque. » pp. 9-43
rs temps ; car les beautez de la nature suffisoient à la facilité des gens de ce siecle. Depuis la delicatesse & le luxe
sentoient ensuite, & si c’estoit une simple chasse, les honnestes gens en étoient, & il y avoit uneOn l’apeloit dire
bestes farouches ou contre des Gladiateurs, on n’y admettoit que des gens de cette infame profession. La plus ancienne &am
ur les distinguer des Personnes de qualité, & mesme des honnestes gens du vulguaire. Ainsi au lieu que les Romains ceign
ls les loüoient ou vendoient à certain prix & selon le merite des gens , ou selon le peril & les coups qu’ils avoient
lque present aux Athletes. Le peuple mesme, ou du moins les honnestes gens qui se trouvoient aux Spectacles, leur jettoient
15.Tacite ne dissimule pas, que sous Neron les femmes & mesme les gens de qualité ne se soient exposez à l’infamie de ce
ombatre dedans des chariots. Les 8. ont un nom Grec, qui signifie des gens qui combatent à cheval. Les 9. furent ainsi nomme
acun retournoit en son logis disner. Neantmoins, comme il y avoit des gens plus sobres ou plus passionnez pour les jeux, ils
mandez par le peuple. Tous ces infames & cruels divertisseurs des gens , chacun selon son talent s’efforçoient de tuer ou
37 (1758) P.A. Laval comédien à M. Rousseau « P.A. LAVAL A M.J.J. ROUSSEAU, CITOYEN DE GENÈVE. » pp. 3-189
onner au Public avec la noble et; généreuse intention de dénigrer des gens qui ne vous ont fait aucun mal ? Non sans doute :
méchanceté, en échange de celui dont il a fait usage pour flétrir des gens à talens, qu’un préjugé déjà trop barbare autoris
idité du gain et; la curiosité du peuple persuaderent peu à peu à des gens sans ressource qu’ils pourroient aisément faire l
tant d’horreur que l’opprobre en rejaillit encore aujourd’hui sur des gens dont l’état est aussi éloigné de cette infamie qu
et; le peuple penseroit aussi avantageusement sur leur compte que les gens éclairés. Que n’est-il aussi facile de dessiler s
auvais jeu à faire le panégyrique de la France ; mais sans nommer les gens par leur nom, un habile homme sait se faire enten
ment le goût d’une nation, mais avec des tempéramens faciles pour les gens à talens, on vient à bout d’adoucir la censure qu
Opéra soit ennuyeux, mais je suis fâché que vous déclamiez contre des gens qui ont employé tous leurs talens pour faire valo
on n’en ira pas moins à l’Opéra, et; votre Satyre n’empêchera pas les gens de goût et; d’un bon esprit de lui rendre justice
donc ? dites-vous, avant qu’il y eût des Comédies n’aimoit-on pas les gens de bien, ne haïssoit-on point les méchans ? » Bel
soit-on point les méchans ? » Belle conséquence ! N’aimoit-on pas les gens de bien et; ne haïssoit-on pas les méchans avant
atum est super nos. C’est précisément, Monsieur, parcequ’on aime les gens de bien et; qu’on hait les méchans qu’on trouve l
ui veut étourdir par des termes. Vous pourrez en imposer par-là à des gens qui s’attachent à la superficie, frons prima mult
autre qu’à vous qu’il sera aisé de donner cette preuve, car pour les gens à parti c’est assûrément d’eux qu’il faut dire :
tour sur lui-même en voyant jouer Tartufe ? Je conviens qu’il y a des gens assez dépravés pour se dire à eux-mêmes, je sais
tout ; des leçons de vertu pour le public dont il s’excepte, et; des gens immolant tout à leur devoir, tandis qu’on n’exige
nfin la voix de la conscience ne se fait plus entendre. Ces sortes de gens sont-ils bien communs, et; ferez-vous l’honneur à
là seulement qu’on peut espérer que la Comédie sera utile. Quant aux gens tout-à-fait vertueux, ils se feront un amusement
; sans effet tous les devoirs de la vie humaine, à peu près comme ces gens polis qui croient avoir fait un acte de charité,
ui expose ses besoins, elle ne sera pas toujours sans effet. Bien des gens donnent l’aumône à ce misérable ; d’autres la lui
spect qu’on doit à la vertu, parce que l’on plaisante quelquefois des gens très-estimables. Jamais la vertu ne devient sur l
atilina, et; à donner aux méchans habiles le prix de l’estime dûe aux gens de bien. » Nous sommes dans un siécle où les Cati
s. Je conviens que s’il ne peut avoir de commerce qu’avec de telles gens , il a raison de dire, qu’il a conçu pour eux une
ger. Pourquoi lui faire un crime de ce qu’imaginant qu’il y avoit des gens qui lui ressembloient, il a voulu travailler à le
dont les maximes ressemblent beaucoup à celles des frippons,… de ces gens qui sont toujours contens de tout le monde, parce
alheur faire d’aussi méchans, Mais je me garderois de les montrer aux gens . Le reconnoissez-vous là ? Un homme peut bien s
enez, peuvent être utiles dans les grandes Villes, pour distraire les gens oisifs, que l’inaction peut entraîner au crime. I
a point. Au contraire ils rassembleront plusieurs fois la semaine des gens qui s’éloigneroient de la Ville pour aller se div
toutes les Loix les plus sages ne pourroient les contenir. Voilà des gens bien pernicieux. Mais, Monsieur, qui vous a const
rets les plus cachés du cœur humain, pour oser soutenir que les mêmes gens à qui vous prêtez tant d’amour pour le libertinag
hez vous comme ils devroient l’être par tout, c’est-à-dire, comme des gens très-estimables et; qu’on estimera quand ils fero
mmes. Qu’arrivera-t-il de-là ? C’est que non-seulement vous aurez des gens à talens, et; d’honnêtes gens, mais encore vous l
ulpice, où le même Prêtre excommuniera dans la même matinée les mêmes gens qu’il communiera dans celle de St. Sauveur ?10 J’
s une que d’obtenir la permission de se couper la gorge, car bien des gens diront que le reméde est pire que le mal. Soyez d
souhaiteroit peut-être qu’on l’autorisât à lier de commerce avec des gens qu’on peut raisonnablement rechercher pour leurs
méprisât ? J’aimerois autant dire qu’on ne fait aucun cas de tous les gens d’esprit qui ne sont pas décorés de quelque marqu
ou d’Argan ? » Je vous avoue qu’on ne peut plus effrontément dire aux gens en face qu’ils sont des frippons, ou que du moins
er par la retenue qu’il faudroit leur faire ; mais vous engagerez des gens qui n’étant pas au Spectacle depuis deux jours, a
mettre chez vous à la loi somptuaire que vous auriez certainement des gens raisonnables ; ils vous auroient même obligation 
blique subsiste à l’abri de la justice, de la bonne foi, du droit des gens , elle subsiste en un mot, telle qu’elle est, parc
’esprit Attique sembloit s’être retiré, me fourniroit une infinité de gens de qualité, Ambassadeurs, Généraux, Magistrats et
Actrices célébres pendant leur vie, mais encore après leur mort ; les gens qualifiés les accompagnent au tombeau ; on décore
la colere et; la curiosité, entraînent dans d’affreuses calamités des gens vertueux d’ailleurs. Ce sont là les passions qu’i
38 (1742) VIII. Conférence. De la Comédie, contraire aux promesses du Batême [Conférences théologiques et morales, IV] « X. Conference sur les sacremens. » pp. 223-247
ment la comédie, vous vous attirez plus d’ennemis que vous ne pensez. Gens de considération & de toute sorte d’états son
us prétendez que ce saint Docteur est si favorable aux jeux & aux gens de théatre. C’est dans sa seconde Seconde, questi
ur leur déclarer une guerre si ouverte. A vous entendre, ce sont tous gens abominables : & en effet, vous les avez quali
er si hazardeux. L’Eglise veut qu’on regarde tous les comédiens comme gens excommuniés ; elle leur refuse les derniers Sacre
semblés au nom du saint Esprit, de séparer de leur communion tout les gens de théatre, pendant tout le tems qu’ils continuen
enicis. eadem dist.n’accorde la grace de la réconciliation à tous les gens de théatre, qu’après qu’ils ont donné des marques
y débiter des maximes contraires à cet Evangile, comme font tous les gens de théatre. Ils ne viennent donc pas de Dieu, mai
s raisonnemens : une funeste expérience les fait assez connoître. Les gens qui fréquentent habituellement les comédies, sont
ns qui fréquentent habituellement les comédies, sont pour l’ordinaire gens sans piété, sans charité pour les pauvres, sans r
naire gens sans piété, sans charité pour les pauvres, sans religion ; gens corrompus dans leurs mœurs, parcequ’ils le sont d
ur. Voilà tout le fruit des travaux de nos comédiens. Honorer de tels gens de son attention, n’est-ce pas vouloir de gaieté
39 (1769) De l’Art du Théâtre en général. Tome I « De l’Art du Théatre. Livre troisiéme. — Chapitre III. But que le Spectacle moderne doit se proposer. » pp. 123-132
a Cour des Rois, celle des Bourgeois dans les Villes, & celle des gens de la Campagne, le Théâtre aussi a reçu trois gen
rs, au lieu qu’il nous représente tout à la fois les mœurs naïves des gens de la campagne & les actions du menu Peuple d
mp; plus étendue du mot Opéra-Bouffon ; elle le rendra familier à des gens qui se flattent mal-à-propos de l’entendre ; elle
tenir de droit au menu Peuple, de même que la Comédie est destinée au gens riches & distingués. Chaque état aurait alors
40 (1666) Dissertation sur la condemnation des théâtres « Disseration sur la Condemnation, des Théâtres. — Chapitre V. De l'impudence des Jeux Scéniques. » pp. 104-134
recours aux Etruriens qui les en instruisirent, et leur donnèrent des gens capables de les jouer et de les bien exécuter, se
er et de les bien exécuter, selon l'intention qu'ils avaient ; et ces gens furent nommés Histrions, selon la langue des Etru
'en peut souffrir le discours ni la pensée ; il ne se trouva point de gens assez effrontés capables de divertir le peuple pa
dent, et qu'ils parlent à leurs yeux. Au commencement ils avaient des gens qui récitaient le sujet qu'ils devaient exprimer,
utres huilées, offertes à Bacchus sur le Théâtre. Les Pétauristes, ou gens qui volaient, et se faisaient tourner dans des ro
itablement ceux que l'on nommait Histrions, Scéniques ou Scénatiques, gens de scène ou de Théâtre, pratiquant l'art de jouer
41 (1665) Observations sur une comédie de Molière intitulée Le Festin de Pierre « Observations sur une comédie de Molière intitulée Le Festin de Pierre » pp. 1-48
tion : ce n’est pas un sentiment particulier, c’est celui de tous les gens de bien, et il ne doit pas trouver mauvais que l’
toujours la même chose ; car il faut avoir plus d’indulgence pour des gens qui prennent peine à divertir le public, et c’est
de bruit dans Paris ; elle a causé un scandale si public, et tous les gens de bien en ont ressenti une si juste douleur, que
adroitement dans les esprits : et ce Philosophe appelle ces sortes de gens des Pestes d’Etat, et les condamne au bannissemen
la bouche ; son air lascif et ses gestes dissolus rebutaient tous les gens d’honneur, et l’on n’eût pas vu en tout un siècle
arle b ». Et voyant qu’il choquait toute la Religion, et que tous les gens de bien lui seraient contraires, il a composé son
