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1 (1666) Dissertation sur la condemnation des théâtres « Disseration sur la Condemnation, des Théâtres. — Chapitre I. Que les Spectacles des Anciens ont fait partie de la Religion Païenne. » pp. 2-35
attants et les actions de grâces que les Vainqueurs rendaient à leurs Dieux , ou par l'estime et la révérence pour ceux qui en
les plus anciens et les plus nobles leur étaient venus de la part des Dieux qui les avaient eux-mêmes ordonnés, et que leur é
avis, une suite des Apothéoses ; car ayant mis des hommes au rang des Dieux , il était bien raisonnable de diviniser toutes le
et beaucoup d'autres, qui veulent que ce Héros entrant au nombre des Dieux , en donna la charge à Castor et Pollux. La LutteP
ir, ils furent restitués en son honneur par les Athéniens. Que si les Dieux ne les ont pas tous institués, ils leur ont toujo
vec grands sacrifices pendant neuf jours. Aussi croyaient-ils que ces Dieux présidaient invisiblement aux Jeux qui leur étaie
it honoré en ce combat comme père de la Lutte ; et Platon appelle les Dieux Présidents des Jeux selon Pollux ; mais j'estime
ses. C'est donc avec raison qu'ils avaient accoutumé de vouer à leurs Dieux les Jeux, et de les célébrer en leur honneur pour
s furent établis à Rome par l'ordre de leurs Oracles pour obtenir des Dieux la cessation d'une grande peste qui infectait la
t si avantageux à la République, qu'il résolut d'en rendre grâces aux Dieux par la célébration des grands Jeux durant quatre
ux Éleuthériens furent faits en la Ville de Platée pour remercier les Dieux de la grande bataille que les Grecs y gagnèrent c
l. 30. fit célébrer à Rome les Jeux du Cirque en l'honneur des grands Dieux , à savoir Jupiter, Junon et Minerve, en la sociét
de la bataille ; et en la procession on portait les Images des douze Dieux qu'ils nommaient les Grands, auxquels tous les au
utes les sortes. SyllaAppian. l. i. de bell. civil. rendit grâces aux Dieux par cette cérémonie après la victoireDiod. l. 16.
e Poppée le Senat fit des vœux publics pour recommander son fruit aux Dieux , avec des Jeux à l'exemple de la Religion des Ath
de Musique aux Sacrifices. Ils les donnaient souvent pour obtenir des Dieux infernaux le repos de ceux que la mort leur avait
sarée. Ils les employaient encore pour éviter par le secours de leurs Dieux les malheurs dont ils étaient menacés. Aussi les
ce que l'on y faisait contre les Lois, tant ils craignaient que leurs Dieux en fussent irrités, et cet argent était employé a
ainsi ; « Les JeuxAugust. l. 4. de Civit. Scéniques où les crimes des Dieux sont récités, joués et chantés, sont faits en leu
de Jupiter avec leur Mitre, les Augures interprètes de la volonté des Dieux , et ces Vierges chastes qui gardaient le feu perp
airement que des disputes et des combats dont ils croyaient que leurs Dieux étaient les Arbitres, les Combattants avaient acc
orté le prix de la tragédie aux Fêtes Lénéennes, en rendit grâces aux Dieux par des Sacrifices ; où assistèrent ceux qui en a
ts que les Vainqueurs aux Jeux publics avaient accoutumé de faire aux Dieux à l'honneur desquels ils étaient consacrés. Et ce
les couronnes ; car ils les estimaient non seulement les favoris des Dieux , mais leurs égaux, les nommant célestes, divins,
voris des Dieux, mais leurs égaux, les nommant célestes, divins, demi Dieux et même des Dieux : Les Athlètes sont nommés enfa
ais leurs égaux, les nommant célestes, divins, demi Dieux et même des Dieux  : Les Athlètes sont nommés enfants et imitateurs
e des Sacrifices à Clèomède commeGreg. Nazian. Lucian. in Euterp. aux Dieux immortels, parce qu'il avait souvent remporté la
oles ; « Les Fêtes, dit ce savant Païen, sont des jours consacrés aux Dieux avec Sacrifices, Festins, Jeux ou Féeries, car le
asse en festins sacrés, quand on donne quelques Jeux en l'honneur des Dieux ou quand on fait cesser toutes les Juridictions e
2 (1692) De la tragédie « De la tragédie ancienne et moderne. » pp. 148-162
notre égard, toutes choses étant aussi changées qu’elles le sont. Les Dieux et les Déesses causaient tout ce qu’il y avait de
abuleux au Peuple, dans l’opinion qu’il avait d’une société entre les Dieux et les hommes. Les Dieux agissaient presque toujo
’opinion qu’il avait d’une société entre les Dieux et les hommes. Les Dieux agissaient presque toujours par des passions huma
sions humaines : les hommes n’entreprenaient rien sans le conseil des Dieux , et n’exécutaient rien sans leur assistance. Ains
ire. Mais toutes ces merveilles aujourd’hui nous sont fabuleuses. Les Dieux nous manquent, et nous leur manquons ; et si, vou
ure, Junon, Vénus, et toute la suite des autres Déesses et des autres Dieux . Les idées que nous donne Lucain des Grands Homme
ue celles que nous donne Virgile des Immortels. Celui-ci a revêtu ses Dieux de nos faiblesses, pour les ajuster à la portée d
celui-là élève ses Héros jusqu’à pouvoir souffrir la comparaison des Dieux  : « Victrix causa Diis placuit, sed victa Catoni
 Victrix causa Diis placuit, sed victa Catoni. »g Dans Virgile, les Dieux ne valent pas des Héros : dans Lucain, les Héros
les Dieux ne valent pas des Héros : dans Lucain, les Héros valent des Dieux . Pour vous dire mon véritable sentiment, je crois
la Tragédie des Anciens aurait fait une perte heureuse en perdant ses Dieux avec ses Oracles et ses Devins. C’était par ces D
en perdant ses Dieux avec ses Oracles et ses Devins. C’était par ces Dieux , ces Oracles, ces Devins, qu’on voyait régner au
librement les vices, et d’avoir de l’amour pour les vertus. Comme les Dieux causaient les plus grands crimes sur le Théâtre d
opre fille, et une fille tendrement aimée, pour apaiser la colère des Dieux , ce sacrifice barbare fut regardé comme une pieus
s sentiments de l’humanité, il fallait murmurer contre la cruauté des Dieux en impie ; et si l’on voulait être dévot envers l
cruauté des Dieux en impie ; et si l’on voulait être dévot envers les Dieux , il fallait être cruel et barbare envers les homm
voyons représenter les Hommes sur le Théâtre sans l’intervention des Dieux , plus utilement cent fois pour le public et pour
Polyeucte de Corneille. g. [NDE] : Lucain, Pharsale, I, 27 : « Les dieux prirent le parti du vainqueur, mais Caton prit ce
3 (1763) Réflexions sur le théâtre, vol. 1 « CHAPITRE IX. Sentiments de Saint Augustin sur les Spectacles. » pp. 180-198
ticulier par la cessation ou la réforme des jeux du théâtre, dont les Dieux étaient fort irrités. Le christianisme leur fut d
des lumières de la foi, il eût connu combien étaient méprisables les dieux que le peuple croyait honorer par ces fêtes ! « Q
acles d’impureté, cette licence de vanité, sont l’ouvrage de vos faux Dieux . Il vaudrait mieux adorer Scipion que les Dieux :
l’ouvrage de vos faux Dieux. Il vaudrait mieux adorer Scipion que les Dieux  : valaient-ils leur Pontife ? Ecoutez, si l’ivres
vresse de l’erreur vous laisse encore quelque lueur de bon sens : les Dieux ordonnent le théâtre pour vous préserver des maux
m matribus suis agere pudet, etc. » Il passe de là au théâtre. Si vos Dieux étaient des Dieux véritables, ils vous donneraien
ere pudet, etc. » Il passe de là au théâtre. Si vos Dieux étaient des Dieux véritables, ils vous donneraient des règles de mœ
i ne sera plus porté à faire ce qu’il voit autorisé par l’exemple des Dieux , que ce qui est ordonné par les lois ! Un jeune h
t ici plus conséquents que les Romains. En permettant de diffamer les Dieux par la représentation de leurs crimes, ils laissa
diffamer les hommes : les hommes méritent-ils plus de respect que les Dieux  ? « Nimis superbum fuit famæ parcere principum, u
is de calomnier un homme en place, et il sera permis de calomnier les Dieux  ? Mais qu’importe au démon qu’on lui impute des f
e croyant pas pouvoir mépriser des hommes dont le métier honorait les Dieux  : « Græci turpiter quidem, sed Diis suis omnino c
is suis omnino consequenter. » Ce qui devait faire sentir combien ces Dieux étaient méprisables qui se croyaient honorés de l
ue qu’une chose, c’est de se suivre soi-même, et de ne pas adorer des Dieux dont on déclare infâmes les Prêtres et le culte.
lte. Concluons par ce raisonnement bien simple. S’il faut honorer les Dieux , disent les Grecs, il faut honorer les Comédiens,
omédiens sont infâmes et méprisables. Donc, disent les Chrétiens, ces Dieux sont infâmes et méprisables. Tout le reste de ce
ombre. Ceux qui vous procureraient cette vie, seraient vos véritables Dieux , etc. Faut-il remonter au temps de S. Augustin po
termine ce livre (C. 20.) par exhorter les Romains à renoncer à leurs Dieux et à leurs théâtres. Peuple célèbre, enfants des
bornes dans sa puissance, ni terme dans sa durée. Ce ne sont pas des Dieux , ce sont des démons que vous avez adorés. Vous av
onsacré leur ignominie. Vous avez dégradé les Comédiens, éloignez ces Dieux qui se plaisent dans la représentation de leurs c
ui déshonore ceux qui l’exercent, qu’on ne verra pas dans le ciel ces Dieux dont les adorateurs ne sont pas reçus au nombre d
iété des démons. Il est indigne d’un honnête homme de reconnaître des Dieux qui se plaisent aux hommages des gens infâmes. La
s Prédicateurs qui condamnent cette infamie publique, et on adore ces Dieux prétendus qui se plaisent à des spectacles de thé
tc. » Quelles horreurs d’exposer sur un théâtre public les amours des Dieux , les adultères de Jupiter, les infamies de Vénus,
es adultères de Jupiter, les infamies de Vénus, vrais ou faux ! Quels Dieux qui se plaisent à voir représenter ce qu’ils devr
4 (1590) De l’institution de la république « SIXIEME TITRE. Des Poètes, et de leurs vertus, item quels Poètes on peut lire et quels on doit rejeter des Théâtres. » pp. 117-127
ens, et principalement pour autant ou qu’ils ont mauvaise opinion des dieux , ou bien ils en parlent mal.Il excuse les Poètes
fables méprisé les sottes opinions qu’avaient les Païens touchant les dieux , et touchant leurs vaines et folles superstitions
perstitions. Car ils ne pouvaient confesser que ceux là fussent vrais dieux , lesquels ils avaient connu avoir été mortels, et
les Poètes n’ignoraient point que Jupiter Roi de Candie ne fut jamais dieu ,Jupiter Opt[imus] Max[ixmus] ainsi les anciens au
e ces Poètes excellents et très doctes eussent estimé ce Jupiter être dieu immortel, duquel ils avaient loué par leurs vers
nus, et reçus pour mignons de cour, les eussent-ils mis au nombre des dieux après leur mort ? Que signifie autre chose la fab
la fable des Egyptiens, par laquelle ils disent, que Osiris fut fait dieu du Soleil,Osiris fait dieu du soleil. Vois Macro[
r laquelle ils disent, que Osiris fut fait dieu du Soleil,Osiris fait dieu du soleil. Vois Macro[be] li. 1. Satur[nales]. c.
a] où ceci est amplement déchiffré. et qu’il le faut apaiser comme le dieu plus favorable, vu qu’ils savaient bien, qu’il ét
mp, qu’il s’en était volé au ciel et que d’homme mortel il était fait dieu .4. Nous savons aussi que Romulus fondateur de Rom
le, firent courir le bruit, qu’il était canonisé et mis au nombre des dieux de Rome, et qu’il voulait être appeléVois Fest[us
tir un Temple, et un Autel, et lui faire les honneurs qu’on doit à un dieu . Les Poètes estimaient être chose indigne, croire
Les Poètes estimaient être chose indigne, croire que ceux là fussent dieux , lesquels ils savaient bien avoir été hommes mort
superstitions et rêveries, ils ornaient par vers tellement la vie des dieux , que cependant ils donnaient à connaître, qu’ils
l s’ensuit donc que les Poètes n’ont point estimé que ceux ci fussent dieux  : mais afin de rendre recommandables, et mémorabl
Mac[robe]. li. 1. ch. 19. Saturn[ales]. Cicér[on] 3. de la nature des dieux . Servius in 4. Aeneid f. lequel apporta maintes u
issassent à la postérité une mémoire d’eux, leur attribuant le nom de dieu , et [comme on dit] de grands personnages qu’ils é
a doctrine des choses divines. Ils n’estimaient pas qu’un Jupiter fût dieu  :7. ains le prenaient pour quelque puissance céle
ripide translatés en Latin par Cicéron en son second de la nature des Dieux , desquels tel est le sens : « Vois-tu pas ce be
« Vois-tu pas ce beau ciel épars,Cic[éron] li. 2. de la nature des dieux le prenant d’Eurip[ide]. Clemens Alex[andrinus].
ir, principalement és Hymnes, et chants mystiques, et és louanges des dieux . Or Pindare est le plus excellent d’entre les Poè
[imus] Max[ixmus] ainsi les anciens auteurs l’appelaient. Osiris fait dieu du soleil. Vois Macro[be] li. 1. Satur[nales]. c.
Mac[robe]. li. 1. ch. 19. Saturn[ales]. Cicér[on] 3. de la nature des dieux . Servius in 4. Aeneid f. Diog[enus] Laert[tius] ;
. 5. des divines instit[utions]. 7. Cic[éron] li. 2. de la nature des dieux le prenant d’Eurip[ide]. Clemens Alex[andrinus].
