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1 (1640) L'année chrétienne « De la nature, nécessité, et utilité des ébats, jeux, et semblables divertissements. » pp. 852-877
euse, et qui renonçant au Diabolique parti du monde, suivent celui de Dieu . Je fais voir en ce paragraphe, que tant s’en fau
oujours en joie. Je prends la preuve de cette vérité, de la parole de Dieu même, qui ne recommande rien si souvent à ceux qu
uvent à ceux qui le servent, que d’être sans tristesse et mélancolie : Dieu défend la tristesse à ceux qui le servent.« Eloig
, afin de se faire beaucoup de semblables, et de diminuer le parti de Dieu et de la vérité, et retourner à celui du vice, qu
e victorieuse délectation » :13 Et ailleurs il dit, que « la grâce de Dieu consiste à faire connaître ce qu’était caché ; et
elle y entre, de la mettre incontinent dehors. En la même Ecriture, Dieu ne s’est pas contenté de nous défendre la tristes
font profession de la vertu, et d’être dans le particulier service de Dieu .Dieu commande à ceux qui le servent d’être joyeux
ent d’être joyeux. « Que les justes se réjouissent en la présence de Dieu , et tressaillent de joie. »16 « Réjouissez-vous e
, derechef, je vous le dis, réjouissez-vous. »17 « Réjouissez-vous en Dieu , ô justes, »18 « et que le cœur de ceux qui cherc
ez-vous en Dieu, ô justes, »18 « et que le cœur de ceux qui cherchent Dieu , soit toujours en liesse. »19 « Dans les maisons
roles de joie, mais d’une joie salutaire : »20 « ne vous donnez pas à Dieu avec tristesse, regret, ou contrainte ; car Dieu
ne vous donnez pas à Dieu avec tristesse, regret, ou contrainte ; car Dieu se plaît à celui qui avec joie se donne à lui. »2
joie se donne à lui. »21 La raison de ceci se prend : 1. Du côté de Dieu ,Raisons de cette joie. Du côté de Dieu. la dignit
ceci se prend : 1. Du côté de Dieu,Raisons de cette joie. Du côté de Dieu . la dignité et éminence duquel est telle, qu’il n
ment. Les Rois de la terre demandent de tels valets, pourquoi non pas Dieu  ? Tertullien se moquait de ceux qui contraignaien
ne veulent point des sacrifices offerts à regret. »23 Il est vrai que Dieu est fort honoré par la façon gaie et volontaire,
de la réjouissance, et il voit que ceux qui le quittent pour servir à Dieu , en ont beaucoup plus, et avec meilleur fondement
grande peine du péché est d’avoir péché. »29 Et saint Augustin loue Dieu , de ce « qu’il a si bien ordonné de tout, qu’il a
a fait, que l’âme déréglée qui s’émancipe du saint Ordre des Lois de Dieu , est une peine à soi-même ».30 Et saint Paul a as
encement de ce paragraphe ; l’intérieure que l’âme reçoit volant vers Dieu , s’occupant en la connaissance, et amour des chos
rtaines libertés de leur pays, qu’il pouvait accorder sans offense de Dieu . Sainte Elisabeth Reine de Hongrie, jouait et se
rdises en conversation, et même par le jeu, a gagné beaucoup d’âmes à Dieu . Saint Ignace de Loyola43 visitant un jour un Cit
, ferait l’espace de trente jours la volonté de celui qui gagnerait ; Dieu bénit tellement ce jeu, que le Saint, qui n'avait
ssements, pour en iceux mériter l’Eternité. Article Second. Puisque Dieu vous a créé pour le Ciel, ô Ame Chrétienne, et qu
e vos jeux, et vos récréations soient tellement faites, qu’en icelles Dieu soit honoré, votre salut éternel avancé, et que l
s surprenne pas, ni ne vous trouve pas en l’exercice d’une action, où Dieu trouve quelque sujet de déplaisir : c’est où je v
la pratique pour jouer, et pour vous recréer, sans aucune offense de Dieu , et avec du mérite devant Dieu. Pour aller par or
r vous recréer, sans aucune offense de Dieu, et avec du mérite devant Dieu . Pour aller par ordre en cette pratique, je présu
s pour se bien comporter en ces récréations. Premier Elever le cœur à Dieu renouvelant la pure intention. Le premier, Que v
ous n’alliez jamais en ces récréations, sans avoir élevé votre cœur à Dieu , et sans renouveler votre intention, qui ne doit
quelle est entretenue en ces conversations, ou récréations ; offrez à Dieu cette action à votre ordinaire, vous mettant en s
ne puisse se donner du passe-temps, sans offenser son maître, qui est Dieu , et sans lui causer de l’ennui, tandis que lui ne
créatifs ont quelque chose de mal, et sont contraires à la volonté de Dieu  : de peur d’y intéresser votre âme ; imitez Saint
retraite, en laquelle votre esprit demeure, se retire, et traite avec Dieu  ; lors vous y pourrez être, sans encourir aucun d
s peut-il pas arriver, si en telles récréations vous êtes attentive à Dieu , votre vue le voit, et votre cœur lui parle, auss
bien peut-être comme en une Eglise, car tout le monde étant rempli de Dieu , vous doit servir d’Eglise. Le diable a eu tant d
a la menait avec soi au sermon d’un Prédicateur, par la bouche duquel Dieu touchait les cœurs, pour être tout à fait à lui s
tendre aucun mot, qui peut la porter au bien. La pensée et l’amour de Dieu , le désir de lui plaire, l’affection à votre salu
érable terre, parmi tant de pécheurs, ils ne perdent néanmoins jamais Dieu de vue, et ne sont point endommagés par eux. Vous
ces lieux-là, avec la douce rosée de la dévotion, et de l’union avec Dieu , comme si vous sortiez d’une Prédication, ou d’un
ditation ; ceci semblera étrange à ceux qui ne connaissent pas, comme Dieu traite les âmes qui lui sont fidèles en tout et p
ris est néanmoins véritable. Bref, en sortant de là, vous chanterez à Dieu un Cantique de louange ; disant avec cette sainte
la Sagesse divine disait, « Qu’elle avait tout rangé et disposé avec Dieu , et puis qu’elle se recréait jouant en ce monde e
rte de votre bouche, mais celle qui édifie, qui rend plus agréables à Dieu ceux qui l’écoutent ; et ne contristes pas le sai
s, et si récréatives, qu’on sortait de telles récréations enflammé en Dieu , comme d’une Prédication, ou d’une Méditation ; e
ec tant de joie et de gaieté d’esprit, que tous ceux qui en offensant Dieu se recréent dans le monde, n’en pourraient jamais
égard à cinq choses qu’on doit considérer au jeu.Pour n’offenser par Dieu au jeu, il faut prendre garde à cinq choses. 1. 
es, jouentLes bonnes intentions qu’on peut avoir au jeu. 1. Parce que Dieu le veut, et si elles croyaient que Dieu ne le vou
ut avoir au jeu. 1. Parce que Dieu le veut, et si elles croyaient que Dieu ne le voulût pas, jamais ne joueraient : 2. Pour
nt que Dieu ne le voulût pas, jamais ne joueraient : 2. Pour plaire à Dieu , et pour l’honorer en cette action, aussi bien qu
odestie et autres bonnes conditions qu’on garde en jouant, glorifient Dieu , qui ayant établi les travaux, sans lesquels aucu
n le gouvernant, qui est en l’âme, la plus belle marque de l’image de Dieu . 3. Elles jouent, pour avec plus de vigueur du co
e vigueur du corps et de l’esprit, s’occuper puis après au service de Dieu , et au devoir de leurs charges, ayant réparé par
ou épuisé : et c’est à cette intention, où se rapporte la présence de Dieu , tant de fois recommandée en l'Ecriture sainte, à
t ; « Que les justes se réjouissent, et se recréent en la présence de Dieu . »80 « Je jouais devant lui sur le rond de la ter
ne, nous apprenant, que nos jeux récréatifs doivent être faits devant Dieu , en quatre manières :In quatre manières on peut j
ant Dieu, en quatre manières :In quatre manières on peut jouer devant Dieu . 1. comme devant l’objet principal de nos récréat
 comme devant l’objet principal de nos récréations, « recréez-vous en Dieu , et il vous accordera ce que vous demandez »,83 d
omme devant la fin d’icelles, puisque nous devons procurer de recréer Dieu , et de lui donner du plaisir en nos récréations ;
; et c’est en ce sens que j’explique les paroles de David, « servez à Dieu en la joie » ;84 c’est-à-dire, faites que votre j
-à-dire, faites que votre joie, et votre récréation soit un service à Dieu , aussi bien que votre Oraison ; et que Dieu se ré
réation soit un service à Dieu, aussi bien que votre Oraison ; et que Dieu se réjouisse en elle, comme les courtisans jouent
créer. 3. Comme devant la règle et l’exemplaire des récréations ; car Dieu après avoir travaillé six jours à bâtir, et à orn
fort peu de chose, et néanmoins en la teste, ou au col de l'Epouse de Dieu ,86 laquelle ne regarde qu’à lui plaire, et à le c
e ès grandes, il a telle force qu’il navre et emporte le cœur du même Dieu . Procurez donc, âme Chrétienne, cette intention e
re jeu à un motif plus haut, qui est la volonté, et le bon plaisir de Dieu . « Ceux qui sont mûs et portés par l’Esprit de Di
le bon plaisir de Dieu. « Ceux qui sont mûs et portés par l’Esprit de Dieu , sont ses enfants »,87 dit saint Paul, « et là où
de Dieu, sont ses enfants »,87 dit saint Paul, « et là où l’esprit de Dieu portait les quatre animaux », attelez au chariot
Dieu portait les quatre animaux », attelez au chariot de la gloire de Dieu , « là ils marchaient », dit Ezéchiel. Jouant de l
’avait dérobé, selon l’opinion de tous les Casuistes : c’est offenser Dieu avoir seulement cette volonté, quoiqu’il arrive q
ur une autre occupation, par exemple, le matin avant que d’avoir prié Dieu , ou au temps qu’il faut ouïr la Messe : lorsqu’un
ps. Soyez plus sage que ceux-ci, âme Chrétienne, jouez rarement ; car Dieu vous a mis au monde pour travailler, pour vous bi
our acquérir là-haut les récréations divines, comme pour satisfaire à Dieu , pour les péchés qui vous ont privé de joies du C
s du Ciel, et vous ont engagé aux supplices d’un enfer : mais puisque Dieu condescendant à votre faiblesse, veut que vous vo
, vous respecterez certains temps en l’année, èsquels pour l’amour de Dieu vous retrancherez le jeu,Certains temps en l’anné
soi indifférente, laquelle vous pouvez rendre bonne, la rapportant à Dieu . Le second ; fuyez, tant que vous pourrez, les ba
es bals et les danses, èsquelles il y a quelque danger, ou d’offenser Dieu ,Fuir les bals, où Dieu peut être offensé. ou d’êt
èsquelles il y a quelque danger, ou d’offenser Dieu,Fuir les bals, où Dieu peut être offensé. ou d’être cause que les autres
ou d’être cause que les autres l’offensent : l’amour que vous devez à Dieu , vous oblige à cela, trouvez quelque excuse pour
ne pure intention, comme ès autres actions indifférentes, de plaire à Dieu , et de l’honorer en cela, soit par la modestie qu
rcice corporel, et cette honnête récréation, pour puis après servir à Dieu , avec plus de vigueur de corps, et d’esprit. Dura
r un lieu bien dangereux, et bien glissant : élevez souvent le cœur à Dieu , tirez profit pour votre âme, de tout ce que vous
cieux, pour gagner l’Eternité. Après icelle,Après la danse. remerciez Dieu si vous en sortez bague sauve, sans avoir intéres
ux en même temps étaient saintement occupés à chanter les louanges de Dieu . 3. Notre Seigneur, la Vierge, les Anges, et les
otes bas de page l'original qui est traduit dans le texte de Suffren. Dieu défend la tristesse à ceux qui le servent. 4. [
od ante latebat, et suaue fiat quod non delectabat, gratia Dei est. » Dieu commande à ceux qui le servent d’être joyeux. 16
ilarem enim datorem diligit Deus. » Raisons de cette joie. Du côté de Dieu . 23. [NDA] Tertull. « Dii ab invitis hostias no
s pour se bien comporter en ces récréations. Premier Elever le cœur à Dieu renouvelant la pure intention. 54. [NDA] Exod. 
scurrilitas. » Comment il faut commencer le jeu. Pour n’offenser par Dieu au jeu, il faut prendre garde à cinq choses. Prem
coram eo in orbe terrarum. » In quatre manières on peut jouer devant Dieu . 83. [NDA] Psalm. 36. « Delectare in Domino et
trois choses. Ne danser pas avec trop d’affection. Fuir les bals, où Dieu peut être offensé. Accompagner la danse de quelqu
2 (1667) Traité de la comédie et des spectacles « Sentiments des Pères de l'Eglise sur la comédie et les spectacles — 5. SIECLE. » pp. 147-179
garde toi de l'impureté; Mets-toi sous la protection de mon Dieu, du Dieu de nos Pères, qui doit être loué et glorifié dans
ie ; lors que les impies décrient par leurs blasphèmes la doctrine de Dieu , qui par la voix de ses Prédicateurs crie contre
acles du Théâtre, qui déshonorent et corrompent le corps et l'âme. Si Dieu permet que ces désordres arrivent, c'est alors qu
oit s'en éloigner. Dans le Chapitre 29. du 2. Livre de la Cité de Dieu . C'est avec raison, Peuple Romain, que vous av
: Tenez ce peu de mots pour une maxime indubitable, que l'homme à qui Dieu plaît, plaît aussi à Dieu. Ne pensez pas mes très
r une maxime indubitable, que l'homme à qui Dieu plaît, plaît aussi à Dieu . Ne pensez pas mes très chers frères que ce que j
oyez aussi bien que moi, combien il y a d'hommes qui disputent contre Dieu  ? Combien il s'en trouve à qui ses œuvres, et sa
ceux qui voudraient que leur volonté s'accomplît plutôt que celle de Dieu , voudraient aussi réduire sa volonté à la leur, a
e) c'est à ces sortes de personnes qu'un Comédien plaît davantage que Dieu , c'est pourquoi le Prophète après avoir dit juste
c'est pourquoi le Prophète après avoir dit justes réjouissez-vous en Dieu , (parce que nous ne saurions nous réjouir en lui,
aît davantage.) Il ajoute, c'est aux justes qu'il appartient de louer Dieu  ; Qui sont les justes ? Ce sont ceux qui conforme
nt les justes ? Ce sont ceux qui conforment leur cœur à la volonté de Dieu , qui règlent te conduisent leur volonté par la si
étonnement les unes les autres, et parlent avec joie dans l'Eglise de Dieu , des miséricordes qu'il leur a faites. Se voyant
se, elles considèrent avec une extrême reconnaissance l'affection que Dieu leur a déjà donnée pour la parole, pour les offic
'Eglise. Elles font attentivement réflexion sur toutes ces grâces que Dieu leur a faites, et qu'il a faites en même temps à
ent de lui de la même sorte. Certainement nous voyons par la grâce de Dieu de ces conversions merveilleuses, et elles nous s
frères ; c'est du nombre de ceux qui étaient méchants et impies, que Dieu se plaît à faire croître le nombre des Saints. Qu
es, que Dieu se plaît à faire croître le nombre des Saints. Que notre Dieu devienne donc notre unique espérance : celui qui
laisser occuper par les choses qui sont les effets de la puissance de Dieu , et perdre ce Dieu même qui les a faites, et par
les choses qui sont les effets de la puissance de Dieu, et perdre ce Dieu même qui les a faites, et par qui vous avez été t
corriger de ses vices, qui sera occupé de la crainte des jugements de Dieu , que la Foi lui représente, et qui commencera de
s merveilles des hommes ; Qu'il s'arrête maintenant aux merveilles de Dieu ; Qu'il les contemple, et qu'il les admire, puisqu
coutumance à voir toutes les merveilles du monde et de la nature dont Dieu est l'auteur, les lui a-t-elle rendues moins esti
eur sont deux choses bien différentes ? Etre homme c'est l'ouvrage de Dieu  ; être pécheur, c'est l'ouvrage de l'homme. Pourq
ous divertit par son impiété. Mais qui fait cela, dites-vous ? Plût à Dieu que personne ne le fit, ou qu'il y eut peu de gen
onnent ; mais ils ne considèrent pas en eux la nature de l'ouvrage de Dieu  ; ils ne regardent que l'iniquité de l'ouvrage de
S. SALVIEN Evêque de Marseille Dans le 6. Livre de la Providence de Dieu . Quelle monstrueuse folie ? Quoi, s'il nous ar
s disons Chrétiens, et par nos impuretés nous excitons contre nous un Dieu miséricordieux ; nous l'irritons alors qu'il s'ap
, et nous l'outrageons alors qu'il nous caresse : Nous offrons donc à Dieu des Jeux infâmes pour les bienfaits qui viennent
entendre par la bouche de ses Apôtres. Ce fut peut-être pour cela que Dieu voulut naître ici-bas comme un homme, et qu'il da
une étable où les Anges le servaient ? Ce fut peut-être pour cela que Dieu qui enveloppe le Ciel et la Terre se laissa envel
lesquels il gouvernait toutes choses ? Ce fut peut-être pour cela que Dieu qui se fit pauvre pour nous enrichir, qui s'est h
ceux qui mettent en usage les choses pour lesquelles l'Apôtre dit que Dieu est venu ? Où sont les Chrétiens qui retranchent
ps, montre qu'il attend cette gloire, et qu'il mérite de la recevoir. Dieu (dit l'Apôtre) est venu pour laver de son Sang un
es actions. Où est ce peuple pur et net ? Où est ce peuple agréable à Dieu  ? Où est ce peuple qui fait gloire des bonnes act
uple qui fait gloire des bonnes actions ? L'Ecriture nous apprend que Dieu souffrant pour nous, a fait les chemins que nous
ins nous conduisent aux Jeux publics et aux Spectacles qu'il défend ? Dieu nous a peut-être laissé ce témoignage pour ce suj
l défend ? Dieu nous a peut-être laissé ce témoignage pour ce sujet ? Dieu , dis-je, de qui nous ne lisons point qu'on l'ait
et qu'il n'y aurait point de contentement à rire si l'on n'offensait Dieu . Rions même sans mesure ; réjouissons-nous sans c
divertissements ne seraient pas agréables s'ils n'étaient injurieux à Dieu . Dans ces Spectacles dont nous avons parlé, nous
ils. L'on renonce donc premièrement au Diable, afin que l'on croie en Dieu , d'autant que quiconque ne renonce pas au Diable
Dieu, d'autant que quiconque ne renonce pas au Diable ne croît pas en Dieu  ; et partant quiconque retourne au Diable, mépris
Dieu ; et partant quiconque retourne au Diable, méprise et quitte son Dieu : Or les Démons se trouvent dans les Spectacles et
que mépris en faisons. Nous préférons les choses vaines au service de Dieu , nous méprisons les Autels, et nous respectons le
vons toute chose en vénération e en comparaison de tout, il n'y a que Dieu qui nous semble méprisable. Bien que cette vérité
les Spectateurs au Théâtre est rempli. L'on laisse sur les Autels un Dieu qui se donne à nous pour nourriture, et l'on va s
jouit ainsi dans ses prospérités, l'on ne songe pas à ces paroles que Dieu prononce par la bouche du Prophète, vous serez pe
3 (1689) Le Missionnaire de l’Oratoire « [FRONTISPICE] — Chapitre » pp. 15-18
liquer aux choses sérieuses de notre profession et pour le service de Dieu  : Hoc autem dico secundum indulgentiam, non secun
depuis votre baptême, vous avez travaillé incessamment au service de Dieu , et vous appréhendez d’être réprouvé si vous ne c
trefois commis quantité de péchés, elle n’a pas rendu grand service à Dieu , elle ne châtie point son corps, elle se divertit
r pour moi-même. Mais ce n’est pas pour me divertir, ni pour offenser Dieu , que je vais au bal ou à la comédie ; c’est afin
que riche parti pour un légitime mariage. Donc vous ne voulez pas que Dieu soit le paranymphed de vos noces ; vous voulez qu
s de marché. Mais quand je repasse en ma mémoire les commandements de Dieu et de l’Eglise : Un seul Dieu tu adoreras, je ne
asse en ma mémoire les commandements de Dieu et de l’Eglise : Un seul Dieu tu adoreras, je ne trouve point que le bal, les d
l’ivrognerie ni l’avarice soient défendues dans les commandements de Dieu . C’est contre les deux premiers et principaux com
l’abrégé de tous les autres au dire de Jésus-Christ : Tu aimeras ton Dieu de tout ton cœur, et ton prochain comme toi-même.
on prochain comme toi-même. Ces préceptes nous obligent à n’aimer que Dieu ou ce qui tend à lui, n’avoir joie, ni tristesse,
i peut réussir à sa gloire ; et vous m’avouerez que ce n’est pas pour Dieu que vous allez au bal, car on n’y pense point à D
e n’est pas pour Dieu que vous allez au bal, car on n’y pense point à Dieu  ; vous n’y avez point d’affection ni de passion p
nse point à Dieu ; vous n’y avez point d’affection ni de passion pour Dieu , rien ne s’y fait qui tende à sa gloire, ni de pr
nt des actions indifférentes ? Pensez-vous être excusé au jugement de Dieu , de croire plutôt à un homme qui vous flatte, qui
lent en public de la part de votre pasteur, de votre évêque, de votre Dieu , et qui prouvent leur dire par les textes de la B
e qu’il vous dit à l’oreille ? Pensez-vous être excusé au jugement de Dieu , d’avoir plutôt ajouté foi à un casuiste à la mod
ui ont reçu le Saint-Esprit pour l’entendre, qui nous sont envoyés de Dieu , pour nous en donner l’intelligence, et qui repre
ainement la posture et la disposition de votre cœur, qui est connu de Dieu seul : Inscrutabile cor hominis, et quis cognosce
condamne dans le monde que les péchés extérieurs et grossiers ; mais Dieu juge plus rigoureusement, il condamne plus sévère
e en effet ils sont dignes de blâme, et vous aussi, et au jugement de Dieu tous ces raisonnements humains, ces arguments spé
4 (1588) Remontrances au roi Henri III « [Chapitre 2] » pp. 128-135
hes et fêtes, lequel est d’autant plus grand préjudice à l’honneur de Dieu , et à la sanctification de ses fêtes que aucun au
les plus sages) suffisant pour attrainerb toutes les malédictions de Dieu sur vous et sur votre Royaume, spécialement sur l
re les effets, que chacun sait et voit trop fréquemment. Par ce moyen Dieu est grandement offenséDieu et le public sont offe
susdits blasphèmes, jeux et impudicités qui s’y commettent. Davantage Dieu y est courroucé en l’abus et profanation des chos
s. Ce qu’ils ont très bien exécuté, ayant maintenu un tel abus contre Dieu et la défense des Pasteurs EcclésiastiquesLes mag
du Roi sont aisément impétrées et vérifiées ès choses qui sont contre Dieu ., exécution et jouissance du fruit d’icelles, don
pour telles moqueries et vilenies qui sont contre le commandement de Dieu , vos lettres et les arrêts ne manquent point. Jug
t de DieuOn ne se doit jamais réjouir au préjudice du commandement de Dieu ., qui veut être servi tout le jour de la fête, pa
éjouir le peupleLes fêtes ne sont ordonnées pour réjouir le peuple. ? Dieu dit le contraire en l’écriture Sainte, l’âme (dit
aux spectacles le jour de la fête en transgressant le commandement de Dieu , les saints canons de l’EgliseAller aux Jeux publ
à la désobéissance générale par tout votre Royaume au Commandement de Dieu écrit en la première table, lesquelsm ne regarden
dement de Dieu écrit en la première table, lesquelsm ne regardent que Dieu , son honneur, et son service. Jeux et spectacles
l de Bourgogne. Maux qui adviennent des jeux de l’hôtel de Bourgogne. Dieu et le public sont offensés par les jeux de l’hôte
du Roi sont aisément impétrées et vérifiées ès choses qui sont contre Dieu . Raisons de ceux qui défendent et soutiennent les
raisons. On ne se doit jamais réjouir au préjudice du commandement de Dieu . Les fêtes ne sont ordonnées pour réjouir le peup
médiocres = gens ordinaires. m. [NDE] Se réfère aux Commandements de Dieu .
5 (1765) Réflexions sur le théâtre, vol. 4 « CHAPITRE IX. Sentiments de Tertullien. » pp. 180-200
ertullien contre les Spectacles. « 1.° Connaissez, serviteurs de Dieu , vous Catéchumènes qui vous approchez de lui, vou
alheur. Mais quoi, disent ceux qui goûtent les sentiments des païens, Dieu s'offense-t-il des plaisirs des hommes, lorsque p
rêts : ce qui serait une précaution de prudence plutôt qu'un ordre de Dieu . Mais ne fut-ce qu'un trait de sagesse, il produi
t de si bons effets qu'on devrait s'y conformer. « 2.° Mais, dit-on, Dieu qui est la bonté même, n'a-t-il pas créé et donné
de aime le plaisir, c'est la douceur de la vie. Personne n'ignore que Dieu , créateur de toutes choses, les a faites pour l'u
oses, les a faites pour l'usage de l'homme ; mais quand on ne connaît Dieu que par la lumière naturelle, on ne le connaît qu
e les païens même défendent, ne se commettent qu'avec les ouvrages de Dieu . Le fer et le poison dont on se sert pour tuer, n
qui commet tous les crimes, n'est-il pas l'ouvrage et même l'image de Dieu  ? a-t-il reçu les yeux pour satisfaire la concupi
rmandise, les organes de la volupté pour se livrer à l'incontinence ? Dieu n'a formé aucune créature pour servir au crime qu
on, d'où ils ont passé à Rome. Chacun de ces jeux fut dédié à quelque Dieu , à Bacchus, à Jupiter, à Mars, à Neptune, par Rom
t-elle couverte de haillons, c'est toujours une idolâtrie qui offense Dieu . « 8.° Le cirque est comparé au soleil ; on y voi
, sont pleines d'idoles ; mais nous n'en sommes pas moins agréables à Dieu , si nous ne participons point au crime. Ce ne son
plinam superstitione delusit ». C'est aussi le temple de Bacchus : le Dieu du vin et la Déesse de l'amour furent toujours li
n n'était plus propre à leur attacher les hommes et à les détacher de Dieu , que les représentations théâtrales ; ils en ont
rdent pas moins la scène moderne que l'ancienne.) « 15.° L'esprit de Dieu , par la bonté de sa nature, est d'une délicatesse
it de Dieu, par la bonté de sa nature, est d'une délicatesse infinie. Dieu veut qu'on le conserve dans la patience, la douce
st pas assez de ne pas les imiter, ne vous liez pas avec eux ; plût à Dieu pussions-nous en être entièrement séparés ! Soyon
éfendu de haïr sans raison, puisqu'il l'est de haïr même avec raison. Dieu ordonne d'aimer ses ennemis, de bénir ceux qui no
tium est ? » Les paroles même inutiles sont la matière du jugement de Dieu . Ce qui souille par la bouche, souille par les ye
de, dont on veut que le théâtre soit l'école : c'est une folie devant Dieu . De deux objets qui le partagent, la tragédie, im
es coups de poing, ces soufflets qui défigurent le visage, l'image de Dieu , ces extravagances indignes de vos regards, ainsi
fait un autre mauvais raisonnement en faveur du théâtre. Le soleil et Dieu même le voient sans en être souillés, ses rayons
ses rayons tombent sur une cloaque et ne sont pas moins purs. Plût à Dieu ne vît-il pas nos forfaits, nous n'aurions pas à
er à la fureur hors du cirque, à l'impureté hors du théâtre,parce que Dieu en est témoin ? Ce qu'il défend est toujours mauv
t être plus sévère la justice divine ? Peut-il se flatter de plaire à Dieu , ce cocher du cirque qui cause tant de troubles,
ves, semble emporté dans son char par le démon ? Sera-t-il agréable à Dieu , cet Acteur efféminé, sans cesse occupé à se rase
oue à celui qui nous frappe ? Les masques seront-ils plus agréables à Dieu  ? lui qui défendait dans l'ancienne loi de peindr
nc évident que les spectacles sont l'ouvrage du démon et déplaisent à Dieu , que c'est la pompe du démon, à laquelle nous avo
passer vers l'ennemi, qu'une mort certaine ? « 25.° Peut-on penser à Dieu dans des lieux où tout en éloigne l'idée ? Sans d
sures des ours et aux éponges des rétiaires, il sera touché de pitié. Dieu nous préserve de goûter un plaisir si funeste. Qu
ter un plaisir si funeste. Quel renversement de passer de l'Eglise de Dieu à celle du démon, de tomber du ciel dans le bourb
er, de fatiguer à applaudir à un Acteur des mains que vous levez vers Dieu , et la même bouche dont vous venez de répondre Am
6.° Aussi le démon règne au théâtre. En voici un exemple (j'en prends Dieu à témoin). Une femme y fut possédée du démon. Lor
rvécut que cinq jours. Il y a cent autres exemples de gens rejetés de Dieu après avoir été aux spectacles. On ne peut servir
t la mort. « 27.° N'y eût-il que les blasphèmes qu'on y vomit contre Dieu , les projets qu'on forme, les mesures qu'on prend
es Anges du haut des cieux voient et écrivent ceux qui prêtent contre Dieu leur langue et leurs oreilles, écoutent ou profèr
t nos désirs, que ceux de l'Apôtre, de sortir du monde et régner avec Dieu  ? « 29.° Si vous ne pouvez vous passer de plaisir
de plaisir, n'êtes-vous pas ingrats de mépriser les délices pures que Dieu vous offre ? Qu'y a-t-il de plus délicieux que l'
es que Dieu vous offre ? Qu'y a-t-il de plus délicieux que l'amour de Dieu , le discernement de l'erreur, la révélation de la
es guérisons miraculeuses, être instruit de nos mystères, vivre uni à Dieu  ; voilà les délices, les spectacles des Chrétiens
on, intéressez-vous au sort de l'Eglise, éveillez-vous à la parole de Dieu , levez-vous au son de la trompette de l'Ange, cue
ui-même et ses adorateurs, ces Magistrats, ces persécuteurs du nom de Dieu , consumés dans des flammes plus ardentes que cell
6 (1733) Traité contre les spectacles « TRAITÉ CONTRE LES SPECTACLES. » pp. 145-246
x yeux et aux oreilles ; puisque l’âme n’en souffre aucune atteinte : Dieu n’est point offensé par un divertissement, au mil
la véritable religion, et à la parfaite obéissance que nous devons à Dieu  : c’est ce que j’ai principalement résolu de vous
 2. encore le frivole prétexte, que font valoir une infinité de gens. Dieu , disent-ils, a créé tout ce qui est dans le monde
si l’on ne saurait regarder comme une chose contraire à la volonté de Dieu , ce qui a été créé par lui-même. Par conséquent l
ieu, ce qui a été créé par lui-même. Par conséquent les serviteurs de Dieu ne doivent point fuir ce que leur maître ne hait
ctacles ne se passent qu’à la vue du ciel, qui est aussi l’ouvrage de Dieu . Ignorance humaine, combien fais-tu valoir tes va
lumière naturelle nous fait connaître) personne, dis-je, ne nie, que Dieu ne soit le créateur de toutes choses. On convient
é données à l’homme pour son service. Mais quand on ne veut connaître Dieu que par la lumière naturelle, et non par le flamb
acable et invisible ennemi, qui nous sollicite à user des présents de Dieu , tout autrement que Dieu ne prétend. La raison de
i, qui nous sollicite à user des présents de Dieu, tout autrement que Dieu ne prétend. La raison de cette ignorance est, qu’
eu ne prétend. La raison de cette ignorance est, qu’en ne connaissant Dieu qu’imparfaitement, on ne saurait distinguer sa vo
rigoureusement, ne se font-elles pas par le moyen des créatures, que Dieu a produites ? Vous voulez commettre un homicide ;
fer, ou le poison, ou la magie. Mais le fer n’est-il pas l’ouvrage de Dieu , aussi bien que les herbes venimeuses, et les mau
uisque l’idolâtrie est le plus grand outrage, que l’on puisse faire à Dieu . Nous ne prétendons donc pas, que ce qui offense
puisse faire à Dieu. Nous ne prétendons donc pas, que ce qui offense Dieu , ne vienne point de Dieu : mais l’usage qu’on en
s ne prétendons donc pas, que ce qui offense Dieu, ne vienne point de Dieu  : mais l’usage qu’on en fait pour l’offenser, n’e
: mais l’usage qu’on en fait pour l’offenser, n’est plus l’ouvrage de Dieu . L’homme lui-même auteur de toute sorte de crimes
toute sorte de crimes, n’est-il pas l’ouvrage, et de plus l’image de Dieu  ? Cependant il a abusé de son âme et de son corps
être l’arsenal des fraudes et des injustices. Donc s’il est vrai, que Dieu étant infiniment bon, déteste le mauvais usage qu
que par le mauvais usage qu’on en fait. Nous donc, qui en connaissant Dieu , connaissons aussi son rival, et qui avons appris
faire tomber d’abord de l’état d’innocence l’homme créé à l’image de Dieu , nous ne devons point douter qu’il n’ait perverti
acles ; ou qui doutent, s’ils doivent absolument s’abstenir de ce que Dieu ne leur a pas défendu en termes exprès. Il est vr
articuliers, qu’il regarde en même temps tout le monde. Ainsi lorsque Dieu fait des commandements ou des défenses aux Israél
rie dans la chose ? En effet tous les jeux tirent leur nom de quelque Dieu du paganisme. Ainsi tantôt on a appelé Liberiaux
ient institués à l’honneur de Liber, ou Bacchus : car c’est à ce faux Dieu , que les paysans les consacraient en reconnaissan
s au même Romulus, qui voulut désormais faire honorer Consus comme le Dieu du conseil, pour lui avoir inspiré le dessein d’e
e chose juste et permise ? Je ne dis rien de ce qu’il est aux yeux de Dieu . Car ce qui doit faire abhorrer ce conseil détest
dérés en eux-mêmes ne tirent point à conséquence. Car un serviteur de Dieu peut aller sans aucun péril, non seulement aux en
ique nous demeurions dans le monde, nous n’avons pas pour cela quitté Dieu  : on le quitte seulement, lorsqu’on s’attache aux
rapis pour y faire des prières, ou des sacrifices, alors je renonce à Dieu . Si je vais au cirque, ou au théâtre, à dessein d
. Mais quand on les employa pour les jeux, ce qui était un présent de Dieu , devint un instrument du démon. C’est pourquoi ce
mer, ou à l’automne. Or comme toute l’idolâtrie est anathématisée de Dieu , il est certain qu’il condamne aussi ces profanes
hors de doute que la pureté de notre âme est beaucoup plus agréable à Dieu , que la netteté de notre corps. Quoique Chap. 14.
peine à ces vérités, tâchons de les convaincre par d’autres raisons. Dieu nous commande de révérer, Eph. 4. et de conserver
vous aperceviez , dit-il, un voleur, vous couriez avec lui. » Plût à Dieu que nous ne fussions pas même obligés de demeurer
arés dans les choses mondaines. Le monde est à la vérité l’ouvrage de Dieu  ; mais les choses mondaines sont l’ouvrage du dém
re plus permis d’aimer sans sujet, que de haïr injustement : du moins Dieu nous défend de haïr même avec raison ; puisqu’il
entendre ce qu’on ne saurait dire sans crime ? sachant d’ailleurs que Dieu condamne toute plaisanterie ; Math. 12. et toute
ons mépriser cette science mondaine, puisqu’elle est une folie devant Dieu  ; et par conséquent que nous devons détester ces
res insolences qui défigurent le visage de l’homme qui est l’image de Dieu . Vous ne sauriez avec quelque religion approuver
prise ; de se faire un corps tout neuf, comme pour réformer celui que Dieu nous a fait. Non, non : des hommes engraissés pou
usqu’ici tout ce détail, que comme pour répondre à des païens : car à Dieu ne plaise, qu’un chrétien veuille en savoir beauc
ernièrement subtiliser de la sorte. Le soleil, disait-il ; bien plus, Dieu lui-même, ne regarde-t-il pas du haut du ciel la
jette ses rayons sur un cloaque, sans qu’il en devienne moins pur. Si Dieu ne regardait pas nos crimes, et nos infamies, peu
lence hors du stade, ou à la cruauté hors de l’amphithéâtre ; puisque Dieu voit tout, hors des loges, hors des degrés, hors
es, hors des degrés, hors des portiques ? Nous nous trompons : ce que Dieu condamne, n’est jamais permis ; ce qu’il défend,
tude de la crainte, et la fidélité de l’obéissance, que nous devons à Dieu  ; c’est à ne jamais altérer ses redoutables comma
n plus rigoureuse sera contre eux la justice divine ? Pensez-vous que Dieu puisse approuver ce cocher du cirque, qui trouble
-on pas que le diable veut avoir des Elie enlevés vers le ciel, comme Dieu en a ? Croyez-vous de même que Dieu chérisse le c
Elie enlevés vers le ciel, comme Dieu en a ? Croyez-vous de même que Dieu chérisse le comédien, qui se fait raser si soigne
ême parce que nul ne peut ajouter une coudée à sa taille, ce rival de Dieu apprend aux acteurs de la tragédie à s’élever sur
Christ ? Pensez-vous encore, que l’usage des masques soit approuvé de Dieu  ? Je vous le demande. S’il défend toute sorte de
ap. 24. d’autres preuves pour convaincre les véritables serviteurs de Dieu , qu’ils doivent détester tout ce qui appartient a
reil en est composé des ouvrages du démon (car ce qui ne vient pas de Dieu est l’ouvrage du diable) il s’ensuit manifestemen
p. 25. a-t-il apparence qu’un chrétien déserteur pense sérieusement à Dieu en un temps, et en un endroit où rien ne lui rapp
en un temps, et en un endroit où rien ne lui rappelle le souvenir de Dieu  ? Est-il croyable qu’on puisse conserver la paix
t essuyant avec leurs éponges le sang qu’ils se font répandre ? Grand Dieu , ôtez à vos serviteurs le désir de prendre des di
fin, mes Frères, considérez ce que c’est que de passer de l’église de Dieu au temple du diable ; d’un lieu sacré à un lieu p
hithéâtre ; enfin vous osez dire à tout autre qu’à Jésus-Christ notre Dieu  : qu’il vive à jamais. Ne Chap. 26. soyons point
surpris après cela que le démon s’empare de ces chrétiens infidèles. Dieu l’a permis plus d’une fois : témoin l’exemple tra
vons anathématiser ces assemblées païennes ; soit parce que le nom de Dieu y est blasphémé ; soit parce qu’on y demande que
rétien, tandis que vous assistez aux spectacles. Mais songez à ce que Dieu détermine de vous dans le ciel : c’est de là que
i l’a écouté, qui a prêté sa langue, et ses oreilles au diable contre Dieu même. Ne fuirez-vous donc pas ces assemblées révo
our ne vouloir reconnaître, ni goûter tant de différents plaisirs que Dieu a faits, et qui sont plus que suffisants pour vou
re ? Quoi de plus heureux pour nous, que d’avoir été réconciliés avec Dieu le père, et avec Jésus son fils ? Quoi de plus av
euses, et des révélations célestes ; enfin que de vivre toujours pour Dieu  ? Voilà les véritables plaisirs des chrétiens : v
gloire, et de majesté, alors enfin reconnu pour le véritable fils de Dieu . Quelle sera en ce jour la joie des anges, la glo
7 (1667) Traité de la comédie « Traité de la comédie — XXVII.  » pp. 486-488
et un des principaux moyens de la conserver, est d'aimer la parole de Dieu , et d'y trouver sa consolation. C'est par le sent
rophète avait éprouvée dans cette nourriture spirituelle, qu'il dit à Dieu  : « Inventi sunt sermones tui, et comedi eos, et
es qui font monter les âmes chrétiennes du désert de ce monde jusqu'à Dieu , selon cette parole du Cantique : « Quae est ista
la joie spirituelle que l'on ressent dans la lecture de la parole de Dieu , que les joies séculières et sensuelles, et princ
ût pour ces sortes de plaisirs. C'est pourquoi ce même Prophète à qui Dieu avait donné ce goût spirituel pour sa parole témo
sa gloire et toute sa joie à considérer les merveilles des œuvres de Dieu  : « Non sedi cum concilio ludentium, et gloriatus
le goût des spirituels; et ne trouve que du dégoût dans la parole de Dieu . Ce sont ces raisins verts dont le Prophète dit q
iennent engourdis et incapables de goûter et d'entendre les choses de Dieu . « Qui praesentis mundi delectatione pascitur, in
. » Or entre les joies du monde qui éteignent l'amour de la parole de Dieu , on peut dire que la Comédie et les Romans tienne
parce qu'il n'y a rien de plus opposé à la vérité, et que l'esprit de Dieu , comme dit S. Bernard, étant un esprit de vérité,
8 (1639) Instruction chrétienne pp. -132
’ilz doibvent estre permis par le Magistrat, & si les enfans de Dieu y peu-vent assister en bonne conscience ? Avec
itais en son ordre, du troisième commandement de la seconde table, où Dieu défend toute impureté et souillure de la chair, e
ruire et informer les jeunes hommes, qui se préparaient au service de Dieu , en son Eglise. Depuis, m’étant trouvé en un lieu
attirés pour l’entretenir, je n’ai pu, selon la charge qu’il a plu à Dieu me donner en sa maison, dissimuler mon désaveu d’
ens : en quoi j’ai été prévenu ou secondé par autant de serviteurs de Dieu , qu’il y en a ici pour administrer sa parole à so
font conscience de rien, et lesquels s’emportant en blasphèmes contre Dieu , et contre sa parole, s’abandonnent à toutes diss
lutions, et ont dépouillé toute honte des hommes, et toute crainte de Dieu . Mais je sais qu’il y a plusieurs personnes grave
es à la complaisance, lesquelles toutefois ne voudraient pas offenser Dieu de gaieté de cœur ; entre lesquelles il y en a qu
de à leurs pas, et à la conduite de leur vie, pour être imitateurs de Dieu , comme chers enfants, et ne se plaire plus à l’im
ers enfants, et ne se plaire plus à l’imitation de choses indécentes. Dieu leur fasse la grâce d’apporter ici un esprit de d
votre entendement, afin que vous éprouviez, quelle est la volonté de Dieu , bonne, plaisante et parfaite  ». Car puisque cet
ieu, bonne, plaisante et parfaite  ». Car puisque cette «  volonté de Dieu  », selon le même, «  consiste 5 en notre sancti
ouri les crimes énormes, qui sont expressément spécifiés en la loi de Dieu  ; ils s’accommodent toutefois volontiers aux inte
échés ; tantôt par la négation d’une expresse défense en la parole de Dieu  ; tantôt par une prétention d’utilité, jusques à
se gouvernent plutôt par leur conseil et opinion que par la parole de Dieu , et qui veulent asservir la raison, à leurs passi
ragédies et Farces. Nous avons donc délibéré avec l’assistance de Dieu , de faire voir aux vrais Chrétiens, en ce petit t
re sont frivoles, et nulles : Et que la pure Antiquité en l’Eglise de Dieu les a condamnées comme pernicieuses. Et afin de n
entre les spectacles, contre lesquels plusieurs Anciens serviteurs de Dieu , ont déclamé, il y en a qui ne se pratiquent plus
oivent être entretenus en cette façon de vivre ; et si les enfants de Dieu , obéissant à sa parole, peuvent en bonne conscien
dre la mauvaisevie, en laquelle il se vantait d’être imitateur de son Dieu . Mais de quel Dieu ? disait-il : De celui qui ébr
en laquelle il se vantait d’être imitateur de son Dieu. Mais de quel Dieu  ? disait-il : De celui qui ébranle par son tonner
-je pas comme lui ? Oui, je le ferai, et volontiers  ». Nous avons un Dieu , qui ne se plaît pas en telles choses, et qui ne
que l’argument et toute la composition en fût honnête, les temples où Dieu est servi, et où sa parole se prêche, ne doivent
de Comédies ou Tragédies dedans les Temples où se fait le service de Dieu , et y jouer sur le Théâtre, Christ, la sainte Vie
Christ, la sainte Vierge, les Apôtres et Évangélistes et les Anges de Dieu , avec les saintes femmes ? Nous maintenons que ce
a Majesté de la Religion, et injurieux au sacré Ministère institué de Dieu pour édifier notre foi : et qu’il n’est loisible
édifier notre foi : et qu’il n’est loisible de détourner la parole de Dieu de son droit usage, pour la faire servir aux jeux
aire servir aux jeux et aux plaisirs des sens : puisqu’en l’Eglise de Dieu , toutes choses doivent être rapportées à la modes
si ineptement et lourdement, qu’ils semblent avoir voulu se moquer de Dieu et des hommes. Et toutefois cela se représentait
us toucher la conscience, que celles qui sont tirées de l’autorité de Dieu en sa parole, nous commencerons par là. Il est vr
. Mais ils devraient penser, que les règles générales de la parole de Dieu nous fournissent de principes, par lesquels avec
elles que le S. Esprit excite ès cœurs des Chrétiens : et conclut que Dieu ayant défendu de contrister et inquiéter cet espr
argumente, de ce que toute impudicité étant défendue par la parole de Dieu , les Chrétiens sont par là exclus des Théâtres32,
de dire, vu que nous savons qu’il sera demandé raison au jugement de Dieu de toute bouffonnerie et de toutes vaines paroles
une telle abstinence n’est point nommément dénoncée aux serviteurs de Dieu  ». À quoi il répond, «  Certes, nous ne trouvons
ue ces choses sont écrites ou défenduesba ? Nous demandons toujours à Dieu qu’il ne37 «  nous induise point en tentation  » 
me, car quiconque fait telle chose est en abomination à l’Eternel ton Dieu  ». La raison de cela, est, que la chose est de so
déguisement, et cette confusion de sexe quant aux habits,47 La loi de Dieu qui condamne cela comme une abomination, ne fait
er les hommes, et rendre les femmes impudentes, sont en abomination à Dieu  ; et ceux qui prennent plaisir à ce déguisement c
t plaisir à ce déguisement contre nature, ne peuvent s’excuser devant Dieu . Au Canon LXII du Sixième Concile de Constantinop
stitutions Ecclésiastiques. S. Augustin au second livre de la Cité de Dieu reproche aux Romains, que se servant ès Théâtres
ieux ? D’ou vient qu’on rejette le comédien, par lequel est honoré le Dieu  : pourquoi est noté d’ignominie l’acteur de cette
tes et leurs paroles, Cyprien59 avait raison néanmoins de dire, que «  Dieu défend d’être spectateur de ce qu’il défend de fa
hommes, qui ne passaient pas condamnation, même étant rédarguésdp de Dieu . Ils diminuaient leurs fautes et tâchaient d’en j
et négligence, qui est un entretien de vices, empêchent le service de Dieu , qui est négligé, ou refroidi par cette accoutuma
ertain Politique, nommé Hiéron, faisait cette objection72, « Homme de Dieu , dit-il, ce n’est pas à quoi s’étudient les Coméd
aison, ou ès compagnies ordinaires, où on blasphème souvent le nom de Dieu , on est contraint d’ouïr des paroles sales et dés
ien fait pis. Secondement ; Si on se trouve ès lieux particuliers, où Dieu est offensé, c’est par rencontre inopinée non par
signationdx ; et ne rendent aucun témoignage du regret qu’ils ont, si Dieu y est offensé. Ajoutez qu’étant avertis de s’en d
e peuple après eux : et s’ils sont coupables de grandes fautes devant Dieu , ils ne sont pas en scandale publicdy, qui est un
de ne le faire jamais immodérément ; et quelquefois aux occasions que Dieu nous envoie, de nous soustraire même les légitime
s, et connaître le jour de notre visitationep, si nous ne voulons que Dieu nous reproche justement comme jadis à son peuple
nel. » Pourquoi disait-il cela ? pource que ce peuple étant châtié de Dieu ne s’amendait point, « Il n’y avait personne qui
qui se repentît de son mal, disant Qu’ai-je fait er? » Ailleurs aussi Dieu leur reproche d’avoir mal pris leurs temps, et mo
sont insensibles à ses châtiments, et qu’au lieu de s’humilier devant Dieu , ils se jettent dedans les plaisirs de ce siècle.
