/ 288
1 (1770) La Mimographe, ou Idées d’une honnête-femme pour la réformation du théâtre national « La Mimographe, ou Le Théâtre réformé. — Seconde partie. Notes. — [B] » pp. 380-390
nages : le Roi de Thèbes, & Jupiter lui-même sont des Personnages comiques dans l’Amphytrion ; & Spartacus de la même co
ragédie : c’est ainsi que Molière a fait de l’Imposteur un Personnage comique , dans Tartufe, & Shakespear un Personnage tra
rement l’époque de la naissance de la Comédie Grecque. Les principaux comiques Grecs, sont Aristophane & Ménandre. On disait
r ne rien dire de pis, dont la langue est détrempée de fiel. Plaute, comique Latin, suivit la manière d’Aristophane ; comme Té
posat en plein Théâtre, au mépris des Spectateurs. Ainsi les premiers comiques Latins hazardèrent la Satyre personnelle, mais ja
urs, des Chevaliers. La dignité de ces Personnages, si peu propres au comique , a répandu bien de l’obscurité sur la nature de c
ire refuser à Lopez de Vega une des premières places parmi les Poètes comiques modernes. Un Peuple qui a mis long-temps son honn
intrigue dépourvue d’art, de sens, d’esprit & de goût. Tel est le comique Italien ; aussi chargé d’incidens, mais moins bie
ue Italien ; aussi chargé d’incidens, mais moins bien intrigué que le comique Espagnol. Ce qui caractérise encore plus le comiq
n intrigué que le comique Espagnol. Ce qui caractérise encore plus le comique Italien, est ce mélange de mœurs nationales, que
enne la lecture. Les Italiens ont eux-mêmes reconnu la supériorité du comique Français ; & tandis que leurs Histrions se so
nant de la Société, est de n’être pas sociale. Telle est la source du Comique Anglais, d’ailleurs plus simple, plus naturel, pl
s égards, & que des vices palliés par les bienséances. Tel est le Comique Français, dont le Theatre Anglais s’est enrichi,
’est enrichi, autant que l’opposition des mœurs a pu le permettre. Le Comique Français se divise, suivant les mœurs qu’il peint
e ? Ce problème qui confondait Boileau, devrait être pour les Auteurs Comiques un objet continuel d’émulation & de recherche
que le Misanthrope ? Molière le rend amoureux d’une Coquette, il est comique . Le Tartufe est un chef-d’œuvre plus surprenant e
surprenant encore dans l’art des contrastes : dans cette intrigue si comique , aucun des principaux Personnages ne le serait, p
rgeois : le progrès de la politesse & du luxe, l’ont rapproché du Comique noble, mais ne les ont point confondus. La vanité
che, combien de scènes dignes des connaisseurs les plus délicats ! Le Comique bas ; ainsi nommé, parce qu’il imite les mœurs du
finesse & ses grâces ; & il ne faut pas le confondre avec le Comique grossier. Celui-ci consiste dans la manière ; ce
amours d’une Bourgeoise & l’ivresse d’un Marquis peuvent être du Comique grossier, comme tout ce qui blesse le goût &
icité. Molière a tiré des contrastes encore plus forts du mélange des Comiques , dans le Festin-de-Pierre, où il nous peint la cr
le rend méprisable, comme la Tragédie rend le crime odieux ; de-là le comique de caractère : ou elle fait les hommes le jouer d
caractère : ou elle fait les hommes le jouer des évènemens ; de là le comique de situation : ou elle présente les vertus commun
s des périls ou des malheurs qui les rendent intéressantes ; de-là le comique attendrissant. De ces trois genres, le premier es
Rhodes avait disposée sur le chevalet]. Si l’on demande, pourquoi le comique de situation, nous excite à rire, même sans le co
le comique de situation, nous excite à rire, même sans le concours du comique de caractère, nous demanderons à notre tour, d’où
usement de la populace, un véritable abus ». Il n’en est pas ainsi du comique attendrissant ; peut-être même est-il plus utile
rnier effort de l’art d’imiter la simple nature. Quant à l’origine du comique attendrissant, il faut n’avoir jamais lu les Anci
eu à l’ignorance & à l’effronterie. Tels sont les trois genres de Comique , parmi lesquels nous ne comptons ni le Comique de
nt les trois genres de Comique, parmi lesquels nous ne comptons ni le Comique de mots, si fort en usage dans la Société, faible
ressource des esprits sans talens, sans étude & sans goût ; ni ce Comique obscène qui n’est plus souffert sur notre Théâtre
r. Mais un genre supérieur à tous les autres, est celui qui réunit le comique de situation & le comique de caractère ; c’es
ous les autres, est celui qui réunit le comique de situation & le comique de caractère ; c’est-à-dire dans lequel les Perso
2 (1731) Discours sur la comédie « TABLE DES DISCOURS. » pp. -1
Où l’on fait l’Histoire des Jeux de Théâtre et autres divertissements comiques , et des sentiments des Docteurs de l’Eglise sur c
3 I. PART. Histoire des Jeux de Théâtre et des autres divertissements Comiques soufferts ou condamnés depuis l’Empereur Auguste,
1 II PART. Histoire des Jeux de Théâtre et des autres divertissements Comiques soufferts ou condamnés depuis la conversion de Co
III. PART. Histoire des Jeux de Théâtre et des autres divertissements Comiques soufferts ou condamnés depuis la démolition des T
. Contenant l’Histoire des Jeux de Théâtre, et autres divertissements Comiques soufferts ou condamnés, depuis l’extinction de l’
3 (1767) Essai sur les moyens de rendre la comédie utile aux mœurs « Essai sur les moyens de rendre la comédie utile aux mœurs — SECONDE PARTIE. Si les Comédies Françoises ont atteint le vrai but que se propose la Comédie. » pp. 34-56
dans une de ses Epîtres. Voyons maintenant ce qu’ont fait nos Poëtes comiques qui devoient travailler à corriger les Mœurs : il
qu’ils soient. Il faut voir maintenant si les ouvrages de nos Auteurs comiques se ressentent de ce faux raisonnement, & si j
aire passer en revue tous les Auteurs qui ont travaillé dans le genre comique  ; mais j’espere que le Lecteur me pardonnera aisé
que Moliere pour exemple. Car outre que l’examen de tous les Auteurs comiques me jetteroit dans une discussion qui n’auroit poi
Moliere est sans contredit, le Poëte qui a le plus illustré la scène comique  ; ceux qui ont travaillé dans le même genre, bien
Moliere, le fera à plus forte raison, par rapport aux autres Auteurs comiques qui l’ont tous pris pour leur modele. Il s’agit d
ouhaiterois, je ne l’en regarderois pas moins comme le meilleur Poëte comique que la France ait eu, & qu’elle aura peut-êtr
e la piece. J’avois dessein d’examiner encore quelques autres Auteurs comiques  ; mais je pense que l’examen du Tartuffe a donné
ptible. Je puis donc conclure d’après ces réflexions, que nos Auteurs comiques en général se sont plutôt attachés à plaire qu’à
S’il étoit de mon sujet, je prouverois que non-seulement nos Auteurs comiques n’ont point atteint le but que se propose la Comé
re & l’essence de la Comédie. J’ai examiné ensuite si nos Auteurs comiques avoient travaillé suivant le but de la Comédie :
4 (1769) De l’Art du Théâtre en général. Tome II « De l’Art du Théâtre. — Chapitre prémier. De la Comédie-Bourgeoise, ou Comique-Larmoyant. » pp. 6-13
t dans des longueurs fatiguantes. Des différentes sortes de Pièces comiques . La Comédie-Bourgeoise dont il s’agit particu
p; le Haut-Comique-Larmoyant, puisque toutes ces Pièces renferment du comique & du sérieux. Cependant il est peut être poss
inventés, & avaient un air fort Romanesque. On a donné le nom de Comique Larmoyant aux Drames de M. de la Chaussée, où l’o
es, telles que le Tartuffe, &c. Enfin, la pluspart de nos Auteurs comiques ont cherchés en tout tems à réunir les deux genre
1). Réfléxions sur le mélange qu’on se permet du Sérieux & du Comique . Quoiqu’il paraisse que le Comique se trouva
se permet du Sérieux & du Comique. Quoiqu’il paraisse que le Comique se trouva de tout tems joint au Tragique, je n’ap
osophe. Si l’on fait rire les Spectateurs d’une action sérieuse & comique , ne serait-ce pas que ce qui doit les affliger n’
5 (1769) De l’Art du Théâtre en général. Tome II « De l’Art du Théâtre. — Chapitre II. Des différens genres qu’embrasse le nouveau Théâtre. » pp. 14-20
. L e nouveau Théâtre nous offre pareillement plusieurs genres de comiques , les uns plus relevés, ou moins bas que les autre
a bonne Comédie adopte-t-elle plus de deux genres à la fois ? Le haut comique , où l’on voit un caractère relevé, tels que le Mi
n caractère relevé, tels que le Misantrope, le Dissipateur ; & le comique ordinaire, qui peint en se jouant les moindres ri
n donne le titre de Comédie-mêlée d’Ariettes. Le Drame chantant & comique dont le genre est un peu relevé, dans lequel on i
ie, sans considérer que le genre de l’Ouvrage doit le faire nommer ou comique ou bouffon. Les Acteurs du nouveau Théâtre vo
6 (1777) Il est temps de parler [Lettre au public sur la mort de Messieurs de Crébillon, Gresset, Parfaict] « Il est tems de parler. » pp. 27-36
Défenseurs de l’Art Dramatique, de nos Athletes intrépides du tripot Comique , qui sont, sans les nommer, MM. Linguet, Palissot
, pour réveiller la paresse des Acteurs. Pour avoir des nouveautés au Comique , au Tragique, il faut un second Théâtre dans notr
ames ne jouent que huit Piéces nouvelles par an, soit tragiques, soit comiques  ; tandis qu’ils pourroient en donner vingt-quatre
de Belloi & Colardeau ont été les déplorables victimes du tripot comique . (Les pleurs inondent mon visage.) Ce dernier a m
roit en rire, (à mon avis, du moins sauf un meilleur.) Mais le tripot Comique existe, il s’est arrogé le droit d’accepter ou de
y a quinze Piéces inscrites pour être lues ; Samedi dernier le tripot Comique en a lû une ; l’Auteur attendoit depuis trois moi
o dat quod non habet, a lieu ici plus que jamais. Néanmoins le tripot Comique a le droit, quoique mal acquis, d’accepter ou de
par trois succès au Théâtre, quatre dans le Tragique, quatre dans le comique , afin de juger les Poëmes que le génie a composé.
