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1 (1541) Affaire du Parlement de Paris « Arrêt du Parlement de Paris autorisant, après avis du Roi, les représentations, sous conditions (25 janvier 1542) » pp. 167-166
les représentations, sous conditions (25 janvier 1542) Vues par la cour les lettres patentes du Roi données à Eschouench
Eschouench le XVIIIe jour du mois de décembre dernier passé, à icelle cour adressantesci, par lesquelles et pour les causes
y employant le temps requis et raisonnable, à quoi serait par ladite cour pourvu ainsi qu’il appartiendraitck. Et prêtant e
conclusions du procureur général du Roi, et tout considérécl, ladite cour , suivant lesdites lettres patentes et déclaration
tère. Et pour l’exécution d’icelui jeu et mystère, leur défend ladite cour faire jouer ou procéder audit jeu à autres jours
valles ; pour la décoration, bien et sûreté de quoicq, enjoint ladite cour , auxdits entrepreneurs, pourvoir et entendre à ce
u peuple au service divin et diminution des aumônescu, ordonne ladite cour que lesdits Le Royer et autres ses consorts entre
. Et le surplus à la moitié d’icelui, suivant ce qui a été par ladite cour ordonné contre les prédécesseurs entrepreneurs du
neurs du Mystère des Actes des Apôtres. Et sauf à ordonner par ladite cour , par ci aprèscy, de plus grande somme enverscz le
oin d’être achevé. ci. [NDE] Les lettres patentes adressées à cette cour . cj. [NDE] Verbe impersonnel : « il leur loist »
ntes du roi, les conclusions du procureur et avoir tout considéré, la cour … cm. [NDE] Impétrants des lettres royales : bén
tion = conformité au decorum), se déroule bien et en toute sûreté, la cour ordonne aux entrepreneurs de veiller à tout ce qu
ou « statutaire » : amende non fixée et laissée à la discrétion de la cour . cs. [NDE] Runnalls transcrit « et de solz pran
in, affaiblissant ainsi la charité et faisant baisser les aumônes, la cour décide de taxer les entrepreneurs. cv. [NDE] Flo
[NDE] Floris déchiffre « par cri après » : on ne voit pas pourquoi la cour imposerait une taxe par proclamation publique.
2 (1762) Lettres historiques et critiques sur les spectacles, adressées à Mlle Clairon « Lettres sur les Spectacles à Mademoiselle Clairon. — Extrait des Registres de Parlement, du 22 Avril 1761. » pp. 210-223
es autres seront charmés de s’y instruire . Les momens précieux de la Cour ne me permettent pas, Messieurs, de faire l’analy
des Avocats, l’Auteur, & m’a chargé de dénoncer son Ouvrage à la Cour , dont le zéle en matiere de Religion, de bonnes m
ir le vœu de l’Ordre des Avocats, que j’ai l’honneur de dénoncer à la Cour le Livre intitulé : Libertés de la France contre
portant la parole, ont dit : Que l’exposé qui vient d’être fait à la Cour , du Livre intitulé : Libertés de la France contre
res que prenoient à ce sujet ceux qui se dévouent sous les yeux de la Cour , à la profession du Barreau ; que leur délicatess
rejettent de leur sein, fut confirmé par le sceau de l’autorité de la Cour , & que ledit Livre fût flétri. Que dans ces c
tri. Que dans ces circonstances ils croyent donc devoir proposer à la Cour que le Livre en question sera lacéré & brûlé
ra & demeurera rayé du Tableau des Avocats, étant au Greffe de la Cour , en date du neuf Mai dernier, & que l’Arrêt q
xamen fait dudit Imprimé, la matiere sur ce mise en délibération : LA COUR , ordonne que le Livre en question sera lacéré &am
la parole au Bâtonnier, leur a dit : Qu’ils trouveroient toujours la Cour disposée à concourir avec eux pour appuyer de son
ingt-trois Avril audit en mil sept cent soixante-un, à la levée de la Cour , l’Ecrit mentionné en l’Arrêt ci-dessus, a été la
crit mentionné en l’Arrêt ci-dessus, a été lacéré & brûlé dans la Cour du Palais, au pied du grand Escalier d’icelui, pa
ux Commis servant à la Grand’Chambre, assisté de deux Huissiers de la Cour . Signé, YSABEAU.
3 (1776) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre dix-huitieme « Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. — Chapitre II. Madame de Longueville. » pp. 40-83
ces ingénieuses conférences. Plusieurs prélats y venoient faire leur cour , sur-tout M. Godeau, évêque de Vence, avec qui el
pour arborer la gaieté. Cette seconde comédie fut assez mal jouée, la Cour n’y applaudit pas : mais on ne siffle pas les pri
valité de beauté, sont ordinaire entre les femmes ; chacune avoit une cour nombreuse, qui prit hautement son parti. Cette co
breuse, qui prit hautement son parti. Cette comedie partagea toute la Cour  : malheureusement il s’y mêla du tragique. Deux a
n très-grands nombre, le Nonce du Pape, les Evêques lui formoient une cour dont on n’avoit point vu d’exemple. Charmés de sa
. Le plénipotentiaire était complaisant, elle partit. Son entrée à la Cour & sa fécondité furent célébrées par les plus
parut pas s’y ennuyer : elle satisfaisoit son goût, & faisoit sa cour à la Régente & au Ministre. Benserade & V
s une autre scène par deux sonnets sur Job, sur le mérite desquels la Cour & la Ville furent partagées. Elles n’auroit p
crains de l’incommoder. La Princesse inconsolable fit agir toute la Cour  : ce fut une affaire d’Etat. Je m’étonne , dit l
rent encore des faveurs qu’elle sollicita le plus vivement : toute la Cour se remua pour si peu chose ; les hommes eurent la
’esclavage tout ce qui lui étoit attaché. Irritée elle-même contre la Cour , elle saisit avidement tout ce qui servoit sa ven
emment. Dès qu’elle eut appris à Saint-Germain, où elle étoit avec la Cour , ce qui se passoit à Paris, elle court dès le gra
enoux les lauriers de Rocroi, trop heureux d’entendre ses oracles. La Cour & la Reine, incertaine de sa destinée, attend
soin. Elle y eut recours dans la suite ; elle n’y trouva qu’un ami de cour , qui refusa de la recevoir. D’un autre côté, elle
selon ses intérêts secrets ; car il entretenoit des liaisons avec la Cour , & selon le vent favorable ou contraire qui y
p; la Reine sa mere fugitifs au milieu de la nuit, qui avec sa petite Cour va coucher sur la paille ; des Princes emprisonné
, court à la prison, brise leurs fers à genoux, & les ramene à la Cour  ; le Roi lui-même, après les avoir déclarés coupa
des courtisans incertains, passant selon le vent de la fortune d’une Cour à l’autre, de la soumission à la révolte, se trah
ur eux-mêmes, pour les frais de guerre, qui envoient des députés à la Cour rendre hommage & signer la paix ; un Peuple a
tbazon sa rivale maîtresse du champ de bataille, elle en triompha, sa cour devint très-nombreuse. Les Frondeurs qui s’étoien
’on veut) ; que les personnes les plus distinguées de l’Eglise, de la Cour , de la Robe, de l’Epée, toutes les grandes villes
ve de Montrond. Elle fut solemnellement mise sous la protection de la Cour avec les Seigneurs, ses partisans ; elle joua le
estes, des arrêts, des lettres de négociations, des députations de la Cour du Parlement à la Cour de la Reine. On étoit de p
lettres de négociations, des députations de la Cour du Parlement à la Cour de la Reine. On étoit de part & d’autre las d
ris. Les Princes sortent de prison, & il fuit ; ils viennent à la Cour , & il quitte le royaume : les deux carrosses
e Ministre du fond de son exil continue à gouverner, les Princes à la Cour sont suspects & méprisés. Tous les tréteaux n
espagnoles en Flandre. La Duchesse revenue triomphante, éblouie de la Cour nombreuse qui la suivoit par-tout, enivrée des ac
it le Parlement & la Noblesse, régloit l’Etat sous les yeux de la Cour , sans lui en faire part. La Reine en fit des plai
a guerre ; elle y décida le Prince de Condé, qui reprit les armes. La Cour instruite de cette dévotion guerriere, la poursui
qui étoient les intermedes des négociations & de la dévotion. La Cour l’y suivit encore, & bloqua la ville par mer
urs. Le Prince de Condé, alors tout-puissant, la vit quelquefois à la Cour . Le tempérament amoureux de ce héros étoit aussi
sante, tout passa par ses mains, elle vêcut en Princesse favorite. La Cour qui profite des foiblesses aussi-bien que des ver
os, la chargea de négocier la paix. Cette belle médiatrice parut à la Cour avec l’appareil & la gravité d’un homme d’Eta
ire de ce jour tout le reste de sa vie, comme la plus grande fête. La Cour , sa famille, son mari, tout le monde, accoutumés
s caressant toutes les deux. La réconciliation de la Duchesse avec la Cour , autre miracle de la grace. Cette réconciliation
, sa bonne conduite calmerent peu à peu les esprits ; elle parut à la Cour , y fut reçue fort froidement ; insensiblement on
la paix on lui permit de venir demander pardon au Roi, & faire la cour au Ministre qui l’avoit fait emprisonner. Le temp
utes furent applanies, & les Condés comblés de faveurs. Jamais la Cour ne fut si brillante ni si fêtée. Ce mariage, celu
tyle embarrassé, tout plein de Rambouillet, de Port-Royal & de la Cour , ne permet pas de douter que ce ne soit son ouvra
ux que moi, & les respecte autant que moi. Son éloignement de la Cour n’est pas moins admirable. Elle y étoit dans la p
4 (1541) Affaire du Parlement de Paris « Procès-verbal de l’action intentée devant le Parlement de Paris par le procureur général du Roi aux “maîtres entrepreneurs” du Mystère des Actes des Apôtres et du Mystère du Vieil Testament (8-12 décembre 1541) » pp. 80-82
deur et requérant l’entérinement d’une requête par lui présentée à la cour , d’une part. Et maître François Hamlin notaire au
en la boîte aux pauvres par provision, et sauf après avoir vu par la cour l’état de leurs frais et de leur gain en ordonner
maîtres entrepreneurs du Mystère de l’Ancien Testament. Remontre à la cour les causes qui les ont mus entreprendre faire exé
. Néanmoins le procureur général du Roi, par une requête baillée à la cour , les avait fait inhiber de passer outre. Dit qu’i
patentes du Roi, la vérification du consentement des gens du Roi, la cour sous correction doit lever les défenses. Joint qu
pour autres causes, que chacun ne sait pas. A cette cause supplie la cour , vu la permission du Roi, la vérification d’icell
eurs ont faits, et que res non est amplius integra bv, il plaise à la cour lever lesdites défenses, autrement perdraient les
ns beaucoup. Et néanmoins offrent du gainbw qu’ils pourront faire. La cour en ordonne telle somme qu’elle verra pour les pau
eux présents qui lui font dire qu’ils sont prêts de rendre compte. La cour dit qu’en ayant égard à la requête faite par ledi
de cette ville de Paris. Et semblablement mettront par devers ladite cour leur état et compte, pour icelui vu leur être pou
ouveaux maîtres entrepreneurs du Mystère du Nouveau Testament, ladite cour a fait et fait inhibitions et défenses auxdits no
Brulart, procureur général, qu’il leur accordait quinzainecf. Ladite cour a ordonné que lesdits anciens maîtres payeront la
tifiés par G. Runnalls. François Hamelin est également « praticien en cour laie » (avocat pour les tribunaux séculiers) ; Fr
s frais engagés, leur projet est suspendu. bf. [NDE] Il expose à la cour les raisons qui les ont poussés à entreprendre de
intenir l’interdiction. cc. [NDE] Les entrepreneurs soumettront à la cour leurs livres de compte pour que, après examen de
5 (1763) Réflexions sur le théâtre, vol. 2 « Chapitre II. Discipline du Palais. » pp. 26-50
édie : « Par nos mercuriales, dit-il, il est prohibé aux sieurs de la Cour d’aller voir ou écouter les Bateleurs et Comédien
nnée à l’honneur du Prince et de ses amis et féaux les gens tenant la Cour du Parlement, auxquels ils allaient les inviter p
érant le Procureur général du Roi, et par une infinité d’arrêts de la Cour dont il a été fait un ample recueil, et notamment
gens, pour transcrire leurs écritures, et faire leurs commissions. La Cour l’approuva, et voulut que ce fût pour eux une esp
s couper deux arbres dans la forêt royale pour planter le mai dans la cour du palais. Les juridictions subalternes ayant vou
is, elle eut aussi sa basoche, mais moins privilégiée que celle de la Cour des Pairs. On lui accorda des étendards et des dr
stances des temps, le vrai génie du théâtre. D’abord, pour faire leur cour à Philippe le Bel, leur fondateur, ils jouèrent p
d’Orléans et les Seigneurs Français, tantôt le Roi d’Angleterre et sa Cour , la Reine Isabeau, les Princes du sang et les Sei
ns la saisirent avidement, et la jouèrent à Paris sous les yeux de la Cour avec le plus grand éclat. Louis XII, qui succéda
se défie moins, et qu’on avale avec plus de plaisir. Mais élevée à la Cour avec la faveur la plus éclatante, par le Cardinal
Bâtonnier dans la chambre, pour le charger de dire à son Corps que la Cour louait son zèle, et serait toujours disposée à ap
s Gens du Roi, M. Omer Joli de Fleury portant la parole, ont dit à la Cour que Me. Adrien d’Aine, Bâtonnier des Avocats, dem
aussitôt mandé, il entra avec plusieurs anciens Avocats, et dit à la Cour . « Messieurs, la discipline de notre Ordre, et
es autres seront charmés de s’y instruire. Les moments précieux de la Cour ne me permettent pas de faire l’analyse du second
uteur du nombre des Avocats, et m’a chargé de dénoncer l’ouvrage à la Cour , dont le zèle pour la religion, les bonnes mœurs
Fleury, Avocat du Roi, a dit que l’exposé qui venait d’être fait à la Cour du livre en question, ne justifie que trop la sen
res que prenaient à ce sujet ceux qui se dévouent sous les yeux de la Cour à la profession du Barreau ; que leur délicatesse
teur, qu’ils rejettent de leur corps, fût confirmé par le sceau de la Cour , et que le livre fût flétri, lacéré et brûlé par
fût et demeurât rayé du tableau des Avocats, qui est au Greffe de la Cour , en date du 9 mai dernier ; et que l’arrêt qui in
sera. » Les Gens du Roi retirés, la matière mise en délibération, la Cour rendit un arrêt entièrement conforme à leurs conc
la lecture de l’arrêt, et leur dit, qu’« ils trouveraient toujours la Cour disposée à concourir avec eux pour appuyer de son
6 (1773) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre treizieme « Réflexions morales, politiques, historiques,et littéraires, sur le théatre. — Chapitre IV.  » pp. 113-155
avoir employés en maîtresse, par ambition, à corrompre sa famille, la Cour & le royaume. Nous laissons à l’Historien du
des autres, y dépenserent tout leur bien. Ces folies passerent de la Cour à la Capitale & aux Provinces. Voilà une des
il est monté jusqu’au comble. C’est encore Catherine qui a peuplé la Cour de femmes ; elles étoient auparavant en petit nom
n comédie, c’étoient de vrais théatres ; on ne pouvoit plaire à cette Cour qu’en favorisant ce goût. Léon X le porta sur le
s puissantes, l’une sur le pere, l’autre sur le fils, partageoient la Cour par leur crédit & leurs intrigues. Elle ne pr
tés éminentes qu’elle tenoit de sa mere, qui ne réussirent point à la Cour d’Espagne. Elle avoit toujours la gorge tout-à-fa
uloit que de jeunes & de belles, elle les formoit à son école. La Cour étoit une académie de galanterie, on y en donnoit
