Créon toujours occupé de ses projets, est absorbé par le poids de ses réflexions J il veut abdiquer la couronne, il veut unir Jason à sa fille ; il veut que ce Prince, en se séparant de Médée, lui ordonne de fuir ses états, tous ces grands événemens, que prépare sa politique, doivent être l’ouvrage des charmes de Creuse et de leur empire sur le cœur d’un jeune Prince, tout à la fois tendre, ambitieux, ingrat et perfide. […] Il se débarrasse des bras, de son épouse pour voler dans ceux de son amante ; et sa passion lui faisant oublier qu’il doit tout à Médée, il pousse la cruauté jusqu’à lui ordonner impérieusement d’éviter sa présence, et de fuir pour jamais les états de Créon. […] Ce Prince est sur son trône ; il en descend, après avoir reçu l’hommage des trois ordres de l’état Il approche de l’autel, il montre Jason au peuple, comme le Prince que son cœur choisit pour régner à sa place ; il abdique le trône, et en fait serment sur l’autel.
Il m’a demandé pardon d’avoir été forcé de s’absenter au moment de mon arrivée, s’est enquis des soins dont j’avais été l’objet, et surtout de l’état de ma santé. […] Mais c’est mon état de ne pas avoir le vertige, et je le rassurai.
Tel est l’état de l’action à la fin du troisième Acte. […] Instruite par son art de l’état du camp de Godefroy, jouissant des transports de Renaud, elle n’a que sa fuite à craindre ; et cette fuite, elle ne peut la redouter, qu’autant qu’il serait possible de détruire l’enchantement dans lequel son art et sa beauté ont plongé son heureux Amant. […] Ma proposition n’en sera pas moins vraie, et je suis très en état de la démontrer.
un Particulier, deux, quatre, douze, & un nombre plus considérable, si l’on veut, ont la vanité de se croire en état de décider de ce qui peut plaîre ou déplaîre dans le monde ! […] Comment se peut-il, me suis-je dit vingt fois, qu’un nombre considérable de Spectateurs devienne bons Juges des Ouvrages d’esprit, tandis qu’il n’y a peut-être pas trois de ces mêmes Spectateurs en état d’écrire ? […] Il résulte encore de tout ceci que les Comédiens ont grand tort de se croire en état de décider si un Drame est digne ou non de paraître sur la Scène.