ces, et que la curiosité y attire du monde de toutes parts : mais les gens de bien les regardent comme des Prodiges, ils s’y
re de pudeur, ne lui serait-il pas fâcheux d’être en butte à tous les gens de bien, de passer pour un libertin dans l’esprit
rées »., « qu’il lui est très fâcheux d’être exposé aux reproches des gens de bien, que cela est capable de lui faire tort d
42 (1769) De l’Art du Théâtre en général. Tome I « De l’Art du Théatre. Livre prémier. — Chapitre II. Utilité des Spectacles. » pp. 8-21
et ouvrage, le rend peut-être moins respectable aux yeux de certaines gens . Il est des esprits prévenus, qui ne peuvent souf
ndis qu’on verra ceux qui y montent rejettés du rang de citoyens. Les gens à préjugés ont quelque apparence de raison de ne
lus sensés que nous. Quels sont les Ennemis du Spectacle. Les Gens dont j’ai parlé plus haut, ennemis de la Comédie
x pourtant pas m’en donner la peine ; j’ai dessein d’éclairer ici des gens un peu plus respectables. Je ne m’adresse point n
rançaises, deux grands Opéras1 ; & ainsi du reste. Le Public, les Gens de Lettres, & les Acteurs mêmes y gagneraient
43 (1776) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre dix-huitieme « Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. — Chapitre V. Procès des Comédiens. » pp. 169-224
la jouât : on la déchiroit même. L’auteur dit à un acteur : Bien des gens en pensent autrement. Je suis donc un sot ? lui
de concurrence, l’injustice de leurs arrêts a soulevé contre eux les gens de Lettres. A ces grands mots ne diroit-on pas qu
âche d’en montrer les avantages ; la cour, la ville l’approuvent, les gens de Lettres le désirent : je le crois lui seul tou
ne sont point des Abbés, ils n’ont pas même la tonsure : ce sont des gens gagés, qui gagnent leur vie à chanter, & qu’o
se donne pour protecteur de la Religion & de la vertu, contre des gens de lettres, qui passent pour religieux & vert
nt cru s’y reconnoître ont jetté les hauts cris, jusqu’aux comédiens, gens peu en droit de se plaindre de la censure, &
indre de la censure, & depuis long-temps accoutumés au mépris des gens de bien, & qui ont osé faire le procès à cet
ès à cet intrépide adversaire du vice & de l’irréligion. Mais les gens dont la vertu dirige les suffrages, payent à son
r. Ce déchaînement fort inutile contre le fanatisme, l’invitation aux gens de lettres d’écrire contre ce fantôme, ont de gra
çoit à la porte. Ils ont fait des abonnemens à tant par an à bien des gens qui ne veulent pas prendre la peine de payer chaq
leurs droits : enfin le tribunal est plein d’abus. L’humiliation des gens de lettres, la corruption, la partialité des juge
bres de l’Aréopage, également éclairés & équitables, ont pour les gens de lettres les égards, le respect, la déférence q
tie si intéressante de la Littérature, n’est cependant pas composé de Gens de Lettres ; ce n’est point cet Aréopage littérai
s ouvrages, ni les recevoir, ni même les entendre… La gloire que les Gens de Lettres réfléchissent sur la France, le mouvem
à demander en outre que le jugement de ces pieces soit renvoyé à des Gens de Lettres ; à l’Académie Française, par exemple,
médiens. Si quelque chose pouvoit avilir aux yeux de la Nation les Gens de Lettres qui se sont dévoués à la carriere glor
e qu’en France. Ils ont eu la foiblesse de se donner pour maîtres des gens qui n’avoient d’existence que par eux, & qui
urlesque d’un pareil Aréopage ? Qui ne seroit pas indigné de voir des Gens de Lettres soumis à cet humiliant despotisme ? Su
ations, tous ces réglemens sont nuls ; du moins en ce qui regarde les Gens de Lettres, qui n’ont été ni consultés pour la ré
effrayante énumération l’on pourroit faire de tous les griefs que les Gens de Lettres auroient à leur reprocher : mais ce n’
des articles de ce Règlement qui pourroient blesser les intérêts des Gens de Lettres) ; & à ce qu’il soit également déf
44 (1768) Réflexions sur le théâtre, vol 7 « Réflexions sur le théâtre, vol 7 — RÉFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE SEPTIÈME. — CHAPITRE VIII. Sentimens de S. Chrysostome. » pp. 181-192
mp; Lazare, pour faire sentir la vanité des richesses, il compare les gens riches aux Comédiens. Les Acteurs sur la scène, d
vous ne méprisez pas moins leur bassesse. Ainsi quand vous verrez des gens opulens, ne les croyez pas véritablement heureux
ces profanations & cette stérilité, c’est lui qui nous forme ces gens frivoles & sans religion ; il détruit tout ce
e, convient-il de renverser les loix de la nature & de porter les gens à l’impureté, tout le monde répondra que c’est un
s’ils rendoient de grands services à la république ? Mais ce sont des gens infames, dites-vous. Et vous employez des gens in
que ? Mais ce sont des gens infames, dites-vous. Et vous employez des gens infames pour louer vos Princes, pour eux vous fou
45 (1773) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre quatorzieme « Réflexions morales, politiques, historiques, et littérairesn sur le théatre. — Chapitre IV [III]. La Grange & Destouches. » pp. 90-114
ule des hommes. Elle prend différentes nuances selon le caractere des gens , & ne produit pas toujours d’aussi pernicieux
mp; de noblesse qui n’est pas ordinaire dans les comiques, la plûpart gens d’une naissance obscure & d’une éducation for
. Le choix de ses personnages répond à ce goût : ce sont toujours des gens riches, des gens de condition, qu’il ne convenoit
personnages répond à ce goût : ce sont toujours des gens riches, des gens de condition, qu’il ne convenoit pas de faire agi
ser autrement. Les autres Auteurs comiques font parler toute sorte de gens , bourgeois, artisans, gens de la campagne, &
uteurs comiques font parler toute sorte de gens, bourgeois, artisans, gens de la campagne, & pour un homme qui a de la n
es Acteurs. Ici par goût, par choix, par habitude, on ne voit que des gens élevés : c’est, pour ainsi dire, là comédie noble
ns des courtisannes & des libertins ? On y voit à tout moment des gens à genoux aux pieds d’une femme. Cette fadeur est
oureuse d’un jeune Paysan qui se moque d’elle. Elle fait déguiser des gens en Lutins & en Diables, qui vont pendant la n
on chant. Tous les Musiciens de l’Opéra sont comme les Poëtes, ou des gens voluptueux qui n’ont vécu que pour leur plaisir,
46 (1763) Réflexions sur le théâtre, vol. 2 « Chapitre II. Discipline du Palais. » pp. 26-50
donne, etc., mais surtout par le caractère de ceux qui s’y montrent, gens en place faits pour édifier, gens graves et régul
caractère de ceux qui s’y montrent, gens en place faits pour édifier, gens graves et réguliers, dont la réputation y donne u
scrire, sans être censé l’autoriser, sans jeter dans la tristesse les gens de bien qui voient mépriser la vertu et triompher
ns jours de l’année à l’honneur du Prince et de ses amis et féaux les gens tenant la Cour du Parlement, auxquels ils allaien
qu’il déclare n’avoir pas même le pouvoir d’excommunier les Acteurs, gens , selon lui, les plus utiles à l’Etat, les plus di
1.), et dans les Journaux du temps. « Cejourd’hui 22 avril 1761, les Gens du Roi, M. Omer Joli de Fleury portant la parole,
t jamais. On invite le public à lire cet ouvrage, en assurant que les gens instruits seront charmés d’y retrouver leurs prin
la sensation que la distribution avait faite dans le public ; que les Gens du Roi se seraient empressés de le déférer, il y
qui distingue singulièrement le premier Barreau du royaume ; que les Gens du Roi n’hésitaient pas de requérir que le vœu un
ns, fût imprimé, lu, publié et affiché partout où besoin sera. » Les Gens du Roi retirés, la matière mise en délibération,
47 (1694) Maximes et Réflections sur la Comédie « VII. Paroles de l’auteur et l’avantage qu’il tire des confessions.  » pp. 28-29
e à l’expérience, et non seulement à la sienne, mais à celle des plus gens de bien et de presque tout le public. « Mille gen
s à celle des plus gens de bien et de presque tout le public. « Mille gens , dit-il, d’une éminente vertu et d’une conscience
48 (1763) Réflexions sur le théâtre, vol. 1 « CHAPITRE IV. Des Pièces pieuses. » pp. 68-95
collèges, mais que certainement ne connaissent pas sur le théâtre les gens sans mœurs qui les donnent à des spectateurs, don
te ou animée des choses saintes. Si elles ne se faisaient que par des gens de bien, dans un esprit de piété, avec la décence
a sainteté de la religion fait mépriser la frivolité de la fable, les gens de bien en sont indignés ; ou, ce qui est plus or
ulu de tels Confrères ? quel Prêtre aurait osé dire la messe pour des gens notoirement infâmes ? quel Prédicateur aurait pu
ique, si bien et si grossièrement qu’on loue les Rois, les héros, les gens de mérite, en les comparant à ces Dieux. Quel élo
clésiastiques et les Religieux doivent s’abstenir des spectacles, les gens qui font une profession particulière de piété, qu
es mauvais effets, quoique très réels, frappent peu de personnes. Les gens de bien se flattent d’arrêter quelque péché, et d
n’avilit plus un honnête homme, que de le confondre dans la foule des gens sans honneur. Quel plus beau jeu pour le vice, qu
ressusciter sa fille, y trouva des joueurs de flûte et une troupe de gens qui la pleuraient, selon l’usage du temps, où l’o
l’attendait de lui, tout le regardait comme un Dieu, et cependant les gens de théâtre le respectent si peu, qu’ils se moquen
ns tous les sentiments, exprime toutes les pensées. Il n’y a point de gens plus hypocrites et, selon leurs termes, plus tart
Dans les pièces de Communauté, où les Acteurs sont communément des gens de bien, on sent qu’il leur en coûte de remplir l
49 (1758) Causes de la décadence du goût sur le théatre. Première partie « Causes de la décadence du goût sur le théâtre. — Chapitre XIII. De l’éducation des jeunes Poëtes, de leurs talents & de leurs sociétés. » pp. 204-218
ans le tems de sa prétendue splendeur. Jamais elle n’a été remplie de gens plus capables qu’elle l’est aujourd’hui. Ils y do
rendre à leurs poëmes la justice qui leur est duc ? Il y a encore des gens qui ont vu Quinaut Dufresne & Le Couvreur, &a
té se plaît à leur faire endurer, combien ne doit-il pas l’être à des gens au-dessous de ceux qu’ils voyent ? Combien cela n
i on avoit adressé un Auteur, pour le recommander à une Actrice ; les gens de Lettres ne sont-ils pas assez recommandables p
50 (1768) Réflexions sur le théâtre, vol 10 « Réflexions sur le théâtre, vol 10 — RÉFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE DIXIEME. — CHAPITRE IV. Spectacles singuliers. » pp. 106-127
t pour-tant encore presque aussi vivement les enfans, les femmes, les gens de la campagne, & leur donnent les idées les
un ordre en portique, qui fait l’illusion la plus complette. Bien des gens sont bien aises de se rassembler librement dans u
