attants et les actions de grâces que les Vainqueurs rendaient à leurs
Dieux
, ou par l'estime et la révérence pour ceux qui en
les plus anciens et les plus nobles leur étaient venus de la part des
Dieux
qui les avaient eux-mêmes ordonnés, et que leur é
avis, une suite des Apothéoses ; car ayant mis des hommes au rang des
Dieux
, il était bien raisonnable de diviniser toutes le
et beaucoup d'autres, qui veulent que ce Héros entrant au nombre des
Dieux
, en donna la charge à Castor et Pollux. La LutteP
ir, ils furent restitués en son honneur par les Athéniens. Que si les
Dieux
ne les ont pas tous institués, ils leur ont toujo
vec grands sacrifices pendant neuf jours. Aussi croyaient-ils que ces
Dieux
présidaient invisiblement aux Jeux qui leur étaie
it honoré en ce combat comme père de la Lutte ; et Platon appelle les
Dieux
Présidents des Jeux selon Pollux ; mais j'estime
ses. C'est donc avec raison qu'ils avaient accoutumé de vouer à leurs
Dieux
les Jeux, et de les célébrer en leur honneur pour
s furent établis à Rome par l'ordre de leurs Oracles pour obtenir des
Dieux
la cessation d'une grande peste qui infectait la
t si avantageux à la République, qu'il résolut d'en rendre grâces aux
Dieux
par la célébration des grands Jeux durant quatre
ux Éleuthériens furent faits en la Ville de Platée pour remercier les
Dieux
de la grande bataille que les Grecs y gagnèrent c
l. 30. fit célébrer à Rome les Jeux du Cirque en l'honneur des grands
Dieux
, à savoir Jupiter, Junon et Minerve, en la sociét
de la bataille ; et en la procession on portait les Images des douze
Dieux
qu'ils nommaient les Grands, auxquels tous les au
utes les sortes. SyllaAppian. l. i. de bell. civil. rendit grâces aux
Dieux
par cette cérémonie après la victoireDiod. l. 16.
e Poppée le Senat fit des vœux publics pour recommander son fruit aux
Dieux
, avec des Jeux à l'exemple de la Religion des Ath
de Musique aux Sacrifices. Ils les donnaient souvent pour obtenir des
Dieux
infernaux le repos de ceux que la mort leur avait
sarée. Ils les employaient encore pour éviter par le secours de leurs
Dieux
les malheurs dont ils étaient menacés. Aussi les
ce que l'on y faisait contre les Lois, tant ils craignaient que leurs
Dieux
en fussent irrités, et cet argent était employé a
ainsi ; « Les JeuxAugust. l. 4. de Civit. Scéniques où les crimes des
Dieux
sont récités, joués et chantés, sont faits en leu
de Jupiter avec leur Mitre, les Augures interprètes de la volonté des
Dieux
, et ces Vierges chastes qui gardaient le feu perp
airement que des disputes et des combats dont ils croyaient que leurs
Dieux
étaient les Arbitres, les Combattants avaient acc
orté le prix de la tragédie aux Fêtes Lénéennes, en rendit grâces aux
Dieux
par des Sacrifices ; où assistèrent ceux qui en a
ts que les Vainqueurs aux Jeux publics avaient accoutumé de faire aux
Dieux
à l'honneur desquels ils étaient consacrés. Et ce
les couronnes ; car ils les estimaient non seulement les favoris des
Dieux
, mais leurs égaux, les nommant célestes, divins,
voris des Dieux, mais leurs égaux, les nommant célestes, divins, demi
Dieux
et même des Dieux : Les Athlètes sont nommés enfa
ais leurs égaux, les nommant célestes, divins, demi Dieux et même des
Dieux
: Les Athlètes sont nommés enfants et imitateurs
e des Sacrifices à Clèomède commeGreg. Nazian. Lucian. in Euterp. aux
Dieux
immortels, parce qu'il avait souvent remporté la
oles ; « Les Fêtes, dit ce savant Païen, sont des jours consacrés aux
Dieux
avec Sacrifices, Festins, Jeux ou Féeries, car le
asse en festins sacrés, quand on donne quelques Jeux en l'honneur des
Dieux
ou quand on fait cesser toutes les Juridictions e
notre égard, toutes choses étant aussi changées qu’elles le sont. Les
Dieux
et les Déesses causaient tout ce qu’il y avait de
abuleux au Peuple, dans l’opinion qu’il avait d’une société entre les
Dieux
et les hommes. Les Dieux agissaient presque toujo
’opinion qu’il avait d’une société entre les Dieux et les hommes. Les
Dieux
agissaient presque toujours par des passions huma
sions humaines : les hommes n’entreprenaient rien sans le conseil des
Dieux
, et n’exécutaient rien sans leur assistance. Ains
ire. Mais toutes ces merveilles aujourd’hui nous sont fabuleuses. Les
Dieux
nous manquent, et nous leur manquons ; et si, vou
ure, Junon, Vénus, et toute la suite des autres Déesses et des autres
Dieux
. Les idées que nous donne Lucain des Grands Homme
ue celles que nous donne Virgile des Immortels. Celui-ci a revêtu ses
Dieux
de nos faiblesses, pour les ajuster à la portée d
celui-là élève ses Héros jusqu’à pouvoir souffrir la comparaison des
Dieux
: « Victrix causa Diis placuit, sed victa Catoni
Victrix causa Diis placuit, sed victa Catoni. »g Dans Virgile, les
Dieux
ne valent pas des Héros : dans Lucain, les Héros
les Dieux ne valent pas des Héros : dans Lucain, les Héros valent des
Dieux
. Pour vous dire mon véritable sentiment, je crois
la Tragédie des Anciens aurait fait une perte heureuse en perdant ses
Dieux
avec ses Oracles et ses Devins. C’était par ces D
en perdant ses Dieux avec ses Oracles et ses Devins. C’était par ces
Dieux
, ces Oracles, ces Devins, qu’on voyait régner au
librement les vices, et d’avoir de l’amour pour les vertus. Comme les
Dieux
causaient les plus grands crimes sur le Théâtre d
opre fille, et une fille tendrement aimée, pour apaiser la colère des
Dieux
, ce sacrifice barbare fut regardé comme une pieus
s sentiments de l’humanité, il fallait murmurer contre la cruauté des
Dieux
en impie ; et si l’on voulait être dévot envers l
cruauté des Dieux en impie ; et si l’on voulait être dévot envers les
Dieux
, il fallait être cruel et barbare envers les homm
voyons représenter les Hommes sur le Théâtre sans l’intervention des
Dieux
, plus utilement cent fois pour le public et pour
Polyeucte de Corneille. g. [NDE] : Lucain, Pharsale, I, 27 : « Les
dieux
prirent le parti du vainqueur, mais Caton prit ce
ticulier par la cessation ou la réforme des jeux du théâtre, dont les
Dieux
étaient fort irrités. Le christianisme leur fut d
des lumières de la foi, il eût connu combien étaient méprisables les
dieux
que le peuple croyait honorer par ces fêtes ! « Q
acles d’impureté, cette licence de vanité, sont l’ouvrage de vos faux
Dieux
. Il vaudrait mieux adorer Scipion que les Dieux :
l’ouvrage de vos faux Dieux. Il vaudrait mieux adorer Scipion que les
Dieux
: valaient-ils leur Pontife ? Ecoutez, si l’ivres
vresse de l’erreur vous laisse encore quelque lueur de bon sens : les
Dieux
ordonnent le théâtre pour vous préserver des maux
m matribus suis agere pudet, etc. » Il passe de là au théâtre. Si vos
Dieux
étaient des Dieux véritables, ils vous donneraien
ere pudet, etc. » Il passe de là au théâtre. Si vos Dieux étaient des
Dieux
véritables, ils vous donneraient des règles de mœ
i ne sera plus porté à faire ce qu’il voit autorisé par l’exemple des
Dieux
, que ce qui est ordonné par les lois ! Un jeune h
t ici plus conséquents que les Romains. En permettant de diffamer les
Dieux
par la représentation de leurs crimes, ils laissa
diffamer les hommes : les hommes méritent-ils plus de respect que les
Dieux
? « Nimis superbum fuit famæ parcere principum, u
is de calomnier un homme en place, et il sera permis de calomnier les
Dieux
? Mais qu’importe au démon qu’on lui impute des f
e croyant pas pouvoir mépriser des hommes dont le métier honorait les
Dieux
: « Græci turpiter quidem, sed Diis suis omnino c
is suis omnino consequenter. » Ce qui devait faire sentir combien ces
Dieux
étaient méprisables qui se croyaient honorés de l
ue qu’une chose, c’est de se suivre soi-même, et de ne pas adorer des
Dieux
dont on déclare infâmes les Prêtres et le culte.
lte. Concluons par ce raisonnement bien simple. S’il faut honorer les
Dieux
, disent les Grecs, il faut honorer les Comédiens,
omédiens sont infâmes et méprisables. Donc, disent les Chrétiens, ces
Dieux
sont infâmes et méprisables. Tout le reste de ce
ombre. Ceux qui vous procureraient cette vie, seraient vos véritables
Dieux
, etc. Faut-il remonter au temps de S. Augustin po
termine ce livre (C. 20.) par exhorter les Romains à renoncer à leurs
Dieux
et à leurs théâtres. Peuple célèbre, enfants des
bornes dans sa puissance, ni terme dans sa durée. Ce ne sont pas des
Dieux
, ce sont des démons que vous avez adorés. Vous av
onsacré leur ignominie. Vous avez dégradé les Comédiens, éloignez ces
Dieux
qui se plaisent dans la représentation de leurs c
ui déshonore ceux qui l’exercent, qu’on ne verra pas dans le ciel ces
Dieux
dont les adorateurs ne sont pas reçus au nombre d
iété des démons. Il est indigne d’un honnête homme de reconnaître des
Dieux
qui se plaisent aux hommages des gens infâmes. La
s Prédicateurs qui condamnent cette infamie publique, et on adore ces
Dieux
prétendus qui se plaisent à des spectacles de thé
tc. » Quelles horreurs d’exposer sur un théâtre public les amours des
Dieux
, les adultères de Jupiter, les infamies de Vénus,
es adultères de Jupiter, les infamies de Vénus, vrais ou faux ! Quels
Dieux
qui se plaisent à voir représenter ce qu’ils devr
ens, et principalement pour autant ou qu’ils ont mauvaise opinion des
dieux
, ou bien ils en parlent mal.Il excuse les Poètes
fables méprisé les sottes opinions qu’avaient les Païens touchant les
dieux
, et touchant leurs vaines et folles superstitions
perstitions. Car ils ne pouvaient confesser que ceux là fussent vrais
dieux
, lesquels ils avaient connu avoir été mortels, et
les Poètes n’ignoraient point que Jupiter Roi de Candie ne fut jamais
dieu
,Jupiter Opt[imus] Max[ixmus] ainsi les anciens au
e ces Poètes excellents et très doctes eussent estimé ce Jupiter être
dieu
immortel, duquel ils avaient loué par leurs vers
nus, et reçus pour mignons de cour, les eussent-ils mis au nombre des
dieux
après leur mort ? Que signifie autre chose la fab
la fable des Egyptiens, par laquelle ils disent, que Osiris fut fait
dieu
du Soleil,Osiris fait dieu du soleil. Vois Macro[
r laquelle ils disent, que Osiris fut fait dieu du Soleil,Osiris fait
dieu
du soleil. Vois Macro[be] li. 1. Satur[nales]. c.
a] où ceci est amplement déchiffré. et qu’il le faut apaiser comme le
dieu
plus favorable, vu qu’ils savaient bien, qu’il ét
mp, qu’il s’en était volé au ciel et que d’homme mortel il était fait
dieu
.4. Nous savons aussi que Romulus fondateur de Rom
le, firent courir le bruit, qu’il était canonisé et mis au nombre des
dieux
de Rome, et qu’il voulait être appeléVois Fest[us
tir un Temple, et un Autel, et lui faire les honneurs qu’on doit à un
dieu
. Les Poètes estimaient être chose indigne, croire
Les Poètes estimaient être chose indigne, croire que ceux là fussent
dieux
, lesquels ils savaient bien avoir été hommes mort
superstitions et rêveries, ils ornaient par vers tellement la vie des
dieux
, que cependant ils donnaient à connaître, qu’ils
l s’ensuit donc que les Poètes n’ont point estimé que ceux ci fussent
dieux
: mais afin de rendre recommandables, et mémorabl
Mac[robe]. li. 1. ch. 19. Saturn[ales]. Cicér[on] 3. de la nature des
dieux
. Servius in 4. Aeneid f. lequel apporta maintes u
issassent à la postérité une mémoire d’eux, leur attribuant le nom de
dieu
, et [comme on dit] de grands personnages qu’ils é
a doctrine des choses divines. Ils n’estimaient pas qu’un Jupiter fût
dieu
:7. ains le prenaient pour quelque puissance céle
ripide translatés en Latin par Cicéron en son second de la nature des
Dieux
, desquels tel est le sens : « Vois-tu pas ce be
« Vois-tu pas ce beau ciel épars,Cic[éron] li. 2. de la nature des
dieux
le prenant d’Eurip[ide]. Clemens Alex[andrinus].
ir, principalement és Hymnes, et chants mystiques, et és louanges des
dieux
. Or Pindare est le plus excellent d’entre les Poè
[imus] Max[ixmus] ainsi les anciens auteurs l’appelaient. Osiris fait
dieu
du soleil. Vois Macro[be] li. 1. Satur[nales]. c.