es Actrices à jouer leurs rôles. On sent combien le défit de faire sa cour , l’espérance d’une brillante fortune, l’air &
ent, & particulierement une centaine des plus belles femmes de la Cour , qui traînoient encore deux fois autant de courti
e faux avis. Ce sont les ressorts ordinaires dans les intrigues d’une Cour , plus efficaces en ce qu’ils vont au cœur, &
steme critique ; les femmes mariées occupent toutes les charges de la Cour . Le succès repondit à son attente ; Cathérine en
e Lavergne sut pénétrer, & découvrit à la Reine les secrets de la Cour de Navarre, qui lui servirent à y meure la divisi
uisine, les valets, les femmes de chambre de plus de cent Dames de la Cour , & de leurs amans qui les suivent. Ces charma
l de Coligni comploterent d’enlever le Roi, la Reine & la galante Cour , & vinrent avec deux mille chevaux, couverts
main le spectacle recommenca pour célébrer l’entrée triomphante de la Cour , après la défaite du Prince de Condé, qui en four
dans une boëte d’acier dont elle gardoit la clef. La confiance de la Cour donna la plus grande vogue à cet imposteur, qui a
ces de la Reine, & qui se flâtoit de continuer ses intrigues à la Cour de France. Nous en parlons ailleurs L. 2. C. 3. a
e fit honneur de mettre en drames, & de faite représenter dans la Cour tout l’évangile. Il reste des vestiges de ces anc
ordinaires, elle les faisoit servir par les plus belles femmes de la Cour , demi nues, qui en portant les plats, & leur
t les pseaumes de Marot, alloit au prêche, & faisoit prêcher à la Cour Monluc son confident, Evêque de Valence, Calvinis
le le decrédita auprès du Roi son fils, & causa sa retraite de la Cour . S. retraite & sa disgrace uniquement par cet
erres civiles, occasionné des guerres étrangeres ; elle a brouillé la Cour , la ville, le royaume, les familles, les amis, le
l’approbation des Etats, l’autorisation du Roi, l’exemple de toute la Cour , les arrêts du Parlement, leur en eurent fait une
historiettes secrettes du temps. Ses Mémoires sont le bulletin de la Cour , surtout de la Cour de Paphos, sur laquelle il ne
tes du temps. Ses Mémoires sont le bulletin de la Cour, surtout de la Cour de Paphos, sur laquelle il ne finit point. Trois
dans ces principes & accoutumée à cette vie, sa fille déplut à la Cour d’Espagne & à Philippe II son mari. Elle vou
repudia, & fit casser son mariage. Cette joyeuse bande étoit sa Cour ordinaire , & la suivoit par-tout tant en pai
ant ; ainsi que je l’ai vu pendant trente-trois ans que j’ai suivi la Cour . Elle les menoit à la guerre, montée à cheval co
que les arquebusades des Huguenots. Rien n’étoit plus beau que cette Cour de femmes. Il faut entendre Brantome. C’étoit un
les bien brulé une bonne part, autant de nous autres Gentilshommes de Cour , (& Abbés) que d’autres qui approchoient de l
ortrait, celui de ses Belles-filles & des plus belles Dames de la Cour . Elle y étoit habillée à la Francoise, un chaper
elle que vous me voyez, & j’étois telle comme me voilà. Toute la Cour applaudit ; qui en doute ? Elle aimoit fort la d
noit plaisir à donner toujours des spectacles à son peuple & à la Cour . Festins, bals, danses, combats, couremens de bag
, & par les plus belles Princesses, Dames & Demoiselles de la Cour , qui même la représenterent très bien, & si b
7 (1632) Les Leçons exemplaires de M.I.P.C.E. « Livre III, Leçon X. LA COMEDIENNE CONVERTIE. » pp. 461-479
ché avait abondé. Autrefois parmi les Ménestriers et les plaisants de Cour S. Genest est devenu un grand Martyr. Les persécu
moyen je vis tout ce qu’il y avait de rare et de remarquable et en la Cour et en la ville et aux environs. Un jour de Fête j
plaisir de cette action, je les priai de m’en dispenser parce que la Cour et la Comédie étaient deux Théâtres qui ne m’avai
. Car je tiens que ces deux choses ne diffèrent qu’en ce point que la Cour est une Comédie véritable et la Comédie est une C
ce point que la Cour est une Comédie véritable et la Comédie est une Cour feinte, et en l’une et l’autre Scène ce n’est que
l’Evénement de cette sorte. L’un des plus grands passe-temps de cette Cour ce sont les Représentations. La Compagnie qui ser
n'y ont perdu que leurs pas et leurs espérances. Des grands de cette Cour en ont été jusques à la folie et à la rage, les m
n sa protection et de me donner en garde à quelqu’une des Dames de sa Cour jusques à ce que je puisse jouir de l’effet de ma
et approuvant ce que la Reine avait dit fut le premier avec toute sa Cour à reconnaître que le doigt de Dieu était en cette
 » Aussitôt toute la ville fut remplie de cette merveille et toute la Cour n’avait point assez de langues pour publier les l
8 (1773) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre quatorzieme « Réflexions morales, politiques, historiques, et littérairesn sur le théatre. — Chapitre VI [V]. Élizabeth d’Angleterre. » pp. 142-187
raité avec elle, d’après toute l’Angleterre, son Parlement, sa propre Cour , jusqu’à son Bouffon qui le lui disoit sans façon
coquetterie & les vices des actrices. Elle vint à quinze ans à la Cour de France puiser à la source. Fille d’honneur de
t point à en faire une savante. Sa mere avoit appris le François à la Cour de Louis XII, & le commerce des deux nations
ses adroites, comme on en trouveroit dans la plûpart des femmes de la Cour & du grand monde. Mesdames de Sevigné, de Mai
ée, on ne lui en enseigna aucune, même la Protestante. Henri & sa Cour n’étoit point Protestant. On ne lui inspira que l
passa dans les mains des trois femmes de son pere, qui pour faire la cour à leur mari, lui marquoient de l’amitié, & en
tous les partis, qui pendant trois regnes agitoient si violemment la Cour & l’Etat. Ainsi se formoit en elle cette prof
e grossier, où aucune unité de temps ni d’action n’étoit observée. La Cour y applaudit, Elizabeth en fut outrée ; & comm
elle n’en fut que plus furieuse à les persecuter. Elle avoit tort. La Cour de France, qui ne l’aimoit pas à cause de Marie d
’isle de Babilari ; comme si le Roi de France menoit les femmes de sa Cour aux lits de justice. Les Milords, qui ne s’attend
nstruits de ces petitesses, ne manquoient jamais, pour lui faire leur cour , de sémer dans leurs harangues de la galanterie &
On les eût pris pour les messagers des amans. Ils lui faisoient leur Cour en se moquant d’elle. On joue à Londres une comé
es, & donnoit des ordres précis aux hommes & aux femmes de la Cour d’y paroître avec toute la magnificence qui leur
ssible, ce que tous s’empressoient d’exécuter, & lui formoient la Cour la plus brillante, sans qu’il lui en coutât rien.
ne s’y opposerent pas. Cet attirail Gothique fut réformé. On vit à la Cour des petit maîtres, jusqu’alors peu connus. L’élég
eval pour mieux étales ses graces & ses habits superbes. Toute la Cour fut aussi obligée de prendre des chevaux, & d
treme. Ce titre de vierge est un prodige de flatterie. Personne de sa Cour ne le croyoit ; mais son autorité despotique impo
t. Plusieurs familles s’étoient ruinées pour paroître avec éclat à la Cour , selon son goût. Jamais elle ne leur a donné pour
énéfices, des charges, des emplois dans l’Eglise, la Robe, l’Epée, la Cour , où les gages sont fixés, où l’on pouvoit gagner
, sous son sein privé, comme particuliere, aux riches Seigneurs de la Cour , qu’elle avoit enrichi par des charges, & ne
on frere, priva le Comte de toutes ses charges, & le chassa de la Cour . Il déclare Elizabeth bâtarde & incapable de
ire préfere héroïquement sa chere Elizabeth à toutes les graces de la Cour , au mariage même de la Reine, qui lui offre sa ma
mp; exécuter un baller par Elizabeth, les Seigneurs & Dames de la Cour , qui l’ont appris & disposé dans deux jours,
l se vengeroit, si ce n’étoit pas une femme, & ne parut plus à la Cour . Il bondoit ainsi toutes les sois qu’il étoit méc
agers eurent quelque chose de singulier. Le Chevalier Alton vint à la Cour , en dansant la gaillarde. Il parut d’abord en mas
enot, qui étoit avant lui, qui valoit mieux que lui, fort estimé à la Cour , qui avoit rendu de grands services à l’Etat, peu
mbassadeurs, mais déguisés, incognito. Comment traiteroit-on dans une Cour étrangere ce Roi Ambassadeur ? c’est avilir sa di
ns la reception. Elle envoya vers lui les plus grands Seigneurs de sa Cour , cent cinquante Gentilshommes, soixante carosses,
les Protestans, qui n’en faisoient pas la vingtieme partie ; toute la Cour & les grands de l’Etat, qu’il falut gagner ;
9 (1773) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre quinzieme « Réflexions morales, politiques, historiques, et littéraires, sur le théatre. — Chapitre VI. Suite d’Anecdotes illustres. » pp. 184-225
, sa religion, ses vertus, un homme d’un mérite rare, il passoit à la Cour pour rude & sauvage, parce qu’il étoit d’un a
plaisoit guère à ce jeune Prince, à ses menins & aux Dames de la Cour  ; sa régularité édifiante & celle qu’il tâcho
voit avoir eu dans sa jeunesse quand il servoit en Lorraine. Toute la Cour l’y reconnut, il y alla par curiosité quand il en
ttaqué. Molière ayant impunément attaqué l’homme le plus estimé de la Cour , se crut tout permis, & sa témérité allant to
es spectacles, quoiqu’ils ayent tous été obligés, selon l’usage de la Cour , d’y laisser aller & même d’y mener leurs élè
e, esprit fin, génie élevé, des grâces, des vertus pratiquées dans la Cour la plus voluptueuse ; elle ramena à son Dieu le P
is, qu’elle plût au Roi, supplanta sa maîtresse, la fit retirer de la Cour , & devint femme du Prince, le rendit pieux, &
représenter par plusieurs Demoiselles, y invita le Roi & toute la Cour , les Évêques, les Ecclésiastiques, les Religieux 
venoit avec plaisir, se réconcilia avec le théatre, la scène fut à la Cour plus triomphante que jamais sous les auspices de
eu des plaisirs comme à Versailles, se faisoit suivre des Dames de la Cour , avoit dans son camp le jeu, le bal, la comédie,
semens aux Officiers & aux Soldats, qu’il y alla lui-même avec la Cour les louer de leur valeur & de leur victoire,
ficiers du Régiment furent seuls admis, on refusa les Seigneurs de la Cour , on n’y voulut que les Dames : les Officiers fure
il se retira quelque temps après & amena avec lui les Dames de la Cour  : Je veux , dit-il aux Officiers, vous laisser e
e, la comédie de St. Cyr fut cent fois renouvellée ; le Roi, toute la Cour s’y rendit, les Demoiselles étoient exercées six
ne, a fait sous le nom de Mémoires, une satyre pleine d’aigreur de la Cour de Louis XIV. Cet ouvrage est écrit d’un style ai
. Cet ouvrage est écrit d’un style aisé, libre, simple, d’un homme de Cour que donne l’usage du grand monde plus que l’étude
qui s’est passé dans les événemens qu’il raconte, il suppose dans la Cour de France le système suivi du despotisme absolu d
ses & les grâces, & eux-mêmes de la facilité de leur faire la Cour gratuitement & librement. On s’est réuni &
ari justement alarmé la tenoit fort enfermée, il avoit même quitté la Cour , & s’étoit refugié à Verteuil, ne s’y croyant
ant de myrrhe que de lauriers ; ils s’étoient tous deux retirés de la Cour pour passer dans la volupté le reste de leurs jou
dinal Mazarin lui rendoit des visites, les Seigneurs lui faisoient la Cour , parce qu’on avoit besoin du Duc, & qu’elle m
plus comique que la Reine régente & le premier Ministre faire la Cour à cette créature, & le Gouverneur traîné en l
s-mauvais vers racontoit fidèlement jour par jour les nouvelles de la Cour & de la ville : mercredi ledit Abbé, Sire (C
e laissoient pas le temps de cultiver la scène & avoient monté la Cour & la nation Britannique naturellement sombre,
10 (1773) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre quatorzieme « Réflexions morales, politiques, historiques, et littérairesn sur le théatre. — Le Comte de Chavagnac & le Marquis de… » pp. 188-216
es acteurs. Dans une fête qu’elle donna, tous les honnêtes gens de la Cour firent des livrées, dépenses si excessives, que l
ouis, (ducats sans doute). L’Empereur n’étoit pas moins occupé que la Cour à faire répetter un ballet à cheval, qu’il devoit
lus beau dans toutes ces fêtes, c’est que l’Empereur défraya toute la Cour  ; tous les habits, toutes les parures, furent fai
out faire par des maîtresses. Il rapporte des traits singuliers de la Cour de Louis XIV & de celle de l’Electeur de Bavi
, les deux plus fortes places des Pays-bas. Il y mena les Dames de la Cour , & y étala sa magnificence. Ce fut une campag
des plaisirs, en contoit aux plus jolies, & sembloit rajeunir. La Cour de France n’a jamais fait la guerre avec moins de
e. Elle est le mobile de toutes les faveurs. M. de Louvois faisoit sa Cour à la Valliere, la Fontange, à Madame de Montespan
c’est-à-dire jamais. Il n’étoit pas moins ami des autres Dames de la Cour . Il faut sur-tout l’être des actrices de l’Opéra.
ui la représentoit assez bien. Le Roi en rit, & avec lui toute sa Cour . Ces exemples ont été suivis, celui de la guerre
it présenter à l’Ambassadeur de France en Hollande, qui pour faire sa cour à Madame de Maintenon, l’achêta trente louis, pou
à Madrid, à l’entrée de Philippe V, un spectacle unique, qui amusa la Cour & la ville. Un Espagnol avoit eu la patience
fort bien. On lui auroit fait un mauvais parti. Il vint d’abord à la Cour dans cet équipage, & demanda à parler au Roi.
n’ai rien vu de pareil. Le Roi en fut charmé aussi-bien que toute la Cour , & voulut lui donner cinquante louis. Il les
it le bal chaque jour. On y jouoit des comédies. Les uns faisoient la cour à découvert, avec éclat, les autres en secret ; &
finité d’anecdotes galantes ; ce qui me fit connoître parfaitement la Cour & la ville, & me fournit bien des facilit
les Rois ses successeurs de continuer les instances qu’il a faites en Cour de Rome pour obtenir une décision en faveur de l’
des traits plaisans sur les spectacles. Il y a une grande charge à la Cour de Pologne, qui est l’intendance de la comédie, b
allât de pair avec les Préteurs & les Proconsuls. Cependant à la Cour de Pologne, il n’y a ni grand, ni petit Aumonier 
e du Roi, ce qui manque quelquefois. Les Evêques & les Prêtres de Cour ne la disent pas tous les jours ; mais par le zel
11 (1768) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre douzieme « Réflexions morales, politiques, historiques, et litteraires, sur le théatre. — Chapitre IV.  » pp. 97-128
jamais la ville de Pekin n’a fait bâtir une salle d’opéra, jamais la Cour Impériale n’a pensionné de troupe d’acteurs, jama
espectent pas la pudeur & la piété, furent souvent jouées dans sa Cour , en sa presence, & celle du sacré Collége, pa
les mœurs) Ce qui offençoit la Réligion n’étoit pas apperçu dans une cour occupée d’intrigues & de plaisirs ; les affai
onsequent à tous les plaisirs, que Bibiana ne lui fit jamais mieux sa cour qu’en composant, & faisant jouer sa comédie.