u peuple ; ensuite un trait de sagesse de donner cette occupation aux gens oisifs, qui feroient encore pis, s’ils étoient la
on différente, où le Roi daigne passer sa vie, ou peut être comme les gens qui s’y assemblent, la plupart des gens sans Réli
a vie, ou peut être comme les gens qui s’y assemblent, la plupart des gens sans Réligion & sans mœurs, on a cru la perso
tié du prix la petite piéce toute entiere, la plus au goût de bien de gens . Je ne sçai pour qu’elle raison il plût au nouvea
pleiue rue ; le chant, la couleur, les habits, tout est en deuil. Des gens graves, représentent le Seigneur, Marie, saint Pi
ait mille tours de souplesse. Les Comédiens sont à la tête ; biens de gens ont l’émulation de de les imiter, d’enchérir sur
ablés de tristesse qui chantent les louanges d’Hussein. Une troupe de gens armés représentent les meurtriers ; & une gra
51 (1770) La Mimographe, ou Idées d’une honnête-femme pour la réformation du théâtre national « La Mimographe, ou Le Théâtre réformé. — [Première partie.] — Sixième Lettre. De madame Des Tianges. » pp. 40-72
c un front nuagé, de cet air embarrassément fier, qui semble dire aux gens  : Je boude, depeur d’être grondé. Le pauvre petit
rien avec sa Troupe. » Voila comment la République Romaine payait les gens de Théâtre. L’Histoire dit que Jules César donna
ux zèle, ou l’intérêt ont fait avancer de tout temps aux Misomimes* ; gens dont on peut dire que les griefs n’ont été jamais
galante, connue pour telle, tienne des propos indifférens, devant des gens corrompus, ils sauront impudiquer tout ce qu’elle
dans un Pays moins libre que le nôtre… mais c’est la faute à bien des gens . Tâchons de faire entendre ma pensée, sans offens
de l’esprit, du bon sens ; & la manière la plus efficace avec des gens de cette trempe, ce serait des distinctions flate
useront d’un Exercice instructif, honnête, utile, comme l’on voit des gens , que des vues criminelles conduisent seules dans
ait ce à la Pièce qu’il devait ses succès ?… Voila comme une foule de gens obscurs cherchent à souiller les talens qu’ils en
édiennes de profession n’en sont que plus dangereuses, pour certaines gens , lorsque leurs mœurs ne contrastent pas. *. D’ha
52 (1765) Réflexions sur le théâtre, vol. 4 « CHAPITRE IX. Sentiments de Tertullien. » pp. 180-200
ne se laissassent entraîner dans une occasion si séduisante. Bien des gens même avaient, comme aujourd’hui, ou la malignité
il ne mérite pas moins les anathèmes de l'Evangile, et l'horreur des gens de bien, que celui des premiers siècles. Il y a t
qui distinguaient les états, en interdisant au peuple les habits des gens de condition, et aux honnêtes femmes les parures
s choses saintes, de faire représenter des objets de religion par des gens vicieux et infames ? « Imago Dei ignominiosissimu
serait une faute dont un Chrétien est bien éloigné. S'associer à des gens qu'on déteste, et à qui on ne veut pas ressembler
s suffrages donnés sans discernement. Quel fruit peuvent en tirer des gens qui ne sont pas à eux-mêmes, que le plaisir de ne
qu'on n'emploie qu'à nuire. Vous méprisez ces corps artificiels, ces gens qu'on engraisse comme des animaux, à la façon des
vaudrait mieux ignorer la punition des méchants que de voir périr des gens de bien, s'il en est quelqu’un parmi les gladiate
die. Elle n'y survécut que cinq jours. Il y a cent autres exemples de gens rejetés de Dieu après avoir été aux spectacles. O
53 (1690) Entretien sur ce qui forme l’honnête homme et le vrai savant « VII. ENTRETIEN. » pp. 193-227
re et Arlequin. On trouvait qu’ils représentaient au naturel bien des gens  : mais personne ne s’y reconnaissait, et ce qu’on
i retrancher tout ce qu’il y a de grossier : et on n’écoutera pas ces gens , qui disent que cela donne plus d’envie aux enfan
Sermon. Theodore. C’est aujourd’hui le scandale de la Chaire. Mille gens y paraissent sans avoir étudié ni l’homme, ni la
re, ce qu’on appelle raison et justice, ne sont que des mots pour ces gens -là : ils prétendent qu’il n’y a rien de plus inno
nt étendu ; et cela me fait penser qu’il serait avantageux à bien des gens de n’avoir jamais étudié. Car ceux qui ne se sont
et la justice sur la parole de ceux qu‘ils croient savants : Mais ces gens de fausses études joignent à leur ignorance une b
54 (1738) Sentimens de Monseigneur Jean Joseph Languet Evéque de Soissons, et de quelques autres Savans et Pieux Ecrivains de la Compagnie de Jesus, sur le faux bonheur et la vanité des plaisirs mondains. Premiere partie « Sentimens de quelques ecrivains De la Compagnie de Jesus, Touchant les Bals & Comedies. Premiere Partie. — Entretien premier. Sentiment du reverend Pere Bourdaloue de la Compagnie de Jesus, touchant les Bals & les Comedies en general. » pp. 8-16
le monde qui passent pour legitimes, & que l’opinion commune des gens du siécle authorise ; mais que le Christianisme c
s, prononcé les mêmes arrêts. Je ne dis pas que ç’a été la Morale des gens foibles & peu instruits, bornez dans leurs vu
je l’ai dit : quelques mondains, c’est-a-dire, un certain nombre des gens libertins, amateurs d’eux-mêmes ; & idolátres
ertins, amateurs d’eux-mêmes ; & idolátres de leurs plaisirs ; de gens sans étude, sans connoissance, sans attention à l
55 (1758) Lettre de J. J. Rousseau à M. D’Alembert « JEAN-JACQUES ROUSSEAU. CITOYEN DE GENÈVE, A Monsieur D’ALEMBERT. » pp. 1-264
nt pas l’œil du Philosophe. Mais, Monsieur, quand on veut honorer les gens , il faut que ce soit à leur manière, et non pas à
e fait son métier et n’étonne personne : mais devons-nous honorer les gens de bien comme un fourbe les persécute ; et le Phi
je pas trop appris à craindre ces imputations téméraires ? Combien de gens se sont chargés de la mienne en m’accusant de man
i toute occasion pour eux de se rabaisser jusqu’à n’être plus que des Gens d’Eglise. Il nous importe de les conserver tels q
héâtre, parce que les disputes qu’il occasionne ne partageant que les Gens d’Eglise et les Gens du monde, chacun ne l’envisa
disputes qu’il occasionne ne partageant que les Gens d’Eglise et les Gens du monde, chacun ne l’envisage que par ses préjug
ophocle ne tombât tout à plat ? On ne saurait se mettre à la place de gens qui ne nous ressemblent point. Tout Auteur qui ve
eux. Quoi donc ? avant qu’il y eût des Comédies n’aimait-on point les gens de bien, ne haïssait-on point les méchants, et ce
question ; c’est d’agir conséquemment à ses principes et d’imiter les gens qu’on estime. Le cœur de l’homme est toujours dro
artout ; des leçons de vertu pour le public dont il s’excepte, et des gens immolant tout à leur devoir, tandis qu’on n’exige
sans effet, tous les devoirs de la vie humaine ; à peu près comme ces gens polis qui croient avoir fait un acte de charité,
et à donner aux méchants habiles le prix de l’estime publique due aux gens de bien ? Mais tel est le goût qu’il faut flatter
l’atrocité de ses crimes ; et qu’une pareille Pièce, jouée devant des gens en état de choisir, ne fît plus de Mahomets que d
r d’y remarquer un mérite qui semblera peut-être un défaut à bien des gens . Le rôle de Thyeste est peut-être de tous ceux qu
arti pour lequel on prend intérêt ; ses honnêtes gens ne sont que des gens qui parlent, ses vicieux sont des gens qui agisse
honnêtes gens ne sont que des gens qui parlent, ses vicieux sont des gens qui agissent et que les plus brillants succès fav
Voilà l’esprit général de Molière et de ses imitateurs. Ce sont des gens qui, tout au plus, raillent quelquefois les vices
lent quelquefois les vices, sans jamais faire aimer la vertu ; de ces gens , disait un Ancien, qui savent bien moucher la lam
, dont les maximes ressemblent beaucoup à celles des fripons ; de ces gens si doux, si modérés, qui trouvent toujours que to
re mal qui s’adressait directement à lui. En effet, j’observe que ces gens , si paisibles sur les injustices publiques, sont
 ? Est-ce ainsi qu’on nous rend suspecte une passion qui perd tant de gens bien nés ? Il s’en faut peu qu’on ne nous fasse c
à celui du travail. La raison veut qu’on favorise les amusements des gens dont les occupations sont nuisibles, et qu’on dét
im assaisonnent, il n’en faut pas, non plus, beaucoup aux plaisirs de gens épuisés de fatigue, pour qui le repos seul en est
i le repos seul en est un très doux. Dans une grande ville, pleine de gens intrigants, désœuvrés, sans Religion, sans princi
reur dont on reviendrait aisément si l’on songeait que la plupart des gens de Lettres qui brillent à Paris, la plupart des d
e trouver que des Automates : non seulement vous y verrez bientôt des gens beaucoup plus sensés que vos singes des grandes v
ux, sous prétexte, par exemple, d’offrir une honnête récréation à des gens continuellement occupés, et en état de supporter
pour exciter les Artistes ; pour varier les modes ; pour occuper les gens trop riches ou aspirant à l’être ; pour les rendr
gé qu’elle attaque ; mais il n’en est pas de même, quand l’honneur de gens auxquels le nôtre est lié se trouve attaqué ; dès
tablis ne serviraient, s’ils étaient pratiqués, qu’à punir les braves gens et sauver les lâches ; mais heureusement ils sont
lement autorisés, il en aurait d’abord coûté la vie à quelques braves gens  ; mais c’eût été pour la sauver dans la suite à d
affaire où la gentillesse se mêle à la cruauté, et où l’on ne tue les gens que par hasard ; c’est celle où l’on se bat au pr
se récrier, comme vous faites, sur l’inconséquence de déshonorer des gens qu’on protège, qu’on paie, qu’on pensionne ; ce q
ecs étaient idolâtres, ils voyaient dans ces mêmes Acteurs, moins des gens qui jouaient des fables, que des Citoyens instrui
re à contribution les Spectateurs, ni de compter du coin de l’œil les gens qu’ils voyaient passer la porte, pour être sûrs d
ffets que l’association du luxe et de la misère, inévitable entre ces gens -là, doit naturellement produire. J’en ai déjà tro
t pour les hommes raisonnables ; je n’en dirais jamais assez pour les gens prévenus qui ne veulent pas voir ce que la raison
ltiplie en quelque sorte par les travaux qui s’y font, et j’ai vu des gens , sur ce premier coup d’œil, en estimer le peuple
s trésors du Genevois, voilà avec quoi nous attendons un amusement de gens oisifs, qui, nous ôtant à la fois le temps et l’a
enade au-dehors et les maisons de campagne étant si près, fort peu de gens aisés couchent en ville durant l’été. Chacun ayan
oute la belle saison il ne restera presque pour l’entretenir, que des gens qui n’y vont jamais. A Paris, c’est tout autre ch
finissent les Spectacles, que carrosses sortir des portes. Quant aux gens qui couchent en ville, la liberté d’en sortir à t
t d’indiscrétion où le cœur se montre sans qu’on y songe. Partout les gens qui abhorrent le plus l’ivresse sont ceux qui ont
