Amyot, le traducteur de Plutarque, Montaigne, le spirituel et judicieux philosophe, et son ami, La Boëtie3, tous trois formés à l’école des anciens, contribuèrent, pour leur bonne part, à l’épuration de la langue. […] Aussi les anciens (Quintil., XII, 1) l’ont-ils défini vir probus dicendi peritus, « l’homme de bien qui sait parler ». […] donné pour règle par les anciens. […] C’est à elle que nous devons ces scènes, ces effets dramatiques qui nous émeuvent si puissamment dans le théâtre ancien et moderne, ces situations touchantes ou terribles qui abondent dans les romans de nos jours. […] Veut-on juger de son importance, on n’a, comme on vient de le faire, qu’à prendre quelques passages de nos meilleurs écrivains anciens ou modernes.
Cette fable est bien ancienne : en sanscrit, c’est un brahmane possesseur d’un pot de riz ; au treizième siècle, c’est un pauvre diable qui tient un pot de miel ; au quatorzième siècle, c’est une servante qui porte au marché un pot de lait ; chez Rabelais, c’est un cordonnier qui a également un pot de lait.
Naudet l’a éditée (1813), en recueillant les passages des écrivains anciens et modernes qui présentent avec elle des points de comparaison. […] « Ce vieillard, dit La Harpe, sortant des cachots où il a langui vingt ans, ce dernier rejeton d’une race de héros français, rappelant ses antiques exploits et ses longues infortunes, reconnaissant la voix d’un de ses anciens compagnons d’armes, forme un tableau plein d’un intérêt de religion et de chevalerie absolument neuf sur la scène française lorsque Voltaire l’y produisit. » 2.
Le fils d’un géant De l’enfance de Pantagruel 13 Ie trouue par les anciens historiographes et poetes, que plusieurs sont nez en ce monde en façons bien estranges que seroient trop longues à racompter1 : lisez le vije liure de Pline2, si aués loysir. […] Ces héros n’ont gardé des anciennes traditions que leur taille et leur appétit gigantesque.
Les anciens étaient sobres de détails ; ils voyaient surtout l’objet dans l’ensemble, d’un coup d’œil synthétique ; ils se contentaient de le décrire en peu de mots, par les traits les plus saillants.
Nous avons dit, au commencement de cet article, pourquoi, et démontré comment les formes actuelles de notre jurisprudence avaient dû changer nécessairement celles de l’éloquence judiciaire : de là, cette différence entre les avocats anciens, qui étaient et devaient être de vrais orateurs, et les nôtres, qui ne peuvent guère être que des avocats.
Mais elles nous rappellent les mœurs de l’ancienne chevalerie ; et c’est ce qui nous les fait lire avec plaisir et avec intérêt.
4° dans les anciennes terminaisons en ai : aulāi, pictāi, pour aulæ, pictæ.
Il écrivit des ballades et des rondeaux comme le moyen âge, des élégies, des églogues, des épîtres, des épigrammes comme les anciens, et des psaumes que chantèrent les Huguenots. […] Il fallait pour cela laisser là les ballades, rondeaux, virelais, coqs-à-l’âne et autres « épisseries » gauloises, ne plus revenir aux mystères, qu’un arrêt du Parlement venait fort à propos d’interdire (17 novembre 1548), « dévorer les anciens, les convertir en sang et en nourriture », et du sein fécond de notre poésie fortifiée et régénérée tirer, à l’imitation de l’Italie, odes, tragédies, comédies, épopées, églogues, satires. […] La Fontaine, qu’on ne récusera pas davantage, avec sa bonhomie ordinaire, met le public de moitié dans ses torts : Il gâte des anciens les grâces infinies ; Nos aïeux, bonnes gens, lui laissoient tout passer, Et d’érudition ne se pouvoient lasser. […] Il ne veut pas de peu à peu, çà et là, toi et moi, il y a« qui cependant est très doux » (Sainte-Beuve) ; « à cheval et à pied en bataille rangée » (Desportes), « cacophonie, dit-il (Commentaire sur Desportes), car de dire piet en, comme les Gascons, il n’y a pas d’apparence » ; il n’admet que l’élision de l’e muet ; il condamne doncq’, ell’, aim’, avecq’, oncq’, s’ pour si. — Ronsard, qui s’était d’abord refusé l’enjambement marotique, ne l’avait accepté et pratiqué que par respect et imitation des anciens. […] Montaigne « ne le trouva guère esloigné de la perfection ancienne aux parties en quoy il excelle » (II, 17).
Il y a, dans le Jocelyn de Lamartine, une sorte d’épilogue sur les laboureurs qui laisse bien loin tous les tableaux champêtres anciens et modernes27.
Les anciens reconnaissaient Apollon pour être tout à la fois le dieu des arts et le dieu des sciences : les neuf muses qui composaient sa cour, étaient des sœurs inséparables, formant un seul chœur, quoique chacune d’elles présidât à un art ou à une science particulière.
La plus ancienne poétique connue est celle d’Aristote, célèbre philosophe, né à Stagyre, en Thrace, l’an 384 avant J.