5 (1666) Dissertation sur la condemnation des théâtres « Disseration sur la Condemnation, des Théâtres. — Chapitre II. Que la représentation des Comédies et Tragédies était un acte de Religion parmi les Grecs et Romains. » pp. 36-56
s ne lui fut pas si particulière qu'elle n'ait passé jusqu'aux autres Dieux qu'ils honoraient par les Jeux du Théâtre ; car a
présentations qui se faisaient sur le Théâtre, étant consacrées à ces Dieux imaginaires qu'ils en faisaient les auteurs, ils
Valère dit que les Théâtres ont été inventés pour rendre honneur aux Dieux , et donner du plaisir aux hommes. Mummius témoign
ux hommes. Mummius témoigna saTacit. l. 14. reconnaissance envers les Dieux dans son triomphe de Corinthe et de l'Achaïe, en
des processions solennelles et des sacrifices. Sylla pour honorer les Dieux après la défaite d'Archélaos, fit desPlut. in Syl
Quintil. l. 3 c. 8. dit qu'elle commençait toujours par l'honneur des Dieux , et que c'est un sentiment de Religion de nommer
avait point d'autre fondement que la dévotion des Païens envers leurs Dieux , ils y ont presque toujours représenté leurs pers
pas dire que les Anciens se moquaient de ceux qu'ils adoraient comme Dieux , en représentant des actions que l'on pouvait nom
nsées, et tout ce que nous lisons maintenant de la naissance de leurs Dieux et de toutes leurs actions avait une intelligence
faisait dans le Théâtre, et tout ce qui s'y disait touchant les faux Dieux , était des actes de révérence : Et cette considér
6 (1752) Traité sur la poésie dramatique « Traité sur la poésie dramatique — CHAPITRE III. En quoi consiste le Plaisir de la Tragédie, & de la grande émotion que causoient les Tragédies Grecques. » pp. 49-62
ntendre les Tragédies Grecques. Ces Peuples étoient persuadés que les Dieux haïssoient les hommes, & particulierement cer
ent, & où les enfans étoient punis des fautes de leurs Peres. Les Dieux ordonnoient les crimes, & les punissoient. In
ent des victimes humaines, & cependant nulles plaintes contre ces Dieux dans les Tragédies ; les Malheureux ne se plaigne
ne se plaignent que de leur destinée : le Destin étoit supérieur aux Dieux mêmes. Œdippe dans Sophocle dit qu’Apollon est l’
ce : Il faut qu’un mortel se soumette à la nécessité ordonnée par les Dieux  : Τας ἐκ ϑεῶν ανάγκας. Les imprécations des Peres
parricides étoient aux yeux des Grecs des évenemens ordonnés par les Dieux . Quand Ajax s’est jetté sur son épée, son Frere f
or lui avoit donnée, dit dans Sophocle : Pour moi je soutiens que les Dieux ont arrangé cet évenement ; ils arrangent tout ce
précations des Peres contre les Enfans : on y voit aussi la haine des Dieux contre les hommes. Jupiter ne puise jamais pour e
ut fléchir les Parques, ni par les prieres ni par les sacrifices. Les Dieux mêmes ne peuvent changer leurs decrets, comme il
comme je l’ai déja dit, des évenemens ordonnés & conduits par les Dieux . Quelques Philosophes leur firent ce second repro
7 (1765) Réflexions sur le théâtre, vol. 3 « Chapitre VIII. Assertions du Théâtre sur le tyrannicide. » pp. 130-174
opima mactari Jovi, quam Rex iniquus. » « Que ne puis-je faire aux Dieux des libations du sang d’un homme qui leur est odi
qui flatte si fort l’amour propre Volterrien, n’est que le mépris des Dieux et des Rois, qui anime partout Corneille. En se m
« César fut un tyran, et son trépas fut juste. Et vous devez aux Dieux compte de tout le sang Dont vous l’avez vengé p
i furieux qu’ils ne peuvent entendre nommer le Prince : « Plût aux Dieux que vous-même eussiez vu de quel zèle Cette tro
du génie poétique, pour faire mieux goûter le mépris des Rois et des Dieux , que cette pièce, comme toutes celles de Corneill
ne pour des sentiments héroïques de la plus haute vertu Romaine ! Ces Dieux ne sont, il est vrai, que des idoles, aux yeux de
les, aux yeux des Chrétiens ; mais aux yeux des Romains c’étaient des Dieux véritables. C’étaient donc pour eux de véritables
n diminue l’horreur et en fasse croire la légitimité ? « Quand les Dieux étonnés semblaient se partager, Pharsale a déci
Et son courroux mourant fait un dernier effort Pour reprocher aux Dieux sa défaite et sa mort. Le sang des Scipion prot
Dieux sa défaite et sa mort. Le sang des Scipion protecteur de nos Dieux . Jusqu’à lui faire aux Dieux pardonner sa défai
Le sang des Scipion protecteur de nos Dieux. Jusqu’à lui faire aux Dieux pardonner sa défaite. Moi, je jure des Dieux la
Jusqu’à lui faire aux Dieux pardonner sa défaite. Moi, je jure des Dieux la puissance suprême, Et pour dire encor plus,
Car vous pouvez bien plus sur un cœur affligé Que le respect des Dieux qui l’ont mal protégé. Ma Divinité seule après
i l’ont mal protégé. Ma Divinité seule après ce coup funeste. Ces dieux qui l’ont flatté, ces dieux qui m’ont trompée,
vinité seule après ce coup funeste. Ces dieux qui l’ont flatté, ces dieux qui m’ont trompée, Ces dieux qui dans Pharsale
ste. Ces dieux qui l’ont flatté, ces dieux qui m’ont trompée, Ces dieux qui dans Pharsale ont mal servi Pompée, Qui la
et du désespoir, que l’on traite de sublime, parce qu’il attaque les Dieux et les Rois, et qui par cette même raison ne méri
tion des beautés de la nature, et non de ses horreurs. Le langage des Dieux est fait pour chanter les vertus, et non les forf
Quelle gloire pour vous en domptant les Romains, Que sans avoir des Dieux emprunté le tonnerre, Un seul homme ait changé
ldats remplissons tous ces lieux Où le Sénat impie ose troubler nos Dieux . Dans un sang ennemi.… » Il faudrait copier
ue. « Destructeurs des Tyrans, vous qui n’avez pour Rois Que les Dieux de Numa, vos vertus et vos lois… Que Tarquin sa
des hommes. N’alléguez point des nœuds que lui-même a rompus, Les Dieux qu’il outragea, les droits qu’il a perdus. Il n
e disent de plus tous les Ultramontains ? « Pardonnez-nous, grands Dieux , si le peuple Romain A tardé si longtemps à con
rien ne reste en ces lieux Que la haine de Rome et le courroux des Dieux . Sous le joug des Tarquin la Cour et l’esclavag
ervir Alzire et sa patrie, Sans ôter à Gusman sa détestable vie ? Dieux impuissants, Dieux vains, dans nos vastes contrée
patrie, Sans ôter à Gusman sa détestable vie ? Dieux impuissants, Dieux vains, dans nos vastes contrées. Deux vertus da
s de nos maîtres avides. La soif de te venger, toi, ta fille et mes Dieux . Puissions-nous de Gusman punir la barbarie !
le sang des Tyrans sacrilèges et traîtres, Qui doit couler, grands Dieux , sous le fer de vos Prêtres. Nos vœux sont exau
de vos Prêtres. Nos vœux sont exaucés quand l’Autel en est teint. Dieux  ! dans ce grand dessein prêtez-moi votre appui,
terre et dans les cieux Que la vertu, l’honneur, la justice et les Dieux .  (Andronic) Courez les commander, et tentez la
œur quand le crime l’étonne, Et brave le courroux des hommes et des Dieux . Dont le bras à toute heure armé pour me punir,
soit puni par de trop justes coups D’avoir osé se mettre entre les Dieux et vous. » (César) Même sujet traité par Volta
rtus ont captivé son âme. Caton seul dans mon cœur balance tous les Dieux  ; Caton vous condamna, c’est à moi d’y souscrir
oit tarir vos larmes. Le Tyran périra, Petus vous l’a promis. Les Dieux ont trop longtemps souffert la tyrannie, Toujou
coups dignes d’elle, et de vous et de moi. Si je me plains ici des Dieux qui m’ont trahie, C’est de voir que ma mort doi
8 (1767) Réflexions sur le théâtre, vol 6 « Réflexions sur le théâtre, vol 6 — RÉFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE SIXIÈME. — CHAPITRE VI. Ericie, ou les Vestales. » pp. 138-159
vénération qu’on leur doit. L’ancienne tragédie eût dû abandonner ses Dieux & ses oracles ; ils faisoient regner une supe
t moins dangereuses, du moins les crimes n’y sont plus commis par les Dieux , dont l’élévation semble les autoriser, &c. L
Au milieu de son cours la nuit n’est point encore : La vengeance des Dieux doit précéder l’aurore. Le grand Pontife, pere
nsés dont il se fait suivre, il entend les blasphemes contre tous les Dieux , contre cette même Vesta dont il venge l’honneur
! Le Brutus de Voltaire eût-il souffert que ses enfans maudissent les Dieux & la République ? l’Horace de Corneille punit
les mains au ciel, & faisoit une priere pour demander pardon aux Dieux de ce forfait, & les exécuteurs descendoient
nt demeurent immobiles, en voyant le sacrilège y entrer, insulter les Dieux , troubler l’ordre de la justice & l’exécution
n rang, évitant tous les yeux, Le barbare est, dit-on, au service des Dieux . Qu’il aille à leurs autels expier la furie. Il
nature. On met Dieu en contraste avec les parens : Il faut servir les Dieux , & chérir les parens, car il n’est pas questi
rien, & mon cœur furieux Ose dans ses transports défier tous les Dieux . Peut-on entendre ces malédictions ? Les Dieu
ts défier tous les Dieux. Peut-on entendre ces malédictions ? Les Dieux se plaisent-ils à causer nos tourmens ? Entassent
es entraves ? Nons sommes leurs enfans, & non pas leurs esclaves. Dieux avides des pleurs & du sang des mortels. Quel
rs esclaves. Dieux avides des pleurs & du sang des mortels. Quels Dieux dont le pouvoir, au lieu de nous couvrir, Accable
nt secourir ! Peut-on se plaire à ces blasphemes ? Je déteste ces Dieux par la crainte adorés. Comme s’il ne falloit p
qu’un autre ? On verra donc toujours la superstition Déshonorer les Dieux & la religion. Laissez leur le soin de venger
ocation : Ces sermens odieux doivent-ils jamais être entendus par les Dieux  ? Le désespoir, le trouble, la fureur au fond de
9 (1666) Dissertation sur la condemnation des théâtres « Disseration sur la Condemnation, des Théâtres. — Chapitre III. Que les anciens Pères de l'Eglise défendirent aux Chrétiens d'assister aux Jeux du Théâtre, parce que c'était participer à l'Idolâtrie. » pp. 57-89
était publiquement solenniser avec les Païens les Fêtes de leurs faux Dieux , participer à la révérence qu'ils rendaient aux D
nt, c'est blasphémer le Nom de Dieu qui les défend, c'est honorer ces Dieux abominables, c'est-à-dire, les Démons qui les dem
, nous assistions à leurs Jeux qu'ils faisaient en l'honneur de leurs Dieux et de leurs Déesses ; à celle qu'ils nommaient la
u'ils nommaient la Vierge céleste, et à Berecynthe la mère des autres Dieux , en l'honneur de laquelle les bouffons de la Scèn
e ces Esprits immondes, qui trompent les hommes sous le faux titre de Dieux Serm. 8.qu'ils usurpent. Si vous croyez, si vous
urne de Dieu : car la célébration de ces Jeux sont les Fêtes des faux Dieux  ; Ils sont institués pour honorer leur naissance,
gion, il abandonne le culte du vrai Dieu, et se met du parti des faux Dieux , dont il célèbre les Fêtes. » Mais après le témo
iquent ces choses dans la croyance qu'elles sont les délices de leurs Dieux . Quelle folie de s'imaginer que le plaisir est lé
loisible d'acheter et de vivre de ce qui avait été consacré aux faux Dieux par ces ridicules cérémonies, et Saint Paul leur
amilles, à des ouvrages qui devaient être employées au culte des faux Dieux  : il condamnait d'impiété l'Architecte qui en don
10 (1762) Lettres historiques et critiques sur les spectacles, adressées à Mlle Clairon « Lettres sur les Spectacles à Mademoiselle Clairon. — LETTRE IV. » pp. 68-81
on cœur en voyant vos beaux yeux, De l’état de son sort interroge ses Dieux . Polinice, l’un des freres ennemis, dit plus bas
ous dont dont la rigueur m’ouvrit ce précipice ; Voilà de ces grands Dieux la suprême justice ; Jusques au bord du crime ils
r, s’il est vrai que maître de nos cœurs, De nos divers penchants les Dieux soient les auteurs, Quand même vous croiriez que
vôtre un effort généreux, C’est là qu’il est permis de combattre les Dieux . On m’opposera que ce sont des Payens qui s’expr
ocquoient impunément de l’impuissance & de la méchanceté de leurs Dieux . J’en conviens, mais ce sont des Chrétiens qui le
11 (1770) La Mimographe, ou Idées d’une honnête-femme pour la réformation du théâtre national « La Mimographe, ou Le Théâtre réformé. — Seconde partie. Notes. — [G] » pp. 408-415
un Autel consacré à Apollon ; car, dans les anciennes Religions, les Dieux présidaient à tous les plaisirs des hommes ; doct
qui étaient sous les portes des retours pour introduire d’un côté les Dieux des bois & des campagnes, & de l’autre le
ités de la mer, il y en avait d’autres au-dessus de la Scène pour les Dieux célestes, & de troisièmes sous le Théâtre pou
rentes faces, & qui se tournaient d’un ou d’autre côté, selon les Dieux à qui elles servaient. De toutes ces machines, il
i descendaient du Ciel dans les dénouemens, & dans lesquelles les Dieux venaient pour ainsi dire au secours du Poète. Ces
ne faisaient que traverser le Théâtre ; d’autres dans lesquelles les Dieux descendaient jusque sur la Scène, & de troisi
ient en magnificence à aucun édifice public, pas même aux Temples des Dieux . Ainsi la Scène, née de la simplicité des premier
12 (1768) Réflexions sur le théâtre, vol 10 « Réflexions sur le théâtre, vol 10 — RÉFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE DIXIEME. — CHAPITRE PREMIER. Peinture & Sculpture. » pp. 4-40
que les mêmes choses. Toujours des avantures galantes, les amours des Dieux  ; toujours des nudités. Les Amours, les Graces, l
aventures, les mêmes nudités les défigurent. Acteurs & actrices, dieux & déesses, métamorphoses d’Ovide, contes de l
e de l’un & de l’autre sexe. Si ce n’est, dit-il, les statues des Dieux dont le culte l’exige. Cette exception est inexcu
prit si conséquent & si juste. Il est évident que les statues des Dieux doivent produire les mêmes funestes effets que le
x, qui avoit fait mourir Socrate, pour n’avoir pas assez respecté ses Dieux . La Philosophie ne fait point de martyrs de la Ré
onie, que les savans devroient entendre, qui couvroit de ridicule des Dieux infames, dont le culte n’étoit qu’un tissu d’infa
n il calmoit les remords & sanctifioit le vice, par l’exemple des Dieux , qui employent toute sorte d’artifice pour séduir
auculum per impluvium. Mais quel Dieu, ajoutoit-il, le plus grand des Dieux , qui ébranle les cieux avec une parole. M’apparti
& Lubens feci. Je suis persuadé que Terence a voulu se moquer des Dieux de son tems, dont toute la Réligion étoit un tiss
, il doit se féliciter comme des plus grands honneurs que le pere des Dieux & des hommes ait bien voulu partager sa femme
andis que le chrétien enseigne la plus scandaleuse, par l’exemple des Dieux . Le Peintre est ordinairement le premier pris dan
i grand désordre, qui ne choque pas moins la nature que la vertu, les Dieux , dit-on, écouterent la priere de Pigmalion, &
i met sur les autels les crimes les plus infames, & donne à leurs Dieux la plus honteuse origine. Le théatre en fait une
& des rolles de l’opéra, qui n’est que l’histoire des amours des Dieux  ; du théatre Italien, des petites piéces, des par
ertueux Asa, qui chasse l’actrice, brise l’autel, & la figure des Dieux des jardins. On tâche au contraire de les imiter.
rêtres & aux femmes qui prophanoient le Temple par les images des Dieux des nations, nommément d’Adonis, le fils de Venus
ariete per circuitum. Nos maisons sont ainsi devenues les temples des Dieux , leurs images y sont de toute part exposées. Tout
isoit-il aux mauvais Chrétiens, voilà vos modéles, votre Réligon, vos Dieux  ; hæc exemplaria, hæc théologia, hæc doctrina ves
13 (1603) La première atteinte contre ceux qui accusent les comédies « Stances à Madame Isabelle, sur l’admiration où elle a tiré la France » pp. -
cet esprit agile Recouru le premier mobile, Et vu l’heureux trône des Dieux Il passe les deux Hémisphères, Et revolant sur le
descendit cet Aurore, Et ce grand Soleil que j’adore Fit combler les Dieux en douleurs : Phœbus se vêtit de ténèbres Et les
eille, Vint illuminer nos […]l D’une flamme si pure et belle Que les Dieux font par Isabelle, Reluire leurs divinités. l.
14 (1763) Réflexions sur le théâtre, vol. 1 « CHAPITRE VII. De l’idolâtrie du Théâtre. » pp. 143-158
les spectacles représentaient les actions, ou plutôt les vices de ses Dieux infâmes. La corruption des mœurs en était une par
le virent idolâtre, Tertullien, S. Cyprien, etc., outre le culte des Dieux qu’ils y réprouvent, y trouvent mille autres rais
ord eu pour eux une sorte de vénération, comme pour des Ministres des Dieux  ; mais leurs vices et les désordres de leurs fête
ritée, puisqu’ils osent se dire Chrétiens. Ils sont Prêtres des mêmes Dieux  ; même culte, mêmes objets, mêmes fêtes, mêmes cr
casion de quelque fête publique, pour donner des jeux à l’honneur des Dieux . Mais depuis que par des théâtres fixes, construi
mps où elles concouraient avec des fêtes, quoique les autels des faux Dieux y demeurassent toujours. Car telle fut la marche
er dans les Auteurs les jeux sacrés qui se donnaient en l’honneur des Dieux , et les jeux ordinaires du théâtre ; les jeux sac
ome, la Maison quarrée à Nîmes, etc. S’il subsiste quelque statue des Dieux , on n’en trouve que dans les cabinets des curieux
r son génie ? « Muses, grâces, amours, dont elle fut l’image, O mes Dieux et les siens !…  Ces bords ne seront plus profane
15 (1765) Réflexions sur le théâtre, vol. 4 « CHAPITRE IX. Sentiments de Tertullien. » pp. 180-200
C.  15. Vous ne vous réjouissez sur vos théâtres qu'aux dépens de vos Dieux et des bonnes mœurs. Il semble qu'on s'attache pa
t d'Omphale, de Bacchus, de Vénus, de Momus, de l'Aurore, de tous les Dieux , etc. on verra une grande partie de nos opéra et
t du théâtre Italien). Dites-moi, continue Tertullien, si ce sont vos Dieux dont vous vous moquez, ou les Acteurs qui les rep
stice, l'impudence, la violence. « 6.° Plusieurs portent les noms des Dieux Neptunaux, Floriveaux, Apollinaires, etc.et se cé
arents. De là l'ancienne division de jeux sacrés et funèbres pour les Dieux ou les mânes. Tout cela est également superstitue
rêts. Jupiter, Neptune, Cérès, Castor et Pollux, et quantité d'autres Dieux , y ont aussi des autels, des colonnes, des pyrami
hé dans les temples, quand ce n'est pas pour rendre quelque culte aux Dieux . Les places publiques, les bains, les maisons des
t pas plus permis d'adorer les éléments et les saisons que les autres Dieux . « 10.° Passons au théâtre. Il n'est pas moins qu
ir pas horreur ? Ce ne sont pas tant ces libertins dont on a fait des Dieux , ce sont les démons qui ont inventé tous ces déso
irque. « 12.° Les combats des Gladiateurs, qui ont Mars et Diane pour Dieux tutélaires, furent d'abord un devoir funèbre inst
te et tranquille ? Le mépris même de la volupté, fouler aux pieds les Dieux des nations, chasser les démons, opérer des guéri
16 (1855) Discours sur le théatre, prononcé dans l’assemblée publique de l’Académie de Pau, où se trouvoient les Députés des Etats du Béarn et les Dames de la ville pp. 1532-1553
ar on divinise à bon marché dans les loges. A la bonne heure, que ces dieux de nouvelle création figurent sur l’Olympe. Mais
il signifie quelque chose. Il ajoute en parlant de l’oncle : Si les dieux le pesaient dans leur balance d’or, Dussent-ils
l’empire et la victoire, Ce nom chargé de gloire Entraînerait les dieux et l’avenir encor. Au reste, personne n’est dig
e Seraient trop au-dessus de cet honneur suprême. Voltaire est le dieu à qui seul appartient cette gloire. Il n’en a pou
t pas profité. Sans s’embarrasser de la balance d’or qui entraîne les dieux et l’avenir, il l’a mariée à un homme du pays qui
sublime de Corneille consiste dans la comparaison des hommes avec les dieux et des particuliers avec les princes, et dans le
pour ne pas sentir l’absurdité de ces comparaisons ? Si on adore ces dieux , c’est un blasphème ; si on les méprise, c’est un
Dom Quichote qui se bat contre des moulins à vent. S’il les croit des dieux , c’est un Mézence que la foudre doit écraser. Que
on ut Serpentes aribus geminentur, tigribus agni. Oui je jure des dieux la majesté suprême, Et pour dire encor plus, je
Je jure par tes yeux Serment qui m’est plus cher que de jurer les dieux . Encore, ces folies sont-elles plus tolérables
placuit, ced victa Catoni. heureusement traduit par Brebœuf : Les dieux servent César, mais Caton suit Pompée. Cette pe
piété est détestable, le faux n’est rien. Impie : elle représente les dieux injustes, pour avoir vu avec complaisance les suc
détruire la grandeur même de Caton, et la beauté de sa pensée. Si les dieux ne sont que ses égaux, ce combat n’a rien de bien
nus ex nobis. (Gen., III, 22.) Quoi, dira-t-on, ne pas respecter les dieux du théâtre ! douter du sublime de leurs pensées !