Mac[robe]. li. 1. ch. 19. Saturn[ales]. Cicér[on] 3. de la nature des
dieux
. Servius in 4. Aeneid f. Diog[enus] Laert[tius] ;
. 5. des divines instit[utions]. 7. Cic[éron] li. 2. de la nature des
dieux
le prenant d’Eurip[ide]. Clemens Alex[andrinus].
s ne lui fut pas si particulière qu'elle n'ait passé jusqu'aux autres
Dieux
qu'ils honoraient par les Jeux du Théâtre ; car a
présentations qui se faisaient sur le Théâtre, étant consacrées à ces
Dieux
imaginaires qu'ils en faisaient les auteurs, ils
Valère dit que les Théâtres ont été inventés pour rendre honneur aux
Dieux
, et donner du plaisir aux hommes. Mummius témoign
ux hommes. Mummius témoigna saTacit. l. 14. reconnaissance envers les
Dieux
dans son triomphe de Corinthe et de l'Achaïe, en
des processions solennelles et des sacrifices. Sylla pour honorer les
Dieux
après la défaite d'Archélaos, fit desPlut. in Syl
Quintil. l. 3 c. 8. dit qu'elle commençait toujours par l'honneur des
Dieux
, et que c'est un sentiment de Religion de nommer
avait point d'autre fondement que la dévotion des Païens envers leurs
Dieux
, ils y ont presque toujours représenté leurs pers
pas dire que les Anciens se moquaient de ceux qu'ils adoraient comme
Dieux
, en représentant des actions que l'on pouvait nom
nsées, et tout ce que nous lisons maintenant de la naissance de leurs
Dieux
et de toutes leurs actions avait une intelligence
faisait dans le Théâtre, et tout ce qui s'y disait touchant les faux
Dieux
, était des actes de révérence : Et cette considér
ntendre les Tragédies Grecques. Ces Peuples étoient persuadés que les
Dieux
haïssoient les hommes, & particulierement cer
ent, & où les enfans étoient punis des fautes de leurs Peres. Les
Dieux
ordonnoient les crimes, & les punissoient. In
ent des victimes humaines, & cependant nulles plaintes contre ces
Dieux
dans les Tragédies ; les Malheureux ne se plaigne
ne se plaignent que de leur destinée : le Destin étoit supérieur aux
Dieux
mêmes. Œdippe dans Sophocle dit qu’Apollon est l’
ce : Il faut qu’un mortel se soumette à la nécessité ordonnée par les
Dieux
: Τας ἐκ ϑεῶν ανάγκας. Les imprécations des Peres
parricides étoient aux yeux des Grecs des évenemens ordonnés par les
Dieux
. Quand Ajax s’est jetté sur son épée, son Frere f
or lui avoit donnée, dit dans Sophocle : Pour moi je soutiens que les
Dieux
ont arrangé cet évenement ; ils arrangent tout ce
précations des Peres contre les Enfans : on y voit aussi la haine des
Dieux
contre les hommes. Jupiter ne puise jamais pour e
ut fléchir les Parques, ni par les prieres ni par les sacrifices. Les
Dieux
mêmes ne peuvent changer leurs decrets, comme il
comme je l’ai déja dit, des évenemens ordonnés & conduits par les
Dieux
. Quelques Philosophes leur firent ce second repro
opima mactari Jovi, quam Rex iniquus. » « Que ne puis-je faire aux
Dieux
des libations du sang d’un homme qui leur est odi
qui flatte si fort l’amour propre Volterrien, n’est que le mépris des
Dieux
et des Rois, qui anime partout Corneille. En se m
« César fut un tyran, et son trépas fut juste. Et vous devez aux
Dieux
compte de tout le sang Dont vous l’avez vengé p
i furieux qu’ils ne peuvent entendre nommer le Prince : « Plût aux
Dieux
que vous-même eussiez vu de quel zèle Cette tro
du génie poétique, pour faire mieux goûter le mépris des Rois et des
Dieux
, que cette pièce, comme toutes celles de Corneill
ne pour des sentiments héroïques de la plus haute vertu Romaine ! Ces
Dieux
ne sont, il est vrai, que des idoles, aux yeux de
les, aux yeux des Chrétiens ; mais aux yeux des Romains c’étaient des
Dieux
véritables. C’étaient donc pour eux de véritables
n diminue l’horreur et en fasse croire la légitimité ? « Quand les
Dieux
étonnés semblaient se partager, Pharsale a déci
Et son courroux mourant fait un dernier effort Pour reprocher aux
Dieux
sa défaite et sa mort. Le sang des Scipion prot
Dieux sa défaite et sa mort. Le sang des Scipion protecteur de nos
Dieux
. Jusqu’à lui faire aux Dieux pardonner sa défai
Le sang des Scipion protecteur de nos Dieux. Jusqu’à lui faire aux
Dieux
pardonner sa défaite. Moi, je jure des Dieux la
Jusqu’à lui faire aux Dieux pardonner sa défaite. Moi, je jure des
Dieux
la puissance suprême, Et pour dire encor plus,
Car vous pouvez bien plus sur un cœur affligé Que le respect des
Dieux
qui l’ont mal protégé. Ma Divinité seule après
i l’ont mal protégé. Ma Divinité seule après ce coup funeste. Ces
dieux
qui l’ont flatté, ces dieux qui m’ont trompée,
vinité seule après ce coup funeste. Ces dieux qui l’ont flatté, ces
dieux
qui m’ont trompée, Ces dieux qui dans Pharsale
ste. Ces dieux qui l’ont flatté, ces dieux qui m’ont trompée, Ces
dieux
qui dans Pharsale ont mal servi Pompée, Qui la
et du désespoir, que l’on traite de sublime, parce qu’il attaque les
Dieux
et les Rois, et qui par cette même raison ne méri
tion des beautés de la nature, et non de ses horreurs. Le langage des
Dieux
est fait pour chanter les vertus, et non les forf
Quelle gloire pour vous en domptant les Romains, Que sans avoir des
Dieux
emprunté le tonnerre, Un seul homme ait changé
ldats remplissons tous ces lieux Où le Sénat impie ose troubler nos
Dieux
. Dans un sang ennemi.… » Il faudrait copier
ue. « Destructeurs des Tyrans, vous qui n’avez pour Rois Que les
Dieux
de Numa, vos vertus et vos lois… Que Tarquin sa
des hommes. N’alléguez point des nœuds que lui-même a rompus, Les
Dieux
qu’il outragea, les droits qu’il a perdus. Il n
e disent de plus tous les Ultramontains ? « Pardonnez-nous, grands
Dieux
, si le peuple Romain A tardé si longtemps à con
rien ne reste en ces lieux Que la haine de Rome et le courroux des
Dieux
. Sous le joug des Tarquin la Cour et l’esclavag
ervir Alzire et sa patrie, Sans ôter à Gusman sa détestable vie ?
Dieux
impuissants, Dieux vains, dans nos vastes contrée
patrie, Sans ôter à Gusman sa détestable vie ? Dieux impuissants,
Dieux
vains, dans nos vastes contrées. Deux vertus da
s de nos maîtres avides. La soif de te venger, toi, ta fille et mes
Dieux
. Puissions-nous de Gusman punir la barbarie !
le sang des Tyrans sacrilèges et traîtres, Qui doit couler, grands
Dieux
, sous le fer de vos Prêtres. Nos vœux sont exau
de vos Prêtres. Nos vœux sont exaucés quand l’Autel en est teint.
Dieux
! dans ce grand dessein prêtez-moi votre appui,
terre et dans les cieux Que la vertu, l’honneur, la justice et les
Dieux
. (Andronic) Courez les commander, et tentez la
œur quand le crime l’étonne, Et brave le courroux des hommes et des
Dieux
. Dont le bras à toute heure armé pour me punir,
soit puni par de trop justes coups D’avoir osé se mettre entre les
Dieux
et vous. » (César) Même sujet traité par Volta
rtus ont captivé son âme. Caton seul dans mon cœur balance tous les
Dieux
; Caton vous condamna, c’est à moi d’y souscrir
oit tarir vos larmes. Le Tyran périra, Petus vous l’a promis. Les
Dieux
ont trop longtemps souffert la tyrannie, Toujou
coups dignes d’elle, et de vous et de moi. Si je me plains ici des
Dieux
qui m’ont trahie, C’est de voir que ma mort doi
vénération qu’on leur doit. L’ancienne tragédie eût dû abandonner ses
Dieux
& ses oracles ; ils faisoient regner une supe
t moins dangereuses, du moins les crimes n’y sont plus commis par les
Dieux
, dont l’élévation semble les autoriser, &c. L
Au milieu de son cours la nuit n’est point encore : La vengeance des
Dieux
doit précéder l’aurore. Le grand Pontife, pere
nsés dont il se fait suivre, il entend les blasphemes contre tous les
Dieux
, contre cette même Vesta dont il venge l’honneur
! Le Brutus de Voltaire eût-il souffert que ses enfans maudissent les
Dieux
& la République ? l’Horace de Corneille punit
les mains au ciel, & faisoit une priere pour demander pardon aux
Dieux
de ce forfait, & les exécuteurs descendoient
nt demeurent immobiles, en voyant le sacrilège y entrer, insulter les
Dieux
, troubler l’ordre de la justice & l’exécution
n rang, évitant tous les yeux, Le barbare est, dit-on, au service des
Dieux
. Qu’il aille à leurs autels expier la furie. Il
nature. On met Dieu en contraste avec les parens : Il faut servir les
Dieux
, & chérir les parens, car il n’est pas questi
rien, & mon cœur furieux Ose dans ses transports défier tous les
Dieux
. Peut-on entendre ces malédictions ? Les Dieu
ts défier tous les Dieux. Peut-on entendre ces malédictions ? Les
Dieux
se plaisent-ils à causer nos tourmens ? Entassent
es entraves ? Nons sommes leurs enfans, & non pas leurs esclaves.
Dieux
avides des pleurs & du sang des mortels. Quel
rs esclaves. Dieux avides des pleurs & du sang des mortels. Quels
Dieux
dont le pouvoir, au lieu de nous couvrir, Accable
nt secourir ! Peut-on se plaire à ces blasphemes ? Je déteste ces
Dieux
par la crainte adorés. Comme s’il ne falloit p
qu’un autre ? On verra donc toujours la superstition Déshonorer les
Dieux
& la religion. Laissez leur le soin de venger
ocation : Ces sermens odieux doivent-ils jamais être entendus par les
Dieux
? Le désespoir, le trouble, la fureur au fond de
était publiquement solenniser avec les Païens les Fêtes de leurs faux
Dieux
, participer à la révérence qu'ils rendaient aux D
nt, c'est blasphémer le Nom de Dieu qui les défend, c'est honorer ces
Dieux
abominables, c'est-à-dire, les Démons qui les dem
, nous assistions à leurs Jeux qu'ils faisaient en l'honneur de leurs
Dieux
et de leurs Déesses ; à celle qu'ils nommaient la
u'ils nommaient la Vierge céleste, et à Berecynthe la mère des autres
Dieux
, en l'honneur de laquelle les bouffons de la Scèn
e ces Esprits immondes, qui trompent les hommes sous le faux titre de
Dieux
Serm. 8.qu'ils usurpent. Si vous croyez, si vous
urne de Dieu : car la célébration de ces Jeux sont les Fêtes des faux
Dieux
; Ils sont institués pour honorer leur naissance,
gion, il abandonne le culte du vrai Dieu, et se met du parti des faux
Dieux
, dont il célèbre les Fêtes. » Mais après le témo
iquent ces choses dans la croyance qu'elles sont les délices de leurs
Dieux
. Quelle folie de s'imaginer que le plaisir est lé
loisible d'acheter et de vivre de ce qui avait été consacré aux faux
Dieux
par ces ridicules cérémonies, et Saint Paul leur
amilles, à des ouvrages qui devaient être employées au culte des faux
Dieux
: il condamnait d'impiété l'Architecte qui en don
on cœur en voyant vos beaux yeux, De l’état de son sort interroge ses
Dieux
. Polinice, l’un des freres ennemis, dit plus bas
ous dont dont la rigueur m’ouvrit ce précipice ; Voilà de ces grands
Dieux
la suprême justice ; Jusques au bord du crime ils
r, s’il est vrai que maître de nos cœurs, De nos divers penchants les
Dieux
soient les auteurs, Quand même vous croiriez que
vôtre un effort généreux, C’est là qu’il est permis de combattre les
Dieux
. On m’opposera que ce sont des Payens qui s’expr
ocquoient impunément de l’impuissance & de la méchanceté de leurs
Dieux
. J’en conviens, mais ce sont des Chrétiens qui le
un Autel consacré à Apollon ; car, dans les anciennes Religions, les
Dieux
présidaient à tous les plaisirs des hommes ; doct
qui étaient sous les portes des retours pour introduire d’un côté les
Dieux
des bois & des campagnes, & de l’autre le
ités de la mer, il y en avait d’autres au-dessus de la Scène pour les
Dieux
célestes, & de troisièmes sous le Théâtre pou
rentes faces, & qui se tournaient d’un ou d’autre côté, selon les
Dieux
à qui elles servaient. De toutes ces machines, il
i descendaient du Ciel dans les dénouemens, & dans lesquelles les
Dieux
venaient pour ainsi dire au secours du Poète. Ces
ne faisaient que traverser le Théâtre ; d’autres dans lesquelles les
Dieux
descendaient jusque sur la Scène, & de troisi
ient en magnificence à aucun édifice public, pas même aux Temples des
Dieux
. Ainsi la Scène, née de la simplicité des premier
que les mêmes choses. Toujours des avantures galantes, les amours des
Dieux
; toujours des nudités. Les Amours, les Graces, l
aventures, les mêmes nudités les défigurent. Acteurs & actrices,
dieux
& déesses, métamorphoses d’Ovide, contes de l
e de l’un & de l’autre sexe. Si ce n’est, dit-il, les statues des
Dieux
dont le culte l’exige. Cette exception est inexcu
prit si conséquent & si juste. Il est évident que les statues des
Dieux
doivent produire les mêmes funestes effets que le
x, qui avoit fait mourir Socrate, pour n’avoir pas assez respecté ses
Dieux
. La Philosophie ne fait point de martyrs de la Ré
onie, que les savans devroient entendre, qui couvroit de ridicule des
Dieux
infames, dont le culte n’étoit qu’un tissu d’infa
n il calmoit les remords & sanctifioit le vice, par l’exemple des
Dieux
, qui employent toute sorte d’artifice pour séduir
auculum per impluvium. Mais quel Dieu, ajoutoit-il, le plus grand des
Dieux
, qui ébranle les cieux avec une parole. M’apparti
& Lubens feci. Je suis persuadé que Terence a voulu se moquer des
Dieux
de son tems, dont toute la Réligion étoit un tiss
, il doit se féliciter comme des plus grands honneurs que le pere des
Dieux
& des hommes ait bien voulu partager sa femme
andis que le chrétien enseigne la plus scandaleuse, par l’exemple des
Dieux
. Le Peintre est ordinairement le premier pris dan
i grand désordre, qui ne choque pas moins la nature que la vertu, les
Dieux
, dit-on, écouterent la priere de Pigmalion, &
i met sur les autels les crimes les plus infames, & donne à leurs
Dieux
la plus honteuse origine. Le théatre en fait une
& des rolles de l’opéra, qui n’est que l’histoire des amours des
Dieux
; du théatre Italien, des petites piéces, des par
ertueux Asa, qui chasse l’actrice, brise l’autel, & la figure des
Dieux
des jardins. On tâche au contraire de les imiter.
rêtres & aux femmes qui prophanoient le Temple par les images des
Dieux
des nations, nommément d’Adonis, le fils de Venus
ariete per circuitum. Nos maisons sont ainsi devenues les temples des
Dieux
, leurs images y sont de toute part exposées. Tout
isoit-il aux mauvais Chrétiens, voilà vos modéles, votre Réligon, vos
Dieux
; hæc exemplaria, hæc théologia, hæc doctrina ves
cet esprit agile Recouru le premier mobile, Et vu l’heureux trône des
Dieux
Il passe les deux Hémisphères, Et revolant sur le
descendit cet Aurore, Et ce grand Soleil que j’adore Fit combler les
Dieux
en douleurs : Phœbus se vêtit de ténèbres Et les
eille, Vint illuminer nos […]l D’une flamme si pure et belle Que les
Dieux
font par Isabelle, Reluire leurs divinités. l.