n’en mouriez, a dit l’Eternel des armées. » Il n’y a rien qui offense Dieu à l’égal de cette stupidité, par laquelle nous no
ienté ? y a-t-il lieu aucun exempt des jugements et des châtiments de Dieu , et où il ne témoigne qu’il est irrité contre la
trefois peuplées, sont abandonnées de leurs habitants ; le service de Dieu banni de plusieurs lieux où il s’est exercé n’a p
coureurs de ces malheurs, déjà sont à nos portes. Les bénédictions de Dieu , qui nous avaient accompagnés, nous délaissent :
peut être qu’un présage de plus grands malheurs, si la miséricorde de Dieu ne les détourne ; ce qu’elle ne fera, qu’en nous
et en nous-mêmes : mais tels, jusques ici, par une grande patience de Dieu , que s’ils nous rendent sages après le coup ; ce
X Salvien Prêtre de Marseille, représenta la justice des jugements de Dieu , et sa providence au milieu de toutes ces confusi
préhendant d’être égalés en châtiments, recourent à la miséricorde de Dieu par un changement en mieux. VERSION DU latin
n Prêtre de Marseille, du VI Livre du Gouvernement, ou Providence, de Dieu . fc Pour laisser à part ce que vous-mêmes ex
80. Et cependant, nous qui faisons telles choses, nous plaignons que Dieu ne tient compte de nous ; et que notre Se‌igneur
en que ce soyons nous, qui abandonnons notre Seigneurfj. Feignons que Dieu nous veut regarder favorablement, quoiquefk nous
ès grand de Chrétiens, lesquels à milliers se trouvent ès spectacles. Dieu peut-il donc regarder de bon œil ceux qui sont te
héâtres ? Voudrions-nous par aventure, et estimerions-nous digne, que Dieu nous voyant dans les Cirques et Théâtres, regarde
ue peut-être comme les Anciens Païens, nous croyons que nous avons un Dieu des cirques et des Théâtres ? Car ils faisaient j
c’étaient les délices de leurs idoles. Nous, qui sommes certains que Dieu hait ces choses, comment les faisons-nous ? Ou ce
aisons-nous ? Ou certes, si nous savons que ces turpitudes plaisent à Dieu , je n’empêche pas que nous les fassions sans cess
les fassions sans cesse. Mais si notre conscience nous témoigne, que Dieu les a en horreur et en exécration, que si comme e
, que si comme en icelles le Diable trouve ses délices et s’en paît ; Dieu en est offensé ; Comment disons-nous que nous ser
’en paît ; Dieu en est offensé ; Comment disons-nous que nous servons Dieu en son Eglise, qui en l’ordure de tels jeux servo
de plein gré ? Et quelle espérance, je vous prie, nous restera envers Dieu , qui ne l’offensons point par ignorance et sans y
faisons-nous, qui nous disons Chrétiens. Nous irritons contre nous le Dieu miséricordieux par nos impuretés ; nous déshonoro
ar sa pauvreté vous fussiez rendus riches. Lequel82 étant en forme de Dieu , s’est anéanti soi-même, ayant pris forme de serv
’une vie très vilaine ? Car, dit le bienheureux Paul83, « La grâce de Dieu salutaire à tous hommes est apparue, nous enseign
ndant la bienheureuse espérance, et l’avènement de la gloire du grand Dieu , et notre Sauveur Jésus Christ ; qui s’est donné
ple soit infructueuse, pour ne nous plaire à rire, sinon en offensant Dieu  ? Rions je vous prie, quoi que sans mesure : éjou
point, qu’il y ait du plaisir à rire, si ce n’est en faisant injure à Dieu  ? Injure dis-je, et très grande. Car en ces spect
st son fils. » Donc premièrement on renonce au Diable, pour croire en Dieu , pource que quiconque ne renonce point au Diable,
u, pource que quiconque ne renonce point au Diable, ne croit point en Dieu  : par quoi qui retourne au Diable, abandonne Dieu
, ne croit point en Dieu : par quoi qui retourne au Diable, abandonne Dieu . Or le Diable est en ses spectacles et pompes, et
de, et notre péché plus énorme. Nous préférons les jeux au service de Dieu  ; Nous méprisons la table du Seigneur, et nous fa
r aux Théâtres : Enfin, nous aimons tout, nous honorons tout. Le seul Dieu est tenu pour vil entre nous, en comparaison de t
rand nombre de Chrétiens, ès places des jeux publics, ou ès parvis de Dieu  ; et si tous préféreront le Temple au théâtre ; f
, ils laissent l’Eglise, pour y accourir. Nous méprisons le Temple de Dieu , pour courir au Théâtre. L’Eglise est vide ; le l
nt, malheur à nous, et à nos impuretés. Quelle espérance reste devant Dieu aux peuples Chrétiens ? puisque ès villes Romaine
ui a été cause, qu’on ne le peut plus faire, où il se faisait : comme Dieu lui-même en a parlé aux Pécheurs par son Prophète
rt de l’Empire Romain, est en étonnement et en malédiction. Et plût à Dieu que ces choses eussent seulement été faites ci-de
uche Romaine cessât de les faire ! peut-être, comme il est écrit89, «  Dieu serait propice à nos péchés. » Mais nous ne nous
ent, qu’il n’y a aucune espèce de péché qui concerne le déshonneur de Dieu , que personne doive estimer léger. Car s’il n’est
ien se rend coupable d’un plus grand crime, celui qui est injurieux à Dieu  ? Car toujours la faute de celui qui la commet, c
èrement. Afin que nous entendissions, que rien de ce qui appartient à Dieu , ne doit être tenu pour léger : pource que ce qui
nd par l’injure de la divinité. Finalement, que fit cet Oza lévite de Dieu contre le commandement céleste, en ce qu’il tâcha
u Sabbat, fut mis à mortgv, et ce, par le commandement et jugement de Dieu , juge très équitable, et très miséricordieux, et
n’avait point encore été défendu d’en désirer : Mais, comme je pense, Dieu voulut aider par là, à l’observation de la loi, p
euple connût plus facilement, combien il devait éviter de choses, que Dieu avait interdites par ses écrits célestes, puisqu’
licite de gémir à celui qui est travaillé, mais le gémissement contre Dieu était ingrat, comme accusant Dieu de les travaill
availlé, mais le gémissement contre Dieu était ingrat, comme accusant Dieu de les travaillergx immodérément. D’où on peut en
ravaillergx immodérément. D’où on peut entendre combien doit plaire à Dieu , celui qui jouit du bonheur des choses agréables,
l propos tout cela ? II tend à ceci qu’on n’estime rien léger en quoi Dieu sera offensé. Car nous parlons des jeux publics,
e commette deux grands maux, ou en se tuant soi-même, ou en offensant Dieu , il fait l’un et l’autre en ces jeux publics. Et
nel. D’autant qu’en l’adversité il faut être plus attentifs à apaiser Dieu  ; et en la prospérité, regarder à ne le point off
s tout le contraire. Tu me demandes comment ? Ecoute. Premièrement si Dieu nous exauce par sa miséricorde, (car nous ne vivo
irés par une grande insolence de nos mœurs, que nous oublions du tout Dieu et nous-mêmes. Et combien que l’Apôtre dise, que
mêmes. Et combien que l’Apôtre dise, que tout le fruit de la paix que Dieu donne, consiste en ceci91, « que nous puissions m
ille, en toute piété, et honnêteté » : nous nous servons du repos que Dieu nous donne, pour l’employer seulement en ivrogner
ncetés, en rapines, et vivons en toutes sortes de débauches, comme si Dieu nous donnait quelques trêves de repos, pour péche
i ? nous changeons par nos iniquités la nature des choses : et ce que Dieu a fait bon par le don de sa miséricorde, nous le
ui est celui de l’Apôtre, et nous humilions sous la main puissante de Dieu , prévenant ses jugements par repentance. Dieu nou
us la main puissante de Dieu, prévenant ses jugements par repentance. Dieu nous en fasse la grâce.   FIN.   1. Tacitus A
es. bx. Être noté : être marqué d’infamie. by. S. Augustin, Cité de Dieu , II, 13. bz. Digeste, III, 2, 1, « Infamia nota
nt très dangereuses. ep. Le jour de notre visitation : le moment où Dieu nous visite, c’est-à-dire, sans doute, où nous so
omprendre : pour nous mettre sur des chemins qui mènent directement à Dieu . fa. Amati : abattu, décati, mortifié. En moyen
antérieure, de Nicolas Bauffremont, Du Vray jugement et providence de Dieu , Lyon, G. Rouillé, 1575 (le passage commence f. 1
les impuretés du spectacle… fj. Comprendre : nous nous plaignons que Dieu nous abandonne bien que ce soit nous qui l’abando
pour le mal. fq. Allusion au Christ qui, par son sacrifice, a rendu Dieu propice à l’homme. fr. Bénéfices : bienfaits fs
9 (1675) Traité de la comédie « XI.  » pp. 288-289
XI. Dieu ne demande proprement des hommes que leur amour :
créature n'est leur fin. La plénitude de la charité que nous devons à Dieu , dit saint Augustin, ne permet pas que l'on en la
t toujours vicieux et illégitime, lorsqu'il ne naît pas de l'amour de Dieu  ; et il n'en peut naître lorsque c'est un amour d
tre plaisir dans cette créature. Un Chrétien qui sait ce qu'il doit à Dieu , ne doit point souffrir dans son cœur aucun mouve
e de cette sorte sans la condamner, sans en gémir, et sans demander à Dieu d'en être délivré ; et il doit avoir une extrême
elque façon son idole; puisque l'amour est un culte qui n'est dû qu'à Dieu , comme Dieu ne peut être honoré que par l'amour.
son idole; puisque l'amour est un culte qui n'est dû qu'à Dieu, comme Dieu ne peut être honoré que par l'amour. « Nec colitu
r des vices grossiers, ne laissent pas d'être très criminelles devant Dieu , parce qu'elles sont bien aises de tenir dans le
ises de tenir dans le cœur des hommes une place qui n'appartient qu'à Dieu seul. Elles ne prennent plaisir d'être l'objet de
10 (1664) Traité contre les danses et les comédies « Chapitre XII. Du Dimanche et des jours des Fêtes. » pp. 54-66
criture même nous enseigne ; c’est pour honorer le repos ineffable de Dieu après l’ouvrage de six jours. « Dieu a fait, est-
ur honorer le repos ineffable de Dieu après l’ouvrage de six jours. «  Dieu a fait, est-il dit dans l’Exode, le ciel, la terr
ations temporelles, et qui regardent le Siècle ; pour nous occuper en Dieu , et aux choses spirituelles ; et c’est ce qu’on a
prennent que les jours des Fêtes ne sont établis que pour le culte de Dieu , et afin que nous nous souvenions de sa naissance
n l’honneur des Saints ; mais ce culte revient à la gloire du Fils de Dieu , qui en est le chef, parce que c’est lui qui les
eux, « Souvenez vous de vos Prélats qui vous ont annoncé la parole de Dieu  ; et faisant attention à la consommation de leur
r mérite ; et ils ont une entière félicite, et une parfaite gloire en Dieu , dont ils jouissent ; mais c’est nous, qui avons
autres Fêtes, sont consacrés à la gloire de la Majesté souveraine de Dieu  ; et que c’est pour cela que les ordonnances de l
avec attention les avertissements que nous vous donnons, sachant que Dieu ne nous a donné l’autorité que nous avons, que po
ués de corps, aussi bien que d’esprit, aux Hymnes, et à la louange de Dieu . Que celui de vous, qui sera proche de quelque Eg
nde promptement ; et que pendant ces jours, il répande son âme devant Dieu par les prières, et par les larmes : que vos yeux
: que vos yeux et vos mains soient pendant tout ce jour étendues vers Dieu  ; parce que c’est le jour qui représente le repos
Dieu ; parce que c’est le jour qui représente le repos éternel, et de Dieu et des âmes saintes en Dieu, c’est ce jour qui da
ur qui représente le repos éternel, et de Dieu et des âmes saintes en Dieu , c’est ce jour qui dans la Loi et dans les Prophè
ommes devenus, ce que nous n’étions pas, c’est-à-dire, les enfants de Dieu , et les héritiers de la gloire éternelle. » Et
e exhortation salutaire, qu’il sache, premièrement qu’il sera puni de Dieu pour le mépris qu’il en aura fait, et en second l
à la volupté, et au plaisir, des jours qui sont consacrés au culte de Dieu , et institués pour ne vaquer qu’aux choses divine
11 (1664) Traité contre les danses et les comédies « LETTRE DE L’EVEQUE D’AGNANI, Pour la défense d’une Ordonnance Synodale, par laquelle il avait défendu de danser les jours des Fêtes. Au très Saint et très Bienheureux Père Paul V. Souverain Pontife. Antoine Evêque d’Agnani, éternelle félicite. » pp. 154-176
le, instruisez-les dans toutes les choses qui regardent le service de Dieu , apprenez-leur les cérémonies du culte Divin, la
per quam ingredi debeant, et opus quod facere debeant. »Moys. C’est Dieu qui est l’Auteur de cette doctrine céleste, et le
les Lévites se rendent fidèlement le matin dans le Temple pour bénir Dieu , et pour chanter ses louanges ; et qu’ils s’assem
t donc point au peuple de régler les choses qui regardent le culte de Dieu , et la célébration des Fêtes. Le Pape Célestin di
ue les fidèles reçoivent avec respect la connaissance des volontés de Dieu de la bouche de leur Evêque, qu’ils demandent au
ordinem disciplinæ. » Il est donc nécessaire pour suivre l’ordre de Dieu et de l’Eglise, qu’un Evêque fasse connaître à se
s’ils renonçaient à ces divertissements si contraires à l’honneur de Dieu , et à la piété de son Eglise ; comme si la solenn
Trente, ne consistait que dans le luxe et dans les plaisirs sensuels. Dieu déclare par le Prophète Osée qu’il a ces solennit
onventuum istorum. » Amos. Mais les paroles de Malachie, ou plutôt de Dieu par sa bouche, sont plus fortes et plus expresses
Hymnes et des Cantiques spirituels, afin que leur joie soit toute en Dieu , et en Jésus-Christ, et que n’appliquant leur esp
ure des choses saintes et divines, ils se nourrissent de la parole de Dieu et du fruit des divins mystères. C’est en effet p
ui qui est en autorité dans le monde n’a pas reçu ce pouvoir en vain. Dieu le lui a donné pour appuyer les règles de la disc
r retirer de l’égarement les âmes qui se perdent et qui s’écartent de Dieu pour suivre le siècle. « Si nous avons, dit-il, q
e ; et celui qui néglige de l’aider, ne peut être que coupable devant Dieu  ; parce que, comme dit saint Ambroise, celui qui
eur, et de force, de procurer un moyen de perfection aux fidèles, que Dieu avait soumis à sa conduite ; mais il a cru qu’il
e, lorsqu’il n’y va que d’un interêt temporel ; mais dans la cause de Dieu , et lorsque les âmes sont dans le péril de leur s
absolument nécessaire que je le fasse, si je veux éviter la colère de Dieu . Puisqu’il a donc plu à votre Sainteté ; que je n
ui des autres, pour remédier aux désordres, et aux excès par lesquels Dieu était offensé dans mon Diocèse ; J'ai ordonné dan
astiques. Et mon dessein aurait heureusement réussi pour la gloire de Dieu , et pour le bien des âmes, n’eût été l’exemple d’
ause de la dureté de leur cœur ; ne laisse pas d’être coupable devant Dieu  ; les fidèles néanmoins qui sont sous ma charge,
12 (1675) Traité de la comédie « XXVII.  » pp. 318-320
et un des principaux moyens de la conserver, est d'aimer la parole de Dieu , et d'y trouver sa consolation. C'est par le sent
rophète avait éprouvée dans cette nourriture spirituelle, qu'il dit à Dieu  : « Inventi sunt sermones tui, et comedi eos, et
la joie spirituelle que l'on ressent dans la lecture de la parole de Dieu , que les joies séculières et sensuelles, et princ
ût pour ces sortes de plaisirs. C'est pourquoi ce même Prophète à qui Dieu avait donné ce goût spirituel pour sa parole, tém
a gloire et toute sa joie à considérer les merveilles des ouvrages de Dieu  : « Non sedi cum concilio ludentium, et gloriatus
le goût des spirituels, et ne trouve que du dégoût dans la parole de Dieu . Ce sont ces raisins verts dont le Prophète dit,
ennent engourdis, et incapables de goûter et d'entendre les choses de Dieu . « Qui praesentis mundi delectatione pascitur, in
. » Or entre les joies du monde qui éteignent l'amour de la parole de Dieu , on peut dire que la Comédie et les Romans tienne
parce qu'il n'y a rien de plus opposé à la vérité, et que l'esprit de Dieu , comme dit S. Bernard, étant un esprit de vérité,
13 (1684) Sixiéme discours. Des Comedies [Discours sur les sujets les plus ordinaires du monde. Premiere partie] « Sixiéme Discours. Des Comedies. » pp. 279-325
ra sont contraires à la chasteté, à la pieté, au respect qu’on doit à Dieu , à l’Eglise, aux Magistrats, aux peres & aux
& le salut public, que d’entretenir les plus dangereux ennemis de Dieu , que de nourrir & de soûtenir les causes des
permettre à leurs enfans de commettre des actions contraires à ce que Dieu leur ordonne, ils sont obligez, à plus forte rais
ces scandales ; & ils ne doivent pas douter qu’ils ne répondent à Dieu , & de ses propres outrages, & de la perte
nt ny le Ciel, ny la terre, & qui ne sont pas moins injurieuses à Dieu , que funestes aux peuples. I. Raison. Obligatio
ieu où il nomme les theatres des camps établis pour faire la guerre à Dieu , & aux vertus. Hist. de David & Saül. D
pas permis de voir, selon le sentiment de ce grand Personnage, ce que Dieu défend de faire ; on ne peut pas regarder avec in
it, & dicat non feci Eccl. 19. Vade, & corripe. Matth. 18. Dieu le commande à chaque particulier. Reprenez vostre
particuliers n’ont ny l’autorité ny la force d’en arrester le cours ; Dieu , qui en a donné le pouvoir aux Magistrats, les ob
, & leur forces à l’Eglise, pour reprimer ces ennemis declarez de Dieu , & des vertus, pour étouffer ces conspiration
étouffer ces conspirations publiques contre la majesté souveraine de Dieu , contre la sainteté des peuples, & pour empes
u’on ne represente sur les theatres quelque chose qui puisse offenser Dieu , & corrompre les hommes. III. Raison. Obli
toient pas, quand elles peuvent porter du préjudice au public ; & Dieu veut qu’ils défendent ce qui est contraire à la p
t ? L’on debitera les maximes des impies, l’on inspirera le mépris de Dieu , & de toutes ses loix, l’on enseignera à l’im
qui ne peuvent estre arrestez que par une autorité qu’il a receuë de Dieu en partie pour y mettre ordre ? Ce Magistrat manq
premiers seront châtiez, parce qu’ils ont soulevé les peuples contre Dieu  ; il se vangera des seconds, parce qu’ils ne se s
point de prescription qui puisse justifier les Magistrats aux yeux de Dieu , & les exempter des justes châtimens qu’ils m
Prophete Isaye est que les Magistrats n’ont pas plus coûté à faire à Dieu , qu’ils ne sont pas plus capables de resister à s
us de sentiment, plus d’action, plus de parole, pour les interests de Dieu & pour l’innocence des peuples, qu’un pur nea
les Magistrats qui n’ont pas plus de consideration pour la gloire de Dieu & pour le salut des peuples, que si des chose
cette importance estoient de purs neants, ne sont pas plus estimez de Dieu que s’ils estoient de purs neants ; il aura aussi
; par eux ; les Grands pechent pour les autres, & par les autres. Dieu punira sans doute les Grands à proportion de l’ét
le bien de l’Estat, pourquoy y ajoûter la surchage du spirituel, dont Dieu a donné le soin aux Ecclesiastiques ? Je sçay bie
bée, le Royaume de Juda est détruit ; malheur à leurs ames, parce que Dieu leur a rendu une partie des maux qu’ils ont merit
malheur, que pour avoir suivy la mesme route. Et qui peut douter que Dieu ne nous abandonnast aux mesmes extremitez, si nou
aux mesmes extremitez, si nous le quittions avec la mesme perfidie ? Dieu condamne Jerusalem à souffrir tous ces malheurs,
imes sont plus capables de fermer les mains, le cœur, les oreilles de Dieu , que ceux qui corrompent l’innocence des peuples 
e profession publique & constante de deshonorer & de mépriser Dieu  ? Quels crimes sont plus capables d’attirer les f
capables d’attirer les foudres, & les plus redoutables fleaux de Dieu , que ceux que saint Chrysostome considere comme d
lices commencez, comme les premiers effets des justes ressentimens de Dieu  ? Quod ille agitur non delectatio, sed pernities
les prieres les plus saintes sont incapables d’appaiser la colere de Dieu . Si vous entendez parler de ces Pieces condamnées
, les Magistrats d’empescher qu’on ne joüe des Pieces si dangereuses. Dieu nous ordonne de fuïr le peché comme Quasi à faci
n lieu si redoutable. On ne craint pas sans doute le peché autant que Dieu le commande, on n’en a pas toute l’horreur qu’il
s sont imparfaits, la verité est qu’ils sont tous deux desagreables à Dieu qui veut que nous soyons totalement attachez à la
ns des deux costez ; nous n’allons pas à la vertu avec la fermeté que Dieu desire, & nous ne pouvons aller au vice avec
lic, que les peres & les meres doivent en avoir de leurs enfans : Dieu établit en effet les Magistrats pour estre les cu
le sentiment d’un Magistrat Chrestien, il a plus de déference pour un Dieu , qui nous ordonne de preferer le salut à la fortu
p; livrée à la mort. Elle fut, à la verité, en danger de mourir, mais Dieu la preserva, & le perfide Aman fut la seule v
ient pas, & d’où la crainte de scandaliser les hommes, d’offenser Dieu , & de se perdre, les auroit obligées de se re
auroit obligées de se retirer, si elles en avoient eu la défiance que Dieu leur ordonnoit d’en avoir. Conclusion de ce p
s auroient eu de se diffamer, de corrompre le prochain, de déplaire à Dieu , & d’en estre punis. Dieu declare luy-mesme a
de corrompre le prochain, de déplaire à Dieu, & d’en estre punis. Dieu declare luy-mesme aux Puissances de l’Eglise, &am
urs impies ? Aux Pasteurs complices ? aux Magistrats rebelles ? C’est Dieu mesme qui parle. Et remarquez qu’il ne dit point
urs aumônes, leurs prieres, leurs Communions arrestent les fleaux que Dieu déchargeroit, & retiennent les foudres qu’il
sont l’appuy : vostre salut n’y est pas moins interessé que l’Estat ? Dieu vous assure que non seulement il ne vous pardonne
igence seroit cause que l’Estat perdroit ceux qui ne laissoient pas à Dieu la liberté de le punir ; vostre negligence ostero
ient pas à Dieu la liberté de le punir ; vostre negligence osteroit à Dieu la liberté de vous pardonner, & le ressentime
rde au peuple le contraindroit de n’avoir aucune pitié de vous. C’est Dieu luy-mesme qui se sert de ces termes ; vous ne dou
ne espece de trône, parce qu’on n’y enseigne pas seulement à offenser Dieu , mais qu’il semble qu’on l’ordonne. Saint Jean Ch
dictum. Cart. 3. c. 11. Opus diaboli. 6. de Guber. Les Conciles de Dieu sont composez des Pasteurs qu’il a establis pour
ssent pour nous en détourner, & pour nous perdre. Les Conciles de Dieu soustiennent la verité, reforment les mœurs, cond
de cette multitude surprenante, & presque iufinie de plaisirs que Dieu prodigue & à nos sens & à nostre esprit,
point que la Comedie ne les débauche de la fidelité qu’ils doivent à Dieu , qu’elle ne les souleve contre ses ordres, qu’ell
s plus de vostre pieté ? Ne croyez-vous pas, ne craignez-vous pas que Dieu soit plus offensé par des desobeïssances formelle
ne pas observer un des conseils de son Eglise ? Non, Messieurs, non, Dieu n’est pas seulement offensé par les crimes que le
pas de voir & d’entendre ce qui estoit capable de les corrompre. Dieu est trop pur, Dieu aime trop la chasteté, & t
d’entendre ce qui estoit capable de les corrompre. Dieu est trop pur, Dieu aime trop la chasteté, & toutes les vertus, p
e vie. Conclusion du Discours. Vous reconnoissez sans doute un Dieu pour vôtre Souverain ; vous ne doutez point que l
specte, & accomplit les ordres. Vous sçavez avec quelle insolence Dieu est tres-souvent outragé par plusieurs Comedies :
les, qui desolent les Estats, & qu’il n’y a rien de plus odieux à Dieu , & de plus pernicieux aux hommes que les pech
urage. Nous ne sçavions-pas que les vertus estoient si considerées de Dieu  ; nous ne sçavions pas que l’innocence estoit la
s pas que l’innocence estoit la production du sang & du cœur d’un Dieu incarné, & qu’elle deust regner avec luy dans
desordres, si nous eussions esté instruits comme vous du respect que Dieu merite, & de la consideration qui est deuë à
surmontez en religion & en vertu. Vous estes plus redevables à un Dieu de qui vous avez reçû plus de lumiere, autant d’a
enfaits, j’ay peine d’ajoûter que les promesses, que les menaces d’un Dieu si digne d’estre servy pour le seul honneur de lu
vostre prosperité, à vostre salut, à la satisfaction, à la gloire de Dieu , ce que plusieurs Payens n’ont pû refuser à la se
e d’estre les enfans de l’Eglise, n’ayez pas moins de respect pour un Dieu qui est son Espoux, & vostre Pere : n’ayez pa
ns ajoûter que les Puissances ne peuvent les souffrir sans desobeïr à Dieu , sans éloigner ses graces, sans manquer à l’Estat
ner ses graces, sans manquer à l’Estat, sans se rendre responsables à Dieu de ses propres outrages, du deshonneur & de l
14 (1608) Traitté contre les masques pp. 3-36
asquez & deguisez en fols, en l’honneur de la natiuité du fils de Dieu tenant des masses à la main farcies de paille ou
lee aux esprits des Chrestiens qui les a en fin renduz insensez (face Dieu que non insensibles & endurcis en leur mal sa
cest erreur qu’il y auoit deux vertus & deux puissances supremes, Dieu & le Diable, que Dieu creoit l’homme interieu
deux vertus & deux puissances supremes, Dieu & le Diable, que Dieu creoit l’homme interieur qui est l’ame, & le
ils trãsforment le visage moulé & embelly de la main ouuriere de Dieu & à sa semblance, en vn hideux spectre, &
me dit S. Maxime Euesque de Turin : n’est ce pas accuser l’ouurage de Dieu  ? desfaire ce qu’il a faict ? couurir ce qu’il ve
heresies de Marcus, de Cerdon, & autres, estoient que le fils de Dieu eternel n’auoit pris qu’vn corps vmbratil, imagin
leurs sectateurs déroboient a Iesus Christ l’honneur d’estre fils de Dieu & à la vierge la gloire de sa pudicité sans m
esie des Carpocrasiens & Heluidiens, & enueloppent le fils de Dieu tout sainct, tout-pur & tout-net, dans des dr
lut de dire souuent & souuẽt ouyr choses vtiles & agreables à Dieu  : Partant mestres chers freres, vous retenans dan
oit se plaire aux illusions des demons, & entre les seruiteurs de Dieu il n’y a nulle participation de la lumiere auec l
il de Iesus Christ auec Belial ? & quelle conuenance du temple de Dieu auec les Idoles ? Quiconque donc des croyans est
de Dieu auec les Idoles ? Quiconque donc des croyans est le temple de Dieu ou desire l’estre, que soigneusement il se garde
ent & barboüillent la beauté du visage humain formé de la main de Dieu & perfectionné à merueilles ? Là se voyent l
ur nostre salut à l’instant de Diable a introduit contre l’honneur de Dieu infiniz pernicieux monstres de masquarades, pour
dicule, pour tourner la saincteté en sacrilege, & de l’honneur de Dieu faire iniure à Dieu mesmes. Tom. 1. Epist. decr
la saincteté en sacrilege, & de l’honneur de Dieu faire iniure à Dieu mesmes. Tom. 1. Epist. decret. S. Gelase permie
qui ayant abiuré & renié la puissance & prouidence d’un seul Dieu qu’il a professees au Baptesme, se laisse emporte
du Seigneur & le calice des Demons, ni ne peux estre le temple de Dieu & le temple du Diable, la lumiere & les t
que remarque Alcuin precepteur de Charlemaigne, reuerants Ianus comme Dieu ont consacré son iour à plusieurs vilainies, quel
il adiouste, parlant de son temps, mais d’autant que par la grace de Dieu les fidelles n’en tiennent compte iaçoit que quel
e monstres, & en leur place de representer la natiuité du fils de Dieu , le reueil de l’Ange aux Pastres, la Circoncision
paroles diffamatoires & iniurieuses proferees contre l’hõneur de Dieu & de ses SS contre les Potentats, contre les
autres mouuemens, que c’est pour mener ioye de la natiuité du fils de Dieu , & s’esgayer honnestement comme l’on faict au
croyãt qu’ils fussent vrais Dieux, & roy qui doit croire vn seul Dieu , te masque à la guise des idolatres & ne croi
idolatres sans croire les idoles pour Dieux, & au lieu d’honnorer Dieu tu le deshonnore, & en faisant les actes des
olatres tu idolatres, & plus grieuemẽt que les idolatres mesmes : Dieu les auoit priuez de la lumiere de la foy & le
iere de la foy & les auoit faict cheoir aux tenebres des vanitez, Dieu t’a esclairé & tu vis en tenebres. Voicy cõme
choppé lourdement & sont cheuz en des encombres d’erreurs, quand Dieu les a priuez de sa guide & de la lumiere de l
e iour est plain de vanité & de folie, quand les hommes formez de Dieu se transforment en pecores, ou en bestes sauuages
droicts qui veulẽt trop naïfuement representer la natiuité du fils de Dieu par le bœuf & l’asne. Ceste maniere de parler
Petrus Chrisologus sermon. 155. ceux-là n’ont-il pas perdu l’image de Dieu , la ressemblance de Iesus Christ qui se transform
ment, celuy est tyrã qui prend l’habit d’vn tyran, celuy qui se faict Dieu se reuolte contre Dieu, celuy n’a pas voulu porte
i prend l’habit d’vn tyran, celuy qui se faict Dieu se reuolte contre Dieu , celuy n’a pas voulu porter l’image de Dieu qui p
ct Dieu se reuolte contre Dieu, celuy n’a pas voulu porter l’image de Dieu qui porte celle d’vn Idole, qui vouldra gaudir au
hommes, l’homme est si deshonté de prendre l’habit de femme : oyez le Dieu eternel, Deuteron. cap. 22. la femme n’aura poi
crée par le Seigneur Psal. 117., où Cassiodore observe : Iaçoit que Dieu ayt crée tous les iours, singulierement il est di
serue d’en parler plus au long sur les Capitulaires de nos Roys quand Dieu me fera la grace d’y apporter la derniere main &a
ont violé le ieusne & ceste saincte nuictee ont encouru l’ire de Dieu , en voicy vn exẽple domestique aduenu y a entour
rueilleux effects de l’indignation diuine : car il est certain que le Dieu viuant pour signaler ceste nuictee tres-saincte d
esse du matin celebree par ce prestre  : ce sont merueilles de nostre Dieu & de ce nouueau Soleil lumineux qui dissipe t
quelle punition serõt chastiez les masques qui desrobent l’honneur de Dieu à leur Dieu qui se desrobent à eux mesmes, &
ion serõt chastiez les masques qui desrobent l’honneur de Dieu à leur Dieu qui se desrobent à eux mesmes, & se mettent h
: veu dit-il qu’elle est forte Catholique & ornee d’vne Eglise où Dieu est seruy auec beaucoup de modestie, de ceremonie
, de l’Empereur des Empereurs, de ceste Emperiere & Royne mere de Dieu que l’Eglise nous met deuant les yeux en memoire
ancier, en plain chapitre la veille de Noel : Sçachez mes freres que Dieu sera auec nous en ceste saincte iournee, qu’il s’
& a veu vne multitude d’Anges qui l’enuironnoit, ce petit enfant, Dieu tressailloit de ioye & applaudissoit des main
ans de l’Eglise, ie trouueray place en quelque recoin au dehors, mais Dieu luy ayant leué la main & permis de faire du p
; de voz ancestres que vous violez, leurs cendres crieront vengence à Dieu si vous cõtinuez, Concil. Carthag, c. 63. Afric.