7 (1600) Traité des Jeux comiques et tragiques «  Analyse et sommaire du présent Traité  » p. 63
ens, ne doit être toléré en l’Eglise Chrétienne : La matière des Jeux Comiques et Tragiques est telle : Ils ne doivent donc être
, tant Ecclésiastiques que profanes, que le Diable a ordonné les Jeux Comiques et Tragiques comme partie de son service : Ils ne
re entre les Chrétiens sans déshonorer et offenser Dieu : Or les Jeux Comiques et Tragiques se jouaient anciennement pour ladite
8 (1767) Essai sur les moyens de rendre la comédie utile aux mœurs « Essai sur les moyens de rendre la comédie utile aux mœurs — TROISIEME PARTIE. Des obstacles qui s’opposent parmi nous à la perfection de la Comédie. » pp. 57-75
à des hommes. Deuxieme Obstacle. Fausse idée où sont nos Auteurs comiques , que les caracteres propres à la Comédie sont épu
rs, elle n’auroit pas perdu son temps. J’ai dit aussi que nos Auteurs comiques regardoient comme une espece de honte de travaill
s rien à dire. Je suis certes bien éloigné de conseiller à nos Poëtes comiques de voir d’un œil indifférent le vice exercer impu
donc pour être détruit, qu’un peu de courage de la part de nos Poëtes comiques . Troisieme Obstacle. Préjugés de la nation s
il est surprenant qu’on ne soit pas encore revenu ! Si donc un Auteur comique formant le louable dessein d’abolir parmi les Fra
ssez général aujourd’hui, ne fût un de ceux contre lesquels un Auteur comique échoueroit, parce qu’il se trouve trop de personn
9 (1769) De l’Art du Théâtre en général. Tome I « De l’Art du Théatre. Livre prémier. — Chapitre III. Origine des Théâtres. » pp. 22-49
se est venue la Musique ; & des bons mots sont nés les Spectacles comiques . » Voila, selon moi, une réfléxion à laquelle il
s saillies, & des quolibets qu’on lui lançait. Les Spectacles comiques sont aussi anciens que le Monde. Je n’adopte
e le genre tragique se soit plutôt perfectionné chez les Grecs que le comique , ce n’est pas une raison d’en conclure qu’il est
la naissance au Drame, ils devaient lui faire mériter cet honneur. Le comique leur parut indigne d’une telle source. Mais si le
grands progrès dans les Arts. Qu’il est plus vraisemblable que le Comique ait fait naître le Tragique. Il est certain,
ai point de nouveau la question que j’ai déja traitée. Les Spectacles comiques étaient en usage chez les prémiers Peuples, sous
giques Grecs. Je crois découvrir la raison qui fit réussir les Drames comiques à Rome, tandis que le sérieux ne jouissait que de
cès de notre Opéra-Bouffon ? Différens genres de leurs Spectacles comiques . On divisait à Rome la Comédie en trois class
que des actions Romaines, la firent appeller Togata : c’est là notre comique ordinaire. L’autre, surnommée Tabernaria parce qu
es vertus des Rois sont l’ouvrage de leurs Ministres. L’excellent Comique en France n’est venu qu’après la Tragédie. Il
nce n’est venu qu’après la Tragédie. Il me paraît que notre genre comique , ainsi que celui des Grecs, a beaucoup d’obligati
10 (1770) La Mimographe, ou Idées d’une honnête-femme pour la réformation du théâtre national « La Mimographe, ou Le Théâtre réformé. — Seconde partie. Notes. — [O] » pp. 436-440
e Poèmes : Il excellait dans la Danse Tragique, s’occupait même de la Comique & de la Satyrique, & se distingua dans to
& son rival, n’eut sur Pylade que la prééminence dans les Danses Comiques . L’émulation était si grande entre ces deux Acteu
excellait dans les sujets Tragiques, & le second dans les sujets Comiques . Ce qui paraîtra surprenant, c’est que ces Comédi
s, qui exécutaient également toutes sortes de sujets, Tragiques & Comiques . Ce fut peut-être du temps de Lucien, que se form
leux, qu’il exécute également toutes sortes de sujets Tragiques & Comiques . Nous savons aussi que les Chinois ont des espèce
11 (1770) La Mimographe, ou Idées d’une honnête-femme pour la réformation du théâtre national « La Mimographe, ou Le Théâtre réformé. — Seconde partie. Notes. — [H] » pp. 416-417
tion Dramatique. Comme les Anciens avaient trois sortes de Pièces, de Comiques , de Tragiques & de Satyriques, ils avaient au
es colonnes, des statues, & les autres ornemens convenables : les Comiques représentaient des édifices particuliers avec des
de la Place publique. C’était à-peu-près la même chose dans la Scène Comique . Le bâtiment le plus considérable était au milieu
12 (1822) De l’influence des théâtres « [De l’influence des théâtres] » pp. 1-30
r langage se forma de tout le répertoire du genre ; rien n’était plus comique que leur conversation. L’ouvrage, négligé par sui
sont pas toujours heureuses et qui offrent des contrastes, non moins comiques que les événements qu’ils retracent par leur exéc
ameux Siège 23, qui fit courir tout Paris chez Nicolet, avait un côté comique auquel il dut sa vogue ; et ses chevaux de carton
ne Marguerite46, servante chez un moine, les pères et mères du tendre comique , pathétique ou cruel, quelquefois même féroce ; m
d doivent se plaindre tout bas du dernier arrivé, de quel œil l’Opéra Comique doit-il voir son cadet lever fièrement la crête a
gamiste célèbre, aussi léger dans ses métamorphoses, qu’improvisateur comique et spirituel dans ses canevas, genre de pièces no
du limonadier, privilégié pour la vente intérieure de l’établissement comique  ; deux flâneurs disputaient sur les chances de ce
ent les noms, et il est résulté de cette réforme, que, de deux opéras comiques , plus que passables, nous n’en avons qu’un, sur l
re la digestion aux jeux de nuit de Nicolet. 61. [NDA] Ouvrage d’un comique propre aux jeux de nuit. 62. [NDA] Ouvrage d’un
uvrage d’un comique propre aux jeux de nuit. 62. [NDA] Ouvrage d’un comique propre aux jeux de nuit. 63. [NDA] Ouvrage d’un
uvrage d’un comique propre aux jeux de nuit. 63. [NDA] Ouvrage d’un comique propre aux jeux de nuit. 64. [NDA] Ouvrage d’un
uvrage d’un comique propre aux jeux de nuit. 64. [NDA] Ouvrage d’un comique propre aux jeux de nuit. 65. [NDA] Audinot, act
13 (1731) Discours sur la comédie « TABLE DES MATIERES CONTENUES DANS CE VOLUME. »
Basile appelle le Théâtre une école d’impureté, 159 Bayle dit que le Comique n’a point fait de mal à la galanterie, 29 Biel (G
itter, 109 Commode, ses débauches, 65. 94 Conciles cités sur les Jeux Comiques . De Milan, 13. D’Illibéris, 156. d’Arles, 158. de
ont s’y prit un Prédicateur pour décrier les mouches, 281 Processions Comiques défendues, 214 Protestants, leurs Règlements sur
mait passionnément la Poésie, 257 Rituels. Extraits au sujet des Jeux Comiques . De Senlis, 229. De Venise, 232. de Cahors, 243.
acles permis aux Chrétiens, 343 Synodes Diocésains cités sur les Jeux Comiques . De Chartres, 230. De Rennes, 231. De Beauvais, 2
14 (1774) L’homme du monde éclairé « L’homme du monde éclairé » pp. 150-171
un peu le mariage ; mais cette union est relevée par d’autres poëtes comiques . C’est ordinairement le dénouement légitime de to
ologie de l’adultere. Dans quelqu’endroit qu’on ouvre certains poëtes comiques , on les trouve par-tout ennemis des mariages &
té de tous les autres. Qu’on anime les personnages de tous les poëtes comiques , sans exception, les Valere, les Lucinde, les Sga
seroit une source d’infamies. Le Ch. Mais si la morale des poëtes comiques est si abominable, comment les joue-t-on par-tout
es dominent ; & jamais les auteurs ni les acteurs tragiques & comiques n’en ont guéri aucune, ni dans les princes, ni da
de Moliere, ce n’est qu’après les avoir chârrées. On garde les rôles comiques  ; on exclut les scenes licencieuses. Mais il est
15 (1694) Maximes et Réflections sur la Comédie « XVI. Les pièces comiques et risibles rejetées par les principes du même Platon. » p. 64
XVI. Les pièces comiques et risibles rejetées par les principes du même Pl
menter » ce qu’il y a en nous de déraisonnable. D’ailleurs les pièces comiques étant occupées des folies et des passions de la j
16 (1770) La Mimographe, ou Idées d’une honnête-femme pour la réformation du théâtre national « La Mimographe, ou Le Théâtre réformé. — Seconde partie. Notes. — [R] » pp. 447-466
s, il y aura tous les jours trois heures destinées à celle des Drames Comiques , Tragiques & Lyriques, & l’un des Acteurs
ur notre Théâtre. 1. Jodelet, (Julien Joffrin) célèbre Acteur dans le Comique (Adelaïde. Il commence par un Catalogue des a
-Rose, (le Messier) en 1623, excellait dans les Rôles Tragiques & Comiques . (on lui reprochait de l’affectation). 3. Florido
g, débuta pour remplacer Michel Baron, en 1691. 13. Raisin, excellent Comique . On le nommait le petit Molière. 14. Champmêlé, A
r-Comédien : on a de lui treize Comédies-farces. 21. Brécourt, Acteur Comique , Auteur de 7 Comédies-Farces. 22. Clavareau, en 1
en dix-huit Comédies. 33. La Thorillière fils, fameux Acteur dans le Comique  : environ 1688. 34. Dumirail, retiré en 1750. 35.