s exercices, dans toutes les sociétés. Timides et modestes devant les gens âgés, ils étaient hardis, fiers, querelleurs entr
places n’est, ni ne peut être en proportion de celle des fortunes des gens qui les remplissent. A la Comédie Française, les
t-il pas cruel à celui qui travaille de se priver des récréations des gens oisifs ? Il les partage donc ; et ce même amuseme
la nôtre ! Que pourrait-il nous arriver de pis que de ressembler aux gens qu’il nous peint, même à ceux qu’il nous fait aim
plus où il pourra s’arrêter. Les femmes, la jeunesse, les riches, les gens oisifs, tout sera pour eux, tout éludera des lois
 ; je n’ai plus qu’un mot à dire. Quoiqu’il arrive, il faudra que ces gens -là réforment leurs mœurs parmi nous, ou qu’ils co
ces Spectacles exclusifs qui renferment tristement un petit nombre de gens dans un antre obscur ; qui les tiennent craintifs
de se montrer avec les agréments et les défauts qu’on peut avoir, aux gens qui ont intérêt de nous bien connaître avant de s
formât dans la salle une enceinte commode et honorable, destinée aux gens âgés de l’un et de l’autre sexe, qui ayant déjà d
s seuls en fussent chargés et que les honnêtes gens fussent aussi des gens honnêtes, au moins sur la Scène. 18. [NDA] J'av
garantir de toute surprise : rien n’est si facile que d’assembler des gens de guerre à notre voisinage. Nous avons trop appr
mbours, les Fifres, et ceux qui portaient les flambeaux. Une danse de gens égayés par un long repas semblerait n’offrir rien
56 (1743) De la réformation du théâtre « De la réformation du théâtre — TROISIEME PARTIE. — Tragédies à conserver sur le Théâtre de la Réformation. Avant Propos. » pp. 118-127
voir mettre quelque chose du sien à sa lecture. Au surplus, parmi les gens de Lettres il y en a qui sont, plus que tous les
ce temps là avec le Tasse et ceux de son parti, est assez connue des gens de Lettres : avec ce secours je me défiais moins
ère est vaste et demanderait un ouvrage complet : le jugement que les gens d’esprit et connaisseurs porteront du peu que je
57 (1774) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre seizieme « Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. — Chapitre I. Diversités curieuses. » pp. 5-37
astidieux ; il feroit gémir. Ce Philosophe Péruvien qui forma tant de gens honnêtes, fit des loix dont quelques-unes sont bo
Solon, de Licurgue, de Numa, les valent bien, & ont formé plus de gens honnêtes ; mais il avoit peu l’esprit de la philo
e aux femmes publiques ; mais par un trait de sagesse qui a formé les gens les plus honnêtes, il n’a pas voulu qu’elles fiss
Comédiens, j’y souscris sans replique. Mais comment souffle-t-on des gens contre lesquels on fulmine ? J’avoue que les Comé
nds met l’entrée des Jésuites à Paris, l’accueil qu’on leur fait, les gens qui vont au-devant d’eux, & ce que chacun pen
air de paradoxe. Les comédies sérieuses ne conviennent gueres qu’aux gens frivoles. Si l’on veut dire que les gens sérieux
e conviennent gueres qu’aux gens frivoles. Si l’on veut dire que les gens sérieux ou fort occupés s’accommodent moins des p
e plus beau, est le moins amusant. Mais si on applique cette idée aux gens frivolles, on se trompe ; ils aiment, comme les a
i dans ces réflexions ; mais il il n’y a rien de particulier pour les gens enjoués, plus que pour les autres : peut être mêm
que pour les autres : peut être même en ont ils moins besoin que les gens sérieux. Il est bien plus aisé d’agiter une girou
cune attention ; on le voit & on rit ; aussi voit-on bien plus de gens qui aiment les pantomimes, que de ceux qui goûten
ile au bien de l’Etat de mettre pour Conseillers auprès du Prince des gens sages & religieux, que des foux sans religion
58 (1694) Réponse à la lettre du théologien, défenseur de la comédie « Réponse à la lettre du théologien, défenseur de la comédie. » pp. 1-45
mmes sensuels, et des femmes mondaines. Mais que peut-il attendre des gens de bien ? Apparemment il ne demande pas leurs suf
s : ce qui est le comble de l’impiété. On dira peut-être que bien des gens qui vont à la Comédie ne sentent point qu’elle pr
qu’il a été facile de les assembler pour les jouer en leur présence. Gens de tout âge, de toute condition, de toute profess
e de s’être beaucoup usé les yeux sur l’Antiquité pour savoir que les gens de Théâtre ont toujours été réputés infâmes : et
ns ce qu’il est, et ce qu’ils sont. Pourquoi se trouve-t-il si peu de gens qui s’appliquent à distinguer ce qui est comme un
Comédie n’est pas un mal ; et ce qui ne manque jamais d’arriver entre gens de profession opposée, un Cavalier qui survient n
rité et à la chasteté Chrétienne. Le Théologien a pourtant vu « mille gens d’une éminente vertu, et d’une conscience fort dé
la gravité de l’âme ». Notre Théologien croit sans doute parler à des gens de l’autre Monde. Mais ne vient-il pas des gens à
ns doute parler à des gens de l’autre Monde. Mais ne vient-il pas des gens à la Comédie, qui ont travaillé tout le jour ? Ou
doctrine de saint Thomas est irréprochable, comme s’il parlait à des gens qui eussent intérêt à la rejeter : tantôt il mult
ux « Comédies » ou « Opéras » : le nom n’y fait rien. Qu'il y ait des gens payés pour les entretenir, que les temps et le li
59 (1767) Réflexions sur le théâtre, vol 6 « Réflexions sur le théâtre, vol 6 — RÉFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE SIXIÈME. — CHAPITRE II. Théatres de Société. » pp. 30-56
plus piquant). Dans le Bouquet de Thalie ce sont les mœurs aisées des gens du grand monde (de parfaits libertins), &c. O
es jeunes gens des deux sexes. Il est certain que fi c’est rendre les gens parfaits que d’en faire des Comédiens, on ne peut
en venions jusqu’à regarder les mœurs comme sans conséquence dans les gens à talens ! la perte de l’art seroit infaillible,
la musique, les instrumens, la déclamation, &c. sont en effet des gens du théatre. Ajoutons que depuis la création des t
est représenté comme la vertu des belles ames, & les maximes des gens vertueux traitées de contes de vieille, où l’on é
uêtes, qu’on ne prétend point y étaler ses charmes, s’y lier avec des gens de plaisir, y former des parties ? Est-il bien vr
abus n’eut jamais une possession paisible ; l’Eglise, les Peres, les gens de bien, les remords de conscience, même des gens
tifié l’arrêt de leur condamnation. J’avoue qu’il peut se trouver des gens simples, mal instruits, sans expérience, qui entr
ter les fidèles à les éviter : tant il est impossible de contenir des gens qui par état se dévouent au crime, ou par goût s’
& quelques-uns en ont chez eux. Les théatres en profiteront ; les gens de condition liés avec les actionnaires y trouver
60 (1789) Lettre à un père de famille. Sur les petits spectacles de Paris pp. 3-46
des traits, à allumer leur curiosité. D’un autre côté vous voyez des gens dont la profession est grave courir à ces jeux av
ices de ces histrions sont de bois, du moins en grande partie, et les gens qu’amène une imprudente curiosité ont du feu sur
es gestes, le maintien, le ton, la manière de s’habiller de pareilles gens  ? Vous devez croire qu’ils débitent bien leurs tu
frémir jusqu’aux Tartares ; les Tartares, Monsieur, sont la foule de gens sans aveu, qui, chaque soir, se répandent sous le
J’ai déjà eu occasion de dire qu’il se trouvoit souvent parmi eux des gens de condition honnête. Si ces derniers se montroie
t le Cirque. Pour la foule très-nombreuse des sots, des ignorans, des gens peu délicats, et des hommes sans goût, sans savoi
je calomnie, lorsque j’avance qu’aujourd’hui on rencontre partout des gens atteints de la maladie de Démocrite, pour lesquel
adage, l’école où ces messieurs ont été s’instruire, presque tous les gens , disent-ils, qui sont arrivés à cinquante ans, on
ent de toute galanterie, la brutalité, la haine du mariage, ou si ces gens se marient, dieux ! quels époux ! Une des suites,
oûteuses liaisons. On montre au doigt, dans la capitale, une foule de gens qui ont englouti là leur patrimoine. La porte d’e
61 (1763) Réflexions sur le théâtre, vol. 1 « CHAPITRE VI. De la Religion sur le Théâtre. » pp. 120-142
seigne à se débarrasser, c’est plutôt pour avoir droit de tourner les gens de bien en ridicule, et se faire gloire de l’irré
a dévotion, dont il ne connaissait que le nom. Les Comédiens sont des gens décriés de tous les temps, que l’Eglise regarde c
y avait joué. Cela peut être. Mais en cela il ne parle que comme les gens de bien, et ce n’est pas seulement sur le Tartuff
ngers pour la foi la lecture des livres hérétiques et l’entretien des gens sans religion. L’Eglise a dans tous les temps emp
à peu près tout ce que savent dire et redire les Poètes ? sont-ce des gens d’esprit, des gens sensés, des gens pieux ? Ils l
que savent dire et redire les Poètes ? sont-ce des gens d’esprit, des gens sensés, des gens pieux ? Ils le détestent, il est
t redire les Poètes ? sont-ce des gens d’esprit, des gens sensés, des gens pieux ? Ils le détestent, il est venu des petites
surtout de l’héroïque chasteté des Actrices. En a-t-il convaincu les gens de bien ? en a-t-il persuadé ceux qui fréquentent
de la comédie (République des Lettr. Mars 1684. p. 203.). « Bien des gens disent fort sérieusement à Paris que Molière a pl
62 (1763) Réflexions sur le théâtre, vol. 2 « Chapitre III. Jurisprudence du Royaume. » pp. 51-74
personnes. Les Acteurs sont la plupart de la plus vile canaille, des gens de mauvaise vie, des misérables, sans pudeur et s
qui se rencontrent dans ladite rue à toutes les avenues, tels que les gens de pied n’y peuvent trouver passage, et sont tous
sus, qu’on a souffert, après bien des oppositions des voisins, et des gens de bien, que la folie et le scandale eussent des
uses ont le leur, et dans les petites villes il y a toujours quelques gens officieux qui jouent des pièces. Les grands Seign
art. 6. pag. 129.) qui dit : « La Cour, avertie que le peuple et les gens de métier s’appliquent au jeu des Bateleurs, défe
a piété par l’expulsion des Comédiens, qu’il chassa de sa Cour, comme gens qui ne servent qu’à efféminer les hommes, flatter
ces leurs prédécesseurs avaient accoutumé de faire des présents à ces gens -là, et de leur donner leurs vieux habits (quels p
rie formée par la religion pour des exercices pieux, et une troupe de gens dissolus rassemblés par le libertinage ? Tout cel
n a voulu autoriser, qu’ils ne peuvent au contraire que proscrire des gens si opposés à l’esprit et aux vues religieuses qui
63 (1766) Réflexions sur le théâtre, vol 5 « Réflexions sur le théâtre, vol 5 — REFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE CINQUIÈME. — CHAPITRE IV. De la Médisance. » pp. 80-99