les spectacles représentaient les actions, ou plutôt les vices de ses
Dieux
infâmes. La corruption des mœurs en était une par
le virent idolâtre, Tertullien, S. Cyprien, etc., outre le culte des
Dieux
qu’ils y réprouvent, y trouvent mille autres rais
ord eu pour eux une sorte de vénération, comme pour des Ministres des
Dieux
; mais leurs vices et les désordres de leurs fête
ritée, puisqu’ils osent se dire Chrétiens. Ils sont Prêtres des mêmes
Dieux
; même culte, mêmes objets, mêmes fêtes, mêmes cr
casion de quelque fête publique, pour donner des jeux à l’honneur des
Dieux
. Mais depuis que par des théâtres fixes, construi
mps où elles concouraient avec des fêtes, quoique les autels des faux
Dieux
y demeurassent toujours. Car telle fut la marche
er dans les Auteurs les jeux sacrés qui se donnaient en l’honneur des
Dieux
, et les jeux ordinaires du théâtre ; les jeux sac
ome, la Maison quarrée à Nîmes, etc. S’il subsiste quelque statue des
Dieux
, on n’en trouve que dans les cabinets des curieux
r son génie ? « Muses, grâces, amours, dont elle fut l’image, O mes
Dieux
et les siens !… Ces bords ne seront plus profane
C. 15. Vous ne vous réjouissez sur vos théâtres qu'aux dépens de vos
Dieux
et des bonnes mœurs. Il semble qu'on s'attache pa
t d'Omphale, de Bacchus, de Vénus, de Momus, de l'Aurore, de tous les
Dieux
, etc. on verra une grande partie de nos opéra et
t du théâtre Italien). Dites-moi, continue Tertullien, si ce sont vos
Dieux
dont vous vous moquez, ou les Acteurs qui les rep
stice, l'impudence, la violence. « 6.° Plusieurs portent les noms des
Dieux
Neptunaux, Floriveaux, Apollinaires, etc.et se cé
arents. De là l'ancienne division de jeux sacrés et funèbres pour les
Dieux
ou les mânes. Tout cela est également superstitue
rêts. Jupiter, Neptune, Cérès, Castor et Pollux, et quantité d'autres
Dieux
, y ont aussi des autels, des colonnes, des pyrami
hé dans les temples, quand ce n'est pas pour rendre quelque culte aux
Dieux
. Les places publiques, les bains, les maisons des
t pas plus permis d'adorer les éléments et les saisons que les autres
Dieux
. « 10.° Passons au théâtre. Il n'est pas moins qu
ir pas horreur ? Ce ne sont pas tant ces libertins dont on a fait des
Dieux
, ce sont les démons qui ont inventé tous ces déso
irque. « 12.° Les combats des Gladiateurs, qui ont Mars et Diane pour
Dieux
tutélaires, furent d'abord un devoir funèbre inst
te et tranquille ? Le mépris même de la volupté, fouler aux pieds les
Dieux
des nations, chasser les démons, opérer des guéri
ar on divinise à bon marché dans les loges. A la bonne heure, que ces
dieux
de nouvelle création figurent sur l’Olympe. Mais
il signifie quelque chose. Il ajoute en parlant de l’oncle : Si les
dieux
le pesaient dans leur balance d’or, Dussent-ils
l’empire et la victoire, Ce nom chargé de gloire Entraînerait les
dieux
et l’avenir encor. Au reste, personne n’est dig
e Seraient trop au-dessus de cet honneur suprême. Voltaire est le
dieu
à qui seul appartient cette gloire. Il n’en a pou
t pas profité. Sans s’embarrasser de la balance d’or qui entraîne les
dieux
et l’avenir, il l’a mariée à un homme du pays qui
sublime de Corneille consiste dans la comparaison des hommes avec les
dieux
et des particuliers avec les princes, et dans le
pour ne pas sentir l’absurdité de ces comparaisons ? Si on adore ces
dieux
, c’est un blasphème ; si on les méprise, c’est un
Dom Quichote qui se bat contre des moulins à vent. S’il les croit des
dieux
, c’est un Mézence que la foudre doit écraser. Que
on ut Serpentes aribus geminentur, tigribus agni. Oui je jure des
dieux
la majesté suprême, Et pour dire encor plus, je
Je jure par tes yeux Serment qui m’est plus cher que de jurer les
dieux
. Encore, ces folies sont-elles plus tolérables
placuit, ced victa Catoni. heureusement traduit par Brebœuf : Les
dieux
servent César, mais Caton suit Pompée. Cette pe
piété est détestable, le faux n’est rien. Impie : elle représente les
dieux
injustes, pour avoir vu avec complaisance les suc
détruire la grandeur même de Caton, et la beauté de sa pensée. Si les
dieux
ne sont que ses égaux, ce combat n’a rien de bien
nus ex nobis. (Gen., III, 22.) Quoi, dira-t-on, ne pas respecter les
dieux
du théâtre ! douter du sublime de leurs pensées !
éroïque. Corneille s’offensera-t-il d’être traité comme il traite les
dieux
? Nous ne blasphémons qu’à son exemple. Est-il pl
trie et le fanatisme de la scène iraient-ils jusqu’à ne connaître des
dieux
que les poëtes, et contre quels fantômes fait-on
choses qui sont ici reprochées à nos Poètes : ils n’adoraient pas des
Dieux
irréprochables : ils n’avaient qu’une idée assez
condamnable :Heauton. Chrémès dit à sa femme de ne point ennuyer les
Dieux
par des actions de grâce :Adelp. et Echine est to
’irréligion de nos Auteurs. Mil. Glor.« Pleuside souhaiterait que les
Dieux
eussent établi un autre ordre des choses par rapp
orance et une insigne folie que de trouver à redire à la conduite des
Dieux
, et de leur manquer de respect. » Sur quelque inc
e la Religion ; comment nous fier en lui pour d’autres affaires ? Les
Dieux
que tous les mortels ont plus raison de respecter
leur échappe quelquefois des expressions peu respectueuses envers les
Dieux
; mais pour l’ordinaire ils en désapprouvent la t
nt sur la mer, pour avoir outragé Neptune et s’être cru supérieur aux
Dieux
. »P. 164. Cette ombre annonce au Chœur que l’armé
es faites à la Religion, du renversement des Autels et du pillage des
Dieux
. La fureur d’AjaxAjax flagel. est représentée dan
ement qu’il n’appartient qu’aux âmes lâches de mendier du secours aux
Dieux
, et que pour lui il saura vaincre sans cette friv
res seulement. Le même Chœur exhorte à la piété et à la confiance aux
Dieux
; et assure un sort funeste aux superbes et aux i
basse classe. Revenons à Sophocle.Trachin. p. 375. Hillus accuse les
Dieux
de négligence pour n’avoir point secouru Hercule
e. Voici encore un endroit critique de Sophocle. Philoctète nomme les
Dieux
des méchants,Philoct. P. 402. et parle mal de leu
ien plus, Philoctète semble ensuite se repentir ; il s’assure que les
Dieux
lui feront justice, et il leur adresse souvent de
olence à l’égard de Bacchus :Bacch. a. 2. et le Chœur observe que les
Dieux
ne manquent point de punir l’impiété et le mépris
e Tragique qu’il faut être dépourvu de raison pour ne pas révérer les
Dieux
. Cependant, Euripide est blâmable en quelques end
eaucoup supérieur en impiété : ses héros et ses héroïnes traitent les
Dieux
avec une arrogance extrême : ils s’élèvent contre
, et au milieu d’un grande solennité s’écrie : « Maudits soyez-vous ô
Dieux
! qui moissonnez ce qu’il y a de meilleur sur la
ient vos Prêtres ! » Elle continue dans son emportement et accuse les
Dieux
et leurs Ministres de cabale et d’imposture. Ces
lus, que cela passe au-delà même de la voûte azurée, et du Palais des
Dieux
; et que le fracas de ma bruyante joie les rende
eulement Augures : c’était eux qui interprétaient les résolutions des
Dieux
par le chant des oiseaux, par l’inspection des en
s pas leurs personnes en leur donnant un rapport particulier avec les
Dieux
?Guther. De Jure Veter. Pontif. Aussi les Romains
rèce. Eschyle n’emploie que dans deux de ses Pièces les Ministres des
Dieux
: l’un est les Euménides, où la Prêtresse d’Apoll
s : après même que son fils s’est tué, il ne fait ni des plaintes aux
Dieux
, ni des reproches à leurs Ministres. Cadmus use d
le ; celui-ci s’en excuse d’abord, et enfin le fort de la plainte des
Dieux
retombe sur Créon.Troad. p. 193. Si Calchas n’éta
ute rigueur, il était pour le moins Augure et avait des relations aux
Dieux
: C’est pour cela qu’Agamemnon reconnaît en lui u
ans le peu qu’il en dit, les Prêtres ne sont pas plus ménagés que les
Dieux
. Pour Térence, il ne produit point de Prêtres sur
avantages possibles du présent : son intérêt et son plaisir sont ses
Dieux
, auxquels il n’hésitera pas de sacrifier tout. Tr
Les Mages de la Perse et les Druides de la Gaule occupés au culte des
Dieux
,Porph. de Abstin. Lib. 4. étaient dans une extrêm
faire la cérémonie des funérailles. Ils sont estimés les favoris des
Dieux
, et les seuls instruits des choses de l’autre vie
tc. Polybius loue extrêmement les Romains de leur piété à l’égard des
Dieux
,Lib. 6. et de tout ce qui leur était consacré : a
traite de Mars et le Tombeau des Rois. C’est dans ce monument que les
Dieux
de la Terre Viennent en pâlissant déposer leur to
le affreuse cohue Je vois en se heurtant déboucher de la rue ! Grands
Dieux
! Que d’embarras ! Que de Cabriolets ! Que d’Abb
rit ? de ces Remparts poudreux Me voici transporté dans le Palais des
Dieux
; De peur de m’égarer, regagnons notre Sphère ; D
cté. Quoi ! déjà tout finit, et la vive Camilleh Pour le séjour des
Dieux
abandonnant la Ville, Des trois Grâces suivie, et
aura craint tes jeux ; Mais, crois moi, cet enfant le plus malin des
Dieux
, Avec certain fripon, qu’on nomme le mystère, Pou
joignit d’autres, barbouillés de lie, qui chantaient les louanges du
dieu
des buveurs. Par la suite, pour réveiller la mono
ffonneries et aux obscénités des satyres bachiques ; car, de tous les
dieux
, celui sans contredit qui était le plus propre à
chus. Aussi les théâtres furent-ils toujours sous la protection de ce
dieu
. Il fallait que tous les poètes lui rendissent qu
gnées par leurs noms. On y jouait les philosophes vivants et même les
dieux
. Les magistrats s’en amusaient beaucoup ; mais, l
dait alors comme un acte de religion capable de fléchir la colère des
dieux
. Ce n’était qu’une espèce de danse de village au
r et l’emploi de Mercure qui le favorise ; que la prière adressée aux
Dieux
par Gimnasium est moins horrible ;Gissellar. que
’effort du penchant :Trach. 348 il indique finement les intrigues des
Dieux
, et passe aussitôt à une belle description du com
e d’une nouvelle Religion et lui déclare qu’il ne reconnaît point les
Dieux
suivant la notion commune.Nub. a. 1. s. 3. Edit.
obtenir de Strepsiade par composition qu’il n’admettra point d’autres
Dieux
que le Chaos, les Nuées et la Langue. Par conclus
ien du tout. Il faut voir à cette heure quel cas ce Comique fait des
Dieux
reçus et honorés : il donne un gage de sa piété e
ur que depuis la guérison de Plutus les sacrifices sont tombés et les
Dieux
près de périr de faim ; Mercure enfin essuie les
eraient plus si fous que de faire des dépenses en sacrifices pour les
Dieux
. Ce n’est encore là que comme un essai de la mora
pourraient intercepter la fumée des sacrifices et affamer par là les
Dieux
: ou bien que les Dieux se réfugieraient dans la
la fumée des sacrifices et affamer par là les Dieux : ou bien que les
Dieux
se réfugieraient dans la même Ville et y deviendr
it d’antiquité sur Saturne et sur Jupiter, ils gouvernaient avant les
Dieux
; et ils étaient, à dire le vrai, plus capables q
est sourd à leur juste prétention, il faut lui déclarer et aux autres
Dieux
confédérés une sainte guerre ; et couper incessam
ellement succéder après le décès de Jupiter. Aristophane croit-il aux
Dieux
immortels ? Dans son Eiréné, Trigée menace Jupite
ore plus grossières : il n’a pas la discrétion de sauver du moins aux
Dieux
les infamies et les bassesses :Ran. p. 186. Bacch
, paroisse coiffé d’un bonnet bleu et armé d’une cuillère à pot ? Les
Dieux
du dernier ordre étaient au moins estimés les con
iculier. que les Héros, les grands hommes, et à plus forte raison les
Dieux
ne fassent rien paraître qui ne réponde à leur su
’on a emporté des Autels. Ainsi il semble que vous craigniez même les
Dieux
que vous ne croyez point. Vous ne portez point de
es et tremblants ; dignes certes de miséricorde, mais de celle de nos
Dieux
. Enfin, misérables que vous êtes, vous ne ressusc
& aussi Appelles & Praxitelles ne travailloient que pour les
Dieux
& les Héros ; on auroit même du, comme on l’o
aison, le génie sublime qui fait agir & parler les Rois & les
Dieux
, n’auroit il pas ses fêtes, & aussi brillante
istoire le Dieu du théatre, le Dieu de la philosophie, voilà tous les
Dieux
; c’est un vrai pantheon pour mieux représenter l
habillé plusieurs personnes en prêtres & prétresses de différents
Dieux
, dont chacun célébroit son Dieu, & en portoit
p; en portoit les attributs ; mais tous rendoient hommage au pere des
Dieux
, ce divin Arouet, qui leur avoit fait rendre un c
nd Apollon que lui ; on l’eût obligé de lui rendre hommage, & les
Dieux
sont trop fiers pour ramper devant un mortel. Mai
, le plus élégant, le plus pathétique, sur tous le plus dévot (à nos
Dieux
), le plus véridique historien ; le plus profond p
st tout ; l’esprit humain ne sauroit aller plus loin, il est égal aux
Dieux
. Le pays qui l’a vu naître, le siécle qui l’a enf
ie, Qu’il n’implora jamais en vain : Beaux Arts dont il fut idolâtre,
Dieux
du licée & du théatre, Venez, descendez parmi
sacrés et en funèbres. Les premiers furent institués en l’honneur des
Dieux
du pays, et les autres en mémoire des défunts. Ma
me, c’en est assez. Ainsi qu’on célèbre ces fêtes ou en l’honneur des
Dieux
, ou pour l’apothéose des défunts, c’est toujours
ts. Devant ces colombes paraissent trois autels consacrés à autant de
dieux
; c’est-à-dire, aux grands, aux puissants, et aux
ssants, et aux bons. L’opinion des gentils est, que ce sont les mêmes
dieux
qui sont venus de Samothrace. Le superbe et prodi
est pas seulement consacré à la déesse de l’amour, il l’est encore au
dieu
du vin. Car ces deux démons du libertinage, et de
nt idolâtres : puisque ceux qui en sont les auteurs, passent pour des
Dieux
. Je me trompe ; je devrais avoir dit d’abord que
on en sacrés et en funèbres ; c’est-à-dire, qu’ils sont dédiés ou aux
Dieux
des nations, ou aux défunts. De là leurs titres r
doles ; soit qu’elles représentent les morts, ou ce qu’on appelle des
Dieux
. Or comme ces deux espèces d’idoles sont d’une mê