rement mademoiselle Molière : on dit qu’elle jouait supérieurement le Comique noble, talent le plus précieux sans doute, &
Labatte, Tragédienne, pour les seconds Rôles ; les amoureuses dans le Comique  ; 1721-1733. 17. Lachaise, 1712-1717. 18. Moranco
isiphone. Elle avait les Rôles tendres dans le Tragique & dans le Comique  : le Ciel l’avait douée d’un organe propre à remu
Clairon. 39. D’ÉPINAY ou Molé, 1762 : les secondes Amoureuses dans le Comique , & les Récits dans la Tragédie ; assez bien p
17 (1743) De la réformation du théâtre « De la réformation du théâtre — SIXIEME PARTIE. —  De la Comédie.  » pp. 267-275
vices qui peuvent être dangereux sur la Scène. Je sais que les Poètes Comiques n’ont besoin que du ridicule des hommes pour fair
a plus de difficulté dans la Comédie que dans la Tragédie. Une action comique soit qu’elle nous donne le vrai, ou qu’elle nous
ns. Suivant ce principe on croira que je vais rejeter tout le Théâtre comique de nos jours ; je serais assez porté à prendre ce
18 (1773) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre treizieme « Réflexions morales, politiques, historiques,et littéraires, sur le théatre. — Chapitre I.  » pp. 3-35
ues, ou Recueil des meilleures Pieces du Théatre François, Tragiques, Comiques & Lyriques, avec des Discours sur les trois g
onner un Recueil des meilleures Pieces du Théatre François, Tragique, Comique & Lyrique, & de suppléer, autant qu’il es
auroit déterminer le nombre des volumes. Les trois Théatres tragique, comique & lyrique en fourniront plus de cent à quatre
eroit-elle qu’une comédie ? doit-elle être traitée en style tragique, comique , ou lyrique ? De pareils historiens sont-ils des
e briller. Elle débura par préférence à la Foire S. Germain à l’Opéra comique (le plus chaste des spectacles que sa dévotion fi
le joua d’original. Elle y eut un grand succès en tout genre. L’Opéra comique supprimé à S. Germain passa à la Foire S. Laurent
mp; triompha aux deux bouts de Paris. Favard, Directeur de ces folies comiques , devint amoureux de la débutante, & pour la m
inrent à Paris, & se donnerent au Théatre Italien, espece d’opéra comique , & comme lui une école de chasteté. Les Favar
osophe. C’est le grand trait de son tableau. Une Comédiene de l’Opéra comique Philosophe ; quel prodige ! S. l’écrivain n’est p
sophe ! c’est un trait de l’Opéra de la foire, qui n’est pas le moins comique . L’Actrice Philosophe seroit le sujet d’une fort
p; qu’on ne dît la grande Favard. Elle a été célébrée sur le Parnasse comique , & on rapporte grand nombre de vers à son hon
ui exclud le sublime de la Comedie. Le sublime bourgeois est une idée comique  ; c’est le rêve d’un Poëte fou du Téatre, c’est u
dans un piege si grossier, & reçoivent dans leur ville ce présent comique & funeste. Cette idée burlesque est sans vrai
19 (1743) De la réformation du théâtre « De la réformation du théâtre — PREMIERE PARTIE. — CHAPITRE VII. Quelle doit être la Comédie après la réformation du Théâtre. » pp. 69-85
ui dédommage des fatigues du travail : que Cicéron appella les Poètes comiques , des Poètes amis de l’innocence : que l’on peut r
ait aux Citoyens d’Alexandrie de ne pas avoir parmi eux quelque Poète comique qui reprît leurs vices, comme en avaient les Athé
our sa Patrie. » C’est ainsi que s’exprime Dion Chrysostome. Le Poète comique , qui marcherait par le chemin si rebattu et si da
es avantages se trouvent, pour la plus grande partie, dans les Pièces comiques du Théâtre Français, surtout dans les Pièces de c
20 (1761) Lettre à Mlle Cl[airon] « LETTRE A MLLE. CL****, ACTRICE. DE LA COMÉDIE FRANÇOISE. Au sujet d’un Ouvrage écrit pour, la défense du Théâtre. » pp. 3-32
ts dans le tragique, au bon goût et à la saine réflexion, par le haut comique . L’autre plus enjoué fronderait décemment les rid
r état les destine. Les deux Opéras seraient, l’un sérieux et l’autre comique  ; mais je n’entends pas un Opéra Comique tel qu’i
ent, l’un sérieux et l’autre comique ; mais je n’entends pas un Opéra Comique tel qu’il est à présent, et tel qu’il a toujours
Ouvrages de Théâtre que ses Auteurs ont produit, le Recueil des Opéra Comiques doit lui faire honte. Je voudrais que ce fût une
e serait ouvert que de deux jours l’un. La Comédie en Vers et l’Opéra Comique joueraient le même jour. L’Opéra sérieux et la Co
21 (1726) Projet pour rendre les spectacles plus utiles à l’Etat « Projet pour rendre les spectacles plus utiles à l’Etat » pp. 176-194
justice, et de bienfaisance ; je crois de même que dans leurs pièces comiques ils peuvent inspirer du dégoût et de l’aversion p
e de premier Poète tragique ou sérieux, et une autre de premier Poète comique , qu’il les nomme d’entre les trois que nommera le
, soit en France, soit dans les autres Etats. Il faut dans les pièces comiques observer trois choses capitales. La première est
oujours au plus grand bonheur de cette même société. Quand les poètes comiques auront pris soin de jeter de la haine, du mépris,
tir distingué parmi ceux avec qui il a à vivre ; ainsi quand les bons Comiques nous auront bien dégoûtés de toutes les sortes de
22 (1765) Réflexions sur le théâtre, vol. 4 « CHAPITRE VI. Du sérieux et de la gaieté. » pp. 128-149
a pièce fût-elle contre les règles, ne fût-ce qu'une farce de l'Opéra comique , l'Acteur ne fût-il qu'un Arlequin, un Pantomime,
ux de Valet, de Soubrette, d'Arlequin, et dans tous les temps l'Opéra Comique , le théâtre de la Foire l'a si bien emporté sur l
urs de l'opéra, l'enflure de Corneille, les horreurs de Crébillon, le comique larmoyant, la terreur, la pitié, la fureur, le dé
uaire de la piété, et honorés de ses faveurs, fait une scène vraiment comique  : les actes de l'Eglise de Milan, et le théâtre d
e contes, de folies. Le visage, les gestes, les paroles, tout devient comique . Il fournit contre la vertu les armes dangereuses
e est à lui-même un grand spectacle, dont la scène est dans son cœur, comique par ses défauts, tragique par ses crimes et sa ré
tion, les Saints, les Ministres, paraissent sur la scène. Molière, ce comique si fécond, qui en avait moins besoin que personne
us ne croyez pas ? vous les profanez par ce style affecté, ces gestes comiques , ce ton de voix efféminé, cet air de théâtre, ces
savantes), croyait n'être bon qu'à enfermer des rabats. « Les Poètes comiques , dit-il, (comment discerner le flatteur de l'ami 
23 (1770) La Mimographe, ou Idées d’une honnête-femme pour la réformation du théâtre national « La Mimographe, ou Le Théâtre réformé. — Seconde partie. Notes. — [K] » pp. 421-424
paraître des gens ivres ; Méson, Acteur de Mégare inventa les masques comiques de Valet & de Cuisinier : on vit des masques
sur la tête. Pollux distingue trois sortes de masques de Théâtre, des Comiques , des Tragiques & des Satyriques : il leur don
es que les Gorgones & les Furies… En général la forme des masques comiques portait au ridicule, & celle des masques trag
24 (1776) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre dix-neuvieme « Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre dix-neuvieme. — Chapitre V. Autres Mêlanges. » pp. 121-140
passion, lors même qu’ils blament la licence. 2°. Si l’ancien Opera comique est libre, c’est que c’est un Spectacle ambulant
étoit un esprit caustique qui ne menageoit personne, & ses. Opera comiques sont fort libres. Il quitta sa partie où il avoit
dont l’abus donne un titre aux applaudissemens. Il débuta par l’Opera comique , travail le plus facile & le plus licencieux.
plus authentiques. On trouve dans toutes les Vies de Moliere, que ce Comique avoit fait la traduction du poëme de Lucrece, de
s vers à son honneur, fort médiocres à la vérité, où il avance que ce Comique réforma la Ville & la Cour. Nous avons parlé
se proposent de placer dans leur Salle les bustes de tous les Auteurs comiques qui ont de la célébrité. Le mérite de Piron est m
ais, homme d’esprit & de Théatre, a éprouvé bien des vissicitudes comiques  ; d’abord dans son procès avec Mr. & Mad. Goe
25 (1590) De l’institution de la république « QUATORZIEME TITRE. Du Théâtre et Scène. » pp. 507-508
8. Or y avait-il trois manières d’icelles Scènes : à savoir Tragique, Comique , et Satirique. Les lieux de la Tragique étaient e
s, et autres appareils sentant leur Royauté ou Seigneurie. Ceux de la Comique représentaient maisons d’hommes particuliers, aya
26 (1773) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre quatorzieme « Réflexions morales, politiques, historiques, et littérairesn sur le théatre. — Chapitre IV [III]. La Grange & Destouches. » pp. 90-114
un ton de dignité & de noblesse qui n’est pas ordinaire dans les comiques , la plûpart gens d’une naissance obscure & d’
onvenoit pas de faire agir & penser autrement. Les autres Auteurs comiques font parler toute sorte de gens, bourgeois, artis
de dénouemens ; il se copie sans cesse. Rien de brillant, nulle force comique que fort rarement naturellement froid ; il ne fai
ême de folie pour faire un Poëte, il en faut deux pour faire un Poëte comique . Il connoissoit le monde, au milieu duquel il avo
uvaises leçons. Le théatre de Regnard & presque tous les théatres comiques méritent le même reproche. Les acteurs, toujours
leur félicité de repandre la joie dans leurs Etats, & les Auteurs comiques , Ministres en ce point des intentions d’un bon Pr
croire encore que c’est l’intention de tous les Auteurs & Auteurs Comiques  ? laissons en le jugement à Dieu. Il ajoute que s
amplement expliqué dans mes Commentaires des Auteurs Tragiques & Comiques , ouvrage immense, auquel je travaille depuis dix
27 (1766) Réflexions sur le théâtre, vol 5 « Réflexions sur le théâtre, vol 5 — REFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE CINQUIÈME. — CHAPITRE VI. De l’indécence du Théatre. » pp. 114-137
n’est pas apparemment le théatre Italien, celui de la foire, l’opéra comique , les spectacles des boulevards, les parades de Va
grands que les petits, n’a pas crû être obligée de se gêner. L’opéra comique & le théatre de la foire ont éprouvé la même
avec éloge, le Mercure d’août 1763 fait une dissertation sur l’Opéra comique & le théatre de la Foire, formé des débris de
Pelegrin (ou l’Abbé Pelegrin, Religieux défroqué pour se faire Poëte comique ), le Grand, Carolet, Lafont, Blot, Dancourt, Faga
tentions, de la pureté & des effets du théatre). Carolet, obscène comique , ne doit jamais être cité (on le cite deux pages
s 1719 n’ont changé qu’en empirant. Si dans le tragique & le haut comique on ne jette pas un si gros sel, ce n’est pas par
caractère distinctif, comme les grosses gaietés font celui de l’Opéra comique . C’est une question problématique, quel des théat
empoisonneur qui donne un goût agréable à des liqueurs mortelles. Les comiques Anglois manquent à la bienséance & aux bonnes
28 (1759) L.-H. Dancourt, arlequin de Berlin, à M. J.-J. Rousseau, citoyen de Genève « CHAPITRE III. De la Comédie. » pp. 92-118
peu admissible qu’elle. Il n’est sûrement pas vrai que le plaisir du comique soit fondé « sur un vice du cœur humain »ck (sa
ce qu’il y a d’odieux dans le caractère qui fait rire, mais c’est le comique des situations dans lesquelles les personnages se
souvent au supplice des coquins qui l’ont mérité de la façon la plus comique  ; quoique ceux-ci aient pu déconcerter la gravité
ce qui s’est trouvé de plaisant dans les circonstances du délit : ce comique -là disparaît dès qu’il est question de prononcer,