ligion & les mœurs dans une grande partie de l’Europe Ch. 142. La Cour de France sous Cathérine de Medicis, étoit un mél
une mort tragique. Elle avoit introduit la vénalité des charges de la Cour , telle qu’elle étoit à celle de Clement VII son o
ations du sabbat, les apparitions des revenans, &c. Le goût de la Cour se repandit dans les provinces : de-là cette mult
e réforme, & opposoient des mœurs austeres à la dépravation de la Cour  : les spectacles, les jeux, leur étoient autant e
l’Europe qu’une basse au fonds de l’Ecosse ?) Toute la musique de la Cour étoit Italienne. (C’est une idée risible, qu’une
ces folies, le cadavre soigneusement embaumé, & suivi de toute la Cour , fut porté dans le tombeau des Rois. Cette gloir
Religion. Henri IV Roi de Castille, la Reine sa femme & toute sa Cour noyée dans la volupté, étoient de vrais personnag
fut élevée sur le théatre, représentant le Roi ; toute cette nouvelle Cour de Justice vient en cérémonie, se placer sur le t
e de ses maîtresses. Il eut 15 batards, qui eurent tous du mérite. Sa Cour étoit la plus brillante. La France lui doit sa gr
où ces sobriquets ne se trouvent à tout moment, ils sont communs à la Cour comme chez le peuple, & ne signifient pas gra
es Ministres.) La conversation de la Reine Mere & des Dames de sa Cour firent goûter cette fleur de galanterie Espagnole
’il n’en avoit fait dans quinze entre les mains de son précepteur. La Cour s’occupoit de jeux, de ballets, de la comédie, qu
ureux de la Princesse d’Angleterre, veuve de Charles II refugiée à la Cour après la mort de son mari. Il y eut des lettres t
à l’un qu’il fut employé par l’autre. Combien de métiers fait-on à la Cour  ? Cette comédie fit sa fortune ; elle a été mise
12 (1772) Réflexions sur le théâtre, vol 9 « Réflexions sur le théâtre, vol 9 — RÉFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE NEUVIEME. — CHAPITRE III. L’Esprit de Moliere. » pp. 72-106
s’avisoient point d’aller pirater. Il plut à Louis XIV. Le ton de la Cour lui donna de la vogue : il a aujourd’hui l’habitu
re pour donner des leçons aux maîtres du monde. Moliere joua toute la Cour , mais ce ne fut que les vices & les ridicules
plus grande vogue. Le Mercure d’avril 1767 parle ainsi de l’Homme de Cour . Cette piece n’a pas été jouée ; elle a des beaut
laquelle on a cru devoir l’arrêter. C’est-à-dire des portraits de la Cour trop ressemblans. Cet aveu est très-peu courtisan
implement. Il l’avoit fait par nécessité dans la province ; fixé à la Cour , il fallut se conformer au goût du maître. Le Thé
e & le faste n’avoient passé que lentement & foiblement de la Cour aux provinces ; le Théatre de la Capitale lui fit
storale, musique, danse, masque, amour, chasse, promenade, bouffon de Cour . Moliere distribua ce cahos, comme il pût, en act
lante par-tout la scene. Racine, Poëte galant, passionné, nourri à la Cour , a fait un cours complet de galanterie. Quinault,
ns de Harangères, sur-tout dans ses premieres pieces, car l’air de la Cour l’avoit un peu poli sur la fin de sa vie. Par-tou
ent plus vivement que jamais. La vogue, les succès, les faveurs de la Cour , l’applaudissement du peuple, firent sentir la gr
r jusqu’à l’homme. Plein de l’esprit du monde, & voulant faire sa cour aux grands, il a dû dépouiller le vice de ce qu’i
faire l’éloge de ses supérieurs. L’Auteur du Cid fut persécuté de la Cour par jalousie ; le Théatre de Moliere en fut favor
& dans une crise qui lui assuroit son suffrage & celui de sa Cour . L’habitude en est prise, la France n’ose penser
lles de la vertu), & le Censeur le plus utile des ridicules de la Cour & de la ville, ses ouvrages sont l’histoire d
el esprit, avoit produit le jargon des Précieuses ; l’ascendant de la cour sur la ville avoit multiplié les prétentions &
Il força tous les obstacles. Moliere eût pour lui Louis XIV, toute la Cour & Madame de Montespan, dont la Fontaine disoi
om. 1. p. 2. c. 33. Je crains fort que quelqu’un n’ait voulu faire sa cour au Roi de Danemarc aux dépens de Moliere. Vauxhal
se tenoit le principal Dieu des peuples du nord, Oudin, avec toute sa cour . C’est leur paradis, un lieu, où l’on goûtoit tou
uxhall n’étoit point autorisé par lettres patentes enregistrées en la Cour . Les Magistrats municipaux y avoient préparé les
13 (1765) Réflexions sur le théâtre, vol. 4 « CHAPITRE III. Est-il à propos que les jeunes gens aillent à la Comédie ? » pp. 55-83
fussent approchés de leur Couvent. Elles sollicitèrent si bien que la Cour ordonna à la Troupe de chercher fortune ailleurs.
eurs Ecoliers une occasion si prochaine de dissipation et de vice. La Cour ordonna encore à cette compagnie de Pandouresl d'
pour les idées du monde, les faiblesses humaines, et les goûts de la Cour où elle régnait, et à qui personne ne contestera
elle les a fait exercer par Racine, y a fait venir le Roi et toute la Cour , des Evêques, des Ecclésiastiques et des Religieu
it à plein pied de celui du Roi, où les Princesses et les Dames de la Cour représentaient des pièces de toute espèce. Il n'y
dociles et tout neufs. Ces Demoiselles prirent si bien les airs de la Cour , et représentèrent si naturellement Andromaque, q
des supérieurs, sont cependant si dangereuses aux yeux d'une femme de Cour , croira-t-on sans danger celles que donnent des A
intenon s'en félicitèrent. Moreau fit la musique, le décorateur de la Cour , fut chargé des décorations, Racine exerça les Ac
exerça les Actrices, comme il avait exercé la Chammelé, à laquelle la Cour préférait les Demoiselles. Je doute que nos Commu
utait les suites, et fit sans peine goûter ces jeux à une femme de la Cour qui l'estimait et qui voulait plaire au Prince. P
ue ce n'était qu'une adresse pour attirer la Reine et les Dames de la Cour , et en obtenir bien des aumônes, le public n'a pa
eté, que de les exposer sur un théâtre aux regards avides de toute la Cour  ? C'est leur ôter cette honte modeste qui les ret
eçons et de bons exemples ; mais les liaisons de cette maison avec la Cour , qui y attire ce qu'il y a de plus grand, l'air d
ont rapporté le Mercure et toutes ses gazettes, qu'on représenta à la Cour de Dresde un Opéra Italien (Thalestris, Reine des
es. Peu de temps auparavant, après la publication de la paix, la même Cour , par une sage économie, avait renvoyé toutes les
enter, exercer par ce même Racine, elle y fait venir le Roi, toute la Cour , les Jésuites, etc. On voit bien que les femmes n
14 (1774) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre seizieme « Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. — Chapitre II. Charles IV & Charles V. » pp. 38-59
se de casque, prend à la main une broche comme une épée, sort avec sa Cour dans la rue, s’escrimant avec sa broche pour comb
ante dans sa Capitale. Il envoya au-devant d’elle tous ses Gardes, sa Cour , ses parens & toute la Ville. Mais il trouva
milieu de la nuit, comme Proserpine fut reçue dans les ténebres à la Cour de son mari Pluton. Les Romanciers devoient dire
e nuit ? La passion du Duc pour les spectacles étoit si connue à la Cour de France, que toutes les fois qu’il y vint négoc
exprès pour lui les ballets & les comédies dont il avoit amusé la Cour pendant le carnaval. Il est vrai que ce Prélat, q
avec tant de liberté, d’adresse & de grace, qu’on ne parloit à la Cour que de sa bonne mine, sur tout les Dames qui ne s
ment de goût pour les spectacles, que M. de Turenne étant revenu à la Cour après sa fameuse campagne, le Roi ne crut pas lui
tous les deux. Autre folie de l’amour. Quand il quitta en fugitif la Cour de Louis XVI, il alla se mettre entre les mains d
e Nimphe-Bourg, où elle fit peindre en Nimphes toutes les Dames de sa Cour . Elle se revêtoit des habits de pénitence pour fa
quoiqu’elle eût été reconnue par le Roi & la Reine, & par la Cour de Rome. Autre comédie. Une seconde tentative sur
s à un cordon de diamans. Il fut bien plus au goût de la Reine que la Cour sérieuse du Parlement, qui alla le lendemain en c
nt fait du bruit dans le temps ne sont qu’une satyre des femmes de la Cour  ; sur cent avantures galantes, à peine y en a-t-i
15 (1773) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre quinzieme « Réflexions morales, politiques, historiques, et littéraires, sur le théatre. — Chapitre IV. Christine de Suede. » pp. 111-153
renes du gouvernement, elle faisoit jouer des comédies, n’avoit à sa Cour que des bouffons pour s’amuser & des savans p
teur & à la Princesse. Baillet, vie de Descartes. Elle avoit à sa Cour deux Savans distingués, Meibonius qui venoit de d
Que cet air de science n’en impose pas, elle n’avoit des Savans à la Cour que par vanité, pour se donner un air & une r
rte l’homme hors de lui-même, une Reine même en présence de toute une Cour n’y peut pas tenir, elle en oublie les loix de la
ntit avec peine, on la fit rester à Fontainebleau, sans paroître à la Cour , elle s’y rendit odieuse par l’assassinat de Mona
né du luxe & de la molesse ; le théatre qui l’introduisit dans la Cour , & à qui ses vices donnèrent une libre entrée
lettres. Elle ne vouloit pas les caresses des femmes, les Dames de la Cour , à son entrée à Paris, alloient la baiser & l
, mais pourtant d’une manière couverte ; elle eut pu se plaindre à la Cour & lui faire des affaires ; ce qui choquoit le
manqua pas de s’y trouver ; il faisoit des vers, & pour faire sa Cour à son ancienne maîtresse, il y lut une comédie de
ils sont les seuls qui ont paru l’admirer, personne ne l’estimoit, la Cour , le Clergé, le Militaire, la Magistrature, le Peu
alloit la payer de la monnoye du pays ; on se faisoit mutuellement la Cour , on se rendoit réciproquement hommage, il est glo
e le vent emporte, rapidis ludibria ventis . Ce qu’ils débitent à la Cour , ce qu’ils chantent aux femmes, dicté par l’amour
, d’une Héroïne de la Religion, d’une Savante, dans un pays, dans une Cour très-Catholique ; on n’en étoit pas moins méconte
le sien, & tout cela en présence du Roi, de la Reine, de toute la Cour , à la comédie devant le parterre : C’étoit , dit
serois une personne que j’aimerois. Imprudence qui déplut à toute la Cour où on ne vouloit pas un mariage si mal assorti ;
tion étoit de savoir toutes les intrigues & les galanteries de la Cour  ; les noms & les aventures des amans & de
t, sans vaisselle ; elle faisoit seule toute sa maison & toute sa Cour , il fallut que le Roi lui donna tout : le peu de
llut que le Roi lui donna tout : le peu de temps qu’elle demeura à la Cour lui fut peu favorable ; ses défauts qui étoient g
el fut le Comte d’Essex auprès d’Elisabeth d’Angleterre ne faisant sa Cour , ne servant les amours de la Reine, que par ambit
16 (1773) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre treizieme « Réflexions morales, politiques, historiques,et littéraires, sur le théatre. — Chapitre III.  » pp. 75-112
er vis-à-vis de Rotrou, de Corneille, c’eut été lui faire fort mal la cour de mettre dans la balance Venceslas, le Cid, même
ere, Racine, Corneille, L’Opéra, Quinaut, il y a deux mille ans, a la Cour d’Astiages, Roi des Medes. La Clairon seroit fort
Tragédies composees à l’exemple des Grecs (alors fort peu connus à la Cour des Perses). Ce dessein fut bien reçu ; on le jug
ne, qui étoit dans la ville, ainsi qu’aux Seigneurs & Dames de la Cour . Ce n’étoient que des fadeurs triviales des Roman
it échauffa sa veine, elle coula à grands flots. On parla de lui à la Cour comme on parle d’un singe qui fait des tours d’ad
an, Benserade, S. Amans, Scuderi, qui ont bien voulu, pour faire leur cour au Cardinal, louer un homme que pensionnoir Son E
, contre tout ce qu’il y avoit en Angleterre de plus respectable à la Cour , dans le ministere, dans l’Eglise, dans la littér
est aujourd’hui fort usé. Voici la satyre du Théatre, ou plutôt de la Cour & de la Litterature, qui ne peuvent être mieu
aspirent aux grands emplois, & veulent devenir les favoris de la Cour . Ils sont formés dès leur jeunesse à ce noble exe
à l’Empereur, pour avoir permission de divertir sa Majesté, & la Cour danse sur la corde. Celui qui saute le plus haut,
e toujours quelque rôle. Le goût du Théatre étoit dominant dans cette Cour , & chacun de ceux qui la composoient avoit de
s. Parmi plusieurs hommes & femmes d’esprit qui composoient cette Cour , il y en avoit deux sur lesquels rouloit cette ch
Genest, homme aimable, doux & liant par caractère, poli, homme de Cour , propre à figurer dans de pareilles fêtes par sa
au Duc du Maine, créateur de ce Journal, pour ne pas lui en faire sa cour avec la plus grande emphase. Malgré tout cela Jos
u’on le lui communique ; la presse gémit ; le livre est distribué, la Cour & la Ville l’achetent. C’est la gazette du jo
s Poësies ; car pour amuser cette Princesse, qui s’ennuyoit fort à la Cour sérieuse de Louis XIV & de Madame de Mainteno
er de l’importance au Théatre, d’ailleurs Hamilton étoit attaché à la Cour du Roi Jacques, qui vivoit fort tristement à S. G
-disans,             Pour le monde brûlans de zelle             De la Cour rarement absens,             Alloient de ruelle e
17 (1765) Réflexions sur le théâtre, vol. 3 « Chapitre I. Est-il à propos que la Noblesse fréquente la Comédie ? » pp. 3-19
a Comédie ? Vers le milieu du dernier siècle il s’introduisit à la Cour une mode jusqu’alors inconnue dans toutes les nat
scène ? Il n’y en paraît point à qui son confident, son ministre, sa cour , tout ce qui l’environne, ne tienne les propos le
approuve au théâtre, serait pire que le Prince de Machiavel. Non, la Cour la plus servile n’enseigne pas à son Despote de p
ation, les prologues des opérasd chantés devant Louis XIV et toute la Cour  ? qu’a pu dire de plus fort le paganisme pour fla
! et quel homme que ce sage gouverneur ! A son tour j’ose dire que la Cour gâte le théâtre. Les Comédiens y prennent des air
e luxe, un esprit de profusion ruineux et ridicule. Un Comédien de la Cour est un Seigneur, une Comédienne est une Dame de h
re tantôt valet, tantôt Prince, ne le céderait pas au Mufti. Comme la Cour donne le ton à la capitale, et la capitale aux pr
ale, et la capitale aux provinces, c’est d’abord sur le théâtre de la Cour que s’étalent les modes, elles passent de là aux
efforts pour rétablir ses abominations, croyant même faire par là la cour au nouveau maître. Elle se trompait, la gravité p
18 (1765) Réflexions sur le théâtre, vol. 3 « Chapitre III. Du Cardinal de Richelieu. » pp. 35-59
re et la représentation des pièces ; il y a invité le Roi et toute la Cour , il y a assisté avec elle, les Evêques y étaient
c distingué, où un grand nombre se montrait et admirait pour faire la cour au Ministre. Le goût du Prince ayant changé à leu
e. Richelieu et Mazarin se sont bornés, il est vrai, à la donner à la Cour et à la capitale. Ils n’auraient pas apparemment
intrigues et de crimes. Mais ils auraient dû prévoir qu’en montant la Cour et la capitale sur ce ton, c’était donner le bran
anciens Poètes, Chantres, Jongleurs, Ménétriers, etc. qui allaient de cour en cour, de ville en ville, chantant leurs romanc
Poètes, Chantres, Jongleurs, Ménétriers, etc. qui allaient de cour en cour , de ville en ville, chantant leurs romances, leur
oge », et tout le parterre battait des mains. Le Ministre et toute la Cour avec lui les comblait de caresses. Jugeons par ce
plaît par des qualités opposées. Quoique amants d’Europe, ils font la cour à des Princesses d’un moindre rang, à l’Austrasie
Si ce proverbe a péri, ajoute Fontenelle, « il faut s’en prendre à la Cour , où c’eût été très mal parler de s’en servir sous
e l’interdisent, non content de le tolérer, d’y aller, d’y attirer sa cour , veut-il encore loger chez lui à demeure la sourc
e pas tirer parti même de ses plaisirs. Pendant tout son ministère la Cour fut remplie de brigues, d’intrigues, de complots
19 (1775) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre dix-septieme « Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. — Chapitre VI. Anecdotes de Cour. » pp. 171-202
