La Gravette de Mayolas, lettre du 17 août 1669 […] Dans une Salle préparée Et de verdure diaprée, On eut, pour le commencement, Le joli divertissement D’une Comédie admirable, Dont l’ouvrage était remarquable, Bientôt après, vint le Ballet, Où l’on joua bien son rôlet.
Je les fis asseoir sous un arbre, auprès du fauteuil de ma mère, et l’homme joua de l’accordéon jusqu’au moment où l’on vint nous avertir que le déjeuner était servi. […] Le jour vint pourtant où ma mère mourut. […] — Venez-vous ici tous les jours ? […] Je me demandais de quelle gaîté elle témoignerait quand enfin la mort de la paralytique viendrait la débarrasser du poids dont elle avait bénévolement chargé sa vie. […] Le garçonnet vint ouvrir la portière de notre voiture.
Mme Tréfilova a dansé, au cours de la matinée, un adage et une variation classiques, une valse à laquelle se vient mêler l’éternel thème mimique du dépit amoureux, quatre autres pas dits de caractère. […] Ayant exécuté ce pas de deux, du troisième acte de Coppélia, éliminé à l’Opéra, Mme Tréfilova nous donna une « danse japonaise » que je voyais venir avec une appréhension dont je suis, après coup, confus. […] D’où vient ce caractère exquis de grâce narquoise qui nous délecte dans cette promenade sur les pointes ?
De leurs Noms voici, donc, la liste, Comme ils viendront à l’improviste, Sans y chercher d’autre façon ; On m’a donné cette leçon. […] D’Elbeuf la Fille, et non la Sœur, Dont les yeux ont grande douceur, Dont la face est claire et sereine, Et qui vient du Sang de Lorraine. […] J’ai pensé faire une folie, En oubliant cette jolie, Cette pucelle Sévigny, Objet de mérite infini : Certes, moi, qui l’ai deux fois vue De divins agréments pourvue, Et d’une très rare beauté, Aux Ballets de Sa Majesté, Si quelqu’un s’en venait me dire, Et fut-ce le Roi notre Sire, As-tu rien vu de si mignon ?
C’est pourquoi après que le Roy a dansé le premier menuet, il va se placer, & tout le monde pour lors s’asseoit, d’autant que lorsque Sa Majesté danse tout le monde est debout ; après quoy le Prince qui doit danser lorsque Sa Majesté est placée, il lui fait une très-profonde reverence, ensuite il vient à l’endroit où est la Reine, ou premiere Princesse, & font ensemble les reverences que l’on fait avant de danser, & de suite ils dansent le menuet, & aprés le menuet on fait de pareilles reverences que celles que l’on a fait devant. […] Du même instant-il fait deux ou trois pas en avant, pour adresser une autre reverence à la Princesse ou Dame qui doit danser à son tour, afin de la convier de venir danser, & là il l’attend, afin de faire tous les deux une reverence très-profonde au Roy, de même qu’il est réprésenté par ces deux Figures 1. 2. ensuite ils descendent un peu plus bas, comme ces deux autres Figures 3. 4. le réprésentent, & font ensemble les reverences que l’on fait ordinairement avant de danser, & dansent le menuet, ils font à la fin du menuet les reverences que l’on fait ordinairement ; ensuite il fait une reverence en arriere en quittant la Dame, & se va mettre à sa place ; mais la Dame observe le même cérémonial pour convier un autre Prince, ce qui se pratique successivement jusqu’à la fin.
Il n’est que trop ordinaire que dans les festins des noces les règles de la tempérance ne soient pas bien exactement observées, qu’on y chante des chansons mauvaises, et qu’on y tienne des discours indécens ; et quand des jeunes gens viennent à la danse, déjà échauffés par des chansons lubriques qu’ils ont chantées ou entendues, et par les discours très-indécens qu’une infinité de gens ne rougissent pas de tenir à l’occasion du mariage qui se célèbre, combien est-il facile, je dirai même inévitable, qu’ils soient fortement excités à la volupté par la vue des jeunes personnes d’un autre sexe, au milieu desquelles ils se trouvent, et par la très-grande familiarité que la danse leur fait avoir avec elles ? […] Ce saint docteur nous parle encore à nous-mêmes dans ses sermons qui sont venus jusqu’à nous ; écoutons-le avec le respect que mérite un si grand saint, et plus encore la vérité éternelle qui a parlé par sa bouche. […] Je ne puis m’empêcher d’ajouter à ce qu’on vient d’entendre de saint Jean Chrysostôme, ce qu’on écrit contre les danses qui se font aux noces, les ministres protestans, du traité desquels j’ai fait plus haut l’analyse. […] Ç’a toujours été la coutume de venir à l’église, afin que là leurs mariages fussent sanctifiés par la parole de Dieu et l’oraison, que leurs promesses fussent comme déposées entre les mains de Dieu, que de sa bouche ils prissent les assurances de ses bénédictions. […] Mais si, au sortir de cette solennité sainte, on s’abandonne à tout plaisir sans modération, et que l’on vienne aux danses, voilà tous ces beaux commencemens renversés… On aura appelé Dieu pour être auteur de cette œuvre, et une heure après, on lui donnera congé avec outrage, pour recevoir le diable et ses suggestions.