ant, Le Distrait cx, les valets sont d’honnêtes gens, ils ne sont que comiques et subordonnés à l’intrigue de ces Pièces. Nos Au
est sûrement pas moins odieux, quoiqu’il ait fait rire par les choses comiques qu’il occasionne. Il n’est d’ailleurs pas moins h
tout tire à conséquence pour les Spectateurs ; et le plaisir même du comique étant fondé sur un vice du cœur humain, c’est une
de la Scène du Sonnet […] » di. [NDE] P. J. Le Roux, Dictionnaire comique , satirique, critique, burlesque, libre et proverb
29 (1768) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre onzieme « Réflexions morales, politiques, historiques, et littéraires, sur le théatre. — Chapitre premier.  » pp. 4-42
nous les opéras, les pieces de la Fontaine, ou vers libres. Un poëte comique , fameux en Italie, est le Comte Carlo Golli, riva
fants mêmes font quelquefois entr’eux de petites représentations très comiques , & communément copient très-bien, & très-
quelques unes, & souvent y mêloient des traits dont les meilleurs comiques se faisoient honneur. Les seminaristes de St. Sul
On exclut seulement la farce & la bouffonnerie, on admet même le Comique larmoyant, dont la fortune est parmi nous si équi
t il donne la supériorité à la comédie : Il faut d’avantage au poëte comique , il ne doit ceder en rien au tragique, doit avoir
agédie est plus difficile, qu’il y a moins de poëtes tragiques que de comiques , & de bonnes tragédies que de bonnes comédies
semblent pour juger les pieces ; leurs séances sont des vraies scénes comiques , souvent tragiques, pour le pauvre poëte, qui, ap
&c. on met à Parme, l’incomparable Moliere, à la tête de tous les comiques de tous les siécles, & de tous les tems ; je
nal Bibiana donne encore moins de poids à l’apologie ; c’est un poëte comique , un courtisan qui veut plaire à des maîtres entou
t convenir que d’avoir fait composer & combler de graces un poëte comique , un homme tel que Machiavel, avoir fait transport
des satires contre d’autres Papes. Bibiana joua un nouveau role aussi comique , mais qui dégénera en tragédie. A peine fut-il Ca
très-grand démérite pour la Réligîon & les mœurs. Pour les opéras comiques , le théatre de la foire, branche des Italiens, c’
30 (1576) De la Censure. pp. 611-613
te République. Je tais aussi l'abus qui se commet en souffrant les Comiques , et Jongleurs, qui est une autre peste de la Répu
a. 15. polit., qu'il faut bien garder les sujets d'aller aux jeux des comiques  : il eût encore mieux dit, qu'il faut raser les t
31 (1772) Réflexions sur le théâtre, vol 9 « Réflexions sur le théâtre, vol 9 — RÉFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE NEUVIEME. — CHAPITRE III. L’Esprit de Moliere. » pp. 72-106
spéculation & la pratique, les deux talens du didactique & du comique , sont rarement réunis. Aristophane, Plaute, Teren
une si mauvaise piece à l’Abbé d’Aubignac. Je crois même que l’esprit comique est plus opposé que le tragique à la théorie des
eautés, s’ils amusent. Aussi y a-t-il incomparablement plus d’auteurs comiques que d’auteurs tragiques, de comédies & de bon
édies, comédies, tragi-comédies (comi-tragédies), comédie bourgeoise, comique l’armoyant, tragédies divines ou opéra pastoral,
eoise, comique l’armoyant, tragédies divines ou opéra pastoral, opéra comique , piece d’intrigue, piece de caractere, piece de l
s suivi, plus plaisant que lui. Il y a plus d’invention dans le Roman comique , comme dans l’Arioste & dans Dom Quichotte, q
re, toujours même statue. On a reproché cette stérilité à Terence. Le comique François, supérieur, peut-être par les finesses d
mples. Il eut une querelle avec un Limousin, appelé Pourceaugnac, nom comique , personnage qui donnoit prise par des manieres pr
qui lui étoit très-supérieur. On admiroit le tragique, on goûtoit le comique  ; tout le monde entendoit les bouffonneries de ce
zélés défenseurs du Théatre, souscrit à la condamnation du Prince des comiques (Observ. p. 31.) Il convient que les Censeurs n’a
y penser, les rayons de cet astre brillant qui l’éblouissent : Jamais comique ne rencontra des circonstances si heureuses ; Cor
32 (1802) Sur les spectacles « RÉFLEXIONS DE MARMONTEL SUR LE MEME SUJET. » pp. 13-16
LEXIONS DE MARMONTEL SUR LE MEME SUJET5. La Farce est une espèce de comique grossier, où toutes les règles de la bienséance,
, on s’y amuse ; que tout le monde n’est pas en état de goûter le bon comique , et qu’il faut laisser au public le choix de ses
33 (1823) Instruction sur les spectacles « Chapitre V. Le but des auteurs et des acteurs dramatiques est d’exciter toutes les passions, de rendre aimables et de faire aimer les plus criminelles. » pp. 51-75
« De quelque sens qu’on envisage le théâtre, dans le tragique ou le comique , on voit toujours que, devenant de jour en jour p
tout tire à conséquence pour les spectateurs ; et, le plaisir même du comique étant fondé sur un vice du cœur humain, c’est une
et parfaite, plus son effet est funeste aux mœurs. Prenons le théâtre comique dans sa perfection, c’est-à-dire, dans sa naissan
sentira chaque jour davantage que Molière est le plus parfait auteur comique dont les ouvrages nous soient connus : mais qui p
mable, est presque toujours pour le plus adroit. « Si on examine le comique de cet auteur, partout on trouvera que les vices
ableau des défauts contraires, dans lesquels il a pris ces caractères comiques , et dont il a distribué les divers traits dans se
34 (1715) La critique du théâtre anglais « CHAPITRE I. L’obscénité du Théâtre Anglais dans le langage. » pp. 1-92
nt de beaucoup moins impurs que le nôtre. Je commence par Plaute ; ce Comique si répréhensible est modeste néanmoins en compara
arde pas un seul mot obscène. Que l’on admire ici la discrétion de ce Comique comparé à ceux de notre siècle ! Peut-être que ce
honneur d’une famille travesti en Comédie. Remarquons encore, que les Comiques anciens n’avaient point de sales chansons ;L’Amou
n de cause sur lui. Je ne veux néanmoins que les Ouvrages mêmes de ce Comique pour le perdre de crédit et anéantir son autorité
ïen, ou n’était rien du tout. Il faut voir à cette heure quel cas ce Comique fait des Dieux reçus et honorés : il donne un gag
Peintre les avait tirés en habit de Polichinelles et d’Arlequins. Ce Comique est fécond en absurdités encore plus grossières :
cule. Et il ne sert à rien de nous dire qu’Aristophane était un Poète Comique , et qu’il fallait bien par conséquent qu’il inven
qu’il inventât des Scènes réjouissantes. Misérable raisonnement ! Le Comique est-il moins redevable de sa conduite au naturel
omédie ? Il faut donc choisir des personnages du ressort de la Poésie comique  ; il faut que ces personnages n’aient rien d’oppo
bjecte rien à cette réponse : d’où nous pouvons conclure que le Poète Comique ne désavouait pas l’apologie d’Eschyle. Aristopha
deux précédentes montrent assez qu’on réclame en vain l’exemple de ce Comique , dont il est visible que l’autorité se réduit à r
35 (1759) Apologie du théâtre « Apologie du théâtre » pp. 141-238
de celui du spectacle, que les maximes de nos tragédies, la peinture comique de nos mœurs, le silence même et la gêne qui règn
tout tire à conséquence pour les Spectateurs ; et le plaisir même du comique étant fondé sur un vice du cœur humain, c’est une
semblables, devraient en être à jamais bannis ; qu’en un mot, le seul comique honnête et moral doit être donné en spectacle. Si
me tous les honnêtes gens ; mais ce n’était pas assez pour lui : tout comique sans distinction est, s’il faut l’en croire, une
ils évitent. Si donc les mœurs sont fidèlement peintes sur le théâtre comique , si les vices et les travers en sont les méprisab
donc pas pour les raisons qu’il en a données. Voyons à présent si le comique remplit son objet, et d’abord avec M. Rousseau, p
illes du royaume, et dans toutes celles de l’Europe, où cet excellent comique est joué, pour mener leurs enfants à la plus pern
use et le mensonge du parti pour lequel on prend intérêt… Examinez le comique de cet Auteur, vous trouverez que les vices de ca
paix : qu’il n’eût mis au théâtre que des fripons, dès lors la scène comique n’était plus qu’une académie de fourberies : qu’i
tifs, moins habiles, moins industrieux que les gens de bien, la scène comique n’aurait eu ni vérité ni utilité morale : qu’enfi
qu’elle fasse, que le jouet ou la victime. C’est alors que le théâtre comique serait une école pernicieuse par le découragement
xemple dans le cinquième acte du Tartuffe, ce chef-d’œuvre du théâtre comique , dont M. Rousseau ne dit pas un mot. Il est vrai
ux, et voyons comment les vices de caractère sont l’instrument de son comique , et les défauts naturels, le sujet. Dans Le Tartu
que, et les défauts naturels, le sujet. Dans Le Tartuffe, le sujet du comique est la confiance obstinée d’un honnête homme pour
urel ? Dans L’Ecole des Femmes et dans L’Ecole des Maris, le sujet du comique est la prétention d’un Tuteur jaloux à s’assurer
on ou du père du Glorieux e, je passe condamnation s’il fait rire. Le comique de Molière n’attaque donc pas des défauts naturel
tableau des défauts contraires, dans lequel il a pris ses caractères comiques , et dont il a distribué les divers traits dans se
votre sonnet ne vaut rien, jetez-le au feu ; mais cela aurait été le comique qui naît de l’embarras du Misanthrope, et de ses
comme des fripons dans l’âme, il serait bon, je l’avoue, de bannir ce comique méprisable d’un théâtre qui doit être l’école de
t vrai que les pièces modernes, plus épurées, n’auraient plus de vrai comique , et qu’en instruisant beaucoup, elles ennuieraien
uissante, les caractères mal dessinés ; celles, en deux mots, dont le comique manque de sel, ou le sérieux de pathétique. Le vi
de pathétique. Le vice n’est donc pas inhérent aux mœurs de la scène comique Française, à moins que l’amour, comme le prétend
uer des femmes libres et honnêtes aux esclaves et aux courtisanes des comiques Grecs et Romains. Mais comment M. Rousseau trouve
36 (1668) Idée des spectacles anciens et nouveaux « Idée des spectacles anciens et nouveavx. — Idée des spectacles novveavx. Livre II. — Chapitre II. De la Comedie. » pp. 163-177
Dramatique, & qui se represente sur la Scene, soit Tragique, soit Comique , soit Satyrique. Nous ne faisons point icy de dis
tion seroient des exẽples precieux, mesme aux anciens Tragiques & Comiques , que nous prenons pour nos exemples. Toutefois de
lorre de nouvelles & admirables Productions & Tragiques & Comiques , & un nombre considerable d’excellens Poëtes
37 (1694) Maximes et Réflections sur la Comédie « XXXV. Conclusion de tout ce discours. » pp. 138-152
ontre leur nature aux règles sévères de la vertu. Le génie des pièces comiques est de chercher la bouffonnerie : César même ne t
ux grossier et manifeste est demeuré dans les farces, dont les pièces comiques tiennent beaucoup : on ne peut goûter sans amour
logien, on ne lui ait pu donner des théologiens, mais de seuls poètes comiques pour approbateurs, ni la faire paraître autrement
38 (1671) De la connaissance des bons livres « DE LA COMEDIE  » pp. 232-248
 ? Estimait-on moins celui qui représentait quelquefois un Personnage Comique et jovial, après en avoir fait un sérieux ? Il es
Qu’en ce qui est des Histrions et des Comédiens Romains, Tragiques ou Comiques , les uns ne valaient pas mieux que les autres, et