spèces d’idoles sont d’une même nature, d’autant que les morts et les
dieux
sont même chimère, nous nous abstenons également
l’autre idolâtrie. Ainsi nous ne détestons pas moins les temples des
dieux
, que les sépulcres des morts : nous n’approchons
raison ne devons-nous pas éloigner de tout spectacle consacré ou aux
dieux
, ou aux morts, les autres organes de nos sens, qu
crainte de la mort ? Quelle satisfaction que de fouler aux pieds les
dieux
des nations, que de chasser les démons, que d’avo
ux gémissements au milieu des profondes ténèbres de l’enfer avec leur
dieu
Jupiter, et avec la foule de leurs favoris ? Quel
s redevable de la plupart de ses excès. Le théatre n’a point fait les
dieux
, il est vrai ; mais il les a célébrés ; il étoit
t. De-là vient la diversité des attributs & des figures des mêmes
dieux
jusques dans la même nation, la représentation th
raire que les coulisses aient été formées sur le plan des temples des
dieux
? Cela sans doute est arrivé quelquefois : mais p
estes à la vertu que ceux du paganisme. Si on n’y adore plus les faux
dieux
, on y divinise les vices les plus honteux, on leu
bares que ces peuples idolâtres qui immolaient leurs enfants aux faux
dieux
: vous immoleriez les vôtres, non point aux faux
fants aux faux dieux : vous immoleriez les vôtres, non point aux faux
dieux
, mais au démon de la volupté. N’est-ce point asse
housiastes de Moliere, qui, d’un libertin & d’un tabarin, font un
dieu
. C’est le pere de la comèdie, c’est le plus grand
t suivi. Affaire de mode. La tragédie grecque a dû être en vers : les
dieux
y jouent toujours quelques personnages, on doit l
arle par des hymnes & des cantiques. La poësie est le langage des
dieux
. Les nôtres, il est vrai, ne sont pas si divines
s croient que la majesté des endroits sublimes demande le langage des
dieux
, comme la majesté du trône, l’éclat du faste, &am
. Des intrigues heureuses, les plaisirs de l’amour, les débauches des
dieux
& des héros, la morale licentieuse, les senti
e qui leur enleve leurs pratiques. Jalousie de métier. Ces héros, ces
dieux
, ces princes de la scène ne sont pas indifférens
machiniste, & faire jouer toutes les machines, magiciens, démons,
dieux
, génies, pluie de feu, foudre, tremblement de ter
de l’Amour. Tout se jette à ses pieds, jusqu’à Bacchus même, quoique
dieu
& amant d’une autre. Quand on parle de sermen
serment d’aimer une belle, est un serment sacré comme on le fait aux
dieux
. Une maitresse est en effet la vraie, l’unique d
u’il a fait à sa maitresse, divinité qui doit l’emporter sur tous les
dieux
. C’est Ericie, Mélanie, Euphemie transportées à l
est pas la seule où l’on solemnise la fête des saints comme celle des
dieux
du paganisme ; cette liturgie est suivie dans tou
sans cesse la scène ; de ces fables scandaleuses & ridicules des
dieux
& des déesses du paganisme, dont on étale les
s; et il ne nous est pas permis d'entendre raconter les adultères des
Dieux
, et des hommes, que les Comédiens attirés par l'e
, tirent leurs sujets des actions déshonnêtes qu'ils attribuent à vos
Dieux
; Quand vous voyez jouer les pièces divertissantes
entulus, et d'un Hostilius, dites-moi si ce sont vos Farceurs, ou vos
Dieux
qui vous font rire; vous y entendez parler d'un A
agédies expriment tout ce qu'il y a de honteux dans l'histoire de vos
Dieux
: vous regardez avec plaisir le Soleil plaindre le
laudissements que vous leur donnez, vous ne violez pas la majesté des
Dieux
, et vous ne profanez pas la divinité ? Chap. 3
sa piété vers Pompée, jusques à l’impiété et au blasphème envers les
Dieux
de l’antiquité ; car il la fait parler dans la pr
Acte aux cendres de son mari, en cette manière ; « Moi je jure des
Dieux
la puissance suprême, Et pour dire encore plus, j
e ; Car vous pouvez bien plus sur ce cœur affligé, Que le respect des
Dieux
qui l’ont mal protégé. » Et sur la fin de la Scè
point, au partir de ces lieux, Soulever contre toi les hommes et les
Dieux
: Ces Dieux qui t’ont flatté, ces Dieux qui m’ont
artir de ces lieux, Soulever contre toi les hommes et les Dieux : Ces
Dieux
qui t’ont flatté, ces Dieux qui m’ont trompée, Ce
contre toi les hommes et les Dieux : Ces Dieux qui t’ont flatté, ces
Dieux
qui m’ont trompée, Ces Dieux qui dans Pharsale on
Dieux : Ces Dieux qui t’ont flatté, ces Dieux qui m’ont trompée, Ces
Dieux
qui dans Pharsale ont mal servi Pompée, Qui la fo
ures romanesques : la religion n’y est traitée qu’avec indécence. Les
dieux
, les autels, les prodiges, les prêtres n’y parais
Divinité, se moquaient de l’impuissance et de la méchanceté de leurs
dieux
. J’en conviens, mais ce sont des chrétiens qui le
ter sa piété vers Pompée jusques à l'impiété et au blasphème vers les
dieux
de l'antiquité, car il la fait parler, dans la pr
ême; Car vous pouvez bien plus sur ce cœur affligé Que le respect des
dieux
qui l'ont mal protégé. » Et sur la fin de la scè
point, au partir de ces lieux, Soulever contre toi les hommes et les
Dieux
. Ces dieux qui t'ont flatté, ces dieux qui m'ont
partir de ces lieux, Soulever contre toi les hommes et les Dieux. Ces
dieux
qui t'ont flatté, ces dieux qui m'ont trompée; Ce
r contre toi les hommes et les Dieux. Ces dieux qui t'ont flatté, ces
dieux
qui m'ont trompée; Ces dieux qui dans Pharsale on
s Dieux. Ces dieux qui t'ont flatté, ces dieux qui m'ont trompée; Ces
dieux
qui dans Pharsale ont mal servi Pompée, Qui la fo
a, et on donna leur théâtre à la troupe de Molière. Les scandales des
Dieux
du paganisme, les intrigues, les débauches, les p
ton, ce bizarre assemblage d’Anges et de Démons, de Saints et de faux
Dieux
, de fictions et de mystères, d’aventures galantes
ectueuse circonspection. Le théâtre aurait pu servir à jouer les faux
Dieux
, et à tourner le paganisme en ridicule ; la matiè
iter le caustique Lucien, qui dans ses dialogues se moque de tous les
Dieux
. On le pouvait sans risque depuis que Constantin
ne célèbrent que les fêtes de l’amour et de Bacchus. Le ridicule des
Dieux
du paganisme est le seul point de vue qu’il soit
loue les Rois, les héros, les gens de mérite, en les comparant à ces
Dieux
. Quel éloge pour un Prince ! c’est un Jupiter qui
n’ait fait valoir ce fonds de comédie, il eût pu tirer des folies des
Dieux
de fort jolies pièces, plus jolies et plus piquan
e répète, et en voilà une infinité. Mais il semble qu’on ait pour ces
Dieux
un religieux respect. Molière même, qui ne s’emba
ieux un religieux respect. Molière même, qui ne s’embarrassait ni des
Dieux
ni des hommes, après quelque trait de ridicule da
end les Grecs de ce qu’ils avaient consacré les amours impudiques des
Dieux
, en faisant une divinité de Cupidon : et il dit q
que ce n’est point assez, et qu’ils devaient entièrement quitter des
Dieux
vicieux qui nuisaient plus par l’exemple de leurs
sique dès son institution fut consacrée à servir dans les Temples des
Dieux
; une foule de Prêtres célébrait apparemment en c
Egiptiens : je pense qu’ils l’accueillirent plutôt avec le culte des
Dieux
étrangers, afin de les honorer à la manière des P
iculièrement consacré aux prodiges. Les Fées, les Magiciens & les
Dieux
, s’y disputent tour à-tour à qui produira le plus
incesses ; des Nations entières & des Rois ; des Démons & des
Dieux
; des Magiciens & des Enchanteresses : d’horr
à prendre presque tous leurs sujets dans la Fâble. Les aventures des
Dieux
de la mythologie, les merveilles que l’on suppose
ussi nobles, des événements aussi prodigieux, que les Hèros & les
Dieux
de la mythologie. Il est seulement à craindre que
fasse changer le lieu de la Scène trois ou quatre fois, & que des
Dieux
opèrent les prodiges les plus étonnans ? On a don
prodige, y sont amenés, encore une fois, par des Magiciens ou par des
Dieux
, à qui tout est supposé possible. Les Acteurs s’è
accoutumés à contempler des Magiciens, des Fées, des Génies & des
Dieux
. Du miraculeux au Théâtre lyrique. « Si l
s personnages. La Pièce lyrique où l’on voit agir des Hèros & des
Dieux
, n’emporte pas moins le nom de Pastorale ; il suf
ues dans l’Olimpe ; il les fait s’entretenir avec des Hèros & des
Dieux
: le second se traînant plus particulièrement par
Religion. 2. Parce que ceux qui étaient célébrés à l’honneur des faux
Dieux
des Païens, n’appartenaient à leur Religion, qu’e
des moyens plus grands, et plus solennels pour obtenir des grâces des
Dieux
, que n’étaient les Sacrifices, les Processions, l
nérables, et plus considérables, que les Pontifes, et les Prêtres des
Dieux
. III. Observation. Les exemples que l’Aut
ion. 2° Que la croyance du peuple Païen était qu’il y avait plusieurs
Dieux
; et dans la pratique il les adorait en toutes le
e, et des sentiments bien différents de ceux du peuple touchant leurs
Dieux
, et le culte qu’on leur doit rendre ; car ils cro
Dieux, et le culte qu’on leur doit rendre ; car ils croyaient que les
Dieux
que le peuple adorait, n’étaient que de faux Dieu
croyaient que les Dieux que le peuple adorait, n’étaient que de faux
Dieux
: « Vous voyez, dit Cicéron « Videtis ne ut a phy
ment inventées, l’on s’est laissé emporter, jusqu’à en forger de faux
Dieux
. C’est de là que les opinions fausses, que les er
sont introduites dans le monde. De là nous sont venues les formes des
Dieux
, leur âge, leurs habits, leurs ornements et leurs
re que la croyance, et les sentiments que ces Philosophes avaient des
Dieux
, et de leurs cultes, fussent très différents de c
peuple ; néanmoins dans la pratique de la religion, ils adoraient les
Dieux
extérieurement et en apparence, en la même manièr
. 10. donne cet avis à un homme sage, sur ce qui regarde le culte des
Dieux
« Quæ omnia sapiens servabit tanquam legibus juss
par les lois, mais non pas comme des choses qui soient agréables aux
Dieux
». Et dans le même livre « Omnem illam ignobilem
» Seneca ibid.. « Adorons , dit-il, toute cette méprisable troupe de
Dieux
, qu’une longue superstition a établie depuis tant
t qu’erreur, et qu’imposture, ne laissa pas de célébrer les fêtes des
Dieux
, et de faire toutes les autres choses qui regarda
ister au torrent de la coutume. Et Cicéron adorant extérieurement les
Dieux
en la manière que le peuple les adorait, croyait
qu’il la condamnait en son cœur, et qu’il ne reconnaissait point pour
Dieux
ceux qu’il adorait extérieurement, concevant sous
; et sous d’autres noms dans les autres choses : Quels que soient ces
Dieux
, et quelques noms que la coutume leur ait donnés,
e la coutume leur ait donnés, nous devons les adorer. Or le culte des
Dieux
le meilleur, le plus pur, le plus saint, et le pl
se fit rien de mémorable, si ce n’est que pour apaiser la colère des
Dieux
on célébra les Lectisternes pour la troisième foi
iminuait point, ni par le secours des hommes, ni par l’assistance des
Dieux
; Enfin on se laissa vaincre par la Superstition
qu’il dise que les jeux publics avaient été inventés pour honorer les
Dieux
, et pour divertir les hommes ; néanmoins considér
uvent un champ de bataille ; car ayant été inventés pour le culte des
Dieux
, et pour le divertissement des hommes ; ils ont c
ruine. » Plutarque avait tant d’horreur de la manière d’honorer les
Dieux
en leur immolant des hommes, qu’il estime qu’il v
estime qu’il vaudrait mieux n’avoir jamais eu aucune connaissance des
Dieux
, que de croire qu’il y en ait de si cruels, qu’il
gion. Julien l’Apostat, qui était si passionné pour le culte des faux
Dieux
que les Païens adoraient, était si éloigné de cro
n et de haine, qu’il avait de vénération et de zèle pour le culte des
Dieux
dans les temples ». Mais comme ces grands esprits
commun du peuple, la Religion comprenait toutes sortes de cultes des
Dieux
, quelques superstitieux qu’ils fussent, lorsqu’il
riesm… C’est une sacrée solennité, lorsqu’on offre les sacrifices aux
Dieux
, ou lorsque le jour se passe en festins sacrés, o
sse en festins sacrés, ou lorsqu’on célèbre les Jeux en l’honneur des
Dieux
, ou lorsqu’on observe les féries. » Or les Jeux
s », c’est-à-dire, de ce qu’on immolait en ces jours des victimes aux
Dieux
. Au lieu qu’il y avait une infinité de Fêtes sans
qui assistait avec tant d’assiduité aux sacrifices qu’on offrait aux
Dieux
dans leurs temples et qui était si passionné pour
ille conduisaient du Capitole, dans le Cirque, portant les images des
Dieux
, et faisant des sacrifices. Ces deux parties sont
Cirque , dit-il, seront solennels par la Pompe, et par le nombre des
Dieux
. » Et par conséquent les Jeux et les Spectacles n
ttants, et les actions de grâces que les vainqueurs rendaient à leurs
Dieux
, ou par l’estime, et la révérence pour ceux, qui
ag. 9. « C’est avec raison qu’ils avaient accoutumé de vouer à leurs
Dieux
les Jeux, et de les célébrer en leur honneur, pou
es moyens plus grands, et plus solennels, pour obtenir des grâces des
Dieux
que n’étaient les sacrifices, les processions, le
nérables, et plus considérables, que les Pontifes, et les Prêtres des
Dieux
. Mais est-il possible qu’on se persuade que l’inf
se faisait, ou pour marquer les années, ou pour apaiser la colère des
Dieux
dans quelque grande calamité, en mettant un clou
vait plusieurs sortes de Jeux, les uns étaient célébrés aux Fêtes des
Dieux
soit ordinaires, soit extraordinaires : Et en ceu
ient, y cherchaient plutôt leur divertissement, que le culte de leurs
Dieux
, puisqu’ils témoignaient n’avoir que du dégoût et
nt leur divertissement des choses qui étaient consacrées à leurs faux
Dieux
, et dans des lieux qui leur étaient aussi dédiés
lâtrie, que de se plaire à des choses qui étaient consacrées aux faux
Dieux
, que les Païens croyaient en être les Auteurs. «
ces lieux où se font les Spectacles, mais aussi aux Temples des faux
Dieux
sans danger de blesser la discipline Chrétienne,
leur institution, parce qu’elles ne contenaient que les louanges des
Dieux
, à l’honneur desquels elles étaient représentées.