Elle ne répondit pas, s’en alla au mur de fond de la scène, s’y arrêta une seconde, prit son élan et vint tomber, en trois bon ’s, sur le trou du souffleur, avec la grâce d’une chatte. […] Ceux à qui la charmante danseuse met le diable au corps avec les sauteries espagnoles du Cid n’auraient qu’à venir sous ses fenêtres plumer la dinde ou racler le jambon, — comme l’on dit là-bas, à Burgos ou à Séville, — et voyez-vous tout un quartier de Paris encombré d’amoureux, de guitares et de sérénades ? […] Quand vint la guerre, les fonds étaient bas. […] Halanzier étant venu me chercher à la Scala, où j’avais un engagement… — Et après ? […] Je sais qu’elle vient d’acheter une bicoque de cent mille francs pour y remiser la vieillesse de son papa.
Ils chantent, ils dansent Ballets, Tantôt graves, tantôt follets ; Leurs femmes ne sont pas fort belles, Mais paraissent spirituelles, Leurs sarabandes et leurs pas Ont de la grâce et des appâts, Comme nouveau ils divertissent, Et de leurs castagnettes ravissent : Enfin, je puisse être cocu, Si je leur plaignis mon écu ; Et je crois que tout honnête Homme Leur doit porter pareille somme Pour subvenir à leur besoin, Puisqu’il sont venus, de si loin, Avecque Comédie et danse, Donner du plaisir à la France.
Faute d’avis, venus à temps, Je ne vis point ce passe-temps, Car, pour lors, j’étais à Versailles, Avec des gens levant la paille, Qui n’étaient ni Comtes, ni Marquis, Mais des Gens de mérite exquis, Et des Dames belles et bonnes, Deux desquelles sont fort Mignonnes, Et toutes, très certainement, Pleines d’esprit et d’agrément ; Nous vîmes le subtil Dédale De cette Demeure Royale, Du jardin les charmants attraits, Les belles Chambres, les Portraits, Nous fîmes grande mangerie, Nous vîmes la Ménagerie, Dont les chères commodités, Dont les belles diversités, Dont les raretés infinies Réjouissent les Compagnies, Et cela tint lieu de Ballet, À votre très humble Valet.
Notre MONARQUE et notre REINE, Dont la Puissance Souveraine Fait notre bienheureux Destin, Et leurs admirable DAUPHIN Vinrent à cette belle Fête, Étant, des pieds jusqu’à la Tête, Vêtus en Perses éclatants, Des fins joyaux tout bluettants121, La REINE, ayant sur sa Personne, Et si divine et si mignonne, Pour dix-sept millions et plus De ces clairs Effets de Phœbus.
Il s’agit des danses telles qu’elles se pratiquent aujourd’hui, et non des danses qui, considérées dans une précision métaphysique, ne consistant qu’en certains sauts, paroitroient ne rien présenter de répréhensible, d’où par un tour d’imagination on vient ensuite à conclure que les danses, telles qu’elles sont en usage, ne renferment point le mal ni le danger qu’on prétend s’y rencontrer, et qu’on y voit effectivement. […] Pour en convaincre pleinement et faire sentir combien sont dangereuses et indignes des chrétiens les danses, selon l’idée que je viens d’en donner, et qui répond à ce que tout le monde est en état de voir, j’apporterai un grand nombre de preuves ; ensuite je répondrai à toutes les objections qu’on a pris à tâche de multiplier, afin de détruire, s’il étoit possible, la force de ces preuves. […] On ne peut être chaste que par une grâce spéciale de Dieu, de qui vient la chasteté comme toutes les autres vertus ; et le grand moyen d’obtenir cette grâce, c’est de la demander instamment à Dieu. […] Elles ne voient pas ces pièges, et la plupart ne sentent pas assez le prix de la chasteté, pour craindre d’y tomber ; mais je suppose qu’elles le craignent, et que pour éviter ce malheur il leur vienne à la pensée de se recommander à Dieu pour être en garde contre tout ce qui peut attaquer leur innocence : quelles prières seroient celles qu’elles feroient alors pour en demander la conservation, et quel effet auroient-elles devant Dieu ?
Bossuet viendra encore ici à l’appui de cette réponse, par celle qu’il a faite au misérable auteur, apologiste des spectacles. […] Bossuet a eu en vue dans la réponse qu’on vient d’entendre, est de l’homélie 37 sur saint Matthieu. […] Pourquoi me transportes-tu comme un insensé, et pourquoi me viens-tu persuader que j’ai sujet de me réjouir, quand je suis accablé de maux de tous côtés ? […] Vous avez les paroles de la vie éternelle ; mais encore ceux même qui étoient venus pour se saisir de sa personne, répondoient aux pharisiens qui leur en avoient donné l’ordre : Jamais homme n’a parlé comme cet homme.