son opinion ont des paroles trop touchantes. En ce qui est des Poètes Comiques que chacun croit être plus libres ; il n’a pas eu
39 (1715) La critique du théâtre anglais « TABLE DES PRINCIPALES matières. Contenues dans ce Volume. » pp. 494-500
et son autorité nulle pour l’affaire présente, 59 Le témoignage de ce Comique contre lui-même, 79 Autorités de Ben Jonson, 83,
irgile, 194 D’Eschyle, 203 D’Euripide, 204 De Sénèque, 205 Des Poètes comiques Grecs et Latins, 206 Des Dramatiques modernes, 20
40 (1768) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre douzieme « Réflexions morales, politiques, historiques, et litteraires, sur le théatre. — Chapitre premier.  » pp. 2-36
is sans doute il est humble, cette belle vertu est rare dans un poëte comique . Le Concierge de la comédie vient ensuite, &
apprenne l’art qu’il avoit d’observer & de peindre les caractères comiques  : il doit recourir à une magicienne pour évoquer
rdre de Jupiter, découvrir s’il y a sur la terre un nouveau caractère comique , après un siècle, à présenter à Moliere ; voilà u
lité ; cette idée est tout à fait hétéroclite, il y a cent caractères comiques , que Moliere n’a pas traités, & tous les jour
est inépuisable ; n’y eût-il que les entousiastes, ils sont vraiment comiques . Thalie & Momus, sans aller bien loin, se tro
es satyres de Melicerte ; il faloit y faire venir à la file, tous les comiques antérieurs & postérieurs, pour lui rendre hom
s modeles. Quoique Moliere ait toujours été reconnu pour le meilleur comique François, on ne parloit de lui qu’avec indifféren
rs. Après le Mauvais succès de la piéce, ce double couronnement étoit comique , il fut célébré par les sifflets, & tint lieu
petite farce des trois Roses, qu’il fit jouer peu de tems après. Son comique ne fut pas mieux accueilli que l’avoit été son tr
41 (1778) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre vingtieme « Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. — Chapitre II. Suite du Clergé Comédien, » pp. 52-67
mp; je n’ai qu’une vie. Le trop fameux Paul Scarron, l’homme le plus comique & le plus comédien qui fut jamais, a composé
uette le poëte le plus élégant & le plus sage ; jusqu’à son Roman comique , qui n’est que la suite des aventures d’une troup
    En pourroit-on soutenir les horreurs ?         Un petit grain de comique         Y répand un goût exquis :         Mais sa
sans lui mélancolique         C’est le regne des soucis. SILVIE Le comique après tout n’est pas ce qui nous manque, Et, quan
42 (1603) La première atteinte contre ceux qui accusent les comédies « LA PREMIÈRE ATTEINTE CONTRE CEUX QUI ACCUSENT LES COMÉDIES » pp. 1-24
ses louanges, et reviens à la plainte que nous devons faire pour les Comiques qu’on accuse de faire revivre les anciennes disso
et l’art et la science qui répondent également, sur les théâtres des Comiques , figurant les actions de celui du monde, où chacu
ope, le corps, la lumière, et la vie de tous les plus rares et dignes Comiques du monde, en ceste troupe de Parnasse, nourrisson
vont encore mieux que lui. d. [NDE] Il s’agit du Traité des Jeux Comiques et Tragiques, publié à Sedan par Jacob Salesse, e
43 (1765) Réflexions sur le théâtre, vol. 4 « CHAPITRE VII. De la frivolité et de la familiarité. » pp. 150-162
vre ce peu de bon grain ! Ou plutôt l'œuvre de Molière (et les autres comiques ne valent pas mieux) est une galerie de grotesque
triomphé du pesant bon sens, et d'avoir répandu sur tout un vernis de comique . Le beau monde, les jolis Auteurs sont devenus Co
jours, il l'est rarement, il est communément heureux, surtout dans le comique . Nous avons vu que Corneille est assez sincère da
iellement différents : la chaire se dégraderait par la familiarité du comique . Quelle maladroite apologie, louer un criminel de
44 (1772) Réflexions sur le théâtre, vol 9 « Réflexions sur le théâtre, vol 9 — RÉFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE NEUVIEME. — CHAPITRE I. Réformation de Moliere. » pp. 4-28
tail de son Hôtel, par cette inscription qui est elle-même un morceau comique , Castigat ridendo mores (elle seroit plus vraie s
bonne table pour réveiller l’appétit, a produit un nouveau genre, le comique larmoyant, qui semble tenir aux mœurs de plus prè
s amoureux, les femmes infidèles, ne sont pas plus épargnés à l’Opera comique que sur la scène de Moliere. Les farces Italienne
la Foire, & il faut convenir que les règlemens faits pour l’Opéra comique , & ensuite sa suppression, font peu l’éloge d
e, tout l’y adore, son nom y retentit jusqu’aux nues, il n’y a de bon comique que chez lui, on n’est bien instruit qu’à son éco
es pieces. En entrant dans la carriere, dit-on, Favart trouva l’opéra comique en train de s’épurer pour le goût, & pour les
45 (1725) Mr. de Moliere [article des Jugemens des savans] « Mr. de Moliere, » pp. 339-352
e l’Evangile, j’abandonne le Comédien pour ne parler ici que du Poëte Comique , & pour rapporter de la maniére la plus succi
ublic. C’est en quoi consiste l’avantage qu’on lui donne sur tous les Comiques modernes, sur ceux de l’ancienne Rome, & sur
ens c’est le plus achevé & le plus singulier de tous les Ouvrages Comiques qui ayent jamais paru sur le Théâtre2 Nous avons
46 (1731) Discours sur la comédie « SECOND DISCOURS » pp. 33-303
Où on fait l’Histoire des Jeux de Théâtre et autres divertissements Comiques , et des sentiments des Docteurs de l’Eglise sur c
aussi nommés Cantores. Horace38 désigne de cette manière, les Acteurs Comiques . « Donec Cantor39, vos plaudite, dicat. » Dans
selon les trois sortes de pièces qui se jouaient sur le Théâtre, les Comiques , les Tragiques et les Satiriques. Le changement s
PARTIE. Histoire des jeux de Théâtre et des autres divertissements Comiques soufferts ou condamnés depuis l’Empereur Auguste
ature, que Julien veut que les Prêtres ne se trouvent jamais aux jeux comiques . La seconde observation est que pendant le règne
nt convenir à toute la pièce. On voulait de son temps que les Auteurs Comiques qu’ils appelaient les Satires, sussent entremêler
sous Dioclétien, comme le dit Arnobe. On ne peut douter que ce Poète Comique ne soit très répréhensible ; mais aussi faut-il r
s dans les écrits de ce Fabuliste, fussent fort ordinaires aux Poètes Comiques , puisque Sénèque le Philosophe cite quelques-unes
alceatis sed cothurnatis dicenda sunt ! » Au second siècle les Poètes Comiques ne faisaient presque que traduire les Auteurs de
PARTIE Histoire des jeux de Théâtre et des autres divertissements Comiques soufferts ou condamnés depuis la conversion de Co
PARTIE. Histoire des jeux de Théâtre et des autres divertissements comiques soufferts ou condamnés, depuis la démolition des
descend dans le détail de tout ce qui paraît sur la Scène. Les pièces comiques lui paraissent dangereuses, parce qu’elles roulen
es Chrétiens ne doivent point employer le temps à des divertissements comiques , il se fonde principalement sur cette autorité de
Contenant l’Histoire des Jeux de Théâtre, et autres Divertissements Comiques soufferts ou condamnés depuis l’extinction de l’I
sait alors ni Comédies, ni Tragédies, et que tous les divertissements Comiques se réduisaient à des jeux qui se faisaient dans d
S. Thomas. Principes de ce saint Docteur touchant les divertissements comiques . Alexandre d’Alès, sous qui saint Bonaventure étu
celle de l’Amphitryon. Illicites et nuisibles, parce que des Auteurs Comiques qui n’ont point d’idée juste de la véritable piét
et à aller peut-être bien au-delà du sens ou de l’intention du Poète comique  ? Rappelez, je vous prie, Messieurs, ce que nous
ntiments des anciens Scholastiques. Quels étaient les divertissements comiques de leur temps. Avant que de quitter les Scholasti
t. La troisième remarque est, qu’au temps de saint Thomas les Auteurs comiques ne montaient point sur des Théâtres publics, et q
second discours. Mais pour avoir une idée de la différence des pièces Comiques d’alors, d’avec celles d’à présent, faisons-en su
tement l’Histoire jusqu’à nos jours. IV. Histoire des divertissements comiques au xiii. et xiv. siècle. Au xiii. siècle il y eut
es du Seigneur détestent les jeux de Théâtre et les autres Spectacles comiques , qui profanent la sainteté des Eglises. « Cum huj
ri. » Avec quelle force ces Conciles se seraient-ils élevés contre de comiques Processions semblables à celle qu’on fait tous le
n Concile de Sens de l’an 1486. que ces danses et ces représentations comiques se faisaient dans les Eglises et autres lieux sac
fit sur l’observance des Fêtes ; défendit toutes sortes de spectacles comiques , et renouvela l’ordonnance des anciens Conciles,
» Un Concile d’Aix tenu la même année, défend en particulier les Jeux comiques et les autres folies qui se faisaient le jour des
Auteurs de ce siècle, qui ont traité la question des divertissements comiques , principalement de S. François de Sales. Parmi le
es qui paraissent sur le Théâtre. Mais l’Histoire des divertissements Comiques que nous avons joint à la Tradition ne doit plus
tous ceux qui écrivent en faveur de la Comédie et des divertissements comiques publics. Fin du second Discours. LETTRE O
avant ni après Saint Louis ; mais qu’on ne vit jamais plus de Poètes comiques qui divertissaient le monde en chantant ou récita
ue le Comte Raymond son Père honora plus qu’aucun Seigneur les Poètes Comiques , elle ne les aima jamais ; et une infinité de piè
e présent que leur fit saint Louis. Ainsi il n’y eut jamais d’Auteurs Comiques ou de Poètes récréatifs dans la Cour de ce grand
de Pasquier, etc. On verra qu’il est presque toujours dit des Poètes Comiques  : « Il était chantre et joueur d’instruments, et
lantes ou satyriques. » M. d’Avranches a dit la même chose des Poètes Comiques Normands et Picards Orig[ine]. des Rom[ans].. Sai
47 (1674) Le Theâtre François pp. -284
r le Theâtre. XVII. Sentimens de quelques particuliers sur le Poëme Comique . XVIII. Le nom de Dieu dans vn sens parfait ne
. Ses deux branches principales sont le Poëme Heroïque & le Poëme Comique le Poëme Heroïque fait deux rameaux, la Tragedie
ïque fait deux rameaux, la Tragedie & la Tragi-Comedie ; le Poëme Comique en fait deux autres, la Comedie & la Pastoral
nt en effet. XVII. Sentimens de quelques particuliers sur le Poëme Comique . Soit que ce goust du siecle qui veut vn grand
s grands ouurages de Theâtre, & force amouretes dans les ouurages Comiques , parte du genie de la Cour, ou de celuy du Poëte,
oir auec tout le monde. I’ay toutefois connu des gens, qui en fait du Comique , n’aiment pas fort vne piece, de laquelle on ne p
int, comme dans vn Polyeucte : mais dans les pieces dont le sujet est Comique , où l’on traite des intrigues amoureuses, & o
u vous le rende, & autres expressions de la sorte dans vn ouurage Comique ne sont pas du goust de ces gens que j’ay citez,
ment accoûtumer les Spectateurs à prendre goust à des representations Comiques , où il y eust vn peu moins de bagatelles & pl
. Les Italiens qui pretendent marcher les premiers de tous pour le Comique , le font particulierement consister dans les gest
relle ou affectée ; qui ne plaist guere à d’autres qu’à eux. Vn sujet Comique est beaucoup moins de leur caractere qu’vn sujet
s qui ne sont guere propres que pour le serieux, d’autres que pour le comique  ; & ie doute fort que feu Monsieur de Rotrou
uelques vers rudes, ou enfin quelque chose de trop libre, si c’est du Comique . Quãd toute la piece est leüe, ils en jugent mieu