Chapitre VI. Anecdotes de Cour . L’Empereur Andronic avoit de belles qualités
nnes ou mauvaises fortunes, & que le jeu ôte le temps de faire sa cour & sa fortune. Les jeux de hasard ne sont donc
s à tous les bons joueur & à tous ceux qui n’ont pas à faire leur cour . En parlant de Christine de Suede, dont il attrib
se jouer. Le Roi vint s’y placer avec toute sa famille & toute sa cour , comme dans sa loge. La statue étoit couverte d’u
e, qui seul peut justifier tout ce nous venons de dire, pour faire sa cour au Parlement, fait paroître sur la scène Pepin le
Tite-Live, Saluste, de Thou, & c. en Compositeur de ballets de la Cour en survivance. Il a commencé, au sujet du couronn
de des dieux & des déesses célestes & terrestres, sur-tout la Cour de Cythere, & par une suite nécessaire, le Ch
les délices. Notre savant l’y suit pas à pas. Il régna sur-tout à la cour de France, où Catherine de Médicis, plus actrice
fection de l’art des ballets. Au reste il nous apprend qu’il y a à la Cour deux Charges que nous ne connoissions pas, qu’on
France. Maitre de Ballets de la Reine, Compositeur des Ballets de la Cour . Ces deux charges sont de sa création, & il s
nds honneurs : mais pourquoi dissimuler qu’Hyparque ne le voulut à sa cour que comme Néron vouloit à la sienne Pétrone, qui
, du neveu duquel il dit le tenir, ne fut point un homme à citer à la Cour en matiere de bonnes mœurs & de sagesse. L’Ab
lus d’un siecle, un poëte s’avise de ressusciter un fou, chassé de la cour , perdu de débauches, sans honneur & sans reli
se cérémonie n’étoit pas marquée dans l’étiquette du Palais : mais la Cour des Pairs a bien voulu l’agréer avec bonté. Les a
20 (1765) Réflexions sur le théâtre, vol. 3 « Chapitre VI. Du Cardinal Mazarin. » pp. 89-108
ef, fut employé par Catherine de Médicis pour donner des ballets à la Cour . Il en donna de magnifiques pour le temps ; les P
e bals, ballets, mascarades, dont on ne cessait d’amuser le Roi et la Cour , et où les Italiens jouaient un grand rôle. Enfin
’un Prince la Toison d’Or, du même Auteur. Le Roi, la Reine, toute la Cour , toute la France, furent enchantéeso de la nouvea
ait au contraire, les favorisait, les adopta même, les fit jouer à la Cour , et sans beaucoup s’embarrasser des bienséances,
ouci trois Soties ou Sottises, farces du temps, contre Jules II et sa cour , où l’on mêlait le Clergé, la pragmatique sanctio
ur propre ? Mazarin avait le même intérêt que Richelieu à endormir la Cour dans les plaisirs, pour dissiper les innombrables
allait publiquement. Le Curé de S. Germain de l’Auxerrois (Curé de la Cour ) homme pieux et sévère, lui écrivit qu’elle ne po
sions. Aussi Madame de Motteville, qui fut toute sa vie attachée à la Cour , ne parle de cette prétendue décision qu’en douta
essai devant le grand Duc de Toscane, d’où elles furent portées à la Cour de ces Papes et à Venise, et de là en France par
21 (1775) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre dix-septieme « Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. — Chapitre II. L’Arétin, le Tasse, l’Arioste. » pp. 38-79
raindre de ceux qu’il avoit infulté, & de leur faire lâchement sa cour . Il est vrai qu’on lui avoit donné de grandes leç
s péruviens, les iroquois, les patagons auroient sans doute grossi sa cour . Ce qui me rappelle la Clairon assiégée par les e
e fort peu de mentir, & de manquer aux bienséances, pour faire ma cour , & soulager la pauvreté qui m’égorge. Il co
t l’origine de celles du Tasse, & de tous ses malheurs. Pêté à la cour de Ferrare, & favori du Duc, il devint amoure
re, quoiqu’en ce genre il lui soit fort inférieur. Il y avoit à cette cour plusieurs Dames qui portoient le même nom d’Eléon
que tous les princes croyoient alors de la grandeur d’avoir dans leur cour . Ces deux plaisans étoient souvent aux prises, &a
a princesse, & satyrisoit le ministre. Il le fit représenter à la cour , & peut-être y joua quelque rôle. Il avoit eu
tions & la marche ordinaire des écrivains dramatiques. On fait sa cour à un protecteur, on satyrise ses ennemis, on loue
sies qui n’étoient rien moins que dévotes. Un emploi qu’il avoit à la Cour , & des liaisons avec des personnes très-disti
mp; la Victoire, Ma foible voix n’a pu chanter la Gloire ; J’ai vu la Cour , j’ai passé mon printemps muët aux pieds des idol
Dieu d’Issé j’ai dédaigné l’empire ; J’ai vu Plutus, j’ai méprisé sa cour  ; J’ai vu Dapné, je vais chanter l’Amour Aussi e
apiti meo aquam ? Le libertinage de l’Arioste, & sa faveur à la Cour de Ferrare, étoit une succession héréditaire : Li
amp; d’irréligion dans la créance, fut après lui fort bien dans cette cour , mais lui déplut enfin, & y reçut les plus ma
bien des bénéfices. La liberté du célibat étoit plus de son goût. La cour , qui ne vouloit que tirer parti de son libertinag
couronnement de l’Empereur Charles V, devant ce prince & toute la cour , & que bien des Cardinaux s’y trouverent : ce
amp; le laisser enfanter des chimeres. Ses premieres productions à la cour d’Alphonse, furent des traductions de comédies de
ésentées sur le théatre de Ferrare ; la plus brillante jeunesse de la cour d’Alphonse en étoient les acteurs, & les plus
22 (1664) Traité contre les danses et les comédies « A MADAME. MADAME LA PRINCESSE DE CONTI. » pp. -
iser les maximes de saint Charles qu’il donne au public. Celles de la Cour , dont votre Altesse est un des principaux ornemen
us à celui de la puissance : Mais quelque ordre qui paraisse dans une Cour plus réformée et plus Chrétienne qu’elle ne fut j
23 (1773) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre quatorzieme « Réflexions morales, politiques, historiques, et littérairesn sur le théatre. — Chapitre IV [III]. La Grange & Destouches. » pp. 90-114
vers galans, & remplit dans un quart d’heure, au gré de toute la Cour , un Sonnet en bouts rîmés en son honneur, qu’elle
sit des affaires, en fit un bon Négociateur, & le fit valoir à la Cour , où il fut employé avec succès. Il fut donné pour
à l’Abbé Dubois, depuis Cardinal, chargé des affaires de France à la Cour de Londres, à qui il sut plaire. La ressemblance
glise ne l’avoit jamais destinée. Il en eut honte. Il craignit que la Cour ne l’approuvat pas ; comme en effet il est peu co
onvenable qu’un homme chargé des affaires de l’Etat se marie dans une Cour étrangere sans la permission de son maître. Il en
atique. Cet honneur pouvoit-il lui manquer ? il avoit la faveur de la Cour , & il avoit donné quelque comédie ; car le gr
res auxquels les honneurs littéraires sont assurés. La disgrace de la Cour les fit manquer à la Grange. dont le mérite drama
munes qu’elles soient, ne font pas des lettres d’anoblissement que la Cour des Pairs à celle du Parnasse s’empressent d’enre
tout flatté qu’il soit, ne vont pas plus loin. Il plut beaucoup à la Cour d’Angleterre & au Roi George ; dira-t-on qu’i
. Il passa & gagna sa vie à composer de la musique, il n’eut à la Cour aucune dignité musicale ; mais il brilla dans tou
24 (1769) Réflexions sur le théâtre, vol 8 « Réflexions sur le théâtre, vol 8 — RÉFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE HUITIEME. — CHAPITRE IV. Suite des Masques. » pp. 82-109
nces, & a défendu de porter, vendre & débiter des masques. La Cour eut avertissement certain que telle marchandise,
leur privilège. Un Abbé ayant paru à l’audience en habit séculier, la Cour lui fit passer le guichet. Papon, L. 1. C. 5. n. 
couper deux arbres dans la forêt du Roi, pour planter le mai dans la cour du Palais. Quelques Clercs avec des Bucherons all
lier, d’une sainteté éminente. Les Prêtres qui se mettent en habit de cour & chevelure, sont comme dégradés, ils se dégr
de masquerie, suivie d’unu ordonnance comique. On introduit devant la Cour d’Amour le Syndic des Maris, qui porte juridiquem
faisant valoir les privilèges des Masques, à qui tout est permis. La Cour , après mûre délibération, prononce gravement son
e délibération, prononce gravement son arrêt, met les parties hors de cour & de procès, confirme les privilèges de masqu
i les expressions, pour le mieux mettre sous les yeux. Arrêt de la Cour d’Amours. Pardevant le Conservateur des privi
aimer ; qu’ils sont notoires, ont été publiés & enregistrés en la cour & en tous les sieges d’amours ; qu’il s’en fa
apparentes Damoiselles, mais par degrés doivent premierement faire la cour aux Damoiselles des Damoiselles, puis aux autres
er de leur visitation & honneur qu’ils ont fait. Et a semblé à la Cour le temps d’une heure suffisant pour donner à ente
25 (1773) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre quinzieme « Réflexions morales, politiques, historiques, et littéraires, sur le théatre. — Chapitre V. Du Faste. » pp. 154-183
roit de posséder plusieurs Abbayes considérables, & de tenir à la Cour de Charlemagne, l’état d’un Prince. La morale d’A
la qualité de Patriarche d’Antioche, & le rang qu’il tenoit à la Cour de Zénobie, parussent l’autoriser à vivre en cour
pale qu’on croyoit dépendre de la décoration. Les Évêques Ariens à la Cour de Constantinople regardoient un extérieur simple
trône d’un grand Prince au tabarinage des trétaux d’un Arlequin ; sa Cour étoit un théatre, comme il étoit l’Acteur le plus
s pendant son règne vinrent à la mode, chaque grand pour lui faire sa Cour en eut chez lui. Dans le Royaume voisin, dans la
es Knées, les Bojards, les Officiers & les autres personnes de la Cour  ; les soixante-dix Nains restans venoient ensuite
s Nains se placèrent dans l’Église au milieu d’un cercle formé par la Cour & les Spectateurs ; le Papa après les cérémon
u de la salle, l’Empereur, les Princes, les Princesses & toute la Cour dînoient dans la même salle, à des tables rangées
e couleurs empruntées défigurent & lui sont toujours étrangères. Cour Sainte, tom. I, l. II, ch. X du luxe. On ne peut
où ce trait est pris a joui de la plus grande réputation, couru de la Cour & de la ville, imprimé plusieurs fois, tradui
il fut Confesseur de Louis XIII, goûté du Prince, estimé de toute la Cour  ; mais n’ayant pas voulu se prêter auprès de son
u’il nomme l’essence virginale, & qu’il débite à Paris & à la Cour . Ces annonces ont plusieurs choses singulières, c
26 (1774) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre seizieme « Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. — Chapitre VII. Autre suite de diversités curieuses. » pp. 173-202
remond ; ainsi Boursaut a joué Moliere, Boileau, le Mercure, & la Cour dans son Esope. Moliere le méprisa, Boileau se ré
éconcilia avec lui, l’Auteur du Mercure ne lui pardonna pas, & la Cour qu’il avoit amusé par les gazettes ne fit qu’en r
it accordé à six Académiciens des places distinguées au théatre de la Cour  ; ils y avoient été solemnellement installés avec
souvent infinué que la troupe se feroit un honneur infini d’imiter la Cour , & d’avoir pour spectateurs les arbitres du b
s autres que le Roi a supprimé. Tout s’est fait avec l’agrément de la Cour & l’applaudissement du public ; & la libé
légers changemens, sans convoquer l’Aréopage. L’Auteur, pour faire sa Cour , alla plus loin. Il est dangereux d’en trop faire
dans toutes les sciences. L’Aréopage des Grecs, le Sénat de Rome, la Cour des Pairs ne sont que des Ecoliers auprès de Noss
imaginaire contre son Médecin, le Fâcheux contre les Seigneurs de la Cour , Psiché en faveur de sa Femme, les Femmes savante
le ajoutoit que celui de Plaute vaut mieux, ce qui étoit mal faire sa cour . Moliere le sur, & la ridiculisa dans ses fem
; des Pensionnaires. L’Eglise en voit, comme l’épée, la robe & la Cour  ; elles ne sont point étrangeres à cet ouvrage. L
comédie ; cet homme plus puissant, ce riche Financier qui lui fait la cour  ; des Officiers, des domestiques à gages, des par
qu’eux la sagesse de leurs filles ? Le Seigneur, souvent absent, à la Cour , à l’armée, connoît-il le conduite ? souvent libe
27 (1768) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre douzieme « Réflexions morales, politiques, historiques, et litteraires, sur le théatre. — Chapitre VI. Siécle de Louis XV. Chap. 2. » pp. 161-170
evenu dévot, qui avoit quitté le théatre pour le Jansenisme, & la Cour , & qui alors se rapprochoit de la morale rela
r à qui l’élévation des personnes interessées, & l’intérêt que la Cour parût y prendre ont donné une célébrité qu’il ne
se de Bourgogne, le Duc d’Orleans y jouerent avec les personnes de la Cour qui avoient le plus de talent. Le fameux Baron le
éans, en faisoit pour la Duchesse du Maine, que la Princesse & sa Cour représentoient ; ainsi l’aumônier alloit de l’Aut
ois Russies, & en dépit du fondateur de l’Empire, elles y ont une cour brillante, depuis que le sceptre est tombé en que
28 (1762) Lettres historiques et critiques sur les spectacles, adressées à Mlle Clairon « Lettres sur les Spectacles à Mademoiselle Clairon. — LETTRE II. » pp. 18-28
é qu’ils n’en ont aujourd’hui, il chassa du moins les Comédiens de sa Cour , selon Paul1 Emile, Histriones Aulâ exegit . Phi
on ou du mauvais côté, ajouta les Spectacles aux divertissemens de la Cour  ; elle fit venir d’Italie une troupe de Comédiens
de ne plus obtenir de semblables Lettres ; & néanmoins dès que la Cour fut de retour de Poitiers, le Roi voulut qu’ils r
29 (1763) Réflexions sur le théâtre, vol. 2 « Chapitre IV. Bassesse légale du métier de Comédien. » pp. 75-100
aucunes lettres patentes, mais un simple brevet du Roi. Cependant la Cour , par grâce, n’a pas voulu user de cette rigueur (
et demanda des ordres. Le Roi, pour se divertir, les donna. Toute la Cour en murmura, tout le monde fut choqué de la forte
reproches, auxquels il répondit insolemment. Cependant pour faire sa cour , on continua la comédie ; les provisions furent e
le les faisait jouer par ses filles en présence du Roi et dé toute la Cour , et ensuite par les meilleurs Comédiens qu’elle p
e le Ministre Rousset, qu’elle fit Evêque d’Oleron, s’insinua dans sa cour , lui fit lire la bible traduite en français, et l
le calvinisme s’introduisit dans le Béarn et pensa s’introduire à la Cour de France, où par ses intrigues François I, son f
énomène dans l’histoire du théâtre. Il était fils d’un Procureur à la Cour des Aides de Rouen, et devint le bouffon du Cardi
recipé une once de Boisrobert : plaisanterie qui le fit rappeler à la Cour quand il fut disgracié pour ses jurements, son je
médies, qu’il fit représenter sur tous les théâtres de Paris et de la Cour , la plupart indécentes, et qui toutes ensemble n’
30 (1776) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre dix-huitieme « Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. — Chapitre IV. Henri IV. » pp. 121-168
t ; il fut long-temps chef de la secte ; il abjura le Calvinisme à la Cour de Charles IX ; il en reprit la profession quelqu
voilà la Poule-au-pot, & ces traits populaires qui semblent à la Cour des phénomenes, parce qu’ils y sont inconnus &
ainte qu’il pouvoit avoir, ni même après la mort de Henri, quoique la Cour de sa veuve & de son fils fût très-décidée, &
r Louis XIII, pour lui demander des conseils, les petit-maîtres de la Cour le tournerent en ridicule sur ses habits & se
use même la couronne de l’Egypte qu’on lui offrit ; Henri arrêté à la Cour avec le Prince de Condé, à la premiere menace, ab
trouve par-tout, sous les yeux & de l’aveu des Etats, de toute la Cour & de la Reine Régente : ce qui seroit aujourd
On arrête & on amene à Henri un Courier dépêché par la Ligue à la Cour d’Espagne, & dans ses papiers on trouve une l
ciences & les arts, les ouvrages publics, dans sa maison, dans sa cour , dans les monumens élevés à sa gloire, dans les d
t consulter le Chancelier sur quelque affaire importante, le dit à la Cour , tout le monde garda le silence, personne ne voul
ie à la tête des troupes protestantes toutes composée de gascons : la Cour de France où il vint enfin ne le corrigea pas, il
révolte de la Hollande & les Protestans d’Allemagne, d’avoir une cour brillante, de faire de grandes dépenses, &c.