éroïque. Corneille s’offensera-t-il d’être traité comme il traite les dieux  ? Nous ne blasphémons qu’à son exemple. Est-il pl
trie et le fanatisme de la scène iraient-ils jusqu’à ne connaître des dieux que les poëtes, et contre quels fantômes fait-on
17 (1715) La critique du théâtre anglais « CHAPITRE II. L’Impiété du Théâtre Anglais. » pp. 93-168
choses qui sont ici reprochées à nos Poètes : ils n’adoraient pas des Dieux irréprochables : ils n’avaient qu’une idée assez
condamnable :Heauton. Chrémès dit à sa femme de ne point ennuyer les Dieux par des actions de grâce :Adelp. et Echine est to
’irréligion de nos Auteurs. Mil. Glor.« Pleuside souhaiterait que les Dieux eussent établi un autre ordre des choses par rapp
orance et une insigne folie que de trouver à redire à la conduite des Dieux , et de leur manquer de respect. » Sur quelque inc
e la Religion ; comment nous fier en lui pour d’autres affaires ? Les Dieux que tous les mortels ont plus raison de respecter
leur échappe quelquefois des expressions peu respectueuses envers les Dieux  ; mais pour l’ordinaire ils en désapprouvent la t
nt sur la mer, pour avoir outragé Neptune et s’être cru supérieur aux Dieux . »P. 164. Cette ombre annonce au Chœur que l’armé
es faites à la Religion, du renversement des Autels et du pillage des Dieux . La fureur d’AjaxAjax flagel. est représentée dan
ement qu’il n’appartient qu’aux âmes lâches de mendier du secours aux Dieux , et que pour lui il saura vaincre sans cette friv
res seulement. Le même Chœur exhorte à la piété et à la confiance aux Dieux  ; et assure un sort funeste aux superbes et aux i
basse classe. Revenons à Sophocle.Trachin. p. 375. Hillus accuse les Dieux de négligence pour n’avoir point secouru Hercule
e. Voici encore un endroit critique de Sophocle. Philoctète nomme les Dieux des méchants,Philoct. P. 402. et parle mal de leu
ien plus, Philoctète semble ensuite se repentir ; il s’assure que les Dieux lui feront justice, et il leur adresse souvent de
olence à l’égard de Bacchus :Bacch. a. 2. et le Chœur observe que les Dieux ne manquent point de punir l’impiété et le mépris
e Tragique qu’il faut être dépourvu de raison pour ne pas révérer les Dieux . Cependant, Euripide est blâmable en quelques end
eaucoup supérieur en impiété : ses héros et ses héroïnes traitent les Dieux avec une arrogance extrême : ils s’élèvent contre
18 (1715) La critique du théâtre anglais « CHAPITRE III. L’insolence du Théâtre Anglais à l’égard du Clergé. » pp. 169-239
, et au milieu d’un grande solennité s’écrie : « Maudits soyez-vous ô Dieux  ! qui moissonnez ce qu’il y a de meilleur sur la
ient vos Prêtres ! » Elle continue dans son emportement et accuse les Dieux et leurs Ministres de cabale et d’imposture. Ces
lus, que cela passe au-delà même de la voûte azurée, et du Palais des Dieux  ; et que le fracas de ma bruyante joie les rende
eulement Augures : c’était eux qui interprétaient les résolutions des Dieux par le chant des oiseaux, par l’inspection des en
s pas leurs personnes en leur donnant un rapport particulier avec les Dieux  ?Guther. De Jure Veter. Pontif. Aussi les Romains
rèce. Eschyle n’emploie que dans deux de ses Pièces les Ministres des Dieux  : l’un est les Euménides, où la Prêtresse d’Apoll
s : après même que son fils s’est tué, il ne fait ni des plaintes aux Dieux , ni des reproches à leurs Ministres. Cadmus use d
le ; celui-ci s’en excuse d’abord, et enfin le fort de la plainte des Dieux retombe sur Créon.Troad. p. 193. Si Calchas n’éta
ute rigueur, il était pour le moins Augure et avait des relations aux Dieux  : C’est pour cela qu’Agamemnon reconnaît en lui u
ans le peu qu’il en dit, les Prêtres ne sont pas plus ménagés que les Dieux . Pour Térence, il ne produit point de Prêtres sur
avantages possibles du présent : son intérêt et son plaisir sont ses Dieux , auxquels il n’hésitera pas de sacrifier tout. Tr
Les Mages de la Perse et les Druides de la Gaule occupés au culte des Dieux ,Porph. de Abstin. Lib. 4. étaient dans une extrêm
faire la cérémonie des funérailles. Ils sont estimés les favoris des Dieux , et les seuls instruits des choses de l’autre vie
tc. Polybius loue extrêmement les Romains de leur piété à l’égard des Dieux ,Lib. 6. et de tout ce qui leur était consacré : a
19 (1761) Epître sur les spectacles « Epître sur les spectacles » pp. 3-14
traite de Mars et le Tombeau des Rois. C’est dans ce monument que les Dieux de la Terre Viennent en pâlissant déposer leur to
le affreuse cohue Je vois en se heurtant déboucher de la rue ! Grands Dieux  ! Que d’embarras ! Que de Cabriolets ! Que d’Abb
rit ? de ces Remparts poudreux Me voici transporté dans le Palais des Dieux  ; De peur de m’égarer, regagnons notre Sphère ; D
cté. Quoi ! déjà tout finit, et la vive Camilleh Pour le séjour des Dieux abandonnant la Ville, Des trois Grâces suivie, et
aura craint tes jeux ; Mais, crois moi, cet enfant le plus malin des Dieux , Avec certain fripon, qu’on nomme le mystère, Pou
20 (1823) Instruction sur les spectacles « Chapitre premier. Origine des Spectacles. » pp. 1-14
joignit d’autres, barbouillés de lie, qui chantaient les louanges du dieu des buveurs. Par la suite, pour réveiller la mono
ffonneries et aux obscénités des satyres bachiques ; car, de tous les dieux , celui sans contredit qui était le plus propre à
chus. Aussi les théâtres furent-ils toujours sous la protection de ce dieu . Il fallait que tous les poètes lui rendissent qu
gnées par leurs noms. On y jouait les philosophes vivants et même les dieux . Les magistrats s’en amusaient beaucoup ; mais, l
dait alors comme un acte de religion capable de fléchir la colère des dieux . Ce n’était qu’une espèce de danse de village au
21 (1715) La critique du théâtre anglais « CHAPITRE I. L’obscénité du Théâtre Anglais dans le langage. » pp. 1-92
r et l’emploi de Mercure qui le favorise ; que la prière adressée aux Dieux par Gimnasium est moins horrible ;Gissellar. que
’effort du penchant :Trach. 348 il indique finement les intrigues des Dieux , et passe aussitôt à une belle description du com
e d’une nouvelle Religion et lui déclare qu’il ne reconnaît point les Dieux suivant la notion commune.Nub. a. 1. s. 3. Edit.
obtenir de Strepsiade par composition qu’il n’admettra point d’autres Dieux que le Chaos, les Nuées et la Langue. Par conclus
ien du tout. Il faut voir à cette heure quel cas ce Comique fait des Dieux reçus et honorés : il donne un gage de sa piété e
ur que depuis la guérison de Plutus les sacrifices sont tombés et les Dieux près de périr de faim ; Mercure enfin essuie les
eraient plus si fous que de faire des dépenses en sacrifices pour les Dieux . Ce n’est encore là que comme un essai de la mora
pourraient intercepter la fumée des sacrifices et affamer par là les Dieux  : ou bien que les Dieux se réfugieraient dans la
la fumée des sacrifices et affamer par là les Dieux : ou bien que les Dieux se réfugieraient dans la même Ville et y deviendr
it d’antiquité sur Saturne et sur Jupiter, ils gouvernaient avant les Dieux  ; et ils étaient, à dire le vrai, plus capables q
est sourd à leur juste prétention, il faut lui déclarer et aux autres Dieux confédérés une sainte guerre ; et couper incessam
ellement succéder après le décès de Jupiter. Aristophane croit-il aux Dieux immortels ? Dans son Eiréné, Trigée menace Jupite
ore plus grossières : il n’a pas la discrétion de sauver du moins aux Dieux les infamies et les bassesses :Ran. p. 186. Bacch
, paroisse coiffé d’un bonnet bleu et armé d’une cuillère à pot ? Les Dieux du dernier ordre étaient au moins estimés les con
iculier. que les Héros, les grands hommes, et à plus forte raison les Dieux ne fassent rien paraître qui ne réponde à leur su
22 (1677) L’Octavius « Paragraphe XII du texte latin » pp. 42-46
’on a emporté des Autels. Ainsi il semble que vous craigniez même les Dieux que vous ne croyez point. Vous ne portez point de
es et tremblants ; dignes certes de miséricorde, mais de celle de nos Dieux . Enfin, misérables que vous êtes, vous ne ressusc
23 (1768) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre onzieme « Réflexions morales, politiques, historiques, et littéraires, sur le théatre. — Chapitre III. De la Dédicace de la Statue de Voltaire. » pp. 71-94
& aussi Appelles & Praxitelles ne travailloient que pour les Dieux & les Héros ; on auroit même du, comme on l’o
aison, le génie sublime qui fait agir & parler les Rois & les Dieux , n’auroit il pas ses fêtes, & aussi brillante
istoire le Dieu du théatre, le Dieu de la philosophie, voilà tous les Dieux  ; c’est un vrai pantheon pour mieux représenter l
habillé plusieurs personnes en prêtres & prétresses de différents Dieux , dont chacun célébroit son Dieu, & en portoit
p; en portoit les attributs ; mais tous rendoient hommage au pere des Dieux , ce divin Arouet, qui leur avoit fait rendre un c
nd Apollon que lui ; on l’eût obligé de lui rendre hommage, & les Dieux sont trop fiers pour ramper devant un mortel. Mai
, le plus élégant, le plus pathétique, sur tous le plus dévot (à nos Dieux ), le plus véridique historien ; le plus profond p
st tout ; l’esprit humain ne sauroit aller plus loin, il est égal aux Dieux . Le pays qui l’a vu naître, le siécle qui l’a enf
ie, Qu’il n’implora jamais en vain : Beaux Arts dont il fut idolâtre, Dieux du licée & du théatre, Venez, descendez parmi
24 (1733) Traité contre les spectacles « TRAITÉ CONTRE LES SPECTACLES. » pp. 145-246
sacrés et en funèbres. Les premiers furent institués en l’honneur des Dieux du pays, et les autres en mémoire des défunts. Ma
me, c’en est assez. Ainsi qu’on célèbre ces fêtes ou en l’honneur des Dieux , ou pour l’apothéose des défunts, c’est toujours
ts. Devant ces colombes paraissent trois autels consacrés à autant de dieux  ; c’est-à-dire, aux grands, aux puissants, et aux
ssants, et aux bons. L’opinion des gentils est, que ce sont les mêmes dieux qui sont venus de Samothrace. Le superbe et prodi
est pas seulement consacré à la déesse de l’amour, il l’est encore au dieu du vin. Car ces deux démons du libertinage, et de
nt idolâtres : puisque ceux qui en sont les auteurs, passent pour des Dieux . Je me trompe ; je devrais avoir dit d’abord que
on en sacrés et en funèbres ; c’est-à-dire, qu’ils sont dédiés ou aux Dieux des nations, ou aux défunts. De là leurs titres r
doles ; soit qu’elles représentent les morts, ou ce qu’on appelle des Dieux . Or comme ces deux espèces d’idoles sont d’une mê
spèces d’idoles sont d’une même nature, d’autant que les morts et les dieux sont même chimère, nous nous abstenons également
l’autre idolâtrie. Ainsi nous ne détestons pas moins les temples des dieux , que les sépulcres des morts : nous n’approchons
raison ne devons-nous pas éloigner de tout spectacle consacré ou aux dieux , ou aux morts, les autres organes de nos sens, qu
crainte de la mort ? Quelle satisfaction que de fouler aux pieds les dieux des nations, que de chasser les démons, que d’avo
ux gémissements au milieu des profondes ténèbres de l’enfer avec leur dieu Jupiter, et avec la foule de leurs favoris ? Quel
25 (1776) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre dix-huitieme « Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. — [Introduction] » pp. 2-7
s redevable de la plupart de ses excès. Le théatre n’a point fait les dieux , il est vrai ; mais il les a célébrés ; il étoit
t. De-là vient la diversité des attributs & des figures des mêmes dieux jusques dans la même nation, la représentation th
raire que les coulisses aient été formées sur le plan des temples des dieux  ? Cela sans doute est arrivé quelquefois : mais p
26 (1823) Instruction sur les spectacles « Conclusion. » pp. 195-203
estes à la vertu que ceux du paganisme. Si on n’y adore plus les faux dieux , on y divinise les vices les plus honteux, on leu
bares que ces peuples idolâtres qui immolaient leurs enfants aux faux dieux  : vous immoleriez les vôtres, non point aux faux
fants aux faux dieux : vous immoleriez les vôtres, non point aux faux dieux , mais au démon de la volupté. N’est-ce point asse
27 (1778) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre vingtieme « Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. — Chapitre premier. Remarques Littéraires. » pp. 11-51
housiastes de Moliere, qui, d’un libertin & d’un tabarin, font un dieu . C’est le pere de la comèdie, c’est le plus grand
t suivi. Affaire de mode. La tragédie grecque a dû être en vers : les dieux y jouent toujours quelques personnages, on doit l
arle par des hymnes & des cantiques. La poësie est le langage des dieux . Les nôtres, il est vrai, ne sont pas si divines 
s croient que la majesté des endroits sublimes demande le langage des dieux , comme la majesté du trône, l’éclat du faste, &am
. Des intrigues heureuses, les plaisirs de l’amour, les débauches des dieux & des héros, la morale licentieuse, les senti