ynique dans le double sens que ce mot présente. On a beau masquer les gens sous des noms de Sganarelle, de Crispin, de Lucil
e satyriser plus piquante, plus divertissante, que de contrefaire les gens , de les faire agir & parler, on fit bien-tôt
tombent sur personne. On se trompe : ils tombent sur une infinité de gens , auxquels chacun des spectateurs en fait l’applic
ris, la démarche, tout peint, tout est imité ; maîtres, amis, parens, gens graves, stupides, savans, &c. rien n’épargne,
dre au théatre des leçons de moquerie, des modelles de médisance. Les gens sages, à la vérité, méprisent ces traits de malig
i ont été dites contre l’humanité, & c’est dans ce trésor que les gens sans religion vont aiguiser leur langue & tai
’est pas même plaisant pour le peuple, & il est insupportable aux gens d’honneur. On ne peut souffrir son arrogance, &am
able aux gens d’honneur. On ne peut souffrir son arrogance, & les gens de bien détestent sa malignité. C’est là le Tabar
64 (1666) Dissertation sur la condemnation des théâtres « Disseration sur la Condemnation, des Théâtres. — Chapitre X. Que l'extrême impudence des Jeux Scéniques et des Histrions fut condamnée. » pp. 217-229
ours et de leurs actions avaient encouru l'indignation et de tous les gens de bien, l'infamie des Lois, et l'anathème du Chr
tte condamnation qu'aux Histrions, Farceurs, Mimes, Scurres et autres gens qui ne travaillaient qu'à faire rire ; car il ne
en que l'on chasse les Histrions, les Mimes et Bateleurs, et tous les gens de cette sorte abandonnés au vice, et que l'on so
65 (1807) Préface pour une édition des deux lettres à l'auteur des Imaginaires « [Chapitre 2] » pp. 78-82
ment dût aller loin. J’avais vu ma Lettre entre les mains de quelques gens de sa connaissance, qui en avaient ri comme les a
me firent comprendre qu’il n’y avait point de plaisir à rire avec des gens délicats qui se plaignent qu’on les déchire dès q
u’il n’y avait rien de plus incommode que de se défendre devant mille gens qui ne savent pas seulement que l’on nous ait att
66 (1769) De l’Art du Théâtre en général. Tome II « De l’Art du Théâtre. — Chapitre dernier. Conclusion. » pp. 345-347
ertaine noblesse à ces objets trop méprisables au Théâtre des honnête gens , lorsqu’ils sont dépeints dans toute leur bassess
t se proposer les Poètes du nouveau genre qui voudront faire agir des gens obscurs, pris dans le menu Peuple. Il faut au Spe
67 (1694) Réfutation des Sentiments relâchés d'un nouveau théologien touchant la comédie « Réfutation des sentiments relachés d'un nouveau Théologien touchant la Comédie. » pp. 1-190
entrepris. Pourrait-on exprimer quelle a été la surprise de tous les gens de bien, de voir un Théologien prendre un parti p
avis : et c’est ce qui fait notre surprise. Car enfin qu’il y ait des gens qui fassent des Comédies, et les donnent à représ
et la retraite que quelques- uns font, quoique rarement, fortifie les gens de bien dans leur espérance, et leur fait redoubl
ères et leurs vœux au Ciel pour ces malheureux. Qu'il y ait enfin des gens qui assistent aux Comédies, on ne peut qu’on ne l
mi le peuple pour impies et pour libertins. On rend cette justice aux gens d’esprit et de Lettres qui étaient parmi les Païe
rdé le silence ; mais au contraire, qu’il s’était toujours trouvé des gens , quoiqu’en petit nombre, qui n’avaient pu trahir
t autre que vous en demeurera d’accord sans peine. En vérité pour des gens qui conviennent dans certains principes, on nous
ficial ou par des Docteurs, ne seraient pas sans doute du goût de ces gens -là. On n’a qu’à l’éprouver. Mais reprenons pour u
que le salaire, cette vue est entièrement mercenaire, et indigne des gens qui ne prétendent pas déroger à leur noblesse par
x qui vont à la Comédie pour délasser le corps ou l’esprit à quelques gens d’affaires, de commerce, d’étude, de barreau, ou
e barreau, ou de quelque autre profession laborieuse. J'avoue que ces gens là pourraient peut-être bien assister à la Comédi
lant, ou qu’elles en vissent en y assistant. On ne trouve que trop de gens qui dans la Confession même ne veulent pas demeur
lles ont à les commettre, en voilà assez, et le Religieux et tous ces gens -là sont innocents : car, selon vous, il n’est pas
r nous savons par expérience, aussi bien que vous, qu’il n’y a pas de gens plus expéditifs, si on les laisse faire et dire,
principes de votre Morale. Je vous assure qu’ils plairont à bien des gens , et sans doute à trop. Cela seul est capable de v
qu’on n’a envie de leur en faire connaître, vous serez le fait de ces gens -là : car vous vous contenterez de ce qu’ils vous
e produit aucun méchant effet, tant que vous n’aurez confessé que les gens dont vous nous parlez. On voit bien que Dieu ne s
se, surtout dans le plaisir, et comme je vous ai déjà dit, il y a des gens qui ne cherchent pas tant de nouveaux plaisirs qu
r persuader le Lecteur qui n’en aura point de connaissance, et peu de gens auront les livres pour vérifier mes citations. Si
rouvent du plaisir, sans cette malignité ou ouverte ou cachée, peu de gens y iraient : et par conséquent ce n’est pas en fav
re Comédie les excite et les émeut. « Mais, dites-vous page 48, mille gens y assistent sans éprouver la moindre émotion dans
t les eaux. » Cela peut-être sans doute ; mais je soutiens ou que ces gens -là sont en petit nombre, ou qu’ils ne sont pas de
ajouter. Ou si vous voulez en juger plus favorablement, ce seront des gens qui par le caractère de leur esprit et par leur t
e éclate. Ou si vous voulez encore, ceux dont vous parlez, seront des gens qui se seront garantis du poison par les préparat
aux personnes de qualité ou à la Cour : car comme je suppose que ces gens -là ne vont pas à la Comédie de leur mouvement, ni
eur passions, et à leurs désirs déréglés. D’ailleurs il se trouve des gens qui faute d’instruction ou de connaissance sur ce
es occasions rares et extraordinaires, que de donner lieu à certaines gens de s’imaginer faussement qu’on pourrait avec rais
rrait avec raison faire souvent ces sortes d’exceptions. Ou enfin les gens dont vous pourriez parler, ne ressentent pas enco
Donat. Si vous pouviez porter vos yeux dans les lieux secrets où ces gens -là se retirent, vous verriez qu’il s’y passe des
faire. Les Lois peuvent à la vérité décharger et purger d’infamie des gens qu’elles en auraient notés dans un autre temps ;
e que ceux qui en jugent sainement, regardent les Comédiens comme des gens corrompus, capables de corrompre les autres. Comm
plusieurs Conciles ». On peut dire en passant qu’on ne voit guère de gens qui se piquent d’être Docteurs s’ils ne le sont p
vous avez confondu doctes avec Docteurs. En effet on voit beaucoup de gens qui veulent passer pour doctes, sans être Docteur
t les piliers de l’Opéra ou de la Comédie. Et quand il ajoute que ces gens entendaient des chansons déshonnêtes, etc. pouvai
68 (1769) De l’Art du Théâtre en général. Tome I « Discours préliminaire. » pp. -
s tout-à-fait lieu d’être mécontens d’un pareil usage. Cette foule de gens prêts à les déprimer, qu’ils voyent comme en pers
r les louanges qu’on lui prodigue à côté des critiques qu’en font les gens éclairés ; afin qu’on ne pût rien m’objecter que
qui concerne la Comédie-mêlée-d’Ariettes ou l’Opéra-Bouffon. Bien des gens n’approuveront pas les critiques ouvertes ou cach
69 (1825) Encore des comédiens et du clergé « CHAPITRE VI. Des Comédiens français rétablis dans leurs droits civils et religieux, à raison de leur profession, et entièrement affranchis des anathèmes et des excommunications de l’Eglise. » pp. 130-133
contre les histrions, les cochers de cirque, les bateleurs et autres gens infâmes. On a vu ensuite que les puissances sécul
stitution du prince, et autorisée par les lois civiles. En effet, les gens de théâtre appartiennent à l’autorité civile, et
70 (1694) Réfutation d’un écrit favorisant la Comédie pp. 1-88
en possession de condamner les Théâtres, de tenir les Comédiens pour gens excommuniés, de les priver de la participation au
re de culte que celui-là : car pour la Prière et l’Invocation, peu de gens en étaient capables. C’était donc par ces témoign
ands qu’on voulait faire passer au rang des Dieux, par des Combats de gens qui se tuaient au bas du bûcher, comme pour dire,
qui au commencement était toute naturelle, comme on la voit parmi les gens de la campagne et dans le petit peuple, reçut cen
n art dont tout le monde n’étant pas capable, il n’y eut plus que des gens choisis, qui ne trouvant pas autour des Idoles as
le que j’en veuille excuser quelques-unes, je prétends comme tous les gens sages ont prétendu, et parmi les Païens et parmi
s, comme défendus aux Chrétiens ; et ceux qui les représentent, comme gens infâmes, indignes de la participation des saints
ueurs d’instruments, Bateleurs, les Comédiens, et les Farceurs, comme gens qui ne servent qu’à effeminer les hommes, et à le
gement il doit porter des Comédiens : car une troupe de ces sortes de gens étant venus à Paris, en l’année 1584. et ayant dr
de la récréation, n’est pas illicite par lui-même ; que ces sortes de gens ne sont point en état de péché, pourvu qu’il gard
que l’Hôtel de Bourgogne a été autrefois occupé par une Confrérie de gens qui s’étaient dévoués à représenter la Passion de
ssé passer la Comédie, qu’ils ne connaissaient que sur le rapport des gens qui ne leur en faisaient pas des descriptions for
es les Comédiens, les Baladins, les Farceurs, et toute cette sorte de gens corrompus ;De Histrionibus. comme aussi de punir
un Statut exprès à tous les Maîtres d’Hôtelleries de souffrir que les gens de mauvais commerce, que les femmes prostituées,
s prostituées, que les Comédiens, que les Farceurs, et autre sorte de gens qui ne valent rien, soient reçus à demeurer quelq
r des péchés commis en pareille occasion. 2. « Plusieurs Religieux et gens de devotion, étaient à la même heure devant Dieu,
aire, qu’elles sont très mauvaises ; que ceux qui les jouent sont des gens qui ont toujours été regardés comme infâmes, et q
arité apparente, et croient pouvoir se permettre des plaisirs que des gens de bien ne se refusent pas. » Ce que les Prédicat
rt du monde revient promptement de cette passion. La conversation des gens qui en sont possédés, n’a rien de charmant, ni qu
71 (1607) Conviction véritable du récit fabuleux « letter » pp. 3-26
res, et nommément s’il est question de donner sur jésuitesbb, que ces gens tiennent pour leurs déterminés ennemis, bien qu’e
de fiel coule du canon de sa plume ! Vraiment les jésuites sont bien gens , qui pour l’espérance d’un tel lucre voulussent d
el lucre voulussent devenir bateleurs. Et il y a bien d’apparence que gens de bon lieu, tels qu’ils sont pour la plus part,
d’apparence que gens de bon lieu, tels qu’ils sont pour la plus part, gens d’honneur et de science devant Dieu, et devant le