e ne fut pas plus heureuse après sa mort : poursuivie, éloignée de la Cour , brouillée avec son fils, en butte au Cardinal de
inal, un prodige de beauté sur qui se tournoient les yeux de toute la Cour , & ceux du Roi plus passionnément que tous le
pour mettre son honneur en sureté, il falloit éloigner sa femme de la Cour  : il s’en alla avec elle dans une de ses terres e
amais, fit semblant de vouloir obéir ; &, au lieu de revenir à la Cour , sortit du Royaume incognito, & se rendit à B
ort la termina : le Prince & la Princesse de Condé revinrent à la Cour . On sent aisément que la Reine n’étoit pas tranqu
31 (1674) Le Theâtre François pp. -284
quelques pompeux qu’ils soient, comment ozeront ils parétre en Vôtre Cour , tandis qu’apres auoir aplani les Alpes, SON ALTE
Prouince en méme Ville. XXI. Grand soin des Comediens à faire leur Cour au Roy & aux Princes. XXII. Leurs priuilege
int, comme il le têmoigne luy méme, de flateurs ny de fourbes dans sa Cour , ne soufroit pas, aussi apparemment que le luxe &
er les yeux de toutes les choses vaines, il ne faut pas aller ny à la Cour , ny au Cours, deux superbes spectacles, & des
Monsieur Heinsius l’vn des Poëmes les plus acheuez, plairoit peu à la Cour & à la Ville, par ce qu’il est sans amour ; &
amp; force amouretes dans les ouurages Comiques, parte du genie de la Cour , ou de celuy du Poëte, il est constant que le Poë
ut bien en gratifier la troupe du Marais, où le Roy suiui de toute la Cour vint voir cette merueilleuse Piece. Tout Paris lu
s & de musique, où il s’est rendu incomparable, a charmé toute la Cour , tout Paris, & toute les Nations Etrangeres q
presentez auec peu d’art par des gens qui ne frequentent jamais ny la Cour , ny le beau monde, & qui la plus part de méme
ouuelles que depuis la Toussaint jusques à Pasques, lors que toute la Cour est rassemblée au Louure, ou à S. Germain. Ainsi
rsuadent assez que les Comediens peuuent estre admis aux charges à la Cour , à la Ville & dans l’Eglise, sans que la Prof
s de leur Politique, soit à l’egard d’eux mémes, soit à l’egard de la Cour & de la Ville, & nous auons des-ja veu co
à representer des Roys & des Princes, à demesler des intrigues de Cour , & vn Estat Republiquain n’en peut fournir de
ommandoit, & elle trouua mieux son conte à Bruxelles aupres de la Cour . 16. Grande difference des Royaumes & des
ediens François, comme fait depuis peu l’Electeur de Bauiere, dont la Cour est magnifique. Mais en diuers voyages que i’ay f
. Enfin dans vn Royaume les Comediens ont à qui faire agreablement la Cour  ; le Roy, la Reine, les Princes, les Princesses,
amp; il s’est veu souuent pour ce sujet des Villes diuisées, comme la Cour le fut autrefois pour Vranie & pour Iob. Mais
leur bonne intelligence. 21. Grand soin des Comediens à faire leur Cour au Roy & aux Princes. Le soin principal de
ux Princes. Le soin principal des Comediens est de bien faire leur Cour chez le Roy, de qui ils dependent, non seulement
s’il leur en coûte beaucoup, & s’ils reçoiuent des douceurs de la Cour & de la Ville ; s’ils touchent de l’argent &a
ont toûjours bien vêtus, & estant obligez de parêtre souuent à la Cour , & de voir à toute heure des personnes de qua
oit son rôle d’vne maniere admirable, & qui charmoit egalement la Cour & la Ville dont il estoit fort aimé, cela ne
mme ils estoient polis, genereux & d’agreable entretien, toute la Cour en faisoit grand cas. Floridor estoit particulier
eur du Roy, de Monsieur son Frere Vnique, & des plus Grands de la Cour  ; & apres auoir occupé quelque temps la Salle
ut si bien prendre le goust du siecle & s’acommoder de sorte à la Cour & à la Ville ; qu’il eut l’áprobation vniuers
p; d’vne conuersation si douce & si aisée, que les premiers de la Cour & de la Ville estoient rauis de l’entretenir.
cement du Caresme de l’année derniere 1673. infiniment regretté de la Cour & de la Viile ; & la Troupe s’étant remis
’estat de continuer. Il se fit de part & d’autre des voyages à la Cour , chacun y eut ses Patrons aupres du Roy ; le Mara
i hors du Theâtre sont souuent auec les Princes & bien venus à la Cour , ne meritent pas pour la gloire de leur Corps vne
oûjours Victorieux. Mais vn seul des Spectacles que le Roy donne à la Cour , & dont il permet aussi la veüe à ses peuples
a vne fort belle, & qui a esté son suiuie dans nos Prouinces. La Cour de ce Grand Prince estant tres polie, & plein
nt veüe à Munich en deux voyages que j’y ay faits, ie reconnus que la Cour en estoit fort satisfaite. Chacũ sçait qu’elle es
us Roy de Macedoine, qui luy fit mille caresses, & porta toute sa Cour à auoir beaucoup d’estime pour luy ? En general,
ulieres, & que ses bonnes qualitez luy ont aquis de l’estime à la Cour & à la Ville, il s’est serui auec joye de ces
32 (1776) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre dix-neuvieme « Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre dix-neuvieme. — Chapitre II. Charles XII. » pp. 32-44
’empara de cette capitale, est très-conforme au goût régnant de cette cour , quoique très-opposée à l’humanité & la décen
Bellone étant inutiles, Auguste employa celle de Venus. Il avoit à sa cour la Comtesse de Konismark, dont il étoit éperdueme
t éperduement amoureux. Cette Dame Suédoise avoit été long-temps à la Cour de Charles, & en étoit connue. A sa naissance
n une fois prise, Charles fut un autre homme ; il étonna le Sénat, sa Cour , son Royaume : ce qui eût été impossible à un hom
ns à plusieurs Princes d’Allemagne Ce qui n’est que trop vrai pour la Cour & l’Académie de Berlin, dont il fut le Présid
33 (1825) Des comédiens et du clergé « Des comédiens et du clergé. —  dénombrement du clergé de france avant et depuis la révolution.  » pp. 346-350
ons trouvaient des appuis dans tous les Etats de la chrétienté, où la cour de Rome compte des milliers d’ecclésiastiques qu’
dénombrement de l’ancien clergé de France, qui va suivre, combien la cour de Rome avait de zélés serviteurs dans le royaume
34 (1765) Réflexions sur le théâtre, vol. 3 « Chapitre VII. Est-il de la bonne politique de favoriser le Théâtre ? » pp. 109-129
avorisé le théâtre, il eut le courage de le combattre au milieu d’une Cour qui le goûtait avec le plus de passion. Il le com
ne, Jésuite, dans son Monarque, le P. Caussin, autre Jésuite, dans sa Cour sainte, donnent aux Cours des Princes de semblabl
n, par un semblable artifice, ont prévenu ou dissipé des intrigues de Cour , dont ils redoutaient les suites. Ces diversions,
s, ivrogneries, querelles, etc. » L’historien Matthieu, pour faire sa cour à Henri III, composa la Guisiade, mauvaise pièce
sans doute, selon le génie des nations ou des siècles, le goût de la Cour ou de la ville, la diversité des modes, la variét
avec lui quand il les adorerait. Ainsi les Gardes, les Officiers, la Cour attachée à la personne du Roi, peuvent le suivre
ophe d’une autre espèce, homme de naissance, homme du monde, homme de cour , prétendu Magicien, et réellement savant, n’était
plus dévot ni moins habile qu’Agrippa ; il devait être plus homme de cour , où il a eu des emplois distingués. Voici comme i
35 (1768) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre onzieme « Réflexions morales, politiques, historiques, et littéraires, sur le théatre. — Chapitre VIII. Anecdotes illustres du Théatre. » pp. 186-214
ni, & occasionner une guerre. Barrau eut ordre de se retirer ; la Cour de France ne lui en fit pas de réproches ; peut-ê
u sur son fruit. La nouvelle de ses couches arriva le 15 à Vienne, la Cour & la Famille Royale étoit alors à la comédie 
iere, & de la grande faveur de Madame de Montespan. On crut, à la Cour , que la défense du Pape étoit une satyre de ces d
r le même objet, sur les finances. On joua devant lui, & toute la Cour une mauvaise farce, où il étoit grossiérement jou
ndonna avec la même facilité. Il fit mourir plusieurs Seigneurs de sa Cour , & son propre frere Frederic, sous prétexte d
ôles dans la guerre de la succession, en a joué bien d’autres dans la Cour de Cithere ; il a rempli le Brabant de ses galant
nce, à condition de quitter le pays. Dans la tragédie qu’on joua à la Cour pour le mariage de Mr. la Clairon célébre actrice
la voix, de la fortune, du talent pour le théatre ; elle étoit de la cour de Madame la Duchesse du Maine, à Seaux ; très-bo
es, l’autre en a beaucoup représenté ; sur le théatre de Sceaux, à la Cour de la Duchesse du Maine, c’étoit Racine & la
ope sont assurément de l’univers, qui la connoissoit ? Sa famille, la Cour de Sceaux, une vingtaine de beaux esprits : voilà
36 (1768) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre onzieme « Réflexions morales, politiques, historiques, et littéraires, sur le théatre. — Chapitre premier.  » pp. 4-42
coles, pour toutes sortes d’objets, ont bien pu faire naître dans une Cour toute Française, l’idée d’une école dramatique, p
t tragiques, pour le pauvre poëte, qui, après avoir long-tems fait sa cour , & essuyé les hauteurs, les caprices, les rai
teur, de Reformateur de la scéne, qu’il n’a employé que pour faire sa cour , qu’il a laissée comme il l’a trouvée, & n’a
l fit faire à Bruxelles ; il multiplia à l’infini les Officiers de sa Cour  ; son Successeur Adrien VI. réduisit à quatre, le
pour ne s’occuper que de l’élévation de sa famille, de l’éclat de sa Cour & de son plaisir ; & il l’occasionna par
, & y fit venir les Acteurs pour en donner le divertissement à sa Cour . Machiavel en reçut des gratifications extraordin
théatre & y servir d’Acteurs. Le Pape venoit s’y délasser avec sa Cour . Il en donnoit lui-même d’une autre espece, qu’au
animi vitio  ; & surtout les exemples, & les flatteries d’une Cour corrompue, livrée au plaisir, au luxe, & aux
re du Comte Baldessari, qui mande que la piéce a été réprésentée à la Cour d’Urbin, & nommée familierement Bibiana, sans
é au-delà des Monts, elle vint faire les délices de Paris & de la Cour , & s’en retourna dans sa Patrie ; lorsqu’étan
. Elle étoit belle, elle plût beaucoup au Roi, à la Reine, & à la Cour . Rien là de surprenant, Marie de Medicis étoit It
pour leurs Majestés, & pour tous les Seigneurs & Dames de la Cour . Son mari dit, Baile, Dict. critiq. Son fils, dit
37 (1725) Mr. de Moliere [article des Jugemens des savans] « Mr. de Moliere, » pp. 339-352
e bourgeoise & commune ; & Moliere a joué tout Paris & la Cour . Ce même Pere prétend que Moliere est le seul par
en ne pensant qu’à rire. Enfin tu reformas & la Ville & la Cour .   Mais quelle en fut la récompense ?   Les Franç
L’autre, fougueux Marquis, lui déclarant la guerre, Vouloit vanger la Cour immolée au Parterre, Mais si-tôt que d’un trait d
i publient hautement dans Paris, qu’il a corrigé plus de défauts à la Cour & à la Ville lui seul que tous les Prédicateu
38 (1768) Réflexions sur le théâtre, vol 7 « Réflexions sur le théâtre, vol 7 — RÉFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE SEPTIÈME. — CHAPITRE V. Suite du Théatre de S. Foix. » pp. 105-139
loit Femmes amoureuses, folles de leur corps. Celles qui suivoient la Cour (car ces Officieres y sont nécessaires) étoient t
’abord éteinte, n’eût pas mérité son attention. La haute faveur de la Cour de Constantinople consiste en ce que l’Empereur l
e de lieux communs en faveur du mariage que personne ne conteste : La Cour de Rome, ajoute-t-il, n’a imaginé la loi du célib
amp; des Abbés, & dans les Cloitres des Chapitres, il y avoit une Cour pour les duels entre les plus proches parens ; le
ronnoient les Rois des Romains. P. 82. Je n’ai garde de confondre la Cour de Rome (Cardinaux, Prélats, &c.) avec le Sai
tion du Roi Robert, Aussi-tôt, dit-il, le peuple & les gens de la Cour se séparèrent de leur Roi ; il ne lui resta que d
ape a suivi les fausses idées de son siecle sur les prétentions de la Cour de Rome, il ne faut pas plus lui en faire un crim
nt lequel temps tous les Papes furent François. La France gouverna la Cour de Rome. Est-ce bien payer le zèle du plus déclar
icane, dit-il, qui s’introduisit en France par notre commerce avec la Cour de Rome sous Clément V, pullulla merveilleusement
 VIII, antérieurs à Clément V. Le grand commerce de la France avec la Cour de Rome a commencé avec la seconde race, par l’él
S. François, de S. Louis, que du temps de Clément V. Bien loin que la Cour de Rome ait formé la chicane Françoise, c’est plu
39 (1775) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre dix-septieme « Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. — Chapitre III. Théatre de Pologne. » pp. 80-105
russiennes ont fait trembler Prague, & envahi la Silésie ? que la Cour Impéria a bien d’autres droits que le Margrave de
Russie, son plus grand ennemi, a donné cette fête sous les yeux de la Cour , & le Roi lui-même a eu la foiblesse d’y pren
château magnifiquement illuminés. Le Roi arriva à neuf heures avec sa cour , fut salué de cinquante coups de canons, & re
contraste est des plus frappans à Varsovie, où le Roi & toute sa cour , les ministres étrangers, les grands du royaume,
le nom étoit illustré, sans ennemis, sans persécution ; jamais ni la Cour , ni le Sénat, ni le Clergé, ni les Dictes n’avoie
ant chez les Sarmates, que le Grand-Général Braniki, Ambassadeur à la Cour de Russie, pour menager les intérêts du Roi &
dre les habitans incapables de soutenir les fatigues de la guerre. La cour de Londres, qui en connoît les dangereux effets,
40 (1763) Réflexions sur le théâtre, vol. 2 « Chapitre III. Jurisprudence du Royaume. » pp. 51-74
rlement à les chasser de partout. « Du mardi 22 mars 1633. Vu par la Cour la requête présentée par les habitants des rues M
s répétés. Conclusions du Procureur du Roi, et tout considéré, « La Cour ayant égard à ladite requête, a reçu les supplian
543, rapporté par Fontanon (Tom. I. art. 6. pag. 129.) qui dit : « La Cour , avertie que le peuple et les gens de métier s’ap
ce signala sa piété par l’expulsion des Comédiens, qu’il chassa de sa Cour , comme gens qui ne servent qu’à efféminer les hom
r, ni de plus obtenir de semblables lettres ; et néanmoins dès que la Cour fut de retour de Poitiers, le Roi voulut qu’ils r
et à son Ministre sur ce qu’ayant retranché beaucoup de dépenses à la Cour , pour payer les dettes de l’Etat, il laissait sub