ue les Comédies et les Tragédies étaient représentées à l’honneur des
Dieux
, qu’il n’y en eût de très mauvaises remplies d’im
2. cap. 4. que les Théâtres ont été inventés pour rendre honneur aux
Dieux
, et donner du plaisir aux hommes. » III. Obse
’encore que les Théâtres eussent été inventés pour rendre honneur aux
Dieux
; néanmoins les représentations de la Scène étaie
uvent un champ de bataille ; car ayant été inventés pour le culte des
Dieux
, et pour le divertissement des hommes ; Ils ont c
inti. lib. 3. capit. 8. qu’elle commençait toujours par l’honneur des
Dieux
, et que c’est un sentiment de religion de nommer
ujours quelque autre motif qui précède, savoir celui de l’honneur des
Dieux
en ce qui regarde les Jeux ; et à l’égard du Théâ
isant que le Théâtre est comme une espèce de Temple, où l’on rend aux
Dieux
ces honneurs sacrés« Et nihilominus eadem illa re
m vocabimus. » », c’est-à-dire, où l’on fait des Jeux à l’honneur des
Dieux
. Voilà ce que dit Quintilien. Y a-t-il rien qui e
t, disant qu’on le doit faire ; parce que c’est rendre un honneur aux
Dieux
que d’instituer des Jeux : Et l’Auteur de la Diss
ue la célébration des Jeux sacrés commence toujours par l’honneur des
Dieux
». Quintilien dit que pour persuader de bâtir un
est comme une espèce de Temple où l’on fait des Jeux à l’honneur des
Dieux
; et l’Auteur de la Dissertation lui fait dire :
r des Théâtres ; en disant que ce n’est point rendre des honneurs aux
Dieux
, que de faire des Jeux qui corrompent les bonnes
ux se font, n’est point comme une espèce de Temple où l’on honore les
Dieux
, mais que c’est plutôt une sentine, et un égout d
aux vices, il est indubitable qu’ils ne peuvent servir à honorer les
Dieux
, et la Religion. Que si l’on veut savoir quel éta
pas dire que les Anciens se moquaient de ceux qu’ils adoraient comme
Dieux
, en représentant des actions que l’on pouvait nom
nsées. Et tout ce que nous lisons maintenant de la naissance de leurs
Dieux
, et de toutes leurs actions avait une intelligenc
e faisait dans le Théâtre et tout ce qui s’y disait touchant les faux
Dieux
, était des actes de révérence. » V. Observati
s meurtres, les adultères, les parricides, et les vengeances de leurs
Dieux
, il s’est imaginé que pour en faire des actes de
né que pour en faire des actes de Religion et de révérence envers les
Dieux
, il fallait dire « que tout ce qui se faisait dan
dans le Théâtrepag. 53., et tout ce qui s’y disait touchant les faux
Dieux
, était des choses mystérieuses selon le sentiment
n’étaient donc pas des actes de Religion, ni de révérence envers les
Dieux
, à l’égard du petit peuple ignorant et grossier,
Car c’était le petit peuple ignorant et grossier qui croyait que les
Dieux
étaient honorés par les Comédies qui représentaie
nt leurs temples selon le témoignage de Sénèque : « Les adultères des
Dieux
, dit-il « Deorum adulteria picta sunt in templis
Théologiens et leurs Philosophes estimaient que c’était se moquer des
Dieux
de croire qu’on les honorait par des peintures in
dans ce culte extérieur, dont ils se moquaient aussi bien que de ces
Dieux
que le peuple croyait se plaire à ces sortes d’or
itis, mortalesque ex immortali procreatos. » Ibid., ont introduit des
Dieux
enflammés de passion et de colère, et agités de f
nts en toutes sortes d’impuretés, leurs adultères, leurs chaînes, des
Dieux
amoureux des femmes : des Déesses amoureuses des
des Déesses amoureuses des hommes ; et enfin des hommes engendrés des
Dieux
. » C’est pourquoi Aristote défendant les peintur
peintures impudiques et déshonnêtes, excepte par moquerie celles des
Dieux
que les lois autorisent ; Si toutefois, ajoute-t-
Dieux que les lois autorisent ; Si toutefois, ajoute-t-il, il y a des
Dieux
qui se plaisent à ces impuretés. Voici ses parole
ui représentent ces impuretés ; si ce n’est pour le culte de quelques
Dieux
, s’il y en a de tels, dont les lois autorisent l’
te ajoute ensuite ces paroles, “Si ce n’est pour le culte de quelques
Dieux
, s’il y en a de tels, etc.” Il ne dit cela que pa
pour éviter la sévérité de l’Aréopage. Car les Athéniens avaient des
Dieux
impudiques, auxquels ils rendaient des honneurs s
: où cet Historien condamne la folie des peuples, qui adoraient des
Dieux
qui leur étaient inconnus, et dont ils ne savaien
s noms ; Aussi devant Homère, et Hésiode ils n’avaient point d’autres
Dieux
que sous des noms barbares, comme Belzebuth, Asta
nt horreur. « On a ignoré , dit-il, jusqu’à aujourd’hui l’origine des
Dieux
; on ne sait s’ils ont toujours été, ni quelle fo
s, ont été les premiers qui ont introduit parmi les Grecs la race des
Dieux
, et qui leur ont donné des noms, des honneurs, de
manières, comme sont les représentations des choses qui regardent les
Dieux
; car ce qu’ils en disent, n’est point vrai, et i
Cicéron remarque la même chose dans le second livre de la nature des
Dieux
. « On introduit, dit-il « Perturbatis animis intr
tilitatis, summæque levitatis. » Cicer. De natur. Deorum lib. 2., des
Dieux
comme étant sujets aux passions ; En effet nous n
et leurs fureurs. Et certes s’il s’en faut rapporter aux fables, les
Dieux
n’ont pas manqué de guerre ; ils ont donné des co
le voit dans Homère, lorsque deux armées ennemies avaient chacune des
Dieux
dans leur parti ; mais lorsqu’ils ont pris les ar
y avait de la folie et à dire, et à croire ces actions honteuses des
Dieux
, ils ne faisaient pas de la représentation de ces
t appris que les Philosophes condamnaient et ces fables honteuses des
Dieux
; et leurs allégories. Varron, selon le témoignag
. Varron, selon le témoignage de S. Augustin, comprend les fables des
Dieux
, et leurs allégories et mythologies dans la Théol
, et des peuples, parce qu’elle a introduit des fictions indignes des
Dieux
. » Et Macrobe dans le 1. livre sur le songe de S
rration contient des fictions honteuses et indignes de la majesté des
Dieux
, et comme monstrueuses ; par exemple lorsqu’on ra
comme monstrueuses ; par exemple lorsqu’on raconte les adultères des
Dieux
; et cette manière de traiter les choses véritabl
iter les choses véritables par des fictions honteuses et indignes des
Dieux
, n’est point reçue par les Philosophes, qui aimen
Philosophes assistaient aux représentations des actions honteuses des
Dieux
, pour se conformer à l’usage du peuple, quelque i
as de les condamner, et de les regarder comme des choses indignes des
Dieux
, et qui les déshonoraient ; bien loin d’en faire
ar les lois ; mais non pas comme des choses qui fussent agréables aux
Dieux
, « tamquam legibus jussa, dit Sénèque, non tamqua
trois genres de Théologie, c’est-à-dire, de discours qui traitent des
Dieux
, dont l’un est la Théologie fabuleuse, l’autre la
contient plusieurs choses feintes contre la dignité et la nature des
Dieux
immortels : car on y voit qu’un Dieu est né de la
un autre de la cuisse, et un autre de gouttes de sang : on y voit des
Dieux
larrons, des Dieux adultères, des Dieux esclaves
se, et un autre de gouttes de sang : on y voit des Dieux larrons, des
Dieux
adultères, des Dieux esclaves des hommes : enfin
uttes de sang : on y voit des Dieux larrons, des Dieux adultères, des
Dieux
esclaves des hommes : enfin dans cette Théologie
ieux esclaves des hommes : enfin dans cette Théologie on attribue aux
Dieux
tout ce qui est propre non seulement aux hommes ;
ient au contraire des irrévérences contre la dignité et la nature des
Dieux
, selon Varron le plus savant des Romains. « Le s
es nous ont laissé plusieurs livres, où ils traitent de la nature des
Dieux
, du lieu où ils sont, de leur origine, de leurs q
res doivent savoir, et pratiquer dans les villes. Elle enseigne quels
Dieux
il faut adorer publiquement ; quelles cérémonies,
oses dans les actions civiles. » Ainsi les mêmes actions infâmes des
Dieux
, qui étaient représentées par les Poètes dans leu
emples, et par les Prêtres dans les honneurs qu’ils rendaient à leurs
Dieux
, d’une manière encore plus sale: Et néanmoins ils
our celles-ci, comme pour des choses honnêtes, et dignes du culte des
Dieux
; parce qu’étant revêtues de quelques interprétat
monies sacrées de donner quelque apparence d’honnêteté aux fables des
Dieux
, quelque déshonnêtes qu’elles soient », c’est ce
riis. » Cicer. Lib. 1. Tuscul. quæst., que les plus considérables des
Dieux
sont sortis de la terre pour aller prendre place
que ces mystères nous représentent. » Ainsi les actions infâmes des
Dieux
, qui étaient représentées sur le Théâtre, quoique
. Dei. cap. 6., sème par ses fictions des choses infâmes touchant les
Dieux
; la Théologie civile les moissonne par l’approba
e-là fait retentir par les vers des Poètes ses fables détestables des
Dieux
: celle-ci les consacre aux Fêtes des mêmes Dieux
les détestables des Dieux : celle-ci les consacre aux Fêtes des mêmes
Dieux
: Mais celle-là fait une profession publique de t
de l’autre dans les choses civiles », c’est-à-dire, dans le culte des
Dieux
que les hommes ont inventé, et dans les réjouissa
e les interprétations honnêtes qu’on donnait aux fables honteuses des
Dieux
, n’étaient277 mystérieuses que dans l’usage de la
ans l’usage de la Théologie civile ; c’est-à-dire, dans les Fêtes des
Dieux
, ou dans les réjouissances publiques des villes,
médies, et les Tragédies qui contenaient les actions infâmes de leurs
Dieux
, et qui étaient représentées aux jours de leurs F
nent à la Théologie fabuleuse entrent dans la solennité des Fêtes des
Dieux
civils (c’est-à-dire, qui sont institués par les
faisait dans le Théâtre, et tout ce qui s’y disait touchant les faux
Dieux
, était des actes de révérenceDissert. pag. 53. ».
accersiri,quem expeti. » . » « Qui ne croit pas qu’Amour soit des
Dieux
le plus grand, Qu’il s’estime insensé, qu’il s’es
ceps ille Argonautarum ? » Ibid., laquelle place dans l’assemblée des
Dieux
, l’amour qui est l’auteur du vice, de l’extravaga
n fournit plusieurs exemples dans le troisième livre de la nature des
Dieux
: Voici comme Médée parle dans une Tragédie« Qui
alors, qui maintenant m’afflige, Autrefois m’envoya le souverain des
Dieux
, Pour l’affermissement d’un trône glorieux. Le tr
les Grecs de ce qu’ils représentaient des Comédies aux Fêtes de leurs
Dieux
; leur remontrant qu’il n’y avait rien de plus op
élébrer les Fêtes de Bacchus, et même de Vénus, et de tous les autres
Dieux
, en leur offrant des sacrifices, en chantant des
considérant que l’amitié, et l’union des cœurs sont des dons dont les
Dieux
récompensent nos vœux ; et que les Fêtes sont, po
nt de plus beau sacrifice, ni qui soit plus cher et plus agréable aux
Dieux
, que le soin que nous prenons de leur présenter n
dans le 6. livre de la Cité de Dieu, est de montrer que le culte des
Dieux
, qui appartenait à la Théologie civile, devait êt
ent représentées dans les Temples, et dans le culte qu’on rendait aux
Dieux
. Voici le raisonnement de S. AugustinVoyez la 5.
e, et indigne de la majesté divine à cause des fictions honteuses des
Dieux
qu’elle représente dans ses vers, et sur le Théât
ystères, représente ces mêmes fictions honteuses dans les Temples des
Dieux
, et dans le culte qu’on leur rend. Et par conséqu
ne doit pas moins condamner les Temples, et le culte qu’on y rend aux
Dieux
, que les Théâtres, et ce qui s’y fait. Saint Augu
civile représente dans les Temples, et dans le culte qu’on y rend aux
Dieux
les mêmes fictions honteuses que la Théologie fab
tendunt illa simulacra, formæ, ætates, sexus, habitus Deorum ? », des
Dieux
, leurs formes, leurs âges, leurs sexes, leurs pos
ù l’on l’expose à la risée du peuple. » Et dans le chapitre 6. « Les
Dieux
, dit-il « Nec alii Dii rideantur in Theatris, qua
ns les Théâtres, sont les mêmes que vous adorez dans les Temples. Les
Dieux
à l’honneur desquels vous célébrez des Jeux, sont
d., qui ignore ces choses, s’imaginera qu’il n’y a que ces fables des
Dieux
que les Poètes chantent dans leurs vers, et qui s
insi, personne n’estimerait jamais qu’on dût célébrer à l’honneur des
Dieux
les honteuses représentations du Théâtre ; et les
l’honneur des Dieux les honteuses représentations du Théâtre ; et les
Dieux
ne commanderaient jamais qu’on les célébrât en le
nt de honte de faire ces choses dans les Théâtres pour le service des
Dieux
; parce que on en fait de semblables dans leurs T
ries…. C’est une solennité sacrée, lorsqu’on offre des sacrifices aux
Dieux
; ou lorsque le jour se passe en festins sacrés ;
passe en festins sacrés ; ou lorsqu’on fait des Jeux à l’honneur des
Dieux
, ou lorsqu’on observe les féries. » Ainsi les Je
émons en sont les auteurs ; parce qu’ils se font à l’honneur des faux
Dieux
, et sous le titre de quelque fausse divinité, à l
istent aussi aux sacrifices, et aux autres cérémonies de la Pompe des
Dieux
qui précède l’ouverture des Jeux ; et qu’ainsi c’
qu’ainsi c’est se souiller d’Idolâtrie, c’est célébrer les fêtes des
Dieux
avec les Païens. Chap. IV de la Dissertation
Et lorsque cet Auteur approuve que les Comédiens se déguisent en faux
Dieux
, et qu’ils représentent sur le Théâtre leurs Idol
depuis qu’ils ont été retirés des Théâtres anciens consacrés aux faux
Dieux
, ils n’ont plus été considérés comme une inventio
de planchers et de portiques, où jusqu’à aujourd’huiv les bustesw des
Dieux
qui y présidaient en donnent des marques par les
fausses divinités, quoiqu’il fût rempli de plusieurs statues de faux
Dieux
, n’était pas estimé un lieu religieux pour y fair
sque l’Empereur Constantin ayant ôté des Temples les statues des faux
Dieux
qu’on y adorait, les mit dans le Cirque pour en f
e les choses qui étant bonnes d’elles-mêmes, sont consacrées aux faux
Dieux
par le mauvais usage qu’on en fait ; et celles qu
t ; c’est blasphémer le nom de Dieu qui les défend, c’est honorer ces
Dieux
abominables, c’est-à-dire les démons qui les dema
les donc sont exempts de toute superstition et de toute révérence des
Dieux
, et par conséquent ils sont dignes des Chrétiens.