part, gens d’honneur et de science devant Dieu, et devant les hommes, gens qui ont renoncé au monde, auquel ils pouvaient pa
oncé au monde, auquel ils pouvaient paraître, et avoir quelque chose, gens qui se sont tous donnés au service de Dieu, qui y
tholique, apostolique et romaine, l’on voit par expérience que telles gens haïssent à mort les jésuites, voire avant que jam
e qu’ils ont, qu’après le travail suivra le repos, qui est promis aux gens de bien au séjour de l’Eternité. A Lyon ce 10. jo
72 (1838) Principes de l’homme raisonnable sur les spectacles pp. 3-62
2.° S’ils peuvent, sans reproche, concourir à salarier une troupe de gens justement notés pour leurs mœurs, condamnés par l
s mondains, amateurs d’eux mêmes et idolâtres de leurs plaisirs ; des gens sans étude, sans connaissance, sans attention à l
r les Théâtres, en la personne d’un acteur ; d’une actrice effrontée, gens infâmes, même selon les lois des hommes ? Mais ce
xposons volontairement et sans nécessité. » « Ce qui trompe bien des gens sur ce point, est qu’ils ne s’aperçoivent point d
it en publier le désaveu, et laisser un monument de son repentir. Les gens du bon air, les demi-raisonneurs, les pitoyables
magé de leur petite censure et de leurs froides plaisanteries, si les gens sensés et vertueux, si les écrivains dignes de se
er les méchants et à leur donner le prix de l’estime publique due aux gens de bien ? Mais tel est le goût qu’il faut flatter
parti pour lequel on prend intérêt. Ses honnêtes gens ne sont que des gens qui parlent ; ses vicieux sont des gens qui agiss
honnêtes gens ne sont que des gens qui parlent ; ses vicieux sont des gens qui agissent, et que les plus brillants succès fa
ent d’y amuser, et qui abondent dans les grandes villes ? Ce sont des gens intrigants, désœuvrés, sans religion, sans princi
sied-il bien à des personnes vertueuses d’aller se confondre avec ces gens oisifs et corrompus ?… 39. Quel cri contre les S
73 (1715) La critique du théâtre anglais « CHAPITRE III. L’insolence du Théâtre Anglais à l’égard du Clergé. » pp. 169-239
Théâtre Anglais à l’égard du Clergé. Nos Dramatiques traitent les gens d’Eglise d’une manière bien étrange ! ils n’attaq
ls ne s’y décrient pas eux-mêmes : cette dernière voie de flétrir les gens est la pire ; parce qu’il semble alors qu’un homm
sur le genre humain compte celle-ci pour une vérité constante : « Les gens d’Eglise sont les plus grands Athées. » Dans cett
pres du Christianisme. C’est Benducar qui parle. P. 24.« Quoique les gens d’Eglise aient la démangeaison de gouverner tout,
eus et IdœusIbid. fils de Darès Prêtre de Vulcain sont en équipage de gens de qualité, et se battent contre Diomède, l’un de
alité : ce qu’il y a de sûr, c’est que si les Prêtres eussent été des gens aussi méprisables que notre Théâtre s’efforce de
ues à Charles II. Shakespeare se donne la liberté de faire entrer des gens d’Eglise dans plusieurs de ses pièces : mais il e
ation. Dans Le conte de peau d’âne,C. dans Le Berger affligé etc. les gens d’Eglise ne sont pas trop ménagés. Aussi ces Comé
avec le vulgaire. C’était eux qui composaient conjointement avec les gens d’épée, le corps de la Noblesse. Outre les foncti
les Prélats y jouissent de leurs terres avec les mêmes droits que les gens de qualité qui sont au service, et sont dispensés
ut le Clergé dans nos Comédies se borne à des Chapelains ; et que ces gens -là appartenant à des personnes de qualité, on peu
74 (1781) Lettre à M. *** sur les Spectacles des Boulevards. Par M. Rousseau pp. 1-83
ptibles d’une administration plus utile au Public, plus honorable aux Gens de Lettres, plus ferme pour les Comédiens ; ces T
ictimes, que le glaive de la Justice immole à la sûreté publique. Les gens les moins scrupuleux conviennent, que les Trétaux
certaine : si elle est toute faire, elle se dissipe aisément par des gens qui ne vivent que pour le plaisir, qui ne s’adonn
e la guerre ne détruit de soldats en trois batailles rangées28 Que de gens , fortunés possesseurs d’une aisance acquise par l
néral. Quelle estime peuvent concevoir, pour des femmes honnêtes, des gens habitués à ne faire société qu’avec les complices
isieme lieu, qu’il faut des Spectacles pour le Peuple, & pour les gens oisifs, qui fourmillent sur le pavé de la Capital
ur le bas Peuple, (car c’est de lui qu’on entend parler), Et pour les gens oisifs ? Cette question intéressante ferait l’obj
s.. Je pourrais peut-être observer qu’on ne doit pas souffrir tant de gens oisifs dans le Peuple, & qu’on n’en rencontre
cet hommage à la vérité, c’est qu’on rencontre peu & rarement de gens titrés & décorés aux Jeux Scéniques des Rempa
t & doivent aller aux Théatres : mais cette Populace, composée de gens , qui n’ont d’autres moyens pour subsister, que le
d’autres moyens pour subsister, que le rapport de leurs bras ; de ces gens encore, qui n’es pour la plupart sans esprit, san
us sacré de l’Etat, n’est pas d’entretenir dans son sein une foule de gens paresseux, inutiles, adonnés à l’ivrognerie, à la
je conviens avec mes antagonistes, qu’il faut des Spectacles pour les gens oisifs, je leur accorde encore qu’il en faut pour
dans ces réceptacles qu’elle trouve le dépôt de ces garnemens, de ces gens sans aveu, de ces bandits même, dont elle a tant
diminuant les asyles de la paresse & de l’oisiveté, le nombre des gens à bassesses diminuera nécessairement, & toute
x. Ces Spectacles sont établis ou pour les honnêtes gens, ou pour les gens dépravés : on m’accorde qu’ils ne sont pas faits
les fréquentent d’habitude ; ils sont donc uniquement faits pour les gens de mauvaise vie des deux sexes. Mais, Monsieur, d
t moral de pareils amusemens, & quelle nécessité y a-t-il que les gens infames, les débauchés & les frippons, trouve
Foires ? Qu’il paraisse, cet Edit si desiré par tout ce qu’il y a de Gens de bien dans le Royaume ! quels transports, quels
fois que l’on dit la verité, à se faire autant d’ennemis qu’il y a de gens intéressés à la combattreLettre de Mylord, Comte
son jargon dégoûtant est devenu le langage des femmes à la mode, des gens de bon ton & même des personnes de la premier
un nouveau Diogene, sa Lanterne à la main, cherchant dans la foule de gens qui s’extasient devant lui, un homme de bon sens,
x les égards & les distinctions que l’on a ordinairement pour les gens d’un certain rang. Mais quelles furent sa surpris
un seul consomme le produit du travail de deux Ouvriers ; si tous les gens de luxe & de bonne chere s’attachaient à l’ex
75 (1697) Essais de sermons « POUR LE VINGT-TROISIÈME DIMANCHE D’APRÈS LA PENTECÔTE. » pp. 461-469
e Prince de la Synagogue, vit les joueurs de flûtes, et une troupe de gens qui faisaient grand bruit ; et il leur dit : Reti
eule image fait horreur. Je ne parle que de ce qui se passe parmi les gens mêmes qui font profession d’une vie réglée : et p
st ainsi du bal et du jeu, où l’on suppose qu’il ne se trouve que des gens d’honneur et de probité. Si donc l’on pèche dans
sont pas les pécheurs, ce ne sont pas les mondains, il n’y a que les gens de bien ; et si les gens du monde n’en sont pas c
76 (1768) Réflexions sur le théâtre, vol 10 « Réflexions sur le théâtre, vol 10 — RÉFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE DIXIEME. — CHAPITRE VII. Histoire des Cas de Conscience. » pp. 159-189
oissoit. Ce poëte finit par l’éloge de ses propres piéces, que peu de gens ont admirées. Tout cela est dans l’ordre poétique
; digne de l’être, fit impression sur les esprits, & confirma les gens habiles & vertueux dans leurs sentimens. M. F
ais il approche des sacremens, ils ne se regardent entr’eux comme des gens pieux & dans la bonne voye, & ne s’y croy
e même de Boursaut auroient d’ailleurs terminé sa dispute, auprès des gens raisonnables. Tout en effet fut fini ; personne n
auvais, où l’histoire maussadement défigurée, ne pouvoit plaire à des gens d’esprit, ni par le ton de piété aux libertins ;
iques, des revenus fixes, des richesses considérables, des troupes de gens constamment sans mœurs, sans Réligion, sans décen
entretiennent ceux qui les fréquentent ; des armées de libertins, de gens frivoles, qui vont y perdre leur tems, leur argen
usseau, deux grands maîtres, célebres dans la République des lettres, gens de beaucoup d’esprit, en état d’en juger, tous de
sainteté des actrices, qu’il s’efforce galamment de canoniser, ni aux gens de bien qui les connoissent, ni aux libertins qu’
abord arrêtés par des obstacles qui mortifient leur amour propre. Les gens de bien sont indignés de la seule proposition de
77 (1773) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre quatorzieme « Réflexions morales, politiques, historiques, et littérairesn sur le théatre. — Le Comte de Chavagnac & le Marquis de… » pp. 188-216
dupe, voulut s’en venger. M. de Louvois, à qui il écrivit, envoya des gens affidés en Hollande, qui corrompirent un ami inti
l’engagea dans une partie de plaisir à la campagne, où il y avoit des gens apostés, qui l’enleverent, & le menerent en F
é & la familiarité qui y regnent. C’est un prétexte pour bien des gens , qui font les malades pour s’y aller divertir. C’
encore plus le préservatif du crime), principalement pour amuser les gens de mer jusqu’à leur retour aux Indes. N’est-ce p
tolique, de craindre Dieu, d’observer ses commandemens, d’honorer les gens d’Eglise, de procurer sur toutes choses l’exaltat
he qu’on leur distribue. Ces grands Officiers attirent ainsi bien des gens , en tirent des secrets, en gagnent plusieurs. Il
d mérite. Malgré la corruption générale, il se trouve encore quelques gens de bien parmi les Anglois, qui se sont élevés con
, ni aux rémontrances du sage Filding, qui parloit au nom de tous les gens de bien. La farce n’en est que plus jouée & p
s de la décence, pour le croire, & se flatter de le persuader aux gens de bien. Tolle, lege, Veni, vide , ou plutôt foy
rges, s’en étoit allé, je ne sais où, ni pourquoi. Mais les Cyclopes, gens grossiers & peu galans, courent avertir Vulca
78 (1715) La critique du théâtre anglais « CHAPITRE IV. Le vice élevé en honneur et substitué à la place de la vertu sur le Théâtre Anglais. » pp. 240-301
s s’en retournent avec éloge ; ce sont toujours des hommes polis, des gens d’esprit. Dans Don Sébastien, Antonio fameux Athé
’il y a de plus saint, à ramener tout à soi-même et à scandaliser les gens de bien ! Dignes objets de la faveur du Théâtre A
ments de respect pour son père. Le Poète fait tirer l’épée à quelques gens sur le Théâtre, et effraye les femmes par une que
e ceux-ci sont en trop petit nombre pour mal faire et de trop petites gens pour être châtiés. Maxime excellente pour Newgate
dultère, impie, etc. Qui aurait le cœur assez dur pour tourmenter les gens à ce sujet ? Ce ne sera pas M. Dryden, il a trop