me temps la Reine donna un grand repas à son fils, où les Dames de la Cour parurent par son ordre la gorge découverte, ce qu
41 (1774) L’homme du monde éclairé « L’homme du monde éclairé » pp. 150-171
u glorieux. Si les financiers ne sont plus grossiers ; si les gens de cour ne sont plus de vains petits-maîtres ; si les méd
ui volent leurs peres, d’honnêtes bourgeois dupés par des frippons de cour , & surtout des femmes qui trompent leurs mari
tisan l’emporte sur l’évêque. Ajoutons que les pieces qu’on joue à la cour sont ordinairement plus châtiées que celles qu’on
on, les prologues des opéras, chantés devant Louis XIV & toute la cour  ? Qu’a pu dire de plus fort le paganisme, pour fl
42 (1768) Réflexions sur le théâtre, vol 10 « Réflexions sur le théâtre, vol 10 — RÉFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE DIXIEME. —  CHAPITRE V. Tribunal des Comédiens. » pp. 128-140
ption, ajoutons la fatuité de la poursuite du procès, aux pieds de la Cour . De l’aveu des amateurs les plus indulgens, Franç
mort, attend comme un criminel sur la scélette, sa destinée de cette cour altiere. On sifle, on baille, on s’ennuye, on cau
mp; de noble. Ainsi les cordoniers de Versailles, les tailleurs de la Cour , parlent beaucoup mieux que les paysans des Pyren
née nos promenades impraticables, il présente d’abord une très-grande cour , ornée de portiques en treillages, une belle faça
43 (1766) Réflexions sur le théâtre, vol 5 « Réflexions sur le théâtre, vol 5 — REFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE CINQUIÈME. — CHAPITRE IV. De la Médisance. » pp. 80-99
a représentation d’Esther à S. Cyr, fait & prétend qu’on fit à la Cour les applications les plus malignes de Vasthi, d’A
constances de la révocation de l’Édit de Nantes c’étoit bien faire sa cour de dire la favorite Protestante, du moins c’est l
évère, & même alors converti, n’a pas épargné les personnes de la Cour les plus distinguées, un Ministre puissant, le Ro
itique de l’École des Femmes tous les censeurs ; les Facheux toute la Cour  ; le Mercure a été joué par Boursault, ce qui lui
Le théatre, après avoir volé les pieces Espagnoles, a voulu imiter la Cour d’Espagne ; il fait des grands, le grand Corneill
Le Soldat chante son Officier & son camarade ; le Seigneur à la Cour fait un couplet contre son concurrent & son P
44 (1778) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre vingtieme « Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. — Chapitre IV. Maurice de Saxe. » pp. 118-145
uscitoit des jaloux. Les grades dont on l’honoroit paroissoient à la cour une usurpation-sur leurs droits. On excuse les dé
ts. D’abord il est fort loué ; c’étoit l’homme du jour, l’homme de la cour  : ses victoires, ses talens guerriers le méritoie
Comte, vis-à-vis celui de la Duchesse, en étoit séparé par une vaste cour , les filles étoient logées à rez-de-chaussée à cô
igna peu-à-peu, & bientôt l’abandonna tout-à-fait. Elle quitta la cour où elle devenoit inutile, & elle y fut même f
roie en triomphe à Dresde, la présenta à l’Electrice & à toute sa cour . La nouvelle dame abusant de sa faveur, traita ma
s plus galantes pour elle & plusieurs autres pour les dames de la cour . Quand on fut arrivé au milieu de la forêt, on dé
ec les dieux champêtres. C’étoit l’Electeur & les seigneurs de la cour déguisés. A la fin du repas des cors de chasse am
45 (1769) Réflexions sur le théâtre, vol 8 « Réflexions sur le théâtre, vol 8 — RÉFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE HUITIEME. — CHAPITRE II. Des Masques. » pp. 28-54
toujours en cet état, chez lui, aux promenades, aux spectacles, à la Cour , à l’Eglise. Il étoit devenu sous cet habit une h
eux lui plaire qu’en entrant dans ses inclinations, en lui faisant la cour sous ces habits. Il recevoit du Prince mille care
enter en Grec les tragédies de Sophocle, auxquelles pour lui faire la Cour on applaudissoit sans les entendre, & auxquel
recque & Romaine, elle obligea ces deux Auteurs, qui étoient à sa Cour , de réaliser leurs opinions, & de joindre la
re connus de personne. On n’en fut instruit que long-temps après à la Cour de France, lorsque l’orage éclata. Toutes les int
On la trouva si belle, sur-tout la Reine, qu’on voulut la jouer à la Cour le jour de la naissance du Roi. La Reine voulut y
it bien ; & jusque dans le vice, il n’est pas rare, pour faire sa cour , qu’on affecte des vices qu’on n’a pas ; il fallo
46 (1731) Discours sur la comédie « PREMIER DISCOURS SUR LA LETTRE DU THEOLOGIEN DEFENSEUR DE LA COMEDIE » pp. 2-32
u sens commun lorsqu’il a écrit à la 39 page, que « des Prélats de la Cour étant allés à la Comédie, c’est une marque qu’ell
e le ciel aujourd’hui favorise, illumine. * * * Plein des dons de la Cour sur le point de vieillir, Il méprise un métier qu
taient avisées de dire que Molière avait plus corrigé de défauts à la Cour et à la Ville lui seul, que tous les Prédicateurs
rement qu’il y ait des Evêques qui aillent à la Comédie. Les Abbés de Cour n’osent même, dit-on, y aller. Les plus pieux en
ristianisme ; et du temps du Louis XIV, ceux qui voulaient faire leur Cour , l’eussent faite assez mal en allant à la Comédie
47 (1778) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre vingtieme « Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. — Chapitre II. Suite du Clergé Comédien, » pp. 52-67
ra à leurs plus grands ennemis, qui ne pouvoient mieux lui faire leur cour qu’en faisant couler le sang galiléen ; lui-même
mp; les sacriléges, en vendant les choses saintes, de se pousser à la cour & de devenir extrêmement riche. Il n’emploie
estimé du public & du prince,         Qui de la ville & de la cour ,         Fait les délices & l’amour         D
palais,         A travers plus de vingt Laquais         Entouré d’une cour nombreuse,         Il faut aborder Monseigneur,  
48 (1776) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre dix-neuvieme « Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre dix-neuvieme. — Chapitre VIII. Du Clergé comédien. » pp. 176-212
jouer les rôles, d’en faire aucune mention ; cette loi s’observe à la Cour & à la Comédie Françoise, fort peu aux Italie
très-caustique, mais que la dévotion corrigea, & que l’air de la Cour polit, lui fit cette épigramme très-plaisante rap
pour s’informer de son état ; ce Page lui dit, selon le langage de la Cour , je viens de la part de Son Altesse Sérénissime
’y pensent. Malgré sa politique & sa finesse, Racine passoit à la Cour pour un homme qui vouloit être courtisan, mais qu
ine de l’ambition comme du théatre, il en mérita mieux l’estime de la Cour & du public. On ne peut mieux le comparer qu’
oyé & de Ministre d’un Prince étranger, (l’Evêque de Liege,) à la Cour de France, que Louis XVI a cru devoir dêfendre à
me d’embrasser par dévotion, dit-on, l’Etat ecclésiastique. Il fit la cour au P. la Chaise alors Distributeur des graces. Sa
rée dans plusieurs villes du royaume. Dans une piece représentée à la Cour , le Roi fut si content de son jeu, qu’il augmenta
49 (1773) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre quinzieme « Réflexions morales, politiques, historiques, et littéraires, sur le théatre. — Chapitre II. Suite d’Elisabeth d’Angleterre. » pp. 33-82
lui ménagea son pardon, les bonnes grâces, les bons traitemens de la Cour , & en usa avec elle si poliment, que les roma
ries contre les vaisseaux Espagnols ; en France animant contre lui la Cour , Henri IV, les Protestans ; à Rome se liguant ave
es, sur lequel elle monta, tout e Parlement, tous les Officiers de la Cour  ; tous les corps de Londres à cheval formoient au
voriser les Protestans des Pays-Bas & somenter les troubles de la Cour d’Espagne, Elisabeth qui ne cherchoit qu’à brouil
i long. Mais je n’en veux d’autre que toi. Il ne manque que cela à la Cour pour faire une belle comédie. C’en seroit une bie
us & le Chancelier Gardiner eurent avec Elisabeth par ordre de la Cour un long entretien pour tâcher de la convertir ; c
prescrites ; ne m’approchez pas , dit-elle en riant aux Dames de la Cour , de peur que cette huile puante dont on vient de
le lui laissoit espérer de l’épouser, & joignit aux faveurs de la Cour toutes les ruses de la coquetterie ; à l’autre el
e crut pouvoir s’en passer, l’un fut disgracié, l’autre décapité ; la Cour fut toute Protestante ; elle amusa encore le Comt
e. Marie Stuart, Reine d’Écosse, veuve de François II ayant quitté la Cour de France ; s’en retournoit dans ses Etats ; Elis
; fit semblant d’être affligée. La ville de Londres pour lui faire sa cour , fit des réjouissances publiques de la mort de Ma
50 (1778) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre vingtieme « Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. — Chapitre III. Suites des Mélanges. » pp. 68-117
e dans les provinces, il y avoit plusieurs troupes à Paris & à la cour , & les meilleurs pieces ont été composées dan
, les françois & les italiens, avec un privilége exclusif pour la cour & Paris. Peut-être l’aboliition des autres ju
llemand, & la Grande-Duchesse son épouse, à la tête de toute leur cour , coururent toutes les rues de Florence, sur quelq
onnettes, des parades, &c. Toutes les personnes distinguées de la cour & de la ville y étoient en habits de différen
après soupé on passa dans les petits appartemens où il y eut bal, la cour dansa jusqu’à quatre heures du matin. L. M marque
mi nous ! La comédie nouvelle, l’Ecole des Mœurs, n’a pas réussi à la cour . La Reine y a assisté. Quand Elle est sortie de s
it de justice, les trois théatres parurent ignorer cet évenement : la cour des pairs ne voulut point de cet hommage, en effe
gles pour l’éducation des princes qu’on n’a jamais connus dans aucune cour . Il envoie son Télémaque dans un village, & l
l y va une foule de missionnaires de tous les ordres, jusques dans la cour de l’Empereur, honorés de ses saveurs, qui ont ta
ere dont il couvre les nudités sans nombre qu’il y étale. Un homme de cour , peu scrupuleux, qui a servi à tant de sortes de
uyé quelques revers, le lendemain tout a été glorieusement réparé, la cour & la ville ont également applaudi ; si le pub
51 (1666) Dissertation sur la condemnation des théâtres « Disseration sur la Condemnation, des Théâtres. — Chapitre IV. Que la représentation des Poèmes Dramatiques ne peut être défendue par la raison des anciens Pères de l'Eglise. » pp. 90-103
t des applaudissements ; Tous leurs soins ne vont qu'à complaire à la Cour de France et à la Ville de Paris, et leurs remerc
'ils avaient du Paganisme ; ils en firent les divertissements de leur Cour et de leurs Peuples, quand les Fidèles y purent a
52 (1865) Mémoires de l’abbé Le Gendre pp. 189-194
Caffaro se réfugia en France, où elle a subsisté des pensions que la cour lui donna. J'ai connu le marquis, le théatin et l
n’avait pas laissé de faire des pièces fort estimées ; son Ésope à la cour a de grandes beautés. Le poète et le Père étaien
53 (1768) Réflexions sur le théâtre, vol 10 « Réflexions sur le théâtre, vol 10 — RÉFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE DIXIEME. — CHAPITRE VII. Histoire des Cas de Conscience. » pp. 159-189
onfesseurs redoublérent l’exactitude. Long-tems à la Ville & à la Cour , le zéle ardent de la Réligion & de la vertu
ue gazette satyrique contre les Moines, avoit perdu une pension de la Cour , & s’étoit vu au moment d’être renfermé à la
s de la premiere race, ni les Maires du Palais, ne firent jamais leur cour à Thalie. Charlemagne & ses enfans furent aus
l’Empereur aimoit les jeux & les spectacles, il lui fit par-là sa cour  ; il reçut en récompense la souveraineté sur quel
ippa, avec une magnificence admirée des Romains-même. Il nourrit leur Cour & leur armée, jusques dans le désert de l’Ara
ui de son fils, après saint Jean, son précurseur. Il fut méprisé à sa Cour , renvoyé à Pilate, couvert en dérision d’une robe
les spectacles, & chassa les comédiens. On ne lui eut pas fait sa cour par des comédies. Caligula, Claude, Néron, Othon,
54 (1776) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre dix-neuvieme « Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre dix-neuvieme. — Chapitre IV. Du Conquérant de Sans-souci. » pp. 88-120
ornons à la Lettre 24. Les nouvelles de Sages ont affligé le Roi, la Cour de Vienne en est indignée, la Dauphine est incons
Prusse ducale, & à force de sollicitations & de présens à la Cour de Rodolphe, l’a fait ériger en Royaume. Dans div
ez les Mémoires de la Marquise de Pompadour, écho des Ministres d’une Cour dont tous les secrets lui étoient connus, toutes
éclat, mais elles sont extraordinaires & rares. Donnez dans votre Cour le plus grand éclat à vos actions ; que personne
orme les héros & les immortalise. Quand un étranger vient à votre Cour , comblez-le d’honnêteté ; qu’il soit toujours aup
pour tout ce qui tient à la religion, Prêtres, Ministres, sur-tout la Cour de Rome, peu à peu mes sujets s’y accoutument &am
à une vaste collection contre l’histoire sainte, le christianisme, la cour de Rome. Le Marquis n’Argens & M. Formei ont
55 (1752) Traité sur la poésie dramatique « Traité sur la poésie dramatique — CHAPITRE PREMIER. De la Passion de presque tous les Peuples pour la Poësie Dramatique. » pp. 8-16
solemnelles on représentoit devant les Rois & les Seigneurs de la Cour des Tragédies & des Comédies, dont les interm
ent point au Peuple pour de l’argent, mais étoient exécutés devant la Cour par des Acteurs qui étoient tous d’une naissance
56 (1769) Dissertation sur les Spectacles, Suivie de Déjanire, Opéra en trois actes, par M. Rabelleau pp. -71
ndre hommage des Comtés de Provence & de Forcalquier, suivi d’une Cour nombreuse de Gentilshommes & de beaux esprits
, & sous peine de forfaire contre lui ; mais s’étant pourvûs à la Cour , Charles V voulut voir leur Spectacle, & le 4
talens supérieurs, à des emplois publics, ou destinée à paroître à la Cour , viendroit à la sortie des classes & des couv
& ne composa plus que pour St. Cyr, & encore par ordre de la Cour . Il est étonnant qu’on n’ait point encore pu parv
le consoloit & le soutenoit seul contre les cabales sourdes de la Cour & de la ville ; souvent il se faisoit une aff