solutions, molesses & impuretez, abominationSupra. f. 10. (dit le Dieu eternel) à ceux qui s’oublient de tant : pour des
tuer aux bonnes moeurs & aux bonnes lettres les enfans de maison. Dieu nous a fourny de dignes personnages à cet effect,
e Cathedrale, auons pronostiqué les malheurs qui nous accueillent, si Dieu ne retire sa main vengeresse de nos folies &
s insolens plaire à soy & au populaire, est vrayement desplaire à Dieu & aux sages : ramassons nos esprits que telle
15 (1694) Sentiments de l’Eglise et des Pères « CHAPITRE II [bis]. De la Comédie considerée dans elle-même, et dans sa nature. » pp. 29-54
e nature ; puisque tout est fixe et certain à l’égard de la vérité de Dieu  : « Non potest esse aliud quod verè bonum est, et
qu’ils veulent faire ressentir à leurs spectateurs ? Hé quoi offencer Dieu en s’entretenant sans cesse de passions criminell
ui parle et qui nous donne une telle idée des Chrétiens ? L’amour que Dieu a eu de toute éternité pour eux, a été jusqu’à vo
« Ut filii Dei nominemur et simus. »Joan. 3. Comme donc le Fils de Dieu engendré du Père Eternel a paru durant toute sa v
vante de son Père : il faut de même que les Chrétiens qui sont nés de Dieu par J.C. fassent paraître dans toutes leurs actio
sent paraître dans toutes leurs actions l’image de la vie de J.C. que Dieu leur a donné pour modèle. Il faut qu’ils soient t
recherchent-ils en tout ce qu’ils font que l’honneur et la gloire de Dieu  ? Hélas, nullement, on peut au contraire leur app
que vous dirai-je de plus, vous devenez les profanateurs du Temple de Dieu dans autant d’âmes qu’il y en a, dans lesquelles
s, ou de les réveiller, et de les fortifier. C’est un commandement de Dieu qui regarde généralement tous les Chrétiens, de t
un Comédien en montant sur le théâtre, de dire : C’est pour plaire à Dieu que je vais faire cette action. Un Chrétien est a
les actions qu’ils font par une piété apparente, ne peuvent plaire à Dieu . Il ne se contente pas d’un culte extérieur, et t
oridor, fameux Comédien, qui fut fidèle à garder sa parole, après que Dieu lui eut rendu la santé. L’on sait que Rosimond (C
aisir à leur art et à leur adresse, combien doivent-ils être odieux à Dieu  ? « Quanto magis divina justitia in illos animadv
la doivent regarder ? Ne craint-elle pas de se rendre coupable devant Dieu de toutes les pensées criminelles qu’elle peut fa
les autres passions qui souillent l’âme, et la rendent désagréable à Dieu . Or comme les Comédiens n’ont jamais exécuté cett
rétiens durant le pèlerinage de cette vie. Quand on désire obtenir de Dieu quelque grâce, il faut sans doute s’approcher de
la prière, de la lecture des bons Livres, et de toutes les choses de Dieu , se doit appliquer particulièrement à la sainte C
peser quel bonheur c’est à un homme de s’approcher de la Table de son Dieu . « Quando sederis ut comedas cum principe, dilige
étant soutenues par leurs bonnes œuvres, montaient jusqu’au Trône de Dieu , et en attiraient mille bénédictions. O Dieu ! qu
aine et trompeuse apparence de Religion qui les distingue des Païens. Dieu nous commande de sanctifier avec exactitude le jo
ommande est très aisé. Car y a-t-il rien si aisé que de se reposer en Dieu  ? c’est à dire, s’appliquer uniquement à penser à
des, et de ses offenses. Le travail n’est pas mauvais en soi, puisque Dieu l’a commandé, et l’a imposé à l’homme pour pénite
Fêtes, c’est parce qu’il détourne notre esprit du culte intérieur de Dieu , qui est la fin du précepte : « Quod mentem à div
ares, afin de pouvoir aller à l’Eglise pour y chanter en l’honneur de Dieu des Psaumes, des Hymnes, et des Cantiques spiritu
e des Saints, implorer leur secours, et enfin pour pouvoir obtenir de Dieu la grâce de les imiter. Que si le Chrétien néglig
« que ce n’est pas un péché que d’aller à la Comédie les Dimanches ». Dieu veut être obéi quand il commande ; il ne s’est ré
buer à la sanctification des personnes, ou à la plus grande gloire de Dieu  ? certainement c’est bien vouloir se tromper et n
 ? certainement c’est bien vouloir se tromper et ne guère craindre un Dieu dont les menaces sont si terribles. Mais il faut
voir la ridicule interprétation que ce Théologien donne au repos que Dieu ordonne de prendre au jour du Dimanche. « Lesp. 5
t pour vaquer plus particulièrement qu’aux autres jours au service de Dieu  : mais ils ont aussi été institués pour prendre d
nt aussi été institués pour prendre du repos ; afin qu’à l’exemple de Dieu même, qui se reposa le septième jour après le gra
O la jolie pensée ! peut-on s’imaginer qu’un Prêtre ait pu croire que Dieu ait institué le Dimanche, pour y être plus offens
dans Esdras,Esdr. L. 1. c. 13. que Nehemie étant animé de l’esprit de Dieu , reprit fortement les chefs des Juifs, de ce qu’i
e ville. Et vous vous augmentez encore aujourd’hui la colère de notre Dieu , en violant la loi qu’il nous a donnée : « Et vos
et sur tous ceux qui les favorisent, les effets de l’indignation d’un Dieu si juste, et tout ensemble si terrible dans ses c
ns à rire des sottises qui se disent à la Comédie, et des offenses de Dieu , dit encore ce Père, nous commettons les deux plu
de nous faire des blessures mortelles ; et l’autre est de les faire à Dieu même : « Cum duo sint maxima mala, si homo aut se
16 (1731) Discours sur la comédie « TROISIEME DISCOURS » pp. 304-351
Comédie, si on ne la trouvait point incompatible avec les oracles de Dieu  ? Qui pourrait blâmer ou mépriser une profession
udra annoncer la parole sainte, et qui oserait condamner des Jeux, où Dieu même est de la partie ? Vous voyez sans doute, Me
que sous prétexte d’édifier les peuples en les instruisant, on jouait Dieu et les Saints. Le savoir à la fin dissipant l’ig
es téméraires violateurs de ce Décret, aussi bien que de la parole de Dieu . » Je ne pense pas qu’on voulût nier que la Coméd
noncer à soi-même, mépriser les richesses, n’aimer et ne craindre que Dieu  : « Ecoutons la fin de toute parole, dit l’Ecclés
u : « Ecoutons la fin de toute parole, dit l’Ecclésiastique, Craignez Dieu , observez ses Commandements, c’est là tout l’homm
ue, Craignez Dieu, observez ses Commandements, c’est là tout l’homme. Dieu jugera toutes les actions. Finem loquendi pariter
, que l’Ecriture n’instruit les hommes qu’en leur prescrivant d’aimer Dieu , et d’avoir en horreur tout ce qui peut nourrir o
saint Docteur, et que votre explication n’établisse pas la charité de Dieu et du prochain, vous n’entendez pas l’Ecriture, v
nfermés dans ces deux Commandements. « Vous aimerez le Seigneur votre Dieu de tout votre cœur, de toute votre âme et de tout
a un piège, au lieu de lui être un secours. "La charité qui est selon Dieu doit procéder d’un cœur pur, d’une bonne conscien
e cette sorte par l’Apôtre, embrasse les deux préceptes de l’amour de Dieu et de l’amour du prochain. dans toute l’ecriture
s propre que le Théâtre à établir, que tout ce qu’on ne fait pas pour Dieu est une cupidité condamnable ? Est-ce au Théâtre
n effet de plus grands événements que dans l’Histoire d’un peuple que Dieu conduit dans une Terre promise par des miracles c
phant, craint et respecté de tous ses ennemis, lorsqu’il est fidèle à Dieu  : abattu et sévèrement châtié, lorsqu’il oublie l
de Judith et d’Esther. Toujours grand lorsqu’il faut que la gloire de Dieu paraisse ; dans l’affliction la plus sensible et
tées, et elles doivent servir à faire entendre à tous les hommes, que Dieu sera fidèle dans toutes les promesses spirituelle
de Judith, ou telle autre qu’on voudra prendre, il n’en est aucun où Dieu ne paraisse seul grand, seul aimable, seul digne
ette sainte Héroïne est dépeinte comme une belle femme, elle se pare. Dieu approuve ses ajustements et ajoute même de nouvea
que la nouvelle Tragédie a développées dans l’Ecriture. Judith fait à Dieu cette prière Ch. 9. v. 12.. « Que la tête de ce s
Puis elle se pare de telle sorte, dit l’Ecriture, ch. 10 v. 4. que «  Dieu même lui ajouta un nouvel éclat, parce que tout c
avi : Avant que votre servante ait consumé tout ce qu’elle a apporté, Dieu fera par ma main ce que j’ai pensé. » Au lieu, di
dis-je, de ces paroles et de ces sentiments, qui marquent si bien que Dieu lui avait fait voir par avance ce qui devrait arr
nous n’usons point d’artifice, et nous n’altérons point la parole de Dieu . Abdicamus occulta dedecoris, non ambulantes in a
aucune demande. « Mais ils la laissèrent passer en lui disant, que le Dieu de nos pères vous donne la grâce, et qu’il afferm
ses transports. Est-il temps que cette sainte femme achève l’œuvre de Dieu par la mort d’Holopherne ; il faut encore que l’a
mme vous. Quel excès ! la chaste Judith qui n’est occupée que de son Dieu , aime à voir des Amants curieux et jaloux ! Sa gl
honneur avaient besoin du témoignage d’un amant fabuleux ! Elle à qui Dieu rend témoignage Chap. 13. v. 20., et qui dit si h
à qui Dieu rend témoignage Chap. 13. v. 20., et qui dit si hautement, Dieu m’est témoin que son Ange m’a gardé et qu’il m’a
mêler leurs fictions dans les sujets de piété, « Pensent faire agir Dieu , ses Saints et ses Prophètes, Comme ces Dieux écl
e pièce, ils ne mettent jamais dans la bouche des Acteurs, que ce que Dieu même leur ferait dire. Savent-ils ces admirables
mme animal et charnel, n’est point capable des choses que l’esprit de Dieu enseigne, parce que c’est par une lumière spiritu
istie les divins Mystères, les saints et sacrés symboles, le Corps de Dieu  ; car comme le Verbe s’est incarné en se revêtant
ieu ; car comme le Verbe s’est incarné en se revêtant de notre chair, Dieu s’était déjà comme incorporé, en se communiquant
e]. c. 1., dit que l’Ecriture est à la Hiérarchie de ce monde, ce que Dieu est à la Hiérarchie du Ciel. Vous vîtes le mois p
, exhorte les Fidèles à ne laisser jamais rien perdre de la parole de Dieu  ; ainsi qu’on n’oserait rien laisser tomber de la
s par des chansons et des paroles lascives, prononcent les oracles de Dieu , et que les actions des Saints soient représentée
es Saints, et de chanter publiquement les louanges Divines, après que Dieu a si souvent fait entendre aux hommes qu’il ne vo
sile expliquant ces paroles, remarque que c’est pour cette raison que Dieu fit taire le démon qui l’appelait Saint ; que sai
l imposa silence à la Pythonisse qui lui donnait des louanges, et que Dieu défend aux pécheurs d’annoncer ses justices. Si l
Nazianze, de saint Paulin ou des autres Poètes qui ont eu l’esprit de Dieu , et qu’on pourrait faire des pièces où l’Ecriture
âme et la joie de son cœur », ajoute d’abord après, que la parole de Dieu lui a appris à ne pas s’asseoir avec ceux qui jou
Instruisons-nous dans cette école si noble et si digne des enfants de Dieu , si nous nous plaisons à la beauté et à la magnif
leur état était bien saint, ils mettent le comble à leurs crimes, que Dieu saura venger tôt ou tard. Peut-être pousseront-il
17 (1667) Traité de la comédie « Traité de la comédie — X.  » pp. 464-465
X. Dieu ne demande proprement des hommes que leur amour ;
créature n'est leur fin. La plénitude de la charité que nous devons à Dieu , dit Saint Augustin, ne permet pas que l'on en la
t toujours vicieux et illégitime, lorsqu'il ne naît pas de l'amour de Dieu  ; et il n'en peut naître lorsque c'est un amour d
tre plaisir dans cette créature. Un Chrétien qui sait ce qu'il doit à Dieu ne doit point souffrir dans son cœur aucun mouvem
e de cette sorte sans la condamner, sans en gémir, et sans demander à Dieu d'en être délivré : et il doit avoir une extrême
elque façon son idole, puisque l'amour est un culte qui n'est dû qu'à Dieu , comme il ne peut être honoré que par l'amour. « 
ices grossiers, et qui ne laissent pas d'être très criminelles devant Dieu , parce qu'elles sont bien aises de tenir dans le
ises de tenir dans le cœur des hommes une place qui n'appartient qu'à Dieu seul, en prenant plaisir d'être l'objet de leur p
18 (1667) Traité de la comédie et des spectacles « Sentiments des Pères de l'Eglise sur la comédie et les spectacles — 2. SIECLE. » pp. 81-106
gain, célèbrent avec le plus d'agrément qu'il leur est possible: Mais Dieu nous garde, nous qui sommes Chrétiens, dans qui l
qui bannissons le péché, qui exerçons la justice, dans qui la Loi de Dieu règne, qui pratiquons la véritable Religion, que
sse enseigne, que Jésus-Christ qui est la véritable vie régit, et que Dieu seul règle par l'empire qu'il a sur nous: Dieu no
able vie régit, et que Dieu seul règle par l'empire qu'il a sur nous: Dieu nous garde, dis-je, de penser à de tels crimes, b
us. Mais n'est-ce pas quelque infâme qui se masque du visage de votre Dieu  ? N'est-ce pas quelque vicieux qui paraît sur la
TULLIEN Dans le Traité des Spectacles. Chap. 1. Serviteurs de Dieu qui êtes prêts d'entrer au service de sa divine M
point dans l'Ecriture sainte que cela soit défendu aux serviteurs de Dieu . Il est vrai que nous ne trouvons pas dans la sai
ron, dit le Roi Prophète, Ps. 49. v. 18. vous courez avec lui. Plût à Dieu qu'il nous fût possible de ne point vivre en ce m
ous séparer des œuvres du monde, parce que le monde est un ouvrage de Dieu , mais les œuvres du monde sont l'ouvrage du Diabl
ent d'infamie, combien plus sévère sera le jugement que la Justice de Dieu exercera contre eux ? Chap. 25. Un homme pe
de Dieu exercera contre eux ? Chap. 25. Un homme pensera-t-il à Dieu dans les lieux où il n'y a rien de Dieu ? apprend
5. Un homme pensera-t-il à Dieu dans les lieux où il n'y a rien de Dieu  ? apprendra-t-il à être chaste lors qu'il se trou
rs qu'il rend son esprit attentif aux vers que récite un Comédien ? à Dieu ne plaise que ses serviteurs se laissent emporter
cieux; car n'est-ce pas un aveuglement étrange de quitter l'Eglise de Dieu pour courir à celle du Diable ? c'est tomber du C
n frappant des mains, que vous venez d'élever pour invoquer le nom de Dieu  ? Chap. 26. Pourquoi donc ces gens qui vont
-ils pas possédés du Démon ? Nous en avons l'exemple d'une femme dont Dieu est témoin, laquelle étant allée à la Comédie en
éables au goûts; de même le Diable répand son venin sur les choses de Dieu les plus agréables; Que tout ce quic se passe à l
eront à tomber dans l'état épouvantable de douleur, que la Justice de Dieu leur reserve, nous puissions entrer dans la joie
ation de l'Apôtre, de sortir de cette vie, et souhaiter d'être unis à Dieu . Or nous devons trouver nos délices dans l'accomp
vouloir pas même, connaître les abondantes et précieuses délices que Dieu vous a préparées : Qu'y a-t-il de plus aimable, e
us propre à nous donner une extrême joie; que d'être réconciliés avec Dieu  ; que d'être éclairés de sa vérité ; que de conna
nous tend victorieux des Démons; qui fait que nous ne vivons que pour Dieu  ? Ce sont là les voluptés des Chrétiens; ce sont
défendez le parti de l'Eglise ; attendez avec vigilance le signal que Dieu vous donnera pour vous présenter devant son Tribu
19 (1694) Sentiments de l’Eglise et des Pères « CHAPITRE II. Excellentes raisons qui ont porté les Pères de l’Eglise à condamner les Comédies, et à les défendre aux Chrétiens. » pp. 12-28
le ainsi. « Nous n’avons pas reçu l’Esprit du monde, mais l’esprit de Dieu  ; afin que nous connaissions les dons que Dieu no
onde, mais l’esprit de Dieu ; afin que nous connaissions les dons que Dieu nous a faits. »1. Cor. 2. 12. Or cet esprit de
utrement que les gens du monde : car comme ils vivent par l’esprit de Dieu , c’est aussi par lui qu’ils agissent ; « Si Spiri
tachons de fléchir sa miséricorde. Car il est notre Seigneur et notre Dieu . Pour nous nous avons l’honneur d’être son peuple
par une prévarication tout à fait criminelle ? Que dirons-nous devant Dieu pour nous justifier contre les Païens ? Ils sont
d’une promesse si solemnellement donnée. Quel outrage est-ce faire à Dieu , dit Tertullien,Tertul. de pœnit. c. 5. lorsqu’ap
les actions, et si vous ne gardez point la foi que vous avez donnée à Dieu . Ne vous trompez pas, il a en horreur tous ceux q
III. RAISON. En quelque état que les Chrétiens se considèrent devant Dieu , ils ne doivent pas aller à la Comédie. Les C
s aller à la Comédie. Les Chrétiens ne peuvent se regarder devant Dieu qu’en deux manières ; ou comme innocents ou comme
rt de ceux qui vont à la Comédie, à cause du péril évident d’offenser Dieu , et par mauvais désirs, pensées sales, regards la
mme avec un mauvais désir, il a déja commis l’adultère dans son cœur. Dieu nous donne aussi de salutaires avis dans la saint
l’Opéra, parce qu’il ne doit nullement s’exposer au danger d’offenser Dieu . Mais s’il est déchu de cet état d’innocence, s’i
ar quelque peché mortel l’alliance sainte qu’il avait contractée avec Dieu  ; et s’il ne peut se regarder devant lui que comm
 15. En effet, un véritable pénitent se doit toujours regarder devant Dieu comme un criminel, qui craint que l’heure de sa m
t préparées. C’est ce qui fait ainsi parler un Prophète de la part de Dieu . Ne soyez pas dans la joie, ô Israël, et ne faite
etentir des cris d’allégresse, parce que vous avez péché contre votre Dieu  : « Noli latari Israël, noli exultare, sicut popu
Chrétien se distingue de l’Infidèle, en ce qu’il ne met sa joie qu’en Dieu  ; et le pécheur converti doit se distinguer de ce
ncer incessamment vers leur véritable patrie, qui est le Ciel, et que Dieu leur a donné le temps, comme un moyen nécessaire
e nous est pas libre de disposer de ce temps comme il nous plait. Car Dieu ne nous le donne que pour faire son œuvre ; c’est
encore pour l’employer aux Jeux et aux divertissements défendus mais Dieu nous marque dans l’Apocalypse qu’il ne nous l’a d
faites du temps, dit saint Chrysostome,Chrys. Hom. 57. in c. 7. Ioan. Dieu ne vous a donné la vie, qu’afin que vous le servi
s, que dirons-nous pour nous excuser, quand nous comparaîtrons devant Dieu  ? V. RAISON. Les Chrétiens ne doivent pas aime
dont ils savent que le Diable est l’auteur, ni aller dans un lieu où Dieu est si offencé. Le diable prévoyant combien l
t esprit conduise jamais à la Comédie un Chrétien qui est l’enfant de Dieu  ? Un enfant qui aime son père, prendrait-il plais
s outrages ? il n’y a point d’apparence, ce ne serait pas l’aimer. Or Dieu est le véritable père des Chrétiens ; Jésus-Chris
eux qui ont prêté ou leurs langues ou leurs oreilles pour offenser un Dieu qui doit être leur Juge, et cependant l’on va san
20 (1664) Traité contre les danses et les comédies « Chapitre II. De deux sortes de Danses, dont il est parlé dans l’Ecriture Sainte. » pp. 6-13
unes viennent d’un mouvement de grâce, et sont rapportées au culte de Dieu , comme celles que nous avons marquées au Chap. pr
son propre plaisir, que le S. Esprit condamne comme des exercices, où Dieu est ordinairement offensé. « Ne fréquentez point,
e Rachel avait été conduite, qui répandant son cœur en la présence de Dieu dans l’amertume de son âme, disait qu’elle ne « s
rches mesurées des filles de Sion », qui attiraient la malédiction de Dieu sur elles. Car les femmes Juives étaient fort ado
n profanant comme ces peuples charnels les jours destinés au culte de Dieu , par des recréations mondaines ; qu’ils apprennen
es, et les perdre, et par l’ambition qu’il a de se rendre semblable à Dieu , et de se faire adorer, a voulu qu’on employât da
inspirés du S. Esprit, ont fait extérieurement pour le culte du vrai Dieu . L’usage de cette sorte de danses qui selon l’Ecr
age de cette sorte de danses qui selon l’Ecriture servent à glorifier Dieu , ne se trouve point parmi les Chrétiens, si ce n’
ut-être en ce que le Clergé et le peuple fidèle s’assemble pour bénir Dieu , pour le remercier, et pour l’invoquer, enfin pou
vicieuse, et désordonnée. Et par là ceux qui ont été faits enfants de Dieu , et membres de Jésus-Christ par leur Baptême, dev
21 (1769) Réflexions sur le théâtre, vol 8 « Réflexions sur le théâtre, vol 8 — RÉFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE HUITIEME. — CHAPITRE VI. Euphemie. » pp. 129-148
bit que l’on porte, les vœux qu’on a faits, les graces abondantes que Dieu prodigue à ceux qui le servent ? C’est oublier la
a mort, une haire, rien n’a pu n’arracher à se trait ; voilà l’unique Dieu que je sers, que j’adore, à qui je veux offrir mo
ilité d’action, qu’on remplace par des lazzis. 4.° Par-tout on tutoie Dieu . Je sais que les Poëtes le font souvent ; mais je
mon cœur, & vous, vous son épouse, ces murs, ces murs sacrés, ce Dieu , ce Dieu jaloux, &c. cette répétition a de la
, & vous, vous son épouse, ces murs, ces murs sacrés, ce Dieu, ce Dieu jaloux, &c. cette répétition a de la grace, d
Lui-même il se trahit, ou plutôt la vérité le décelle. Ce n’est point Dieu qui l’a touché ; son amour, sa fureur, sont toujo
e effroyable où je me précipite. Je pars, je t’obéis encore plus qu’à Dieu . Constance, tu reçois mon éternel adieu. Mon ame,
l’en retirer ; mais elle le repousse avec indignation, prétendant que Dieu qu’il y détruit la substance mortelle, qu’elle y
ui seule il attribue sa conversion : Je t’obéis bien plus encore qu’à Dieu . C’est-à-dire, je te quitte, non parce Dieu me l’
éis bien plus encore qu’à Dieu. C’est-à-dire, je te quitte, non parce Dieu me l’ordonne, mais parce que tu me chasses. Il s’
me chasses. Il s’enfuit précipitamment, bien loin de se tourner vers Dieu . Elle le suit des yeux jusqu’à ce qu’elle cesse d
tre pas lui même des feux. Le ton de la menace appartient à l’erreur. Dieu nous menace de l’enfer ; est-ce une erreur ? Sa t
emporté, déchiré par deux ames ? l’ame est déchirée, ne déchire pas. Dieu ne peut changer mon ame ; pour me vaincre, il fau
qu’une ame expirante, des larmes repoussées dans une ame expirante ? Dieu va vous accabler du céleste courroux. Qu’est-ce q
du céleste courroux. Qu’est-ce que ce courroux céleste, différend de Dieu  ? Il ne peut vous absoudre. Quelle erreur grossie
du bien, nous prierons ensuite. Renversement : il faut commencer par Dieu & la priere pour obtenir la grace de faire du
Dans le système philosophique on fait parade d’humanité, le culte de Dieu n’est compté pour rien. On ne parle par-tout de l
appé du céleste anathême, je ne te quitte point. Sa maîtresse est son Dieu . Oui, c’est moi qui t’adore ; content de t’adorer
à la face du ciel m’avouer ton époux. Nous serons unis par la vérité. Dieu , j’ose à ton autel attester ta grandeur. Voilà, j
à un autre, il n’auroit aucun droit, à plus forte raison étant unie à Dieu . Il répond en forcéné : J’aurois les droits les m
a rage auroit percé celui du ravisseur. Il blasphême contre l’Eglise. Dieu que pour mon supplice De ses crimes la terre a re
que pour mon supplice De ses crimes la terre a rendu le complice, Ce Dieu que le mensonge & la crédulité Font servir de
la religion, pour de saints mouvemens, mon feu, ma passion : Lorsqu’à Dieu j’ai cru rendre hommage, c’étoit toi, c’étoit toi
nce du saint Sacrement, comme il dit lui-même, ce Tabernacle saint où Dieu même repose, seroit-il jamais trop puni ? Malgré
e exhortation. C’est dommage qu’elle la défigure ; elle se plaint que Dieu condamne son amour : Hé quoi ! sans qu’il t’offen
ils n’ont donc pas été hypocrites ; ils se sont donnés entierement à Dieu , l’engagement au sacerdoce & à la religion es
thias, des contresens, des idées fausses. En voici quelques exemples. Dieu m’a congédiée. On congédie un domestique ; Dieu r
ci quelques exemples. Dieu m’a congédiée. On congédie un domestique ; Dieu réprouve, rejette, ne congédie pas. Je fermerai v
premier jour d’hymen, le lit d’hymenée. On ne dit ni l’un ni l’autre. Dieu s’applaudit de toi. La nature indignée & jalo
l’autre. Dieu s’applaudit de toi. La nature indignée & jalouse de Dieu . La terre gronde. La terre tremble, s’ouvre, ne g
s la vie ? l’ame. Quel horrible sacrifice ! Au cloître, à mon état, à Dieu trop méconnu. Le pécheur méconnoît, n’est pas méc
22 (1694) La conduite du vrai chrétien « ARTICLE V.  » pp. 415-435
ieurs les Juges devraient s’opposer, parce qu’il y va de la gloire de Dieu , de l’honneur de l’Eglise, et du bien des fidèles
leurs : c’est leur permettre d’arracher les âmes d’entre les mains de Dieu , pour les rendre les esclaves du diable. Si donc
apprenez deux choses, la premières que toute votre puissance vient de Dieu , la seconde que ce même Dieu vous demandera compt
ières que toute votre puissance vient de Dieu, la seconde que ce même Dieu vous demandera compte de toutes vos œuvres, et fo
qui ne trouvent leur accommodement, que dans la perte des autres. Si Dieu ordonne aux Juges par la bouche du même Prophète
que ceux qui corrompent les mœurs, y paraissent effrontément, et que Dieu y est outragé publiquement et impunément : qui po
es paroles, il leur représente qu’ils sont revêtus de la puissance de Dieu  ; que c’est de lui seul qu’ils tiennent leur auto
’ils tiennent leur autorité sur les autres, et qu’ils sont enfants de Dieu non seulement par adoption, comme le reste des ho
seulement par adoption, comme le reste des hommes, en tant que unis à Dieu par la foi et par la grâce, mais encore par leur
r établissement dans leurs Charges, par celui qui est le seul et vrai Dieu , au pouvoir duquel ils participent. Or si le Prop
. Or si le Prophète appelle les Juges, « des Dieux, et les enfants de Dieu  », n’est ce pas pour les engager doucement et agr
les avant-coureurs, à savoir d’arracher les âmes d’entre les mains de Dieu , pour les faire les esclaves de Satan, par la lib
tisfaction d’un Tabarin, d’un Jodelet, et d’un faquin, à la gloire de Dieu , à l’honneur de son Eglise, et au salut des âmes
e condition, sans se mettre en peine s’ils violent les jours dédiés à Dieu , se persuadant, comme j’ai dit, qu’il leur suffit
r n’est-ce pas profaner ces saints jours ? n’est-ce pas les dérober à Dieu , pour les consacrer au Diable ? n’est-ce pas fair
tes rendus à ces pernicieuses assemblées : vous y avez plus déshonoré Dieu cent fois, que vous ne l’avez honoré par la Messe
23 (1768) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre douzieme « Réflexions morales, politiques, historiques, et litteraires, sur le théatre. — Chapitre VII. Troisieme suite du Fard. » pp. 171-194
res, d’après Tertulien & Saint Cyprien, que le fard fait injure à Dieu , que c’est vouloir réformer son ouvrage, y ajoute
oucher aux tableaux d’Apelle, que ce qui est naturel est l’ouvrage de Dieu , & ce qui est artificiel l’ouvrage du démon :
e tems l’espece d’attentat de ceux qui s’en servent sur la volonté de Dieu , & les arrangements de sa providence : Non p
nigrum, nec adjicere ad staturam suam lubitum unum. En vous formant Dieu a réglé les dimensions de votre corps, les traits
court après la gloire de la beauté, il prétend ajouter à l’ouvrage de Dieu , donner des couleurs & des agrémens qu’on n’a
donner des couleurs & des agrémens qu’on n’a pas reçu, & que Dieu ne veut pas donner, c’est censurer la providence,
e vous cultivés votre esprit par l’étude, votre champ par la charrue. Dieu bénit un travail honête, par l’accroissement de c
de ces biens naturels ; mais il faut vous contenter de la moisson que Dieu fait naître, & ne pas vouloir forcer la provi
uaires à la porte du Temple de Venus, quelle leçon ! Vous êtes devant Dieu , qui voit tout, avec le monde, qui examine tout,
ui examine tout, dans la compagnie des libertins qui abusent de tout. Dieu voit le fard & le condamne, le monde le voit
iteront la Reine, les bourgeoises imiteront les femmes de Cour, & Dieu sait si les maris en patiront ; mais ce qui nous
s cheveux ; on le fait encore ; un moine par ses vœux se rend serf de Dieu , il étoit juste de lui faire le sacrifice du simb
aces. Les sentimens du cœur sont sans doute, le principal hommage que Dieu demande ; mais il exige aussi l’hommage du corps.
ande ; mais il exige aussi l’hommage du corps. Glorifiez & portez Dieu dans votre corps, dit l’Apôtre, par la mortificat
ification, le travail, la modestie. Le corps porte & glorifie son Dieu , la modestie regle ses mouvemens, la mortificatio
s exemples. Ainsi fardé, dit Saint Cyprien, vous êtes sur de plaire à Dieu  : Taliter pigmentate Deum habebitis amatorem. I
ervi à parer cette Hostie à orner ce Temple, & n’ont pu plaire au Dieu de toute sainteté. Portez-les aux Temples des fau
e répandre leur culte, en même tems qu’elles détruisent celui du vrai Dieu . Ce sont les deux plats d’une balance, ce qui aba
cœur, & le blesser par l’amour. Ce sont des crimes aux yeux d’un Dieu jaloux, qui veut que son Epouse soit toute à lui 
tendent qu’à blesser le cœur des hommes, blesse assurément le cœur de Dieu . On ne dira pas que c’est par les vertus ; l’affe
c’est par les vertus ; l’affection de la parure des cheveux déplait à Dieu , parce qu’elle plait trop aux hommes, de l’aveu d
ur naissance, leurs boucles, leurs tresses remplissent le carquois du Dieu d’amour ; on en fait des colliers, des bracelets,
rs. Travail très-inutile à l’Eglise ; n’ont-ils pas blessé le cœur de Dieu par un cheveu ? Vulnerasti in uno crine. Le mê
Le même cheveu blesse donc deux cœurs en même tems, & celui de Dieu & celui des hommes : que ces deux blessures s
monde : ce qui embellit aux yeux du monde, rend difforme aux yeux de Dieu . Choisissez-donc entre deux maîtres, vous ne saur
a-t-elle des charmes quand on est idolâtre de la parure ? Veut-on que Dieu seul regne, lorsque l’on veut regner sur des aman
quand on tend des piéges à l’innocence ? Si l’on ne veut que plaire à Dieu , on est bien à plaindre de prendre inutilement ta
à Dieu, on est bien à plaindre de prendre inutilement tant de peine, Dieu n’en tient aucun compte ; le fard ne blesse point
ire qu’aux hommes, on est plus à plaindre encore, puisqu’on déplait à Dieu , & qu’en perdant la grace on perd tout pour l
femme à sa toilette est un Jugè sur son tribunal, elle prononce entre Dieu & le monde, elle prononce entre ses amans, &a
, & le plus important, est celui que prononce la conscience entre Dieu & le monde. Si la Réligion gagne la cause, el
par les attraits de la femme ; pour lui épargner un si grand danger, Dieu défend de régarder la vanité du monde : Odisti o
s personnes sont en état de péché, & indignes de communier devant Dieu , elles le sont encore devant les hommes ; puisque
24 (1694) Maximes et Réflections sur la Comédie « XXX. Profanation du dimanche : étrange explication du précepte de la sanctification des fêtes. » pp. 109-116
pour les sanctifier, et pour vaquer plus qu’aux autres au service de Dieu , mais encore pour prendre du repos à l’exemple de
au service de Dieu, mais encore pour prendre du repos à l’exemple de Dieu même »Page 55. [« Lettre d’un théologien », page
ant moins souffrir ses profanations sur l’écriture et sur le repos de Dieu , qu’elles tendent à renverser le précepte de la s
X. 9. [1e épître aux Corinthiens, chapitre IX, verset 9].« Est-ce que Dieu a soin des bœufs ? Numquid de bobus cura est Deo 
peuple consistait à se relâcher de son travail pour méditer la loi de Dieu , et s’occuper de son service. Rechercher son plai
une profanation manifeste du saint jour. Isaïe y est exprès, puisque Dieu y reproche aux Juifs trois à quatre fois « d’avoi
é que les délices et la gloire du Sabbat est de mettre son plaisir en Dieu  : et maintenant on nous vient donner le plaisir d
la comédie, où les sens sont si émus, comme une imitation du repos de Dieu et une partie du repos qu’il a établi. Mais laiss
age ? En vérité on pousse trop loin la licence : les commandements de Dieu , et en particulier celui qui regarde la sanctific
a police humaine est obligée d’épargner, passe de même au jugement de Dieu . Après tout, que sert aux comédiens et à ceux qui
ondaine l’esprit de recueillement et de componction, que la parole de Dieu et ses louanges auront excité ? Disons donc, que
25 (1667) Traité de la comédie « Traité de la comédie — XXV.  » p. 484
ndement exprès par ces paroles : « Sine intermissione orate.  » Priez Dieu sans discontinuation. Et Jésus-Christ par celles-
prière ne peut consister dans une attention perpétuelle de l'esprit à Dieu , et qu'il suffit qu'il demeure quelquefois dans u
u, et qu'il suffit qu'il demeure quelquefois dans un simple désir que Dieu y connaît ; mais il est certain que ce désir s'ét
ière, sont obligés au moins de se renouveler de temps en temps devant Dieu  : et comme c'est par ces prières actuelles qu'ils
issant l'âme de folles pensées, la rendent incapable de s'appliquer à Dieu . Cela suffit pour obliger tous ceux qui ont quelq
age l'âme hors de soi, qui la rende plus incapable de l'application à Dieu , et qui la remplisse davantage de vains fantômes.
sprit de prière, ni cette sainte ardeur qui s'excite quand il plaît à Dieu par la méditation : « Et in meditatione mea exard
26 (1765) Réflexions sur le théâtre, vol. 4 « CHAPITRE I. Du sombre pathétique. » pp. 4-32
, pour vivre auprès de lui, l'enlever à son état, « et oser être d'un Dieu l'orgueilleuse rivale ». Elle est reçue sans que
le vie par ces trois mots dont l'union est un blasphème, en invoquant Dieu et son amant : « Dieu, Commenge, je meurs ». Peut
ots dont l'union est un blasphème, en invoquant Dieu et son amant : «  Dieu , Commenge, je meurs ». Peut-on rendre les héros p
at et leur vie austère. C'est d'abord un scandale de faire blasphémer Dieu et la providence, même en faisant suivre le repen
uence pour des Chrétiens (ce que je n'examine pas ici), c'est le vrai Dieu , contre lequel on versifie de sang froid et l'on
ouche d'un homme de condition, d'un Religieux de la Trappe ? Il brave Dieu avec insolence : « Dieu vengeur, tonne, frappe,
ion, d'un Religieux de la Trappe ? Il brave Dieu avec insolence : «  Dieu vengeur, tonne, frappe, elle est tout ce que j'ai
u vengeur, tonne, frappe, elle est tout ce que j'aime : Elle sera le Dieu dans mon cœur adoré. Ce n'est pas trop de toi, gr
lle sera le Dieu dans mon cœur adoré. Ce n'est pas trop de toi, grand Dieu , pour la combattre. Frappe, qu'un coup de foudre
ur son cœur. « Je sens qu'Adélaïde est tout ce que j'adore : Grand Dieu , de cet objet laisse-moi me remplir. » Un adult
Grand Dieu, de cet objet laisse-moi me remplir. » Un adultère ! à Dieu  ! « Eût-on pu me l'ôter, sans m'arracher la vie
éternel supplice, Rien ne saurait détruire ce souvenir vainqueur. » Dieu lui-même ne le peut pas : « Ne peux-tu dans mon
es, ici ce sont des erreurs. Il combat l'enfer et l'éternité : « Ce Dieu qui nous créa, qu'on ne peut trop chérir, Comme u
tus naturelles ? « Mais ce souffle immortel (l'âme) est l'esprit de Dieu même, Tremblez qu'il n'ait sur vous attiré l'anat
me. » Que signifie ce galimatias ? l'âme n'est-elle que l’esprit de Dieu même ? Dieu est donc l'âme de tous les hommes, le
signifie ce galimatias ? l'âme n'est-elle que l’esprit de Dieu même ? Dieu est donc l'âme de tous les hommes, les hommes n'o
me, du moins spirituelle, puisqu'il n'y a d'autre esprit que celui de Dieu . Voudrait-il renouveler le système du philosophe
animal ab unica anima substantia gubernetur. Mais comment l'esprit de Dieu peut-il attirer l'anathème ? il est la sainteté m
rit de Dieu peut-il attirer l'anathème ? il est la sainteté même. «  Dieu suprême, daigne m'entendre… Que l'esprit éternel
. Si c'est l'esprit de l'homme, est-il éternel ? si c'est l'esprit de Dieu , Dieu enflamme-t-il son esprit ? « Brise un jou
'est l'esprit de l'homme, est-il éternel ? si c'est l'esprit de Dieu, Dieu enflamme-t-il son esprit ? « Brise un joug que
un sens métaphorique ? Ce sont des opérations divines ; les mains de Dieu créent-ellesleurs opérations ? le bonheur éternel
réent-ellesleurs opérations ? le bonheur éternel est la possession de Dieu  ; n'est-il que la possession des miraclesqui sont
s paroles. L'éternité repose-t-elle sur quelque chose ? l'éternité de Dieu est-elle différente de Dieu, pour reposer en Dieu
-t-elle sur quelque chose ? l'éternité de Dieu est-elle différente de Dieu , pour reposer en Dieu ? S'il y avait quelque diff
ose ? l'éternité de Dieu est-elle différente de Dieu, pour reposer en Dieu  ? S'il y avait quelque différence, ce serait bien
oser en Dieu ? S'il y avait quelque différence, ce serait bien plutôt Dieu qui reposerait dans l'éternité. Cette pièce si va
u’abandonner à l'homme ; mais je sais que si l'homme est abandonné de Dieu , il est perdu, et ne peut plus rien faire. Tenir
t de la mort, où au contraire elle devrait commencer pour faire prier Dieu pour le repos de l'âme. Et on donnera cette pièce
évère jusqu'à la mort dans ses sacrilèges : « C'était d'un homme, ô Dieu , que j'encensais l'image, … Il n'était point d'au
un homme, ô Dieu, que j'encensais l'image, … Il n'était point d'autre Dieu pour mon cœur. » Un personnage si méprisable pe
sa faiblesse est-il quelque joug volontaire ?  » « Ce serait servir Dieu , lui rendre un digne hommage, Que de passer mes j
écheurs, que donne le pieux Voltaire dans la Henriade. « Hélas ! un Dieu si bon, qui des hommes est maître, En eût été ser
r de lui désobéir. » Un autre Poète avait dit avant lui : « Quand Dieu veut sauver l'homme, en tout temps, en tout lieu,
en tout temps, en tout lieu, L'indubitable effet suit le vouloir d'un Dieu . » On ne doit pas être surpris qu'avec de tels
des cieux : les chœurs des Anges et des Saints sont ils des peuples ? Dieu même par ta bouche a prononcé tes vœux : Dieu pro
sont ils des peuples ? Dieu même par ta bouche a prononcé tes vœux : Dieu prononce-t-il les vœux qu'on lui adresse ? A tes
les yeux, s'élèvent-ils dans l'âme ? les rayons sont-ils sereins ? Un Dieu qui domptera ses jaloux adversaires : les passion
ptera ses jaloux adversaires : les passions ne sont point jalouses de Dieu . Que ma bouche, ô mon Dieu, par un suprême effort
27 (1666) Dissertation sur la condemnation des théâtres « Disseration sur la Condemnation, des Théâtres. — Chapitre III. Que les anciens Pères de l'Eglise défendirent aux Chrétiens d'assister aux Jeux du Théâtre, parce que c'était participer à l'Idolâtrie. » pp. 57-89
les eaux du Baptême, qui étaient parvenues à la connaissance du vrai Dieu , et qui par les mouvements du Saint Esprit, et en
n l'honneur des Idoles, ils se déclarent Idolâtres, ils font injure à Dieu , et méprisent la véritable Religion ; et l'on ne
lus quelque honteuse fable des Grecs ; ils y célébraient la gloire de Dieu par des Hymnes saintes ; et l'on ne se doit point
des inventions des Démons ? Comment approuve-t-il contre l'intérêt de Dieu tant de superstitions, qu'il aime sans doute, pui
ntroduites. Enfin après y avoir renoncé dans le Baptême, il renonce à Dieu , dans ces Jeux publics. L'idolâtrie est la mère d
'ils ne doivent point se trouver où sont les blasphémateurs du nom de Dieu . » Et Saint ChrysostomeD. Chryst. hom. 15. ad. po
cette assemblée diabolique, formée contre la plénitude de l'Eglise de Dieu . Mais sans nous en mêler davantage, l'Orchestre e
maintenant déserts, et tous viennent ici pour chanter les louanges de Dieu . » Les Conciles ont « Scenicis atque histrionibu
faut pas que les Fidèles les fréquentent, c'est blasphémer le Nom de Dieu qui les défend, c'est honorer ces Dieux abominabl
eux ; car, l'Apôtre dit, qu'il n'y a point de convenance du Temple de Dieu avec les Idoles, et qu'il ne faut point avoir de
orises leurs damnables voluptés ? Tu les entends blasphémer le Nom de Dieu , et tu le souffres patiemment, tu les vois aller
crit Lactance, et les Jeux publics, afin que rien ne nous détourne de Dieu  : car la célébration de ces Jeux sont les Fêtes d
e trouve en ces assemblées de Religion, il abandonne le culte du vrai Dieu , et se met du parti des faux Dieux, dont il célèb
er aucun douteSalvien. l. 6. de provid.. « Pensons-nous, dit-il, que Dieu reste en notre cœur au milieu des Cirques et des
e de s'imaginer que le plaisir est léger, s'il ne fait injure au vrai Dieu , mais une très grande injure ? Dans les Spectacle
ssement, mais la mort. Nous préférons les bouffonneries à l'Eglise de Dieu , nous méprisons ses Autels, et nous allons honore
y aimons toutes choses, nous y adorons toutes choses, et nous jugeons Dieu seul digne de mépris. Les Spectacles ont deux gra
deux grands maux ; l'homme se rend lui-même l'auteur de sa perte, et Dieu s'y trouve grièvement offensé ; l'homme y cherche
tragée par des superstitions sacrilèges : Il ne faut point douter que Dieu n'en soit grièvement offensé, puis qu'elles sont
es cendres et sur les ossements des vôtres ? Quoi vous voulez irriter Dieu par des plaisirs criminels, et par des superstiti
28 (1763) Réflexions sur le théâtre, vol. 1 « CHAPITRE V. Des Pièces tirées de l’Ecriture sainte. » pp. 96-119
u peuple ; en se familiarisant avec elles, il cesse de les respecter. Dieu l’avait expressément ordonné ; le Grand Prêtre av
stes, des discours pleins de mollesse et de dissolution. La parole de Dieu est faite pour être méditée, prêchée, adorée, non
fournir le fond d’un divertissement public. C’est aux Ministres dont Dieu ouvre la bouche, à l’enseigner, et non à des lèvr
e n’est pas mille fois plus profanée que dans l’histoire du Peuple de Dieu . Y en conserve-t-on l’intégrité ? n’y mêle-t-on,
aham ? On fera l’apologie des profanations théâtrales de la parole de Dieu , et un style fleuri qui inspire la piété, sera tr
nes d’employer jamais, de quelque manière que ce soit, les paroles de Dieu à de pareils usages, et il veut que ces téméraire
u.). On voit communément dans les Pères de l’Eglise, que la parole de Dieu est comparée au corps et au sang de Jésus-Christ,
u pain que l’homme vit, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu . C’est toujours le Verbe divin, le Fils unique du
Esprit Saint les présente. David n’est plus un homme selon le cœur de Dieu , un grand Prophète, le père du Messie, dont un Ho
le cœur de Dieu, un grand Prophète, le père du Messie, dont un Homme Dieu daigne porter le nom ; c’est un amant de Bethzabé
on lira par curiosité, pour comparer l’ouvrage du Poète avec celui de Dieu  ; la sécheresse de celui-ci auprès de la pompe du
angile. Aussi ces graves Auteurs, dit Boileau, « Pensent faire agir Dieu , les Saints et les Prophètes, Comme ces Dieux écl
bîmes, cet esprit d’oraison qui nous obtient l’entrée du sanctuaire ? Dieu ne se communique qu’aux âmes simples qui l’adoren
autrefois. Le scandale était révoltant. Un Athée dit ne pas croire en Dieu , un Déiste le suppose indifférent à sa propre glo
indifférent à sa propre gloire ; en se familiarisant si fort avec le Dieu des armées, montre-t-on plus de religion ? Au res
, l’acteur et le spectateur ne cherchent qu’à s’amuser, sans penser à Dieu , et un grand nombre des uns et des autres, par de
x capables d’alarmer la pudeur. Ce n’est plus une héroïne inspirée de Dieu , qui entreprend avec courage, exécute avec fermet
témérité. Dans l’Ecriture elle a recours à la prière, rapporte tout à Dieu , ne cherche que sa gloire, le remercie du succès.