e qui leur enleve leurs pratiques. Jalousie de métier. Ces héros, ces dieux , ces princes de la scène ne sont pas indifférens
machiniste, & faire jouer toutes les machines, magiciens, démons, dieux , génies, pluie de feu, foudre, tremblement de ter
de l’Amour. Tout se jette à ses pieds, jusqu’à Bacchus même, quoique dieu & amant d’une autre. Quand on parle de sermen
serment d’aimer une belle, est un serment sacré comme on le fait aux dieux . Une maitresse est en effet la vraie, l’unique d
u’il a fait à sa maitresse, divinité qui doit l’emporter sur tous les dieux . C’est Ericie, Mélanie, Euphemie transportées à l
est pas la seule où l’on solemnise la fête des saints comme celle des dieux du paganisme ; cette liturgie est suivie dans tou
sans cesse la scène ; de ces fables scandaleuses & ridicules des dieux & des déesses du paganisme, dont on étale les
28 (1667) Traité de la comédie et des spectacles « Sentiments des Pères de l'Eglise sur la comédie et les spectacles — 2. SIECLE. » pp. 81-106
s; et il ne nous est pas permis d'entendre raconter les adultères des Dieux , et des hommes, que les Comédiens attirés par l'e
, tirent leurs sujets des actions déshonnêtes qu'ils attribuent à vos Dieux ; Quand vous voyez jouer les pièces divertissantes
entulus, et d'un Hostilius, dites-moi si ce sont vos Farceurs, ou vos Dieux qui vous font rire; vous y entendez parler d'un A
agédies expriment tout ce qu'il y a de honteux dans l'histoire de vos Dieux : vous regardez avec plaisir le Soleil plaindre le
laudissements que vous leur donnez, vous ne violez pas la majesté des Dieux , et vous ne profanez pas la divinité ? Chap. 3
29 (1697) Histoire de la Comédie et de l’Opéra « HISTOIRE ET ABREGE DES OUVRAGES LATIN, ITALIEN ET FRANCAIS, POUR ET CONTRE LA COMÉDIE ET L’OPERA — CHAPITRE III » pp. 42-76
sa piété vers Pompée, jusques à l’impiété et au blasphème envers les Dieux de l’antiquité ; car il la fait parler dans la pr
Acte aux cendres de son mari, en cette manière ; « Moi je jure des Dieux la puissance suprême, Et pour dire encore plus, j
e ; Car vous pouvez bien plus sur ce cœur affligé, Que le respect des Dieux qui l’ont mal protégé. » Et sur la fin de la Scè
point, au partir de ces lieux, Soulever contre toi les hommes et les Dieux  : Ces Dieux qui t’ont flatté, ces Dieux qui m’ont
artir de ces lieux, Soulever contre toi les hommes et les Dieux : Ces Dieux qui t’ont flatté, ces Dieux qui m’ont trompée, Ce
contre toi les hommes et les Dieux : Ces Dieux qui t’ont flatté, ces Dieux qui m’ont trompée, Ces Dieux qui dans Pharsale on
Dieux : Ces Dieux qui t’ont flatté, ces Dieux qui m’ont trompée, Ces Dieux qui dans Pharsale ont mal servi Pompée, Qui la fo
30 (1823) Instruction sur les spectacles « Chapitre VI. Les spectacles produisent et favorisent l’incrédulité. » pp. 86-89
ures romanesques : la religion n’y est traitée qu’avec indécence. Les dieux , les autels, les prodiges, les prêtres n’y parais
Divinité, se moquaient de l’impuissance et de la méchanceté de leurs dieux . J’en conviens, mais ce sont des chrétiens qui le
31 (1667) Traité de la comédie et des spectacles « Traité de la comédie et des spectacles » pp. 1-50
ter sa piété vers Pompée jusques à l'impiété et au blasphème vers les dieux de l'antiquité, car il la fait parler, dans la pr
ême; Car vous pouvez bien plus sur ce cœur affligé Que le respect des dieux qui l'ont mal protégé. » Et sur la fin de la scè
point, au partir de ces lieux, Soulever contre toi les hommes et les Dieux . Ces dieux qui t'ont flatté, ces dieux qui m'ont
partir de ces lieux, Soulever contre toi les hommes et les Dieux. Ces dieux qui t'ont flatté, ces dieux qui m'ont trompée; Ce
r contre toi les hommes et les Dieux. Ces dieux qui t'ont flatté, ces dieux qui m'ont trompée; Ces dieux qui dans Pharsale on
s Dieux. Ces dieux qui t'ont flatté, ces dieux qui m'ont trompée; Ces dieux qui dans Pharsale ont mal servi Pompée, Qui la fo
32 (1763) Réflexions sur le théâtre, vol. 1 « CHAPITRE IV. Des Pièces pieuses. » pp. 68-95
a, et on donna leur théâtre à la troupe de Molière. Les scandales des Dieux du paganisme, les intrigues, les débauches, les p
ton, ce bizarre assemblage d’Anges et de Démons, de Saints et de faux Dieux , de fictions et de mystères, d’aventures galantes
ectueuse circonspection. Le théâtre aurait pu servir à jouer les faux Dieux , et à tourner le paganisme en ridicule ; la matiè
iter le caustique Lucien, qui dans ses dialogues se moque de tous les Dieux . On le pouvait sans risque depuis que Constantin
ne célèbrent que les fêtes de l’amour et de Bacchus. Le ridicule des Dieux du paganisme est le seul point de vue qu’il soit
loue les Rois, les héros, les gens de mérite, en les comparant à ces Dieux . Quel éloge pour un Prince ! c’est un Jupiter qui
n’ait fait valoir ce fonds de comédie, il eût pu tirer des folies des Dieux de fort jolies pièces, plus jolies et plus piquan
e répète, et en voilà une infinité. Mais il semble qu’on ait pour ces Dieux un religieux respect. Molière même, qui ne s’emba
ieux un religieux respect. Molière même, qui ne s’embarrassait ni des Dieux ni des hommes, après quelque trait de ridicule da
33 (1668) Les Comédies et les Tragédies corrompent les mœurs bien loin de les réformer. La représentation qu’on fait des Comédies et des Tragédies sur les Théâtres publics en augmente le danger. On ne peut assister au spectacle sans péril « Chapitre X. Les Comédies et les Tragédies corrompent les mœurs, bien loin de les réformer. » pp. 185-190
end les Grecs de ce qu’ils avaient consacré les amours impudiques des Dieux , en faisant une divinité de Cupidon : et il dit q
que ce n’est point assez, et qu’ils devaient entièrement quitter des Dieux vicieux qui nuisaient plus par l’exemple de leurs
34 (1769) De l’Art du Théâtre en général. Tome II « De l’Art du Théâtre. — Chapitre II. De l’Opéra-Sérieux. » pp. 184-251
sique dès son institution fut consacrée à servir dans les Temples des Dieux  ; une foule de Prêtres célébrait apparemment en c
Egiptiens : je pense qu’ils l’accueillirent plutôt avec le culte des Dieux étrangers, afin de les honorer à la manière des P
iculièrement consacré aux prodiges. Les Fées, les Magiciens & les Dieux , s’y disputent tour à-tour à qui produira le plus
incesses ; des Nations entières & des Rois ; des Démons & des Dieux  ; des Magiciens & des Enchanteresses : d’horr
à prendre presque tous leurs sujets dans la Fâble. Les aventures des Dieux de la mythologie, les merveilles que l’on suppose
ussi nobles, des événements aussi prodigieux, que les Hèros & les Dieux de la mythologie. Il est seulement à craindre que
fasse changer le lieu de la Scène trois ou quatre fois, & que des Dieux opèrent les prodiges les plus étonnans ? On a don
prodige, y sont amenés, encore une fois, par des Magiciens ou par des Dieux , à qui tout est supposé possible. Les Acteurs s’è
accoutumés à contempler des Magiciens, des Fées, des Génies & des Dieux . Du miraculeux au Théâtre lyrique. « Si l
s personnages. La Pièce lyrique où l’on voit agir des Hèros & des Dieux , n’emporte pas moins le nom de Pastorale ; il suf
ues dans l’Olimpe ; il les fait s’entretenir avec des Hèros & des Dieux  : le second se traînant plus particulièrement par
35 (1671) La défense du traité du Prince de Conti pp. -
Religion. 2. Parce que ceux qui étaient célébrés à l’honneur des faux Dieux des Païens, n’appartenaient à leur Religion, qu’e
des moyens plus grands, et plus solennels pour obtenir des grâces des Dieux , que n’étaient les Sacrifices, les Processions, l
nérables, et plus considérables, que les Pontifes, et les Prêtres des Dieux . III. Observation. Les exemples que l’Aut
ion. 2° Que la croyance du peuple Païen était qu’il y avait plusieurs Dieux  ; et dans la pratique il les adorait en toutes le
e, et des sentiments bien différents de ceux du peuple touchant leurs Dieux , et le culte qu’on leur doit rendre ; car ils cro
Dieux, et le culte qu’on leur doit rendre ; car ils croyaient que les Dieux que le peuple adorait, n’étaient que de faux Dieu
croyaient que les Dieux que le peuple adorait, n’étaient que de faux Dieux  : « Vous voyez, dit Cicéron « Videtis ne ut a phy
ment inventées, l’on s’est laissé emporter, jusqu’à en forger de faux Dieux . C’est de là que les opinions fausses, que les er
sont introduites dans le monde. De là nous sont venues les formes des Dieux , leur âge, leurs habits, leurs ornements et leurs
re que la croyance, et les sentiments que ces Philosophes avaient des Dieux , et de leurs cultes, fussent très différents de c
peuple ; néanmoins dans la pratique de la religion, ils adoraient les Dieux extérieurement et en apparence, en la même manièr
. 10. donne cet avis à un homme sage, sur ce qui regarde le culte des Dieux « Quæ omnia sapiens servabit tanquam legibus juss
par les lois, mais non pas comme des choses qui soient agréables aux Dieux  ». Et dans le même livre « Omnem illam ignobilem
 » Seneca ibid.. « Adorons , dit-il, toute cette méprisable troupe de Dieux , qu’une longue superstition a établie depuis tant
t qu’erreur, et qu’imposture, ne laissa pas de célébrer les fêtes des Dieux , et de faire toutes les autres choses qui regarda
ister au torrent de la coutume. Et Cicéron adorant extérieurement les Dieux en la manière que le peuple les adorait, croyait
qu’il la condamnait en son cœur, et qu’il ne reconnaissait point pour Dieux ceux qu’il adorait extérieurement, concevant sous
; et sous d’autres noms dans les autres choses : Quels que soient ces Dieux , et quelques noms que la coutume leur ait donnés,
e la coutume leur ait donnés, nous devons les adorer. Or le culte des Dieux le meilleur, le plus pur, le plus saint, et le pl
se fit rien de mémorable, si ce n’est que pour apaiser la colère des Dieux on célébra les Lectisternes pour la troisième foi
iminuait point, ni par le secours des hommes, ni par l’assistance des Dieux  ; Enfin on se laissa vaincre par la Superstition 
qu’il dise que les jeux publics avaient été inventés pour honorer les Dieux , et pour divertir les hommes ; néanmoins considér
uvent un champ de bataille ; car ayant été inventés pour le culte des Dieux , et pour le divertissement des hommes ; ils ont c
ruine. » Plutarque avait tant d’horreur de la manière d’honorer les Dieux en leur immolant des hommes, qu’il estime qu’il v
estime qu’il vaudrait mieux n’avoir jamais eu aucune connaissance des Dieux , que de croire qu’il y en ait de si cruels, qu’il
gion. Julien l’Apostat, qui était si passionné pour le culte des faux Dieux que les Païens adoraient, était si éloigné de cro
n et de haine, qu’il avait de vénération et de zèle pour le culte des Dieux dans les temples ». Mais comme ces grands esprits
commun du peuple, la Religion comprenait toutes sortes de cultes des Dieux , quelques superstitieux qu’ils fussent, lorsqu’il
riesm… C’est une sacrée solennité, lorsqu’on offre les sacrifices aux Dieux , ou lorsque le jour se passe en festins sacrés, o
sse en festins sacrés, ou lorsqu’on célèbre les Jeux en l’honneur des Dieux , ou lorsqu’on observe les féries. » Or les Jeux
s », c’est-à-dire, de ce qu’on immolait en ces jours des victimes aux Dieux . Au lieu qu’il y avait une infinité de Fêtes sans
qui assistait avec tant d’assiduité aux sacrifices qu’on offrait aux Dieux dans leurs temples et qui était si passionné pour
ille conduisaient du Capitole, dans le Cirque, portant les images des Dieux , et faisant des sacrifices. Ces deux parties sont
Cirque , dit-il, seront solennels par la Pompe, et par le nombre des Dieux . » Et par conséquent les Jeux et les Spectacles n
ttants, et les actions de grâces que les vainqueurs rendaient à leurs Dieux , ou par l’estime, et la révérence pour ceux, qui
ag. 9. « C’est avec raison qu’ils avaient accoutumé de vouer à leurs Dieux les Jeux, et de les célébrer en leur honneur, pou
es moyens plus grands, et plus solennels, pour obtenir des grâces des Dieux que n’étaient les sacrifices, les processions, le
nérables, et plus considérables, que les Pontifes, et les Prêtres des Dieux . Mais est-il possible qu’on se persuade que l’inf
se faisait, ou pour marquer les années, ou pour apaiser la colère des Dieux dans quelque grande calamité, en mettant un clou
vait plusieurs sortes de Jeux, les uns étaient célébrés aux Fêtes des Dieux soit ordinaires, soit extraordinaires : Et en ceu
ient, y cherchaient plutôt leur divertissement, que le culte de leurs Dieux , puisqu’ils témoignaient n’avoir que du dégoût et
nt leur divertissement des choses qui étaient consacrées à leurs faux Dieux , et dans des lieux qui leur étaient aussi dédiés 
lâtrie, que de se plaire à des choses qui étaient consacrées aux faux Dieux , que les Païens croyaient en être les Auteurs. « 
ces lieux où se font les Spectacles, mais aussi aux Temples des faux Dieux sans danger de blesser la discipline Chrétienne,
leur institution, parce qu’elles ne contenaient que les louanges des Dieux , à l’honneur desquels elles étaient représentées.
