/ 97
88. (1834) L’Opéra. Paris ou Le Livre des Cent-et-un. tome XV « L’Opéra. » pp. 366-428

On aime à voir quelle influence cette scène a exercée à des époques différentes sur l’esprit public ; on aime à reconnaître comment, à son tour, elle a reproduit les impressions qu’elle recevait des faits et des hommes, et si, tout à coup, des descriptions brillantes, pénétrées, pour ainsi dire, de voluptueuses souvenances, de pompeux récits, de mots piquans, d’anecdotes et d’annales tour-à-tour graves, spirituelles et débauchées, se mêlent aux premiers matériaux ; si les arts, dans toutes leurs ramifications, jettent leur propre histoire au sein de ces archives, est-il une tâche qui promette plus de plaisir dans son accomplissement, et plus de charmes dans les résultats qu’elle doit produire ? […] A la richesse un peu grave des fêtes de Mazarin, de Henri III et d’Anne d’Autriche, avaient succédé les pompes chevaleresques et mythologiques de Louis le Grand ; celles-ci avaient cédé le pas à l’opulente dissolution et au somptueux dévergondage de la Régence, qui semblait avoir voulu placer tout exprès l’Opéra sous sa main, faire de la salle même une dépendance de ses appartemens, et du bal, le prologue de ses soupers intimes. […] La foule s’y est précipitée, non pas grave, noire, habillée sévèrement comme autrefois, mais avec des allures de joie et de plaisir, sans retenue et sans étiquette.

89. (1804) Lettres sur la danse, dernière édition augmentée en 4 vol. Avec les programmes de ballet. Tome IV [graphies originales] « [Programmes de ballets] — Iphigenie en Tauride. Ballet tragique » pp. 235-256

Les Prêtresses exécutent ensuite des danses graves et caractéristiques autour de la statue de Diane ; elles sont continuées dans le vestibule du temple, et interrompues par l’arrivée de Thoas.

90. (1887) Ces Demoiselles de l’Opéra « V. Pastels après décès. » pp. 54-87

Il y avait des loges grillées pour les honnêtes femmes, pour les gens d’église, et pour les personnages graves qui craignaient de se compromettre parmi cette multitude de foiles et d’étourdis.

91. (1909) Une vie de danseuse. Fanny Elssler « Chapitre II. la dernière passion du chevalier frédéric de gentz  » pp. 37-96

Je la considère comme un don du ciel, comme une fleur du printemps qui pousse pour moi au milieu des champs de glace et des tombes. » Malgré la peine qu’il éprouve, comme il disait à la comtesse Fuchs, à se replacer avec Fanny dans la même situation qu’auparavant, il a toujours pour elle les attentions accoutumées et lui tient le même langage plein de tendresse, qui devient seulement un peu plus grave. […] Or, maintenant son grave et profond amour pour Fanny le faisait incliner vers une résolution que le souci de sa carrière n’avait pu le décider à prendre.

/ 97