est ordonné que nul ne pourra être admis à aucune place publique à la Cour , dans le Ministère, ou dans la Robe, sans avoir d
Empire, des Ducs & des Comtes, qui eux-mêmes étoient suivis d’une Cour brillante, & faisoient une dépense égale à ce
habits aux frais du Roi…. Il y eut cependant toujours des fêtes à la Cour  ; mais avec plus de galanteries, de politesse &am
57 (1767) Réflexions sur le théâtre, vol 6 « Réflexions sur le théâtre, vol 6 — RÉFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE SIXIÈME. — CHAPITRE VII. De la Dévotion des Comédiens. » pp. 160-179
le Martyre de Sainte Cécile), jouée devant le Roi. Je répondis que la Cour & la comédie étoient deux théatres qui ne m’a
die étoient deux théatres qui ne m’avoient point pour spectateur : la Cour est une comédie véritable, & la comédie une C
spectateur : la Cour est une comédie véritable, & la comédie une Cour feinte ; en l’une & en l’autre ce n’est que m
elle il avoit refuse d’aller) devant le Roi, la Reine, & toute la Cour d’Espagne, après avoir tout charmé, & fait co
régulierement chaque semaine avec ses Grands Vicaires & toute sa cour . Son Aumônier, ancien Maître de musique, y bat la
58 (1767) Réflexions sur le théâtre, vol 6 « Réflexions sur le théâtre, vol 6 — RÉFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE SIXIÈME. — CHAPITRE I. Faut-il permettre aux femmes d’aller à la Comédie ? » pp. 4-29
être pendues que d’y manquer. Les Comédiennes sont adorées dans cette Cour  ; & où ne le sont-elles pas ? Il n’y en a auc
rare & peut-être unique a passé en proverbe. Elle charma toute la Cour , lorsque par une galanterie qui plut infiniment,
rt (Tom. 2. Discours sur le sentiment, pag. 88.). Les registres de la Cour sont peu chargés de pareils arrêts, il en faudroi
ces fameux Caractères, on y verra les noms des premieres Dames de la Cour & de la ville. Je n’ai garde d’adopter ces ap
leur faut de la société : la compagnie y est des plus brillantes, la Cour & la ville y en réunissent l’élite. Peuvent-e
Pages ; le carrosse & les Pages vinrent la chercher. Arrivée à la Cour , elle déclare qu’elle ne chantera pas, si on ne l
59 (1769) Réflexions sur le théâtre, vol 8 « Réflexions sur le théâtre, vol 8 — RÉFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE HUITIEME. — CHAPITRE III. Réformation de l’Abbé de Blesplas. » pp. 55-81
ands ? qui le donne que les Grands ? ne sont-ils pas d’étiquette à la Cour  ? Et c’est des Grands qu’il attend la réformation
faut-il le maintenir ? Mais non, cette piece, applaudie à Paris, à la Cour , à Calais, n’a fait aucune sensation dans les pro
s personnes, Princes, Princesses du Sang, Seigneurs & Dames de la Cour , & tout ce qu’il y a de plus brillant. Elle l
ue les femmes ont beaucoup d’influence sur le goût & la mode à la Cour & dans les belles compagnies. Une Actrice aur
patentes. Dans ce conflict chaque parti a envoyé son Ambassadeur à la Cour . Un riche Marchand, député par le Corps des Comme
r tête ambitionner l’honneur de les entretenir ? Après avoir amusé la Cour , cette affaire capitale fut enfin terminée à la g
60 (1763) Réflexions sur le théâtre, vol. 2 « Chapitre VI. Suite de l’infamie civile. » pp. 126-152
lois n’ont plus lieu parmi nous ; à la honte de la Noblesse et de la Cour , les Actrices par le brillant de leurs étoffes, d
ion a assuré le privilège ; elle sait même entretenir la paix dans sa cour , et les engager à se voir favoriser tour à tout,
es que pour les contenir ou les chasser. Pour la Troupe qui joue à la Cour , il peut se faire que quand quelque Acteur excell
sans ressource, et mourraient de faim. Mais est-ce là un lien que la Cour se mêle de briser, et dont une Actrice puisse fai
suffisait au Cardinal de faire justifier sa conduite à Paris et à la Cour , théâtre de sa faiblesse. Sa passion pour un obje
ndait pouvoir être innocemment et utilement Comédien pour divertir la Cour et le peuple des occupations très mauvaises des c
61 (1759) L.-H. Dancourt, arlequin de Berlin, à M. J.-J. Rousseau, citoyen de Genève « Au Roi » pp. -
ffre l’Apologie de celui que j’exerce pour l’amusement de son auguste Cour  ; quel moyen plus sûr de rendre mes arguments inv
62 (1776) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre dix-huitieme « Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. — Chapitre III. Suite de Mêlanges. » pp. 84-120
, à condition qu’il le porteroit en France, & le feroit voir à la Cour comme une beauté parfaite. Il tint parole ; &
varier ses panégyriques. On ne doute pas que toutes les beautés de la Cour , Mesdames de la Valliere, Fontange, Monaco, Monte
miration . C’est cette fameuse Princesse d’Elide, qui charma toute la Cour , au grand regret de son mari. Celui-ci, quoiqu’in
uatre rangs de loges, & même cinq ; l’amphithéatre où se place la Cour se prolonge de droite & de gauche jusqu’au bo
’on dit remplir le but moral du Théatre ? Cet orateur, pour faire sa cour à Voltaire, compare les héros de la Henriade à ce
emme, & que sa coquetterie & les caresses des Seigneurs de la Cour , le rendirent furieux, & le brouillerent avec
nlevée ? & quel enlévement peut faire un vieux homme attaché à la Cour , chargé d’un théatre où il montoit tous les jours
63 (1749) Maximes pour se conduire chrestiennement « Des Plaisirs, et en particulier des Spectacles. » pp. 233-248
on y met de différence aujourd’hui ! Vous me direz que vous êtes à la Cour , et que souvent à la Cour aller au spectacle est
ourd’hui ! Vous me direz que vous êtes à la Cour, et que souvent à la Cour aller au spectacle est un devoir d’état. Eh ! tou
64 (1694) Sentiments de l’Eglise et des Pères « CHAPITRE IV. Deux conséquences que les Pères de l’Eglise ont tirées des principes qui ont été établis ci-devant. » pp. 82-88
trire. » C’est sur ce principe que Philippe Auguste les chassa de sa Cour les regardant comme les ministres du diable, dit
ffer. C’est sur ce principe que le grand saint Louis les chassa de sa Cour , histriones aula exegit, dit Paul Emile. C’est su
65 (1778) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre vingtieme « Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. — Chapitre premier. Remarques Littéraires. » pp. 11-51
comédiens françois & italiens vont recommencer leurs voyages à la cour , pour jouer devant le Roi & la Famille Royale
-temps la somme qu’elle feroit payer pour chaque représentation où la cour & les personnes qui obtiendront des billets d
yés. Le public aura plus souvent le spectacle auquel le théatre de la cour faisoit diversion, & la présence du Roi le re
paroit endormie sur un lit de rose, dans son palais, au milieu de sa cour  ; c’est-à-dire, d’une troupe d’actrices aussi lib
cherche à plaire à son amant qu’elle a fait enlever. Embellissez ma cour , ajoutez à mes charmes. Elle l’appelle dans son
toit de bêtes les beaux-esprits dont elle se servoit, & sa petite cour de sa ménagerie, & leur donnoit chaque année
ortuné Charles I étoit un homme de plaisir, qui tenoit à Wittehal une cour brillante, que tous les arts agréables concouroie
applaudissemens ? De tout le monde, des gens les plus distingués à la cour , à la ville, de tous les poëtes dont la veine cou
66 (1825) Des comédiens et du clergé « Des comédiens et du clergé. —  résume général et comparatif du clergé de france.  » pp. 363-364
a pris pour base les tarifs des évêchés et abbayes, selon la taxe en cour de Rome, et qu’il est notoire et avéré, que pour
67 (1640) Lettre apologétique pp. 2-42
sse de la Ville. A La Haye où son Altesse le Prince d’Orange tient sa Cour , il y a une troupe de Français qui représentent q
oir exercée, (sans preuve toutefois), où les plus beaux esprits de la Cour assistèrent, et nombre de Docteurs en Théologie p
 ; Voyons le fond de l’antiquité, nous trouverons un Moïse quitter la Cour de Pharaon pour aller aux déserts de Madian, l’em
ffenser la bonne réputation dont la comédie jouit. l. [NDE] Quand la cour se déplace. A remarquer que ce mot se dit particu
68 (1772) Réflexions sur le théâtre, vol 9 « Réflexions sur le théâtre, vol 9 — RÉFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE NEUVIEME. — CHAPITRE I. Réformation de Moliere. » pp. 4-28
er. N’allez pas le chercher dans tout ce qu’il a fait par ordre de la Cour , pour ses fêtes & son divertissement. La Prin
Princesse d’Elide, l’In-promptu de Versailles, la belle morale que la Cour & la ville y ont puisée ! Combien de ses piec
place de Secrétaire du Prince de Conti ; il a paru à Paris & à la Cour , écrit & parlé avec impudence, se faisant hon
raison, puisqu’il avoit obtenu tout ce qu’il vouloit, la faveur de la Cour , les applaudissemens de la littérature, & sur
vril 1684. On dit que Moliere a corrigé lui seul plus de défauts à la Cour & à la ville que tous les Prédicateurs ensemb
69 (1789) La liberté du théâtre pp. 1-45
Sceaux : voilà pour la ville. Veut-on faire représenter sa Pièce à la Cour  ? C’est une autre échelle à monter. Il faut s’adr
l est bien vrai qu’une Pièce peut être représentée à Paris & à la Cour , quand il est avéré qu’elle ne contrarie aucune o
d’un zèle hypocrite pour la Religion Catholique. J’ai opposé à cette Cour de conspirateurs, la fière & intrépide loyaut
mère, du Duc de Guise, du Cardinal de Lorraine ; c’est le crime de la Cour  ; c’est le crime du Gouvernement ; comme la révoc
l’Europe. Mais falloit-il abaisser ce génie au rôle de complaisant de Cour  ? Falloit-il ambitionner des succès aux petits ap
stères ont fourni tant de Souverains Pontifes ; dans les momens où la Cour de Rome avoit besoin d’exagérer le respect qu’on
70 (1768) Réflexions sur le théâtre, vol 10 « Réflexions sur le théâtre, vol 10 — RÉFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE DIXIEME. — CHAPITRE II. Anecdotes de Théatre.  » pp. 41-71
n sont honneur, quelques Dames, il est vrai, ont refusé de faire leur cour  : ce sont des hiboux qui ne méritent pas d’y être
eur-général, & prononce un grave réquisitoire, où il demande à la cour que le candidat soit installé dans l’état & o
ce qui se trouve de support du palais, dans les allées & dans la cour , frappe des mains en son honneur, & le comble
ieuses avoient pris leur précaution, & obtenu la permission de la cour Episcopale, un peu moins scrupuleuse. On y trouva
interdits pour avoir défendu la comédie à leurs pénitens. Cette même cour favorise si fort les spectacles, & les croit
; des mascarades dignes de la barbarie de ses peuples ; il avoit à sa cour un vieux fou, nommé Jotof, qui lui avoit appris à
71 (1697) A Monseigneur de Harlay, Archevêque de Paris « A MONSEIGNEUR DE HARLAY, ARCHEVEQUE DE PARIS, DUC ET PAIR DE FRANCE  » pp. 394-406
j’ai d’autres Pièces à faire représenter, et entre autres Esope à la Cour , que je suis prêt de soumettre à la Censure la pl
eur est Esope en Province, et celui qui lui succédera sera Esope à la Cour , persuadé qu’il y a des abus comme ailleurs, et q
72 (1763) Réflexions sur le théâtre, vol. 1 « CHAPITRE II. Des Spectacles des Communautés Religieuses. » pp. 28-47
de faire tous leurs efforts pour abolir le théâtre de la foire, et la Cour de Versailles, qui protège cette Congrégation, et
edevables des plus importants services, donna cette satisfaction à la Cour de Rome, et supprima ce théâtre, qui par sa licen
, le plus lié avec tout ce qu’il y a de plus grand à la ville et à la Cour , a jugé à propos depuis plusieurs années, de supp
ue dans le palais de ses ancêtres on donnait ce divertissement à leur Cour , on y représentait des pièces dramatiques dans le
73 (1697) Lettre à Mme la Marquise de B. « A MADAME LA MARQUISE DE B… » pp. 302-316
laisser parler leurs Ouvrages. Je sais que ce n’est pas vous faire ma Cour de donner la préférence à Corneille sur Racine, e
ars ; Sous un Roi si puissant, si glorieux, si juste, Dont la superbe Cour ternit celle d’Auguste ; Sous un Roi qui sans ces
74 (1641) Déclaration du roi
à la présente Déclaration. Si donnons en mandement aux Gens de notre Cour de Parlement de Paris, etc. Donné à saint Germain
75 (1765) Réflexions sur le théâtre, vol. 3 « Chapitre IX. Sentiments de S. Cyprien et de quelques autres Pères. » pp. 175-201
hrétien, connaissait le monde, il avait été Païen ; il connaissait la Cour , il y avait passé plusieurs années Précepteur de
par celle de ce fameux Anglais, Evêque de Chartres, si distingué à la Cour du Comte de Champagne, à celle de Louis le Jeune,
ape Adrien VI, son ami. Entre autres ouvrages, il en a fait un sur la Cour , qu’il connaissait bien, intitulé des Désordres o
connaissait bien, intitulé des Désordres ou des futilités des gens de Cour , de Nugis Curialium. Il parle (L. 1. C. 8.) de la
nt lancés sur elle dans tous les temps. Il la croit funeste même à la Cour , d’où il prétend que le bon ordre doit la faire b
76 (1687) Avis aux RR. PP. jésuites « VIII. » pp. 42-43
lorsqu’il donne de bonnes paroles à ces Loups béants, qui lui font la Cour pour obtenir des Bénéfices par son entremise. Cep
77 (1689) Le Missionnaire de l’Oratoire « [FRONTISPICE] — Chapitre » p. 13
e Macédonien, fit un festin somptueux aux princes et aux grands de sa cour  ; il avait fait auparavant jeter en prison son pr
78 (1751) Nouvelles observations pp. 393-429
nes pour les mœurs ; à plus forte raison notre Comédie, depuis que la Cour a institué des Censeurs pour l’examiner & la
iers qui veulent être Gentilshommes, les fausses caresses des gens de Cour , les Fats, les Précieuses. Moliere n’étoit ni imp
Une Comédienne qui n’observeroit pas exactement les modes reçues à la Cour & à la Ville, & qui iroit au-delà, feroit
e à la Comédie. Est-ce, enfin, un faux bruit, ou s’il est vrai que la Cour de Rome n’exerce plus contre cette profession la
79 (1752) Lettre à Racine « Lettre à Racine —  LETTRE A M. RACINE, Sur le Théatre en général, & sur les Tragédies de son Père en particulier. » pp. 1-75
ement chrétienne. Quand M. votre Pere enchantoit par ses Tragédies la Cour , la Ville, & toute l’Europe, le Théatre étoit
doit assez bien, ni les finesses de notre langue, ni le langage de la Cour , pour faire des vers tels que ceux-ci : Et n’av
Cour, pour faire des vers tels que ceux-ci : Et n’avertissez pas la cour de vous quitter… Mais ceux qui de la cour ont un