était impossible d’empêcher que les Païens ne crussent honorer leurs
Dieux
par ces Jeux et ces Spectacles qu’ils faisaient a
qu’ils faisaient aux jours de leurs fêtes, étant persuadés que leurs
Dieux
leur avaient commandé de leur rendre ce culte. «
e vice, et la corruption des hommes ; mais par le commandement de vos
Dieux
. Peut-être que Scipion me répondrait s’il était v
ivant : comment ne jugerions-nous pas ces choses licites, puisque les
Dieux
les ont voulu consacrer, lorsqu’ils ont introduit
indubitable que puisque les Païens croyaient rendre un culte à leurs
Dieux
en célébrant les Jeux, et les Spectacles ; il n’y
s Spectacles, et faisaient des festins solennels à l’honneur de leurs
Dieux
, et dans des lieux qui leur étaient consacrés aux
t que comme les Païens se servaient des spectacles pour honorer leurs
Dieux
; Il y avait aussi des Chrétiens qui employaient
enable, que ces arts, et ces Jeux de la Scène étant agréables à leurs
Dieux
, ils missent au rang des personnes infâmes, ceux
civem, et proditorem, et tertianum Histrionem. » Ibidem. : « Que les
Dieux
, lui dit-il, et tous ceux qui sont ici présents,
ore que les Romains, par une pernicieuse superstition, adorassent ces
Dieux
qu’ils voyaient avoir demandé que les ordures de
oindres d’entre les hommes, j’aurais honte d’imiter le plus grand des
Dieux
? Non certes. Aussi l’ai-je imité, et avec joie.
a ville voyait, entendait, et apprenait cette manière d’apaiser leurs
Dieux
si effrontée, impure, détestable, immonde, impude
eligion, ces fables voluptueuses, et criminelles écrites contre leurs
Dieux
, ces actions déshonnêtes, inventées avec autant d
t impies dans la représentation des crimes vrais ou supposés de leurs
Dieux
, il fait voir dans le 10. Chapitre, comme les Gre
» S. August. lib. 2. de Civit. Dei. cap. 10., étant esclaves de tels
Dieux
, n’ont point cru que parmi tant d’opprobres qui s
r, soit qu’ils voulussent se rendre de cette sorte semblables à leurs
Dieux
, soit qu’ils craignissent d’attirer sur eux leur
ant ainsi à eux. C’est pourquoi pour s’accommoder à l’humeur de leurs
Dieux
, ils ont tenu les Acteurs scéniques de ces fables
able que ces arts et ces jeux de la scène, étant si agréables à leurs
Dieux
, ils missent au rang des personnes infâmes ceux q
ncore que les Romains par une pernicieuse superstition adorassent ces
Dieux
, qu’ils voyaient avoir demandé que les ordures de
n’ait pas laissé de mêler les jeux de la Scène dans les honneurs des
Dieux
? Ces arts de divertissements du Théâtre ont été
duits par la corruption de leurs mœurs, il est vrai néanmoins que les
Dieux
les ont demandés à leurs adorateurs, comme une ma
fondement d’honorer les Acteurs de la scène ; puisqu’ils adorent des
Dieux
qui demandent les jeux de la Scène : Mais les Rom
a ville voyait, entendait, et apprenait cette manière d’apaiser leurs
Dieux
, etc. » Ce qui est une falsification visible, en
t été rien omis de tout ce qui pouvait servir à apaiser la colère des
Dieux
; comme s’il n’eût pas été meilleur d’aigrir ces
la colère des Dieux ; comme s’il n’eût pas été meilleur d’aigrir ces
Dieux
par l’abstinence des voluptés, que d’obtenir leur
eurs tours du capitole furent frappées du foudre ; les simulacres des
Dieux
immortels furent abattus ; les statues des ancien
et la ruine de la Ville et de tout l’Empire, si nous n’apaisions les
Dieux
immortels par toutes sortes de moyens pour fléchi
’on n’omit rien de tout ce qui pouvait servir à apaiser la colère des
Dieux
. » Or il est indubitable que dans ces jeux qui d
e fut rien omis de tout ce qui pouvait servir à apaiser la colère des
Dieux
, l’on n’oublia pas les Comédies, ni les Tragédies
ait accoutumé de représenter aux jeux qu’on célébrait à l’honneur des
Dieux
, comme nous voyons que l’Andrienne, l’Eunuque, le
spirent l’amour qu’ils représentent, et se revêtant de l’image de vos
Dieux
, ils font honneur au crime qu’ils leur imputent,
oindres d’entre les hommes, j’aurais honte d’imiter le plus grand des
Dieux
? Non certes : Aussi l’ai-je imité avec joie. » N
is gestibus, et nutibus provocat » : « Le même Histrion déshonore vos
dieux
, représentant leurs adultères, leurs soupirs, et
de Comédies, et de Tragédies, comme Tertullien nous l’apprend ; « Les
Dieux
, dit-il « Nec Tragici quidem, aut Comici parcunt,
laisirs, les travaux, les désordres de la famille de quelqu’un de vos
dieux
. » C’est donc sans raison que l’Auteur de la Diss
ait un lit sur lequel les Mimes représentaient les adultères de leurs
Dieux
, et de ce que l’on y donnait au public des specta
onnêtes. Surtout nous désapprouverons ceux qui introduisent plusieurs
Dieux
qui ne s’accordent point ; un frère qui a des dif
etterons ceux qui représentent les adultères, et les sales amours des
Dieux
, et principalement de Jupiter, qu’ils disent être
n’y blâme autre chose que les adultères et les autres crimes de leurs
Dieux
, que l’on y représentait avec beaucoup de mépris
ion pourrait être tolérable en la bouche d’un Païen qui croit que les
Dieux
se plaisent à être honorés par les Comédiens ; ma
ira peut-être, qu’Homère feignait ces choses, et qu’il attribuait aux
Dieux
les mouvements et les passions des hommes ; répon
d aussitôt : Il aurait mieux fait de rendre les hommes semblables aux
Dieux
, que de rendre ainsi les Dieux semblables aux hom
it de rendre les hommes semblables aux Dieux, que de rendre ainsi les
Dieux
semblables aux hommes. Mais nous pouvons dire ave
t inventait ces choses, et qu’il les inventait afin qu’attribuant aux
Dieux
des actions criminelles, elles ne passassent plus
e ceux qui les commettraient à l’avenir semblassent imiter plutôt les
Dieux
célestes, et tout puissants, que des hommes perdu
oindres d’entre les hommes, j’aurais honte d’imiter le plus grand des
Dieux
? Non certes ; aussi l’ai-je imité, et avec joie.
raison les impuretés et les rêveries des fables et les illusions des
Dieux
et proposant aux Chrétiens une doctrine pleine de
es hommes vicieux et infâmes représentassent les plus saints de leurs
Dieux
sur le Théâtre. N’est-ce pas , dit Tertullien, q
laudissements que vous leur donnez, vous ne violez pas la majesté des
Dieux
, et vous ne profanez pas la Divinité ? » Vous po
as honteux, et sacrilège ? LEANDRE. « Entrons dans ce beau Temple...
Dieux
! Que viens-je de voir, quelle main adorable. Ah
, elle est incomparable. Qu’ai-je vu, Philippin ? qu’ai-je vu, justes
Dieux
! PHILIPPIN. Hé, quoi donc ? LEANDRE. Une main
il m’est insupportable. …… Enfin je pourrais perdre et la crainte des
Dieux
, Et l’amour de Sichée, et le respect des cieux, Q
us grand, il vous fera connaître Qu’on ne doit qu’à lui seul, qui des
Dieux
est le maître ; Il vous dispensera, comme il fait
s, lui qui ne pouvait pas même souffrir qu’on mit l’amour au rang des
Dieux
? et qui s’écriait « O præclaram emendatricem vit
admirable réformatrice des mœurs, laquelle place dans l’assemblée des
Dieux
, l’amour qui est l’auteur du vice, de l’extravaga
, je réponds que c’était pour une superstition qu’ils avaient à leurs
Dieux
; mais les plus sages les ont toujours blâmés ; c
entendez parler ces démons qu’adoraient les Païens sous les noms des
Dieux
de l’Amour ou de la Fureur ; et des autres passio
lorsqu’il eut résolu d’en faire un sacrifice à Vulcain (pris pour le
dieu
du Feu) : Ephaiste, prouol’ ôde Platôn nutì seî
e de la vertu s’y montre rarement, quoiqu’à tout moment on y voye des
Dieux
& des Héros : dans les dernières au contraire
ommes vicieux, & à des femmes débauchées, qui ont estés erigés en
dieux
& en deesses, sous les noms de Jupiter &
de la patrie, ou par la defaite des ennemis, étoit admis au rang des
dieux
, aprés plusieurs religieuses ceremonies, & su
te tapisserie, qui voyés-vous paroître sur le theatre, sinon les faux
dieux
, & les ridicules deesses de l’antiquité, c’es
atre, qui joüent les grands rôles, & qui font les personnages des
Dieux
ou des Empereurs, des Deesses ou des Reines, qui
tend que les Comediens qui sont les Acteurs qui representent ces faux
Dieux
sur le theatre, soient marquês d’infamie, & q
, les sacrées & les funebres : les premieres étoient dediées aux
Dieux
, pompa ordinum, & hostiarum , dans lesquelle
, dit Iosephe, les premieres avoient été instituées à la gloire des
Dieux
, & les secondes à la memoire des morts. Voilà
ler les anciennes pompes qui étoient instituées en l’honneur des faux
Dieux
, puisque comme je l’ay déjà remarqué, on ne voit
ur mauvais usage, en ce qu’ils étoient instituez à l’honneur des faux
dieux
, de même les comedies sont encore mauvaises par l
is voulu approcher nos Temples ny nos Autels, crainte d’irriter leurs
Dieux
, & d’offenser leurs Idoles. Et cependant on v
qu’aux Payens d’en offrir de semblables à leurs Idoles & à leurs
Dieux
. Consultez là-dessus vos confesseurs & vos Ca
sistant à des spectacles qui sont institués pour honorer, non pas les
Dieux
de la gentilité, mais l’idole du monde ; car le s
liquescentes, erubescentes . Ces Rois qui avoient été mis au rang des
dieux
, ces tyrans qui ont persecutez si cruellement l’E
l’usage où étoient les chœurs, de chanter des Hymnes à l’honneur des
Dieux
; que par complaisance pour les Prêtres de Bacchu
us les grands Poétes qui avant lui avoient chanté les Héros & les
Dieux
, l’avoient connue comme lui. Les murmures des Prê
onstruction du Louvre ; n’est-ce pas en effet la maison des Rois, des
Dieux
& des Déesses ? L’importance de l’objet, le p
gneront sur les trois théâtres du Royaume. L’Opéra est le théâtre des
Dieux
, il sera l’appanage du premier Prince du Sang. Le
st un Palais souterrain pour loger les diables, les furies, & les
dieux
infernaux. La Salle ou Bal est aussi toute prête
chef-d’œuvre de tous les arts à la fois ; que doit-être le Palais des
Dieux
, des Déesses, des Fées, des enchanteresses ? Nous
s d’animaux, des machines. On nous avertit que ce sont les amours des
Dieux
. Vénus & Mars & Adonis, Diane & Indim
n si bien reconnue, qu’on n’oseroit placer dans la Chapelle aucun des
Dieux
du théâtre, ni aucun image de dévotion au théâtre
er la Pompe funèbre des Grands qu’on voulait faire passer au rang des
Dieux
, par des Combats de gens qui se tuaient au bas du
faire périr tout le reste. Les Récits, c’est-à-dire, les louanges des
Dieux
, d’où a tiré naissance le Poème Dramatique, n’éta
Sculpteurs contribua beaucoup à faire reconnaître les Idoles pour des
Dieux
. Je crois que c’est quelque chose de cela, qui es
il profana les Vases du Temple de Jerusalem : « Qu’ils louaient leurs
Dieux
d’or, d’argent, d’airain, de fer et de pierre. »
traits exterieurs on passa à la vie et aux actions. La plupart de ces
Dieux
ayant été de grands hommes, on fit leurs éloges,
ières. Pour ce qui est des louanges que l’on récitait à l’honneur des
Dieux
, elles donnèrent naissance au Poême Dramatique. O
traitent de l’amour. De-là toutes ces fictions, tous ces mariages des
Dieux
, ces descriptions de leurs folles passions : on o
ce qu’il appelle idolâtrie qu’il s’y faisait des Sacrifices aux faux
Dieux
g, il n’y a rien de plus contraire à la vérité :
es accusant d’idolâtrie, c’est à cause qu’on n’y parlait que des faux
Dieux
, que tous les appareils en étaient fabuleux, et q
es comme une idolâtrie, c’était parce qu’on y faisait parler les faux
Dieux
, qu’on les y représentait avec cet air de Majesté
la mort, que cette foi généreuse avec laquelle on foule aux pieds les
Dieux
des Nations. Ce sont là les plaisirs des Chrétien
modérées ; d’où vient qu’on fait toujours les Amants se plaindre des
Dieux
, qu’ils accusent d’injustice, et dire souvent d’a
hême. Cette idolâtrie ne consistait, qu’en ce que la multiplicité des
Dieux
y était introduite sous des noms consacrés à des
les entend. Dans le cours d’une Pièce on fait paraître tous les faux
Dieux
qui s’opposent les uns aux autres pour seconder o
ophète adresse aux Juges : la première est quand il les appelle « des
Dieux
et les fils du Souverain » : et la seconde, lors
ir duquel ils participent. Or si le Prophète appelle les Juges, « des
Dieux
, et les enfants de Dieu », n’est ce pas pour les
ssassent aller à des injustices, qui leur fissent changer leur nom de
Dieux
, en celui d’Antéchrists ? car, de grâce, quelle e
isme, que Cicéron, en un mot, eût reproché à Homère qu’il faisait des
Dieux
des hommes, et qu’il érigeait les hommes en Dieux
e qu’il faisait des Dieux des hommes, et qu’il érigeait les hommes en
Dieux
: au lieu, dit-il, qu’il aurait dû rendre les hom
x : au lieu, dit-il, qu’il aurait dû rendre les hommes semblables aux
Dieux
, plutôt que d’abaisser la divinité à la condition
spirent l'amour qu'ils représentent, et se revêtant de l'image de vos
Dieux
, ils font honneur au crime qu'ils leur imputent ;
ait un lit sur lequel les Mimes représentaient les adultères de leurs
Dieux
, et de ce que l'on y donnait au public des Specta
nudités des décorations, la coquetterie des actrices ; les amours des
Dieux
, & le libertinage de la jeunesse, &c. fon
lime Emilie, Elle aima les plaisirs, les arts, la vérité. Les
Dieux
lui donnant leur génie Ne garderent pour eux que
donne pour l’univers. Oui il est un Atome. Qu’est-ce que le génie des
Dieux
? Les Dieux ont-ils du génie ? Les génies ne sont
’univers. Oui il est un Atome. Qu’est-ce que le génie des Dieux ? Les
Dieux
ont-ils du génie ? Les génies ne sont-ils pas des
s Dieux ? Les Dieux ont-ils du génie ? Les génies ne sont-ils pas des
Dieux
? Et de quels Dieux a-t-elle le génie ? Est-ce de
ont-ils du génie ? Les génies ne sont-ils pas des Dieux ? Et de quels
Dieux
a-t-elle le génie ? Est-ce de Mars, de Venus, de
Neptune, de Pluton ? Ce galimatias est-il une beauté ? Il dit que les
Dieux
se sont reservés l’immortalité, ils ne l’ont donc
[FRONTISPICE] L'AGENT DE
DIEU
DANSLE MONDE PAR LE R.P.YVES de Paris, Capucin Se
’obtint pour six années. Il expose, que a l’honneur & louenge de
dieu
, de nostre mere saincte eglise, & de la sainc
ur quoi Saint Pierre s’exprima ainsi Loue soit
dieu
, Ca Mathias, entre nous autres Faictes nombre des
prescherie » Ce sont villains yssus de pescherie » Voulans noncer de
dieu
la paix cherie. » Mais si vostre art a mort ne le
nt sur les théâtres la vie des Héros par des personnes consacrées aux
Dieux
, et qui par cette action, se donnaient l’entrée a
de leurs places, les furies de l’enfer, les morts des sépulcres, les
Dieux
de leur trône ; on va chercher les autres mondes
s moyens de se délivrer d'une si longue et si cruelle maladie, et les
Dieux
leur répondirent, « qu'il fallait instituer les J
factorum cum lascivia imitatio. » Diomedes. l. 3. aventures de leurs
Dieux
; quelques vieilles Fables, ou quelques Moralités
l les en faut croire, avec quelque sentiment de dévotion envers leurs
Dieux
. Et l'Histoire nous apprend qu'aux Jeux donnés pa
Il peignit tout ce que la Fable a de plus licencieux, les amours des
dieux
, Zephir & Flore, Diane & Endymion, Bacchu
es Apelle, des Michelange, le Brun, Girardon, &c. Pour donner aux
dieux
, aux héros, aux princes les habits qui leur sont
ime de la vérité. M. Bossuet, Hist. Univ., 2 part. c. 16, parlant des
dieux
du paganisme, dit : Qui oseroit raconter les cér
Qui oseroit raconter les cérémonies & les mysteres impudiques des
dieux
immortels, leurs cruautés, jalousie & autres
e Bacchus. Rousseau, Emile, tom. 3. L’ancien paganisme enfanta des
dieux
abominables qu’on eût punis ici-bas comme des scé
ristianisme a tout remis à sa place : il est l’époque de la chûte des
dieux
, & de l’abolition de leurs désordres. M. de B
esque toutes nos tragédies , dit-il, sont dans le costume antique des
dieux
méchans, leurs ministres fourbes, leurs oracles m
éfére le tendre pere d’Iphigénie, suspendu entre l’obéissance dûe aux
Dieux
& le cri de la nature, à un jeune orgueilleux
es plus fortes passions, des combats des héros contre les tyrans, des