ue les Comédies et les Tragédies étaient représentées à l’honneur des Dieux , qu’il n’y en eût de très mauvaises remplies d’im
2. cap. 4. que les Théâtres ont été inventés pour rendre honneur aux Dieux , et donner du plaisir aux hommes. » III. Obse
’encore que les Théâtres eussent été inventés pour rendre honneur aux Dieux  ; néanmoins les représentations de la Scène étaie
uvent un champ de bataille ; car ayant été inventés pour le culte des Dieux , et pour le divertissement des hommes ; Ils ont c
inti. lib. 3. capit. 8. qu’elle commençait toujours par l’honneur des Dieux , et que c’est un sentiment de religion de nommer
ujours quelque autre motif qui précède, savoir celui de l’honneur des Dieux en ce qui regarde les Jeux ; et à l’égard du Théâ
isant que le Théâtre est comme une espèce de Temple, où l’on rend aux Dieux ces honneurs sacrés« Et nihilominus eadem illa re
m vocabimus. » », c’est-à-dire, où l’on fait des Jeux à l’honneur des Dieux . Voilà ce que dit Quintilien. Y a-t-il rien qui e
t, disant qu’on le doit faire ; parce que c’est rendre un honneur aux Dieux que d’instituer des Jeux : Et l’Auteur de la Diss
ue la célébration des Jeux sacrés commence toujours par l’honneur des Dieux  ». Quintilien dit que pour persuader de bâtir un
est comme une espèce de Temple où l’on fait des Jeux à l’honneur des Dieux  ; et l’Auteur de la Dissertation lui fait dire :
r des Théâtres ; en disant que ce n’est point rendre des honneurs aux Dieux , que de faire des Jeux qui corrompent les bonnes
ux se font, n’est point comme une espèce de Temple où l’on honore les Dieux , mais que c’est plutôt une sentine, et un égout d
aux vices, il est indubitable qu’ils ne peuvent servir à honorer les Dieux , et la Religion. Que si l’on veut savoir quel éta
pas dire que les Anciens se moquaient de ceux qu’ils adoraient comme Dieux , en représentant des actions que l’on pouvait nom
nsées. Et tout ce que nous lisons maintenant de la naissance de leurs Dieux , et de toutes leurs actions avait une intelligenc
e faisait dans le Théâtre et tout ce qui s’y disait touchant les faux Dieux , était des actes de révérence. » V. Observati
s meurtres, les adultères, les parricides, et les vengeances de leurs Dieux , il s’est imaginé que pour en faire des actes de
né que pour en faire des actes de Religion et de révérence envers les Dieux , il fallait dire « que tout ce qui se faisait dan
dans le Théâtrepag. 53., et tout ce qui s’y disait touchant les faux Dieux , était des choses mystérieuses selon le sentiment
n’étaient donc pas des actes de Religion, ni de révérence envers les Dieux , à l’égard du petit peuple ignorant et grossier,
Car c’était le petit peuple ignorant et grossier qui croyait que les Dieux étaient honorés par les Comédies qui représentaie
nt leurs temples selon le témoignage de Sénèque : « Les adultères des Dieux , dit-il « Deorum adulteria picta sunt in templis 
Théologiens et leurs Philosophes estimaient que c’était se moquer des Dieux de croire qu’on les honorait par des peintures in
dans ce culte extérieur, dont ils se moquaient aussi bien que de ces Dieux que le peuple croyait se plaire à ces sortes d’or
itis, mortalesque ex immortali procreatos. » Ibid., ont introduit des Dieux enflammés de passion et de colère, et agités de f
nts en toutes sortes d’impuretés, leurs adultères, leurs chaînes, des Dieux amoureux des femmes : des Déesses amoureuses des
des Déesses amoureuses des hommes ; et enfin des hommes engendrés des Dieux . » C’est pourquoi Aristote défendant les peintur
peintures impudiques et déshonnêtes, excepte par moquerie celles des Dieux que les lois autorisent ; Si toutefois, ajoute-t-
Dieux que les lois autorisent ; Si toutefois, ajoute-t-il, il y a des Dieux qui se plaisent à ces impuretés. Voici ses parole
ui représentent ces impuretés ; si ce n’est pour le culte de quelques Dieux , s’il y en a de tels, dont les lois autorisent l’
te ajoute ensuite ces paroles, “Si ce n’est pour le culte de quelques Dieux , s’il y en a de tels, etc.” Il ne dit cela que pa
pour éviter la sévérité de l’Aréopage. Car les Athéniens avaient des Dieux impudiques, auxquels ils rendaient des honneurs s
 : où cet Historien condamne la folie des peuples, qui adoraient des Dieux qui leur étaient inconnus, et dont ils ne savaien
s noms ; Aussi devant Homère, et Hésiode ils n’avaient point d’autres Dieux que sous des noms barbares, comme Belzebuth, Asta
nt horreur. « On a ignoré , dit-il, jusqu’à aujourd’hui l’origine des Dieux  ; on ne sait s’ils ont toujours été, ni quelle fo
s, ont été les premiers qui ont introduit parmi les Grecs la race des Dieux , et qui leur ont donné des noms, des honneurs, de
manières, comme sont les représentations des choses qui regardent les Dieux  ; car ce qu’ils en disent, n’est point vrai, et i
Cicéron remarque la même chose dans le second livre de la nature des Dieux . « On introduit, dit-il « Perturbatis animis intr
tilitatis, summæque levitatis. » Cicer. De natur. Deorum lib. 2., des Dieux comme étant sujets aux passions ; En effet nous n
et leurs fureurs. Et certes s’il s’en faut rapporter aux fables, les Dieux n’ont pas manqué de guerre ; ils ont donné des co
le voit dans Homère, lorsque deux armées ennemies avaient chacune des Dieux dans leur parti ; mais lorsqu’ils ont pris les ar
y avait de la folie et à dire, et à croire ces actions honteuses des Dieux , ils ne faisaient pas de la représentation de ces
t appris que les Philosophes condamnaient et ces fables honteuses des Dieux  ; et leurs allégories. Varron, selon le témoignag
. Varron, selon le témoignage de S. Augustin, comprend les fables des Dieux , et leurs allégories et mythologies dans la Théol
, et des peuples, parce qu’elle a introduit des fictions indignes des Dieux . » Et Macrobe dans le 1. livre sur le songe de S
rration contient des fictions honteuses et indignes de la majesté des Dieux , et comme monstrueuses ; par exemple lorsqu’on ra
comme monstrueuses ; par exemple lorsqu’on raconte les adultères des Dieux  ; et cette manière de traiter les choses véritabl
iter les choses véritables par des fictions honteuses et indignes des Dieux , n’est point reçue par les Philosophes, qui aimen
Philosophes assistaient aux représentations des actions honteuses des Dieux , pour se conformer à l’usage du peuple, quelque i
as de les condamner, et de les regarder comme des choses indignes des Dieux , et qui les déshonoraient ; bien loin d’en faire
ar les lois ; mais non pas comme des choses qui fussent agréables aux Dieux , « tamquam legibus jussa, dit Sénèque, non tamqua
trois genres de Théologie, c’est-à-dire, de discours qui traitent des Dieux , dont l’un est la Théologie fabuleuse, l’autre la
contient plusieurs choses feintes contre la dignité et la nature des Dieux immortels : car on y voit qu’un Dieu est né de la
un autre de la cuisse, et un autre de gouttes de sang : on y voit des Dieux larrons, des Dieux adultères, des Dieux esclaves
se, et un autre de gouttes de sang : on y voit des Dieux larrons, des Dieux adultères, des Dieux esclaves des hommes : enfin
uttes de sang : on y voit des Dieux larrons, des Dieux adultères, des Dieux esclaves des hommes : enfin dans cette Théologie
ieux esclaves des hommes : enfin dans cette Théologie on attribue aux Dieux tout ce qui est propre non seulement aux hommes ;
ient au contraire des irrévérences contre la dignité et la nature des Dieux , selon Varron le plus savant des Romains. « Le s
es nous ont laissé plusieurs livres, où ils traitent de la nature des Dieux , du lieu où ils sont, de leur origine, de leurs q
res doivent savoir, et pratiquer dans les villes. Elle enseigne quels Dieux il faut adorer publiquement ; quelles cérémonies,
oses dans les actions civiles. » Ainsi les mêmes actions infâmes des Dieux , qui étaient représentées par les Poètes dans leu
emples, et par les Prêtres dans les honneurs qu’ils rendaient à leurs Dieux , d’une manière encore plus sale: Et néanmoins ils
our celles-ci, comme pour des choses honnêtes, et dignes du culte des Dieux  ; parce qu’étant revêtues de quelques interprétat
monies sacrées de donner quelque apparence d’honnêteté aux fables des Dieux , quelque déshonnêtes qu’elles soient », c’est ce
riis. » Cicer. Lib. 1. Tuscul. quæst., que les plus considérables des Dieux sont sortis de la terre pour aller prendre place
que ces mystères nous représentent. » Ainsi les actions infâmes des Dieux , qui étaient représentées sur le Théâtre, quoique
. Dei. cap. 6., sème par ses fictions des choses infâmes touchant les Dieux  ; la Théologie civile les moissonne par l’approba
e-là fait retentir par les vers des Poètes ses fables détestables des Dieux  : celle-ci les consacre aux Fêtes des mêmes Dieux
les détestables des Dieux : celle-ci les consacre aux Fêtes des mêmes Dieux  : Mais celle-là fait une profession publique de t
de l’autre dans les choses civiles », c’est-à-dire, dans le culte des Dieux que les hommes ont inventé, et dans les réjouissa
e les interprétations honnêtes qu’on donnait aux fables honteuses des Dieux , n’étaient277 mystérieuses que dans l’usage de la
ans l’usage de la Théologie civile ; c’est-à-dire, dans les Fêtes des Dieux , ou dans les réjouissances publiques des villes,
médies, et les Tragédies qui contenaient les actions infâmes de leurs Dieux , et qui étaient représentées aux jours de leurs F
nent à la Théologie fabuleuse entrent dans la solennité des Fêtes des Dieux civils (c’est-à-dire, qui sont institués par les
faisait dans le Théâtre, et tout ce qui s’y disait touchant les faux Dieux , était des actes de révérenceDissert. pag. 53. ».
accersiri,quem expeti. » . » « Qui ne croit pas qu’Amour soit des Dieux le plus grand, Qu’il s’estime insensé, qu’il s’es
ceps ille Argonautarum ? » Ibid., laquelle place dans l’assemblée des Dieux , l’amour qui est l’auteur du vice, de l’extravaga
n fournit plusieurs exemples dans le troisième livre de la nature des Dieux  : Voici comme Médée parle dans une Tragédie« Qui
alors, qui maintenant m’afflige, Autrefois m’envoya le souverain des Dieux , Pour l’affermissement d’un trône glorieux. Le tr
les Grecs de ce qu’ils représentaient des Comédies aux Fêtes de leurs Dieux  ; leur remontrant qu’il n’y avait rien de plus op
élébrer les Fêtes de Bacchus, et même de Vénus, et de tous les autres Dieux , en leur offrant des sacrifices, en chantant des
considérant que l’amitié, et l’union des cœurs sont des dons dont les Dieux récompensent nos vœux ; et que les Fêtes sont, po
nt de plus beau sacrifice, ni qui soit plus cher et plus agréable aux Dieux , que le soin que nous prenons de leur présenter n
dans le 6. livre de la Cité de Dieu, est de montrer que le culte des Dieux , qui appartenait à la Théologie civile, devait êt
ent représentées dans les Temples, et dans le culte qu’on rendait aux Dieux . Voici le raisonnement de S. AugustinVoyez la 5.
e, et indigne de la majesté divine à cause des fictions honteuses des Dieux qu’elle représente dans ses vers, et sur le Théât
ystères, représente ces mêmes fictions honteuses dans les Temples des Dieux , et dans le culte qu’on leur rend. Et par conséqu
ne doit pas moins condamner les Temples, et le culte qu’on y rend aux Dieux , que les Théâtres, et ce qui s’y fait. Saint Augu
civile représente dans les Temples, et dans le culte qu’on y rend aux Dieux les mêmes fictions honteuses que la Théologie fab
tendunt illa simulacra, formæ, ætates, sexus, habitus Deorum ? », des Dieux , leurs formes, leurs âges, leurs sexes, leurs pos
ù l’on l’expose à la risée du peuple. » Et dans le chapitre 6. « Les Dieux , dit-il « Nec alii Dii rideantur in Theatris, qua
ns les Théâtres, sont les mêmes que vous adorez dans les Temples. Les Dieux à l’honneur desquels vous célébrez des Jeux, sont
d., qui ignore ces choses, s’imaginera qu’il n’y a que ces fables des Dieux que les Poètes chantent dans leurs vers, et qui s
insi, personne n’estimerait jamais qu’on dût célébrer à l’honneur des Dieux les honteuses représentations du Théâtre ; et les
l’honneur des Dieux les honteuses représentations du Théâtre ; et les Dieux ne commanderaient jamais qu’on les célébrât en le
nt de honte de faire ces choses dans les Théâtres pour le service des Dieux  ; parce que on en fait de semblables dans leurs T
ries…. C’est une solennité sacrée, lorsqu’on offre des sacrifices aux Dieux  ; ou lorsque le jour se passe en festins sacrés ;
passe en festins sacrés ; ou lorsqu’on fait des Jeux à l’honneur des Dieux , ou lorsqu’on observe les féries. » Ainsi les Je
émons en sont les auteurs ; parce qu’ils se font à l’honneur des faux Dieux , et sous le titre de quelque fausse divinité, à l
istent aussi aux sacrifices, et aux autres cérémonies de la Pompe des Dieux qui précède l’ouverture des Jeux ; et qu’ainsi c’
qu’ainsi c’est se souiller d’Idolâtrie, c’est célébrer les fêtes des Dieux avec les Païens. Chap. IV de la Dissertation
Et lorsque cet Auteur approuve que les Comédiens se déguisent en faux Dieux , et qu’ils représentent sur le Théâtre leurs Idol
depuis qu’ils ont été retirés des Théâtres anciens consacrés aux faux Dieux , ils n’ont plus été considérés comme une inventio
de planchers et de portiques, où jusqu’à aujourd’huiv les bustesw des Dieux qui y présidaient en donnent des marques par les
fausses divinités, quoiqu’il fût rempli de plusieurs statues de faux Dieux , n’était pas estimé un lieu religieux pour y fair
sque l’Empereur Constantin ayant ôté des Temples les statues des faux Dieux qu’on y adorait, les mit dans le Cirque pour en f
e les choses qui étant bonnes d’elles-mêmes, sont consacrées aux faux Dieux par le mauvais usage qu’on en fait ; et celles qu
t ; c’est blasphémer le nom de Dieu qui les défend, c’est honorer ces Dieux abominables, c’est-à-dire les démons qui les dema
les donc sont exempts de toute superstition et de toute révérence des Dieux , et par conséquent ils sont dignes des Chrétiens.
était impossible d’empêcher que les Païens ne crussent honorer leurs Dieux par ces Jeux et ces Spectacles qu’ils faisaient a
qu’ils faisaient aux jours de leurs fêtes, étant persuadés que leurs Dieux leur avaient commandé de leur rendre ce culte. « 
e vice, et la corruption des hommes ; mais par le commandement de vos Dieux . Peut-être que Scipion me répondrait s’il était v
ivant : comment ne jugerions-nous pas ces choses licites, puisque les Dieux les ont voulu consacrer, lorsqu’ils ont introduit
indubitable que puisque les Païens croyaient rendre un culte à leurs Dieux en célébrant les Jeux, et les Spectacles ; il n’y
s Spectacles, et faisaient des festins solennels à l’honneur de leurs Dieux , et dans des lieux qui leur étaient consacrés aux
t que comme les Païens se servaient des spectacles pour honorer leurs Dieux  ; Il y avait aussi des Chrétiens qui employaient
enable, que ces arts, et ces Jeux de la Scène étant agréables à leurs Dieux , ils missent au rang des personnes infâmes, ceux
civem, et proditorem, et tertianum Histrionem. » Ibidem. : « Que les Dieux , lui dit-il, et tous ceux qui sont ici présents,
ore que les Romains, par une pernicieuse superstition, adorassent ces Dieux qu’ils voyaient avoir demandé que les ordures de
oindres d’entre les hommes, j’aurais honte d’imiter le plus grand des Dieux  ? Non certes. Aussi l’ai-je imité, et avec joie.
a ville voyait, entendait, et apprenait cette manière d’apaiser leurs Dieux si effrontée, impure, détestable, immonde, impude
eligion, ces fables voluptueuses, et criminelles écrites contre leurs Dieux , ces actions déshonnêtes, inventées avec autant d
t impies dans la représentation des crimes vrais ou supposés de leurs Dieux , il fait voir dans le 10. Chapitre, comme les Gre
 » S. August. lib. 2. de Civit. Dei. cap. 10., étant esclaves de tels Dieux , n’ont point cru que parmi tant d’opprobres qui s
r, soit qu’ils voulussent se rendre de cette sorte semblables à leurs Dieux , soit qu’ils craignissent d’attirer sur eux leur
ant ainsi à eux. C’est pourquoi pour s’accommoder à l’humeur de leurs Dieux , ils ont tenu les Acteurs scéniques de ces fables
able que ces arts et ces jeux de la scène, étant si agréables à leurs Dieux , ils missent au rang des personnes infâmes ceux q
ncore que les Romains par une pernicieuse superstition adorassent ces Dieux , qu’ils voyaient avoir demandé que les ordures de
n’ait pas laissé de mêler les jeux de la Scène dans les honneurs des Dieux  ? Ces arts de divertissements du Théâtre ont été
duits par la corruption de leurs mœurs, il est vrai néanmoins que les Dieux les ont demandés à leurs adorateurs, comme une ma
fondement d’honorer les Acteurs de la scène ; puisqu’ils adorent des Dieux qui demandent les jeux de la Scène : Mais les Rom
a ville voyait, entendait, et apprenait cette manière d’apaiser leurs Dieux , etc. » Ce qui est une falsification visible, en
t été rien omis de tout ce qui pouvait servir à apaiser la colère des Dieux  ; comme s’il n’eût pas été meilleur d’aigrir ces
la colère des Dieux ; comme s’il n’eût pas été meilleur d’aigrir ces Dieux  par l’abstinence des voluptés, que d’obtenir leur
eurs tours du capitole furent frappées du foudre ; les simulacres des Dieux immortels furent abattus ; les statues des ancien
et la ruine de la Ville et de tout l’Empire, si nous n’apaisions les Dieux immortels par toutes sortes de moyens pour fléchi
’on n’omit rien de tout ce qui pouvait servir à apaiser la colère des Dieux . » Or il est indubitable que dans ces jeux qui d
e fut rien omis de tout ce qui pouvait servir à apaiser la colère des Dieux , l’on n’oublia pas les Comédies, ni les Tragédies
ait accoutumé de représenter aux jeux qu’on célébrait à l’honneur des Dieux , comme nous voyons que l’Andrienne, l’Eunuque, le
spirent l’amour qu’ils représentent, et se revêtant de l’image de vos Dieux , ils font honneur au crime qu’ils leur imputent,
oindres d’entre les hommes, j’aurais honte d’imiter le plus grand des Dieux  ? Non certes : Aussi l’ai-je imité avec joie. » N
is gestibus, et nutibus provocat » : « Le même Histrion déshonore vos dieux , représentant leurs adultères, leurs soupirs, et
de Comédies, et de Tragédies, comme Tertullien nous l’apprend ; « Les Dieux , dit-il « Nec Tragici quidem, aut Comici parcunt,
laisirs, les travaux, les désordres de la famille de quelqu’un de vos dieux . » C’est donc sans raison que l’Auteur de la Diss
ait un lit sur lequel les Mimes représentaient les adultères de leurs Dieux , et de ce que l’on y donnait au public des specta
onnêtes. Surtout nous désapprouverons ceux qui introduisent plusieurs Dieux qui ne s’accordent point ; un frère qui a des dif
etterons ceux qui représentent les adultères, et les sales amours des Dieux , et principalement de Jupiter, qu’ils disent être
n’y blâme autre chose que les adultères et les autres crimes de leurs Dieux , que l’on y représentait avec beaucoup de mépris 
ion pourrait être tolérable en la bouche d’un Païen qui croit que les Dieux se plaisent à être honorés par les Comédiens ; ma
ira peut-être, qu’Homère feignait ces choses, et qu’il attribuait aux Dieux les mouvements et les passions des hommes ; répon
d aussitôt : Il aurait mieux fait de rendre les hommes semblables aux Dieux , que de rendre ainsi les Dieux semblables aux hom
it de rendre les hommes semblables aux Dieux, que de rendre ainsi les Dieux semblables aux hommes. Mais nous pouvons dire ave
t inventait ces choses, et qu’il les inventait afin qu’attribuant aux Dieux des actions criminelles, elles ne passassent plus
e ceux qui les commettraient à l’avenir semblassent imiter plutôt les Dieux célestes, et tout puissants, que des hommes perdu
oindres d’entre les hommes, j’aurais honte d’imiter le plus grand des Dieux  ? Non certes ; aussi l’ai-je imité, et avec joie.