tent leur feu. Nous auons veu vn Moliere inimitable dans les ouurages Comiques faire en peu de jours des pieces qui ont êté fort
rmain. Ainsi l’hyuer est destiné pour les pieces Heroïques, & les Comiques regnent l’Esté, la gaye saison voulant des diuert
La Galerie du Palais. La Suiuante. La Place Royale. Medée. L’Illusion Comique . Tome II. Le Cid. Les Horaces. Cinna. Polyeucte
amp; Partie. La Fille Capitaine. La Gentil-homme de Beausse. L’Ambigu Comique . Le Comedien Poëte. DE Mr. QVINAVT. En diuers Tom
ont diuers, l’vn n’est propre que pour le sereux, l’autre que pour le Comique & Iodelet auroit aussi mal reüssi dans le rôl
ns laquelle chacun tombe d’acord qu’il a excellé sur tous les anciens Comiques , & sur ceux de nôtre temps. Il a sceu l’art d
es les pieces les plus difficiles, soit dans le Serieux, soit dans le Comique , & elle a aussi à faire à des esprits éclaire
uel ie viens de parler, le plus hardi dans ses railleries de tous les Comiques de l’Antiquité, & qui joüa publiquement tous
auec justice pour tres bon Acteur, soit pour le serieux, soit pour le comique , & il n’y a point de rôle qu’il n’execute tre
48 (1600) Traité des Jeux comiques et tragiques « [FRONTISPICE] »
[FRONTISPICE] TRAITÉ DES JEUX COMIQUES ET TRAGIQUES. CONTENANT INSTRU- ction, et Resol
49 (1769) De l’Art du Théâtre en général. Tome II « De l’Art du Théâtre. — Sommaire. »
. Il était nécessaire de dire un mot des diverses sortes de Pièces comiques que nous avons au Théâtre, & de parler séparé
50 (1770) La Mimographe, ou Idées d’une honnête-femme pour la réformation du théâtre national « La Mimographe, ou Le Théâtre réformé. — [Première partie.] — Huitième Lettre. De la même. » pp. 100-232
le plaisir de l’embarras, & nous prive d’une quatrième espèce de comique , que j’appelerais comique de position, & qu’o
& nous prive d’une quatrième espèce de comique, que j’appelerais comique de position, & qu’on pourrait ajouter au comi
que j’appelerais comique de position, & qu’on pourrait ajouter au comique de pensées, de sentiment & de situation : d’u
les augmenter ; & l’on remarque sur notre Théâtre une Décoration comique , où les Coulisses sont effectivement à-peu-près c
t honteux. D’après cette règle, que doit-on penser de quelques Pièces comiques où le vice est quasi peins en beau, ou bien sous
ite, par les tours qui leur sont joués ; que les fourberies soient le comique de la Pièce, qu’elles excitent le rire, dans le m
rsonnes sans prévention, en convenant que Molière est le père du vrai Comique de situation, de la véritable économie théâtrale,
des stances du Cid, & des A-parts de quatre vers. 4. Nos anciens Comiques , à l’imitation de Plaute & de Térence, leurs
. On bannira de notre Théâtre ces actes d’impudence, c’est un mauvais Comique , que celui qui fait rire d’une mauvaise action. D
utes les Pièces dans ce genre scandaleux. Ces treize sortes de genres Comiques , pourraient encore se soudiviser ; mais ces disti
‌ Art. VI. Assortiment des Pièces. Pour qu’une Pièce tragique ou comique fît une impression utile, autant que profonde, il
rai, soit par l’enflure dans la Tragédie, soit par la charge, dans le Comique  : critiques, en assaisonnant du sel du ridicule l
temps pour les Rôles de Vieillards, tant dans le Tragique que dans le Comique . Comme ces Acteurs seraient obligés à un travail
l’ordre suivant : les jours de Tragédie, on donnera sur les Théâtres Comiques , une de nos Pièces en trois Actes, une de nos pet
ien une Comédie-Ariette, suivie d’une grande Pièce. Les deux Théâtres Comiques de la Capitale exécuteront dans la semaine, les m
ront une some moindre, avec une médaille d’argent, sans couronne. Les Comiques dans la première Classe, auront le même honoraire
au septième ; les Tragédies Fabuleuses, & la troisième Classe de Comique ne produiraient qu’un huitième ; le Tragique-Roma
ient qu’un huitième ; le Tragique-Roman, & la quatrième espèce de Comique , rapporteraient un neuvième ; & par gradation
51 (1769) De l’Art du Théâtre en général. Tome I « De l’Art du Théatre. Livre troisiéme. — Chapitre III. But que le Spectacle moderne doit se proposer. » pp. 123-132
reçoit pourtant dans lesquels on remarque quelque diversité. Le Haut Comique ressemble-t-il au Comique tout-à-fait enjoué ? L’
uels on remarque quelque diversité. Le Haut Comique ressemble-t-il au Comique tout-à-fait enjoué ? L’Opéra-Sérieux ne mérite-t-
52 (1761) Les spectacles [Querelles littéraires, II, 4] « Les spectacles. » pp. 394-420
te, Térence, Aristophane, lui paroissent plus retenus qu’aucun de nos comiques . C’est qu’il ne se représente que de bas & de
obscènes. Un écrivain Anglois, pour remédier à l’extrême licence des comiques de sa nation, est d’avis qu’on y établisse des ce
sonnes donnent aux comédiens Italiens, ou même aux acteurs de l’opéra comique , sur les comédiens François. C’est qu’on n’a que
ne persuade pas davantage dans ce qu’il dit des comédies. Les poëtes comiques , selon lui, s’attachent uniquement à tourner la b
53 (1694) Maximes et Réflections sur la Comédie « XVII. Que les femmes ne montaient pas sur l’ancien théâtre. » p. 65
es nôtres, et qui l’étaient en effet jusqu’aux derniers excès dans le comique , étaient exemptes du moins de cette indécence qu’
54 (1769) De l’Art du Théâtre en général. Tome II « De l’Art du Théâtre. — Chapitre VIII. Réfléxions sur le plaisir qu’on ressent à la représentation d’un Poème comique, & sur la douleur qui déchire l’ame des Spectateurs d’un Drame sérieux. » pp. 113-123
éfléxions sur le plaisir qu’on ressent à la représentation d’un Poème comique , & sur la douleur qui déchire l’ame des Spect
de la tromperie qu’on nous fait. Comment se peut-il donc qu’un Drame comique , fondé ordinaîrement sur la fiction, nous intéres
55 (1769) De l’Art du Théâtre en général. Tome II « De l’Art du Théâtre. — Chapitre VII. Des Duo, Trio & Quatuor. » pp. 329-339
les quinqué sont éxcellens pour répandre de la chaleur dans un Poème comique , & pour imiter cette confusion, ces querelles
nie en Aulide (74), avec ce qu’on ressent au début froid de tel Drame comique , & au début grave & pompeux de telle Trag
56 (1770) La Mimographe, ou Idées d’une honnête-femme pour la réformation du théâtre national « La Mimographe, ou Le Théâtre réformé. — Seconde partie. Notes. — [A] » pp. 297-379
s sont blessées ; Regnard l’a imité dans ce défaut, & la foule de Comiques qui les ont suivis, les Montfleuri, les Dancourt,
isostome demandait aux Alexandrins, s’ils n’avaient pas quelque Poète comique , qui pût reprendre leurs défauts ; & le Réfor
lus d’usage, & la lecture de nos meilleurs Drames tragiques & comiques , sans augmenter ma considération pour l’Histrioni
a pressenti monsieur Des Arcis, l’amour, dans les Drames Tragiques ou Comiques , n’est point contraire aux mœurs parmi nous. Peu
ce qu’aprouve la raison, de ce qu’autorise la coutume. Ainsi l’Auteur comique , outre le génie nécessaire, doit avoir un esprit
elle doit approuver les derniers ? Le plus grand nombre de nos Drames Comiques déposerait le contraire. Il est donc faux que la
nt les véritables rapports des choses : le Poète les altère ; dans le Comique , il les diminue ; dans le Tragique, il les étend,
ut tire à conséquence pour les Spectateurs ; & le plaisir même du Comique étant fondé sur un vice du cœur humain, c’est une
s son effet est funeste aux mœurs… Molière est le plus parfait Auteur comique … mais qui peut disconvenir que ses Pièces ne soie
généralisés, on ne sait pourquoi : ce qu’on applique à tout le genre Comique , n’est vrai que des Pièces où l’on emploie le rid
pectacles, ainsi, je veux croire, qu’il est à propos que les Théâtres Comiques soient comme le veut le premier Titre du Règlemen
rendre raison de la disposition de chacun de mes Articles. Nos Salles comiques étant fort petites, & devant l’être, il m’a s
s bonne citoyenne, mon amie. Adelaïde. Nous en sommes aux Drames comiques , dont le choix est le plus important par rapport
ième Classe, des Pièces sérieuses, que d’autres ont confondue avec le Comique larmoyant, m’a paru mériter d’en être distinguée 
, d’abord appelée Chant du Bouc. Ces Fêtes étaient licencieuses : les Comiques y attaquaient les passans par de mordantes satyre
uite à Aristophane ; au Tragique Sophocle, à son émule Euripide ; aux Comiques Cratinus & Eupolis, qui suivirent le genre d’
lque repos ; le principal Acteur qui joua les Pièces de cet excellent Comique , était un Calliopius, un Grec, comme son nom le d
re qui parut bientôt après, Moliére l’honneur de son pays, qui mit le Comique français au-dessus de tout ce qu’avaient produit
n. [P] *. La Ville pourrait seule donner au Théâtre Tragique (& Comique ) la pompe qu’il doit avoir, si les Magistrats vou
vient-il ? l’Enfer & le Purgatoire ne sont guéres susceptibles de Comique . *. Cet avantage existera toujours dans une gran
57 (1763) Réflexions sur le théâtre, vol. 2 « Chapitre I. Convient-il que les Magistrats aillent à la Comédie ? » pp. 8-25
e Molière, de Poisson, du théâtre Italien, de presque tous les Poètes comiques , en renferment des traits piquants, la Comtesse d
ravité du Magistrat et de la folie du théâtre a je ne sais quoi de si comique qu’il réveille le spectateur le plus indifférent.
uent des comédies, où il serait difficile de décider quel est le plus comique , du rôle qu’ils jouent, ou de leur position sur l
rs, sa patrie. Les titres qu’il donne à ses traités, sont bizarres et comiques . L’un, la Volière du Droit. Il y traite de tout c
58 (1762) Lettres historiques et critiques sur les spectacles, adressées à Mlle Clairon « Lettres sur les Spectacles à Mademoiselle Clairon. — LETTRE VII. » pp. 115-130
i ; car c’est dans cette vue que les Athéniens accorderent aux Poëtes comiques la licence de satyriser tout le monde, sans éparg
l’avarice, la vanité & choses semblables, je ne crois pas que ce comique leur ait fait beaucoup de mal, & l’on peut mê
59 (1666) Dissertation sur la condemnation des théâtres « Disseration sur la Condemnation, des Théâtres. — Chapitre II. Que la représentation des Comédies et Tragédies était un acte de Religion parmi les Grecs et Romains. » pp. 36-56
s solennitésLiban. reth. contra Median., où les Poètes Tragiques, les Comiques et les Musiciens disputaient le prix de la Poésie
qués, et on leur y faisait des sacrifices, comme on peut voir dans le Comique Grec, et dans les deux Latins qui nous restent. E
60 (1715) La critique du théâtre anglais « AVERTISSEMENT DU TRADUCTEUR. » pp. -
de plusieurs mots et faits à plaisir : tels sont par exemple chez nos Comiques , Le Baron de la Crasse, Comédie. Mr. Bonne-Foi, P
de la Crasse, Comédie. Mr. Bonne-Foi, Personnage ; tels sont chez les Comiques Anglais, The Plain-Dealer, C. Sr. Tun-Belly, P. q
61 (1600) Traité des Jeux comiques et tragiques « [Traité] » pp. 3-62
pas question d’un préambule si sérieux. Quelque autre usant d’Ironie Comique , dira : « Puisque je traite des Comédies et Tragé
rien, ains reconnaissons ce que le Seigneur même y a pesé. » Es jeux Comiques ou Tragiques, faut considérer deux choses : Premi
ient fort bien cette turpitudePlat. et alii. bb  ; voire leurs Poètes Comiques , témoin celui, qui se moque d’un certain Clisthèn
la permission, ou pour le moins l’indifférence, de leurs déguisements Comiques et Tragiques : Mais devant que venir à cette conc
Dieu en un temple d’idoles : Car ils ne peuvent ignorer, que les jeux Comiques et Tragiques, étaient partie du service que les I