en prières tout le peuple, qui jusqu’aux enfants se prosterne devant Dieu  : c’est trop de sérieux et de piété pour le théât
, son dépit, sa jalousie, et au moment même qu’elle achève l’œuvre de Dieu , où le Saint Esprit dit qu’elle était seule avec
croit que sa gloire a besoin d’un tel témoin. Elle qui n’envisage que Dieu , qui se dit sous la protection des Anges, à qui D
i n’envisage que Dieu, qui se dit sous la protection des Anges, à qui Dieu même rend témoignage, que tout le monde regarde a
ation de leurs galanteries dans la coquetterie d’une Sainte avouée de Dieu même. Mais ce premier feu étant passé, on rendit
té d’altérations, plusieurs même indécentes, contraires à l’esprit de Dieu , à la sainteté des personnes, à l’édification du
de trouver dans leurs temples les Lévites et le grand Prêtre du vrai Dieu . Mais l’Abbé auteur donne prudemment à son drame
1.° Il ne convient pas, dit Tertullien (L. 4. contra Marcionem), que Dieu soit loué par le Démon, la vérité par le mensonge
aus mea silentium tuum, tormenta tua. » Avant d’annoncer la parole de Dieu , Isaïe demande qu’on purifie ses lèvres ; Dieu ap
’annoncer la parole de Dieu, Isaïe demande qu’on purifie ses lèvres ; Dieu approuva sa délicatesse, et ordonna à un Ange de
anal si corrompu ? « Dæmonibus non credimus, etiam vera dicentibus. » Dieu a dit au pécheur : C’est bien à vous à parler de
Qui peut ne pas rire entendant une Comédienne dire fort dévotement à Dieu  : « Pour moi que tu retiens parmi ces infidèles
les autres habits des souverains Pontifes, consacrés et ordonnés par Dieu même. Un petit colet est moins sacré et moins ind
29 (1685) Dixiéme sermon. Troisiéme obstacle du salut. Les spectacles publiques [Pharaon reprouvé] « La volonté patiente de Dieu envers Pharaon rebelle. Dixiéme sermon. » pp. 286-325
La volonté patiente de Dieu envers Pharaon rebelle. Dixiéme sermon. Troisi
qu’il luy faisoit de donner la liberté aux Enfans d’Israël, venoit de Dieu  ; ce Prince rebelle à la grace des miracles, auss
nce rebelle à la grace des miracles, aussi bien qu’au commandement de Dieu , appella promtement à son secours les plus fameux
it seduit par ce plaisir enchanté, resista toûjours à la puissance de Dieu , retint son peuple dans l’esclavage, & mit un
semble aussi qu’il affecte par une vaine imitation de l’immensité de Dieu , de se rendre present dans tous les lieux du mond
que le principal dessein du demon ayant été de corrompre le culte de Dieu & la sainteté de la Religion, il a executé so
que dans la suite des tems l’Evangile avoit rétabli le culte du vray Dieu , qu’il avoit renversé les idoles, banni l’idolatr
our élever leur religion & leur empire sur les ruines du culte de Dieu , inter cætera idolatriæ etiam spectaculorum inqu
, leur seroit d’un grand secours pour débaucher l’homme du service de Dieu , & le consacrer à leur culte, ont inspirez au
n d’un certain Comus, que les idolatres ont autrefois adorez comme le Dieu qui presidoit aux festins, à la débauche & à
. que Philostrate en a fait. Et comme il n’y avoit point autrefois de Dieu particulier qui n’eût aussi son culte & ses s
mini placuerit, Deus non eritTertull. apolog. , il n’y aura point de Dieu s’il ne plaît pas aux hommes. Or je vous demande,
ns cette entreprise que le demon qui est, dit Tertullien, le rival de Dieu , & le copiste de Jesus-Christ, a imité &
les effets : car premierement elle rend le Chrétien enfant adoptif de Dieu  ; elle luy imprime le caractere invisible de cett
est que comme la grace du Baptême nous doit faire enfans adoptifs de Dieu , il faut necessairement renoncer au diable, parce
ces vœux du Baptême sont des promesses solemnelles que nous faisons à Dieu à la face de l’Eglise, & en presence des Ange
Ecclî. c. 5.  : car il n’y a rien qui déplaise plus souverainement à Dieu qu’une promesse fole & infidele, c’est à dire
amp; au bal, violent impunément les vœux solemnels qu’ils ont faits à Dieu au Sacrement de Baptême. Oüy M. ils violent premi
ble, puis qu’ils s’engagent à son service, & abandonnent celuy de Dieu , qui est un crime d’infidelité, de desertion &
e resur. car. , l’appelle Tertullien, il prête serment de fidelité à Dieu dans les Sacremens de Baptême & de Confirmati
le Chrétien qui va à la comedie, il se rend deserteur de la milice du Dieu vivant, il se range sous l’étendart de son ennemy
mundus gaudebit, vos vero contristabiminiJoan. 16. , dit le Fils de Dieu . Le monde de Jesus-Christ est toûjours éclairé de
ur cette raison que ce monde aveugle & ignorant, ne connoit point Dieu , mundus cum non cognovitJoan. I. , & que se
lises sont des lieux sacrez où les fideles s’assemblent pour y adorer Dieu en esprit & en verité. Quale est ergo , s’éc
mp; quelle honteuse desertion du Christianisme. Quoy ? de l’Eglise de Dieu passer à l’Eglise du diable, du Ciel en Enfer, &a
eo eam inveniL. de Spect. c. 26. . Prêtres, Exorcistes, Ministres du Dieu vivant, ne me reprochez point d’avoir fait usurpa
oy, je m’en suis rendu le maître, je ne la quitteray point. Ah, M. si Dieu donnoit aujourd’huy le même pouvoir au diable que
e ; puis qu’helas ! tout le monde est remply de Chrétiens infideles à Dieu  ; qui aprés avoir renoncez solemnellement au diab
est, sæcularia autem diaboli , & parce que le monde appartient à Dieu qui en est l’autheur, & les choses du monde a
rmi les Iuifs, puisque l’EvangileMatth. c. 9. remarque que le Fils de Dieu entrant dans la maison de Iaire Prince de la Syna
gerés de sa force. Toutes les choses qui sont au monde sont creées de Dieu , & toutes ces choses ont étés destinées pour
dans le rang de ces bonnes choses qui sont crées par la puissance de Dieu , & qui sont destinées pour le service de l’ho
e ces spectacles qui soit étranger, ou qui puisse même être ennemy de Dieu , puisque tout cela est son ouvrage, & luy app
’y peut avoir de crime en tout ce qui n’est ny étranger, ny ennemy de Dieu . Voilà comme ces mauvais Philosophes argumentoien
s spectacles, & dans la representation des comedies, appartient à Dieu , & qu’il en est le Createur ; les chevaux du
sitatem, tam bonam, quam homini mancipatam  : car personne ne nie que Dieu ne soit le Createur de tout l’Univers, que tout l
leur depravation, qu’entre leur Createur & leur corrupteur. Comme Dieu qui en est le Createur, est infiniment bon, il le
, non pas à l’utilité & au salut de l’homme, selon le dessein que Dieu en avoit eu, mais à sa damnation & à sa perte
is d’user indifferemment de toutes choses par cette seule raison, que Dieu en est le principe & l’autheur, il s’ensuivro
eroient pas des actions, ny mauvaises ny criminelles, parce que c’est Dieu qui a creé le fer & les poisons dont on tuë l
e que les Payens immolent, ils l’immolent aux demons, & non pas à Dieu , Nolo autem vos fieri socios dæmoniorum . Or je
pect. c. 9. , de vouloir aller d’un sacrifice qu’on vient d’offrir à Dieu , au sacrifice qu’on va offrir au diable. Et de la
renoncé à sa religion & à son Baptême, a abandonné le service de Dieu pour s’engager à celuy du diable, & se rend p
s biens moins scrupuleux, qui sans crainte de l’outrage qu’ils font à Dieu , frequentent les theatres & les comedies, quo
& à dire pour conclure cette seconde Partie, sinon de recourir à Dieu , avec S. Augustin, deprecanda est misericordia D
ché. En sixiéme lieu, parce que c’est l’intention & la volonté de Dieu que nous soyons tous Saints, hæc est voluntas De
ss. 4. . En septiéme lieu, parce que nous sommes creés pour joüir de Dieu qui est la source & le principe de toute sain
ist. ad Ephes. 2. , les citoyens des Saints & les domestiques de Dieu . Tellement donc que Dieu ne s’estant proposé pour
citoyens des Saints & les domestiques de Dieu. Tellement donc que Dieu ne s’estant proposé pour fin des plus grands ouvr
Petr. 2. , en voicy la raison, si je ne me trompe : C’est que comme Dieu ne nous a appellés, dit S. Paul, qu’à un état de
et entre deux, & prend une conduite qui contrarie les desseins de Dieu , & qui flate les passions de l’homme : &
ue la Religion n’étoit point deshonorée par les plaisirs des sens, ny Dieu offencé par les divertissemens des homes : mais c
s spectacles publiques cõme autant d’injures & d’outrages faits à Dieu & à la Religion ; voilà pourquoy ils s’en pri
chose d’assez curieux & remarquable dans les livres de la Cité de Dieu , composez par S. AugustinL. 5. de civit. c. 20.Et
laisir ; vous y étes sans justice, puisque vous n’avez pas rendu ny à Dieu l’honneur qui luy appartient, ny à vôtre salut, l
tienne, que tout plaisir que nous ne pouvons rapporter à la gloire de Dieu , & qui au contraire nous détourne de luy &
er vôtre intention, rapporter le plaisir de la comedie à la gloire de Dieu  ; oserez-vous luy dire, Seigneur, c’est pour l’am
joüer & danser les Comediens ; en verité, M. ce seroit là faire à Dieu un beau sacrifice, il n’appartient qu’aux Payens
orce eternel avec le monde, & avez prêté un serment de fidelité à Dieu . Mais ne nous arrestons point en si beau chemin,
de tyrans domestiques, ne luy laissent plus la liberté de se donner à Dieu , ny la force de rompre ses fers, ny le courage de
avoit eu plus de presomption dans son bon propos, que de confiance en Dieu , & que de force dans son esprit ; mais quel g
la Religion est deshonorée, les Sacremens sont profanés, il faut que Dieu sorte d’une ville, si-tôt que les Comediens y ser
cependant elles se lassent d’entendre pendant une heure la parole de Dieu  ; de ce que des bouches qui ont été teintes du Sa
30 (1579) De l’Imposture et Tromperie « Livre premier. Des jeux et autres observations séculières retenues de l’ancien Paganisme. Chapitre 22. » pp. 101-107
à celles-là qui ne sont bonnes à jour quelconque. Pour le service de Dieu elles ont été appliquées au service du diable, qu
ont été appliquées au service du diable, qui a gagné ce point contre Dieu sur les hommes qu’il a converti les fêtes de Dieu
gné ce point contre Dieu sur les hommes qu’il a converti les fêtes de Dieu aux siennes. Comme sont les marchés, et les foire
avade, et de gloire s’écoutent et se regardent comme si le service de Dieu gisait à faire bonne et grosse mine. Autres le fo
ieux propres à mettre les personnes gaiement plutôt qu’à dévotion. Et Dieu sait si on va parlant comme les pèlerins d’Emmaüs
ion des Apôtres, chap. 36 du livre 7., il est dit et déclaré pourquoi Dieu nous a ordonné les fêtes : savoir est, pour la ré
eu duquel nous avons aujourd’hui le Dimanche) n’ont été commandées de Dieu comme il est là dit pour nous donner occasion de
ent de piété : savoir est, pour connaître et penser à la puissance de Dieu , et à éviter le mal. La loi dit, Saint IrénéeSain
Pour lesquels et pour tous ceux que j’ai dits ci-dessus, à bon droit Dieu nous dit aujourd’hui tout ce que s’ensuit. Je ne
es et ennuyeuses, j’ai travaillé à les endurer. La fête et le jour de Dieu ne sont-ils pas ténèbres et non lumière ? ne sont
je ne prendrai point, je ne recevrai point l’odeur de vos assemblées. Dieu nous peut dire cela aujourd’huy, pource que tout
l’instruction de nous qui sommes surrogésj au lieu d’eux, pour être à Dieu son peuple péculier, si nous ne persévérons à nou
rons à nous séparer d’avec lui par ces œuvres profanes et sacrilèges. Dieu nous dit aussi assez cela aujourd’hui par les Pré
moqué de sa femme Michol, laquelle moquerie fut autant désagréable à Dieu , comme David jouant lui avait été agréable. Cela
que. Il ne faut pas douter qu’en icelle, après et avec les louanges à Dieu on ne fît des banquets et convis, de belles assem
antAu 3e chap. d’Esdras 2r.. Et comme pour la dureté de leurs péchés, Dieu leur avait dit qu’il leur ôtait la voix de joyeus
èse, 21. [21, 9]z.. L’autre Sara femme du jeune Tobie pleurant devant Dieu pour les accidents qui lui étaient advenus, à cau
e risées, noises, débat, querelles, jurements et blasphèmes du nom de Dieu , de batteries, de meurtres et plusieurs autres mé
31 (1664) Traité contre les danses et les comédies « Chapitre XI. Qu’on ne peut danser sans péché les jours qui sont particulièrement destinés à l’exercice de la piété Chrétienne. » pp. 41-53
mes qui ne sont pas particulièrement dédiés à la piété et au culte de Dieu . Et ainsi lorsqu’il y a quelque sujet de réjouiss
glise et l’obligation qu’ont ses enfants de s’appliquer aux choses de Dieu , ne permet point qu’on puisse légitimement faire
ains et profanes. Et quand bien en ces jours consacrés à la gloire de Dieu , on ne danserait qu’en secret, on ne serait pas e
n seulement à l’ordre ; mais à l’esprit de l’Eglise, qui est celui de Dieu même ; puisqu’on perd par des actions séculières,
e la joie Chrétienne, qui est une joie toute spirituelle, et toute en Dieu , ne sauraient s’accorder avec ces danses mondaine
Et pourquoi ne serait-il pas permis aux personnes mêmes consacrées à Dieu , de danser, et à celles qui ne le sont pas de pre
nt l’esprit du siècle ? Certes les vrais Chrétiens, et les enfants de Dieu n’ont pas accoutumé de se servir de ces moyens po
les danses de l’ancien Testament qui furent rapportées à la gloire de Dieu , et à sa louange, comme celle de Marie sœur d’Aar
vraiment pénitente, qui s’afflige pour rendre honneur à la Justice de Dieu , par la haine qu’elle a conçu contre le péché, et
plaisirs sensuels, lorsqu’elle veut que ses enfants gémissent devant Dieu , et entrent dans les afflictions salutaires de la
32 (1600) Traité des Jeux comiques et tragiques « [Traité] » pp. 3-62
et durable ; Aussi les hommes de ce siècle, tiennent que la parole de Dieu , plus désirable que l’or le plus affiné, ne se pe
e en approuvent une toute contraire, à savoir : Que la pure parole de Dieu , sans aucune sophistrie, doit être la seule loi,
r. Ainsi cette sacrée Maxime de l’inviolable autorité de la Parole de Dieu , ne sert que d’ombre, pour la Théorique, demeure
vine ; cette puante vapeur, qui gâte et infecte les cerveaux humains. Dieu leur envoyant efficace d’erreur, pour croire au m
nés des promesses, n’ayant point d’espérance ; bref, qui étaient sans Dieu au monde. Ellee devrait bien suffire aux enfants
’une autre manière, et pour une autre fin, à savoir, pour y glorifier Dieu , pour y sceller de leur sang la vérité de l’Evang
foi, est péché. Que la règle et mesure de notre foi, est la parole de Dieu . Que l’on ne doit rien faire ni entreprendre, don
e soyons certains et résolus en notre conscience, s’il est agréable à Dieu ou non. Que les actions de soi indifférentes, son
onscience que l’on y apporte. Que l’on doit apprendre de la parole de Dieu , quelles choses sont bonnes, mauvaises, ou indiff
e conduisent en toutes choses selon la foi, qui sait par la parole de Dieu , ce qui est loisible : et selon la charité, qui m
enne. Je dis donc, que, si cela est permis ; il faut que la parole de Dieu le permette, ou en termes exprès, ou en conséquen
e Sainteo, elle-même nous déclare2 Tim. 3 p , qu’elle est inspirée de Dieu , et utile pour enseigner, pour rédarguerq, pour c
 : Qu’elle doit retentir ès Eglises, non aux Théâtres, à la maison de Dieu , non en la Boutique de turpitude : Qu’elle doit p
s1. Cor. 11 aj , il devrait suffire, au moins à ceux qui croient, que Dieu même a distingué les œuvres, en la première Créat
ose, que remuer les bornes de l’ordonnance Céleste, faire la guerre à Dieu , et à la Nature : Mais quand outre cette raison g
e horrible menace, que celui qui fait cela, est en abomination devant Dieu  : certes tout cœur, fût-il de pierre, ou d’acier,
arnements jouissant de ce droit, seront seuls bourgeois de la cité de Dieu , seuls héritiers du règne céleste, et cohéritiers
ne la prenons, la restreignant seulement aux vêtements ; au lieu que Dieu nous déclare, qu’il abhorre généralement toute co
aimé subir ce dernier jugement, pour la confiance qu’elle avait, que Dieu l’y préserverait de toute souillure ; elle prit l
déshonneur pour l’un et l’autre sexe ; de la confusion aux œuvres de Dieu , de la contrariété à la Nature même. S. Chrysosto
neurs : Ainsi les hommes et les femmes, ne doivent comparaître devant Dieu , sans les marques de la condition, en laquelle il
e différence entre une image de bois ; et l’homme, qui est l’image de Dieu  : Que l’on peut faire de l’un, tout ce qu’on fait
tte même histoire de Michol, pour maintenir les images en l’Eglise de Dieu , puisqu’il y en avait, ce disent-ils, en la maiso
aux. Or la susdite réplique, ne procède pas tant d’un homme qui tente Dieu , comme d’un qui se moque de lui, et de sa Loi, pa
l’Eglise Chrétienne en un Théâtre Païen ; pour convertir le temple de Dieu en un temple d’idoles : Car ils ne peuvent ignore
ux ou trois fois l’année : Je réponds ; Qu’entre les Commandements de Dieu , les uns sont affirmatifs, les autres négatifs, c
s obligent pas en tout temps, sans aucune intermission ; comme, quand Dieu commande de donner l’aumône, ou de prier, il ne s
us obligent à nous en abstenir toujours, sans dispense quelconque, si Dieu même ne la donne : Comme de tuer, dérober, etc. O
une glose à refuser, dont on se sert pour enfreindre l’ordonnance de Dieu  : à savoir, que cette défense ne se doit entendre
générale intention du Législateur. Et quoi donc ? Profaner le nom de Dieu , en tant de sortes, donner tant de scandales, êtr
ces jeux, avaient pour but principal, l’honneur, et le service de ce Dieu du monde, qui par telles occasions, et moyens att
hui ? ou veut-on douter, si la fin de notre vocation est la gloire de Dieu , l’édification du prochain, et le salut de nos âm
moyens qui l’y conduisent, sont légitimes et conformes à la parole de Dieu  ; c.à.d. dignes, et convenables à la jeunesse Chr
c.à.d. dignes, et convenables à la jeunesse Chrétienne : l’Esprit de Dieu nous avertissantRom. 12. Eph. 5. Mat. 12. Col. 4.
ne leur restait de leur exercice que ce qui s’en peut permettre selon Dieu , et faudrait à la fin quitter tout ; ne plus ne m
acariâtre, nous soyons privés de tout plaisir ? Nous savons, grâces à Dieu , et ne sentons que trop, ce que demande l’état de
non selon notre passion ; que l’on doit viser à ce qui est agréable à Dieu , et convenable à notre profession ; Qu’il faut ép
us en avons déjà produit quelques-uns ; et combien qu’après avoir ouï Dieu parler en l’Ecriture, il soit superflu, d’ouïr le
us difficiles, et à ceux, qui écoutent plus volontiers les hommes que Dieu  ; nous en amènerons encore quelques autres. En pr
sa férialedz solution : Un autre, qui aimerait mieux donner gloire à Dieu , que se moquer du monde, conclurait ainsi : Puisq
it. ed  ; « Soyez Saints ; car je suis aussi Saint, le Seigneur votre Dieu  » : « Que dirons-nous, s’écrie-t-il ; de ceux, qu
commet plusieurs maux, plusieurs péchés s’y engendrent, et le nom de Dieu est blasphémé ; parce que le Diable y règne, dont
tra, que nous ne sommes pas les premiers, qui appliquons cette Loi de Dieu , à la défense des jeux Comiques. Le même ailleurs
ue l’accoutumance de quelque volupté, ne nous allèche, et détourne de Dieu , et des bonnes œuvres, etc.  » S. Chrysostome les
tout le sixième livre de son œuvre Du vrai jugement et providence de Dieu es, il y d éduit tous les inconvénients, qui acco
ussi en y allant. »et Que « la conscience témoigne à un Chrétien, que Dieu les a en horreur, et exécration ; et que tout ain
ue le Diable y prend aussi plaisir : Que nul ne peut vanter de servir Dieu en l’Eglise, qui se montre si affectionné servite
ci, d ’estimer que la réjouissance et ris ne soient bien parfaits, si Dieu n’y est injurié ; je dis offens é et injurié en t
qu’ils ne sont aujourd ’hui entre certains Chr étiens. En sa Cité de Dieu il allègue CicéronLib. 2. cap. 13 ex , qui fait d
t prévu, que la même corruption dût entrer en l’Eglise, en la Cité de Dieu , où il s’en voit plus, qu’il n’y en eut jamais en
t, et confirmé par plus grand nombre de raisons, tant de la parole de Dieu , que des écrits des Pères, Décrets de Conciles, h
erai derechef l’exemple des premiers Chrétiens, lesquels croyant, que Dieu abhorrait généralement tous hypocrites, et toute
être de ce nombre, se devraient montrer plus zélés à apaiser l’ire de Dieu par repentance, et nouveauté de vie ; que curieux
aisirs du monde, nous méditions assidument les joies1 Cor. … fg , que Dieu a apprêtées à ceux qui l’aiment. A lui soit gloir
t inclus dans le Décalogue, mais il est implicite dans l’adoration du Dieu unique. bx. [NDE] l’interdiction de se travesti
33 (1758) Sermon sur les divertissements du monde « SERMON. POUR. LE TROISIEME DIMANCHE. APRÈS PAQUES. Sur les Divertissements du monde. » pp. 52-97
’eussiez-vous ainsi pensé ? Sont-ce là les châtiments dont le Fils de Dieu menace les ennemis de son Evangile ? Sont-ce là l
ien supérieures aux nôtres, et pour l’accomplissement des desseins de Dieu à l’avantage de ses élus, il fallait qu’ils renon
tous les divertissements de la vie ; je sais quels arrêts le Fils de Dieu a portés contre les heureux du siècle, lorsqu’il
que tous les divertissements du monde sont criminels et réprouvés de Dieu  : Mais aussi j’avance avec saint Grégoire Pape, q
nête et innocent, quoiqu’au fond il soit criminel et contre la loi de Dieu . Mirum quippe quàm sapiens argumentatrix sibi vid
ttachés à leurs devoirs, les plus versés dans la science des voies de Dieu , n’est-il pas plus sûr et plus sage que je m’en r
ois-je ? suivant le conseil du Saint-Esprit, j’interrogerois ceux que Dieu m’a donnés pour maîtres, ce sont les Peres de l’E
ire ce que saint Augustin en a remarqué dans les livres de la Cité de Dieu , et les belles ordonnances qu’il rapporte à la co
attaché à ces frivoles passe-temps du siecle. Car c’est vous jouer de Dieu même, mon Frere, écrivoit saint Cyprien, d’avoir
hrétien de bon sens ne tombera jamais, de prétendre que ces hommes de Dieu se soient tous égarés, qu’ils aient tous porté tr
inistres des autels, les directeurs, les prédicateurs de la parole de Dieu , qui maintenant et parmi nous eussent sur la ques
lement perdu le goût de la piété ; que votre cœur s’est refroidi pour Dieu , et que toute l’ardeur de votre dévotion s’est ra
n occupation, toute sa vie, tout son objet, sa fin, sa béatitude, son Dieu . Dites-moi si j’ajoute rien ; mais en même temps
n gémirez, et vous les déplorerez ; mais en serez-vous quittes devant Dieu pour les déplorer et pour en gémir ? Qu’alléguere
mner. Que j’en prenne à témoin un joueur de profession, et que devant Dieu je le prie de me répondre si son jeu ne va pas tr
e aux regles de la vraie piété et aux maximes éternelles de la loi de Dieu . Ne condamnons point les choses dans la spéculati
convenable ? cela est-il chrétien ? cela est-il d’une ame qui cherche Dieu , qui travaille pour le Ciel, qui amasse des tréso
que, tels que doivent être tous les fideles, et d’un homme appellé de Dieu pour cultiver sa vigne et pour lui rendre compte
era pas. Réglez votre jeu, ne donnez au jeu qu’un reste de loisir que Dieu n’a pas refusé à la nature et que la nécessité re
orde et de charité ; avant le jeu, votre avancement dans les voies de Dieu , votre perfection et tout ce qui y doit contribue
outes vos fonctions, qu’il vous fera oublier tout ce que vous devez à Dieu , tout ce que vous devez au prochain, et tout ce q
, je dirai que c’est au moins une dissipation criminelle du temps que Dieu vous a donné, et une profanation dont vous aurez
nuellement, ce sont deux excès défendus l’un et l’autre par la loi de Dieu  ; mais au dessus de l’un et de l’autre, un troisi
de vous nul secours. Jeu plein d’injustice, jeu également odieux et à Dieu et aux hommes, à Dieu qui voit l’ordre de sa prov
eu plein d’injustice, jeu également odieux et à Dieu et aux hommes, à Dieu qui voit l’ordre de sa providence renversé et ses
Et de bonne foi, mes chers Auditeurs, pouvez-vous vous persuader que Dieu l’ait ainsi entendu, quand il vous a permis certa
ame ; Bonum tibi est. Pourquoi pensez-vous, Chrétiens, que le fils de Dieu se servît de cet exemple du pied, de l’œil, de la
, je peche, et je me damne aussi-bien que si j’avois autrement péché. Dieu m’oblige donc aussi étroitement à fuir l’occasion
ce abs te. Voilà, mes chers Auditeurs, le sens des paroles du fils de Dieu . Or à combien plus forte raison cette grande maxi
usage, si vous le voulez, ne va point à des excès remarquables ; mais Dieu néanmoins prétend avoir droit de vous les défendr
s conducteurs des ames se sont employés à le retrancher du Royaume de Dieu . Je sçais ce qu’en a dit Saint Ambroise dans cet
vers traités sur cette matiere. Ces grands hommes avoient l’esprit de Dieu , pour former les vierges de Jesus-Christ à la sai
artiennent de plus près, en celles dont vous répondrez spécialement à Dieu , puisqu’il les a soumises à vos ordres et confiée
mais n’oubliez jamais les paroles de mon texte, et ce que le Fils de Dieu vous dit dans la personne de ses Apôtres : Mundus
uelle doit être votre joie, cette joie intérieure et spirituelle dont Dieu remplit une ame qui le cherche en vérité, et qui
avid se trompoit-il, lorsqu’il s’écrioit qu’un jour dans la maison de Dieu et avec Dieu, valoit mieux pour lui que dix mille
oit-il, lorsqu’il s’écrioit qu’un jour dans la maison de Dieu et avec Dieu , valoit mieux pour lui que dix mille avec les péc
ssuré que rien n’égale cette onction secrette et ces consolations que Dieu communique à ceux qui le craignent et qui le serv
ons-nous à leur parole, ou plutôt confions-nous en la parole de notre Dieu , qui s’est engagé à faire, si nous le voulons, to
34 (1632) Les Leçons exemplaires de M.I.P.C.E. « Livre III, Leçon X. LA COMEDIENNE CONVERTIE. » pp. 461-479
Livre III, Leçon X LA COMEDIENNE CONVERTIE. La Grâce de Dieu est un orient d’en-haut qui va du Ciel éclairant
ssente de sa lumière et de sa chaleur. C’est une pluie volontaire que Dieu répand sur son héritage et dont il arrose les bon
métaux s’engendre dans les entrailles de la terre parmi des ordures. Dieu choisit ses Elus en tous lieux : dans les armées
tisans, et des lieux que la pudeur, et leur infamie empêche de nommer Dieu a fait sortir de grandes âmes qui ont été des mir
our préparer l’esprit de mon Lecteur au récit d’une grâce insigne que Dieu versa en l’âme d’une Comédienne dont la vie et la
epuis tant d’années en cette profonde paix et en ce repos opulent que Dieu promet en l’Ecriture à ceux qui l’adoreront en es
strueuse, et plutôt un parfumeur d’Idoles qu’un Sacrificateur du vrai Dieu . Ils allèrent donc sans moi à la Comédie qui dura
e où délivrée des mains de mes ennemis je pourrai sans crainte servir Dieu en sainteté et en justice tous les jours de ma vi
endre digne par l’ardent désir que j’ai d’être bonne Religieuse. Pour Dieu madame ne rejetez pas mon instante prière et coop
que je puisse jouir de l’effet de ma requête, si vous faites ce bien Dieu sera votre récompense trop plus grande, sinon, pr
ser sans être blâmée de tout le monde et comme je crois sans offenser Dieu , assurez-vous donc que je vous prends en ma parti
t dit fut le premier avec toute sa Cour à reconnaître que le doigt de Dieu était en cette action et qu’il voulait cette fill
Monsieur l’Ambassadeur, voila un changement admirable de la droite de Dieu , oui la droite de Dieu a relevé le courage de cet
voila un changement admirable de la droite de Dieu, oui la droite de Dieu a relevé le courage de cette fille ô que c’est un
met à l’ombre d’un voile, pour se cacher dans le secret de la face de Dieu et y éviter le trouble des hommes et la contradic
viter le trouble des hommes et la contradiction des langues. Vraiment Dieu est admirable en ses voies et saint en toutes ses
35 (1763) Réflexions sur le théâtre, vol. 1 « CHAPITRE IX. Sentiments de Saint Augustin sur les Spectacles. » pp. 180-198
esti intendere. » En effet, il tint toujours les yeux fermés ; plût à Dieu eût-il aussi fermé les oreilles ! Tout à coup le
monde. Ce n’est ni le feu de Vesta ni Jupiter Capitolin, mais le vrai Dieu , qui vous donne cet empire, qui ne connaît ni bor
traite contre les Idolâtres le même sujet que ce Père dans la Cité de Dieu , et fait voir que les malheurs des temps viennent
trucidantes. » Vous qui ne goûtez que la volupté, osez blasphémer le Dieu qui la défend, et vous vous réjouissez de la pert
m. 32.). Réjouissez-vous, Justes, dans le Seigneur ; celui-là plaît à Dieu à qui Dieu plaît. Les injustes se réjouissent dan
jouissez-vous, Justes, dans le Seigneur ; celui-là plaît à Dieu à qui Dieu plaît. Les injustes se réjouissent dans le siècle
e, mais il n’est que trop vrai : les Comédiens leur plaisent plus que Dieu  : « Impiis, iniquis magis et facilius pantomimus
Cocher, d’un Comédien. Quelle vanité, quelle folie ! Occupez-vous de Dieu  : il vaut mieux que tout ce qu’il a fait, il est
mourrons d’ennui, si nous ne voyons pas des spectacles. En voilà dans Dieu et dans ses ouvrages plus dignes de vous que le t
à l’homme pécheur. Voilà deux choses ; l’homme, qui est l’ouvrage de Dieu  ; le pécheur, qui est l’ouvrage de l’homme. Donne
ieu ; le pécheur, qui est l’ouvrage de l’homme. Donnez à l’ouvrage de Dieu , non à celui de l’homme. Mais comment faire cette
onner parce qu’il vous plaît par son péché. Mais qui le fait ? Plût à Dieu n’y eût il point qui le fissent, et qu’on ne le f
qui donne aux Comédiens, aux femmes débauchées, est-ce à l’ouvrage de Dieu que vous donnez, ou à leur crime ? Voilà un bon A
es, mais pernicieuses et empestées, qui rencontrent des serviteurs de Dieu , ils en ont pitié, et s’écrient qu’ils sont malhe
te, et dans bien d’autres endroits, dans le détail des merveilles que Dieu a faites dans le monde et dans la religion, et qu
rofessionis flagitiorum, mœnia damonum. » (Serm. 46. in Ezechiel.). A Dieu ne plaise que nous vous disions : Dieu ne veut pa
 » (Serm. 46. in Ezechiel.). A Dieu ne plaise que nous vous disions : Dieu ne veut pas vous perdre, réjouissez-vous, mangez,
issez-vous, mangez, buvez, allez à la comédie, il n’y a point de mal, Dieu est miséricordieux. Ce serait vous tromper, et no
us perdre nous-mêmes. (Serm. 51. de Concor. Matt.). La miséricorde de Dieu est si grande, qu’il reçoit à pénitence les plus
istrionum ; hæc licita, illa illicita. » (Serm. 332. in natal. Mart.) Dieu nous ordonne de nous entr’aimer. Est-ce comme ces
s, par un amour criminel, aller aux spectacles, châtiez-les, et priez Dieu pour eux avec plus de soin, puisque vous les voye
aisse manquer les pauvres du nécessaire ; on blasphème la doctrine de Dieu et on décrie les Prédicateurs qui condamnent cett
ent à des spectacles de théâtre qui déshonorent le corps et l’âme. Si Dieu permet les désordres, c’est alors qu’il est plus
la vraie science, incapable de préférer la terre au ciel, le démon à Dieu , la volupté à la vertu, l’intérêt à la vérité ; e
36 (1766) Réflexions sur le théâtre, vol 5 « Réflexions sur le théâtre, vol 5 — REFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE CINQUIÈME. — CHAPITRE IX. Spectacles de la Religion. » pp. 180-195
cle. Tout est plein dans l’Écriture des consolations spirituelles que Dieu promet à ses serviteurs : Venez à moi, & je v
ence, de l’éternité, de l’immensité de son être ! Quels tableaux d’un Dieu incarné, de sa sainteté, de ses actions, de ses m
(C. 21.), n’êtes-vous pas ingrats de dédaigner ces délices pures que Dieu vous offre ? Qu’y a-t-il de plus délicieux que l’
es que Dieu vous offre ? Qu’y a-t-il de plus délicieux que l’amour de Dieu , la connoissance de la vérité, la paix de la cons
me de la volupté, les victoires remportées sur soi-même, l’union avec Dieu , & le bonheur de lui obéir & de lui plair
ec Jupiter lui-même & ses adorateurs ! ces persécuteurs du nom de Dieu sont consumés dans des flammes mille fois plus ar
rque, l’arenne, le théatre, l’amphithéatre, n’en approcheront jamais. Dieu se plaît, pour ainsi dire, à prendre le pinceau p
stoire de la Religion. Ouvrez les divines Écritures, vous y verrez un Dieu créant le monde d’une parole, & ce monde défi
p; les triomphes des Machabées, de plus pompeux que le temple du vrai Dieu & les cérémonies de son culte, la magnificenc
peine ébauchées. Ils s’en sont tous servis pour élever l’homme à son Dieu , & lui démontrer l’existence de l’Auteur infi
dans les systêmes, Réaumur dans les insectes, &c. ? l’ouvrage de Dieu qui se peint dans la nature. Le théatre en est-il
atique. Spectateurs des couronnes qui nous attendent, nous avons dans Dieu & ses Anges des spectateurs favorables des co
homme de bien luttant contre l’adversité est un grand spectacle pour Dieu  : Magnum Deo spectaculum homo cum fortuna composi
e payenne. Là, un Jupiter adultère qui lance la foudre ; ici, le vrai Dieu qui enseigne la charité & condamne le vice :
re pour la pureté. Sur le théatre on aime le vice, parmi nous on aime Dieu  : Hîc per castam Susannam, castumque Joseph, mors
me de la mer. Des Bacchantes furieuses, des Satyres effrontés, Silène Dieu des ivrognes, Mercure des voleurs ; & vos thé
des folies & des crimes. Ah ! plûtôt contemplez, adorez, aimez un Dieu qui ne connoît point de bornes à son empire, de t
sur la montagne du Carmel ; ce courage à faire aux Rois de la part de Dieu les plus vifs reproches, & à leur prédire les
poser des ouvrages qui approchent de la beauté des Écritures. Combien Dieu est-il admirable dans ses Saints ! quel zèle dans
ns ; ils n’ont point d’exercices, ils regardent des danseurs, &c. Dieu a suffisamment pourvû aux besoins de l’homme ; po
e : Beatus ille qui procul negotiis, paterna rura bobus exercet suis. Dieu n’a point élevé des théatres pour rendre les homm
37 (1694) Sentiments de l’Eglise et des Pères « II. PARTIE. Où l’on répond aux Objections de l’Auteur de la Lettre. » pp. 89-140
s des Scholastiques modernes, à celles des anciens Pères de l’Eglise. Dieu a donné autrefois à son Eglise, quantité de grand
aciner un abus qu’il croyait si préjudiciable au salut des âmes, dont Dieu lui avait confié le soin. Il appelle les théâtres
rendre,Hom. 6. in Math. dit-il, à ne point venir écouter la parole de Dieu avec tant d’indifférence et de mépris. Car il ne
nspirer aux autres le désir de les imiter ; attachez-vous à la loi de Dieu  ; et gardez-vous bien de suivre ceux qui en sont
s d’aller encore à la comédie, il exhorte ainsi son peuple d’offrir à Dieu leurs prières pour eux. « Mes chers frères, qui
es folies du Cirque, et l’impudicité du théâtre. Car c’est renoncer à Dieu que de s’amuser à ces vanités ; c’est se rendre p
d’à présent ? Convient-elle à des Chrétiens qui sont des enfants d’un Dieu , et à la sainteté des jours de Dimanches et de Fê
t faite dans leur Baptême, par la bouche de leurs Parrains, en priant Dieu du fond de leurs cœurs, de leur faire la grâce de
ttachant pour toujours à Jésus-Christ leur véritable Seigneur et leur Dieu . Il ordonna aussi dans son cinquième Concile, qu’
par ce que nous voyons qu’il a fait, de ce qu’il aurait pû faire, si Dieu l’eût laissé plus longtemps sur la terre. Je ne d
oit porter à éviter avec grand soin les moindres occasions d’offenser Dieu , jusqu’à nous arracher l’œil, et nous couper la m
gile nous défend donc d’aller à la Comédie, où les dangers d’offenser Dieu sont évidents. 2. Quand le nombre de ces faux dév
faudrait-il davantage pour attirer sur eux les effets de la colère de Dieu . « Quiconque sera un sujet de scandale et de chut
assistent à des spectacles mauvais ; mais parce qu’étant consacrés à Dieu , ils doivent se priver des divertissements. Outre
stud. Mat. 5. 5. Les Magistrats savent donc bien ce qu’ils doivent à Dieu et à la Religion. Ainsi quand ils semblent se rel
Eglise, la dureté des hommes qui ne veulent pas déférer à ces lois de Dieu , qui sont immuables, sera sans doute très sévèrem
s gens de leurs Diocèses, et en quoi ils pourront servir l’Eglise, si Dieu daigne les y appeler. Mais, me direz-vous, les en
pour tenter ceux qui y vont ? Et si nous sommes en danger d’offenser Dieu dans l’Eglise où nous nous assemblons par son com
e dans celui où nous avons contre nous, non seulement le diable, mais Dieu même ? Notre Défenseur des comédiens paraît dans
bonne intention pour s’y édifier, pour prier et entendre la parole de Dieu  ; et un homme qui va sans nécessité à la comédie,
aujourd’hui chanter des Psaumes dans l’Eglise, conformément à ce que Dieu leur ordonne ; et demain ils iront au bal, et à l
vous le dis encore une fois, ne vous trompez pas : nul ne peut servir Dieu et aller danser avec le démon. Nous avons été for
ieu et aller danser avec le démon. Nous avons été formés à l’image de Dieu  ; tâchons de ne pas déshonnorer cette Image. Suiv
re âme. Mes chers frères, ne perdons pas malheureusement le temps que Dieu nous donne pour faire pénitence, et pour opérer n
une maxime de chrétiens, mais une maxime d’infidèles qui n’ont pas de Dieu . Considérez, je vous prie, que les jours de l’hom
ce que le monde a de plus charmant et de plus propre à faire oublier Dieu et l’éternité, qui feront tout le mal, dit le P.