Dieux
contre les Destins. Ce n’est point aux doucereux
Babilone, vous verrés les Peuples qui porteront sur leurs épaules des
Dieux
d’or & d’argent, de pierre & de bois, pou
dans le monde figuré par l’infidelle Babilone : vous y allés voir ces
Dieux
d’or & d’argent, postés dans les places publi
s Divinités qu’il respecte : les Idoles qu’il adore ne sont point des
Dieux
comme le nôtre : ils sont l’ouvrage de ses mains
e : tous ces événemens avoient été ordonnés, & conduits par leurs
Dieux
, comme je l’ai dit, chapitres 2 & 3. Dans les
ies à Athenes, tout étoit sacré. Elles étoient faites à l’honneur des
Dieux
, dans les grands jours de Fêtes ; les Sujets inté
entendoit gémir sur le Théâtre étoient les objets de la vengeance des
Dieux
, les malheureux enfans de ces Familles, victimes
ainte, d’ordures et de dissolutions, de blasphèmes et invocations des
Dieux
Païens, ne doit être toléré en l’Eglise Chrétienn
chef d’œuvre de l’esprit humain. Mais à quoi servent les estampes des
Dieux
de la Fable ? Qu’apprend un Bacchus, une Vénus, u
e & de piété, où elles étoient autrefois communes, tandis que les
Dieux
de la fable, les héros des Romans, le grotesque d
leurs palais, leurs jardins étoient pleins de figures indécentes des
Dieux
& des Déesses du Paganisme. Dans les pays Pro
r répandu, & jusques dans le temple de Jérusalem ; les images des
Dieux
du Paganisme, ce qui étoit en même-tems un écueil
si la Comédie était connue long-tems avant qu’on sacrifiât un bouc au
dieu
du vin, elle peut avoir fait naître l’idée du tra
venue jusques chez les Grecs, avec le culte d’Osiris & des autres
Dieux
. Mais, me dira-t-on, pourquoi ces peuples, tels q
, que l’on nommait sans crainte ; elle alla même jusqu’à se jouer des
Dieux
. Lysandre, Général des Lacédémoniens, s’empara d’
nore. Il est probable que du tems des Druides, les ministres de leurs
Dieux
, & même avant, ils instituèrent des fêtes qui
s crie contre cette infamie publique, pendant qu'on recherche de faux
Dieux
à l'honneur desquels on célèbre ces Spectacles du
nt donc pouvez-vous mettre au rang des saintes puissances du Ciel ces
Dieux
qui se plaisent à recevoir un culte, qui rend ind
, à plus forte raison cette sainte Cité ne reçoit point ces sortes de
Dieux
: C'est pourquoi si vous désirez d'avoir part à la
ons. C'est une chose honteuse à des personnes vertueuses d'adorer des
Dieux
qui regardent d'un œil favorable le culte déshonn
les Grecs, &c. elles faisoient partie du culte de plusieurs faux
Dieux
, jamais dans la religion véritable. Aucun vestige
upiter. Celles des Nymphes, des Faunes, des Satyres, &c. Tous les
Dieux
& Déesses étoient danseurs, & aimoient ép
e l’idolâtrie n’est que le culte des passions sous le nom bizarre des
Dieux
& Déesses de la fable, qui n’ont été que des
ancienne que le paganisme, ait été introduite dans le culte des faux
Dieux
, il est certain que la danse & ce culte obscè
ui l’éclaire. C’est une huile salutaire qui adoucit les ressorts. Les
Dieux
, pour ajuster les hommes à leurs desseins par le
sa honte, la confusion de Vénus, la rage de Mars, la joie maligne des
Dieux
qui accourent en foule à ce spectacle. Tout le mo
ire parler un buste ? Que fait là le Pautheon ? Jamais on n’a mis les
Dieux
en buste dans le Temples. Le Pautheon renfermoit
s les Dieux en buste dans le Temples. Le Pautheon renfermoit tous les
Dieux
reconnus, jamais il n’a servi pour les apothéoses
fête. Momus & Thalie ont eu beau chercher, par ordre du pere des
Dieux
, quoiqu’ils aient fait passer en revue tous les c
rien à faire dans le vaste champ du ridicule ? Veut-on se moquer des
Dieux
du théatre, en les faisant composer des drames, l
vaine idole, son culte est-il raisonnable ? Mais il est au dessus des
Dieux
, puisqu’il les détruit. Ce ne sont pas les Dieux
il est au dessus des Dieux, puisqu’il les détruit. Ce ne sont pas les
Dieux
de la sable, il les célebre à chaque page ; c’est
lebre à chaque page ; c’est donc le Dieu véritable qu’il outrage. Les
Dieux
dont on lui donne le nom, & qu’il mérite de p
de l’antiquité, trouvaient si facilement, dans le séjour céleste des
dieux
du paganisme, et dans le royaume infernal de Plut
r leurs théâtres trois sortes de personnages, savoir, des hommes, des
dieux
, et des êtres fantastiques ou allégoriques. Des p
phocle sont bien au dessous. C’est Jupiter qui met Orphée au rang des
Dieux
. La ville de Calais, osant presque lutter avec le
t condamné à mort ce jeune Guebre. Autre erreur, les Prêtres des faux
Dieux
n’ont jamais eu le pouvoir de condamner à mort da
ment la sienne ; le plus souvent même on recevoit à Rome les nouveaux
Dieux
. Qu’importe à l’idolâtrie qu’on change d’objet de
veaux Dieux. Qu’importe à l’idolâtrie qu’on change d’objet de culte ?
Dieux
pour Dieux, les uns ne vallent pas mieux que les
. Qu’importe à l’idolâtrie qu’on change d’objet de culte ? Dieux pour
Dieux
, les uns ne vallent pas mieux que les autres. Il
de Martyrs, mourir plutôt que d’abandonner sa foi. Mon cœur est à mes
Dieux
, mon bras à l’Empereur. Erreur, ou galimathias :
que les autres, parce qu’ils sont plus grands ? Qu’ils adorent leurs
Dieux
, mais sans blesser le mien, Que chacun dans sa lo
, De quoi lui sert le sceptre oisif entre ses mains, Est-il comme nos
Dieux
, indifférent, tranquille, Des maux du monde entie
u Clergé qui a son mérite : Je ne veux désormais dans les Prêtres des
Dieux
Que des hommes de paix, honorés & soumis, Par
tes de Satan, Abrégé du service que rendaient les Païens à leurs faux
Dieux
, lesquels en temps calamiteux, ils estimaient ne
de meurtres, parricides, incestes ; d’exécrations, et invocations des
Dieux
Païens : Or l’Ecriture défend en termes exprès, n
ture défend en termes exprès, non seulement de jurer par les noms des
Dieux
étrangesy, mais de les prononcer par notre bouche
Rome, non par les vices des hommes, mais par les Commandements de vos
Dieux
, c.à.d. les Diables. Il serait plus tolérable d’o
lus tolérable d’ordonner honneurs divins à Scipion, que servir à tels
Dieux
. » Item, « Ecoutez, si votre entendement ivre des
s si longtemps, vous permet de considérer quelque chose de sain : Les
Dieux
pour faire cesser la peste des corps, commandaien
it, entre les jeux, que les Païens jouaient à l’honneur de leurs faux
dieux
, et ceux que les Papistes jouent quelquefois aux
se moque plaisamment des Romains, qui tenaient pour service de leurs
Dieux
, les Comédiens, et détestaient tant les Comédiens
s, au lieu de les honorer comme Prêtres, et principaux serviteurs des
Dieux
: Mais je crois qu’il eût pleuré amèrement, aussi
i à l’imitation de ces pauvres qui ne voulaient porter les fleurs aux
Dieux
, que le Soleil ne les eût rayonnées, je conjure e
n avoit pour objet d’inspirer la haine des Rois, & la crainte des
Dieux
. Cette prétention est sans fondement. L’objet du
satyres bachiques. Car, comme l’a dit M. l’Abbé Vatry 2, de tous les
Dieux
, celui sans contredit qui étoit le plus propre à
inus, Aristophane. On y jouoit les Philosophes vivans, & même les
Dieux
. Le Peuple & les Magistrats s’en amusoient be
s passions ; C’est lui qui nous fit voir ces maîtres du tonnerre, Ces
Dieux
dont un clin d’œil peut ébranler la terre, Injust
étoit vain, léger, inconstant dans ses mœurs ; sans respect pour les
Dieux
; insolent, & plus prêt à rire d’une impertin
Les anciens Romains, bons Laboureurs, s’assembloient pour offrir aux
Dieux
des sacrifices, & pour les remercier des frui
Etrurie, des Farceurs, dont les jeux parurent, propres à appaiser les
Dieux
, & à détourner une peste qui ravageoit la Vil
ême goût d’invention ; & la Grece, qui fut appellée la Patrie des
Dieux
; pouvoit aussi être nommée la Patrie des fables
cle d’être Payens dans le cœur, & de vouloir ramener le culte des
Dieux
d’Homere & de Virgile. Mais, comme l’a dit M.
lattés d’erreurs & de foiblesse, Notre devoir est combattu : Les
Dieux
, par leur exemple, y sont à la jeunesse Un scrup
s’imaginerent que des Jeux sur un Théâtre appaiseroient la colere des
Dieux
; ils firent venir des Baladins de Toscane, &
résente aux Romains qu’un de leurs Citoyens a été plus sage que leurs
Dieux
, puisqu’il a condamné des Spectacles qu’ils avoie
l a condamné des Spectacles qu’ils avoient établis pour honorer leurs
Dieux
. Ce Scipion étala dans un long discours les dange
eux, si impurs, que Julien l’Apostat défendit aux Prêtres de ses faux
Dieux
d’y assister. Qu’ils laissent, disoit-il, au Peup
elle à son Dieu, qui abandonne la vraie religion pour adorer des faux
dieux
, contre les lumieres les plus évidentes de la rai
qui la combat 1°. Aucun de nos philosophes n’admet la pluralité des
dieux
. Le déiste, le matérialiste n’en connoissent qu’u
ne, Perfide disoit-elle, oses-tu bien changer ? Puisqu’aux mépris des
dieux
tu peux te dégager, Que ta flamme est éteinte, &a
son Serpent. Voilà donc votre Héros devenu Dieu, et du nombre de ces
Dieux
que les Romains appelaient Majorum Gentium, c’est
olle célébrait ces jeux vers la fin du mois de Février à l’honneur du
dieu
Pan ; en courant par la ville d’une manière immod
étaient consacrés à Cybèle, que les poètes nomment la grand-mère des
dieux
, et en grec Μεγάλη. Les Apollinaires dédiés à Apo
à l’Apothéose des Empereurs Romains. Ces Princes devenoient tous des
Dieux
, & leurs successeurs ne manquoient pas de leu
d’eux mêmes. La fumée de l’encens fait tourner la tête. Les noms des
Dieux
de la Fable qu’on y mêle, les grands mots adorabl
ns propos des hâles, entremêlés de quelques mots latins, des noms des
Dieux
de la Fable, & de quelque ancien Empereur, co
ui a été plusieurs fois imitée. Dans son Agrippine il parle ainsi des
Dieux
: Ces enfans de l’effroi, ces beaux riens qu’on
ans savoir pourquoi. Ces alterés du sang des bétes qu’on assomme, ces
Dieux
que l’homme a faits, & qui n’ont point fait l
& du peu de goût qu’a pour lui le public, quoique placé parmi les
Dieux
par l’Abbé Schrone. Les plaintes que les Journaux
arrêta avec sa flotte dans un port d’Italie, y fit des sacrifices aux
Dieux
, & bâtit dans cet endroit une ville de son no
les pussent retourner. C’était Eschyle In πέρσαις. qui disait que les
Dieux
sousterrains recevaient tout et ne renvoyaient ri
la scène. Il n’est pas honnête, dit Cicéron, de s’exercer contre les
Dieux
, même par jeu d’esprit, nous ne devons point nous
s surpris, Ovide, qu’un esprit aussi beau que le vôtre nous fasse des
Dieux
plus vicieux que des hommes ; sur-tout ne deviez-
l, temple, sacrifice, &c. on les applique aux créatures & aux
Dieux
du Paganisme ; je suis bien éloigné d’approuver c
ui amuse un instant. Rien n’est plus impur que le théatre, jamais les
Dieux
n’ont été plus maltraités que dans les comédies d
que dans les comédies d’Aristophane, Mercure, Pluton & les autres
Dieux
comme des misérables qu’on foule aux pieds. Moliè
comédies de Plaute & de Térence, que les Payens invoquoient leurs
Dieux
dans tous les mariages, qu’ils avoient même des D
voquoient leurs Dieux dans tous les mariages, qu’ils avoient même des
Dieux
exprès pour les mariages. Junon, Lucine, l’Himené
nne ; d’autres où des Chrétiens auroient représenté les aventures des
Dieux
, les auroient chantés, loués, honorés, comme les
ec le jeune homme de Térence : Me ferois-je un scrupule de ce que les
Dieux
sanctifient ? Quod Divos decuit, cur mihi turpè p
e il ne peut être que glorieux De se voir le rival du Souverain des
Dieux
. Moi, tout Dieu que je suis, je dois être jalou
ce qui fit à Rome le plus grand bruit. Dans les fêtes sacrilèges des
Dieux
du Paganisme, de Vénus, de Bacchus, de Mars, on s
âtres, embarrassés sur le choix, n’en donnèrent d’abord aucun à leurs
Dieux
, & puis les leur donnèrent tous les deux, pou
ore des opéra où ce costume indécent a été observé dans les fêtes des
Dieux
, & ce déguisement est familier sur le théatre
lisman, aux habits d’un différent sexe qui avoient servi au culte des
Dieux
, quand on les portoit après les avoir fait porter
, d’introduire les déguisemens dans les cérémonies religieuses de ces
Dieux
impurs dont tous les mystères, toute la religion
le dire, autant de temples consacrés à la déesse de Paphos ou même au
dieu
de Lampsaque. Vous savez, Monsieur, sur quoi roul
nterie, la brutalité, la haine du mariage, ou si ces gens se marient,
dieux
! quels époux ! Une des suites, ai je dit, de la
s ces sanctuaires du plaisir, est ouverte par les ris, les amours, le
dieu
du vin, le dieu du jeu, le dieu de la table. A la
s du plaisir, est ouverte par les ris, les amours, le dieu du vin, le
dieu
du jeu, le dieu de la table. A la porte de sortie
t ouverte par les ris, les amours, le dieu du vin, le dieu du jeu, le
dieu
de la table. A la porte de sortie veillent dans u
Cyprine N’a jamais atteint ta poitrine, Pourquoi donc s’embrasent les
Dieux
? Ce feu saint, l’honneur des Vestales, Echauffe
n’est point la foi Catholique qui fait les Martyrs, c’est la foi des
Dieux
, des tems de la Cour. La foi qui fait le Luthérie
e parlent de la Mithologie payenne ; ce sont par-tout les actions des
Dieux
, des prieres, des offrandes, des cantiques ; les
es actions des Dieux, des prieres, des offrandes, des cantiques ; les
Dieux
font tout, on en espére, on en craint tout. Nous
neille, de Racine, de Crébillon & de Voltaire. C’étoient des faux
Dieux
sans doute ; mais les payens les regardoient comm
é qui convenoit à l’Action représentée, aux prieres qu’on faisoit aux
Dieux
, & à la morale qu’on débitoit. Ainsi elle n’a
rt de joie, ils invoquent le Dieu Pan, celui qui regle les danses des
Dieux
, pour qu’il leur inspire une danse, Parce que, di
evoir un citoyen. Jamais Poëte Comique ne fut si hardi à attaquer les
Dieux
& les Hommes, si fertile en obscénités, ni si
l’est encore dans la liberté qu’il donne à Aristophane, de parler des
Dieux
& de la Religion, & dans sa sévérité pour
leur âme tourmentée n’eût plus éprouvé que d’affreux sentiments… Les
Dieux
, qui entendent les gémissements de la beauté, ne
nt ces monstres redoutables. Mais quel objet frappe ses regards ? Les
dieux
du haut du ciel ont jeté à ses côtés Hébém ou que
i le danger des conseils que vous voudriez que j’écoutasse : mais les
dieux
vous ont armée en vain de tant de charmes. Ma rai
ts, dans son silence. Ah ! Zima, pourras-tu résister à la volonté des
dieux
qui se déclare ?… Il l’examine encore, il voit to
n ne met que des Etres imaginaires, des Pantalons, des Arlequins, des
Dieux
, des Fées, des Génies, des Sorciers, &c. sur
enteurs des Arts utiles, dont ils ne firent plus des hommes, mais des
dieux
. Le peuple, longtemps abruti sous la Théocratie,
atone qu’ils ont moquée ; &c. Comme les Rois se disaient Fils des
Dieux
, les premiers d’entr’eux qui firent des conquêtes
s Dieux, les premiers d’entr’eux qui firent des conquêtes, furent des
Dieux
à leur tour, aux yeux des peuples épouvantés : so
e, pour se placer lui-même sur l’autel. Les actions de ces troisièmes
Dieux
étaient connues : avec quelques additions, que la
sent, mais qu’on ne voit nulle part ? Voila quelle est l’origine des
Dieux
du Paganisme. La nature personnifiée ; non par de
plus grossiers que méchans, avaient tout bonnement les vices de leurs
Dieux
, ou plutôt, de leurs Rois déifiés. Nous avons lai
chus ne sont pas plus l’origine de la Tragédie, que celles des autres
Dieux
. Quelques-uns, plus fondés en raison, ont avancé
qu’elle était censée une imitation des Chansons & des Danses des
Dieux
Rustiques, qu’on nommait Satyres. [Ces Satyres, F
ses Décorations, de ses Chœurs, de ses Danses ? Dans les Temples des
Dieux
, en consultant les Ministres des Autels. Qui lui
ées publiques : elle fesait partie de ses Fêtes & du culte de ses
Dieux
: elle vit dans les Acteurs des hommes d’Etat, au
e jeunes Romains & de jeunes Romaines chantaient les louanges des
Dieux
, & représentaient leurs principales actions.