 : Et n’avertissez pas la cour de vous quitter… Mais ceux qui de la cour ont un plus long usage, Sur les yeux de César com
hoix heureux des expressions forme un tableau parfait des mœurs de la Cour , & du caractère des courtisans. C’est donc un
es mœurs de Rome depuis l’extinction de la liberté, & celle de la Cour des Empereurs, y font représentées avec une fidél
sur la Scène par un Ministère très-vil, quoique assez recherché à la Cour des Rois. La même bouche qui dit à une Princesse
regret marcher à votre suite, Un indigne Empereur, sans Empire, sans Cour , Vil spectacle aux humains des foiblesses d’amour
80 (1823) Instruction sur les spectacles « Chapitre X. Les spectacles ne sont propres qu’à rendre romanesques ceux qui les fréquentent. » pp. 102-104
afin de s’attirer plus d’hommages et d’encens. La gloire d’avoir une cour , qu’elles se flattent de ne devoir qu’à leurs cha
81 (1766) Réflexions sur le théâtre, vol 5 « Réflexions sur le théâtre, vol 5 — REFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE CINQUIÈME. — CHAPITRE V. Du Mensonge. » pp. 100-113
’il paroît, il ne pense rien moins que ce qu’il dit, il joue tout. La Cour est un théatre où tout est emprunté, joie, triste
nte, tous les sentimens affectés. Le théatre, aussi contagieux que la Cour , remplit de mensonge tout ce qui le fréquente. C’
d’impostures conserve-t-elle quelque idée de probité ? Un homme à la Cour , investi de grandeur & de luxe, ne pense que
82 (1765) Réflexions sur le théâtre, vol. 3 « Chapitre IV. Le Peuple doit-il aller à la Comédie ? » pp. 60-74
apporté par Fontanon (Tom. 1. pag. 729. art. 6.) en ces termes : « La Cour avertie que plusieurs du peuple et gens de métier
auvres, préférant leur mondaine curiosité à la charité divine, icelle Cour a défendu et défend à tous bateleurs, jongleurs,
t si fécond en fines plaisanteries, et si riche des libéralités de la Cour , et si intéressé pour sa gloire à ne pas s’avilir
83 (1836) De l’influence de la scène « De l’influence de la scène sur les mœurs en France » pp. 3-21
ssi de ne pas reconnaître qu’à travers tant de gloire les mœurs de la cour pouvaient être plus pures, et nous en voyons le r
udaïque et païenne eussent ses formes, et si Racine, pour plaire à la cour et au public, en altéra les images en leur donnan
société sur l’écrivain me paraît évidente ici. Molière, employé à la cour , vivait parmi des courtisans accoutumés à cette m
84 (1675) Entretien sur les tragédies de ce temps pp. 1-152
C’est la moindre chose que de plaire aux Savants. Il faut plaire à la Cour , il faut être au goût des Dames pour réussir.y T
éussir.y TIMANTE. Si l’on plaît aux Savants, on plaira bientôt à la Cour , où il y a des Savants aussi bien qu’ailleurs ; e
vants aussi bien qu’ailleurs ; et je puis dire, que les Savants de la Cour valent bien les autres, puis qu’avec la Science i
s le caprice qui distribue les louanges et les applaudissements de la Cour , c’est le bon sens. Pour les Dames auxquelles vou
ur les Collèges, je soutiendrai toujours qu’elles peuvent plaire à la Cour , et aux gens du monde, pourvu qu’elles soient con
Je crois ne point faire tort à ces Messieurs de dire qu’on veut à la Cour des Spectacles plus agréables que les leurs. Ils
85 (1768) Réflexions sur le théâtre, vol 10 « Réflexions sur le théâtre, vol 10 — RÉFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE DIXIEME. — CHAPITRE IV. Spectacles singuliers. » pp. 106-127
i tout étoit réel : tout cela, dit Fréron, s’est sait à Manheim, à la Cour de l’Electeur Palatin, avec une dépense qu’on ne
e de son palais, a choisi pour en faire l’extérieur & la premiere cour . Le sieur Moreau, de l’Accadémie, maître des bati
endue de la façade du palais, & forme la terrasse au devant de la Cour , dans laquelle on entre par trois portes égalemen
emplis d’écussons, soutenues de figures. L’avant corps du fonds de la cour est couronné d’un attique dont le fronton circula
86 (1776) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre dix-huitieme « Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. — Chapitre I. Mêlanges Dramatiques. » pp. 8-39
pour une actrice jeune, belle, pleines de graces, courue de toute la cour , qu’il travailloit à rendre infidelle, comme de c
Ils ne perdrons rien, on a tout retrouvé, & il a des cautions. La Cour reprend la direction de l’Opéra, qu’on avoit donn
emier bal, est allée au second à quatre heures du matin avec toute sa cour . Par ce double bal le Palais d’Orléans, autrefois
rtraits bien dessinés, des sentimens nobles : c’est le portrait de la Cour en beau. La douceur & l’honnêteté de son cara
lui fit bien des amis ; des traits de satyre sur le libertinage de la Cour , qui d’ailleurs s’en embarrasse peu, plusieurs en
87 (1782) Le Pour et Contre des Spectacles « Premiere lettre de Mr. *** à Madame *** sur les spectacles » pp. 3-59
oient pas tous autant, quand ils prêchoient. Le Mercredi, 26 juin, la Cour assemblée, fit défense aux Gilosi, de plus jouer
e qu’elles n’enseignoient que Paillardises. Après avoir présenté à la Cour les Lettres patentes, par eux obtenues du Roi, af
és, & défenses à eux faites, de plus obtenir & présenter à la Cour , de telles Lettres, sous peine de dix mille livre
u Parlement de Paris, osa, en 1761, entreprendre, sous les yeux de la Cour , de se déclarer pour la profession de Comédien, &
onne qu’ils rejettent de leur sein, fut confirmé par l’autorité de la Cour … Et le Livre en question lacéré & brulé par l
le langage de ces Messieurs, que l’Eglise &c. &c. &c, la Cour la plus auguste, un Corps entier d’Avocats les pl
fut pour ces raisons, que Philippe Auguste chassa les Comédiens de sa Cour , en 1182, il signala sa piété , dit Mezeray, par
88 (1761) Les spectacles [Querelles littéraires, II, 4] « Les spectacles. » pp. 394-420
ces derniers n’y vont pas à la ville, ils s’y trouvent du moins à la cour . Tant de raisons persuadent au P. Caffaro que les
azarin a eu les mêmes goûts. Il y avoit toujours aux spectacles de la cour , un banc qu’on nommoit le banc des évêques. Le ca
On répéte ce propos usé, « que Molière a plus corrigé de défauts à la cour , lui seul, que tous les prédicateurs ensemble ».
89 (1765) Apologie du théâtre français pp. 1-4
éclat et dans son plus beau jour. Je veux te maintenir et te faire ma cour , Grossir tes revenus et les tripler en caisse. *
90 (1773) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre quatorzieme « Réflexions morales, politiques, historiques, et littérairesn sur le théatre. — Chapitre II. Du Philosophe de sans souci. » pp. 36-60
iasmé du spectacle, comme il arrive tous les jours. Il en a rempli sa Cour & ses provinces ; & ce n’est pas un des m
aisir passager le commun repentir. Le Juge postulant se présente à la Cour  ; Il a pris ses dégrés & soutenu ses theses A
Palais on chercheroit un jour Avant que de trouver le Prince avec sa Cour . Dix Hourets font leur meute, & cent gueux le
e au moins charme jusqu’en ce jour Et fait rougir plus d’un Prélat de Cour , En démasquant la fausse hypocriste. Il parcourt
91 (1759) L.-H. Dancourt, arlequin de Berlin, à M. J.-J. Rousseau, citoyen de Genève « CHAPITRE II. De la Tragédie. » pp. 65-91
nt souillé de tous les crimes, aura néanmoins été assez bien servi en Cour pour en sortir blanc et net, et pour obtenir même
oncer contre les écrits de votre bienfaiteur, et que les ordres de la Cour vous aient mis dans le cas d’opter entre le ménag
Voltaire d’attenter à la gloire de M. de Crébillon ; je crus faire ma Cour à celui-ci en lui portant ma critique de Nanine p
ma lettre ? Un engagement de la part du Marquis de Montperny pour la Cour de Bayreuth, avec les recommandations les plus fl
92 (1765) Réflexions sur le théâtre, vol. 4 « CHAPITRE VI. Du sérieux et de la gaieté. » pp. 128-149
né à Fontainebleau, où, dit-on, les Princes, Seigneurs et Dames de la Cour les plus distingués, jouèrent, déguisés en Indien
nnal, peut-être plus que l'artisan dans sa boutique. On s'ennuie à la Cour , à la ville, à la campagne, avec ses supérieurs,
la faire divertir au théâtre, et lui forme jusque dans son temple la cour la plus singulière ; il lui donne pour favoris Bo
humeur et par chagrin, on l'est rarement par vertu. La politique à la Cour , la dépendance auprès des supérieurs, obligent à
93 (1769) De l’Art du Théâtre en général. Tome II « De l’Art du Théâtre. — Chapitre II. De l’Opéra-Sérieux. » pp. 184-251
en, dont les paroles étaient Italiennes, & qui fut joué devant la Cour dans la sale du Louvre. Je ne m’amuserai point à
ame chantant du père de notre Tragédie, ne fut représenté que pour la cour . Comme tout le monde n’entendait pas l’Italien, l
plusieurs de ses Poèmes, tout ce qu’il y avait de plus distingué à la Cour . Louis XIV. daigna lui-même paraître dans quelque
, le Duc de Vermandois, & Mademoiselle de Nantes ; avec ce que la Cour avait de mieux en jeunes personnes tant en hommes
s les Fêtes que donnait Louis XIV. On ne représentait proprement à sa Cour que des Balets dans lesquels on introduisait un p
59 Les Poèmes chantans qu’on a représenté depuis quelques années à la Cour , ont sur-tout le défaut de la sécheresse & de
94 (1667) Traité de la comédie et des spectacles « Sentiments des Pères de l'Eglise sur la comédie et les spectacles — 12. SIECLE. » pp. 187-190
DE SALISBERY Evêque de Chartres Dans le 1. Livre des Vanités de la Cour , Chap. 8. Notre siècle s'attachant à des fable
95 (1772) Réflexions sur le théâtre, vol 9 « Réflexions sur le théâtre, vol 9 — RÉFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE NEUVIEME. — CHAPITRE IV. Pieces singulieres. » pp. 107-153
rai-semblance. On y fait passer en revue toute sa famille, le Roi, la Cour , les Princes, les Ministres, le Roi, la Reine d’A
réputation ne doit pas aveugler sur ses défauts. L’approbation de la Cour a fait sa fortune ; elle est en possession de don
ier Bayard, personnage sort supérieur au Maire d’une petite ville. La Cour n’en ayant pas fait le même éloge, son succès a é
us que vous. Quelle idée des Rois ! quels termes ! Des brigands de la Cour quels effets déplorables ! Quelle idée des Minist
es pieces historiques utiles aux bonnes mœurs. Tel est l’esprit de la Cour où il est applaudi. Cet Abbé est célèbre sur le T
es le Traducteur excuse cette monotomie de vertu sur les ordres de la Cour de Vienne, pour laquelle il travailloit, qui pour
ler à un Prince le jargon du village, ni à un manant le langage de la Cour . En confondant ces choses, l’Auteur paroît connoî
96 (1772) Réflexions sur le théâtre, vol 9 « Réflexions sur le théâtre, vol 9 — RÉFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE NEUVIEME. — CHAPITRE V. Eloge de Moliere. » pp. 154-202
édiens ont succédé. Ainsi Fenelon étoit le sage, Moliere le fou de la Cour . Tous deux répondirent au choix du Prince, celui-
, mettre sur la même ligne, pour objet du même prix, le bouffon de la Cour , parce qu’il a des saillies amusantes, & l’ho
Histrion, qui a couru les provinces en Tabarin, qui l’est encore à la Cour , fait-il l’honneur de la patrie ? Un débauché, so
génie, qui lui répondoit ; inattentions qui furent supprimées par la Cour avec le compliment du récipiendaire, au grand reg
s, l’honneur de leur Corps, qui l’ont vu & connu, & vécu à la Cour comme lui. Si jamais on a dû avoir quelque égard
oileau, quoique attaché à Moliere, le craignant, & lui faisant la Cour . Rien de plus mince à travers de grands mots, que
onne ne s’est fait plus que Moliere des ennemis de toutes parts, à la Cour , à la ville, dans sa famille, dans sa troupe, pré
97 (1768) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre douzieme « Réflexions morales, politiques, historiques, et litteraires, sur le théatre. — Chapitre II.  » pp. 37-67
pas plus fait dans le délire de la jeunesse, & dans le luxe de la Cour . Mais peut-on voir sans rire, une passion si absu
it fait mourir. Sans ressusciter les morts, on auroit trouvé dans une Cour si corrompue, vingt personnes du même caractère,
il peut se trouver des Evêques qui y sont allés, soit pour faire leur cour , comme sous le regne de Richelieu & de Mazari
ipots, ou pour parler plus décemment dans leurs temples, ou dans leur cour , donnent des loix aux auteurs, aux spectateurs, a
Kain, la Clairon) ils avoient jusque dans leur prison, une espece de cour , (à l’Abbaye de Saint-Germain) que leur maladie,
98 (1774) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre seizieme « Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. — Chapitre III. De l’Éducation. » pp. 60-92
ers. Il est vrai qu’autrefois le théatre n’étoit gueres connu qu’à la Cour & à Paris ; les Provinces n’en étoient pas en
la chaire, ni au barreau, ni à la société, ni aux assemblées, ni à la Cour , ni à la guerre ; on se rendroit ridicule, si on
de justice & de justesse, voudroient-ils être ainsi traités ? la cour de nos coquettes & de nos petits maîtres sero
risostome qui déployoit toute sous éloquence sous les yeux même de la Cour contre les spectacles que donnoit l’Empereur &
ec tous ses Chevaliers, je veux dire ses Officiers, ses Ministres, sa Cour , & la tant préconiser dans ses ouvrages ? Cet
99 (1823) Instruction sur les spectacles « Chapitre premier. Origine des Spectacles. » pp. 1-14
n ou du mauvais côté, ajouta les spectacles aux divertissements de la cour . Elle fit venir d’Italie une troupe de comédiens,
000 livres d’amende applicable aux pauvres ; et néanmoins, dès que la cour fut de retour de Poitiers, le roi voulut qu’ils r
100 (1768) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre onzieme « Réflexions morales, politiques, historiques, et littéraires, sur le théatre. — Chapitre II. Autres Anecdotes du Théatre. » pp. 43-70
s les firent continuer, disant qu’il faloit attendre les ordres de la Cour , que la gazette n’étoit pas un ordre. Le Capitain
e de fortune, on est admis ou réfusé, selon qu’on sait mieux faire sa cour . Cette grace fut à Toulouse le lien de la paix en
le, qui pouvoit devenir funeste, étoit de mettre les parties hors de cour & de procès . Il se trompe sur ce point, l’Ar
. Dans une accusation capitale, comme celle-là, on ne met pas hors de cour & de procès. Le Mercure connoît peu la Jurisp
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