Le char s’arrête au milieu de la place ; la musique cesse ; et dans cet instant le peuple s’abandonne à son enthousiasme en criant trois fois vivat. […] La musique éclate de nouveau ; et le cortège fait le tour de la place. […] Une seconde musique militaire annonce l’arrivée de Tullus. […] Cessation totale de la musique. […] C’est par ce grouppe général, et au bruit éclatant d’une musique guerrière que se termine ce ballet.
Ce que les auteurs de l’antiquité et les traducteurs infidèles ont écrit sur la déclamation, les masques, le costume, la musique, et la pantomime des Grecs et des Romains, est rempli de contradictions, d’éloges exagérés, et de réflexions impertinentes. […] La déclamation fût à pou près la même chez les Grecs et chez les Romains ; même costume, même accoutrement, mêmes masques, et même musique. […] Ce travestissement bizarre, fut adopté, ainsi que je l’ai dit ailleurs, dans le triomphe de l’Amour opéra de Quinault, mis en musique par Lulli, et jusqu’à cette époque il n’existoit point de danseuses même dans les ballets de la cour ; ce fût une nouveauté que l’on dût au bon goût de Louis quatorze.
Le Menuet est composé de trois pas complets souvent répétés, qui sont : le pas en avant, le pas à droite et le pas à gauche ; chaque pas complet est composé de quatre pas incomplets, dont deux sont pliés, glissés, et deux sont marchés, tendus, qui s’exécutent dans l’intervalle de deux mesures à trois temps, qui est la mesure de musique du menuet.
II L’ancien ballet est un conte ou une épopée sans paroles, que les gestes figurent et que la musique accompagne avec un excès de fidélité.
L’amour de la Musique se répandit ainsi avec une rapidité surprenante, et l’Opéra fut reçu en Italie avec cette passion vive qu’inspirent aux hommes sensibles toutes les nouveautés de goût. […] Ainsi on imagina un second genre qui les unît aux douceurs de la Musique, aux charmes de la Poésie, et au merveilleux des machines.
La danse s’encanaillait à l’Académie royale de Musique. […] Elle devient le rythme incarné, la musique faite visible.
Pour retourner à l’Opéra, Le Lecteur, s’il lui plaît, saura, Que l’Autheur est un Gentilhomme161 De Monsieur, qui Guichard se nomme, Et, toute flaterie à part, D’écrire, en Vers, et Prose, a l’Art, Voire, de manière galante, Naturelle, aisée, et brillante, Laquelle lui coûte si peu, Que tout, pour lui, n’est rien qu’un Jeu : Ayant fait cette Pastorale, Dont le détail je vous étale, En quinze jours, tant seulement, Et néanmoins, heureusement, Au reste, le Sieur de Sablière,162 D’intelligence singulière, En la Musique, a fait les Chants, Tout de même, en très-peu de temps. […] Chef de la musique de Monsieur
. — Le magnétisme de la musique. — Mes fureurs chorégraphiques. — Les applaudissements du public. […] Alors je m’immobilise et je laisse la musique m’envahir et m’envelopper. […] La musique se condense dans ma poitrine et me monte au cerveau comme les fumées du champagne.
Gailhard, le directeur de l’Académie nationale de musique et de chorégraphie, à qui j’avais écrit, d’Allemagne, pour lui proposer de danser sur son théâtre. […] — Eh bien, dans ce cas, je danserai à sa place, sous son nom, avec sa musique, jusqu’à ce que vous ayez tout arrangé pour mon début. […] Lorsque le rideau tomba, après une quatrième danse, les bravos furent si assourdissants qu’on ne pouvait pas entendre la musique qui préludait pour le n° 5.