ux n’y sauraient plus trouver de place : ou bien c’est une marque que Dieu a abandonné une âme. 4. Quoi qu’il puisse arriver
cœur, et qui ne laissent pas pourtant d’être fort criminelles devant Dieu  ; lequel par un effet terrible de sa justice, per
uvrions la profondeur. 7. Mais, supposé même que vous n’offensiez pas Dieu en votre particulier ; n’êtes vous pas cause que
osition, où vous vous êtes trouvez jusqu’ici en allant à la comédie ? Dieu vous doit-il sa grace ? et en vous exposant témér
viam lubricam tenent. » dit S. Cyprien. X. OBJECTION. « Je prie bien Dieu en allant à la comédie, afin qu’il ne permette pa
e l’y offense. » REPONSE. Il y a bien de l’apparence que l’esprit de Dieu portera bien plutôt ceux qu’il anime à éviter tou
a point de nécessité d’aller à la Comédie, pour s’exempter d’offenser Dieu en des conversations trop libres. Car il ne faut
rouve engagé avec des personnes trop licencieuses, l’on n’offense pas Dieu en ne prenant pas plaisir au mal qu’ils disent, e
émoigne guère, quand l’on y est qu’on est fâché de voir tant offenser Dieu . 4. Du temps de saint Louis qu’il n’y avait point
vent point aller à la Comédie. Ce n’est pas pour des Moines seuls que Dieu a fait ses Commandements, mais c’est généralement
iments sont dignes des Athées, et non pas des Chrétiens qui craignent Dieu . Quels doivent être les plaisirs et les divertis
aisirs tout spirituels. Jetez les yeux sur l’étendart de la Croix que Dieu fera paraître dans le ciel au jour du jugement ;
ullien.Tert. de spect. cap. 30. O que sera terrible ce spectacle d’un Dieu descendant du ciel ; non plus dans un état de bas
tirez-vous, lorsque ces Philosophes, qui voulaient vous persuader que Dieu ne prenait pas soin des choses de la terre, paraî
ion pour les Théâtres ; après que votre grâce les en a retirés. Grand Dieu , vous avez fait dans le monde une infinité d’ouvr
es ouvrages des hommes avec étonnement, s’arrête à considérer ceux de Dieu , et se serve pour cela des yeux que la foi lui do
nt les Pères de l’Eglise sur le sujet de la Comédie, sinon d’offrir à Dieu nos prières pour ceux qui y ont encore de l’attac
38 (1687) Avis aux RR. PP. jésuites « V. » pp. 23-26
mble, représente ici par les soins des R.R.P.P. Jésuites le véritable Dieu que nous adorons, qui descend exprès du Ciel dans
it en même temps que rien ne peut être plus impie et plus injurieux à Dieu que de le faire parler et agir sous la forme et l
mposteurs, Infectant les Esprits d’exécrables maximes, Voulut faire à Dieu même autoriser les crimes. Une servile peur tint
les crimes. Une servile peur tint lieu de Charité. Le besoin d’aimer Dieu passa pour nouveauté. Et chacun à mes pieds conse
’est comme dit encore M. Despreaux. « Parmi vos ridicules songes Du Dieu de vérité faire un Dieu de mensonges. » Ce que
Despreaux. « Parmi vos ridicules songes Du Dieu de vérité faire un Dieu de mensonges. » Ce que vous mettez dans la bouc
ue vous mettez dans la bouche de Jupiter, n’est pas moins injurieux à Dieu que Jupiter même. Le mot d’Empire par lequel vous
39 (1647) Traité des théâtres pp. -
Je n’ai donc pas cru devoir séparer en la dédicace d’icelui ceux que Dieu a ainsi conjoints. Quant à mon dessein en général
ns m’attacher aux personnes. Seulement donc je me tourne en prières à Dieu , à ce que d’en haut il y épande la bénédiction, c
le de ce Traité, Monsieur de Champvernon, très excellent serviteur de Dieu en l’Eglise Réformée de Taillebourg, à qui j’avai
a mettent ». Ce sont les propres mots de ces excellents Serviteurs de Dieu  ; dont j’ai cru devoir donner l’avis, pour détrom
i. Nous nous proposons en ce court Traité, sous le bon plaisir de Dieu , de tâcher à désabuser plusieurs, que nous voyons
r les Théâtres, sur la créance qu’ils peuvent les fréquenter sans que Dieu y soit offensé ; et espérons de leur faire touche
tenus, qu’il s’agit d’un fait de conscience, qui regarde la gloire de Dieu , l’édification de son Eglise, et leur salut à eux
sous la protection particulière de Bacchus, et de Vénus, cetui-là le Dieu des ivrognes, et cette-ci la Déesse des Courtisan
des Théâtres c’est la perte du temps : Comme nous sommes comptables à Dieu de toutes nos heures, c’est à nous de prendre bie
. Quant à ceux mêmes qui tirent ce qu’ils payent là de leur superflu, Dieu ne leur avait pas donné ses biens pour les dispen
re (dit-il) à celui qui hait la feintise, et tout mensonge, et est le Dieu de vérité. Là celui qui veut contrefaire un Géant
des visages masqués, qui cachent sous des figures fausses, l’image de Dieu , que lui-même a empreinte dessus notre face. Tout
face. Tout cela, selon cet Ancien, ne peut qu’il ne soit déplaisant à Dieu . Sans remonter aux âges si éloignés, ces déguisem
bominable. Car ce qui est mauvais à faire, est mauvais à contrefaire. Dieu ne veut point qu’on le blasphème par jeu. Ce ne s
vont, sans y penser, se rendent atteints de parjure. Par la grâce de Dieu nous sommes Chrétiens, et en tant que tels avons
rment. Or est-ce peu de violer la foi de laquelle tu t’étais engagé à Dieu  ? Mais au parjure, se joint en second lieu, le sc
norée, et flétrie. Là-dessus je demande quel compte pourront rendre à Dieu ceux qui scandalisent ainsi son Eglise ? Notre Sa
yant été reconnue pour telle en tous les âges, tous les serviteurs de Dieu , unanimement, l’ont condamnée, et ont fait des Rè
onné tout évidemment par ceux-là ; qui partant en seront comptables à Dieu . CHAP. V. Qu’entre les Païens mêmes, les Sages
troduit qui parle ainsi. « Les Romains règnent sans reconnaître votre Dieu , ont tout le monde sous leur puissance ; Sont maî
fficulté de se rendre aux Théâtres. A ce sujet donc les Serviteurs de Dieu firent devoir de les réprimer, de sorte que les S
les Synodes en déterminèrent ainsi en commun, les bons Serviteurs de Dieu s’employèrent çà et là, un chacun en son détroit,
s, n’y trouve point de meilleur remède, sinon d’avertir « qu’on priât Dieu pour eux »ca ; à savoir, à la manière dont on use
prostituaientId. in Ps. 119. cd d’entrer en une juste frayeur que «  Dieu ne se courrouçât contre eux, et qu’il ne les fît
’hui imposer silence à aucuns, qui tournent à blâme aux serviteurs de Dieu de cet âge, lorsque poussés du même zèle des autr
égal droit de condamner cetui-ci, et de menacer du juste jugement de Dieu , ceux qui s’y raidissent, nonobstant les remontra
nseurs des Théâtres tâchent de parer, en exceptantcf que la Parole de Dieu , de laquelle seule ils veulent dépendre, ne conda
e qui doit suffire à celui qui désire de se résoudre par la Parole de Dieu , si on les peut recevoir, ou non. C’est la répons
u riche dissolu, qui n’avait pas usé ainsi qu’il eût dû des biens que Dieu lui avait départis, et qui au lieu d’en aider les
t des femmes en hommes, ce qui est expressément contre la défense que Dieu en avait faite formelle au chap. 21 du Deutéronom
doit faire par jeu, ni pour quelque peu de temps que ce soit, ce que Dieu a dit, « lui être en abomination ». 5. Nous y avo
n qui fait ses enchantements, ou quelque monstre qui blasphème contre Dieu . Or on ne saurait contredire, que les passages de
e commettre ces horreurs, défendent aussi de les feindre ; Blasphémer Dieu en jouant, c’est toujours le blasphémer, contre l
lir l’évident mécompte de ceux qui veulent prétendre que la Parole de Dieu ne condamne pas les Théâtres. Que s’il y en a d’o
inations confiantes, de tout ce qu’il y a eu de fidèles Serviteurs de Dieu , depuis les saints Apôtres jusques à nous, qui en
qui sont pour porter à la dévotion, étant même tirées de la Parole de Dieu . Mais notre Discipline a excellemment bien dit là
notre Discipline a excellemment bien dit là-dessus, que la Parole de Dieu nous a été donnée pour être prêchée, et non pas p
tre annoncés ès Temples, et non pas échafaudéscz dessus des Théâtres. Dieu veut qu’ils soient publiés par ceux qu’il s’est c
elque chose, tiré des Ecritures divines, à une pièce qu’il composait, Dieu l’en punit sur le champ, et lui ôta l’usage des y
as proprement à eux, mais est un larcin qu’ils ont fait à l’Eglise de Dieu , qui seule a 1e dépôt de la vérité, et des enseig
soin de récréation, ils doivent en rechercher d’innocentes, esquelles Dieu ne soit point offensé, ni le prochain scandaliséd
ques au double, qu’ils écoutassent le Sage pour aller en la maison de Dieu plutôt que de se rendre en ces lieux de joie du m
oi-même tout cela soit libre, vu qu’au fond il est indifférent devant Dieu à quelle heure on s’assemble, ou de quel geste no
ent, mais à l’autorité par laquelle il a été établi, qui est celle de Dieu . Ainsi ceux qui vont opiniâtrement à l’encontre,
ement contre les Pasteurs, qui avaient fait 1e règlement, mais contre Dieu lui-même, qui leur en avait donné le pouvoir ; de
la puissance Supérieure c. d. au Prince en ce qui est du civil, dont Dieu lui a remis l’administration, sont dits lui résis
e borne, qui est a l’égard du prochain l’édification, et à l’égard de Dieu , de rapporter le tout à sa gloire. De plus, les C
onscience, il n’y aurait pas de différence entre les Commandements de Dieu , et les Ordonnances des hommes, il n’est non plus
able ; Car en voici trois très considérables. 1. Les Commandements de Dieu doivent être reçus nuement, et sans nulle enquête
les hommes peuvent ordonner, il faut que nous examinions s’il est de Dieu . Car, au reste, si une assemblée de Pasteurs pres
blée de Pasteurs prescrivait quelque chose qui fût contraire à ce que Dieu a commandé. voire si S. Paul même revenait pour l
prêcher, il faudrait crier « anathème »Gal. 1.8. ed . 2 Tout ce que Dieu commande, par cela même devient nécessaire en soi
eut aussi les changer. 3. Ceux qui transgressent les Commandements de Dieu , sont coupables par cette violation prise en elle
au matériel propre du commandement ; et pèchent immédiatement contre Dieu , de l’autorité duquel il était aussi immédiatemen
.ee Ainsi leur offense première est contre cet Ordre, et ne remonte à Dieu que secondairement et par réflexion, en tant qu’i
ître, que nous ne faisons pas marcher de l’égal, les Commandements de Dieu , et les Règlements Ecclésiastiques. Or combien qu
r l’un de ces règlements, qu’à transgresser l’un des Commandements de Dieu , si est-ce qu’il est encore trop grand. Encore qu
Combien que ceux qui vont contre l’ordre établi par les Serviteurs de Dieu , suivant la charge qu’ils avaient de lui, ne viol
tentieux, nous n’avons pas une telle coutume, ni aussi les Eglises de Dieu »1 Cor. 11.16. ei Nous ne croyons pas que qui q
peut y assister que ce ne soit en s’élevant contre l’ordre qui avait Dieu pour son auteur sans commettre l’ancien crime de
par ce grand exemple. « La souveraine puissance » (il entend celle de Dieu ) « doit l’emporter sur toutes les autres. Rendons
ons honneur à César comme à César, mais premièrement il faut craindre Dieu ».em  A pareille objection nous faisons même répo
intentions sont à la vertu, et à ne rien faire où elles crussent que Dieu fût offensé. Que s’il est vrai qu’elles se divert
atiques de sa Cour pour régler la conscience, qui n’a son regard qu’à Dieu tout seul. De fait, lorsqu’il est question d’une
as si elle est en vogue à la Cour d’un Prince, mais si elle est selon Dieu , et conforme aux enseignements qu’il nous donne e
ne en sa Parole ; autrement si la conscience de quelqu’un lui dit que Dieu y est offensé, et son Eglise scandalisée, l’exemp
leur exemple en ces lieux où l’occasion leur est présentée d’offenser Dieu , et de tomber au piège du Diable, ils leur en ser
que trop à fouler aux pieds l’ordre saintement établi en la Maison de Dieu , et en la rébellion contre l’autorité que lui-mêm
Pasteurs ne soient point tenus de faire des répréhensions, eux à qui Dieu a donné la charge de veiller sur leurs troupeaux,
er, les temps, et les lieux les en instruisent, et doivent demander à Dieu son esprit de sagesse, et de discrétion qui les y
al presse la raison veut qu’on y coure. En général, ils croient avoir Dieu et les hommes pour témoins, que selon la nécessit
oir le mal qu’ils commettent, comme leur péché est d’ignorance, aussi Dieu leur fera miséricorde. A ce sujet donc, nous fais
e qu’ils font »fk Que si nous leur annonçons parfois les jugements de Dieu , nous avons plus d’égard aux « temporels, qui com
de la raison et de leur conscience, pour se retirer de ces lieux, où Dieu est offensé, le vice enseigné, l’Eglise scandalis
ne part aux Théâtres, et vous donnassiez garde de mêler les choses de Dieu , avec celles qui sont du Diable ».Idem Serm. 1,
à fouler aux pieds l’ordre divin, à se rebeller contre l’autorité que Dieu impose de respecter, Dieu qui veut que nous obéis
divin, à se rebeller contre l’autorité que Dieu impose de respecter, Dieu qui veut que nous obéissions à cette autorité. f
les guide vers la bonne décision. fc. Comprendre : ils croient que Dieu et les hommes sont témoins qu’ils ne flattent auc
non possunt » (la chair et le sang ne peuvent posséder le royaume de Dieu , 1 Cor. 15.50) ou de l’épître aux Galates : « qui
(ceux qui commettent de telles choses n’obtienront pas le royaume de Dieu ), Gal. 5.21). fg. En rapprochant le mot « scanda
40 (1670) Du delay, ou refus de l’absolution [Les Instructions du Rituel du diocèse d’Alet] « Du delay, ou refus de l’absolution. » pp. 128-148
ie passée, il luy est moralement impossible de s’empescher d’offenser Dieu mortellement, & qu’il ne la veut point quitte
publiquement & scandaleusement la sainteté des jours consacrez à Dieu , contre les ordonnances de l’Eglise, qui leur ont
ssure qu’il aura assez de force & de courage, & se promet que Dieu luy fera la grace de ne plus retourner dans le pe
onfiance, & une presomption orgueilleuse ; & que c’est tenter Dieu que de penser eviter le peché, lorsqu’on demeure
le Saint Esprit ayant dit que celuy qui aime le peril y perira, & Dieu ne donnant sa grace qu’aux humbles, & à ceux
restiens : Matth. 6, 33. Cherchez devant toutes choses le royaume de Dieu , c’est a dire ma gloire, & vostre salut, &am
reste vous sera accordé  ; leur faisant entendre neanmoins que quand Dieu permettroit pour exercer leur patience, & pou
pœnitet. Il les faut donc faire souvenir de cette parole du Fils de Dieu  : Joan. 8. 11. Vade, & jam ampliùs noli pecc
é que de les traitter autrement, ny suivre la prudence de l’esprit de Dieu . Quelle est la mesure du temps qu’il faut garder
qu’il luy ordonne ; & cependant prier, & gemir souvent devant Dieu pour luy, faire quelque mortification à son inten
luy donner l’absolution ? Le Confesseur doit témoigner sa fidelité à Dieu , & à son ministere dans cette occasion, demeu
bsoudre les impenitens, ou ceux qui ne veulent pas garder les loix de Dieu & de l’Eglise pour se corriger & sortir d
issance de leurs pechez, & pour attirer sur eux la misericorde de Dieu , estoit de les mettre dans l’exercice de la penit
t que d’avoir receu l’absolution du Prestre ? Il n’y a rien que selon Dieu , les pasteurs zelez pour le salut des ames ne doi
n leur memoire des prieres & des offrandes pour les recommender à Dieu . Et le second Concile d’Arles au can. 2. a dit
enduë dans laquelle se trouve le penitent, ne l’excusant point devant Dieu , & ne l’exemptant pas de peché, le Confesseur
ssus. Ainsy si le penitent ne se met en son devoir, en faisant ce que Dieu demande de luy, ou ne promette de le faire, témoi
nt est dans une ignorance criminelle, & qui n’excuse point devant Dieu celuy qui agit par cette ignorance, le Confesseur
e la loy naturelle qui regle les devoirs essentiels de l’homme envers Dieu , envers soy-mesme, & envers le prochain, que
poids de ses pechez durant quelques jours, qu’on s’en humiliât devant Dieu , & qu’on les reparât par de bonnes œuvres con
urs au plus, & se contenter les autres jours de s’humilier devant Dieu dans la vûe de leurs fautes, & de les expier
ropre à conduire les ames à une pieté solide qui doit plus attacher à Dieu qu’aux hommes. Matth. 5. 29. Matth. 6, 33. Eccli
41 (1768) Réflexions sur le théâtre, vol 7 « Réflexions sur le théâtre, vol 7 — RÉFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE SEPTIÈME. — CHAPITRE VII. Sentimens des Prédicateurs. » pp. 168-180
s réglés dans leur conduite, plus versés dans la science des voies de Dieu , n’est-il pas plus sûr & plus sage de m’en ra
le conseil du Saint Esprit, j’interrogerai les Pères de l’Eglise, que Dieu m’a donnés pour maîtres. Ils m’apprendrons des vé
les oreilles, ils seroient moins d’impression. Que c’est se jouer de Dieu d’avoir dit anatheme au démon dans le baptême, &a
e pouvez y assister sans violer l’alliance solemnelle contractée avec Dieu & les vœux du baptême, & déshonorer l’aug
re, y en supporter la vue ? Si tout à coup on y montroit l’image d’un Dieu mourant, percé de clous, déchiré de fouets, couro
de la religion. Malheureusement la coutume vous y familiarise ; mais Dieu est la vérité, non la coutume. Les tragédies, com
t plus dangereux qu’il est mieux préparé. Espérez-vous qu’au jugement Dieu vous dira, Venez, les bénis de mon Père, posséder
ndamne ? Vous tremblez ! Mais pourquoi ? Si les spectacles sont bons, Dieu les récompensera ; fussent-ils indifférens, on re
r à pleurer vos péchés, vous les employez à en commettre d’autres. Si Dieu vous révéloit le sort des Acteurs & amateurs,
u de celui que vous allez voir ! vous craindriez ce que la justice de Dieu vous prépare. Le sort même des Rois & des Hér
sont communs, & leurs goûts les mêmes. Le cœur séduit se fait un Dieu de ses passions, désire qu’il n’y ait point d’enf
ls mettent notre ame, dissipation d’esprit, éloignement des choses de Dieu , froideur pour la priere, amour du monde, &c.
ier sur ce sujet. On peut voir Giroût, Avent, Serm. sur le service de Dieu . Monmorel, vingtieme dimanche après la Pentecôte.
icules ; le goût des choses saintes, le recueillement, la présence de Dieu , le soin des petites choses, la vigilance sur soi
temps, l’exactitude à ses devoirs, le rapport de toutes les œuvres à Dieu , en un mot, le corps entier de la piété chrétienn
ille n’a point entendu, l’esprit de l’homme ne peut comprendre ce que Dieu prépare à ceux qui le servent. Il s’y donne lui-m
42 (1675) Traité de la comédie « XXV.  » pp. 314-316
prière ne peut consister dans une attention perpétuelle de l'esprit à Dieu , et qu'il suffit qu'elle demeure quelquefois dans
et qu'il suffit qu'elle demeure quelquefois dans un simple désir que Dieu y connaît: mais il est certain que ce désir s'éte
ière, sont obligés au moins de se renouveler de temps en temps devant Dieu  : et comme c'est par ces prières actuelles qu'ils
issant l'âme de folles pensées, la rendent incapable de s'appliquer à Dieu . Cela suffit pour obliger tous ceux qui ont quelq
ortir l'âme hors de soi, qui la rende plus incapable de s'appliquer à Dieu , et qui la remplisse davantage de vains fantômes.
t de prière, ni cette sainte ardeur qui s'excite quand il est plaît à Dieu par la méditation : « Et in meditatione mea exard
43 (1667) Traité de la comédie et des spectacles « La tradition de l'Eglise sur la comédie et les spectacles. Les conciles » pp. 53-68
tacles à de certains jours plus particulièrement destinés au culte de Dieu , et aux exercices de piété, cela ne signifie pas
'est parce que ces spectacles étaient contraires aux commandements de Dieu . Mais comme en ce temps-là il y avait encore un t
tacles cessassent absolument lorsque l'Eglise était occupée à honorer Dieu , pendant les grandes solennités. La seconde, de d
onséquent les Chrétiens qui y sont présents, sont cause que le nom de Dieu est blasphémé par les Infidèles, voyant le mépris
'obliger de faire des choses qui sont contraires aux Commandements de Dieu ; mais on doit laisser chacun dans la liberté qu'i
de Dieu; mais on doit laisser chacun dans la liberté qu'il a reçue de Dieu pour en user comme il faut; surtout on doit consi
des peines, de se trouver aux Spectacles contre les Commandements de Dieu . Les Empereurs Théodose, et Valentinien, ayant ég
les fidèles occupent tout leur cœur et tout leur esprit au service de Dieu , et que s'il y a encore des personnes qui suivent
t à la Majesté Impériale, sans avoir même égard au culte qu'on doit à Dieu , de peur de nous offenser en faisant paraître moi
ue nous puissions recevoir des hommes, est que toute la terre rende à Dieu tout-puissant la soumission, et le service qui es
s représentent au peuple combien est grande l'offense et l'injure que Dieu en reçoit; que c'est de là que viennent tant de m
44 (1766) Réflexions sur le théâtre, vol 5 « Réflexions sur le théâtre, vol 5 — REFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE CINQUIÈME. — CHAPITRE III. Suite du Mariage. » pp. 55-79
ns songer à quel jeu, Pour les gains qu’elle fait rend ses graces à Dieu . Ne sont-ce pas là de belles leçons ? que ce p
Tobie nous donne un modelle accompli d’un mariage, selon l’esprit de Dieu , dont les mariages du théatre sont la parodie com
Tout ce qui ne va qu’à toucher le cœur, purifier les mœurs, ramener à Dieu , est insipide & méprisé. La jeune Sara avoit
aite, la priere & le jeûne. Voici les paroles qu’elle adressoit à Dieu . On n’y trouvera le portrait ni des Actrices, ni
t, par libertinage, se choisit une épouse ; il l’attend de la main de Dieu , c’est un Ange qui la lui indique, la même que la
. Son guide le rassure par des vûes de religion & de confiance en Dieu (Thalie enseigne une autre route). Il se soumet s
nez rien, dit-il, votre vertueuse fille est dûe à un homme qui craint Dieu  : Timenti Deum debetur filia tua. Le démon n’est
ebetur filia tua. Le démon n’est redoutable qu’à ceux qui abandonnent Dieu , se livrent, comme des bêtes, aux plaisirs de la
lissement du mariage est aussi peu théatral que le projet. On pense à Dieu , on parle de Dieu, on rapporte tout à sa providen
ge est aussi peu théatral que le projet. On pense à Dieu, on parle de Dieu , on rapporte tout à sa providence, on attend tout
 : Epulati sunt benedicentes Deum. On le commence par la prière : Que Dieu bénisse vous & toute votre postérité : puissi
de religion. Ayez bon courage, dit-elle, comptez sur la protection du Dieu du ciel ; sa miséricorde changera vos larmes en j
ment de passion, mais par le désir de participer aux bénédictions que Dieu accorde aux enfans d’Abraham : Accipiet virginem
cras & secundum cras. Pendant ces trois nuits nous nous unirons à Dieu , car nous sommes les enfans des Saints ; nous ne
s nous unir comme les Gentils (les Comédiens), qui ne connoissent pas Dieu . Rien n’étoit plus conforme aux sentimens de Sara
leva aussi tôt, & tous deux se mirent en priere. Tobie continue : Dieu de nos pères, que le ciel & la terre, & t
théatre. Faut-il dire de quel côté se trouve la vertu & le vice, Dieu & le démon, le paradis & l’enfer ? Le ser
e !). Prenez toûjours conseil d’un homme sage, demandez la lumiere de Dieu pour être dirigés dans toutes vos voies par sa vo
e autre vie, ensevelissez mon corps lorsque mon ame aura été reçue de Dieu  : Cùm acceperit Deus animam sepeli corpus (quelle
ns son sein (discours de nourrice !). Que tous les jours de votre vie Dieu soit présent à votre esprit, gardez-vous de conse
beaucoup ; si vous n’avez que peu, donnez même de bon cœur de ce peu. Dieu vous regardera dans sa miséricorde, & vous pa
appuyé les leçons du père. Qu’un si saint mariage dût être agréable à Dieu & comblé de ses bénédictions ! Les mariages d
celui des enfans & des domestiques, dont on doit rendre compte à Dieu , par conséquent d’instruire, veiller, corriger, é
sans doute s’y sanctifier, il y eut toûjours des mariages agréables à Dieu , il voulut même que la plus sainte des créatures
ion du ciel le décider, les bonnes œuvres y mériter la bénédiction de Dieu , & les vertus y régner. Peut-on, sans gémir,
théatre, s’il est permis de le dire ! Ainsi fut citée au tribunal de Dieu la premiere tête du monde, au sortir d’un exercic
que sans aucun intervalle de repentir elle précédât le jugement d’un Dieu qui jamais n’a prescrit de pareils actes de relig
45 (1834) Discours sur les plaisirs populaires « Discours sur les plaisirs populaires, les bals et les spectacles » pp. 1-33
té avait à lui reprocher, et que, sans doute, malgré leurs promesses, Dieu , dans sa justice, n’a pas dû laisser impunis. Le
ues superstitieuses, et résumée, en un mot, dans les commandements de Dieu et dans la morale de Jésus-Christ. Vain espoir !
ndements de l’Eglise ont refoulé dans l’Evangile les commandements de Dieu …. Des jeûnes, des abstinences, des confessions, d
! c’est sur toi qu’ils cherchent à exercer d’abord leur vengeance. Le Dieu qu’ils te prêchent n’est plus qu’un Dieu de colèr
r d’abord leur vengeance. Le Dieu qu’ils te prêchent n’est plus qu’un Dieu de colère ; on dirait le Dieu des Juifs que la Bi
ieu qu’ils te prêchent n’est plus qu’un Dieu de colère ; on dirait le Dieu des Juifs que la Bible nous représente se repenta
aire de l’Église romaine ? Combien notre langage sera différent ! Le Dieu des Juifs est bien notre Dieu ; mais sa colère a
mbien notre langage sera différent ! Le Dieu des Juifs est bien notre Dieu  ; mais sa colère a été désarmée par le sacrifice
sons dans notre chaire apostolique : « Exécutez les commandements de Dieu , adorez et glorifiez notre Père qui est aux cieux
ère et de la vengeance !… Anathème aux plaisirs ! Eh quoi ! parce que Dieu a dit à notre premier père : « Vous mangerez votr
ion à ses maux ? Non, sans doute, vous dira le clergé romain, puisque Dieu a consacré le septième jour au repos. Eh ! quel e
nécessaire après plusieurs jours d’un travail assidu. Et en effet, si Dieu , dans sa sévérité, a condamné l’homme au travail,
syphe ; ce serait le désespoir et la mort : et c’est ce désespoir que Dieu a voulu prévenir par le repos du septième jour. C
rs familles, après l’accomplissement spontané de leurs devoirs envers Dieu , se réunissent sous l’arbre séculaire, seul monum
prochent innocemment les sexes, et préparent les unions que la loi de Dieu a prescrites. Comme tous se connaissent, ce n’est
immodéré du vin ne trouble-t-il pas, n’altère-t-il pas la raison que Dieu a donnée à l’homme pour le distinguer des autres
les excès d’une hideuse ivrognerie. Celui-ci n’attend pas le jour que Dieu a consacré au repos, à la distraction, aux plaisi
ta la vigne et exprima le jus de son fruit, en abusa une fois, et que Dieu ne lui en fit point le reproche ; Dieu punit, au
uit, en abusa une fois, et que Dieu ne lui en fit point le reproche ; Dieu punit, au contraire, le fils qui n’avait point ca
la défense d’un plaisir si cher et si utile à la jeunesse. « En quoi Dieu est-il offensé par un exercice agréable, salutair
cherchent à s’unir, de préparer ainsi leur cœur à l’amour mutuel que Dieu leur impose ? » Que ajouter à ce tableau de mœur
nez donc des professions qui le compromettent. Repentez-vous et priez Dieu qu’il vous pardonne…. Et lorsque le besoin se fer
e présentera un saint prélat attendant le martyre, et qui vous dira : Dieu vous assiste et vous bénisse… Il y a exagération
garé le plus sage. Promettez sur ce livre, et devant ces témoins, Que Dieu sera toujours le premier de vos soins ; Que sévèr
méchants et des bons le refuge, Entre le pauvre et vous vous prendrez Dieu pour juge ; Vous souvenant, mon fils, que, caché
anche, et un rire pur et innocent, et encore d’utiles leçons. Lorsque Dieu a soufflé sur le visage de notre premier père pou
erions-nous rouiller ? Que peuvent donc avoir de coupable aux yeux de Dieu les pleurs que nous versons avec Andromaque, avec
e, malédiction ! Il semblerait que, ne se fiant point à la justice de Dieu , et se servant du pouvoir qu’ils prétendent avoir
ens adressaient au Ciel, chacun à sa manière, ont bien valu auprès de Dieu les prières banales et dont chaque ligne est tari
ses romaines sous la juridiction d’un archevêque ; et pour adresser à Dieu leurs vœux en faveur d’un de nos premiers lyrique
œurs, de ces deux anges de charité, aura-t-elle été admise au sein du Dieu de miséricorde ! Eh ! pourquoi ce terrible anathè
-Christ. Chrétiens réunis dans ce temple, écoutez, c’est la parole de Dieu  ! « Alors Jésus parla au peuple et à ses discipl
46 (1694) Réfutation d’un écrit favorisant la Comédie pp. 1-88
Chrétiens peuvent être obligés dans les rencontres soit par rapport à Dieu , soit par rapport au prochain, dont le précepte n
ient souffrir ce culte sérieux et modeste si digne de la Majesté d’un Dieu , qui veut qu’on l’adore en esprit et en vérité ;
pourquoi n’étant pas content du sang des bêtes dans le temps même où Dieu n’en demandait point d’autre, il exigea dans ses
teries, qui donnaient à des hommes les louanges qui ne sont dûes qu’à Dieu , ou en des Satyres indiscrètes, qui apprenaient à
on les y représentait avec cet air de Majesté qui n’est dû qu’au vrai Dieu  ; et qu’enfin il y en avait qui n’étaient guères
’obliger de faire des choses qui sont contraires aux Commandements de Dieu . CANON CXXIX.Du Code des Canons de l’Eglise d’Afr
ables au goût : De même, le diable répand son venin sur les choses de Dieu les plus agréables. Que tout ce qui se passe à la
isir, que le mépris de la vie présente, que la liberté des enfants de Dieu , que la pureté de la conscience, que la paix qui
t les miracles des hommes : qu’il considère à present les miracles de Dieu . Vous donniez auparavant des louanges à un homme
ir conduit avec adresse quatre chevaux attelés à un Char : Est-ce que Dieu n’en sait pas faire autant ? Tenez en bride la lu
n qui attirait votre imagination en marchant sur une corde ; regardez Dieu , il est bien plus admirable, quand il fait marche
te, selon Dupleix, consacra les prémices de sa Royauté à la gloire de Dieu  ; car aussitôt aprés son Couronnement, il bannit
s ne savait pas ce qui se passait au Théâtre ; et que s’étant donné à Dieu dès l’enfance, il n’avait jamais vu de Comédie. S
nt de facilité que fait un des plus grands Personnages de l’Église de Dieu , par son savoir et par la sainteté de sa vie ; en
s modération. Si une passion ne passait point les règles de la Loi de Dieu , elle ne serait pas bonne pour le Théâtre : il fa
ces lieux que nous venons de citer, étaient toutes pour l’honneur de Dieu , et pour lui rendre grâce de ses bienfaits. Mais
un mépris horrible des enseignements du saint Esprit, de l’honneur de Dieu et de leur propre salut. C’est pourquoi dans une
usieurs Religieux et gens de devotion, étaient à la même heure devant Dieu , chantaient ses loüanges, et contemplaient sa bea
e vie mortifiée, que dans les fonctions de l’Épiscopat, où l’ordre de Dieu l’engagea dans la suite, il n’eut aucun repos. Il
e la Loi du Seigneur. Voici comme il exprime ses sentiments. « Plût à Dieu que je fusse semblable à une colombe légère,Carm.