telles rêveries en l’Eglise. Jusques ici nous avons examiné les Jeux Comiques et Tragiques, par leur matière, et par leur forme
voire plus apparente, de produire leurs témoignages, contre les Jeux Comiques et Tragiques de ce temps ; auquel on joue les mêm
es combats des gladiateurs, et la vilénie des Scènes, c.à.d. des Jeux Comiques ou Tragiques, qui se jouaient aux Théâtres ; lesq
les premiers, qui appliquons cette Loi de Dieu, à la défense des jeux Comiques . Le même ailleurs, après avoir parlé des jeux san
62 (1767) Essai sur les moyens de rendre la comédie utile aux mœurs « Essai sur les moyens de rendre la comédie utile aux mœurs — AVERTISSEMENT DE L’AUTEUR. » pp. 3-6
t. Quoique ce but n’ait pas été ignoré de la plupart de nos Auteurs comiques , peu y sont parvenus, pour n’avoir pas suivi la r
63 (1639) Instruction chrétienne pp. -132
t auditeurs ?   Chap. III. Considération de la fin des spectacles comiques et tragiques, et du plaisir qu’on y prend. Po
on ac de ceux qui emploient des matières sacrées pour sujets de jeux comiques et tragiques ; ou qui se servent des lieux sacrés
ils se célébraient, récitaient, et jouaient  ». Cependant les Poètes comiques et tragiques se licencièrent de parler de leurs D
outes les histoires du Nouveau Testament étaient converties en fables comiques et tragiques, en plusieurs endroits si blasphémat
matière. Chap. VI. Ou sont proposées des raisons, contre les jeux comiques et tragiques, mêmes hors les lieux et matières sa
nous commencerons par là. Il est vrai, que les Théâtres et spectacles comiques et tragiques, n’ayant point été en usage parmi le
à homme. Ceux qui entreprendront cela, ou qui vêtiront des personnes comiques , satyriques ou tragiques, s’ils sont clercs, sero
onné, contre tous spectacles en général, mais spécialement contre les comiques et tragiques comme ennemis des bonnes mœurs. Entr
(disait-il) s’il y a corruption plus vicieuse que celle des Théâtres comiques , car les fables des Comédies parlent ou de la déf
de ses répréhensions des jeux et spectacles publics, et notamment des comiques et tragiques. Nous en choisirons quelques-unes, p
ations et prétendues justifications, de ceux qui se plaisent aux jeux comiques et tragiques de ce temps. Les hommes sont touj
ple, par le mépris de vos ordonnances. Il en faudra venir à ce que le comique faisait dire à un bon valet, « O here, quae res n
 : des frères s’entretuant ; et six cents choses semblables. » Et les Comiques quoi ? « Si, dit-il,2 nous voulons agir avec eux
e Temple de Dieu, pour courir au Théâtre. L’Eglise est vide ; le lieu Comique rempli. Nous laissons Christ, pour adultérer par
64 (1770) La Mimographe, ou Idées d’une honnête-femme pour la réformation du théâtre national « La Mimographe, ou Le Théâtre réformé. — Seconde partie. Notes. — Avis de l’Éditeur, Sur les Notes suivantes. »
V. [E] est destinée pour les Pièces mêlées d’Ariettes, & l’Opéra Comique . VI. On parle dans [F] de l’avantage de jouer à v
65 (1768) Réflexions sur le théâtre, vol 10 « Réflexions sur le théâtre, vol 10 — RÉFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE DIXIEME. — CHAPITRE III. Extrait de quelques Livres.  » pp. 72-105
mp; n’en donne que trop de modeles & des leçons. Qu’attendre d’un comique payen qui veut plaire à des spectateurs payens si
rop-tôt dans le monde, la connoissance de la comédie & des Poétes comiques , la familiarité avec ces corrupteurs qu’on devroi
iolence de la passion n’excuse pas du péché. Cet Abbé est plus Auteur comique que Théologien. Au reste, c’est l’excuse de tous
euille périodique, que sa liberté sit proscrire, & de deux Opéras comiques . On lui confia les détails de goût dans les spect
it de danser. Leurs remontrances au Roi avoient, je ne sçais quoi, de comique . Il est difficile que des gens qui ne s’occupent
a traduction des Poétes tragiques Grecs, & sans doute à celle des comiques . Il a commencé par Eschile, celui de tous qui mér
66 (1768) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre douzieme « Réflexions morales, politiques, historiques, et litteraires, sur le théatre. — Chapitre V.  » pp. 129-160
céne rend persiffleur tout ce qui la fréquente. Moliere ni les autres comiques n’ont jamais osé traiter ce sujet, ils se seroien
ux. L’art dramatique n’est que l’art du persifflage. Auteur ou acteur comique , n’est qu’un persiffleur, & tout persifflage
que comédie. C’est l’unique raison qui a fait négliger ce sujet, très comique en lui même, & susceptible de tous les autres
sujet, très comique en lui même, & susceptible de tous les autres comique qu’on peut y faire venir ; on a craint le revers
eurs graces, & c’est ce qui affermit leur empire. Tous nos poëtes comiques ont eu pour elles le respect, (le foible, le vice
ue jour le donnerons-nous. Le petit livre des amusemens sérieux & comiques est dans ce goût ; on fait parcourrir l’opéra, le
67 (1774) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre seizieme « Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. — Chapitre I. Diversités curieuses. » pp. 5-37
rs passages des livres sapientiaux qu’il dit se trouver dans les deux comiques latins, Plaute & Terence. Il seroit aisé de f
seroit aisé de faire un pareil recueil dans tous les tragiques & comiques françois, italiens, espagnols, &c. Voudroit-i
eur du théatre. Voici un enthousiasme philosophique qui donne dans le comique , pour tout ce qui peut avoir quelque rapport au s
ar les emportemens amoureux & les tendres fureurs des énergumenes comiques . A-t-on entendu des spectacles, les yeux mouillé
tage.) Est-ce la faute des actrices ? Il est vrai qu’on joue mieux le comique , mais le meilleur tragique ne fait pas autant ple
mique, mais le meilleur tragique ne fait pas autant pleurer qu’un bon comique fait rire. C’est le caractere du cœur humain : mé
68 (1776) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre dix-huitieme « Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. — Chapitre III. Suite de Mêlanges. » pp. 84-120
lle dans tous les genres. Le divin Moliere en est la preuve : hors le comique , c’est l’écrivain le plus médiocre. Les auteurs c
rd : tant l’esprit du Théatre met d’importance à tout ce qui tient du comique , Mignard n’avoit pas besoin de ces illustrations,
es ! quelles déesses que les actrices ! Leur vie est pleine de traits comiques , de caracteres plaisans, d’intrigues toutes faite
ont-ils moins vrais dans le grand, que les petitesses des personnages comiques  ? Saint-Foix, au contraire disoit, je ne doutera
grand homme qui ait jamais été . Par-tout enthousiasme, l’un pour le comique , l’autre pour le tragique : excès dans tous les d
luptas. Moliere est le premier des Dramatiques (il falloit ajouter Comiques  : Corneille & Racine le valent bien), en ce q
69 (1768) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre onzieme « Réflexions morales, politiques, historiques, et littéraires, sur le théatre. — Chapitre II. Autres Anecdotes du Théatre. » pp. 43-70
lutheranisme est une chose tragique ; pour moi rien ne me paroît plus comique , ou si l’on veut, tragicomique ; le dénouement de
st aisé de corrompre les sentinelles. Dans un Vaudeville de l’opera comique le jugement de Pâris, Junon pour obtenir le prix
ustin, &c.) arriva au théatre. C’étoit sa place, elle fut d’abord comique  : ou si l’on veut une scéne d’opéra ; où l’on est
représentation dans toutes sortes de drames liriques, tragiques & comiques  ; tout le théatre est mis sur le trône littéraire
victime de son ressentiment. C’est l’idée que donne, de cet événement comique & tragique, l’Avocat général, qui l’a le mieu
70 (1768) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre douzieme « Réflexions morales, politiques, historiques, et litteraires, sur le théatre. — Chapitre VIII.  » pp. 195-221
rdin, homme de théatre à sa maniere, qui a composé plusieurs ouvrages comiques , & joué bien des rôles de toutes especes, qui
dres. Eh ! que peut-on dire aux écrivains, aux romanciers, aux poëtes comiques , qui s’oublient ! Il n’est rien de plus licencieu
duisoit en Gascon, & leur faisoit sentir les beautés de ce fameux comique  ; pour les préparer à l’administration des Sacrem
reux, pour donner à l’Evêque & à ces bons Réligieux, le spectacle comique d’un examen sur l’Eunuque & le charmion ; il
que vos paroles, tout est sentiment. Ce Diocèse est fertile en scénes comiques . Dans la petite ville de Figeac, où se trouve une
71 (1758) Réponse pour M. le Chevalier de ***, à la lettre de M. des P. de B. sur les spectacles [Essais sur divers sujets par M. de C***] « Réponse pour M. le Chevalier de***, A la lettre de M. des P. de B. sur les spectacles. » pp. 128-142
e fais plus : je vous avoue même que plusieurs des pièces de ce grand Comique ne répondent point à la pureté du théâtre ; d’aut
rois avoir suffisamment prouvé la bonté des poëmes, soit tragiques ou comiques  ; mais je veux plus faire encore. Supposons qu’il
72 (1768) Des Grands dans la Capitale [Des Causes du bonheur public] « Des Grands dans la Capitale. » pp. 354-367
r les vicissitudes du sort, & détacheroit de la fortune. De sages Comiques détromperoient du monde & de ses préjugésa. E
ans le même discours : Le sacré & le profane, le sérieux & le comique , la Chaire & le Théâtre doivent se liguer pou
73 (1769) De l’Art du Théâtre en général. Tome I « De l’Art du Théatre. Livre quatriéme. — Chapitre IV. Des Personnages. » pp. 239-251
bles par eux-mêmes, tels que Clitemnestre, Egiste, Oreste. Le prémier Comique des Latins, l’élégant Térence, dans ses Adelphes
des passions qui nous animent le plus fortement. Je ne parle point du Comique de chaque Peuple ; il tient tout-à-fait aux mœurs
74 (1754) La Comédie contraire aux principes de la morale chrétienne « La comédie contraire aux Principes de la Morale Chétienne. — V. La Comédie donne des leçons de l’amour impur. » pp. 9-11
rincipe, ajoûte-t-il ; sur lequel agissent les Poëtes tragiques & comiques , c’est qu’il faut intéresser le Spectateur ; &
75 (1769) De l’Art du Théâtre en général. Tome I « De l’Art du Théatre. Livre troisiéme. — Chapitre V. Il n’est point de Drame sans Mœurs. » pp. 139-141
che que le Père Brumoy fait à la Comédie. « Les caractères des Drames comiques , s’écrie-t-il, sont fort communs, & toujours
76 (1855) Discours sur le théatre, prononcé dans l’assemblée publique de l’Académie de Pau, où se trouvoient les Députés des Etats du Béarn et les Dames de la ville pp. 1532-1553
niversel est encore à naître, même dans les divers théâtres tragique, comique , lyrique, pastoral. Qui lit les poésies diverses
nd, plus varié, plus plaisant ; il y a plus d’invention dans le roman comique , comme dans l’Arioste et dans Dom Quichotte, que
er, toujours même statue. On a reproché cette stérilité à Térence. Le comique français, supérieur par la finesse des plaisanter
fin de la pièce. Il ne l’est pas toujours, il l’est rarement dans le comique . Du moins le vice de l’insolence du discours ne l
rents ; la chaire se dégraderait par les traits familiers d’une scène comique  ; elle ne combat que les vices, jamais les ridicu
t grave, sensé, sage, modeste. Thalie a répandu sur tout un vernis de comique . Les auteurs sont devenus comédiens. Leur style c
77 (1775) Voyage en Italie pp. 206-208
L’Opéra Bouffa, que nous avons accueilli et dénaturé, en lui ôtant le comique de son genre, est aussi couru que le grand Opéra.
