Les affaires l’ennuient, la lecture sérieuse le fatigue, le service d’armée trouble ses plaisirs, l’assiduité même de la cour le gêne. […] Il me tient trop tendu ; la lecture de ses vers me devient une étude.
On ne saurait trop regretter, avec M. le cardinal Maury, que l’écrivain, beaucoup trop resserré dans les bornes d’une demi-heure de lecture, ne les ait pas franchies, au lieu de sacrifier son sujet à cette loi du concours, et qu’il se soit réduit à une ébauche, en appliquant uniquement les rapports de l’esprit philosophique à la religion, à l’éloquence et à la poésie, tandis qu’il aurait dû en étendre les effets à l’agriculture, aux beaux-arts, à l’administration, à la société, enfin à tous les autres objets scientifiques, moraux, politiques, littéraires, etc., sur lesquels s’exerce visiblement son influence.
Dans cette enfance ou, pour mieux dire, dans ce chaos du poëme dramatique parmi nous, votre illustre frère, après avoir quelque temps cherché le bon chemin et lutté, si je l’ose ainsi dire, contre le mauvais goût de son siècle, enfin, inspiré d’un génie extraordinaire et aidé de la lecture des anciens, fit voir sur la scène la raison, mais la raison accompagnée de toute la pompe, de tous les ornements dont notre langue est capable, accorda heureusement la vraisemblance et le merveilleux, et laissa bien loin derrière lui tout ce qu’il avait de rivaux, dont la plupart, désespérant de l’atteindre, et n’osant plus entreprendre de lui disputer le prix, se bornèrent à combattre la voix publique déclarée pour lui, et essayèrent en vain, par leurs discours et par leurs frivoles critiques, de rabaisser un mérite qu’ils ne pouvaient égaler1.
— Monsieur, dit le savant, croyez-vous que je n’aie pas rendu un grand service au public de lui rendre la lecture des bons auteurs familière ?
Je lis des livres qui ne m’obligent point à méditer, et je n’apporte à ma lecture qu’une médiocre attention.
Fléchier 1632-1710 [Notice] Né à Pernes, dans le comtat d’Avignon, Fléchier appartient à cette génération de beaux esprits, dont l’hôtel de Rambouillet fut le centre, qu’enchanta la lecture de l’Astrée, et qui portèrent aux nues Balzac et Voiture.
La lecture accentuée doit tenir le milieu entre un ânonnement insipide et la déclamation scénique. […] La lecture est à la déclamation ce qu’une simule interprétation au crayon est à une peinture, ce qu’une mélodie fredonnée devant le piano est à une cantate exécutée à grand orchestre : le mouvement, l’intention, l’accent doivent être sentis et indiqués ; appuyer davantage, c’est aller trop loin. […] L’art de varier les inflexions de la voix est le grand secret pour donner un vif intérêt à une lecture ; c’est la variété des accents, de la mesure, des tons et des demi-tons qui fait ressortir les mouvements et les effets divers du discours. […] La lecture de notre poésie doit tenir le milieu entre l’uniformité de la prose et cette sorte de chant rhythmé qui marquerait tous les temps et toutes les cadences du vers. […] Les professeurs le feront disparaître le jour où ils voudront seulement prêcher d’exemple, et montrer d’abord comment une lecture intelligente peut associer l’homme du dix-neuvième siècle aux sentiments généreux, aux pensées élevées de nos grands maîtres.
Toute autre lecture languit auprès de celle d’un si ferme et si lumineux génie, et je n’ouvre jamais l’Esprit des lois que je n’y puise ou de nouvelles idées ou de hautes leçons de style. » Ajoutons qu’un honneur solide de l’auteur fut de montrer, à une époque égarée par de faux systèmes, que le culte de la philosophie n’avait rien d’inconciliable avec le respect de la religion.
De bonne heure il s’était fait connaître par ses désordres, ses querelles et une éloquence emportée ses voyages, ses observations, ses immenses lectures lui avaient tout appris, et il avait tout retenu.
Tel que nous l’avons composé, notre recueil peut, ce semble, offrir au maître, dans la classe, la matière des leçons qu’il donne à apprendre et à réciter, et des lectures qu’il peut désirer faire en les accompagnant de commentaires qui les éclaircissent ; à l’élève, en dehors de la classe, la matière de lectures personnelles, que l’on ne saurait trop provoquer. […] Nous nous bornerons aux éclaircissements généraux nécessaires pour faciliter la lecture des textes. […] Il n’a pas médité, condensé et ordonné un traité pour le public : il cause avec lui-même, au hasard des réflexions que souvent le hasard d’un souvenir, d’une lecture, d’un mot lui suggère. […] Quel proufit ne fera il, en cette part là, à la lecture des Vies de nostre Plutarque ? […] vous ne m’auriés rien sceu mander qui me fust plus agréable que la nouvelle du plaisir de lecture qui vous a prins.
Aussi à la seconde lecture (en supposant toutefois que le titre soit supprimé), l’esprit reconnaît avec plaisir la justesse des images et la beauté des allégories. […] Pourquoi maintenant les jeunes gens trouvent-ils si rarement dans leurs lectures des fragments propres à leur servir de modèle en ce genre ?