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107. (1804) Lettres sur la danse, dernière édition augmentée en 4 vol. Avec les programmes de ballet. Tome IV [graphies originales] « [Lettres sur la musique] — Réponse à la question proposée. — Seconde lettre. Sur le même sujet. » pp. 14-18

Ce ministre fit venir, à trois reprises differentes, des musiciens d’Italie, pour chanter dignement le mariage du Roi, et nous n’étions que des bambins dans cet art, lorsque les Italiens les Flamands et les Allemands avaient déjà acquis un degré de perfection que nous admirons aujourd’hui avec autant d’humeur que de jalousie.

108. (1671) Témoignages des gazettes en vers sur les spectacles dansés entre 1660 et 1671 «  1665 — 26 janvier : Ballet de la Naissance de Vénus — La Muse Historique de Loret — Loret, lettre du 31 janvier 1665 »

Loret, lettre du 31 janvier 1665 Un Ballet, beau par excellence, Où règne la magnificence, Tout pompeux et tout éclatant, Mais que je n’ai pas vu, pourtant, Se danse trois fois la semaine, Non chez le Roi, ni chez la Reine, Mais dans ce noble et charmant lieu, Digne séjour d’un demi-Dieu, Jadis, construit par un Grand Homme, Et que Palais Royal on nomme.

109. (1671) Témoignages des gazettes en vers sur les spectacles dansés entre 1660 et 1671 «  1669 — 13 février : Le Ballet de Flore — Lettres en vers à Madame de Robinet — Robinet, lettre du 23 février 1669 »

Aussi ne font-ils rien qu’un même Dedans ce Spectacle suprême, Puisque cet admirable ROI L’y représente, en noble arroi, Chassant, dans la première Entrée, L’Hiver glacé, de la Contrée, Par ses Rayons tout éclatants, Et rappelant en même temps La riante et brillante Flore, Que le tendre Zéphire adore.

110. (1754) La danse ancienne et moderne ou Traité historique de la danse « Seconde partie — Livre troisième — Chapitre IX. Du Ballet Moderne »

Cette nouveauté plut, et en 1681, le Roi et toute sa Cour exécutèrent à Saint-Germain le Triomphe de l’Amour, ouvrage fait dans le même goût, dont le succès anéantit pour jamais le grand Ballet, qui avait été si longtemps le seul Spectacle de notre Cour.

111. (1754) La danse ancienne et moderne ou Traité historique de la danse « Première partie — Livre premier — Chapitre X. De la Danse sacrée des Chrétiens »

L’Église alors s’arma de ses foudres, pour les réprimer ; et successivement elles furent tout à fait abolies par différents Conciles, par un grand nombre d’assemblées Synodales, et par les Ordonnances de nos Rois.

112. (1754) La danse ancienne et moderne ou Traité historique de la danse « Première partie — Livre quatrième — Chapitre I. Époque du plus haut point de gloire de l’Art »

Époque du plus haut point de gloire de l’Art Les Rois ont toujours sous leur main un moyen assuré de distraire les regards de la multitude des opérations du gouvernement ; mais il n’est point de Souverain, qui ait su employer ce moyen d’une manière plus efficace qu’Auguste, ni dans des circonstances aussi délicates.

113. (1804) Lettres sur la danse, dernière édition augmentée en 4 vol. Avec les programmes de ballet. Tome III [graphies originales] « [Programmes de ballets] — Les Horaces. Ballet tragique. » pp. 35-50

Fulvie croyant que c’est l’arrêt de la mort d’Horace, se livre au desespoir : mais quelle n’est pas sa satisfaction, lorsque lisant avec l’avidité de la crainte et de l’espérance sur les traits de son amant, elle y apperçoit les signes du bonheur et de la reconnoissance : C’est sa grace que Tullus lui envoyé, et qu’il doit autant à l’estime de son Roi qu’à l’amour du peuple. […] Ce Roi veut donner au jeune Horace des marques distinguées de son estime et de sa gratitude.

114. (1841) Physiologie de la lorette pp. -127

Il a reçu avec reconnaissance de la nature ses trente-deux dents, et il les considère comme un étau naturel confectionné pour étreindre un tuyau de pipe ; les vapeurs qui sortent du tabac sont les nuages sur lesquels trône ce roi de la création. […] Une autre commençait ainsi une pétition au roi des Français : Cire. […] Ou, si c’est un roi qu’elle relève, elle s’écrie : Je pince le monarque. […] Admettons d’abord, lecteur, que vous soyez une jolie Lorette et que vous connaissiez un aide-de-camp du roi, ou un questeur de la chambre des députés, ou un député, ou même un capitaine de la garde nationale qui ne chante jamais la Marseillaise. […] Elle se rappelle le nom de vingt Arthurs qui sont devenus préfets, procureurs du roi, députés ou ministres.

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