elon Tite-Live, on établit à Rome des Jeux scéniques en l’honneur des
Dieux
, pour obtenir la cessation de la Peste, fut-ce de
emeuraient vainqueurs : la République eût cru s’attirer la colère des
Dieux
, en leur offrant des victimes avilies par le crim
remiers Spectacles des Romains. Les courses de chars en l’honneur des
Dieux
, se fesaient par les premiers de la Nation : les
le puissent. *. D’autres veulent que le mot Comédie vienne de Comus,
dieu
de la Joie : alors Comédie signifiera Chant Joyeu
t l’origine des Atellanes. *. Ou bien de Cômos & d’odê (chant du
dieu
Comus & de la joie). *. 450 ans avant J. C,
, eslevoient leur mine, & les faisoit ainsi mieux representer les
Dieux
& les Heros. La Scene faisoit voir des Temple
ne cruelle peste ravageant les champs & la ville, on recourut aux
Dieux
pour en obtenir quelque remede. L’année suivante
Buleng. 3 hic. c.où il avoit une porte du milieu par où sortoient les
Dieux
, les Heros & les Rois ; & quelques autres
nt toutes les vertus, étoient supérieurs à tous les hommes, égaux aux
dieux
, &c. C’est le jargon des prologues de l’Opera
Le divin Moliere, cet immortel Racine, cet incomparable Voltaire, ce
dieu
du goût, du génie, cette déesse des graces, cette
ent fort maltraités. Les œuvres des poëtes méritent peu la colere des
dieux
, comme leurs flatteries méritent peu leurs faveur
nous brûler dans l’onde. Le flambeau du monde brûle de tes feux ; le
dieu
de la guerre, le dieu du tonnere se laissent enfl
de. Le flambeau du monde brûle de tes feux ; le dieu de la guerre, le
dieu
du tonnere se laissent enflammer ; dans les enfer
poursuites. Toi seule, ô toi ! jeune objet que j’adore, de tous les
Dieux
sois le seul que j’implore ; que l’Art d’aimer se
ans l’ame, de l’ame aux sens, qui fécond en desirs, &c. Voilà mon
dieu
. L’amour, selon lui, est de tous les âges, &
, à quelles conditions il doit l’épouser, se trouve entre elle et ses
dieux
. Le nœud d’une Tragédie comprend les desseins de
es, les laisse sur leur bonne foi, au lieu de soulever contre eux les
Dieux
et les hommes pour les punir. Les parricides, les
et ces alarmes continuelles ne conviennent guère à un Héros, que les
Dieux
avaient destiné pour être le Fondateur du Peuple
sagement ménagé dans son Antigone : Tiresias annonce à Créon, que les
Dieux
vengeront sur lui, et sur toute la Maison Royale,
ique a tiré son origine des récits, qui se faisaient à la louange des
Dieux
, et il se ressent toujours un peu de cette supers
des idolâtries ; mais c’est à cause que l’on n’y parlait que des faux
Dieux
; et que tout s’y ressentait de la fausse Religio
mp; l’amour de concert Prenoient soin de venger ma flamme : Que ces
Dieux
pour punir son cœur Avoient chez les mortels envo
ien qu’en plusieurs de ces jeux, ôté ce qu’ilsm étaient consacrés aux
Dieux
des Gentils, il y eût moins de danger de corrupti
s, pour les jeux des Comédiens. C’est chose assez connue, que les
Dieux
des Gentils, c’est à dire les Démons, ont exigé c
eux de la Scène, disait S. Augustin, sont mêlés avec les honneurs des
Dieux
; Ce sont des artifices que la vertu Romaine a ét
tation des hommes, et soient glissés par la corruption des mœurs, les
Dieux
ont requis, qu’on les fît en leur honneur ». Il a
qu’on les fît en leur honneur ». Il avait dit auparavant, que « les
Dieux
avaient introduit les jeux Scéniques, parmi les m
t les Poètes comiques et tragiques se licencièrent de parler de leurs
Dieux
et de leurs faits, comme des plus débauchés d’ent
, trompeurs, ravisseurs, et quoi non ? « Tous les Adorateurs de tels
Dieux
, dit S. Augustin,24 quand il leur en prenait un
aires ; ce que quelques Gentils ont jugé indigne des Temples de leurs
Dieux
. Et le Philosophe Aristides27 a tâché de le dissu
remontrant que les comédies n’étaient point convenables aux fêtes des
Dieux
, pource qu’en icelles il faut toujours dire chose
d’offrir ès sacrifices, ce que la loi défend, il a aussi jugé que les
Dieux
ne peuvent être honorés par l’art et l’industrie
ains, que se servant ès Théâtres de ces gens comme Ministres de leurs
Dieux
, et comme de sacrificateurs, puisqu’ils leur cons
tous honneurs et cependant leurs jeux sont mêlés avec le service des
Dieux
? D’ou vient qu’on rejette le comédien, par leque
dit au contraire, j’ai ri comme un Enfant. Homere qui veut rendre ses
Dieux
méprisables, les fait éclatter de rire, & leu
ient-ils ? de voir marcher un Boiteux. Le rire immodéré est celui des
Dieux
d’Homere, des Enfans, & des gens du Peuple. P
nto, & non est spiritus in visceribus ejus. Habac. II. Voilà les
Dieux
& les Déesses du Paganisme : un morceau de bo
orceau de bois ou pierre que l’ouvrier a coloré & doré, voilà les
Dieux
& les Déesses du monde, de vaines idoles qui
leur argent, & n’ont ni esprit ni bon sens ni lumière. Voilà les
Dieux
& les Déesses du théatre, couverts de tout ce
beauté fournit contre elle bien d’autres armes : vous serez comme des
Dieux
par l’étendue de vos lumières, vous connoîtrez le
e est bien payée. Voilà qui fait voler les talonières du Messager des
Dieux
, & annoncer toutes les vertus du fard. Avril
; Libre à l’instant de sa naissance, Il ne devoit l’obéissance Qu’aux
Dieux
seuls qui l’avoient formé. C’est l’âge d’or, la
uille tes regards généreux. On hais les tirans redoutables, Et si les
Dieux
sont adorables, C’est quand les mortels sont heur
orables, C’est quand les mortels sont heureux. Il y a donc plusieurs
Dieux
? On les donne à Dieu pour modeles, & en lui
contes de Marot & de Rousseau qu’il dit écrits sous la dictée des
Dieux
des Jardins, & dont il blâmé la grossiere obs
sque, & les expose à la risée de l’univers. Il fait descendre les
Dieux
de l’Olympe, les Rois de leur Thrône, les Héros d
pour bénir le Ciel, et qui par cette raison fut appelé le langage des
Dieux
. Rien ne rend les hommes plus sociables, n’adouci
ette odeur est si agréable que pour la mieux sentir, vous prierez les
Dieux
de vous faire tous nez, quod cum olfacies, Deos
cieux. En particulier chez les Payens l’Ambroisie étoit l’aliment des
Dieux
, elle avoit une odeur exquise qui se répandoit pa
eur d’un parfum précieux embaume au loin la terre & le Palais des
Dieux
. Voilà le théatre, voilà les actrices, Déesses d
théatre, voilà les actrices, Déesses de la volupté dans le Palais des
Dieux
. Quoiqu’en général l’ambroisie soit regardée comm
ame aux transports les plus doux, aimons-nous à jamais. Une troupe de
Dieux
& de peuples qui sont à leur suite, applaudis
; régnez avec eux : plaisirs, assemblez-vous, &c. Tous les autres
Dieux
les regardent curieusement envient le sort des am
. Quand elle trahit ma tendresse. Je vois de son parti tous les
Dieux
se ranger. Quel Dieu n’eût souhaité de l’être a
és de laurier, les Flamines, les Augures interprètes des volontés des
Dieux
, les Vestales chargées d’entretenir le feu sacré,
des comédies, n’ont jamais vilipendé la religion jusqu’à mettre leurs
Dieux
, leurs Bonzes, leurs Mandarins sur la scène. Jama
, « Pensent faire agir Dieu, les Saints et les Prophètes, Comme ces
Dieux
éclos du cerveau des Poètes. » Surtout ont-ils
core même Horace, qui n’était pas un dévot, puisqu’il se moque de ses
Dieux
, en les faisant venir d’un tronc d’arbre, veut-il
s, imitateurs des Païens, qui canonisaient le crime par l’exemple des
Dieux
: « Quod Divos decuit, cur mihi turpè putem ? » C
n’ai jamais pu m’accoutumer. C’est la comparaison des hommes avec les
Dieux
. Ou on les adore, ou on les méprise. Si on les ad
arallèle. Quel spectacle ! des hommes se mesurer, disputer avec leurs
Dieux
, les traiter cavalièrement, les combattre ! Le di
e la plus grande partie des pièces de Corneille. « Oui, je jure des
Dieux
la puissance suprême, Et pour dire encor plus, je
s de Pompée. Mettre des cendres au-dessus de la puissance suprême des
Dieux
qu’on adore, est-il rien de plus faux et de plus
'y blâme autre chose que les adultères, et les autres crimes de leurs
Dieux
, que l'on y représentait avec beaucoup de mépris
: je réponds que c'était pour une superstition qu'ils avaient à leurs
Dieux
. mais les plus sages les ont toujours blâmés. car
de Janvier, les Païens du temps passé représentaient publiquement les
dieux
qu’ils adoraient, en la plus hideuse forme qu’il
et leur reproche de placer le vice dans le Ciel, et de faire de leurs
Dieux
des protecteurs du libertinage. M. Dryden dira-t-
ns comme un Dieu, que comme un batelier. L’un et l’autre se rient des
Dieux
et appellent Mars et Vulcain, Les deux bouffons d
mais tout cela part de Mercure revêtu du caractère d’Ambassadeur des
Dieux
. Où est la convenance des mœurs avec la personne
ut que « la convenance soit gardée même pour les Machines, et que les
Dieux
ne se départent jamais des fonctions qui leur son
ces fonctions l’obscénité du langage pour caractériser quelqu’un des
Dieux
: aussi M. Dryden ajoute-t-il : « Si les Dieux on
ctériser quelqu’un des Dieux : aussi M. Dryden ajoute-t-il : « Si les
Dieux
ont à parler sur le Théâtre, il faut absolument q
auté du visage. Car n’est ce pas à son avis un beau spectacle que des
Dieux
folâtres qui « se lancent des étoiles à la tête c
« se lancent des étoiles à la tête comme des pelotes de neige » ? des
Dieux
libertins qui débitent au sexe des saletés ? des
neige » ? des Dieux libertins qui débitent au sexe des saletés ? des
Dieux
impies qui se raillent mutuellement par des blasp
des éloges. Avant que de finir l’Amphitryon, je cherche pourquoi les
Dieux
comparaissent à un Tribunal Ecclésiastique ? L’im
e fut introduite par principe de Religion, pour fléchir la colère des
Dieux
et arrêter le cours d’une grande mortalité. Mais
vons nous permettre de voir aucune Scène immodeste. Les adultères des
Dieux
et des Héros sur le Théâtre, sont des divertissem
s choses, s’exprime contre les théâtres en ces termes : « Ah ! si les
dieux
avaient eu une volonté malfaisante pour les homme
nt des divertissemens champêtres, où l’on faisoit entrer le culte des
Dieux
, & sur-tout de Bacchus, qu’on y célébroit dan
Langue Grecque étoit à peine connue, qu’Homère en fit le langage des
Dieux
. Athènes ne venoit que de naître, quand elle enfa
e la plus précieuse des prérogatives, d’être le conservateur & le
dieu
tutelaire de sa famille ; avantage si grand aux y
pensait avoir de plus caché, et nous faisons descendre de là-haut les
Dieux
immortels, trop heureux de paraître sur ce théâtr
trie, s’il est vrai qu’on ne puisse faire de Comédie sans y mêler les
Dieux
de la Fable. Tertullien traitait d’idolâtres les
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