croient, ils n’ont qu’à rejetter toutes les pensées de conversion que Dieu ne manque pas de leur envoyer de temps en temps,
la damnation. Mais si vous ni moi ne pouvons rendre un jour compte à Dieu des paroles inutiles que nous aurons proferées ;
, qui menait sur la terre une vie toute Angélique, ayant un jour prié Dieu de lui faire connaître auquel des Saints il resse
l’une était d’avoir conservé l’honneur d’une jeune vierge consacrée à Dieu , qui était tombée entre les mains de ses compagno
t, Les publicains et les pécheurs vous précèderont dans le Royaume de Dieu . Mais ne leur donnons point cette espérance tant
nt leur intérêt temporel aux dépens du salut éternel de leurs frères. Dieu disait autrefois aux enfants d’Israël par son Pro
e ne dis pas des corps, mais des âmes qu’ils ont fait mourir, et dont Dieu leur demandera un compte sévère. Il devrait bien
Il devrait bien plutôt les avertir du danger évident où ils sont que Dieu n’alloue jamais aucune des œuvres sur lesquelles
’est pas tel, quoiqu’on en dise, qu’un homme se puisse partager entre Dieu et soi-même ; en sorte qu’il se retrouve quand il
ment avec une attention volontaire, sans nous croire coupables devant Dieu . Saint Benoît, que l’Esprit Saint porta à se roul
u’elle souffre, de la manière la plus touchante ; tantôt s’en prend à Dieu , d’avoir fait des Lois qui lui paraissent si sévè
qui par ce moyen effacent dans les esprits ce caractère d’horreur que Dieu y a attaché, pour empêcher que les hommes ne s’y
à sa louange : Cette fausse Divinité ne les entend pas, mais le vrai Dieu les entend. Dans le cours d’une Pièce on fait par
ui prépare un Sacrifice, on lui rend des respects profonds comme à un Dieu tout puissant, on lui fait des invocations redoub
isgrâces des Amants, goûte avec plaisir l’espérance qu’il met dans ce Dieu , lequel enfin attiré par une Musique qui sent d’a
a pas jusqu’aux démons que l’on fait danser. O punissable hardiesse ! Dieu voyant l’homme insensible à son amour, ne propose
iant ! Allez, allez Prédicateurs ; travaillez à exciter la crainte de Dieu dans les âmes : parlez, menacez, tonnez, représen
dans les âmes : parlez, menacez, tonnez, représentez les Jugements de Dieu  ; faites des Discours sur la mort, sur l’enfer, s
illeurs. Péché dans le mauvais usage de l’argent que l’on y dépense : Dieu vous fera voir au Jugement que vous pouviez ce jo
entes ; une grande dissipation d’esprit, un éloignement des choses de Dieu , une froideur pour la prière, un dégoût des Livre
ntre les Comédiens dans les Chaires lorsqu’ils annoncent la parole de Dieu , les Pasteurs le font d’une manière plus forte lo
Temples du Prince des ténèbres, dont il se sert pour faire insulte à Dieu . Le mal du jeu de hasard est moins contagieux : o
est pas pour autoriser le jeu de hasard, que je parle de la sorte : À Dieu ne plaise que je veuille autoriser ce que l’Églis
nt de la Comédie, et dire qu’on y peut aller le Dimanche ; il dit que Dieu , s’est reposé le septième jour ? Qu’entend-il par
iens, ne s’accommoderaient pas de sa doctrine. Est-ce que le repos de Dieu est quelque chose de semblable à ce qui se passe
à la Comédie ? Ce serait un blasphême de le dire, puisque le repos de Dieu n’est ni moins saint, ni moins adorable que ses o
Le repos qu’il est permis à l’homme de prendre, pour honorer celui de Dieu , n’est pas afin qu’il s’abandonne à la fainéantis
rendre en esprit et en vérité. C’est pour cela qu’il est marqué, que Dieu bénit le septiéme jour, et qu’il le sanctifia ;Ge
n assistant aux saints Sacrifices, en écoutant ou lisant la parole de Dieu , et en chantant ses louanges. L’Auteur de l’Écrit
e moyen de le perdre tout entier ? Quel souvenir peut-on conserver de Dieu , de sa Loi sainte, et de ses jugements, au milieu
, perdre toutes les richesses que l’on avait acquises ? unir ensemble Dieu et le diable ? ou plutôt chasser Jésus-Christ pou
trancher, inséparable de la Politique, n’excuse point de péché devant Dieu dont la Loi sainte ne fléchit jamais, parce qu’el
t la souveraine équité. C’est la différence qu’il y a entre la Loi de Dieu et la Loi des hommes, que la Loi de Dieu étant ém
ce qu’il y a entre la Loi de Dieu et la Loi des hommes, que la Loi de Dieu étant émanée d’une puissance infinie, s’assujetti
ainement ? Eccli. 1. Il avait bien raison de parler de la sorte ; car Dieu a tellement fait suivre les plaisirs et les doule
la pénitence, soit dans la prière faisaient le caractère des amis de Dieu . Nous l’apprenons du Prophète Ezéchiel, qui écrit
Ils ne savent ce qui a été ordonné de leur salut dans les secrets de Dieu  ; ils ignorent le moment auquel ils doivent être
la douceur, et que le cœur de l’homme n’en peut concevoir le prix, À Dieu seul soit l’honneur et l’Empire dans tous les siè
47 (1687) Avis aux RR. PP. jésuites « X. » pp. 47-54
sordre que sa présence aurait empêché. En effet à peine fut-il allé à Dieu qu’on apprît que presque tous les Clercs et Ecclé
rand de tous les commandements, qui est celui qui nous oblige d’aimer Dieu plus que toutes choses, en prétendant qu’il n’est
de vos Auteurs. Car n’ayant pu nier qu’il n’y ait un précepte d’aimer Dieu , non seulement négatif par lequel il nous serait
qu’un seul cas dans lequel il soit certain qu’on soit obligé d’aimer Dieu plus que toutes choses, qui est quand on doit fai
st quand on doit faire un acte de Contrition pour se réconcilier avec Dieu , ce qu’il nous apprend qui n’arrive, que lorsqu’o
selon quelques Théologiens on est obligé de faire un acte d’amour de Dieu quand on commence à avoir l’usage de la raison. M
mes pendant cette longue vie, ne fût pas sauvé sans avoir jamais aimé Dieu de cet amour qui nous est commandé par ce précept
crainte d’être damné, quand il aura eu besoin de se réconcilier avec Dieu . Le 3. Principe est directement opposé au soin qu
ieuses et de plus Chrétiennes, s’en affligeront et en gémiront devant Dieu . 17. [NDA] Medulla Th. tract. 2. de Actibus hu
48 (1694) Lettre d’un Docteur de Sorbonne à une personne de Qualité, sur le sujet de la Comédie « letter » pp. 3-127
tes les choses qui composaient les Spectacles étaient les ouvrages de Dieu , et qu’ainsi rien ne devait empêcher que l’on n’e
ans l’Ecriture que les Spectacles fussent interdits aux Serviteurs de Dieu . A quoi Tertullien répond deux choses : Premièrem
dans les assemblées des Juifs, où l’on a conspiré contre le véritable Dieu  ; néanmoins on peut aussi les étendre à ceux qui
mple, que la Comédie ne soit condamnée par la prière que David fait à Dieu dans le Psaume 118. lorsqu’il lui dit : « Détourn
s pas métier comme elles. Comment donc le Docteur peut-il espérer que Dieu pardonnera à des Chrétiennes, ce qu’il a puni ave
la seule arbitre de leur conformité ou de leur difformité à la Loi de Dieu et à l’esprit du Christianisme ; ce qui n’a été n
ysostome qu’il s’était objecté, et où ce Père dit, « Que ce n’est pas Dieu , mais le Démon qui est auteur des jeux » ; ce qu’
te, et des combats des gladiateurs et des bêtes : tout cela, grâces à Dieu , n’est plus de nos usages. Il ne s’agit que du Th
s ne sont pas des offrandes qui puissent être présentées au véritable Dieu . On n’y fait plus aussi paraître de femmes toutes
e l’horreur et l’infamie des Spectacles, il se fait cette objection : Dieu , dit- il, a établi toutes choses et les a données
Homme répond, qu’il est vrai que toutes choses ont été instituées de Dieu , mais qu’elles ont été corrompues par le Démon ;
mpues par le Démon ; que le fer, par exemple, est autant l’ouvrage de Dieu que les herbes et que les Anges ; que toutefois D
ant l’ouvrage de Dieu que les herbes et que les Anges ; que toutefois Dieu n’a pas fait ces créatures pour servir à l’homici
déclamé contre la Comédie, reconnaît que la Comédie est un ouvrage de Dieu , de même que le fer, les herbes et les Anges ; et
èrement, que Tertullien reconnaisse que la Comédie soit un Ouvrage de Dieu , de même que le fer, les herbes et les Anges. Les
e des athlètes et la douceur des voix, étaient toutes des ouvrages de Dieu , et toutes destinées à l’usage de l’homme, et que
qui ignore ce que la Nature enseigne d’elle-même ; c’est-à-dire, que Dieu est l’auteur de toutes les choses de ce monde, et
es pour l’usage de l’homme : mais parce que les Païens ne connaissent Dieu qu’imparfaitement, et de loin, « de longinquo», i
mparfaitement, et de loin, « de longinquo», ils ne savent pas comment Dieu ordonne que l’on use de ses créatures ; et ils ne
nne que l’on use de ses créatures ; et ils ne savent pas non plus que Dieu a un émule qui les corrompt et qui porte les homm
deviennent mauvaises, et par où elles cessent d’être les ouvrages de Dieu  ; car il y a une grande différence entre les créa
mêmes condamnent, s’exécutent par des choses qui sont des ouvrages de Dieu  : l’homicide, par exemple, que les Païens condamn
que les Païens condamnent, s’exécute par le fer qui est un ouvrage de Dieu , de même que l’Ange ; et cependant on ne dira pas
Dieu, de même que l’Ange ; et cependant on ne dira pas pour cela que Dieu soit auteur de l’homicide. Au contraire, il a don
selon Tertullien, que de même que l’homicide ne peut être attribué à Dieu comme son ouvrage, quoiqu’il s’exécute par le fer
ainsi la Comédie ne peut non plus être mise au nombre des ouvrages de Dieu , quoique les voix, les parures, et les autres cho
et méchant, que le premier homme qui était non seulement l’ouvrage de Dieu , mais aussi son image et le maître de l’Univers,
e la Comédie, et notre Docteur a l’audace de lui faire dire que c’est Dieu qui en est l’auteur, de même qu’il est auteur du
Pièces de Théâtre. Les Comédies, dit Tertullien, ne plaisent point à Dieu , et ne conviennent point à des Serviteurs de Dieu
ne plaisent point à Dieu, et ne conviennent point à des Serviteurs de Dieu , parce que la pompe qui les accompagne est l’ouvr
Si cette raison subsiste, la Comédie d’aujourd’hui peut-elle plaire à Dieu  ? Et peut-elle convenir à des Serviteurs de Dieu 
i peut-elle plaire à Dieu ? Et peut-elle convenir à des Serviteurs de Dieu  ? Puisqu’il n’y a point d’endroits où le monde ét
arce que la dissipation des Spectacles ne leur permet pas de penser à Dieu . Est-ce donc qu’il n’y a pas de sujet de dissipat
est ainsi qu’en use le Démon, il cache son venin sous les ouvrages de Dieu même : « Sint dulcia licet et grata, et simplicia
ujourd’hui, est un plaisir du siècle, ou si c’est un des plaisirs que Dieu a préparés aux hommes : car Dieu a ses plaisirs a
cle, ou si c’est un des plaisirs que Dieu a préparés aux hommes : car Dieu a ses plaisirs aussi bien que le siècle ; et « c’
rtullien, de ne se pas contenter de tant de si agréables plaisirs que Dieu lui présente, et d’aimer mieux courir après les v
recognoscas.» Tertullien nous définit en trois mots les plaisirs que Dieu accorde aux Chrétiens dans la vie présente : « Il
rer la Comédie telle qu’elle est aujourd’hui parmi les Spectacles que Dieu permet aux hommes en cette vie, et dont Tertullie
d à divertir ; et si on n’y mêle rien de déshonnête, ni d’injurieux à Dieu , ni de préjudiciable au prochain, ce Jeu est un e
s n’aient rien de contraire à l’honnêteté, rien qui puisse déplaire à Dieu , et rien qui puisse déconcerter l’harmonie de l’â
e plusieurs Religieux et gens de dévotion étaient à même heure devant Dieu , chantaient ses louanges et contemplaient sa beau
ais qui lui a donné une puissance si bénigne ? Il prétend la tenir de Dieu même : « Il n’obligerait pas, dit-il, un Pénitent
erait pas, dit-il, un Pénitent de s’abstenir des Spectacles ; puisque Dieu non seulement les permet, mais les promet lui-mêm
Et il croit avoir trouvé cette permission et cette belle promesse de Dieu dans Jérémie. Ce Prophète inspiré de l’Esprit sai
plaisir : c’est de cette prédiction qu’il infère, que « non seulement Dieu permet la Comédie, mais qu’il promet lui-même de
és depuis quelques années par un des plus saints Abbés de l’Eglise de Dieu . Quant aux Exercices des Collèges, c’est une autr
is argument en Morale de prouver qu’une chose est mauvaise, parce que Dieu et les Lois la défendent. Il reprend après cela s
ie n’est pas même défendue. Et pour toutes preuves, quant à la Loi de Dieu , il se contente d’apporter les explications favor
e des Controverses. S’étant ainsi expédié à peu de frais de la Loi de Dieu et de l’Ecriture, il vient aux objections qu’on p
est nullement nécessaire ; c’est un métier qui n’est pas l’ouvrage de Dieu , et qui n’a été inventé du Démon ou des hommes qu
fiter de tout : il y a donc enfin au moins un Prêtre dans l’Eglise de Dieu qui fait scrupule d’aller à la Comédie, et qui s’
que de fidèles Sujets et de bons Français ont à prendre, est de prier Dieu pour Sa Majesté et pour ses Conseils, tant de con
Confessions qu’il a entendues et qu’il devrait avoir oubliées. Aussi, Dieu a-t-il permis que voulant en tirer des lumières e
fier et pour vaquer plus particulièrement qu’aux autres au Service de Dieu , ils ont encore été institués pour prendre du rep
t encore été institués pour prendre du repos ; afin qu’à l’exemple de Dieu même qui se reposa le septième jour, après le gra
ce sera un moyen pour arriver à la perfection et à la ressemblance de Dieu . Cela paraît impertinent, et cela l’est effective
, il n’y a qu’à réduire ses propositions dans une espèce de forme. «  Dieu se reposa le septième jour », dit le Docteur. « 
la Comédie, on peut y aller le Dimanche, afin d’imiter l’exemple que Dieu nous a donné. » D’où il s’ensuit que d’aller le
imanche à la Comédie, ce sera un moyen de tendre à la ressemblance de Dieu , et par conséquent chose tout à fait méritoire. L
us surprenant, c’est qu’en cela même ils contribueront à la gloire de Dieu , en procurant un agréable repos à leurs Spectateu
fermées. Mais qui lui à donné le pouvoir, après avoir fait la part de Dieu , de faire aussi celle du Démon ? Le troisième Pré
re Empire, afin que les Fidèles s’occupent TOUT ENTIERS au Service de Dieu  : Omni theatrorum atque circensium voluptate per
pas que les jours de Fêtes qui sont dédiés à la Majesté souveraine de Dieu , soient employés A AUCUNS DIVERTISSEMENTS. Dies F
jours qui sont destinés pour obtenir les effets de la miséricorde de Dieu , les Fidèles soient détournés par les charmes don
séduire les âmes ». Que notre Docteur apprenne donc mieux son Un seul Dieu , qu’il s’en fasse expliquer le troisième Précepte
en de plus s’imaginer qu’en allant à la Comédie le Dimanche, on imite Dieu dans son repos ; c’est une proposition qui n’est
la Genèse, qui ne veulent dire autre chose sinon que le septième jour Dieu acheva et mit fin à l’ouvrage de la Création. Il
l n’avait pas besoin de repos à cet égard. Mais le véritable repos de Dieu consiste dans des actions qui n’ont point de fin,
ne cessant point durant tout le jour de contempler les merveilles de Dieu , de lui donner des marques de notre amour, et de
ônes prétendues : je douterais même qu’elles fussent plus agréables à Dieu que celles d’un certain Cordonnier qui dérobait d
ssistassent à des Spectacles mauvais, mais parce qu’étant consacrés à Dieu , ils doivent se priver des divertissements du siè
la Comédie, sous peine de péché mortel ; « parce qu’étant consacrés à Dieu , ils doivent se priver des divertissements du siè
49 (1767) Réflexions sur le théâtre, vol 6 « Réflexions sur le théâtre, vol 6 — RÉFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE SIXIÈME. — CHAPITRE III. Immodestie des Actrices. » pp. 57-84
re (Serm. du Luxe) : Des femmes lascives, qui ont perdu la crainte de Dieu & secoué le joug de Jesus-Christ, ne faisant
de Jesus-Christ, ne faisant aucun cas des feux de l’enfer, méprisant Dieu & les Anges ; elles ôtent avec impudicité de
Exitus aquarum deduxerunt oculi mei. Un regard suffit au jugement de Dieu pour rendre aussi digne de châtiment que si on av
conteste point la possibilité, j’en loue la perfection ; on le doit à Dieu , si digne & seul digne d’être aimé pour lui-m
exercice de piété, de sacremens, de prieres, de recours à la grace de Dieu , de foi, de charité, &c. ? Ce n’est qu’un esp
prit fort, un Philosophe stoïcien, un Théiste. Elle parle une fois de Dieu en deux ou trois lignes. Tout n’est que vertu mor
dans ses plus puissans attraits. Il essaya de se dérober aux yeux de Dieu  : effort bien inutile, Dieu voit tout, & ne v
aits. Il essaya de se dérober aux yeux de Dieu : effort bien inutile, Dieu voit tout, & ne voit dans le corps humain que
òd nudus essem, & abscondi me. Châtiment juste, pénitence utile : Dieu approuva la sagesse des précautions que prit &
forme au peuple Juif. On ne peut douter qu’elle ne fût très-modeste. Dieu ne lui donna pas des habits dans l’état d’innocen
rner sur quelqu’autre sans en être jalouse. Cent fois elle se dit que Dieu est offensé, & que c’est par sa faute, cent f
urs de pudeur, lui font le procès sur son impudence ; & si jamais Dieu lui fait la grace de se convertir, ce sera le pre
e l’humilité, la charité, la mortification ; elle ne veut plaire qu’à Dieu , être la bonne odeur de Notre-Seigneur, & res
s mœurs, ne cherchent qu’à les faire perdre à tout le monde ? Non, le Dieu de sainteté ne peut souffrir rien d’impur : le dé
ruit de sa victoire, & lui en prépare mille autres. La crainte de Dieu , commencement de la sagesse, est inséparable de l
sse, est inséparable de la modestie, qui en est le fruit : qui craint Dieu oseroit-il se montrer dans un état que la bienséa
ndres choses qui peuvent blesser ou exposer la pureté : la crainte de Dieu est une sorte de modestie qui s’observe sur tout
ur & à la ville. Cette apologie est foible dans le Christianisme. Dieu & le monde sont des ennemis irréconciliables,
placée. On en voit, il est vrai, jusqu’au pied des Autels insulter au Dieu de sainteté, forcer l’asyle de la religion, tendr
s vos prétentions : de qui espérez-vous le suffrage ? ce n’est pas de Dieu , il en est vivement offensé : est-ce des gens de
que l’Evangile est la vérité, & non la coutume ; que pour damner, Dieu consulte la loi, & non la coutume ; & qu’
mains. La durée criminelle n’en rend les suites que plus à craindre : Dieu se lasse enfin de tant de crimes, vous touchez de
 ! quels principes ! quelles habitudes ! & quel compte rendront à Dieu des supérieurs négligens qui les laissent prendre
celles qui quittèrent le siecle pour n’être point tentées, enlever à Dieu des cœurs qui lui furent consacrés, & rappele
on est en état d’en sortir avec succès. On mérite d’être abandonné de Dieu , & en effet il abandonne. Qui aime le péril y
e de son intention est-elle un dédommagement ? Quel compte à rendre à Dieu , d’allumer tant de feux, non par hasard, mais de
des hommes, n’êtes-vous pas sous les yeux des Anges, sous les yeux de Dieu , sous vos propres yeux ? La plus profonde solitud
justifier sa malice, s’en faire un trophée, blasphemer la sainteté de Dieu qui le condamne, sa justice qui le punit, se prép
50 (1664) Traité contre les danses et les comédies « Chapitre XVII. Que les danses sont condamnées dans l’Ecriture, et par les Pères. » pp. 119-141
à les fuir, parce qu’elle était prévenue et éclairée de la lumière de Dieu . Voici ce qu’elle dit de soi-même, parlant à Dieu
ée de la lumière de Dieu. Voici ce qu’elle dit de soi-même, parlant à Dieu dans la simplicité de son cœur. « Vous savez, dit
ps même qu’elles viennent dans les Eglises pour entendre la parole de Dieu . Ecoutons saint Augustin dans un de ses Sermons.
l’Arche, et se servant de ce qui est dit dans les Saintes Lettres que Dieu avait prescrit à son peuple l’usage de plusieurs
à des choses qui ont été faites très saintement, et pour le culte de Dieu seul, ces divertissements mondains, qui ne serven
r, puisque suivant le jugement qu’ils en ont porté dans la lumière de Dieu , ce sont des choses opposées à l’honnêteté et à l
ne nous attachions au plaisir, et qu’ainsi nous ne soyons divertis de Dieu et des bonnes œuvres. » Arnob. advers. Gentes.
salmiste ; Psal. 11, et 96. « Les impies marchent dans un cercle, et Dieu embrasera ses ennemis dans le cercle. » Et celles
aine gloire, et que les hommes par conséquent y deviennent ennemis de Dieu . Il appelle les danses un divertissement du Diabl
é, qu’il prouuve qu’elles sont contraires à tous les commandements de Dieu , et qu’elles anéantissent tous les fruits de nos
Jacques de Vitry rapporte qu’au pays de Saxe dans quelques villages, Dieu punit d’une manière terrible et extraordinaire de
tous ceux de sa maison. Et toutes les âmes qui ont quelque crainte de Dieu , et quelque sentiment solide de piété, souhaitent
le souffrir. Hélas ! est-il possible que l’on tolère dans l’Eglise de Dieu un libertinage si horrible, et que l’on voie des
particulièrement dans le temps que l’Eglise a destiné pour remercier Dieu du bienfait inestimable de la naissance de son Fi
51 (1687) Instruction chrétienne pour l’éducation des filles « CHAPITRE XIII. Des jeux, des spectacles, et des bals, qui sont défendus aux Filles Chrétiennes. » pp. 274-320
er des dés. En vérité, est-ce là la vie d’une femme Chrétienne, à qui Dieu n’a donné la vie, que pour l’employer à son salut
endra un jour où vous demanderez du temps pour faire pénitence : mais Dieu vous le refusera, dit l’Ange de l’Apocalypse, la
idolâtre dans le jeu, parce qu’on n’y reconnaît plus la Providence de Dieu , et qu’on n’y adore que l’empire du destin et de
Filles, qui le doivent éviter avec soin, si elles ont de l’amour pour Dieu et pour leur salut. La danse chez les Romains n’é
agréables au monde, sans se soucier de plaire au Seigneur. Cependant Dieu parlant aux Filles de Jérusalem par son prophète
et vous ferai mourir. Les Filles et les femmes Israélites irritèrent Dieu par leurs danses et leurs idolâtriesExod. [Exode]
uer sur la place. La Femme du jeune Tobie voulant se justifier devant Dieu , assure qu’elle ne s’est jamais trouvée dans les
qui a tant affligé Jésus-Christ par la mort d’un homme qu’il aimait ? Dieu même nous l’avait donné, et la danse nous l’avait
les encens, les adorations et tous les honneurs, qui ne sont dus qu’a Dieu seul. L’extérieur d’une fille mondaine ainsi paré
é et tout bouffi. Je vous laisse à penser, si dans cet état il y a un Dieu pour elle ; et si son souvenir n’est pas effacé d
cette complaisance, qui gâta tellement l’esprit du premier Angeh, que Dieu ne le peuti souffrir un moment en sa présence. Il
déplore sa condition, voyant que son esprit, qui ne saurait plaire à Dieu , s’il n’est pur, est engagé dans son corps, comme
k avec un mauvais désir, sont dès ce moment coupables de crime devant Dieu . Remarquez qu’il ne dit pas celui qui parle à une
œurs, et il est si dangereux de voir une femme vêtue de la sorte, que Dieu , pour nous empêcher de tomber dans le désir qu’il
era de la confusion, et à tous ceux qui la feront sérieusement devant Dieu  ; considérez ces deux personnes, qui dansent au m
ous en devez avoir d’y penser seulement sans les voir : le Royaume de Dieu , comme vous savez, est au-dedans de nous. C’est J
gloire de la Fille du Roi est au-dedans d’elle-même. Or ce Royaume de Dieu et cette gloire consistent dans la pureté du cœur
et amour de recherche de soi-même. Je vous l’avais bien dit que notre Dieu est un esprit infiniment pur et infiniment saint,
semblées profanes à ceux qu’elle éclaire ? elle leur fait voir ce que Dieu et les Anges y voient, elle leur découvre un mass
monde, par le moyen du nombre des Enfants bien nés et bien faits, que Dieu lui avait donnés. Ce bon Prince voit en un seul j
it accablé de tristesse, et soutenue d’une protection particulière de Dieu , sans s’arrêter ni à la sainteté, ni à son afflic
il y a, dit l’Apôtre aux Philippiens, une sainte joie, qui est selon Dieu . Réjouissez-vous, mais réjouissez-vous dans le Se
t des compagnies dangereuses, et que l’unique nécessité est d’obéir à Dieu , de sauver son âme. Je l’avoue et le confesse ave
, que vos inclinations y apporteront : mais la liberté des Enfants de Dieu mérite bien que vous souffriez cette peine pour l
as si difficile, que vous n’en puissiez venir à bout avec la grâce de Dieu . Nous en voyons souvent de votre qualité, de votr
52 (1771) Sermons sur l’Avent pp. 103-172
euse, qui a perdu toute pudeur. Quel spectacle ! On y voit le Fils de Dieu renverser les loix de la nature, en éclairant les
mp; couroient à ce besoin : préferant ainsi la loy de la charité, que Dieu a prescrite, aux regles du discours, que les homm
, un retour scandaleux vers l’idolâtrie ; & qu’au grand mépris de Dieu , la véritable pieté est comme foulée aux pieds da
près avoir vû la sainteté même dans la souffrance en la personne d’un Dieu en croix. Mais peut-on dire, s’écrie un grand Sai
de ne le pas contrister, & de conserver le sceau dont il a plû à Dieu de nous marquer pour le jour de la rédemption. Ep
oient les Payens, car si ceux-ci estoient prévaricateurs de la loy de Dieu , ils n’estoient pas comme les Chrétiens, profanat
seule, dit saint Paul,1. Cor. 5. 9. qui n’ait pour motif la gloire de Dieu , & qui n’entre dans l’ordre de sa prédestinat
faire dans ces lieux de licence & de faste ? Y allez-vous adorer Dieu , secourir le prochain, pratiquer les mortificatio
irtutis nervos faceret molliores. La foy s’y affoiblit par l’oubly de Dieu , l’espérance par l’attachement aux plaisirs prése
ver & d’augmenter les vertus. Le premier est nostre application à Dieu . Le second est le regard de Dieu sur nous. L’un s
Le premier est nostre application à Dieu. Le second est le regard de Dieu sur nous. L’un s’appelle priére, & l’autre gr
inité. D’ailleurs, dit un Pere, Salv. les hommes ne méritent pas que Dieu jette les yeux sur eux, & c’est pour cela que
us criminel, un projet de débauche. Des yeux aussi saints que ceux de Dieu peuvent-ils s’ouvrir sur des objets si profanes ?
; si vous n’y tombez pas, c’est un aussi grand miracle, que celuy que Dieu fit en faveur des Enfants célebres, qui furent au
les cachots vous pratiqueriez l’humilité, la priére, la confiance en Dieu . Vous vous confirmeriez dans le mépris des choses
contre les spectacles est infini, & son zele a esté si agréable à Dieu , qu’il a esté récompensé de la Couronne du martyr
ont ils estoient environnez, & qui au lieu d’apaiser la colere de Dieu en prenant le sac & la cendre, l’irritoient d
es disgraces nous avons encore la folie du théatre. Qui le croiroit ! Dieu nous frappe, & nous ne sentons pas ses coups 
br. de spect. cap. 10. C’est là, que le démon, Prince du monde & Dieu du siecle, est comme dans son palais & dans s
lone y soit rendu délicieux ; & que le démon son Prince & son Dieu y trouve une infinité de sujets & d’adorateur
ouve la condamnation de tout ce qui s’y pratique ? C’est se moquer de Dieu , dont l’Apôtre dit, qu’on ne se moque point en va
leurs Dieux ; & les autres les font, quoyqu’ils sçachent que leur Dieu en est offensé. La faute des Payens venoit bien p
us y souhaite. Il veut dire, parfaitement affermie dans la crainte de Dieu & dans l’horreur du péché, entierement vuide
êtuë de la haire & du cilice, toujours appliquée à la présence de Dieu . Je vous le permets, dis-je, à ces conditions, pe
re, bien loin que la Religion en fût servie, elle en seroit outragée. Dieu ne veut pas, que le pécheur raconte ses justices,
e, qu’il imposoit silence au démon, qui le reconnoissoit pour Fils de Dieu , parce qu’il n’appartient pas au pere du mensonge
dont la bouche est sanctifiée par la consecration du corps du Fils de Dieu , dont la langue est l’organe du saint Esprit, don
sées sont le fruit de la priére, dont la parole est la parole même de Dieu  : encore une fois si les Prédicateurs, qui parlen
érité, en présence des saints Mysteres, &, comme dit l’Apôtre, en Dieu , devant Dieu, & en Jesus-Christ :2. Cor. 2. 1
sence des saints Mysteres, &, comme dit l’Apôtre, en Dieu, devant Dieu , & en Jesus-Christ :2. Cor. 2. 17. si ces Pré
même raison, & parce qu’ils font un mauvais usage de l’esprit que Dieu leur a donné ; talent, dont le souverain Pere de
& profanes ! Passer de l’Autel au Théatre ! Le matin sacrifier à Dieu , & le soir au démon ! Nul rapport, dit saint
si vous ne vous y opposez de toutes vos forces, que la malediction de Dieu ne tombe sur vous comme sur eux. Mais Conclusion.
entreprendra de les justifier, vous luy opposerez ce que l’esprit de Dieu vient de vous inspirer par ma bouche. Contemplez
ux hommes,1. Cor. 4. 9. pour mériter d’estre un spectacle de gloire à Dieu & à ses Saints dans toute l’éternité bienheur
53 (1705) Sermon contre la comédie et le bal « I. Point. » pp. 178-200
e mépris et le dégoût. Comme ceux qui aiment sincèrement la parole de Dieu et trouvent leur joie dans la méditation de ses s
i qui courent après elles conçoivent de l’éloignement de la parole de Dieu , et n’ont aucun attrait pour la lecture de ses di
ls s’engourdissent, et deviennent incapables d’entendre les choses de Dieu . On s’y remplit de mille maximes fausses, directe
’amer pour doux, on élève jusqu’aux Cieux des actions pour lesquelles Dieu précipite irrémissiblement dans les enfers ; plus
celui d’un sculpteur ou d’un peintre. Un vrai Chrétien qui a reçu de Dieu ces yeux de la foi dont parle saint Paul, considè
lueur de cette lumière immense, de cette beauté originale qui est en Dieu , lui seul mérite d’occuper nos esprits et nos cœu
ue nous soyons tous arrivés à ce jour qui sera le dernier de tous, où Dieu seul paraîtra grand, « exaltabitur Deus solus in
lus grand péché qu’on puisse commettre ? Puisque la créature y chasse Dieu de son trône pour y dominer en sa place, y recevo
mortuum, transi ad vivum ». Or si ceux qui marchent en la présence de Dieu dans une continuelle attention sur eux-mêmes, et
re des hommes. Quoi une sainte, pure comme un Ange, qui avait reçu de Dieu un esprit solide et une horreur extrême de tout c
e de tout ce qui blesse la pudeur faillit à se perdre sans retour, si Dieu ne l’eût regardée des yeux de sa miséricorde, et
s enivrant de ces folies. Ha ! Une telle présomption mérite seule que Dieu vous abandonne à vous-mêmes, et si vous n’êtes pa
es choses qui pèse le plus sur la conscience de ceux qui reviennent à Dieu après de longs égarements, et qui leur cause le p
été dans un lieu où tous les objets ne sont propres qu’à détourner de Dieu , et attacher à la créature ? Où l’on respire un a
s tairai pourtant pas que les Chrétiens d’aujourd’hui servant le même Dieu , attendant les mêmes récompenses, ne sont pas moi
as à des Chrétiens à passer le temps dans la joie, aux Disciples d’un Dieu homme qui n’a jamais pris sur la terre le moindre
d’une baladine. Comment sortir innocent de ces assemblées profanes où Dieu est déshonoré, où le démon préside, où la raison
54 (1694) La conduite du vrai chrétien « ARTICLE VI. » pp. 456-466
derechef les sentiments de ceux qui les ont regardés dans l’esprit de Dieu . Le Saint Evêque de Marseille, Salvian, parlant d
des spectacles, dans le sixième livre qu’il a fait du gouvernement de Dieu , est fort éloigné de les faire passer pour divert
Père tout-puissant, et en Jésus-Christ son Fils. Pour donc croire en Dieu , on renonce auparavant au diable, parce que qui n
u diable, parce que qui ne renonce point au diable, ne croit point en Dieu  : d’où il s’ensuit que celui-là quitte Dieu qui r
diable, ne croit point en Dieu : d’où il s’ensuit que celui-là quitte Dieu qui retourne au diable. Or le diable se trouve da
s jeux publics, ou bien aux lieux destinés au culte et à l’honneur de Dieu  ? Nous laissons Jésus-Christ sur l’Autel, pour re
l, que d’entreprendre sur une personne fidèle, il répondit toujours, ‘ Dieu l’a ainsi permis, pour rendre témoignage de l’abo
tournent vers le diable leur premier maître, qui préfèrent le démon à Dieu , qui font banqueroute à la foi de Jésus-Christ, q
55 (1664) Traité contre les danses et les comédies « Chapitre XVI. Des périls auxquels on s’expose en allant au bal. » pp. 97-118
intenant au bal s’exposent à beaucoup de périls d’offenser grièvement Dieu , et par conséquent pèchent mortellement. En effet
porter au mal. C’est la doctrine de l’Evangile, et la parole du Fils Dieu même : « Si ton œil te scandalise, dit-il, arrach
elui-là est adultère dans son cœur, c’est-à-dire, est coupable devant Dieu du crime de l’adultère, qui jetant les yeux sur u
ces assemblées avec sûreté de conscience, et que le danger d’offenser Dieu y est évident, non seulement pour ceux qui mènent
ne sentence, que le regard produit l’amour. Car ce Prince si plein de Dieu , et qui par le témoignage de Dieu même était selo
l’amour. Car ce Prince si plein de Dieu, et qui par le témoignage de Dieu même était selon son cœur, pour avoir jeté et arr
a vie une continuelle confusion, et une perpétuelle douleur, disait à Dieu dans un de ses Psaumes, « Seigneur, prenez soin d
et les vains attraits des créatures. Et Job éclairé de la lumière de Dieu , quoiqu’il fût un homme très parfait, nous assure
aucun cas, ni des avertissements du saint Esprit, ni de la gloire de Dieu , ni de leur propre salut ? Qu’on ne nous croie do
’entre dans ce sentiment, s’il considère sans préoccupation et devant Dieu , avec quelle facilité les hommes et les femmes du
des Canons de l’Eglise, des Ordonnances des Princes, et de la loi de Dieu même, qui nous oblige de passer les Fêtes saintem
56 (1675) Traité de la comédie « XXXI.  » pp. 325-326
tes nos actions sont dues à Jésus-Christ, non seulement comme à notre Dieu , mais comme à celui qui nous a rachetés d'un gran
s faisons pour lui et par son amour. Or ne serait-ce pas se moquer de Dieu et des hommes, que de dire que l'on va à la Coméd
plus à justifier la Comédie, ont-ils jamais osé offrir cette action à Dieu  ? Ont-ils jamais pensé à rendre grâces à Dieu d'y
é offrir cette action à Dieu ? Ont-ils jamais pensé à rendre grâces à Dieu d'y avoir assisté ? N'est-ce pas une preuve sensi
e leur esprit leur fournit. Car toute action qu'on n'oserait offrir à Dieu , toute action dont l'esprit de Jésus-Christ n'est
57 (1675) Traité de la dévotion «  Méditation. » pp. 66-67
e les rayons de miel, qu’il me baise des baisers de sa bouche. Plût à Dieu que j’eusse été honoré de ces communications secr
es prisons et dans les fers. Apprends mon âme, apprends à chercher en Dieu tes plaisirs et tes délices, il en est la source,
elle est ta faim et ta soif ? Aimes-tu la beauté ? tu la trouveras en Dieu , et Dieu te la donnera à toi-même ; car tu devien
ta faim et ta soif ? Aimes-tu la beauté ? tu la trouveras en Dieu, et Dieu te la donnera à toi-même ; car tu deviendras glor
ges et des Saints, qui chanteront éternellement les louanges de notre Dieu . Après tant de biens ou déjà reçus ou déjà posséd
58 (1763) Réflexions sur le théâtre, vol. 1 « CHAPITRE VIII. De la Comédie les jours de fête. » pp. 159-179
remonte au commencement du monde : c’est le premier commandement que Dieu ait fait. Le Seigneur, dit la Genèse, se reposa l
tifices. » Quel est l’enfant Chrétien qui ignore les commandements de Dieu et de l’Eglise : Les dimanches tu garderas, etc.
es Eglises : les deux foules, dont l’une va prier et l’autre offenser Dieu , se croisent et s’embarrassent ; et si l’office e
ns ne connaissaient rien de plus nécessaire que le culte et la loi de Dieu . Cette loi fut portée à la prière du cinquième co
urs et les amateurs connaissent-ils des temps consacrés au service de Dieu  ? « Ut spectacula theatrorum, cæterorumque ludoru
soit bien persuadé qu’on ne peut nous plaire qu’en rendant hommage au Dieu tout-puissant : on ne nous rend jamais plus d’hon
ntur. » Il n’y a point de fête qui outre la fin générale du culte de Dieu , si opposée à celle du théâtre, n’ait aussi son e
rit particulier qui ne le combat pas moins. La Nativité nous offre un Dieu né dans une étable, couché dans une crèche ; le s
oute l’Eglise en deuil est occupée de la passion et de la mort de son Dieu . Ils ferment bien le théâtre à la maladie du Roi,
aladie du Roi, à la mort des Princes ; l’ouvriront-ils à la mort d’un Dieu  ? Mais sans vouloir diminuer le prix d’une action
divin et des exercices de piété, dans des jours destinés à apaiser un Dieu irrité : « Valde absurdum est diebus Deo propitia
mme d’autres qui travaillent pour eux. On en est donc coupable devant Dieu . La loi est expresse : Vous ne ferez travailler n
dit S. Thomas (2. 2. quest. 122. art. 4.). La première, de l’homme à Dieu  : elle est infiniment utile et glorieuse et fait
aggravante. Tout cela paraît encore plus évident, quand on pense que Dieu exige de bonnes œuvres les jours de fêtes. Rien d
de son temps, qu’on peut impunément le perdre. Tous les temps sont à Dieu , aucun instant ne nous est donné que pour travail
le paradis ou l’enfer. Les jours de fête sont spécialement réservés à Dieu , il en exige plus sévèrement un saint usage et un
suspect, si opposé à la sainteté, ne fut jamais cette joie sainte que Dieu recommande, cette honnête recréation qu’il permet
orme la vie Chrétienne. Les fêtes sont établies pour rendre hommage à Dieu et faire rentrer l’homme en lui-même, pour s’inst
ueur. Les péchés que vous y commettez, vous en font perdre le mérite. Dieu n’en tient aucun compte. Pour jeûner comme il fau
ce, vous détruiriez d’une main ce que vous auriez bâti de l’autre, et Dieu serait plus irrité de votre présence à la comédie
aire des œuvres serviles, que c’est ajouter crime sur crime, mépriser Dieu , sa parole et ses sentiments, etc. ». A quel titr
59 (1664) Traité contre les danses et les comédies « Chapitre XIV. Que les danses sont aussi défendues les jours des Fêtes par les lois Canoniques. » pp. 76-93
èles dans l’Eglise, emploie mal le temps qui est consacré au culte de Dieu , et assiste aux spectacles les jours des Fêtes. »
eux et vos mains soient sans cesse pendant tout ce jour, élevées vers Dieu . » Can. Matisc. Conc. « Sint oculi manusque ve
age, il est impossible que cette occupation continuelle aux choses de Dieu , pendant les jours des Fêtes, ne se trouve par to
qui est l’obligation de sanctifier les Fêtes, établie dans la loi de Dieu même. Car quoique les assemblées des Chrétiens da
brement et entièrement les passer dans l’Eglise, et s’entretenir avec Dieu par des Psaumes, des Hymnes, et des Cantiques spi
ui nous est imposée dans l’Ecriture sainte, et par le commandement de Dieu même. Ce qui est invinciblement confirmé par les
ns encore citées, dans lesquelles ces Princes zélés pour la gloire de Dieu , défendent comme un crime, de s’adonner les jours
bligation que les Chrétiens ont de s’appliquer uniquement au culte de Dieu , et de travailler à leur propre sanctification. «
fidèle sanctifiât les Fêtes, et vaquât de tout son cœur aux choses de Dieu  ; ce serait faire injure à l’autorité Sacerdotale
nent conseil, et qui le conduisent, puisse diminuer sa faute : ce que Dieu n’a jamais promis. c. Qui die. de consecr. d. 1.
60 (1695) Mandement de Monseigneur l’Illustrissime et Révérendissime Evêque d’Arras contre la Comédie [4 décembre 1695] « Mandement  » pp. 34-37
s contre la Comédie. G Uy de Sève de Rochechouart par la grâce de Dieu et du S. Siège Apostolique Evêque d’Arras. A tous
, comme on le fait actuellement dans notre Diocèse, la miséricorde de Dieu et travaille à apaiser sa colère si manifestement
portent pour son service, et pour les rendre aussi bons serviteurs de Dieu que du Roi ? Mais quelle doit être notre douleur
des Esclaves, opposée à celle qui se fait pour augmenter le culte de Dieu et pour lui procurer des serviteurs fidèles ? Nou
ons d’employer en cette occasion, pour arrêter ce mal, l’autorité que Dieu nous a mise en main, si nous n’avions pas auparav
pables d’approuver le crime par notre silence, et responsables devant Dieu de tous les désordres, dont ces divertissements c
61 (1665) Observations sur une comédie de Molière intitulée Le Festin de Pierre « Observations sur une comédie de Molière intitulée Le Festin de Pierre » pp. 1-48
oit pas trouver mauvais que l’on défende publiquement les intérêts de Dieu , qu’il attaque ouvertement, et qu’un Chrétien tém
ssenti une si juste douleur, que c’est trahir visiblement la cause de Dieu , de se taire dans une occasion où sa Gloire est o
à la vue de tant de sages Magistrats et si zélés pour les intérêts de Dieu , en dérision de tant de bons Pasteurs, que l’on f
rince s’efforce d’établir dans le cœur de ses Sujets le Culte du vrai Dieu par l’exemple de ses actions ; autant l’humeur li
ondamnée par toutes les Lois, n’a garde d’abord de se rebeller contre Dieu , ni de lui déclarer la guerre ; elle a sa prudenc
et l’Enfer, il décrie la dévotion sous le nom d’hypocrisie, il prend Dieu à parti, et fait gloire de son impiété à la vue d
re et quatre sont huit : un Extravagant qui raisonne grotesquement de Dieu , et qui par une chute affectée « casse le nez à s
un Molière pire que tout cela, habillé en Sganarelle, qui se moque de Dieu et du Diable ; qui joue le Ciel et l’Enfer, qui s
ence, et qui le nient dans le fond du cœur : Il y en a qui croient un Dieu par manière d’acquit, et qui le faisant ou aveugl
ieux. L’Athée se met au-dessus de toutes choses, et ne croit point de Dieu  : l’Hypocrite garde les apparences, et au fond il
ces, et au fond il ne croit rien : le Libertin a quelque sentiment de Dieu , mais il n’a point de respect pour ses ordres, ni
le rend redoutable : le Maître porte son insolence jusqu’au Trône de Dieu , et le Valet donne du nez en terre, et devient ca
ondre la créance des Mystères avec celle du Moine Bouru, de parler de Dieu en bouffonnant, et de faire une Farce de la Relig
vait pour le moins susciter quelque Acteuro pour soutenir la Cause de Dieu , et défendre sérieusement ses intérêts : il falla
rer en lui-même, et considérer qu’il est très dangereux de se jouer à Dieu , que l’impiété ne demeure jamais impunie, et que
s la vertu, et qu’il n’y a point d’honnête homme que celui qui craint Dieu , et qui édifie le prochain. C’est à tort qu’il se
Naufrages de l’Innocence, et des attentats contre la Souveraineté de Dieu . Nous avons l’obligation aux soins de notre glor
onstre, et confondra à jamais son insolence. L’injure qui est faite à Dieu rejaillit sur la face des Rois, qui sont ses Lieu
ts et ses Images, et le Trône des Rois n’est affermi que par celui de Dieu . Il ne faut qu’un homme de bien, quand il a la pu
62 (1677) L’Octavius « Paragraphes XXXVI-XXXVIII du texte latin » pp. 159-171
Paragraphes XXXVI-XXXVIII du texte latin Que c’est à Dieu un agréable spectacle de voir un Chrétien combatt
liberté contre les Rois et les Princes, résister à tout hormis à son Dieu , à qui il est ; Enfin triompher de son juge, car
farouches, enfin souffrent la douleur sans gémir, par la patience que Dieu inspire. Cependant vous savez bien qu’il n’y a pe
ent sans l’assistance divine. Mais quoi ceux qui ne connaissent point Dieu abondent en richesses, et triomphent dans les hon
r, et pécher avec plus de licence. D’ailleurs sans la connaissance de Dieu , qui peut avoir une solide félicité, vu que les g
que la Nature a fait naître pour notre usage, et que les présents de Dieu soient inviolables, nous nous abstenons néanmoins
ortons avec nous faites de fleurs immortelles que la libérale main de Dieu nous a données. Nous vivons aussi sans appréhensi
63 (1753) Treiziéme conférence. Sur les danses, les comédies et les mascarades [Missionnaire paroissial, II] « Treiziéme conférence. Sur les danses, les comédies & les mascarades. » pp. 268-287
r nous a mise entre les mains, & qui n’est autre que la parole de Dieu , pour retrancher de semblables abus, si pernicieu
la louange du Seigneur, après la victoire remportée par le peuple de Dieu sur les Égyptiens submergés dans la Mer rouge. E
es ont combattu comme formellement opposé aux maximes de la religion. Dieu lui-même a souvent fait éclater sa colère contre
L. de spectac. c. 26.Tertullien en rapporte un exemple dont il prend Dieu à témoin. Il raconte qu’une femme chrétienne étan
danses, puisque elles sont infiniment plus capables de faire oublier Dieu & les choses spirituelles, que le travail mêm
onciles. Il ne nous reste donc plus qu’à conclure que tous ceux à qui Dieu a mis son autorité entre les mains, sont obligés
u contraire, il est dit de Sara que voulant attirer la miséricorde de Dieu sur son mariage avec le jeune Tobie, elle déclare
avoit été mariée plusieurs fois. Si vous vous conduisiez de la sorte, Dieu béniroit vos mariages ; au lieu que vous attirez
; ainsi que l’enseigne S. Thomas1. 2. q.  102.a.6.ad 2., qui dit que Dieu , en faisant cette défense, n’a pas seulement eu e
e de l’absolution, puisqu’ils donnent occasion au prochain d’offenser Dieu . Ils ont beau dire qu’ils ne prétendent pas conse
l’on apprend à se corrompre & où ne se trouve jamais l’esprit de Dieu . Danses, bals, comédies, spectacles vains & d
assemblées profanes dont nous avons parlé, combien avez-vous déplu à Dieu , aux Anges & aux Saints ? Que n’avez-vous pas
de saintes ames étoient occupées à prier ou à chanter les louanges de Dieu . Considérez que pendant que vous dansiez, un mill
64 (1733) Dictionnaire des cas de conscience « Jugement sur la Comédie du Festin de Pierre. CAS II. » pp. 805806-812
à les commettre. Celui qui y fait le personnage d’Athée s’y moque de Dieu ouvertement, et son fripon de Valet qui fait semb
tâche d’en inspirer la plus grande horreur ; qu’il fasse voir combien Dieu y est offensé, combien de maux, de calamités publ
urs une Pièce qui afflige tous ceux qui ont de la piété et qui aiment Dieu . Disons donc avec Tertullien au livre des spectac
sseurs qui se souvenant qu’ils sont les dispensateurs des Mystères de Dieu , ont refusé l’absolution, ont très bien fait, pui
it empêcher : comme si de semblables abus pouvaient changer la loi de Dieu , et rendre innocent et licite ce qui est mauvais
péché, et qu’il n’y ait point d’autorité qui puisse justifier devant Dieu ce que toute la tradition condamne, parce qu’il n
tuel de Paris la conduite qu’ils doivent garder, et de quoi remercier Dieu de la grâce qu’il leur a faite de ne s’être point
Romains », comme on le voit dans Saint Augustin c. 20. de la Cité de Dieu , qui le dit sur l’autorité de Cicéron. On voit pa
érétiques, où ils sont privés du culte que l’Eglise Catholique rend à Dieu , et qu’elle ordonne de lui rendre les Dimanches e
glise réprouve pouvait rendre un tel gain légitime, et excuser devant Dieu le violementc qu’ils font du précepte de l’Eglise
65 (1691) Nouveaux essais de morale « XXI. » pp. 186-191
si en peine de savoir comment on peut accorder les commandements que Dieu fait d’obéir aux Puissances, avec ces paroles de
sances, avec ces paroles de saint Pierre : « Qu’il vaut mieux obéir à Dieu qu’aux hommes ». Qu’après un très long discours,
our accorder les paroles de l’Ecriture sur l’obéissance qui est dûe à Dieu et aux hommes. Ils verraient clairement qu’il fau
dûe à Dieu et aux hommes. Ils verraient clairement qu’il faut obéir à Dieu en tout, qu’il faut obéir aux puissances établies
aut obéir à Dieu en tout, qu’il faut obéir aux puissances établies de Dieu en toutes les choses, où Dieu ne nous défend pas
l faut obéir aux puissances établies de Dieu en toutes les choses, où Dieu ne nous défend pas de leur obéir, et là où il nou
66 (1671) Lettre d’un ecclésiastique à un de ses Amis « letter » pp. 472-482
outes choses, et qu’en vous servant de celles que vous avez reçues de Dieu dans l’Oraison, et que vous avez acquises par la
point réglé sur les sentiments de la conscience, et contre la Loi de Dieu . Il est vrai que plusieurs de ceux qui assistent
t 12d toutes les vérités qui lui donnent le pouvoir d’être enfant de Dieu , sont tellement combattues par les idées que ces
u monde, et qu’on leur attribue le gouvernement qui n’appartient qu’à Dieu seul Roi des siècles. C’est dans ces pièces que l
echerchent pour se divertir, peuvent-ils passer pour innocents devant Dieu et devant le Tribunal de leur propre conscience ?
et qui ne nous manque jamais, tant que nous marchons dans la voie où Dieu nous a mis pour aller à lui) nous suive jusques d
eux où l’on ne se peut trouver avec affection, qu’en se détournant de Dieu , et transgressant toute sa Loi. On tombe dans le
Décalogue : On brise la première, qui regarde l’Amour et le culte de Dieu , lorsqu’on partage son cœur, qu’il veut tout enti
s de proximo suo. » Eccli. 17 [Ecclésiastique, chap. 17, verset 14.], Dieu a chargé un chacun de la garde de son prochain. O
pectacles, ferme les yeux à la vanité (ce que le Prophète demandait à Dieu avec instance « Averte oculos meos ne videant van
tecteurs de ces divertissements, qu’il n’y a point de commandement de Dieu dans les Écritures Saintes qui le défende express
emier vers, du 1. Psaume, pour reconnaître sur ce sujet la volonté de Dieu  ? Bienheureux est l’homme qui ne s’est point trou
de l’ennemi. Pour nous, jouissons de la vraie liberté des enfants de Dieu , élevant notre esprit à la contemplation de ce qu
é de tout son cœur au siècle, et qui se veut parfaitement convertir à Dieu . Si quelque tentation rappelant dans votre esprit
à renonce aux jeux et aux spectacles du siècle, qui désire obtenir de Dieu une rémission parfaite de ses crimes.   « Non n
67 (1788) Sermons sur les spectacles (2) « Sermons sur les spectacles (2) » pp. 6-50
oi penchez-vous vers deux partis différens ? Si le Seigneur est votre Dieu , suivez-le constamment ; & si c’est Baal que
ez-le constamment ; & si c’est Baal que vous regardez comme votre Dieu , attachez-vous à lui. 3. Reg. 18. C’est, mes Frè
truire ? avec quelle force ne devons-nous pas leur représenter que le Dieu qu’ils servent est un Dieu jaloux, qui veut être
ne devons-nous pas leur représenter que le Dieu qu’ils servent est un Dieu jaloux, qui veut être aimé uniquement, qui ne sou
? Oui, si vous êtes véritablement persuadés que le Seigneur est votre Dieu , que lui seul mérite votre reconnoissance & v
qu’on peut dire avec le Prophète : Si vous regardez Baal comme votre Dieu , attachez-vous à lui, suivez ses maximes, adoptez
s honteux. C’est cette concupiscence de la chair, qui ne vient pas de Dieu , mais du péché ; un des principaux devoirs d’un C
t soutenus & entremêlés d’une musique molle & voluptueuse ? A Dieu ne plaise que je profane la sainteté de la Chaire
assion si criminelle en elle-même & dans le larcin qu’elle fait à Dieu de notre cœur ; cette passion si incompatible ave
gle, dont la grace de Jésus-Christ est le principe, dont la gloire de Dieu est la fin. Sont-ce-là les vertus auxquelles on a
s vertus enfin ne sont pas celles qui peuvent nous rendre agréables à Dieu  ; elles ne nous empêcheroient pas d’être pendant
’il a plus corrigé de défauts que les Ministres mêmes de la parole de Dieu . Seigneur, à quel degré d’avilissement & de m
ges des Saints ou des Prophètes du Seigneur, il me semble entendre ce Dieu terrible qui leur dit : Méchant, pourquoi oses-tu
r me servir de l’expression de Tertullien, vous sortez de l’Eglise du Dieu vivant pour aller à celle du démon ; lorsque de c
excommunication est une peine terrible sans doute ; mais la colère de Dieu l’est encore davantage. Et croyez-vous que parmi
int que quelques autres, c’est que, par un effet de la miséricorde de Dieu , dont nous ne méritons que trop d’être privés, la
Jésus Christ a donné le doux nom de père, & qui en a eu, pour ce Dieu fait homme, toute la tendresse ; qui l’a soustrai
us tout trait de ressemblance avec ce monde ennemi de Jésus-Christ. A Dieu ne plaise que vous croyiez pouvoir allier l’œuvre
s-Christ. A Dieu ne plaise que vous croyiez pouvoir allier l’œuvre de Dieu avec celle du monde. Les tributs imposés sur les
rendriez à ces dangereux plaisirs ne pourroit qu’anéantir aux yeux de Dieu le mérite de votre bienfaisance. L’aumône efface
inspirées, plus aussi vous devez vous éloigner du monde son ennemi. A Dieu ne plaise que vous croyiez pouvoir allier l’œuvre
n ennemi. A Dieu ne plaise que vous croyiez pouvoir allier l’œuvre de Dieu avec celle du monde. Les tributs imposés sur les
rendriez à ces dangereux plaisirs ne pourroit qu’anéantir aux yeux de Dieu le mérite de votre bienfaisance. L’aumône efface
jet de vos pensées & la règle de vos mœurs ; & que la paix de Dieu , cette paix infiniment supérieure à tous les plai
68 (1667) Traité de la comédie et des spectacles « Sentiments des Pères de l'Eglise sur la comédie et les spectacles — 11. SIECLE. » p. 186
Chapitre 4. de l'Ecclésiaste. Quand vous entrez dans la maison de Dieu , prenez garde à vos pieds, e approchez-vous pour
vous prie que ces pieds dont vous vous servez pour aller au Temple de Dieu , ne soient point employés pour aller aux Jeux du
corps. Certes ceux qui ont les pieds nets en entrant dans l'Eglise de Dieu doivent prendre garde de ne les point souiller, e
ouiller, en allant dans des Lieux impurs et propanes qui déplaisent à Dieu .