78 (1765) Réflexions sur le théâtre, vol. 3 « Chapitre VII. Est-il de la bonne politique de favoriser le Théâtre ? » pp. 109-129
 On commet, dit-il, un grand abus dans la République en souffrant les comiques , ce qui est une perte de la République des plus p
, jeta sans façon dans la mer, par un zèle un peu militaire, un Poète comique  : « Tu ne m’as que trop noyé, lui dit-il, en me p
tout cela est banni de la société des honnêtes gens, quoique l’opéra comique , les théâtres de la foire, les spectacles des bou
ps, qu’on donne pour des chef-d’œuvres, le degré de perfection du bon comique , qu’il appelait vis comica, qui en effet est très
79 (1752) Traité sur la poésie dramatique « Traité sur la poésie dramatique — CHAPITRE V. En quoi consiste le Plaisir de la Comédie, & de ce Sel qui assaisonnoit les Comédies Grecques. » pp. 131-144
amp; toute Action de la Comédie doit paroître plaisante. Un bon Poëte Comique fait comme les Peintres, qui dans ces Portraits q
eau qui possédoit le talent de l’Epigramme, a travaillé dans le genre Comique , dont il avoit beaucoup étudié la Théorie. Ses Co
80 (1705) Traité de la police « Chapitre premier. Des Spectacles anciens, leur origine, leur division, leurs dérèglements, et les Lois qui ont été faites pour les réformer. » pp. 434-435
a Tragédie. Les Grecs ont varié trois fois dans leurs représentations comiques  ; ce qui a distingué leurs Comédies en vieille, m
qui défendit à tous Poètes de nommer les personnes dans leurs pièces comiques . Cette Loi donna naissance à l’autre espèce de Co
81 (1774) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre seizieme « Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. — Chapitre VII. Autre suite de diversités curieuses. » pp. 173-202
e le soir. La tragédie de Terée du Sieur Renou a occasionné un procès comique entre l’Auteur & les Comédiens. Il y a quelqu
clarât l’étendue de ce droit bien en détail, pour prévenir les procès comiques qui peuvent en naître. Cette proposition révolte
res outrés, est-il parvenu à se faire regarder comme le premier Poëte comique de tous les théatres connus… Ses comédies sont le
savantes contre Madame d’Acier, Cotin & Menage, &c. Tous les Comiques ont été de même ; témoin Aristophane contre Socra
téressée des autres, la crédulité du public qui en est la dupe, aussi comique que le Prôneur de Dubois. Les Canons distinguent
82 (1776) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre dix-huitieme « Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. — Chapitre I. Mêlanges Dramatiques. » pp. 8-39
abile peintre, ne se masque pas dans ses dragmes & dans son Roman comique  ; il a conservé avec franchise les noms espagnols
une infinité de bassesses, de bouffonneries, des licences du plus bas comique , des horreurs dégoutantes, des attrocités révolta
ne année au commencement de janvier, la représentation de deux opéras comiques , la Servante Maîtresse, & Annette & Lubin
poëte soi-disant, amant de la jeune comédienne, a célébré ses talens comiques par des vers pesans, à la vérité, & trop séri
bien le ton, les allures, l’esprit des coulisses, sur-tout du théatre comique , connu & choisi ces deux pieces ; elle s’est
83 (1770) La Mimographe, ou Idées d’une honnête-femme pour la réformation du théâtre national « La Mimographe, ou Le Théâtre réformé. — Seconde partie. Notes. — [I] » p. 418
ices qui montent sur le Théâtre, & jouent des Rôles, tant dans le Comique que dans le Tragique, dans les Spectacles où l’on
84 (1694) Maximes et Réflections sur la Comédie « XIX. Autre principe de Platon sur cette matière. » pp. 69-71
nouveau motif à ce philosophe pour bannir de sa République les poètes comiques , tragiques, épiques, sans épargner ce divin Homèr
85 (1644) Responce à deux questions, ou du charactere et de l’instruction de la Comedie. Discours quatriesme « Responce à deux questions, ou du charactere et de l’instruction de la Comedie. » pp. 100-132
s deux genres differens, à sçauoir de la Poësie Tragique, & de la Comique . Il ne trouue pas plus parfait le Colosse de ce D
us parle, doiuent estre distribüées dans les diuers endroits du Poëme Comique . Elles doiuent s’y espandre inuisiblement & d
e doit estre la juste dispensation du τὸ ἤθος, dans le corps du Poëme Comique , pour mesler l’instruction au plaisir, & le s
86 (1765) Réflexions sur le théâtre, vol. 4 « CHAPITRE VIII. De la Folie. » pp. 163-179
mépriser : mérite méprisable dont se piquent ordinairement les Poètes comiques , qu'ils appellent talent de peindre par les sons,
ne comédie, c'est une farce, c'est un Comédien, une Actrice, cela est comique , etc.D'où viennent ces expressions proverbiales e
xte donne « ce ». aa. [NDE] Cyrano de Bergerac, auteur de L'Histoire comique des Etats et Empires de la Lune. ab. [NDE] Boil
87 (1776) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre dix-neuvieme « Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre dix-neuvieme. — Chapitre I. Continuation des Mêlanges. » pp. 7-31
mains. De pareils centons, composés de ces lambeaux tragiques & comiques , seroient aussi scandaleux que ridicules. Un ouvr
i pourroit méconnoître la tournure agréable, plaisante & vraiment comique du Comte Hamilton dans la piece posthume de l’Abb
jourd’hui les yeux & les oreilles. Ces vers sont pris du Divorce comique , petite farce où l’on suppose que la Troupe des C
mieux fait de ne pas la faire composer. Ces vers sont pris du Divorce comique , petite farce où l’on suppose que la Troupe des C
88 (1778) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre vingtieme « Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. — Chapitre premier. Remarques Littéraires. » pp. 11-51
n, ni de couleur. Une scène atroce est suivie d’une scène du plus bas comique . Des héros au ton guindé s’entretiennent avec des
de l’être, pour prendre le ton du jour ; & la plupart des auteurs comiques , pour rabaisser leurs contemporains, par un paral
es : si on prenoit la peine de ramasser tout ce qu’il a pris dans les comiques qui l’ont précédé, il ne resteroit presque rien q
es. Un enthousiaste du spectacle, un comédien, un romancier, un poëte comique est-il bien propre à rendre la justice ? Heureuse
tte idée n’est pas nouvelle : il y a nombre de contes & de pieces comiques où, sous un nom, un masque, une figure empruntée,
éra pour les ridiculiser. Ils auroient formé une bibliotheque d’opéra comiques . Quel dommage ! la cruelle mort enleva le parodie
89 (1767) Essai sur les moyens de rendre la comédie utile aux mœurs « Essai sur les moyens de rendre la comédie utile aux mœurs — PREMIERE PARTIE. Quelle est l’essence de la Comédie. » pp. 11-33
ondement essentiel sur lequel devoient porter toutes les instructions comiques , & l’on n’a pas fait attention que cette méth
un autre exemple ? prenons l’avare sur lequel les meilleurs peintres comiques ont travaillé. Dira-t-on qu’un avare est un homme
90 (1769) De l’Art du Théâtre en général. Tome II « De l’Art du Théâtre. — Chapitre VI. Des Actes ou des divisions nécessaires au Poème dramatique. » pp. 90-106
ur signifier tout un Drame. Ce ne fut qu’après Térence que les Poètes comiques des Romains prêtèrent à ce terme une significatio
ductior actu. 17. M. de Mailhol ; Ramire, Tragédie, mêlée de Scènes comiques , représentée aux Italiens en 1757. 18. Dictionna
91 (1802) Sur les spectacles « FUITE DES MUSES ET DU BON GOUT : Peut-on compter sur leur retour ? » pp. 3-11
i peut contribuer à notre gloire. Cependant peut-on regarder nos bons comiques et tous les riants auteurs de nos délassements, d
offrait, et nous irions nous divertir aujourd’hui à ce spectacle très comique , s’il n’avait été permis qu’aux hommes d’y entrer
92 (1774) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre seizieme « Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. — [Introduction] » pp. 2-4
es font excuser les vices & aimer les vicieux ; Moliere & les comiques font mépriser la vertu & hair les gens vertue
93 (1778) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre vingtieme « Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. — Chapitre V. Suite des Mêlanges. » pp. 146-197
er : mais il ne se donne pas pour amateur. Il raconte quelques traits comiques quî ne sont pas indifférens. A l’arrivée de la gr
e tirer tout entier. Le Roi vint à passer, & ayant vu cette scène comique , il se mit à rire, & dit pour les consoler :
ise compagnie ? Scarron rapporte une pareille aventure dans son Roman comique , embellie à sa façon dans un style burlesque : ca
de cette dame, qui avoit été sa maitresse ; il craignit un dénouement comique qui n’auroit pas été de son goût, il se hâta de l
on, & bientôt à lever le siege. Le prologue de la piece avoit été comique  ; mais le dénouement fut tragique. La cinquantain
t. Ce mot est même en France plus ancien que Moliere : dans les vieux comiques , les livres, gaulois, on en voit vingt exemples d
p; c’est la malheureuse manie du sieur Sedaine & de bien d’autres comiques , de donner une existence, une vie, une action pre
94 (1823) Instruction sur les spectacles « Chapitre XXI. Les spectacles condamnés par les auteurs profanes anciens et modernes. » pp. 179-182
r la méditation de leur scélératesse ! Quel est le but des frivolités comiques  ? Il est bien rare que la raison se rencontre ave
95 (1768) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre douzieme « Réflexions morales, politiques, historiques, et litteraires, sur le théatre. — Chapitre II.  » pp. 37-67
t contre la vérité & la vraissemblance ; la plupart des événemens comiques se passent entre les bourgeois, sans intervention
uliser le titre de Marquis, de Comte, qui est un titre distingué. Les comiques modernes voudroient-ils aller plus loin que leur
histrio , né pour des emplois sérieux, transporté dans les folies du comique , rigide observateur, & peintre plaisant du ri
teries, il a réuni les bonnes qualités, & les défauts de tous les comiques . Aussi piquant qu’Aristophane, & aussi peu ch
t terrible. Tout ce qu’il avance de juste, c’est le mépris de l’Opera comique , de Nicolet, des comédiens de bois, qu’il met au
96 (1769) De l’Art du Théâtre en général. Tome I « De l’Art du Théatre. Livre quatriéme. — Chapitre II. L’Exposition, le Nœud & le Dénouement. » pp. 183-210
peu-à-peu l’importance. Les Prologues de la plus-part de leurs Drames Comiques ne sont point une Exposition, ainsi qu’ils l’étai
que deux volontés qui se croisent ; ou que le tableau d’un personnage comique  ; ou l’image des mœurs & de l’occupation d’un
Tragédie. Il est facile de conçevoir que le dénouement des Pièces comiques doit être heureux. Le vice ne doit pourtant pas t
97 (1823) Instruction sur les spectacles « Chapitre premier. Origine des Spectacles. » pp. 1-14
ux qui ne traitaient pas la matière qu’ils devaient traiter. La scène comique dans les commencements était une représentation d
s et des pantomimes qui jouaient toutes sortes de sujets tragiques et comiques , sans rien prononcer. Ils se faisaient entendre p
98 (1776) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre dix-huitieme « Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. — Chapitre II. Madame de Longueville. » pp. 40-83
p; galante, pour célébrer la victoire : ce ne fut pas l’acte le moins comique  ; les couches de la Princesse en occasionnerent u
à celles de Paris. Le Theatre de Gherardi, Italien, n’a rien de plus comique . Il ne manquoit à toutes ces scènes que les Carme
pitié qui valent bien tous les hommages du tems passé. Ce galimatias comique , tragique, galant, dans un vieux Evêque dont on v
sa famille ne faisoit que copier. Ce mêlange n’est-il pas du meilleur comique  ? Il n’y eut de véritablement touchant que la mor
lons, les sauteurs, l’artillerie, firent une saturnale maritime aussi comique que celle de Bourges. L’Espagne, que ce changemen
l’appareil & la gravité d’un homme d’Etat : mais cette ambassade comique ne réussit pas : le dénouement fut tragique. La d
99 (1620) L’Honneur du théâtre « Prologue » pp. 39-42
llents Poètes, et vos yeux des plus agréables feintes que l’invention Comique ou Tragique puisse trouver pour vous complaire, e
100 (1775) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre dix-septieme « Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. — Chapitre IV. Suite d’Anecdotes Ecclésiastiques. » pp. 106-132
combattu ; il n’a pas fait à la vérité des comédies, mais des livres comiques , dont la bisarrerie & l’indécence dans les ch
i manquer à son ami en le désavouant : il faisoit le modeste. Ce rôle comique ne lui convenoit pas, tout habile acteur qu’il ét
s à la promenade avec elle. Voici un usage de ce diocèse qui tient du comique  : dans certaines cérémonies on met un beau fauteu
de mondanité, détruit l’esprit de l’état, & forme une décoration comique ou plutôt tragique, puisque la religion en souffr
/ 288