ie entretenue, et leur Athéisme favorisé. Mais il importe peu que les gens soient empoisonnés, pourvu qu’on satisfasse leur
’assemblée si l’on ne poussait les passions à outrance : et quand les gens sont malades, ne faut-il pas avoir des complaisan
au péril d’en voir tomber autant sur sa tête ? En vérité, il y a des gens qui ont une haute idée du vice, ou qui en ont une
artir pour se disculper, car ce ne sont le plus souvent ni de petites gens ni des misanthropes qui disent des brutalités au
lord en fonds de terre et d’esprit. » Voilà des vers à la louange des gens de la première distinction. Milord Salisbury achè
79 (1644) Responce à deux questions, ou du charactere et de l’instruction de la Comedie. Discours quatriesme « Responce à deux questions, ou du charactere et de l’instruction de la Comedie. » pp. 100-132
estre bien receuë en vostre Cour, & je ne m’estonne point que les gens du grand Monde n’ayent pas grand goust pour les d
u la Nature falsifiée, & vn Monde, qui n’est point le nostre. Nos gens ont cherché de l’esclat & de la force où il n
personnes de moyenne condition. Les particuliers peuuent estre aussi gens de bien & aussi sages que les Souuerains ; ma
ire par ce τὸ ἤθος, si estimé par les anciens Maistres, & que les gens de vostre grand Monde n’ont pas pris la peine de
dire, ils parlent en beaux esprits, & ne parlent pas en honnestes gens . Ie conclus absolument à la suppression de ces pr
e son Rapin, les condamna vn jour à estre pendus par les pieds, comme gens desesperez, & qui se jettent dans les precipi
80 (1769) De l’Art du Théâtre en général. Tome I « De l’Art du Théatre. Livre quatriéme. — Chapitre XII. Des Spectateurs. » pp. 355-358
Théâtrale. Ne faites point assister les Spectateurs à l’action de gens renfermés chez eux ; comme à un conseil secret, à
u près aussi ridicule en voulant me faire croire que je vois agir des gens qu’une muraille épaisse est censée dérober à mes
81 (1769) De l’Art du Théâtre en général. Tome II « De l’Art du Théâtre. — Chapitre III. De l’Indécence. » pp. 21-58
es tableaux licencieux enchantent, séduisent ; mais il est encore des gens respectables qui prennent le parti de la modestie
est si doux, si flatteur, de se procurer ? Vaut-il mieux plaire à des gens livrés à toutes leurs passions, plutôt qu’à des c
t-il d’une maxime de Sénéque le Philosophe, pour nous prouver que les gens remplis de la sagesse ne courent aucun risque à l
la volupté. Voilà pourquoi la bonne compagnie a des plaisirs que les gens grossiers ne connaissent pas… Les Spectateurs en
ent qu’au son des trompettes ». Mais l’Auteur a fait en sorte que les gens un peu fins se passassent de l’èxplication. Me vo
règne dans cette pièce une chaleur, une liberté cinique que bien des gens ont dû applaudir. Un pauvre Chevalier errant qui
ées avec assez d’art ? Je l’ai déjà résolue en affirmant que non. Les gens vertueux seront de mon avis : eh, que m’importe l
ut-à-fait scandaleux, qu’il est important de proscrire, & que les gens de bien ne doivent approcher jamais. Ce serait s’
82 (1694) Sentiments de l’Eglise et des Pères « CHAPITRE III. Des Comédies de ce temps, si elles sont moins mauvaises et moins condamnables que celles du temps passé. » pp. 55-81
anisme, et si opposé à la sainteté de notre Religion, que de voir des gens excommuniés par l’Eglise, oser impudemment faire
oètes, que des histoires saintes, tant il convient peu, dit-il, à des gens si méprisables et si corrompus de prendre des per
er aures, Quam quæ sunt oculis subjecta fidelibus. » « Millep. 38. gens d’une éminente vertu, et d’une conscience fort dé
» L’on ne convient pas de ce que le Théologien avance ici, que mille gens d’une conscience délicate, pour ne pas dire scrup
n, après qu’on l’a détrompé. « C’en est fait. Je renonce à tous ces gens de bien, J’en aurai désormais une horreur effroya
n Cocu Imaginaire, un Trissotin, un Diafoirus, un Tartuffe, et autres gens de cette farine, où des Dames, à la vérité peu sa
urs qui ruinent leurs parties par des chicaneries honteuses. Tous ces gens -là ne sont pas bien aises qu’on les tourne en rid
n petit tort qu’elles ne nous font pas, Prennent droit de traiter les gens du haut en bas. » Pour peu que l’on s’oppose à ce
83 (1762) Lettres historiques et critiques sur les spectacles, adressées à Mlle Clairon « Lettres sur les Spectacles à Mademoiselle Clairon. — Extrait des Registres de Parlement, du 22 Avril 1761. » pp. 210-223
Extrait des Registres de Parlement, du 22 Avril 1761. CE jour, les Gens du Roi sont entrés, & Me. Omer Joly de Fleury
jamais . On invite le public à lire cet Ouvrage, en assurant que les gens instruits seront charmés d’y retrouver leurs prin
ouvoir arbitraire de l’Excommunication. Ledit Bâtonnier entendu. Les Gens du Roi, Mc. Omer Joly de Fleury, Avocat dudit Sei
84 (1825) Des comédiens et du clergé « Table des matières, contenues dans ce volume. » pp. 409-427
, le jour de la fête des Saints Innocents, le clergé introduisait des gens masqués et déguisés, qui chantaient des chansons
ciles d’Elvire et d’Arles qui excommunient les histrions, pantomimes, gens de cirque, farceurs et bateleurs, pag. 66, 127 :
munication prononcée par les conciles d’Elvire et d’Arles, contre les gens de cirque et de théâtre, les pantomimes, farceurs
Henri iii assassiné par le clergé de France, pag. 333*. Histrions, gens de cirque, pantomimes, bateleurs et farceurs, pag
85 (1751) Nouvelles observations pp. 393-429
te défense est, aux yeux des Dévots, un attentat ; & aux yeux des Gens du monde, un pédantisme. Cependant, on ne sçauroi
s : il n’en est pas moins vrai, que de vouloir diffamer une Troupe de Gens à talens, que l’on reconnoît d’ailleurs être néce
es Roturiers qui veulent être Gentilshommes, les fausses caresses des gens de Cour, les Fats, les Précieuses. Moliere n’étoi
envers ceux qui se sont le plus courroucés contre lui, & que les gens d’Eglise pouvoient avoir alors un extérieur affec
n’est pas que de tout tems, il n’y ait eu parmi eux de très-honnêtes gens . Ce n’est pas que le corps des Comédiens n’ait, e
Et dire, que le mal des Spectacles réside dans la réunion de tant de gens assemblés pour un objet agréable, n’est qu’un rai
pas qu’il y ait au monde une personne assez simple, ou environnée de gens assez simples, pour prendre des Chansons pour des
86 (1675) Entretien sur les tragédies de ce temps pp. 1-152
TIMANTE. Avez-vous vu l’Iphigénie a ? c’est une pièce dont bien des gens ont été charmés. CLEARQUE. Je l’ai trouvée fort
ns n’ont rien fait paraître en sa faveur qui pût nuire à la vertu des gens de bien. Tout ce qu’ils ont fait, c’est qu’ils se
cles et des descriptions de la sorte. Ces choses ne plaisaient qu’aux gens d’un médiocre génie, les honnêtes gens en trouvai
n’ai rien à vous dire là-dessus. Vous devez consulter de plus habiles gens que moi ; ou vous en rapporter au témoignage de v
ne sont pas les plus beaux endroits de la Pièce ; et j’ai vu bien des gens qui n’approuvaient pas qu’une fille de l’âge d’Ip
cs valent infiniment mieux que nous ; car c’est ainsi que parlent les gens d’esprit, et je suis trop de vos amis pour parler
avouer que ma proposition est véritable, quand je dis que les habiles gens ne désapprouveraient pas une Pièce, où il n’y aur
les faire réussir dans un autre pays que celui-là, et devant d’autres gens que ceux qui sont accoutumés à la barbarie du Col
ne peut-il pas paraître sur le Théâtre Français ; et plaire même aux gens les plus délicats ? CLEARQUE. Vous avez beau di
belle que celle que nous avons vueao ; ces Auteurs, dis-je, seraient gens à profiter de vos avis, car on dit qu’ils ne négl
je me sais bon gré de ce qu’elles sont conformes à celles des habiles gens qui ont écrit sur la Poétique depuis quelques ann
87 (1758) Causes de la décadence du goût sur le théatre. Seconde partie « Causes de la décadence du goût sur le théatre. — Chapitre XV. Des nouveautés & de leur nombre. » pp. 2-7
s on sçait que vous n’en prenez qu’à votre aise ; que vous n’êtes pas gens à vous fatiguer. Y en a-t-il parmi vous dont la s
ur le beau. Que dis-je, souvent ? ne voit-on pas tous les jours mille gens se dépouiller de bijoux du plus grand prix, pour
88 (1738) Sentimens de Monseigneur Jean Joseph Languet Evéque de Soissons, et de quelques autres Savans et Pieux Ecrivains de la Compagnie de Jesus, sur le faux bonheur et la vanité des plaisirs mondains. Premiere partie « Sentimens de quelques ecrivains De la Compagnie de Jesus, Touchant les Bals & Comedies. Premiere Partie. — Entretien cinquieme. Le danger de la Comedie en particulier, decouvert par le R. P. F. Guilloré de la Compagnie de Jesus. » pp. 67-79
buser les personnes, qui se voyent autorisées de l’exemple de tant de gens , & favorisées de l’inclination de la nature c
ere ne s’en pourroit presque pas garantir, & vous voulez, que des gens , qui ne respirent que les plaisirs des sens, puis
cette partie si delicate de l’Eglise, sans la toucher rudement : Ces gens portent alors avec eux leur condamnation, sans qu
tu. Cela veut dire enfin, que ce n’étoit pas assez au Demon, que les gens d’une conscience toute perduë fussent à luy, par
89 (1769) De l’Art du Théâtre en général. Tome II « De l’Art du Théâtre. — Chapitre IV. Si la Musique Française est plus agréable que la Musique Italienne. » pp. 287-291
e musique qui méritait la préférence. Mais comme il n’est que trop de gens qui affectent d’ignorer ce qu’ils ne veulent pas
Public d’ouvrir les yeux ? D’ailleurs, une chose qui ne plaît qu’aux gens de l’Art, n’a pas un mérite général. Que dirait-o
90 (1668) Idée des spectacles anciens et nouveaux « Idée des spectacles anciens et nouveavx. — Des anciens Spectacles. Livre premier. — Chapitre II. Des Naumachies. » pp. 100-111
sse & la valeur peuvent demander en de pareilles rencontres à des gens aguerris, & combatans en la presence de leur
s dans un chariot attelé de deux superbes chevaux. Le grand nombre de gens de qualité & de ses amis qui le suivoient, so
eres que cette galanterie, quoy-que bien concertée, & composée de gens de choix, n’échouast auparavant que les deux Flot
91 (1705) Traité de la police « Chapitre IV. De la Comédie Française ; son origine, son progrès, et les Règlements qui ont été faits pour en permettre, corriger et discipliner les représentations, ou pour en assurer la tranquillité. » pp. 439-445
té, avons fait et faisons très expresses défenses à tous vagabonds et gens sans condition, même à tous Soldats, de se trouve
alité sans exemple, ils maltraitaient indifféremment toutes sortes de gens . De quoi Sa Majesté ayant été aussi informée, mêm
é ; avons fait et faisons très expresses défenses à tous vagabonds et gens sans condition, même à tous Soldats, de se trouve