raison les impuretés et les rêveries des fables et les illusions des Dieux et proposant aux Chrétiens une doctrine pleine de
es hommes vicieux et infâmes représentassent les plus saints de leurs Dieux sur le Théâtre. N’est-ce pas , dit Tertullien, q
laudissements que vous leur donnez, vous ne violez pas la majesté des Dieux , et vous ne profanez pas la Divinité ? » Vous po
as honteux, et sacrilège ? LEANDRE. « Entrons dans ce beau Temple... Dieux  ! Que viens-je de voir, quelle main adorable. Ah 
, elle est incomparable. Qu’ai-je vu, Philippin ? qu’ai-je vu, justes Dieux  ! PHILIPPIN. Hé, quoi donc ? LEANDRE.   Une main
il m’est insupportable. …… Enfin je pourrais perdre et la crainte des Dieux , Et l’amour de Sichée, et le respect des cieux, Q
us grand, il vous fera connaître Qu’on ne doit qu’à lui seul, qui des Dieux est le maître ; Il vous dispensera, comme il fait
s, lui qui ne pouvait pas même souffrir qu’on mit l’amour au rang des Dieux  ? et qui s’écriait « O præclaram emendatricem vit
admirable réformatrice des mœurs, laquelle place dans l’assemblée des Dieux , l’amour qui est l’auteur du vice, de l’extravaga
, je réponds que c’était pour une superstition qu’ils avaient à leurs Dieux  ; mais les plus sages les ont toujours blâmés ; c
entendez parler ces démons qu’adoraient les Païens sous les noms des Dieux de l’Amour ou de la Fureur ; et des autres passio
36 (1770) La Mimographe, ou Idées d’une honnête-femme pour la réformation du théâtre national « La Mimographe, ou Le Théâtre réformé. — Seconde partie. Notes. — [Q] » pp. 444-446
lorsqu’il eut résolu d’en faire un sacrifice à Vulcain (pris pour le dieu du Feu) : Ephaiste, prouol’ ôde Platôn nutì seî
e de la vertu s’y montre rarement, quoiqu’à tout moment on y voye des Dieux & des Héros : dans les dernières au contraire
37 (1685) Dixiéme sermon. Troisiéme obstacle du salut. Les spectacles publiques [Pharaon reprouvé] « La volonté patiente de Dieu envers Pharaon rebelle. Dixiéme sermon. » pp. 286-325
ommes vicieux, & à des femmes débauchées, qui ont estés erigés en dieux & en deesses, sous les noms de Jupiter &
de la patrie, ou par la defaite des ennemis, étoit admis au rang des dieux , aprés plusieurs religieuses ceremonies, & su
te tapisserie, qui voyés-vous paroître sur le theatre, sinon les faux dieux , & les ridicules deesses de l’antiquité, c’es
atre, qui joüent les grands rôles, & qui font les personnages des Dieux ou des Empereurs, des Deesses ou des Reines, qui
tend que les Comediens qui sont les Acteurs qui representent ces faux Dieux sur le theatre, soient marquês d’infamie, & q
, les sacrées & les funebres : les premieres étoient dediées aux Dieux , pompa ordinum, & hostiarum , dans lesquelle
, dit Iosephe, les premieres avoient été instituées à la gloire des Dieux , & les secondes à la memoire des morts. Voilà
ler les anciennes pompes qui étoient instituées en l’honneur des faux Dieux , puisque comme je l’ay déjà remarqué, on ne voit
ur mauvais usage, en ce qu’ils étoient instituez à l’honneur des faux dieux , de même les comedies sont encore mauvaises par l
is voulu approcher nos Temples ny nos Autels, crainte d’irriter leurs Dieux , & d’offenser leurs Idoles. Et cependant on v
qu’aux Payens d’en offrir de semblables à leurs Idoles & à leurs Dieux . Consultez là-dessus vos confesseurs & vos Ca
sistant à des spectacles qui sont institués pour honorer, non pas les Dieux de la gentilité, mais l’idole du monde ; car le s
liquescentes, erubescentes . Ces Rois qui avoient été mis au rang des dieux , ces tyrans qui ont persecutez si cruellement l’E
38 (1758) Causes de la décadence du goût sur le théatre. Première partie « Causes de la décadence du goût sur le théâtre. — Chapitre VII. De la Diction. De la Poësie dans la Tragédie. » pp. 122-130
l’usage où étoient les chœurs, de chanter des Hymnes à l’honneur des Dieux  ; que par complaisance pour les Prêtres de Bacchu
us les grands Poétes qui avant lui avoient chanté les Héros & les Dieux , l’avoient connue comme lui. Les murmures des Prê
39 (1768) Réflexions sur le théâtre, vol 10 « Réflexions sur le théâtre, vol 10 — RÉFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE DIXIEME. — CHAPITRE IV. Spectacles singuliers. » pp. 106-127
onstruction du Louvre ; n’est-ce pas en effet la maison des Rois, des Dieux & des Déesses ? L’importance de l’objet, le p
gneront sur les trois théâtres du Royaume. L’Opéra est le théâtre des Dieux , il sera l’appanage du premier Prince du Sang. Le
st un Palais souterrain pour loger les diables, les furies, & les dieux infernaux. La Salle ou Bal est aussi toute prête
chef-d’œuvre de tous les arts à la fois ; que doit-être le Palais des Dieux , des Déesses, des Fées, des enchanteresses ? Nous
s d’animaux, des machines. On nous avertit que ce sont les amours des Dieux . Vénus & Mars & Adonis, Diane & Indim
n si bien reconnue, qu’on n’oseroit placer dans la Chapelle aucun des Dieux du théâtre, ni aucun image de dévotion au théâtre
40 (1694) Réfutation d’un écrit favorisant la Comédie pp. 1-88
er la Pompe funèbre des Grands qu’on voulait faire passer au rang des Dieux , par des Combats de gens qui se tuaient au bas du
faire périr tout le reste. Les Récits, c’est-à-dire, les louanges des Dieux , d’où a tiré naissance le Poème Dramatique, n’éta
Sculpteurs contribua beaucoup à faire reconnaître les Idoles pour des Dieux . Je crois que c’est quelque chose de cela, qui es
il profana les Vases du Temple de Jerusalem : « Qu’ils louaient leurs Dieux d’or, d’argent, d’airain, de fer et de pierre. »
traits exterieurs on passa à la vie et aux actions. La plupart de ces Dieux ayant été de grands hommes, on fit leurs éloges,
ières. Pour ce qui est des louanges que l’on récitait à l’honneur des Dieux , elles donnèrent naissance au Poême Dramatique. O
traitent de l’amour. De-là toutes ces fictions, tous ces mariages des Dieux , ces descriptions de leurs folles passions : on o
ce qu’il appelle idolâtrie qu’il s’y faisait des Sacrifices aux faux Dieux g, il n’y a rien de plus contraire à la vérité :
es accusant d’idolâtrie, c’est à cause qu’on n’y parlait que des faux Dieux , que tous les appareils en étaient fabuleux, et q
es comme une idolâtrie, c’était parce qu’on y faisait parler les faux Dieux , qu’on les y représentait avec cet air de Majesté
la mort, que cette foi généreuse avec laquelle on foule aux pieds les Dieux des Nations. Ce sont là les plaisirs des Chrétien
modérées ; d’où vient qu’on fait toujours les Amants se plaindre des Dieux , qu’ils accusent d’injustice, et dire souvent d’a
hême. Cette idolâtrie ne consistait, qu’en ce que la multiplicité des Dieux y était introduite sous des noms consacrés à des
les entend. Dans le cours d’une Pièce on fait paraître tous les faux Dieux qui s’opposent les uns aux autres pour seconder o
41 (1694) La conduite du vrai chrétien « ARTICLE V.  » pp. 415-435
ophète adresse aux Juges : la première est quand il les appelle « des Dieux et les fils du Souverain » : et la seconde, lors
ir duquel ils participent. Or si le Prophète appelle les Juges, « des Dieux , et les enfants de Dieu », n’est ce pas pour les
ssassent aller à des injustices, qui leur fissent changer leur nom de Dieux , en celui d’Antéchrists ? car, de grâce, quelle e
42 (1707) Lettres sur la comédie « Réponse à la Lettre de Monsieur Despreaux. » pp. 276-292
isme, que Cicéron, en un mot, eût reproché à Homère qu’il faisait des Dieux des hommes, et qu’il érigeait les hommes en Dieux
e qu’il faisait des Dieux des hommes, et qu’il érigeait les hommes en Dieux  : au lieu, dit-il, qu’il aurait dû rendre les hom
x : au lieu, dit-il, qu’il aurait dû rendre les hommes semblables aux Dieux , plutôt que d’abaisser la divinité à la condition
43 (1666) Dissertation sur la condemnation des théâtres « Disseration sur la Condemnation, des Théâtres. — Chapitre X. Que l'extrême impudence des Jeux Scéniques et des Histrions fut condamnée. » pp. 217-229
spirent l'amour qu'ils représentent, et se revêtant de l'image de vos Dieux , ils font honneur au crime qu'ils leur imputent ;
ait un lit sur lequel les Mimes représentaient les adultères de leurs Dieux , et de ce que l'on y donnait au public des Specta
44 (1768) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre onzieme « Réflexions morales, politiques, historiques, et littéraires, sur le théatre. — Chapitre VIII. Anecdotes illustres du Théatre. » pp. 186-214
nudités des décorations, la coquetterie des actrices ; les amours des Dieux , & le libertinage de la jeunesse, &c. fon
lime Emilie, Elle aima les plaisirs, les arts, la vérité.         Les Dieux lui donnant leur génie Ne garderent pour eux que
donne pour l’univers. Oui il est un Atome. Qu’est-ce que le génie des Dieux  ? Les Dieux ont-ils du génie ? Les génies ne sont
’univers. Oui il est un Atome. Qu’est-ce que le génie des Dieux ? Les Dieux ont-ils du génie ? Les génies ne sont-ils pas des
s Dieux ? Les Dieux ont-ils du génie ? Les génies ne sont-ils pas des Dieux  ? Et de quels Dieux a-t-elle le génie ? Est-ce de
ont-ils du génie ? Les génies ne sont-ils pas des Dieux ? Et de quels Dieux a-t-elle le génie ? Est-ce de Mars, de Venus, de
Neptune, de Pluton ? Ce galimatias est-il une beauté ? Il dit que les Dieux se sont reservés l’immortalité, ils ne l’ont donc
45 (1658) L’agent de Dieu dans le monde « [FRONTISPICE] »
[FRONTISPICE] L'AGENT DE DIEU DANSLE MONDE PAR LE R.P.YVES de Paris, Capucin Se
46 (1722) Chocquet, Louis [article du Supplément au Dictionnaire Historique et Critique] « article » pp. 42-44
’obtint pour six années. Il expose, que a l’honneur & louenge de dieu , de nostre mere saincte eglise, & de la sainc
ur quoi Saint Pierre s’exprima ainsi                       Loue soit dieu , Ca Mathias, entre nous autres Faictes nombre des
prescherie » Ce sont villains yssus de pescherie » Voulans noncer de dieu la paix cherie. » Mais si vostre art a mort ne le
47 (1643) Les Morales chrétiennes « Des Théâtres. » pp. 511-519
nt sur les théâtres la vie des Héros par des personnes consacrées aux Dieux , et qui par cette action, se donnaient l’entrée a
de leurs places, les furies de l’enfer, les morts des sépulcres, les Dieux de leur trône ; on va chercher les autres mondes
48 (1666) Dissertation sur la condemnation des théâtres « Disseration sur la Condemnation, des Théâtres. — Chapitre V. De l'impudence des Jeux Scéniques. » pp. 104-134
s moyens de se délivrer d'une si longue et si cruelle maladie, et les Dieux leur répondirent, « qu'il fallait instituer les J
factorum cum lascivia imitatio. » Diomedes. l. 3. aventures de leurs Dieux  ; quelques vieilles Fables, ou quelques Moralités
l les en faut croire, avec quelque sentiment de dévotion envers leurs Dieux . Et l'Histoire nous apprend qu'aux Jeux donnés pa
49 (1776) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre dix-huitieme « Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. — Chapitre III. Suite de Mêlanges. » pp. 84-120
Il peignit tout ce que la Fable a de plus licencieux, les amours des dieux , Zephir & Flore, Diane & Endymion, Bacchu
es Apelle, des Michelange, le Brun, Girardon, &c. Pour donner aux dieux , aux héros, aux princes les habits qui leur sont
ime de la vérité. M. Bossuet, Hist. Univ., 2 part. c. 16, parlant des dieux du paganisme, dit : Qui oseroit raconter les cér
Qui oseroit raconter les cérémonies & les mysteres impudiques des dieux immortels, leurs cruautés, jalousie & autres
e Bacchus. Rousseau, Emile, tom. 3. L’ancien paganisme enfanta des dieux abominables qu’on eût punis ici-bas comme des scé
ristianisme a tout remis à sa place : il est l’époque de la chûte des dieux , & de l’abolition de leurs désordres. M. de B
esque toutes nos tragédies , dit-il, sont dans le costume antique des dieux méchans, leurs ministres fourbes, leurs oracles m
50 (1758) Causes de la décadence du goût sur le théatre. Première partie « Causes de la décadence du goût sur le théâtre. — Chapitre XI. De l’amour & de ses impressions dans le Poéme Tragique. » pp. 165-178
éfére le tendre pere d’Iphigénie, suspendu entre l’obéissance dûe aux Dieux & le cri de la nature, à un jeune orgueilleux
es plus fortes passions, des combats des héros contre les tyrans, des Dieux contre les Destins. Ce n’est point aux doucereux
51 (1705) Pour le Vendredy de la Semaine de la Passion. Sur le petit nombre des Elûs. Troisiéme partie [extrait] [Sermons sur les Evangiles du Carême] pp. 244-263
Babilone, vous verrés les Peuples qui porteront sur leurs épaules des Dieux d’or & d’argent, de pierre & de bois, pou
dans le monde figuré par l’infidelle Babilone : vous y allés voir ces Dieux d’or & d’argent, postés dans les places publi
s Divinités qu’il respecte : les Idoles qu’il adore ne sont point des Dieux comme le nôtre : ils sont l’ouvrage de ses mains 
52 (1752) Traité sur la poésie dramatique « Traité sur la poésie dramatique —  CHAPITRE XI. Les Grecs ont-ils porté plus loin que nous la perfection de la Tragédie ? » pp. 316-335
e : tous ces événemens avoient été ordonnés, & conduits par leurs Dieux , comme je l’ai dit, chapitres 2 & 3. Dans les
ies à Athenes, tout étoit sacré. Elles étoient faites à l’honneur des Dieux , dans les grands jours de Fêtes ; les Sujets inté
entendoit gémir sur le Théâtre étoient les objets de la vengeance des Dieux , les malheureux enfans de ces Familles, victimes
53 (1600) Traité des Jeux comiques et tragiques «  Analyse et sommaire du présent Traité  » p. 63
ainte, d’ordures et de dissolutions, de blasphèmes et invocations des Dieux Païens, ne doit être toléré en l’Eglise Chrétienn
54 (1768) Réflexions sur le théâtre, vol 10 « Réflexions sur le théâtre, vol 10 — RÉFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE DIXIEME. — CHAPITRE VI. De l’Iconomanie théatrale. » pp. 141-158
chef d’œuvre de l’esprit humain. Mais à quoi servent les estampes des Dieux de la Fable ? Qu’apprend un Bacchus, une Vénus, u
e & de piété, où elles étoient autrefois communes, tandis que les Dieux de la fable, les héros des Romans, le grotesque d
leurs palais, leurs jardins étoient pleins de figures indécentes des Dieux & des Déesses du Paganisme. Dans les pays Pro
r répandu, & jusques dans le temple de Jérusalem ; les images des Dieux du Paganisme, ce qui étoit en même-tems un écueil
55 (1769) De l’Art du Théâtre en général. Tome I « De l’Art du Théatre. Livre prémier. — Chapitre III. Origine des Théâtres. » pp. 22-49
si la Comédie était connue long-tems avant qu’on sacrifiât un bouc au dieu du vin, elle peut avoir fait naître l’idée du tra
venue jusques chez les Grecs, avec le culte d’Osiris & des autres Dieux . Mais, me dira-t-on, pourquoi ces peuples, tels q
, que l’on nommait sans crainte ; elle alla même jusqu’à se jouer des Dieux . Lysandre, Général des Lacédémoniens, s’empara d’
nore. Il est probable que du tems des Druides, les ministres de leurs Dieux , & même avant, ils instituèrent des fêtes qui
56 (1667) Traité de la comédie et des spectacles « Sentiments des Pères de l'Eglise sur la comédie et les spectacles — 5. SIECLE. » pp. 147-179
s crie contre cette infamie publique, pendant qu'on recherche de faux Dieux à l'honneur desquels on célèbre ces Spectacles du
nt donc pouvez-vous mettre au rang des saintes puissances du Ciel ces Dieux qui se plaisent à recevoir un culte, qui rend ind
, à plus forte raison cette sainte Cité ne reçoit point ces sortes de Dieux : C'est pourquoi si vous désirez d'avoir part à la
ons. C'est une chose honteuse à des personnes vertueuses d'adorer des Dieux qui regardent d'un œil favorable le culte déshonn
57 (1768) Réflexions sur le théâtre, vol 7 « Réflexions sur le théâtre, vol 7 — RÉFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE SEPTIÈME. — CHAPITRE IV. Traité de la Danse de Cahusac. » pp. 76-104
les Grecs, &c. elles faisoient partie du culte de plusieurs faux Dieux , jamais dans la religion véritable. Aucun vestige
upiter. Celles des Nymphes, des Faunes, des Satyres, &c. Tous les Dieux & Déesses étoient danseurs, & aimoient ép