69 (1763) Réflexions sur le théâtre, vol. 1 « CHAPITRE IV. Des Pièces pieuses. » pp. 68-95
ni pour lui ni pour elles. C’est sans doute une confiance héroïque en Dieu , et si ce n’est pas de la morale la plus sévère,
 ; Et sottement zélée en sa simplicité, Joua les Saints, la Vierge et Dieu par piété. Le savoir à la fin dissipant l’ignoran
ints en Comédiens, et les Comédiens en Saints, de mettre la parole de Dieu dans des bouches infâmes, et les mystères de l’Ev
tre et Païen… Et fabuleux Auteurs, n’allons point dans nos songes, Du Dieu de vérité faire un Dieu de mensonges. » M. le C
x Auteurs, n’allons point dans nos songes, Du Dieu de vérité faire un Dieu de mensonges. » M. le Camus, Evêque du Bellay,
iariser le peuple avec ses maîtres, en les lui donnant en spectacle ? Dieu , ses mystères, sa parole, ses Saints, ses Ministr
pudeur, de la religion, on puisse être flatté de se voir comparer au Dieu de la fureur, à la Déesse de l’impudicité : un Ch
uvent que la détruire, et causer la plus vive douleur de l’offense de Dieu , et les remords les plus amers. Affermi-t-on bien
s dont on ne parle que par divertissement ? est-ce sur un théâtre que Dieu a fait ses promesses, et que les Apôtres les ont
n a un tout opposé. L’Ecriture ne prêche que l’amour et la crainte de Dieu , et le théâtre n’inspire que l’amour de la créatu
her ; mortifier ses sens, les satisfaire, s’occuper de la présence de Dieu , l’oublier ; veiller sur soi, se dissiper ; pense
l’orgueil, l’ambition, la cupidité ; pardonner, se venger ; plaire à Dieu , plaire au monde, etc., voilà deux morales dont l
n usage contraire ? Il faut que l’opposition du théâtre à l’esprit de Dieu soit bien entière, puisqu’on n’y saurait souffrir
r instruire, toucher, sanctifier les hommes, et procurer la gloire de Dieu  ? quel spectateur y va pour glorifier Dieu, s’ins
, et procurer la gloire de Dieu ? quel spectateur y va pour glorifier Dieu , s’instruire et s’édifier ? On ne veut que plaire
interdisent aux actrices les habits modestes des filles consacrées à Dieu . Les Religieuses n’étaient pas encore cloîtrées,
lus mauvais Prédicateurs. Nicole l’a fait voir dans un Traité exprès. Dieu arrache la vérité des bouches les plus impies ; C
s’efforce d’en parler le plus pompeusement. Ce n’est pas le moyen que Dieu a choisi pour opérer notre salut, c’est plutôt ce
o ventre de jejuniis disputat, accusare avaritiam et latro potest. » Dieu a donné à son Eglise, dit S. Paul, des Docteurs,
e l’ai trouvée dans ma maison. » C’est dans l’Eglise que la parole de Dieu s’annonce avec fruit, touche et nourrit les âmes,
ent avoir recours ; c’est dans la force de l’esprit et de la grâce de Dieu , que se recueille une abondante moisson. Serait-c
peu trop fort, car Racine fut toujours honnête homme : « Racine aime Dieu comme sa maîtresse, il est pour les choses sainte
r faire un miracle, on l’attendait de lui, tout le regardait comme un Dieu , et cependant les gens de théâtre le respectent s
ssa-t-il tous, et ne voulut point opérer de miracle en leur présence. Dieu n’aime point le tumulte et le spectacle, quelque
mme tout autre ouvrage d’esprit, ou tout autre tableau. Les Saints et Dieu même l’ont fait : le livre de Job et le Cantique
es contrefaire, c’est les réaliser. Peut-on faire semblant d’outrager Dieu , et n’est-ce pas déjà l’outrager, que d’en faire
70 (1705) Sermon contre la comédie et le bal « II. Point. » pp. 201-218
i n’a rien que d’honnête et de légitime. Quoi donc n’y a-t-il plus de Dieu en Israël, qu’il faille avoir recours à Belzébuth
mais les crimes par opposition à la loi éternelle et à la sainteté de Dieu qui rend ceux qui les commettent dignes des flamm
tes pas averti jusqu’ici du désordre de votre intérieur, voyez devant Dieu d’où en peut venir la cause, n’est-ce pas peut-êt
es Empereurs Chrétiens n’ont pu d’abord abolir l’usure et le divorce. Dieu était-il obligé pour cela de changer sa loi immua
ra toujours dans l’agitation jusqu’à ce qu’il se repose pleinement en Dieu que son fond réclame sans cesse. Je dis à ces per
bonne heure, mais comme des Saints, vous regardant en la présence de Dieu , lui offrant vos recréations, et les rapportant à
pportant à sa gloire. Or qui a jamais cru faire une action agréable à Dieu en assistant à la comédie ? Qui a osé la lui offr
eraient bien de n’en être pas punis, or c’est un principe certain que Dieu sera un jour le juste vengeur de tout ce dont il
nsidérer les frivoles merveilles des hommes, arrêtez-vous à celles de Dieu , contemplez-les, ce sont des miracles d’une sages
bris des anciennes, des prodiges de valeur, tant de belles Scènes que Dieu lui-même a pour ainsi dire préparées, mais toute
s délices aux impures, rappelons dans notre mémoire les jugements que Dieu a exercéd dans tous les siècles, soit en punissan
rmer et d’enchanter d’une manière toute céleste, l’ennui de cet exil. Dieu ne manquera pas de répandre cette joie toute spir
71 (1742) VIII. Conférence. De la Comédie, contraire aux promesses du Batême [Conférences théologiques et morales, IV] « X. Conference sur les sacremens. » pp. 223-247
omme des hommes qui sont morts au péché, & qui ne vivent que pour Dieu . Ad Rom. 6. V. 11. Sur le Batesme. VIII. Confé
des hommes qui sont morts au péché, & qui ne vivent plus que pour Dieu . Existimate vos, &c. Si vous êtes morts au pé
en trouve tant d’occasions funestes : si vous ne vivez plus que pour Dieu , comme il est de votre intérêt autant que de votr
l’on apprend à se corrompte, & où ne se trouve jamais l’Esprit de Dieu . C’est, N., ce que je tâcherai de vous prouver en
sed moribus curavit immittere. D. Aug. lib. i. de Civ. Dei, cap. 32. Dieu . Il y déplore l’aveuglement des Carthaginois, qui
ames chrétiennes les coup de la mort, en leur faisant perdre la grace Dieu par tant de péchés. Ces saints Docteurs étoient a
r ne pas trop distraire un esprit qui doit être toujours recueilli en Dieu . Mais quand ce saint Docteur parle de la comédie,
la condamnation de l’Eglise qui parle au nom & par l’autorité de Dieu , pour rendre légitime ce qu’elle a expressément c
pour une bonne vérité qu’on y comprend sans en être touché du côté de Dieu , parcqu’il n’y donne point sa grace, on y conçoit
ui dans la comédie ? On n’y monte pas sur le théatre pour y parler de Dieu & des moyens de pratiquer la vertu. On y cens
our imiter dans le soin qu’il prend de perdre les hommes, tout ce que Dieu a jamais fait de plus admirable pour les sauver.
es, tout ce que Dieu a jamais fait de plus admirable pour les sauver. Dieu a établi tous les états différens de la vie qui s
onnêtes & légitimés ; mais il n’a jamais établi la comédie. C’est Dieu qui a fait les Empereurs & les Rois, pour gou
n fait les douceurs de la société civile, quand elle est bien réglée. Dieu a fait les négocians & les marchands, pour fo
pécher avec méthode & de se damner avec quelque sorte d’agrément. Dieu a donné des Prophétes aux hommes, pour leur annon
ques, afin qu’ils s’y abandonnassent sans scrupule & sans pudeur. Dieu a envoyé à son peuple les Jérémie lamentables, po
feu, pour les embraser d’une ardeur toute céleste dans le service de Dieu  : mais il ne leur a jamais envoyé des farceurs pu
ile, comme font tous les gens de théatre. Ils ne viennent donc pas de Dieu , mais du démon qui est l’ennemi de Dieu pour détr
. Ils ne viennent donc pas de Dieu, mais du démon qui est l’ennemi de Dieu pour détruire l’œuvre de Dieu. Voilà l’opprobre d
Dieu, mais du démon qui est l’ennemi de Dieu pour détruire l’œuvre de Dieu . Voilà l’opprobre de leur origine, qui les rend s
d’un Homme-Dieu mourant pour le salut du monde. Ad Galatas 6. v. 14.A Dieu ne plaise donc que nous cherchions à nous glorifi
72 (1579) Petit fragment catechistic « Que les jeux des théâtres et les danses sont une suite de la science diabolique, opérante par philaphtie et amour de soi-même contraire à la foi opérante par charité, fondement de la Cité de Dieu. » pp. 20-26
même contraire à la foi opérante par charité, fondement de la Cité de Dieu . Chapitre 16. Comme un sage et prudent mari
e plus il l’aime n’en recevant moins qu’il lui en donne : ainsi notre Dieu (époux de nos âmes) lequel nous assure que son pl
e son plaisir et délices sont d’être avec les hommes, lequel n’est un Dieu de chagrin ni de tristesse, ains de toute et inco
électation qui ravît et lie l’âme qu’en lui et avec lui : ainsi notre Dieu veut que nous quittions tous autres plaisirs qu’e
ntendant Jésus Christ n’a eu rien tant recommandé que l’obéissance de Dieu son père. Ce qu’a fait que contemnant les plaisir
oi-même, a été privé de la consolation et communication de l’amour de Dieu , lequel seul peut bien-heurer et contenter en tou
en tout plaisir et délectation. Et pour cette cause étant réprouvé de Dieu , souverain plaisir, il a été fait malheureux, que
t pernicieux, les jours des fêtes, quand la délectation de l’âme avec Dieu son époux, doit prévaloir les voluptés corporelle
r de la confrérie de la très sacrée et très pure vierge Marie mère de Dieu . De quoi qui me demanderait mon avis, en conscien
73 (1686) Sermon sur les spectacles pp. 42-84
’à ceux qui se font violence ; cet Evangile qui est le testament d’un Dieu qui n’a vécu que pour nous donner l’exemple, et d
ectacles. Ce scandale n’affecte plus, parce qu’il est en usage ; mais Dieu qui, selon la réflexion de Saint Ambroise, n’est
on la réflexion de Saint Ambroise, n’est point coutume, mais vérité ; Dieu qui pèse les crimes de ce siècle, comme il a pesé
es crimes de ce siècle, comme il a pesé ceux de tous les précédents ; Dieu qui condamne le monde, et tous ceux qui en suiven
angereux, qu’il flatte votre goût, et qu’il est mieux préparé ? Grand Dieu  ! est-ce là votre Religion ? Est-ce là ce que vou
bons, ou ils sont mauvais, point de milieu. S’ils sont bons, dès lors Dieu récompensera ceux qui les fréquentent ; si au con
imputées ? Comment, dans une Religion qui nous oblige de rapporter à Dieu tout ce que nous faisons, de mortifier nos sens,
s pleurs sur le sort de l’infortunée Didon ; s’il en demande pardon à Dieu dans toute l’amertume de son cœur, et à la face d
ant dans les abîmes un repos qu’ils ne trouveront jamais. Eh ! plût à Dieu , mes Frères, que ce Spectacle s’offrît à vos yeux
ffrît à vos yeux, au lieu de celui que vous allez chercher, et que le Dieu terrible et vivant vous convainquît par cette ima
qu’il y a des choses qu’on ne doit pas même nommer parmi le peuple de Dieu , nec nominetur in vobis ; que le portrait même du
tout ce que vous en retirerez sera votre damnation. Quels mots, grand Dieu  ! quels mots ! ne frissonnez vous pas, mes Frères
is, deviennent des occasions de se perdre ? N’est-ce pas faire servir Dieu lui-même à l’iniquité, que d’entendre prononcer s
 ? Doivent-ils loger le Démon dans la demeure du Saint-Esprit ? Grand Dieu  ! quelle génération que la nôtre en comparaison d
is qui est-ce qui ne sait pas que les hommes changent ; que la loi de Dieu demeure éternellement, et que par conséquent il e
le est nécessaire pour détruire insensiblement l’hommage qu’on doit à Dieu , et soit par leurs discours, soit par leurs écrit
d’entendre préconiser l’amour et les plaisirs des sens, on fasse son Dieu de ce qui flatte les passions et la chair. Le cœu
usqu’à la fin des jours, état qui est celui du plus grand nombre ; et Dieu veuille, mes Frères, que ce ne soit pas le vôtre,
exagérais sur cette matière, uniquement à dessein de vous effrayer. A Dieu ne plaise que je donne dans de pareils excès ! J’
voulût mourir à la Comédie, et qui osât à ce dernier moment offrir à Dieu son assistance aux Spectacles, comme une œuvre mé
on âme pour un respect tout humain ? Je conçois bien, mes Frères, que Dieu vous ayant donné des désirs et des yeux, vous dev
firmament où les étoiles comme en sentinelle attendent les ordres du Dieu qui les conduit ; contemplez ce soleil qui, toujo
our votre père, les Enfers pour votre héritage, et n’attendez plus de Dieu ni grâce ni miséricorde. Mais, ne permettez pas,
74 (1823) Instruction sur les spectacles « Chapitre XVI. Il y a des divertissements plus utiles et plus décents que les spectacles. » pp. 138-149
qui vivent sur la terre ; l’homme enfin, le chef-d’œuvre des mains de Dieu , la seule créature faite à son image et pour sa g
nous présente, quoi de plus auguste et de plus sublime ? Là, c’est un Dieu qui commande au néant ; une seule de ses paroles
s et les plus terribles ne sont point capables d’en arrêter le cours. Dieu se repent d’avoir créé l’homme ; il est forcé d’e
Jourdain, en parcourt les déserts montueux, logeant sous des tentes. Dieu lui découvre sa nombreuse postérité, dans la somb
, qui s’élèvent de chaque côté comme un mur de cristal : le peuple de Dieu rencontre, au milieu des ondes, un chemin solide.
ons et pour faire ses vendanges : à peine rentre-t-il dans le devoir, Dieu suscite des juges qui le délivrent de l’oppressio
s prophètes n’est pas interrompue. Ces hommes, remplis de l’esprit de Dieu , et dévorés par le zèle, ne cessent d’exhorter le
rédit, ils établissent jusqu’aux extrémités du monde la religion d’un Dieu crucifié. « Admirons encore la réconciliation d
nce, et la modestie de l’orgueil. « Le dernier événement du Fils de Dieu est un nouveau spectacle que Tertullien n’a point
a Providence, assurant que les choses d’ici-bas ne dépendent point de Dieu , que le monde est venu par hasard et s’en retourn
75 (1675) Traité de la dévotion « Chapitre III. De la trop grande sensibilité aux plaisirs de la terre ; troisième source de l’indévotion. » pp. 58-65
ceux qui pleurent, car ils seront consolez ». Et S. Augustin disait à Dieu  ; « Tu es le seul vrai et le seul souverain plais
ent d’Alexandrie, vous avez fait descendre le Ciel sur le théâtre, et Dieu est devenu une Comédie ! » Ô impiété, pouvons-nou
son assiette. Un tel homme est-il bien en état d’élever son âme à son Dieu  ? Ce seront de belles dévotions que celles qui se
si souvent qu’il ne veut point avoir d’autre plaisir que celui de son Dieu . « M’approcher de Dieu, c’est mon bien ; lui être
t point avoir d’autre plaisir que celui de son Dieu. « M’approcher de Dieu , c’est mon bien ; lui être uni, c’est mon tout » 
t Saint Augustin, et tu trouveras tout, car celui-là trouvera tout en Dieu , qui pour l’amour de Dieu méprisera toutes choses
ouveras tout, car celui-là trouvera tout en Dieu, qui pour l’amour de Dieu méprisera toutes choses. » Voici donc un des prin
76 (1574) Epître de saint Cyprien contre les bateleurs et joueurs de farces « Epître de saint Cyprien contre les bateleurs et joueurs de farces. » pp. 423-426
trie mère : rappelant les Chrétiens à contempler plutôt les œuvres de Dieu , et les saintes écritures, comme les vrais specta
es saintes écritures, comme les vrais spectacles des vrais enfants de Dieu . Tertullien a écrit de cette même matière, beauco
et fouler au pied la vraie et divine religion en contuméliek du vrai Dieu . Je suis honteux de déclarer ici les lieux et pas
courut oncquesn en lieu public. Et quant à ce que David dansa devant Dieu , n’aide en rien les Chrétiens fidèles, qui sont a
Les Psaltérions, les Trompettes, les Flûtes, et les Harpes ont chanté Dieu et non point une Idole. Parquoi cela n’est pas pr
s choses détestables. Pourquoi approuve-t-il les superstitions contre Dieu , lesquelles il aime en les regardant ? Au reste q
e moquent.que toutes ces choses sont inventions des diables et non de Dieu . Le Chrétien exorcise impudemment les diables en
eux.Romulus fut le premier qui consacra les Circenses à Consus, comme Dieu de conseil, pour ravir les Sabines. Les autres je
n tant beau et somptueux soit-il, qui puisse être égalé aux œuvres de Dieu . Y a-t-il Théâtre fait et bâti de main d’homme, q
tres les surpasse infiniment. Une personne qui se connaîtra enfant de Dieu , jamais ne se donnera de merveilles des œuvres hu
res humaines : Et à la vérité, celui qui peut admirer autre chose que Dieu , se précipite du haut degré et sommet de sa noble
ures, car là trouvera des Spectacles dignes de sa foi. Il verra comme Dieu crée le monde, comme il fait l’homme avec les aut
2il apprendra comme les mers ont été séchées pour passer le peuple de Dieu , Exod. 17. 6.et comme l’eau est sortie du rocher
n tant beau et somptueux soit-il, qui puisse être égalé aux œuvres de Dieu . L’écriture sainte est un beau spectacle pour le
77 (1824) Du danger des spectacles « DU DANGER DES SPECTACLES. » pp. 4-28
tenter, parce qu’il n’est ni dans nous ni dans les créatures, mais en Dieu seul. Il est vrai que c’est une des merveilles de
rétienne de réconcilier l’homme avec soi-même en le réconciliant avec Dieu , de lui rendre la vue de soi-même supportable : a
oduit tous ces effets merveilleux ; ce n’est qu’en le portant jusqu’à Dieu , et en le soutenant dans le sentiment de ses misè
s, et ne trouve bientôt plus que dégoût et qu’ennui dans la parole de Dieu . « Lorsque une fois l’on s’est accoutumé à se no
plus opposé à la vérité que ces productions futiles ; et l’esprit de Dieu étant un esprit de vérité, rejette tout ce qui ti
sée à agir en conformité des principes coupables qu’elle a puisés. «  Dieu ne nous impute pas à crime la froideur qui procèd
se persuadent donc bien qu’elles sont hautement coupables aux yeux de Dieu , pour avoir fait si peu de cas de sa grâce, qu’au
es. Qu’elles sachent que la diminution ou la perte de leur amour pour Dieu leur sera imputée à crime ; et en effet, si c’est
ure qui répond à tous ces principes de vice. « Vous reconnaissez que Dieu vous ordonne la pureté dans la conversation, qu’i
lle-ci : “Bienheureux ceux dont le cœur est pur, parce qu’ils verront Dieu .” Eh bien ! prenons la scène sous son point de vu
passions, à élever, en un mot, une barrière entre nous et l’esprit de Dieu , est dans tous les cas une cause certaine et une
mes et converser avec votre propre cœur ? trouvez-vous que l’amour de Dieu opère dans votre âme avec une égale force ? pouve
discussion eût été bientôt terminée, si l’on fût parti de l’amour de Dieu , comme du point principal. Si nous avions pour la
me du point principal. Si nous avions pour la gloire et le service de Dieu seulement la moitié de la sensibilité et du zèle
lissent leur résidence de prédilection ; ces lieux où le saint nom de Dieu est journellement blasphémé, où l’on applaudit de
e vie pieuse et morale, vouée tout entière à l’amour et au service de Dieu , qui paraîtront d’un inestimable prix et seules d
court passage qu’on appelle la vie, auront persévéré, avec l’aide de Dieu , dans l’accomplissement des divers devoirs qui le
78 (1694) Sentiments de l’Eglise et des Pères « CHAPITRE I. Condamnation de la Comédie par la sainte Ecriture, par les Conciles et par plusieurs raisons. » pp. 7-11
nullement nécessaire que la sainte Ecriture apprit aux Serviteurs de Dieu , que les Comédies sont mauvaises, et qu’elles doi
Or c’est l’attrister que de faire son plaisir d’un divertissement où Dieu est tant offensé, et auquel nous avons renoncé da
n’est-il pas nécessaire : car nous voyons dans la sainte Ecriture que Dieu n’a pas laissé de punir très sévèrement ce qui n’
ser de petits brins de bois le jour du Sabbat.Nu. 15. 3. Et néanmoins Dieu fit prévaloir sa sévérité à sa miséricorde, en co
erieurs, et ces principes sont renfermés dans la sainte Ecriture, que Dieu nous recommande pour ce sujet de lire avec attent
prédication aux jours qui sont particulièrement destinés à se rendre Dieu propice. Comme les Ecclésiastiques doivent instru
79 (1765) Réflexions sur le théâtre, vol. 3 « Chapitre IX. Sentiments de S. Cyprien et de quelques autres Pères. » pp. 175-201
ents ? Les instruments de musique servaient à chanter les louanges de Dieu , et non celles des idoles. C’est par l’artifice d
r : « Has amat cum spectat. » Ce sont des inventions du démon, non de Dieu  : « Dæmoniorum inventa, non Dei. » Il y a renoncé
x les protège, la sagesse les enseigne, la parole divine les conduit, Dieu seul les gouverne, Jésus-Christ, la vraie vie, rè
, Dieu seul les gouverne, Jésus-Christ, la vraie vie, règne en eux. A Dieu ne plaise non seulement que nous commettions ces
et toutes les autres vanités semblables, dont le Roi David demande à Dieu d’être délivré : Détournez mes yeux, dit-il, afin
x de l’âme, pour éviter l’habitude de la volupté, qui vous éloigne de Dieu et de la pratique des bonnes œuvres : « Ne volupt
ous ont été donnés que pour apprendre l’enseignement et la volonté de Dieu . Si vous aimez le chant, chantez, aimez à entendr
 ; si vous préférez les plaisirs temporels, vous perdez les éternels. Dieu ne mène à la félicité que par le travail de la ve
t permis ? C’est que la mollesse de leur chant avait, des louanges de Dieu , fait des airs de théâtre ; ce qui dérangeait mêm
impudicités du théâtre, « cum impudicitia theatri ». C’est renoncer à Dieu que de s’y livrer, « Deum negat ». C’est être un
notre aveuglement ! point de componction, de pénitence, de crainte de Dieu , de changement de mœurs ; et souvent nous passons
s et votre corps ; n’abusez point, pour faire le mal, des membres que Dieu vous a donnés pour pratiquer de bonnes œuvres ; v
ents indécents : « Obscene se gerere persuadent. » Ceux qui craignent Dieu , emploient les dimanches à la prière et à la réce
instructi currunt. » Celui qui vient à l’Eglise, entend la parole de Dieu et les cantiques des Anges ; que voit-il, qu’ente
jours. Belle excuse ! comme s’il était jamais permis de faire ce que Dieu défend, et s’il cessait d’être mauvais pour n’êtr
vir : « Qui ad immunda properat, jam immundus est. » Pensons-nous que Dieu ne voit pas nos désordres, ou nous flattons-nous
à leurs Divinités, nous imaginons-nous que ces fêtes sont agréables à Dieu . Si la comédie est une œuvre de piété, je ne m’y
ons au démon ? quelle espérance pouvons-nous avoir dans les bontés de Dieu , tandis que nous l’insultons de concert ? « quæ s
us honore de ses caresses, rendre le bien pour le mal, que d’offrir à Dieu des pièces de théâtre en reconnaissance ? « Chris
 Videlicet vestigia Salvatoris sequimur in theatris ? » C’est faire à Dieu une très grande injure. La fréquentation des spec
? « Vix poterit in tanta rerum exuberantia morum retinere mensuram. » Dieu punit les moindres fautes ; rien ne peut passer p
par le crime : « Consimilibus vitiis Gallia civitates conciderunt. » Dieu , pour nous punir, ou plutôt pour nous corriger, n
80 (1664) Traité contre les danses et les comédies « INSTRUCTION, et avis charitable sur le sujet des Danses. » pp. 177-198
t par la raison même. Que dit l’Ecriture Sainte contre les Danses ? Dieu parlant aux filles de Jérusalem par le Prophète E
Sage Sara femme du jeune Tobie, Tob. 3. se voulant justifier devant Dieu du péché de la danse, assure qu’elle ne s’est jam
aient, ou qui faisaient des légèretés. Moïse ayant reçu de la main de Dieu ,Exod. 12. les Tables de la Loi dessus la Montagne
ire, « qu’où sont les danses lascives, là certainement est le Diable. Dieu , dit-il, ne nous a pas donné des pieds pour saute
damné les danses ? Cir. orat. pro Murena. Oui, et c’est sur cela que Dieu jugera les Chrétiens plus rigoureusement. Vous av
ier du S. Esprit, en action de grâces des signalés bienfaits reçus de Dieu , mais elles ne doivent être tirées en conséquence
lle de Noël, et troublant le service divin, par une juste punition de Dieu , dansèrent sans cesse nuit et jour un an entier,
e Laon, le pont se rompant sous leurs pieds, par un juste jugement de Dieu ils furent tous noyés. 5. La vénérable Anne de S.
ait passionnément attachée, mérita que la Sainte Vierge Marie mère de Dieu , avec les chœurs des Vierges, lui apparut à l’art
81 (1823) Instruction sur les spectacles « Chapitre XIV. La fréquentation des spectacles ne peut se concilier avec la vie et les sentiments d’un véritable chrétien. » pp. 118-132
chrétien, en naissant, fait au pied des autelsaz. » « Depuis qu’un Dieu fait homme est venu nous apprendre à mortifier no
elle il est obligé de tendre, doit marcher sans cesse dans la voie de Dieu pour y atteindre ; et qui, ne jugeant des choses
qui peut l’attacher au monde, aux créatures, pour ne s’attacher qu’à Dieu . Un chrétien est un homme qui, renonçant du fond
e dans ses pensées, tout spirituel dans ses actions, ne vit que selon Dieu et pour Dieu : un chrétien est un disciple de Jés
nsées, tout spirituel dans ses actions, ne vit que selon Dieu et pour Dieu  : un chrétien est un disciple de Jésus-Christ, qu
ire que des œuvres de Jésus-Christ, de rapporter tout ce qu’il fait à Dieu , peut-il regarder la fréquentation des spectacles
-il regarder la fréquentation des spectacles comme une œuvre digne de Dieu  ? et pourrait-il bien dire que c’est pour l’amour
re digne de Dieu ? et pourrait-il bien dire que c’est pour l’amour de Dieu qu’il y va ? « Quoi ! cette œuvre profane, inve
e peut-elle être, sinon une œuvre de Satan, par conséquent indigne de Dieu , et qui, étant mauvaise de sa nature, ne mérite q
bli de ses devoirs, et qu’enfin ils soient de nature à être offerts à Dieu . « Or, peut-on appliquer ces caractères aux spe
doivent-elles se procurer celui des spectacles qu’on ne peut offrir à Dieu comme une œuvre chrétienne, qui est opposé au vér
82 (1666) La famille sainte « DES DIVERTISSEMENTS » pp. 409-504
bien supportable, s’il n’était quelquefois interrompu. C’est pourquoi Dieu qui n’a pas fait ce monde comme une galère, et qu
s deviner, nous ont représenté celle dont je parle sous l’alliance du Dieu du travail, et de la Déesse du plaisir. Ce mari é
lences, et fait ainsi notre fort de nos faiblesses : Elle les offre à Dieu de si bonne grâce, que non seulement il les agrée
pendant le jour, qui leur fût un peu moins ennuyeuse que les autres ? Dieu ne l’entend pas ainsi, ils peuvent justement rech
t s’ils en usent comme il faut, non seulement ils n’y perdront devant Dieu  ; mais ils y gagneront beaucoup. Quels doiven
uction ne sera qu’une ébauche grossière qui ne gagnera pas le cœur de Dieu . De toutes ces raisons on peut recueillir qu’il e
’approche ni du vice, ni de la licence. La vertu qui a été établie de Dieu pour être la directrice aussi bien de notre loisi
S. Leo. serm. 6. de Nativitate. que c’est une insulte qu’ils font à Dieu , de vouloir se réjouir à ses dépens : C’est lui c
gation d’honneur pour les uns que pour les autres. Un homme qui est à Dieu par son état, soit Ecclésiastique, soit Religieux
ent : Qui pourrait s’aimer en une compagnie où on déclare la guerre à Dieu et à ses Saints ? Où il n’est point de vertu, de
s faire aimer la Musique ce nous devrait être assez que la sagesse de Dieu y prend plaisir. Le jeu dont elle dit qu’elle fai
glées par une même mesure. Tout cela se rencontrant dans l’ouvrage de Dieu , il est aisé de conclure que tout ce monde ne fai
hommes qui aient l’oreille assez délicate pour entendre la Musique de Dieu , qui est le plus doux divertissement qui puisse e
e l’air et de la majesté aux plus augustes louanges qui se devaient à Dieu  ; il ne s’est point fait de cérémonies tant soit
est encore en vie, et qui travaille très utilement pour la gloire de Dieu dans le pays des Turcs, fut guérie de la sorte :
ui-là est-il coupable, qui abuse d’une chose qui nous a été donnée de Dieu pour de si admirables effets ? Dieu nous a accord
ne chose qui nous a été donnée de Dieu pour de si admirables effets ? Dieu nous a accordé la Musique pour nous faire prendre
pour le faire passer plus promptement dans le cœur. Méritons-nous que Dieu nous continue ses faveurs ; puisqu’il n’est pas u
ue, je conclus dans mon petit raisonnement qu’il faut que l’esprit de Dieu ait manié leurs plumes, et leur ait inspiré les m
obscurité de la nuit, qui sert de voile au crime ; le délaissement de Dieu , qui veut punir notre témérité, qui nous jette da
ns, bien que l’effet fit voir à l’œil qu’il avait parlé de la part de Dieu . L’histoire est étrange et rapportée par de très
fé de zèle ; ces profanes, dit-il, ne veulent point quitter ? je prie Dieu qu’ils dansent toute l’année. La parole fut aussi
de le vouloir faire passer pour criminel, il ne se prouvera point que Dieu l’ait défendu. Les Païens l’ont permis. Les PP. d
justice. I. On oppose que le Bal est un divertissement public, plût à Dieu qu’il ne le fût pas tant, le désordre n’en serait
ut de l’an. III. Quoiqu’il en soit, me dit-on, il ne paraît point que Dieu ait défendu le bal ; je ne m’en étonne pas, la ch
défend d’elle-même : On m'étonnerait beaucoup, si on me montrait que Dieu l’a commandé. Quand il est question de faire une
ne faut que la raison pour nous dire, n’y touche pas. La lumière que Dieu a imprimée sur le fond de notre âme crie assez ha
ien qui en voulut faire autant ? Tous ont adoré le Démon pour le vrai Dieu , il nous sera donc permis de nous jeter aux pieds
Auteurs que la Danse est un reste d’Idolâtrie, et que les ennemis de Dieu en usaient pour flatter leurs Idoles. On ne doute
ecouvrée des mains des Philistins : C’était chanter les Victoires que Dieu remportait sur ses ennemis ; c’était pour fouler
pas tous les jours des persécuteurs abattus sous la puissante main de Dieu  : On ne retire pas tous les mois l’Arche du sanct
rche du sanctuaire du milieu de ceux qui la tenaient en captivité. Si Dieu ruinait l’Empire du Turc en aussi peu de temps qu
de Rebecca ne feint point de dire que cette coutume ne vient point de Dieu .« Nusquam diabolica pompa, nusquam tymbala et tib
t de tous ses sujets ; Si la Danse des Noces est innocente ? pourquoi Dieu la punit-il avec tant de servilitéaa ? Vous direz
toujours à craindre de se mettre dans le danger du péché, quand même Dieu ne nous en devrait dire mot pendant cette vie. VI
mauvaises qu’à cause qu’elles nous mettent dans l’occasion d’offenser Dieu . Mais accordons que cet exercice du corps, quoiqu
souille point l’âme qu’autant qu’il la jette dans le péril d’offenser Dieu  : n’a-t-il pas de là assez de malice pour nous le
ire de la nuit le jour, et du jour la nuit ? de pervertir l’ordre que Dieu a mis dans le monde ? d’abandonner la maison six
expié leur péché par une pénitence exemplaire, et de plusieurs jours. Dieu merci nous n’en sommes plus dans les mêmes termes
e son père, dont l’une est portée contre les blasphémateurs du nom de Dieu , l’autre contre les Comédiens qu’il chassa honteu
santé aux Etats, en tirant dans la mollesse et dans le vice, ceux que Dieu et la nature avaient fait naître pour la vertu, i
forme, ni en matière, ce n’est point un lieu où on trouve le Fils de Dieu . Alphonse Panorm. l. 1. de gestis Alphonsi. Roi
ême nature, si elle n’a rien dans son appareil, qui puisse déplaire à Dieu  ; si elle n’a ni farce, ni danse qui tire au libe
raphie, qui marche pas à pas sur toutes les traces, que la Sagesse de Dieu laissa dans le monde, quand elle en fit le tour p
quelque chose plus que les autres, et pour avoir part aux secrets que Dieu nous avait cachés, ils se sont rendus les discipl
e ce ne soit que sur de légères conjectures, par un juste jugement de Dieu qui en veut aux superbes, les choses arrivent ass
ce moyen plus d’occasion à sa justice de les punir. Le traitement que Dieu fait aux Hérétiques est quasi tout le même : Il l
: Qui m’assurera, disait-il, que mes déplaisirs toucheront le cœur de Dieu  ; puisque mes écrits continuent à faire du mal ?
