Au reste, cet ouvrage de Puffendorf n’est que l’abrégé de son grand ouvrage ds. […] Il ne nous reste plus qu’à en faire de justes applications.
Reste à la solitude ! Reste à la pauvreté !
croyez-moi, la vraie, la solide, la tendre affection est la seule chose réelle, la seule qui ne passe point ; lorsque tout le reste change, caritas manet. […] Le reste leur sera donné comme aux oiseaux du ciel, qui trouvent chaque jour la pâture de chaque jour, que leur a préparée le Père céleste.
Il me reste à parler encore d’une autre classe d’objets sublimes ; c’est le moral ou le sentimental du sublime.
Sophocle avait composé sous ce titre une pièce dont il ne reste que trois courts fragments.
Encore reste-t-il à savoir si, dans les Dionysiaques, les représentations tragiques n’étaient pas réparties entre plusieurs journées.
Au reste, il y a des noms, soit substantifs, soit adjectifs, qui finissent au singulier par une s, un x, ou un z ; et l’on doit juger qu’ils les conservent au pluriel. […] Le parfait antérieur marque une chose faite avant une autre qui se fit dans un temps dont il ne reste plus rien : = je vis hier votre ami, après que je vous eus quitté. […] Si l’on supprimoit, il faut que, le reste n’aurait plus un sens déterminé. […] Les transitives, qui lient en passant d’une chose à une autre, et qui sont, or, au reste, pour, quant, etc. : = Tous les arts sont estimables : or la peinture est un art : = La nouvelle de la victoire est sûre : quant au nombre (ou) pour le nombre des morts, on ne le sait pas positivement.
Sans ces précautions, l’ouvrage serait comme ces monstres dont la tête est plus grosse que le reste du corps. […] Ainsi, un général vient de mourir : le temple s’ouvre, ses voûtes retentissent d’accents lugubres ; tout à coup ils sont interrompus, un ministre paraît dans la chaire de vérité ; on l’entend s’écrier : Ils meurent donc comme le reste des hommes, ces héros couverts de gloire, ces foudres de guerre qui ont fait trembler les peuples, ces arbitres de la paix qui ont fait cesser leurs terreurs17, etc. […] Vous rêvez que vous avez vécu ; voilà tout ce qui vous en reste. […] Qu’est-ce donc que le peu de chemin qui nous reste à faire ?
Ne croirait-on pas, dans le reste de ce beau morceau, entendre Cicéron lui-même plaidant devant le peuple romain la cause de Milon ?
« Lire un discours, dit le célèbre d’Aguesseau, c’est lui ôter vie. » L’orateur qui aspire aux grands effets de la parole, qui se flatte d’entraîner, de convaincre son auditoire, ne peut espérer de réussir s’il est aux prises avec un manuscrit ; le bras qui est occupé à, tenir les malencontreuses feuilles reste toujours immobile ; les yeux sont certainement fixés sur le même point, et la voix elle-même se ressent de cette gêne, qui empêche que les mouvements de l’orateur ne prennent leur essor.