e l’idolâtrie n’est que le culte des passions sous le nom bizarre des Dieux & Déesses de la fable, qui n’ont été que des
ancienne que le paganisme, ait été introduite dans le culte des faux Dieux , il est certain que la danse & ce culte obscè
ui l’éclaire. C’est une huile salutaire qui adoucit les ressorts. Les Dieux , pour ajuster les hommes à leurs desseins par le
sa honte, la confusion de Vénus, la rage de Mars, la joie maligne des Dieux qui accourent en foule à ce spectacle. Tout le mo
58 (1768) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre douzieme « Réflexions morales, politiques, historiques, et litteraires, sur le théatre. — Chapitre premier.  » pp. 2-36
ire parler un buste ? Que fait là le Pautheon ? Jamais on n’a mis les Dieux en buste dans le Temples. Le Pautheon renfermoit
s les Dieux en buste dans le Temples. Le Pautheon renfermoit tous les Dieux reconnus, jamais il n’a servi pour les apothéoses
fête. Momus & Thalie ont eu beau chercher, par ordre du pere des Dieux , quoiqu’ils aient fait passer en revue tous les c
rien à faire dans le vaste champ du ridicule ? Veut-on se moquer des Dieux du théatre, en les faisant composer des drames, l
vaine idole, son culte est-il raisonnable ? Mais il est au dessus des Dieux , puisqu’il les détruit. Ce ne sont pas les Dieux
il est au dessus des Dieux, puisqu’il les détruit. Ce ne sont pas les Dieux de la sable, il les célebre à chaque page ; c’est
lebre à chaque page ; c’est donc le Dieu véritable qu’il outrage. Les Dieux dont on lui donne le nom, & qu’il mérite de p
59 (1825) Encore des comédiens et du clergé « CHAPITRE III. De la comédie et des comédiens chez les païens et chez les chrétiens. » pp. 101-112
de l’antiquité, trouvaient si facilement, dans le séjour céleste des dieux du paganisme, et dans le royaume infernal de Plut
r leurs théâtres trois sortes de personnages, savoir, des hommes, des dieux , et des êtres fantastiques ou allégoriques. Des p
60 (1772) Réflexions sur le théâtre, vol 9 « Réflexions sur le théâtre, vol 9 — RÉFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE NEUVIEME. — CHAPITRE IV. Pieces singulieres. » pp. 107-153
phocle sont bien au dessous. C’est Jupiter qui met Orphée au rang des Dieux . La ville de Calais, osant presque lutter avec le
t condamné à mort ce jeune Guebre. Autre erreur, les Prêtres des faux Dieux n’ont jamais eu le pouvoir de condamner à mort da
ment la sienne ; le plus souvent même on recevoit à Rome les nouveaux Dieux . Qu’importe à l’idolâtrie qu’on change d’objet de
veaux Dieux. Qu’importe à l’idolâtrie qu’on change d’objet de culte ? Dieux pour Dieux, les uns ne vallent pas mieux que les
. Qu’importe à l’idolâtrie qu’on change d’objet de culte ? Dieux pour Dieux , les uns ne vallent pas mieux que les autres. Il
de Martyrs, mourir plutôt que d’abandonner sa foi. Mon cœur est à mes Dieux , mon bras à l’Empereur. Erreur, ou galimathias :
que les autres, parce qu’ils sont plus grands ? Qu’ils adorent leurs Dieux , mais sans blesser le mien, Que chacun dans sa lo
, De quoi lui sert le sceptre oisif entre ses mains, Est-il comme nos Dieux , indifférent, tranquille, Des maux du monde entie
u Clergé qui a son mérite : Je ne veux désormais dans les Prêtres des Dieux Que des hommes de paix, honorés & soumis, Par
61 (1600) Traité des Jeux comiques et tragiques « [Traité] » pp. 3-62
tes de Satan, Abrégé du service que rendaient les Païens à leurs faux Dieux , lesquels en temps calamiteux, ils estimaient ne
de meurtres, parricides, incestes ; d’exécrations, et invocations des Dieux Païens : Or l’Ecriture défend en termes exprès, n
ture défend en termes exprès, non seulement de jurer par les noms des Dieux étrangesy, mais de les prononcer par notre bouche
Rome, non par les vices des hommes, mais par les Commandements de vos Dieux , c.à.d. les Diables. Il serait plus tolérable d’o
lus tolérable d’ordonner honneurs divins à Scipion, que servir à tels Dieux . » Item, « Ecoutez, si votre entendement ivre des
s si longtemps, vous permet de considérer quelque chose de sain : Les Dieux pour faire cesser la peste des corps, commandaien
it, entre les jeux, que les Païens jouaient à l’honneur de leurs faux dieux , et ceux que les Papistes jouent quelquefois aux
se moque plaisamment des Romains, qui tenaient pour service de leurs Dieux , les Comédiens, et détestaient tant les Comédiens
s, au lieu de les honorer comme Prêtres, et principaux serviteurs des Dieux  : Mais je crois qu’il eût pleuré amèrement, aussi
62 (1603) La première atteinte contre ceux qui accusent les comédies « A Madame de Nemours  » pp. -
i à l’imitation de ces pauvres qui ne voulaient porter les fleurs aux Dieux , que le Soleil ne les eût rayonnées, je conjure e
63 (1756) Lettres sur les spectacles vol. 2 «  HISTOIRE. DES OUVRAGES. POUR ET CONTRE. LES THÉATRES PUBLICS. — NOTICES. PRÉLIMINAIRES. » pp. 2-100
n avoit pour objet d’inspirer la haine des Rois, & la crainte des Dieux . Cette prétention est sans fondement. L’objet du
satyres bachiques. Car, comme l’a dit M. l’Abbé Vatry 2, de tous les Dieux , celui sans contredit qui étoit le plus propre à
inus, Aristophane. On y jouoit les Philosophes vivans, & même les Dieux . Le Peuple & les Magistrats s’en amusoient be
s passions ; C’est lui qui nous fit voir ces maîtres du tonnerre, Ces Dieux dont un clin d’œil peut ébranler la terre, Injust
étoit vain, léger, inconstant dans ses mœurs ; sans respect pour les Dieux  ; insolent, & plus prêt à rire d’une impertin
Les anciens Romains, bons Laboureurs, s’assembloient pour offrir aux Dieux des sacrifices, & pour les remercier des frui
Etrurie, des Farceurs, dont les jeux parurent, propres à appaiser les Dieux , & à détourner une peste qui ravageoit la Vil
ême goût d’invention ; & la Grece, qui fut appellée la Patrie des Dieux  ; pouvoit aussi être nommée la Patrie des fables
cle d’être Payens dans le cœur, & de vouloir ramener le culte des Dieux d’Homere & de Virgile. Mais, comme l’a dit M.
lattés d’erreurs & de foiblesse,  Notre devoir est combattu : Les Dieux , par leur exemple, y sont à la jeunesse  Un scrup
64 (1752) Traité sur la poésie dramatique « Traité sur la poésie dramatique —  CHAPITRE VI. Histoire de la Poësie Dramatique chez les Romains. » pp. 145-175
s’imaginerent que des Jeux sur un Théâtre appaiseroient la colere des Dieux  ; ils firent venir des Baladins de Toscane, &
résente aux Romains qu’un de leurs Citoyens a été plus sage que leurs Dieux , puisqu’il a condamné des Spectacles qu’ils avoie
l a condamné des Spectacles qu’ils avoient établis pour honorer leurs Dieux . Ce Scipion étala dans un long discours les dange
eux, si impurs, que Julien l’Apostat défendit aux Prêtres de ses faux Dieux d’y assister. Qu’ils laissent, disoit-il, au Peup
65 (1778) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre vingtieme « Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. — Chapitre II. Suite du Clergé Comédien, » pp. 52-67
elle à son Dieu, qui abandonne la vraie religion pour adorer des faux dieux , contre les lumieres les plus évidentes de la rai
qui la combat 1°.  Aucun de nos philosophes n’admet la pluralité des dieux . Le déiste, le matérialiste n’en connoissent qu’u
ne, Perfide disoit-elle, oses-tu bien changer ? Puisqu’aux mépris des dieux tu peux te dégager, Que ta flamme est éteinte, &a
66 (1687) Avis aux RR. PP. jésuites « XVI. » pp. 69-70
son Serpent. Voilà donc votre Héros devenu Dieu, et du nombre de ces Dieux que les Romains appelaient Majorum Gentium, c’est
67 (1733) Traité contre les spectacles « REMARQUES. SUR LE TRAITÉ. CONTRE LES SPECTACLES. » pp. 247-261
olle célébrait ces jeux vers la fin du mois de Février à l’honneur du dieu Pan ; en courant par la ville d’une manière immod
étaient consacrés à Cybèle, que les poètes nomment la grand-mère des dieux , et en grec Μεγάλη. Les Apollinaires dédiés à Apo
68 (1773) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre treizieme « Réflexions morales, politiques, historiques,et littéraires, sur le théatre. — Chapitre III.  » pp. 75-112
à l’Apothéose des Empereurs Romains. Ces Princes devenoient tous des Dieux , & leurs successeurs ne manquoient pas de leu
d’eux mêmes. La fumée de l’encens fait tourner la tête. Les noms des Dieux de la Fable qu’on y mêle, les grands mots adorabl
ns propos des hâles, entremêlés de quelques mots latins, des noms des Dieux de la Fable, & de quelque ancien Empereur, co
ui a été plusieurs fois imitée. Dans son Agrippine il parle ainsi des Dieux  : Ces enfans de l’effroi, ces beaux riens qu’on
ans savoir pourquoi. Ces alterés du sang des bétes qu’on assomme, ces Dieux que l’homme a faits, & qui n’ont point fait l
& du peu de goût qu’a pour lui le public, quoique placé parmi les Dieux par l’Abbé Schrone. Les plaintes que les Journaux
arrêta avec sa flotte dans un port d’Italie, y fit des sacrifices aux Dieux , & bâtit dans cet endroit une ville de son no
69 (1586) Quatre livres ou apparitions et visions des spectres, anges, et démons [extraits] « [Extrait 3 : Livre VI, chap. 15] » pp. 663-664
les pussent retourner. C’était Eschyle In πέρσαις. qui disait que les Dieux sousterrains recevaient tout et ne renvoyaient ri
70 (1773) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre quinzieme « Réflexions morales, politiques, historiques, et littéraires, sur le théatre. — Chapitre III. Aveux importans. » pp. 83-110
la scène. Il n’est pas honnête, dit Cicéron, de s’exercer contre les Dieux , même par jeu d’esprit, nous ne devons point nous
s surpris, Ovide, qu’un esprit aussi beau que le vôtre nous fasse des Dieux plus vicieux que des hommes ; sur-tout ne deviez-
l, temple, sacrifice, &c. on les applique aux créatures & aux Dieux du Paganisme ; je suis bien éloigné d’approuver c
ui amuse un instant. Rien n’est plus impur que le théatre, jamais les Dieux n’ont été plus maltraités que dans les comédies d
que dans les comédies d’Aristophane, Mercure, Pluton & les autres Dieux comme des misérables qu’on foule aux pieds. Moliè
71 (1766) Réflexions sur le théâtre, vol 5 « Réflexions sur le théâtre, vol 5 — REFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE CINQUIÈME. — CHAPITRE II. Du Mariage. » pp. 30-54
comédies de Plaute & de Térence, que les Payens invoquoient leurs Dieux dans tous les mariages, qu’ils avoient même des D
voquoient leurs Dieux dans tous les mariages, qu’ils avoient même des Dieux exprès pour les mariages. Junon, Lucine, l’Himené
nne ; d’autres où des Chrétiens auroient représenté les aventures des Dieux , les auroient chantés, loués, honorés, comme les
ec le jeune homme de Térence : Me ferois-je un scrupule de ce que les Dieux sanctifient ? Quod Divos decuit, cur mihi turpè p
e il ne peut être que glorieux De se voir le rival du Souverain des Dieux . Moi, tout Dieu que je suis, je dois être jalou
72 (1769) Réflexions sur le théâtre, vol 8 « Réflexions sur le théâtre, vol 8 — RÉFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE HUITIEME. — CHAPITRE IV. Suite des Masques. » pp. 82-109
ce qui fit à Rome le plus grand bruit. Dans les fêtes sacrilèges des Dieux du Paganisme, de Vénus, de Bacchus, de Mars, on s
âtres, embarrassés sur le choix, n’en donnèrent d’abord aucun à leurs Dieux , & puis les leur donnèrent tous les deux, pou
ore des opéra où ce costume indécent a été observé dans les fêtes des Dieux , & ce déguisement est familier sur le théatre
lisman, aux habits d’un différent sexe qui avoient servi au culte des Dieux , quand on les portoit après les avoir fait porter
, d’introduire les déguisemens dans les cérémonies religieuses de ces Dieux impurs dont tous les mystères, toute la religion
73 (1789) Lettre à un père de famille. Sur les petits spectacles de Paris pp. 3-46
le dire, autant de temples consacrés à la déesse de Paphos ou même au dieu de Lampsaque. Vous savez, Monsieur, sur quoi roul
nterie, la brutalité, la haine du mariage, ou si ces gens se marient, dieux  ! quels époux ! Une des suites, ai je dit, de la
s ces sanctuaires du plaisir, est ouverte par les ris, les amours, le dieu du vin, le dieu du jeu, le dieu de la table. A la
s du plaisir, est ouverte par les ris, les amours, le dieu du vin, le dieu du jeu, le dieu de la table. A la porte de sortie
t ouverte par les ris, les amours, le dieu du vin, le dieu du jeu, le dieu de la table. A la porte de sortie veillent dans u
74 (1603) La première atteinte contre ceux qui accusent les comédies « A Mlle de Guise » pp. -1
Cyprine N’a jamais atteint ta poitrine, Pourquoi donc s’embrasent les Dieux  ? Ce feu saint, l’honneur des Vestales, Echauffe
75 (1768) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre onzieme « Réflexions morales, politiques, historiques, et littéraires, sur le théatre. — Chapitre IV. Fêtes de Théatre. » pp. 95-114
n’est point la foi Catholique qui fait les Martyrs, c’est la foi des Dieux , des tems de la Cour. La foi qui fait le Luthérie
e parlent de la Mithologie payenne ; ce sont par-tout les actions des Dieux , des prieres, des offrandes, des cantiques ; les
es actions des Dieux, des prieres, des offrandes, des cantiques ; les Dieux font tout, on en espére, on en craint tout. Nous
neille, de Racine, de Crébillon & de Voltaire. C’étoient des faux Dieux sans doute ; mais les payens les regardoient comm
76 (1752) Traité sur la poésie dramatique « Traité sur la poésie dramatique — CHAPITRE II. Histoire de la Poësie Dramatique chez les Grecs. » pp. 17-48
é qui convenoit à l’Action représentée, aux prieres qu’on faisoit aux Dieux , & à la morale qu’on débitoit. Ainsi elle n’a
rt de joie, ils invoquent le Dieu Pan, celui qui regle les danses des Dieux , pour qu’il leur inspire une danse, Parce que, di
evoir un citoyen. Jamais Poëte Comique ne fut si hardi à attaquer les Dieux & les Hommes, si fertile en obscénités, ni si
l’est encore dans la liberté qu’il donne à Aristophane, de parler des Dieux & de la Religion, & dans sa sévérité pour
77 (1758) Lettre à M. Rousseau pp. 1-42
leur âme tourmentée n’eût plus éprouvé que d’affreux sentiments… Les Dieux , qui entendent les gémissements de la beauté, ne
nt ces monstres redoutables. Mais quel objet frappe ses regards ? Les dieux du haut du ciel ont jeté à ses côtés Hébém ou que
i le danger des conseils que vous voudriez que j’écoutasse : mais les dieux vous ont armée en vain de tant de charmes. Ma rai
ts, dans son silence. Ah ! Zima, pourras-tu résister à la volonté des dieux qui se déclare ?… Il l’examine encore, il voit to
78 (1770) La Mimographe, ou Idées d’une honnête-femme pour la réformation du théâtre national « La Mimographe, ou Le Théâtre réformé. — Seconde partie. Notes. — [A] » pp. 297-379
n ne met que des Etres imaginaires, des Pantalons, des Arlequins, des Dieux , des Fées, des Génies, des Sorciers, &c. sur
enteurs des Arts utiles, dont ils ne firent plus des hommes, mais des dieux . Le peuple, longtemps abruti sous la Théocratie,
atone qu’ils ont moquée ; &c. Comme les Rois se disaient Fils des Dieux , les premiers d’entr’eux qui firent des conquêtes
s Dieux, les premiers d’entr’eux qui firent des conquêtes, furent des Dieux à leur tour, aux yeux des peuples épouvantés : so
e, pour se placer lui-même sur l’autel. Les actions de ces troisièmes Dieux étaient connues : avec quelques additions, que la
sent, mais qu’on ne voit nulle part ? Voila quelle est l’origine des Dieux du Paganisme. La nature personnifiée ; non par de
plus grossiers que méchans, avaient tout bonnement les vices de leurs Dieux , ou plutôt, de leurs Rois déifiés. Nous avons lai
chus ne sont pas plus l’origine de la Tragédie, que celles des autres Dieux . Quelques-uns, plus fondés en raison, ont avancé
qu’elle était censée une imitation des Chansons & des Danses des Dieux Rustiques, qu’on nommait Satyres. [Ces Satyres, F
ses Décorations, de ses Chœurs, de ses Danses ? Dans les Temples des Dieux , en consultant les Ministres des Autels. Qui lui
ées publiques : elle fesait partie de ses Fêtes & du culte de ses Dieux  : elle vit dans les Acteurs des hommes d’Etat, au
e jeunes Romains & de jeunes Romaines chantaient les louanges des Dieux , & représentaient leurs principales actions.