iété ; car ces beaux songes les éloignent extrêmement de la pensée de Dieu , et ces Palais enchantés ont plus de charmes pour
2. q. 168. a. 2. qui est une vertu de la vie civile, est destinée de Dieu pour régler nos réjouissances : Quand nous agisso
tières, ni en quelque autre endroit que ce soit, qu’on ait consacré à Dieu . Pour l’achèvement entier de ce que l’Eutrapélie
trouve aussitôt au dernier moment de la vie qu’au bout du Jeu. Grand Dieu , quelle vie ? Est ce là-dessus qu’un homme sortan
de faux ; la mauvaise habitude ne laissera pas de leur faire prendre Dieu à témoin de ce qu’ils assurent contre leur consci
Dieu à témoin de ce qu’ils assurent contre leur conscience, comme si Dieu et les Saints se devaient rendre coupables pour a
ersuade qu’il est bien vengé de sa perte, quand il a fait la nicque à Dieu  : Certainement il n’est point d’occasion où il so
lancent contre lui tous les traits de leur colère. Il leur semble que Dieu doit être là pour ne rien souffrir, qui choque le
rner tous les coups qui sont portés contre eux : N’est-ce pas traiter Dieu de valet, et le réduire à la condition des esclav
traiter Dieu de valet, et le réduire à la condition des esclaves ? Si Dieu ne le fait il sera renié et vilipendé ; on lui do
ures ? Que ces brutaux ne considèrent-ils qu’ils font une condition à Dieu , qu’ils ne feraient pas à leurs valets, à moins q
et de descendre tout à la fois ? et néanmoins c’est ce qu’on exige de Dieu , sous peine d’être foulé aux pieds. Proposez-vous
ous deux pourtant veulent gagner, et le veulent si absolument, que si Dieu ne le fait, il faudra qu’il essuie tout ce que la
blasphème à l’occasion du Jeu de hasard, le respect que nous devons à Dieu , nous devrait être si précieux et si cher, que no
e fois. Que les hommes ne jouent point : de quoi y va-t-il ? mais que Dieu soit maltraité par un homme, c’est une chose que
omme en particulier devrait éviter plus soigneusement que la mort. Si Dieu n’avait une bonté et une patience infinie, la par
prit son arc et en décocha vers le Ciel, comme s’il eût voulu appeler Dieu au combat, et l’obliger à lui faire raison de sa
eux toute teinte de sang, qui n’était que pour lui dire de la part de Dieu  : Cesse de m’outrager ; tu as ce que tu peux prét
homme fut si touché de l’horreur de son attentat et de la douceur de Dieu , qu’il passa le reste de ses jours à pleurer son
ne pensent point se prévaloir d’une si amoureuse condescendance ; car Dieu ne fait pas tous les jours des coups de grâce. Il
t par sa mauvaise chance, entra dans la première Eglise pour insulter Dieu en sa propre maison. Sa première saillie fut cont
er siège de Clermont ; son dépit l’emporta jusqu’à menacer le fils de Dieu de lui ôter les yeux de la tête : Pas un ne l’ent
soir où les joueurs sont plus avancés dans la perte ou dans le gain. Dieu jugea que pour lors il n’était point en état de p
précédent : Lui-même reconnut sa faute, et se soumit au châtiment que Dieu en voulait prendre ; il assurait du depuis que da
est aveugle : Toutes ses pensées vont à reconnaître la miséricorde de Dieu en son endroit, et à détourner ses amis du mauvai
dont l’opinion est reçue plus universellement, prennent la défense de Dieu , qui est faite par la bouche de Moïse, pour empêc
es mascarades ; et ajoutent qu’une telle action est abominable devant Dieu ,r. 2. q. 102. a. 6. ad. 6. pour les deux raisons
on, qu’encore que toute sorte d’Idolâtrie soit une abomination devant Dieu  : ces deux néanmoins étaient remarquées, comme le
c. 13. quand ces infâmes cérémonies n’auraient point donné occasion à Dieu , de défendre aux hommes de prendre des robes de f
e des habits d’hommes, il y avait assez d’autres motifs qui portaient Dieu à le faire. Il était des soins de ce grand et uni
èbres pour n’en point tant rougir. Au défaut du châtiment des hommes, Dieu prend quelquefois les verges, et en frappe si rud
a Reine Blanche qui l’avait fait bâtir, lui pût obtenir aucune grâce. Dieu pouvait-il donner un avis plus pressant aux Franç
s. Croyons que ce fut un cas fortuit à leur égard : Mais à l’égard de Dieu il n’y a rien de casuel, et ce qui nous semble un
ne nous est point naturelle. N’est-ce pas en quelque façon renoncer à Dieu de nous voiler la face où reluit son image pour p
r au Diable ? Peut-on appeler recréation, où on quitte les livrées de Dieu pour prendre celles de son ennemi ? MomonLucianus
in Hermotimo. ne vaut pas mieux que Masque : Ce fut le nom d’un faux Dieu qui n’avait point d’autre emploi, que de piquer s
garde que vos actions doivent rendre témoignage de celles du fils de Dieu , et que vous ne pouvez vous trouver dans la débau
ïse qui en parle ne l’a point blâmée ? puisque les Théologiens, à qui Dieu a donné la lumière pour discerner le bien et le m
s esprits qui ont quelque teinture de la raison : Nous trouverons que Dieu créant l’homme pour être le Roi du monde, lui en
de l’Evangile ; mais encore comme un puissant Intercesseur auprès de Dieu , a continué l’exercice de la Chasse jusqu’à ses d
 : Certainement si la Chasse était répréhensible ; ces grands amis de Dieu l’auraient quitté, ou le saint Esprit qui les gou
t : Concluons donc que la Chasse n’est point un emploi qui déplaise à Dieu . Pourquoi lui déplairait-elle ? C’est un des exer
tu, un peu de solitude est bien douce à un esprit qui veut s’élever à Dieu par la considération de ses créatures.lib. 1. vit
de plus spécieux prétexte que la Chasse : Il ne se peut dire combien Dieu , qui commençait à se communiquer à son cœur, lui
très utile instruction pour lui : Tantôt il considérait l’esprit que Dieu a donné à l’homme pour apprivoiser et dresser un
(disait cet illustre Chasseur) d’avoir autant de reconnaissance pour Dieu , que ces bêtes en ont pour les hommes ? Sera-t-il
ien créé, s’y arrêtent opiniâtrement et ne le quittent point, quoique Dieu les rappelle. C’est ainsi que les saints et les h
ne laissent rien passer devant leurs yeux qui ne leur profite. Plût à Dieu que tous les Chasseurs en voulussent user de la s
on ne veut être maltraité, et Monsieur ne devrait pas vouloir ce que Dieu défend. C’est ce qui fit dire un jour à saint Amb
er que pour un compte que les autres auraient à rendre au jugement de Dieu , ils en auraient deux, et qu’ils seraient tenus d
l’Eglise. S’ils ne craignent point de fouler aux pieds les jours que Dieu s’est réservés comme sacrés ; ils craignent encor
occupe si fort, que tout leur cœur y va et qu’il n’en reste rien pour Dieu  ? Hors de ces inconvénients qui ne sont pas petit
83 (1773) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre quatorzieme « Réflexions morales, politiques, historiques, et littérairesn sur le théatre. — Chapitre II. Du Philosophe de sans souci. » pp. 36-60
ardeur qui me possede. En vers injurieux j’ose blâmer Venus ; Pour le Dieu des plaisirs mes respects sont connus. A Savert
a le fruit. Aux pieux exercices ardemment Catholique, Il en emportera Dieu sait quelles reliques, Qui macerant la chair, lui
mene,         Et des Muses, & d’Appollon.         Dans l’Opéra ce Dieu sera le violon ; Du chant, des instrumens, il uni
es crimes par les loix sur les peuples permis, Sous la pourpre, grand Dieu , paroissoient ennoblis. Sans doute il a cru que
n livre Canonique de l’Ecriture sainte, & d’un Prophête envoye de Dieu  ? Il ne traite pas mieux le Pape, l’Eglise, le Cl
ichit le théatre, mépriser & traiter de Tartuffe les Ministres de Dieu qui le condamnent. On est à l’unisson avec lui.
omédie. Vous les avez sans doute vus, Monsieur, Dis-je en tremblant ? Dieu garde, de ma vie. Quoi, vous, Prélat, qui ne conn
m’offrent mes goûts. Non, ne présumons point, sublime Maupertuis, Que Dieu regle un détail au-dessous de lui. De nos freles
voit d’un œil égal la rose & la cigue. Dans de vastes desseins ce Dieu peut se complaire ; Mais il est sourd aux cris du
exécute son plan. Tel sûr de son ouvrage, un Horloger expert, &c. Dieu se borne au devoir de conserver l’espece ; Mais i
s l’esclave honteux de la fatalité, S’il fut de tous les temps, ou si Dieu par trois mots Tira l’ordre du sein de l’antique
éda mon être. Ah ! voyons dans la mort la fin de tous nos maux. Grand Dieu , votre courroux devient même impuissant ; La mort
matérialisme : l’Homme qui est mort n’a qu’été . Le second principe, Dieu qu’il reconnoît en Déiste quoiqu’il l’appelle sou
il reconnoît en Déiste quoiqu’il l’appelle souvent moteur inconnu, ce Dieu , dont il fait un chimérique, ne s’embarrasse poin
e les especes fussent des êtres à part : Universale à parte rei. Ce Dieu ne connoît, ni ne punit le péché. Sous lui tout e
De quelque secte qu’on fasse profession, on ne doit jamais penser de Dieu qu’avec le plus profond respect. Aucun Prince ne
riroit qu’on parlât de lui-même avec autant de licence qu’on parle de Dieu , de son gouvernement, de sa religion, de ses œuvr
force ? Il parle sans doute en Prophête de l’invasion de la Pologne. Dieu même n’est pas le maître de reformer le passé. C
de reformer le passé. Ce galimathias est un blaspheme. Il n’y a pour Dieu ni passé ni avenir. Tout est present pour lui, &a
84 (1590) De l’institution de la république « SIXIEME TITRE. Des Poètes, et de leurs vertus, item quels Poètes on peut lire et quels on doit rejeter des Théâtres. » pp. 117-127
euls, mais aussi les Philosophes n’ont eu aucune connaissance du vrai Dieu , devant la venue de notre Sauveur Jésus-Christ, v
devant la venue de notre Sauveur Jésus-Christ, vrai et unique fils de Dieu , lequel nous a donné son Père à connaître institu
é les Poètes, non plus que les Philosophes, pour avoir ignoré le vrai Dieu  : vu que les Philosophes ont été aveuglés de même
ture répliquera, qu’aucuns Philosophes ont affirmé, qu’il n’y a qu’un Dieu seul : aussi y a-t-il des Poètes, qui ont dit le
les devant la guerre de Troie. Ce Poète affirma qu’il n’y avait qu’un Dieu , duquel toutes choses prenaient leur être. Linus
Dieu, duquel toutes choses prenaient leur être. Linus son maître, de Dieu en fit une Déesse, laquelle il appella Nature, la
et li. 6. de l’Enéid[e]. S. Aug[ustin]. li. 4. ch. 12. de la Cité [de Dieu ] avec les annot[ations] de Vives. appelle quelque
a Cité [de Dieu] avec les annot[ations] de Vives. appelle quelquefois Dieu , Esprit, quelquefois entendement, quelquefois il
efois Dieu, Esprit, quelquefois entendement, quelquefois il l’appelle Dieu par son propre nom, quand il dit : « Dieu va de
quelquefois il l’appelle Dieu par son propre nom, quand il dit : «  Dieu va de toutes parts Par terre, et mer, et par le c
é de la puissance, ainsi qu’Hésiode : ains déclare manifestement, que Dieu est le facteur du monde, l’Auteur de toutes chose
prit, lequel est mêlé par toutes les parties. Les Poètes ont parlé de Dieu , ce qu’ils ont pu, vu qu’il n'y avait presque per
y avait presque personne de ce temps-là, qui eût connaissance du vrai Dieu , ni de la vérité. Si est-ce néanmoins qu’ils en o
u’il semble que les Poètes nous soient recommandés par quelque don de Dieu .Platon en son Dialo. Io : ou de la fureur Poetiqu
Satur furent gens méchants, et que s’attaquants à la Majesté divine, Dieu les accabla par foudre qu’il jeta sur eux du haut
n témoigne le même, quand il ditS. Aug. liu. 2. ch. 13. de la cité de Dieu , et Viues sur le même cha. Pour autant que les an
et li. 6. de l’Enéid[e]. S. Aug[ustin]. li. 4. ch. 12. de la Cité [de Dieu ] avec les annot[ations] de Vives. Ovide 1. Metamo
Ciceron 4. de Rep. fragment 3. S. Aug. liu. 2. ch. 13. de la cité de Dieu , et Viues sur le même cha. On peut lire les Comed
85 (1744) Dissertation épistolaire sur la Comedie « Dissertation Epistolaire sur la Comedie. — Reponse à la Lettre précedente. » pp. 19-42
es tuos, & dicent tibi. Deuteron. 32. v. 7. « interrogé ceux que Dieu nous a donnés pour Maîtres » ce sont les Peres de
i ont quelque charge des ames, en inspirent de l’horreur à celles que Dieu leur a confiées ; qu’ils leur montrent, que ces s
ausera infalliblement sa chute. Par la vertu d’enhaut ? & comment Dieu , qui est avec ses dons Ubi sunt duo vel tres con
nsent » ? C’est la demande de l’eloquent Salvien, qui y ajoute : « Si Dieu daigne vous regarder quand vous vous trouvez à la
e sçait faire revénir, & se fixer l’imagination pour l’attacher à Dieu , laquelle n’étoit occupée, il y a peu d’heures, q
peché & à la perte des autres, dont nous sommes redevables devant Dieu . J’infere cela du précepte & de l’exemple de
amp; les personnes qui en prennent, n’échaperont pas à la glaive d’un Dieu vengeur des ames innocentes. Que cette Demoiselle
ist porte les ames, sur lesquelles elle agit, à s’addresser souvent à Dieu leur Createur par l’Oraison. Act. 2. v. 41.Il est
, & quelque chose que vous fassiez, faites tout pour la gloire de Dieu . » Voila donc entre autres choses où porte la gra
lle vit ? sçait-elle ce que c’est qu’oraison ? A-t-elle soin de prier Dieu le matin & le soir ? Dieu par sa grace se tro
est qu’oraison ? A-t-elle soin de prier Dieu le matin & le soir ? Dieu par sa grace se trouve auprés d’elle les matins p
e. S’il arrive par hazard, qu’elle n’oublie point d’offrir le matin à Dieu les actions qu’elle fèra ; ne se prend-elle pas d
nce, & morte en effet : vivante aux yeux des hommes, morte devant Dieu  : elle a la vie des sens, mais elle n’a point la
être tranquille ? Mais elle n’a point du goût pour la vie retirée. A Dieu ne plaise, que je lui veuille inspirer un état pl
ui veuille inspirer un état plutôt que l’autre : il n’appartient qu’à Dieu de lui marquer la route où elle doit entrer : &am
son parti : je n’examine point si ce choix a été uniquement fait pour Dieu , & si c’est pour y mieux faire son salut, qu’
que ce Pere n’attire pas sur lui & sur sa Fille les malheurs, que Dieu répand ordinairement sur les Peres, qui par leurs
86 (1825) Encore des comédiens et du clergé « CHAPITRE IX. Des entreprises de la puissance spirituelle ecclésiastique, contre la puissance temporelle séculière. » pp. 149-173
re la puissance temporelle séculière. L’autorité du prince émane de Dieu  ; c’est l’apôtre saint Paul qui nous confirme cet
puissances supérieures…. Il n’y a point de puissance qui ne vienne de Dieu …. Ceux qui résistent à l’ordre de Dieu attirent l
de puissance qui ne vienne de Dieu…. Ceux qui résistent à l’ordre de Dieu attirent la condamnation sur eux-mêmes… car le pr
irent la condamnation sur eux-mêmes… car le prince est le ministre de Dieu pour notre bien…. » (Epit. de saint Paul aux Rom.
p. xiii.) La puissance du prince est donc la puissance du ministre de Dieu . Lorsque la sagesse du prince parle, tous ses suj
à l’autorité sacerdotale, non seulement sont rebelles à la parole de Dieu , transmise par le saint apôtre que nous venons de
in, par trahison, faute d’autres moyens, et le tout pour la gloire de Dieu et l’intérêt de la religion, comme si le ciel ava
ient leur dignité ; car, leur devoir est d’être jaloux du pouvoir que Dieu leur a décerné. Ils ne doivent point oublier qu’i
tention, ils ont pour but l’intérêt de la religion et de la gloire de Dieu . Quel est l’homme de bonne foi, qui oserait recon
rs en lui désobéissant, parce que le sacerdoce, disent-ils, a reçu de Dieu le pouvoir de déposer les rois sur terre, et de m
ra et se soumettra à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez servir Dieu et les richesses : » (Saint Mathieu, chap. VI, v.
nner par trahison, dans l’intérêt de la religion et pour la gloire de Dieu . M. de Sénancourt, mon implacable adversaire, et
87 (1687) Avis aux RR. PP. jésuites « XVI. » pp. 69-70
sait de rendre des honneurs à un Pontife qui n’est que le Ministre de Dieu , et non pas le Dieu même qu’on adore : Et c’est d
onneurs à un Pontife qui n’est que le Ministre de Dieu, et non pas le Dieu même qu’on adore : Et c’est dans cette espèce d’e
sez la flatterie, jusques à changer sa qualité de Pontife en celle de Dieu . Il ne faut que vous écouter. Le Génie de la Vil
s sa Baguette, et Esculape son Serpent. Voilà donc votre Héros devenu Dieu , et du nombre de ces Dieux que les Romains appela
88 (1762) Lettres historiques et critiques sur les spectacles, adressées à Mlle Clairon « Lettres sur les Spectacles à Mademoiselle Clairon. — LETTRE IV. » pp. 68-81
uché de cet évenement fabuleux, que du récit de la Passion du Fils de Dieu & des Saints Martyrs. Tel est, Mademoiselle,
aissent attendrir, tandis qu’ils sont froids en écoutant la parole de Dieu  ; ont court aux Spectacles, & l’Eglise est ré
à une solitude. Or, est-il possible, dit Tertulien1, que l’on pense à Dieu dans un endroit où Dieu n’est pas, où rien n’est
il possible, dit Tertulien1, que l’on pense à Dieu dans un endroit où Dieu n’est pas, où rien n’est analogue à son souvenir,
t ce beau discours à Cléopatre2. Je l’ai vaincu, Princesse, & le Dieu des Combats M’y favorisoit moins que vos divins a
ts, Egale tous les maux que l’on souffre aux Enfers : Et toutefois, ô Dieu  ! un crime involontaire Devoit-il attirer toute v
’il a expié ce double crime par une exacte pénitence. Car tout ce que Dieu défend ne peut, dit Saint Augustin1, être agréabl
89 (1710) Instructions sur divers sujets de morale « INSTRUCTION II. Sur les Spectacles. — CHAPITRE I. Que les Spectacles sont des plaisirs défendus. Preuves de cette défense tirées de l'Ecriture sainte, des Pères de l'Eglise, des Conciles, des Rituels, et des Lois civiles. » pp. 43-53
is à un Chrétien. R. Tous ceux qu'il peut prendre en les rapportant à Dieu , qui doit être la fin de toutes ses actions selon
t quelque autre chose que vous fassiez, faites tout pour la gloire de Dieu .  « Sive manducatis, sive bibitis,sive aliud quid
mollesse, qui excitent les passions, et corrompent les bonnes mœurs. Dieu n'en peut être la fin. D. Les spectacles peuvent-
Rect. art. 13. D. En allant à la comédie ne pourrait-on pas offrir à Dieu le plaisir qu'on y va prendre ? R. Ce serait se m
frir à Dieu le plaisir qu'on y va prendre ? R. Ce serait se moquer de Dieu , et des hommes que de dire que l'on va à la coméd
availlent le plus à justifier la comédie, ont-ils jamais osé offrir à Dieu cette action, et lui rendre grâces de l'avoir fai
t ce qu'on y entend, tout ce qu'on y voit, tend à détruire l'amour de Dieu , et à faire naître l'amour du monde dans le cœur
90 (1694) Sentiments de l’Eglise et des Pères « CHAPITRE IV. Deux conséquences que les Pères de l’Eglise ont tirées des principes qui ont été établis ci-devant. » pp. 82-88
es perdues, dit-il, n’ont pas égard à la nature, qui est l’ouvrage de Dieu  ; mais ils ne considèrent que la dépravation de c
et que les choses les plus nécessaires à la vie leurs manquent. Quand Dieu permet que ces choses arrivent, c’est alors qu’il
qu’ils doivent considérer comme un effet d’une grande miséricorde de Dieu à leur égard. Qu’onp. 11. juge après cela si le T
médiens jouent ; ce sont eux aussi qui se chargent de répondre devant Dieu de leur péché. Car ils ne joueraient pas s’ils n’
se son divertissement du péché des autres, qu’on les porte à offenser Dieu , et qu’on se rende complice du mal qu’ils font ?
à une Loge, pour passer deux ou trois heures de temps à voir offenser Dieu , en avaient donné chacun la moitié aux pauvres :
gés, qui ne seraient pas morts de faim. Ils doivent donc craindre que Dieu ne leur dise en son jugement ; « quia non pavisti
91 (1754) La Comédie contraire aux principes de la morale chrétienne « MANDEMENT  du Chapitre d’Auxerre, Touchant la Comédie. » pp. 51-58
Souvenez-vous, N. T. C. F. des vœux solemnels, que vous avez faits à Dieu dans votre batême. Vous avez promis à la face des
est-elle pas un désaveu de vos engagemens ? Oseroit-on la rapporter à Dieu  ? & si dans l’yvresse des amusemens & des
uvert : ce sont les théatres, où il a élevé son thrône. Mais si c’est Dieu que vous avez choisi pour votre partage : si vous
vec Israël touché, converti : C’est le Seigneur, qui est le seul vrai Dieu , fuyez les assemblées d’iniquité, dont sa saintet
ifice d’une partie de votre nécessaire. Dans une année, où la main de Dieu vient de s’appesantir sur nous, en nous ôtant la
oujours regardés comme infâmes. Exhortons les ames pieuses de faire à Dieu , conjointement avec Nous, des priéres particuliér
92 (1684) Epître sur la condemnation du théâtre pp. 3-8
nqueur : Où l’on fait aux héros un devoir ridicule De se soumettre au Dieu qui fait filer Hercule. Aux païens, il est vrai,
ouvements. On y voit, dès l’abord, s’emparer de la Scène Du véritable Dieu la grandeur souveraine. De sa gloire invisible on
e, Exercent sur nos cœurs les droits de Bourdaloue : Celui qui de son Dieu tendait à s’éloigner, S’y sent, par le plaisir, d
l dont ils ont abusé. Pour donner à son culte un air plus magnifique, Dieu sans doute inspira les vers et la musique. Faut-
hté, soupirer à l’autel, Où sa fille innocente attend le coup mortel. Dieu qui verra nos cœurs touchés par ces images, Jusqu
s. Malheur à notre esprit, s’il goûte des plaisirs Qui peuvent contre Dieu révolter nos désirs ! Mais je le vois tomber ce
93 (1694) Réponse à la lettre du théologien, défenseur de la comédie « Réponse à la lettre du théologien, défenseur de la comédie. » pp. 1-45
ne peuvent se passer de Comédiens, sans entrer dans leurs maximes. A Dieu ne plaise qu’il soit de ces Esprits rustiques et
, qu’on n’y dît autrefois que des ordures, on y blasphémait le nom de Dieu . » Je ne m’arrêterai donc pas à faire assaut d’ér
itions excitées en nous-mêmes et dans les autres que nous insultons à Dieu , et que nous nous livrons au Démon. « La Comédie,
la nature ; si toutes unies ensemble elles conspirent à faire oublier Dieu , à jeter l’homme du côté des sens, à remplir son
Benjamin était au milieu des jeunes filles qui jouaient du tambour ; Dieu promet aux Juifs qu’après leur retour de la Chald
erait pas un pénitent à s’en abstenir »Ibid.. Sur ce fondement, « que Dieu non seulement permet les danses et les plaisirs,
rapportées à une bonne fin : des actions que la reconnaissance envers Dieu produit : au lieu que la Comédie ( j’entends touj
ue des fruits de malédiction, comme je l’ai déjà fait voir. Pourquoi Dieu promet-il aux Juifs « qu’ils danseront et joueron
toujours par ces sortes de biens, ou par des punitions éclatantes que Dieu les conduisait. Mais sont-ce « des flûtes et des
Dieu les conduisait. Mais sont-ce « des flûtes et des tambours » que Dieu nous promet ? Trouve-t-on des danses et des symph
e ni pour, ni contre la Comédie, ne devait pas y revenir, pour mettre Dieu dans le parti des Comédiens. Il fait beau après c
Spectacles où il ne peut que se corrompre et oublier ce qu’il doit à Dieu  ? Certainement ceux qui font profession de jouer
hende. Il fait d’ailleurs ce qu’il peut pour faire observer la loi de Dieu  : il nous laisse instruire par l’Eglise, si nous
sans contrister l’Eglise, et sans rompre l’union que nous avons avec Dieu . Nous ferons voir par le parti que nous prendrons
que la conservation d’une société extérieure ; l’autre établit entre Dieu et nous une communion parfaite de sentiments et d
point dans des Eglises, ou autres lieux particulièrement consacrés à Dieu  : celles des personnes sont que des Prêtres ou de
tre éternel et le Souverain Pontife des vrais biens, doivent offrir à Dieu un seul et même sacrifice, qu’ils sont eux-mêmes
un seul et même sacrifice, qu’ils sont eux-mêmes le temple vivant où Dieu veut habiter, et qu’il n’y a pas un moment dans l
u et sacrificateur, et l’Autel même où se doit égorger la victime que Dieu demande de chacun de nous. Qu’un homme quitte l’h
crime dans un Ministre des Autels, ou dans celui qui s’est consacré à Dieu par de nouveaux vœux ; mais je soutiens que tous
e. Voilà une espèce de Sabbat, dont personne ne s’était encore avisé. Dieu a voulu que le septième jour nous quittassions le
de son Epoux, la déteste et la foudroie ? D'ou vient que le Peuple de Dieu ne l’a point connue, ou l’a laissée là contre le
94 (1687) Avis aux RR. PP. jésuites « III. » pp. 12-16
la réception des Evêques. Je n’en trouve nulle part aucuns vestiges. Dieu veuille que vous soyez les derniers, et que vous
aisirs ; Et que peut-on concevoir de plus indigne de la Religion d’un Dieu mourant sur la Croix, que de prétendre honorer un
son Diocèse, mais à l’Eglise et à l’Autel pour implorer le secours de Dieu dans les commencements de ses fonctions Episcopal
le peuple d’Hippone à la nomination du Successeur de Saint Augustin ; Dieu soit remercié, que Jésus Christ soit béni. On ne
proche que l’on vous peut faire, de n’avoir pas dit un seul mot ni de Dieu , ni de Jésus Christ dans toute cette fête.
95 (1773) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre treizieme « Réflexions morales, politiques, historiques,et littéraires, sur le théatre. — Chapitre [V].  » pp. 156-192
ut permis, osa franchir ces bornes, & se moquer du prédicateur : Dieu vous punira , lui dit-il d’un ton prophêtique, vo
idées. On n’y a pas besoin de la lumiere du soleil & de la lune ; Dieu lui-même en est la lumiere, infiniment plus vive
ant que ce n’est qu’une ombre de la vérité. C’est ainsi qu’on donne à Dieu des yeux, des oreilles, une bouche, des pieds, de
oit en sa main un tableau, ainsi qu’on le représente dans ses images. Dieu attachoit d’abondantes bénédictions à cette pieus
génou, opéroit des prodiges, comme dans la bouche de Moyse le nom de Dieu , marqua dans le désert tous les pas du saint légi
isme. Les comédiens sont Iconoclastes & Iconolatres. Ils chassent Dieu & les Saints, & brisent leurs images ; il
Dans la proscription des images, ce n’est plus le vain prétexte, que Dieu défend d’adorer les idoles, dont on se servoit au
t au sacrilege. Il vaut mieux que la vertu cede la place au vice, que Dieu s’en aille avec les Saints dans les Eglises. Nous
ubstituons sagement le crime au ridicule. Le monde à ses vices, & Dieu a ses perfections. Voilà le théatre ; il ne peut
s saintes. En parlant des actions, des miracles, des souffrances d’un Dieu , convient-il de dire, théatre, scene tragique, ac
a religion. L’Evangile se sert de ce terme en parlant de la mort d’un Dieu  : Venerant ad spectaculum . Ce n’est qu’en empru
s grand, quel plus instruisant spectacle que la passion, la mort d’un Dieu sur une croix, pour expier les péchés du monde !
Dieu-même. L’enfer en frémit, le ciel en est étonné, la terre sauvée, Dieu appaisé. Spectacle de tous les siécles, spectacle
us sainte religion, rempli d’admiration toute la Judée. Ne fut il pas Dieu , ce seroit le plus grand des humains. Le voilà su
le mari sa femme, l’ouvrier ses pratiques. Ils repondent tous devant Dieu des peches qu’ils occasionnent. La voilà cette me
ment, dit-on. Sans doute vous le devez ; mais pouvez-vous esperer que Dieu bénisse vos demarches, quand vous l’offensez ? fa
tifices, excitent l’émulation de vanité, ne repondront-ils pas devant Dieu de tant de maux ? ne doivent-ils pas réparer le s
cle, & les entraîne dans le même désordre. Quel compte à rendre à Dieu  ! Elle n’influe guere moins sur les étrangers &am
re le fruit du luxe des femmes. Pour punir la corruption des peuples. Dieu envoye sur la terre les guerres, les famines, les
ien dangéreux, puisqu’un si grand homme en fut l’esclave. L’esprit de Dieu a daigné cacher sous ce détail de grands mystere.
ur de Babel, turris Babilonica , dont elle se fait un rempart contre Dieu , c’est-à-dire, contre la volonté de Dieu, qui ne
le se fait un rempart contre Dieu, c’est-à-dire, contre la volonté de Dieu , qui ne lui a pas accordé le dégré de beauté qu’e
l’humilité, de la pureté, de la mortification ; c’est la livrée d’un Dieu qu’il a porté lui-même ; l’abregé de l’Evangile q
traste ! la lumiere & les ténébres ! J. C. & Belial ! le vrai Dieu & les idoles ! Comparez cette tête prophane a
Dieu & les idoles ! Comparez cette tête prophane avec celle d’un Dieu mourant. Ce visage est couvert de crachats, celui
rt de crachats, celui-ci de vermillon & de céruse ; les yeux d’un Dieu sont noyés dans les larmes, ceux ci brulent d’un
lles dans l’autre vie ? l’une sera couronnée de gloire à la droite de Dieu , l’autre couverte de confusion avec les démons.
96 (1754) La Comédie contraire aux principes de la morale chrétienne « La comédie contraire aux Principes de la Morale Chétienne. — I. Fin principale de l’Incarnation du Verbe. » pp. 5-6
e s’est proposé, est incontestablement de réconcilier les hommes avec Dieu , & d’en faire des saints. L’Apôtre veut qu’on
ente de la béatitude que nous espérons, & de l’avénement du grand Dieu & notre Sauveur Jesus-Christ . Développons ce
ient élevé entre le Seigneur & lui, & qui a fait sa paix avec Dieu . Le souvenir seul d’avoir été son ennemi, & d
ition. Il vit dans une attente continuelle de la gloire des enfans de Dieu . L’incertitude du moment où il en doit être mis e
97 (1694) Réfutation des Sentiments relâchés d'un nouveau théologien touchant la comédie « Réfutation des sentiments relachés d'un nouveau Théologien touchant la Comédie. » pp. 1-190
e libertinage les a mis. On se console par l’espérance que l’on a que Dieu leur fera miséricorde, qu’il les éclairera, qu’il
pensée et les paroles de Saint Augustin dans son Livre de La Cité de Dieu . Je remarque que les plus sages et les plus réglé
nt, et la tranquillité du Saint Esprit que nous devons conserver. Car Dieu , dit-il, nous a commandé de traiter avec douceur
a suite. La troisième condition, est qu’on ne dise rien d’injurieux à Dieu , ni de préjudiciable au prochain, « vel etiam his
prenant ce divertissement on n’aille pas contre les Commandements de Dieu ou de l’Eglise14, « Ita quod contra praeceptum De
ut de Tertullien dans ce Chapitre 2 est de faire voir que tout ce que Dieu a créé, est bon, et que s’il y a quelque chose su
, de leur corruption et du mauvais usage qu’ils font des créatures de Dieu . Il prouve cela par l’exemple du fer dont les hom
llien. Mais voici comme vous le faites raisonner et parler page 21. «  Dieu , dit Tertullien, a établi toutes choses, et les a
lle pudeur et quelle religion pouvez-vous faire dire à Tertullien que Dieu a établi le Cirque ? Si vous entendiez par le Cir
A votre avis est-ce le Cirque que Tertullien dit avoir été établi de Dieu , ou bien les choses qui entrent dans la compositi
e la même chose de la Comédie, comme si la Comédie était l’ouvrage de Dieu . Je veux croire que c’est plutôt manquer de réfle
que l’on fait des personnes spirituelles ou d’Eglise, et consacrées à Dieu , en quoi il me semble qu’il enchérit par-dessus S
empêchent l’âme de se remplir de pieux sentiments et de courir après Dieu , et qu’enfin c’est un mal de s’y affectionner. Je
nt sur le Théâtre des Gentils, comme vous paraissez l’avoir cru : car Dieu merci, on n’en voit point de cette nature sur le
e ; et par le sacrifice qu’il a fait de son fils unique au service de Dieu et de l’Eglise : afin que ce fils achève de répar
t, et ne songent qu’à s’en éloigner toujours avec soin et à remercier Dieu de la grâce qu’il leur a faite en dissipant leur
ront point de tant de péchés, qui quelque grands qu’ils soient devant Dieu , leur paraissent légers par la seule facilité et
n’aurez confessé que les gens dont vous nous parlez. On voit bien que Dieu ne se sert guère de votre ministère pour converti
périence, et vous sauriez que quand un pécheur se donne sincèrement à Dieu , s’il a été autrefois entêté de la Comédie, la pr
ruption, et pour l’en purifier. Ainsi pour être mieux éclairci, priez Dieu qu’il vous envoie quelqu’une de ces âmes pénitent
aisir que l’on prend ou que l’on donne, on ne dise rien d’injurieux à Dieu ni de préjudiciable au prochain. Pour ce qui est
’injurieux à Dieu ni de préjudiciable au prochain. Pour ce qui est de Dieu , vous croyez être à couvert de blâme et d’insulte
pas les blasphémateurs, ils n’en seraient pas moins coupables devant Dieu  ; appliquez cela aux Comédiens, puisque vous avez
des Comédiens de le convertir, et que ce n’est pas sur le Théâtre que Dieu fait briller les lumières de la grâce, qu’on ne v
rd que des maximes opposées à celles de l’Evangile sont injurieuses à Dieu , et ce sont celles qui sortent de la bouche de vo
ni l’entretien, ni le défaut de châtiment, ne les justifie pas devant Dieu de ce qu’ils peuvent dire qui lui soit injurieux.
ar ce moyen perdu quelqu’un de réputation, si dans la suite touché de Dieu il change de sentiments, s’il quitte le vice qu’o
partie inférieure à la supérieure, et de la supérieure à la Foi et à Dieu . Les Chrétiens sont persuadés, que cette subordin
ra la mort à celui qui l’aura attaqué, il faudra qu’il gémisse devant Dieu d’avoir trempé les mains, quoique innocemment, ou
ou malgré lui dans le sang de son frère, et qu’il demande grâce et à Dieu et aux hommes. Qu’on lise enfin tant de livres qu
, ni par inclination et par leur propre volonté ; je ne doute pas que Dieu ne leur donne des grâces pour les garantir d’un d
is ne s’y étant engagés que par une espèce de devoir et de nécessité, Dieu ne les y a point abandonnés à leur passions, et à
s personnes qui iraient quelquefois à la Comédie, n’offenseraient pas Dieu , du moins mortellement, il faudrait toujours supp
prendra des Renaud et des Rolland : « ...Qu’à l’amour, comme au seul Dieu suprême, On doit immoler tout, jusqu’à la vertu m
ela, si ce n’est, de ce que leur profession n’est point un ouvrage de Dieu , mais de la corruption de l’homme, et que la piét
ianisme, dans un certain relâchement, dans un je ne sais quel vide de Dieu , dans une indisposition et une inapplication si g
tion de Saint Thomas, est qu’on n’aille pas contre le Commandement de Dieu et de l’Eglise. Vous dites page 3, que vous aurie
ras nosse, quam sic litteras legere. 31 » Il n’est pas nécessaire que Dieu , pour défendre la Comédie, en ait fait un précept
conséquent on ne peut y assister sans aller contre le Commandement de Dieu . Mais que pensez-vous du précepte de l’Eglise ? V
fait Salvien Evêque de Marseille dans le 6e Livre de la Providence de Dieu , vous verrez qu’il y parle des Jeux publics que l
ux publics que les Chrétiens faisaient eux-mêmes pour rendre grâces à Dieu des Victoires qu’ils avaient remportées sur leurs
le baptême ; et qu’ils n’ont pas plutôt fait profession de croire en Dieu , qu’ils font voir par leur conduite qu’ils suiven
le ; mais de ceux que les Chrétiens faisaient eux-mêmes pour rendre à Dieu des actions de grâces des Victoires qu’ils avaien
r, lorsqu’ils les faisaient, comme dit Lactance, pour rendre grâces à Dieu de quelque victoire qu’ils avaient remportée sur
avez prétendu justifier, est non seulement contre le Commandement de Dieu  ; mais encore contre celui de l’Eglise. Ainsi la
n sont point bannies ; qu’il y a toujours quelque chose d’injurieux à Dieu , et de préjudiciable au prochain ; que l’harmonie
armonie de l’âme y est dissipée ou altérée ; que les Commandements de Dieu et de l’Eglise n’y sont point gardés, comme je cr
où l’on prolonge les Offices autant qu’on le peut, pour gémir devant Dieu de tout le mal qui se fait dans le même temps, su
5, du repos que l’on prend les Dimanches à la Comédie, avec celui que Dieu prit le septième jour. Qui croirait, à moins que
Chrétiens de leur temps pouvaient prendre aux Spectacles, à celui que Dieu prit le septième jour. Le Dimanche est un jour co
ui que Dieu prit le septième jour. Le Dimanche est un jour consacré à Dieu , c’est un jour que Dieu s’est réservé pour lui en
ième jour. Le Dimanche est un jour consacré à Dieu, c’est un jour que Dieu s’est réservé pour lui en nous laissant les autre
i la faiblesse de l’homme ne lui permet pas de le donner absolument à Dieu par une application continuelle, au moins ne doit
e vaquer plus précisément à la sanctification de nos âmes, à rendre à Dieu des actions de grâces de tous les biens que nous
is. Mais c’est ce que ne font pas ceux qui dans ces jours consacrés à Dieu vont à la Comédie, où ils ne sauraient prendre le
entrer l’assistance à la Comédie dans la sanctification du Sabbat que Dieu nous ordonne, et que personne ne s’avisera d’offr
ous ordonne, et que personne ne s’avisera d’offrir cette assistance à Dieu et de la rapporter à sa gloire, comme Saint Paul
ctacles. En un mot, si les Chrétiens doivent être toujours occupés de Dieu ou par l’action de leur esprit, ou du moins par l
it Tertullien, voulez-vous que l’on pense ou que l’on puisse penser à Dieu dans un endroit où il n y a rien de Dieu ? « An i
ou que l’on puisse penser à Dieu dans un endroit où il n y a rien de Dieu  ? « An ille recogitabit eo tempore de Deo, positu
que ce sont des personnes baptisées et Chrétiennes, des âmes chères à Dieu , rachetées par le Sang précieux de son Fils uniqu
cles soient mauvais ; mais c’est que ces personnes étant consacrées à Dieu , elles doivent se priver des divertissements du s
t que de la lecture et de la méditation des saintes Lettres. » Plût à Dieu que ce fût là votre unique occupation. Je n’aurai
pas de meilleures règles, et que vous ne raisonnerez pas mieux ? Mais Dieu merci l’Eglise de France est gouvernée par des Ev
éparer par la pénitence le mauvais usage qu’il a fait des talents que Dieu lui a donnés. Gémissez devant Dieu de tant de fau
usage qu’il a fait des talents que Dieu lui a donnés. Gémissez devant Dieu de tant de faux pas que vous avez fait faire à ce
ue vous avez conduits. Humiliez-vous, pleurez votre faute, demandez à Dieu qu’il vous éclaire et vous touche, implorez sa mi
issant votre ministère ; c’est la grâce que je demanderai pour vous à Dieu avec instance. 1. [NDA] Cyp. Ep. ad Donat. [C
98 (1666) De l’éducation chrétienne des enfants « V. AVIS. Touchant les Comédies. » pp. 203-229
aimait. On demeure même d’accord que dans l’endroit, où le zèle pour Dieu , qui occupe l’âme de Théodore, devrait éclater le
t dans leur esprit pour des gens infâmes Chap. 23. ; 2. par celui que Dieu même en porte, n’y ayant rien dans les spectacles
objets qui s’y présentent à lui ne sont propres qu’à le détourner de Dieu , et à l’attacher à la créatureIbid. ; 7. parce qu
dicule de prétendre en pouvoir faire un bon usage, et les rapporter à Dieu Chap. 27. ; 8. parce que supposé qu’il y en eût d
ux des premiers siècles à fuir tout ce qui peut blesser la pureté que Dieu demande d’eux ? Et leurs yeux et leurs oreilles d
 » Qu’y a-t-il dans les comédies qui puisse être agréable aux yeux de Dieu  ? Est-ce la pompe et la magnificence des habits ?
ui renoncent au monde, et qui sont vraiment touchés du désir d’être à Dieu , ne fuient-ils pas les comédies comme des écueils
l doit toujours avoir dans le cœur ; et aura-t-il l’esprit élevé vers Dieu dans une assemblée, où, comme dit Tertullien Chap
s une assemblée, où, comme dit Tertullien Chap. 25., il n’y a rien de Dieu , et dans un temps où tous ses sens sont occupés à
ever cet ouvrage du démon ». C’est Dans le liv. 6. du gouvernement de Dieu . sans doute ce qui a fait dire à Salvien, que c’
ce que Saint Augustin a dit à l’égard des prières que l’on présente à Dieu pour obtenir des biens qu’il prévoit devoir être
spect. Hom. 6 sur Saint Matt. Dans le liv. 6. du gouvernement de Dieu . Chap. 26. des Spect. Dans le liv. 3. de ses
99 (1607) Recit touchant la comédie pp. 2-8
requiert qu’on lui donne le nom de tragédie. Car ils y introduisirent Dieu , les sauvés, les diables, les damnés, charpentère
faisaient grande, ou moyenne, ou petite contributiono. Il y avait un Dieu jésuitique, qui vraisemblablement paya plus que l
de bois des jésuites, suivant la sentence prononcée par leur nouveau Dieu . C’étaient les mécréants et hérétiques, qui furen
uns disent beaucoup d’avantage. Entre autres, celui qui contrefaisait Dieu , et celui qui jouait le personnage de Lucifer, te
la fin du monde. Et je crois fermement (dit encore ce personnage) que Dieu étant courroucé de telle impiété manifestait sa p
secte. Ainsi quoi qu’il advienne, ils ne peuvent errer. Se moquer de Dieu devant les yeux de toute une ville, exposer en ri
e en France ramenée, Entreprenant Salmonée imiter, Dedans Lyon voulut Dieu dépiter, Contrefaisant son magnifique ouvrage: Ma
100 (1667) Traité de la comédie et des spectacles « Sentiments des Pères de l'Eglise sur la comédie et les spectacles — 3. SIECLE. » pp. 107-119
s défendre seulement en général, sans les exprimer en particulier. Si Dieu , qui est la souveraine vérité, fut entré dans ce
ui qui est déjà sanctifié ? Approuvera-t-il contre le commandement de Dieu , les superstitions qu'il aime, lors qu'il en est
'il en est spectateur ? Il doit savoir que c'est le Diable et non pas Dieu qui a inventé toutes ces choses: aura-t-il l'impu
a coutume du siècle aux attraits des voluptés, qui nous détournent de Dieu , et des bonnes œuvres que nous devons faire. D
ge de ce sens qui vous a été donné, pour écouter les enseignements de Dieu . Si vous vous plaisez donc aux chants et aux vers
ers ; prenez plaisir à chanter, et à entendre chanter les louanges de Dieu  : Le véritable plaisir est celui qui est accompag
t aux biens du Ciel. Comme c'est par la vertu, et par les travaux que Dieu nous appelle à la vie ; c'est par la volupté que
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