d’y faire ni exciter aucun bruit ni désordre ; et généralement à tous gens de livrée, sous quelque prétexte que ce soit, de
ans payer, ne sont pas exactement observées ; et même que beaucoup de gens y étant entrés, interrompent par leur bruit le di
sans payer, ne sont pas exactement observées, et même que beaucoup de gens y étant entrés, interrompent par leur bruit le di
ra sans payer, et d’interrompre le divertissement du Public, quelques gens y ont depuis contrevenu : Sa Majesté a de nouveau
92 (1765) Réflexions sur le théâtre, vol. 3 « Chapitre VII. Est-il de la bonne politique de favoriser le Théâtre ? » pp. 109-129
ossièretés, que ce Philosophe ne soupçonne pas qu’on y tolère. Peu de gens , dit-il, sont capables de se garantir du poison d
itude de les voir entraîne à la licence, les yeux et les oreilles des gens sages les ont toujours redoutées : « Comœdiarum a
r d’habit, le fond est toujours le même, c’est toujours une troupe de gens sans religion et sans mœurs, qui ne vit que des p
ant le commerce, on n’a point corrigé les hommes, et moins encore les gens de théâtre. Les attraits de la passion, le goût d
i non veras saltem umbratilis ordo. » Que l’honnêteté en impose à des gens sans honneur : « Honestas imperet inhonestis. » Q
otre autorité les contienne. Conservez votre réputation au milieu des gens sans honneur, soyez chaste parmi des femmes prost
Nous les tolérons par nécessité, parce que le peuple les aime. Peu de gens se conduisent par la raison, et agissent par de b
93 (1756) Lettres sur les spectacles vol. 2 «  HISTOIRE. DES OUVRAGES. POUR ET CONTRE. LES THÉATRES PUBLICS. — NOTICES. PRÉLIMINAIRES. » pp. 2-100
& quelque scandaleuses que soient leurs fictions religieuses, les gens éclairés ne les considéroient que comme des allég
tuerent dans leurs Scenes la Musique & la Danse aux Baladins, aux gens les plus méprisables, qui ne s’en servoient que p
x même qui professoient les Arts libéraux ; mais qu’on y conserva les Gens de Théatre, dont trois mille Danseuses, autant d’
rt obstacle à l’exécution du projet de cet Empereur fut l’intérêt des Gens d’Eglise d’alors, qui faisant seuls l’étude du La
erement par une suite de la haine que l’irreligion inspire contre les Gens d’Eglise, & sur-tout contre les Moines. Ces d
y vivre, ne peut qu’exciter l’estime, & mériter l’attachement des gens de bien. » Ce n’est donc pas à une mauvaise inten
ereux les Romans François. « Quels en sont, dit-il, les Acteurs ? Les gens du bel air, les femmes à la mode, les Grands, les
ontiendroit rien que d’instructif, seroit sifflé, haï, décrié par les gens à la mode, comme un livre plat, extravagant, ridi
elle n’est que l’art de faire sa cour au plus fort, c’est-à-dire, aux gens dont le cœur est gâté ». Il y a dans le Journal d
it que quelques Ecclésiastiques qui entendissent le Latin ; & les gens habiles sçavoient seulement par tradition qu’il y
potestatem accusandi 41. On voit dans ces mêmes Capitulaires, que les gens vertueux évitoient de voir & d’entendre ces F
s, devinrent des satyres ; & dans tous les Ordres, il y avoit des gens attaqués de la manie d’en faire les représentatio
ils travailloient tout-à-la-fois & pour le peuple & pour les gens d’esprit. Ils choisissoient, comme l’exige Aristo
Ces conditions étoient pour le commun des spectateurs ; mais pour les gens d’esprit, ils recherchoient soit une ressemblance
es fasse galans à notre maniere ; & pour en rire, il faudroit des gens plus éclairés ». Nous pouvons ajouter à cette réf
94 (1764) Comédie pp. 252-254
On va le voir dans les cas suivants.   Cas I. Un mari et une femme, gens de qualité, vont à la Comédie. Le mari, parce qu’
arce qu’on ne peut emprunter des habits de théâtre, sans que bien des gens le sachent, et en soient scandalisés. * Ajoutez q
95 (1843) Le Théâtre, par l'Auteur des Mauvais Livres « Le Théâtre. » pp. 3-43
thentiquement que c’est avec regret qu’il se voit forcé à tolérer des gens qu’il ne pouvait approuver, pour empêcher de plus
uis XIV : « Je crains, dit cet illustre prélat, que la probité de ces gens ne soit celle du monde, qui ne savent s’ils sont
nent avoir rempli tous les devoirs de la vertu lorsqu’ils vivaient en gens d’honneur sans tromper personne, pendant qu’ils s
u, que les spectacles ne sont nécessaires que pour y rassembler « des gens intrigants, désœuvrés, sans religion, sans princi
sied-il bien à des personnes vertueuses d’aller se confondre avec ces gens oisifs et corrompus » ? Peut-il être permis à un
ement, parce qu’elles entretiennent dans leur mauvaise profession des gens , qui sont notés d’infamie et qu’elles scandalisen
nnes, que Rousseau a si bien dépeinte, les fainéans, les joueurs, des gens désœuvrés dont l’imagination est dépravée par l’o
erait, d’après le témoignage, d’après la doctrine et la morale de ces gens , qu’on pourrait régler sa conduite ? Ce serait en
96 (1768) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre douzieme « Réflexions morales, politiques, historiques, et litteraires, sur le théatre. — Chapitre VIII.  » pp. 195-221
ur de son hermitage. Le héros, l’héroïne des romans sont toujours des gens accomplis. Dom Gervaise, réligieux Bernardin, ho
le y trouve un autre sel ; toutes ces infamies sont sur le compte des gens d’Eglise. La scéne se passe chez un Chanoine, l’a
vice, de décrier la vertu, de décréditer le Clergé, par l’exemple des gens à qui on ne donne du mérite que pour relever l’Ap
ectacles, (mauvaise preuve, il en résulte seulement que le nombre des gens frivoles est devenu plus grand ;) il s’y présente
éputation de la scéne Quercinoise attirerent, au nombre de vingt-cinq gens peu faits d’ailleurs pour amuser la bonne compagn
i s’est fait entendre, la vertu à pris l’allarme, les vieillards, les gens sages, les gens de bien ont condamné le théatre ;
endre, la vertu à pris l’allarme, les vieillards, les gens sages, les gens de bien ont condamné le théatre ; les jeunes gens
monde est son propre écho. Le Clergé frisé à la Greque, a traité les gens rigides de Jansénistes, & mêlant Saint August
97 (1774) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre seizieme « Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. — Chapitre V. Suite des Parfums. » pp. 112-137
t toujours plongé dans les odeurs : Unguentis semper gaudet universa gens Sardianorum . Ainsi peint-il une courtisanne, une
nte du jour, & dura toute la journée, des troupes innombrables de gens de toute nation & de tout état, des animaux d
Marquis, non les vrais Ecclésiastiques, qui ne doivent hanter que des gens sortables à leur état, & ne faire paroître qu
meurent embaumés ; les libertins, les Actrices vivent parfumés ; les gens de bien, sans se parfumer, vivent, meurent en ode
sonnera le peuple : Nomen impiorum putrescet . Mais les louanges des gens de bien passeront dans l’Eglise de génération en
tre chose parfumés, que les saints croyent n’être propre que pour les gens qui n’auroient pas les premieres teintures de la
les ait aimés. Plusieurs s’interdisoient jusqu’aux fleurs, & les gens pieux ne portoient point de bouquets. S. Charles,
r les grands on en fasse des momies pour les conserver, soit pour les gens du commun pour écarter les mauvaises odeurs qui e
98 (1769) Réflexions sur le théâtre, vol 8 « Réflexions sur le théâtre, vol 8 — RÉFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE HUITIEME. — CHAPITRE III. Réformation de l’Abbé de Blesplas. » pp. 55-81
s des Comédiens. Il convient pourtant que les Comédiens, & autres gens de plaisir, perdirent Lucius-Verus, & le fire
, Voltaire, ne sont point obscènes. Comme il flatte & caresse des gens qu’il faut chasser ou mettre en prison ! que le g
t donc se passer de théatre ? Quelle hyperbole ! Il vient à Paris des gens de quatre ou cinq nations voisines, & en asse
e ; est-ce là l’univers ? Les étrangers qui abordent à Paris sont des gens de province qui viennent y chercher le bon air, y
Jamais Prédicateur n’eut de si brillant succès. Au lieu de mener les gens à l’Eglise, il faut les conduire à la comédie ; l
rgueillit. En voici des preuves. Molé fut dangereusement malade ; les gens de la premiere considération envoyoient chez lui
liée par des bouches dignes d’en être l’organe. Si on ne veut que des gens vertueux sur le théatre, ce n’est pas la réforme,
odige ! la Clairon donner des leçons à la vertu la plus austère ! les gens de bien sont crédules. O vous respectable Laberi
99 (1769) Réflexions sur le théâtre, vol 8 « Réflexions sur le théâtre, vol 8 — RÉFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE HUITIEME. — CHAPITRE IV. Suite des Masques. » pp. 82-109
539, défend à toute sorte de personnes de recevoir & de loger des gens masqués & déguisés, d’aller masqué & dégu
Estaffiers de commencer la noise. Nous intercédâmes pour ces pauvres gens , qui n’avoient d’autres intentions que de fêter l
. Ils exécutent sur eux-mêmes leur condamnation : Clercs désordonnés, gens de bonne chère, courtisans, baladins, joueurs, ch
u’on excuse bonnement aux gens du monde. Il en est tout autrement des gens d’Eglise, dont les obligations sont plus serrées,
a modestie, la pénitence, la mortification : qualités nécessaires aux gens de cette excellente vocation, auxquelles renoncen
ité publique, franchise & liberté commune, il est permis à toutes gens d’aller en masque, fors & excepté les gens de
il est permis à toutes gens d’aller en masque, fors & excepté les gens de basse condition, auxquels le masque est défend
nnêtes, pour ce que le masque est chose très-utile pour exerciter les gens au fait d’amours. Voulons les Masques être en tou
100 (1763) Réflexions sur le théâtre, vol. 2 « Chapitre V. Infamie civile des Comédiens. » pp. 101-125
on de la loi. Comme les troupes de Comédiens ne sont composées que de gens de la lie du peuple, que la misère ou le vice y o
que tous les procès qu’on a fait sur cette matière n’ont été qu’entre gens riches ou de condition, qui avaient de l’honneur,
Thémis. Furgole veut distinguer les Comédiens des Bateleurs et autres gens de théâtre. Si ce ne sont des Comédiens, je ne sa
héâtre. Si ce ne sont des Comédiens, je ne sais quels sont ces autres gens de théâtre. Il définit mal les Gladiateurs, quand
i vaut bien l’Abbé d’Aubignac, on verra quel est son respect pour les gens du théâtre. Il confirmait par un fait tragique ar
as, elle le ferait monter sur le théâtre ». C’était en effet pour des gens d’honneur une vraie menace, si l’enfant eût été l
inacius Damhouder, etc. Quelle foi peut-on ajouter aux dépositions de gens frivoles et méprisables, qui ne font profession q
y jouer des pièces ; mais les Gouverneurs de ces maisons royales sont gens de mauvaise humeur, qui n’aiment point la comédie
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