elon Tite-Live, on établit à Rome des Jeux scéniques en l’honneur des Dieux , pour obtenir la cessation de la Peste, fut-ce de
emeuraient vainqueurs : la République eût cru s’attirer la colère des Dieux , en leur offrant des victimes avilies par le crim
remiers Spectacles des Romains. Les courses de chars en l’honneur des Dieux , se fesaient par les premiers de la Nation : les
le puissent. *. D’autres veulent que le mot Comédie vienne de Comus, dieu de la Joie : alors Comédie signifiera Chant Joyeu
t l’origine des Atellanes. *. Ou bien de Cômos & d’odê (chant du dieu Comus & de la joie). *. 450 ans avant J. C,
79 (1668) Idée des spectacles anciens et nouveaux « Idée des spectacles anciens et nouveavx. — Des anciens Spectacles. Livre premier. — Chapitre premier. Du Theatre. » pp. 73-99
, eslevoient leur mine, & les faisoit ainsi mieux representer les Dieux & les Heros. La Scene faisoit voir des Temple
ne cruelle peste ravageant les champs & la ville, on recourut aux Dieux pour en obtenir quelque remede. L’année suivante
Buleng. 3 hic. c.où il avoit une porte du milieu par où sortoient les Dieux , les Heros & les Rois ; & quelques autres
80 (1775) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre dix-septieme « Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. — Chapitre II. L’Arétin, le Tasse, l’Arioste. » pp. 38-79
nt toutes les vertus, étoient supérieurs à tous les hommes, égaux aux dieux , &c. C’est le jargon des prologues de l’Opera
Le divin Moliere, cet immortel Racine, cet incomparable Voltaire, ce dieu du goût, du génie, cette déesse des graces, cette
ent fort maltraités. Les œuvres des poëtes méritent peu la colere des dieux , comme leurs flatteries méritent peu leurs faveur
nous brûler dans l’onde. Le flambeau du monde brûle de tes feux ; le dieu de la guerre, le dieu du tonnere se laissent enfl
de. Le flambeau du monde brûle de tes feux ; le dieu de la guerre, le dieu du tonnere se laissent enflammer ; dans les enfer
poursuites. Toi seule, ô toi ! jeune objet que j’adore, de tous les Dieux sois le seul que j’implore ; que l’Art d’aimer se
ans l’ame, de l’ame aux sens, qui fécond en desirs, &c. Voilà mon dieu . L’amour, selon lui, est de tous les âges, &
81 (1702) Lettre de M. l’Abbé de Bellegarde, à une Dame de la Cour. Lettre de Lettres curieuses de littérature et de morale « LETTRE. de M. l’Abbé de Bellegarde, à une Dame de la Cour, qui lui avait demandé quelques réflexions sur les pièces de Théâtre. » pp. 312-410
, à quelles conditions il doit l’épouser, se trouve entre elle et ses dieux . Le nœud d’une Tragédie comprend les desseins de
es, les laisse sur leur bonne foi, au lieu de soulever contre eux les Dieux et les hommes pour les punir. Les parricides, les
et ces alarmes continuelles ne conviennent guère à un Héros, que les Dieux avaient destiné pour être le Fondateur du Peuple
sagement ménagé dans son Antigone : Tiresias annonce à Créon, que les Dieux vengeront sur lui, et sur toute la Maison Royale,
ique a tiré son origine des récits, qui se faisaient à la louange des Dieux , et il se ressent toujours un peu de cette supers
des idolâtries ; mais c’est à cause que l’on n’y parlait que des faux Dieux  ; et que tout s’y ressentait de la fausse Religio
82 (1752) Lettre à Racine « Lettre à Racine —  RACINE. A Mlle. Le Couvreur. » pp. 77-80
mp; l’amour de concert  Prenoient soin de venger ma flamme :  Que ces Dieux pour punir son cœur Avoient chez les mortels envo
83 (1639) Instruction chrétienne pp. -132
ien qu’en plusieurs de ces jeux, ôté ce qu’ilsm étaient consacrés aux Dieux des Gentils, il y eût moins de danger de corrupti
s, pour les jeux des Comédiens. C’est chose assez connue, que les Dieux des Gentils, c’est à dire les Démons, ont exigé c
eux de la Scène, disait S. Augustin, sont mêlés avec les honneurs des Dieux  ; Ce sont des artifices que la vertu Romaine a ét
tation des hommes, et soient glissés par la corruption des mœurs, les Dieux ont requis, qu’on les fît en leur honneur ». Il a
qu’on les fît en leur honneur ». Il avait dit auparavant, que «  les Dieux avaient introduit les jeux Scéniques, parmi les m
t les Poètes comiques et tragiques se licencièrent de parler de leurs Dieux et de leurs faits, comme des plus débauchés d’ent
, trompeurs, ravisseurs, et quoi non ? «  Tous les Adorateurs de tels Dieux , dit S. Augustin,24 quand il leur en prenait un
aires ; ce que quelques Gentils ont jugé indigne des Temples de leurs Dieux . Et le Philosophe Aristides27 a tâché de le dissu
remontrant que les comédies n’étaient point convenables aux fêtes des Dieux , pource qu’en icelles il faut toujours dire chose
d’offrir ès sacrifices, ce que la loi défend, il a aussi jugé que les Dieux ne peuvent être honorés par l’art et l’industrie
ains, que se servant ès Théâtres de ces gens comme Ministres de leurs Dieux , et comme de sacrificateurs, puisqu’ils leur cons
tous honneurs et cependant leurs jeux sont mêlés avec le service des Dieux  ? D’ou vient qu’on rejette le comédien, par leque
84 (1752) Traité sur la poésie dramatique « Traité sur la poésie dramatique — CHAPITRE V. En quoi consiste le Plaisir de la Comédie, & de ce Sel qui assaisonnoit les Comédies Grecques. » pp. 131-144
dit au contraire, j’ai ri comme un Enfant. Homere qui veut rendre ses Dieux méprisables, les fait éclatter de rire, & leu
ient-ils ? de voir marcher un Boiteux. Le rire immodéré est celui des Dieux d’Homere, des Enfans, & des gens du Peuple. P
85 (1773) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre quinzieme « Réflexions morales, politiques, historiques, et littéraires, sur le théatre. — Chapitre V. Du Faste. » pp. 154-183
nto, & non est spiritus in visceribus ejus. Habac. II. Voilà les Dieux & les Déesses du Paganisme : un morceau de bo
orceau de bois ou pierre que l’ouvrier a coloré & doré, voilà les Dieux & les Déesses du monde, de vaines idoles qui
leur argent, & n’ont ni esprit ni bon sens ni lumière. Voilà les Dieux & les Déesses du théatre, couverts de tout ce
beauté fournit contre elle bien d’autres armes : vous serez comme des Dieux par l’étendue de vos lumières, vous connoîtrez le
e est bien payée. Voilà qui fait voler les talonières du Messager des Dieux , & annoncer toutes les vertus du fard. Avril
86 (1776) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre dix-neuvieme « Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre dix-neuvieme. — Chapitre VI. Dorat. » pp. 141-175
; Libre à l’instant de sa naissance, Il ne devoit l’obéissance Qu’aux Dieux seuls qui l’avoient formé. C’est l’âge d’or, la
uille tes regards généreux. On hais les tirans redoutables, Et si les Dieux sont adorables, C’est quand les mortels sont heur
orables, C’est quand les mortels sont heureux. Il y a donc plusieurs Dieux  ? On les donne à Dieu pour modeles, & en lui
contes de Marot & de Rousseau qu’il dit écrits sous la dictée des Dieux des Jardins, & dont il blâmé la grossiere obs
sque, & les expose à la risée de l’univers. Il fait descendre les Dieux de l’Olympe, les Rois de leur Thrône, les Héros d
87 (1760) Critique d’un livre contre les spectacles « JUGEMENT DE M. DE VOLTAIRE, SUR LES SPECTACLES. » pp. 78-81
pour bénir le Ciel, et qui par cette raison fut appelé le langage des Dieux . Rien ne rend les hommes plus sociables, n’adouci
88 (1773) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre quinzieme « Réflexions morales, politiques, historiques, et littéraires, sur le théatre. — Chapitre I. Des Parfums. » pp. 7-32
ette odeur est si agréable que pour la mieux sentir, vous prierez les Dieux de vous faire tous nez, quod cum olfacies, Deos
cieux. En particulier chez les Payens l’Ambroisie étoit l’aliment des Dieux , elle avoit une odeur exquise qui se répandoit pa
eur d’un parfum précieux embaume au loin la terre & le Palais des Dieux . Voilà le théatre, voilà les actrices, Déesses d
théatre, voilà les actrices, Déesses de la volupté dans le Palais des Dieux . Quoiqu’en général l’ambroisie soit regardée comm
89 (1766) Réflexions sur le théâtre, vol 5 « Réflexions sur le théâtre, vol 5 — REFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE CINQUIÈME. — CHAPITRE VII. Suite de l’Indécence. » pp. 138-160
ame aux transports les plus doux, aimons-nous à jamais. Une troupe de Dieux & de peuples qui sont à leur suite, applaudis
; régnez avec eux : plaisirs, assemblez-vous, &c. Tous les autres Dieux les regardent curieusement envient le sort des am
.   Quand elle trahit ma tendresse. Je vois de son parti tous les Dieux se ranger. Quel Dieu n’eût souhaité de l’être a
és de laurier, les Flamines, les Augures interprètes des volontés des Dieux , les Vestales chargées d’entretenir le feu sacré,
90 (1763) Réflexions sur le théâtre, vol. 1 « CHAPITRE V. Des Pièces tirées de l’Ecriture sainte. » pp. 96-119
des comédies, n’ont jamais vilipendé la religion jusqu’à mettre leurs Dieux , leurs Bonzes, leurs Mandarins sur la scène. Jama
, « Pensent faire agir Dieu, les Saints et les Prophètes, Comme ces Dieux éclos du cerveau des Poètes. » Surtout ont-ils
core même Horace, qui n’était pas un dévot, puisqu’il se moque de ses Dieux , en les faisant venir d’un tronc d’arbre, veut-il
s, imitateurs des Païens, qui canonisaient le crime par l’exemple des Dieux  : « Quod Divos decuit, cur mihi turpè putem ? » C
91 (1763) Réflexions sur le théâtre, vol. 1 « CHAPITRE VI. De la Religion sur le Théâtre. » pp. 120-142
n’ai jamais pu m’accoutumer. C’est la comparaison des hommes avec les Dieux . Ou on les adore, ou on les méprise. Si on les ad
arallèle. Quel spectacle ! des hommes se mesurer, disputer avec leurs Dieux , les traiter cavalièrement, les combattre ! Le di
e la plus grande partie des pièces de Corneille. « Oui, je jure des Dieux la puissance suprême, Et pour dire encor plus, je
s de Pompée. Mettre des cendres au-dessus de la puissance suprême des Dieux qu’on adore, est-il rien de plus faux et de plus
92 (1666) Dissertation sur la condemnation des théâtres « Disseration sur la Condemnation, des Théâtres. — Chapitre XI. Que les Poèmes Dramatiques n'ont point été condamnés. » pp. 230-236
'y blâme autre chose que les adultères, et les autres crimes de leurs Dieux , que l'on y représentait avec beaucoup de mépris 
93 (1576) De la Censure. pp. 611-613
: je réponds que c'était pour une superstition qu'ils avaient à leurs Dieux . mais les plus sages les ont toujours blâmés. car
94 (1586) Quatre livres ou apparitions et visions des spectres, anges, et démons [extraits] « [Extrait 1 : Livre II, chap. 3] » pp. 104-105
de Janvier, les Païens du temps passé représentaient publiquement les dieux qu’ils adoraient, en la plus hideuse forme qu’il
95 (1715) La critique du théâtre anglais « CHAPITRE V. Remarques sur L’Amphitryon, Le Roi Arthur, Don Quichotte et Le Relaps. » pp. 302-493
et leur reproche de placer le vice dans le Ciel, et de faire de leurs Dieux des protecteurs du libertinage. M. Dryden dira-t-
ns comme un Dieu, que comme un batelier. L’un et l’autre se rient des Dieux et appellent Mars et Vulcain, Les deux bouffons d
mais tout cela part de Mercure revêtu du caractère d’Ambassadeur des Dieux . Où est la convenance des mœurs avec la personne 
ut que « la convenance soit gardée même pour les Machines, et que les Dieux ne se départent jamais des fonctions qui leur son
ces fonctions l’obscénité du langage pour caractériser quelqu’un des Dieux  : aussi M. Dryden ajoute-t-il : « Si les Dieux on
ctériser quelqu’un des Dieux : aussi M. Dryden ajoute-t-il : « Si les Dieux ont à parler sur le Théâtre, il faut absolument q
auté du visage. Car n’est ce pas à son avis un beau spectacle que des Dieux folâtres qui « se lancent des étoiles à la tête c
« se lancent des étoiles à la tête comme des pelotes de neige » ? des Dieux libertins qui débitent au sexe des saletés ? des
neige » ? des Dieux libertins qui débitent au sexe des saletés ? des Dieux impies qui se raillent mutuellement par des blasp
des éloges. Avant que de finir l’Amphitryon, je cherche pourquoi les Dieux comparaissent à un Tribunal Ecclésiastique ? L’im
e fut introduite par principe de Religion, pour fléchir la colère des Dieux et arrêter le cours d’une grande mortalité. Mais
vons nous permettre de voir aucune Scène immodeste. Les adultères des Dieux et des Héros sur le Théâtre, sont des divertissem
96 (1823) Instruction sur les spectacles « Chapitre XXI. Les spectacles condamnés par les auteurs profanes anciens et modernes. » pp. 179-182
s choses, s’exprime contre les théâtres en ces termes : « Ah ! si les dieux avaient eu une volonté malfaisante pour les homme
97 (1758) Causes de la décadence du goût sur le théatre. Première partie « Causes de la décadence du goût sur le théâtre. — Chapitre I. Du Théâtre des Anciens. » pp. 2-24
nt des divertissemens champêtres, où l’on faisoit entrer le culte des Dieux , & sur-tout de Bacchus, qu’on y célébroit dan
Langue Grecque étoit à peine connue, qu’Homère en fit le langage des Dieux . Athènes ne venoit que de naître, quand elle enfa
98 (1770) La Mimographe, ou Idées d’une honnête-femme pour la réformation du théâtre national « La Mimographe, ou Le Théâtre réformé. — [Première partie.] — Quatrième Lettre. De madame Des Tianges. » pp. 28-32
e la plus précieuse des prérogatives, d’être le conservateur & le dieu tutelaire de sa famille ; avantage si grand aux y
99 (1620) L’Honneur du théâtre « Prologue » pp. 39-42
pensait avoir de plus caché, et nous faisons descendre de là-haut les Dieux immortels, trop heureux de paraître sur ce théâtr
100 (1691) Nouveaux essais de morale « XXI. » pp. 186-191
trie, s’il est vrai qu’on ne puisse faire de Comédie sans y mêler les Dieux de la Fable. Tertullien traitait d’idolâtres les
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