Le petit frère suivit le père de loin et revint dire à sa mère qu’il venait d’entrer tout droit chez le marquis de X… La mère se leva et courut à l’église. […] vous seriez… Et, sans plus attendre, la jeune fille se prit à courir, appelant ses camarades : — Mesdemoiselles, venez ! […] Pendant ce temps-là, les petites camarades ameutées venaient apporter le tribut de leurs félicitations.
Il venait prêter à ce superbe Festin les finesses qu’il avait inventées, et qui lui avaient acquis la réputation du plus voluptueux des Romains. […] Leur Danse noble et modeste fut adroitement coupée par Bacchus, Silène et les Egipans, qui venaient célébrer une Noce si illustre ; et la Fête fut ainsi terminée d’une manière aussi gaie qu’ingénieuse.
L’Opéra vient d’offrir au public plusieurs soirées composées intégralement de danses, comme cela s’était fait de tout temps à Moscou ou à Petrograd. […] Et ce n’est pas de Hellerau que viendra la renaissance du ballet parisien !
Un Berger et une Bergère nouvellement unis par l’Amour viennent offrir à cette Déesse les premières roses du printems, et des tourterelles, symbole de la confiance et de la fidélité. […] Vulcain est reçu avec indifférence ; il vient montrer à Vénus une partie des armes qu’elle lui a commandées pour Enée ; elle applaudit au travail avec distraction.
À l’Ouverture, on est surpris De voir le Quartier de Paris, Le plus riant qui s’y découvre, Savoir le beau Quartier du Louvre : Et l’on ne l’est pas, encore, moins, Au dire de tous les Témoins, D’ouïr certaine Symphonie, Qui, sans nulle Cacophonie, Ouvre le Prologue charmant, Qui se fait, au même moment, Dessus cette superbe Scène, Par la Nymphe de nôtre Seine, Avec Vertumne, Dieu Latin, Qui vient, par un noble Dessein, Divertir notre auguste Sire, Et le faire, tant soit peu, rire, Lui retraçant, en Vision, Par agréable Illusion, Son Hymen, que la Fable prône, Avec la Déesse Pomone. Dés que ce Prologue prend fin, Le Théâtre, en un tourne-main, Sans laisser de lui, nulle trace, À de riants Vergers, fait place : Où la Déesse, aussi-tôt, vient, Et, contre l’Amour, s’entretient, Avec les Nymphes, qui comme elle, Ayans, pour lui, le cœur rebelle, Le traitent de Peste, et font vœu, De ne jamais, aimer son Jeu, Quoi que Flore, Sœur de Pomone, Très fortement, les y semone, En leur exprimant les Plaisirs Qu’avec ses Amans, les Zéphires, Elle goûte, chaque journée, Le matin, & l’après dinée.
VIII En ce qui concerne le poème, l’allégorie est venue, de tout temps, en aide à la figuration grossière de l’anecdote.
Le passe-temps du Carnaval, Masquarade, Ballet, ni Bal, N’empêchent point votre prudence Et votre juste vigilance De travailler avec éclat À ce qui regarde l’État, Et de bien régler les affaires, Glorieuses et nécessaires, Dont vous venez si bien à bout Que vous trouvez du temps pour tout.
MONSEIGNEUR, Quelque foible que soit l’hommage d’un Essai sur la Danse, Votre Altesse Sérénissime a bien voulu me permettre de le lui offrir dans le temps même où elle s’empressoit de marcher à la tête des secours puissants qu’elle vient d’accorder à ses Alliés.
Et la raison est, que lorsque vous pliez, si l’un des deux étoit derriere, cela facilite de laisser venir le genouil en dedans, au lieu que les talons étant près l’un de l’autre, vos genoux se tournent également en dehors.
Maintes et maintes Mascarades, Les unes avec Sérénades, Ainsi qu’en leur Centre Royal, Vinrent fondre dans ce grand Bal, Et mon HÉROÏNE et PRINCESSE, Nonobstant sa chère Grossesse, Y fut dans l’Habit et l’éclat De la feu Reine de Saba, Ayant une Robe à l’antique Très superbe et très magnifique, Et couverte encor des Trésors Dont brillent les Indiens Bords.
Après avoir enseigné la maniere d’entrer dans un appartement, il nous reste pour suivre l’instruction necessaire à cette noble Jeunesse, à lui donner une idée du Bal & la maniere de s’y comporter avec politesse, soit que l’on vienne vous prendre pour danser, ou que vous alliez prendre quelqu’un, c’est ce qui sera expliqué dans les Chapitres suivans.
Elle fut le lieu de rendez-vous où les souverains et les diplomates vinrent refaire la carte de l’Europe. […] Un ballet où tout Vienne vint applaudir ce Lilliput fut une Cendrillon exécutée par cent soixante-seize enfants. […] Le plâtrier, Johann Prinster, originaire de Méran, dans le Tyrol, était venu à Vienne en 1769. […] *** La généalogie que nous venons d’exposer a son intérêt. […] Dans l’été 1831, le célèbre écrivain allemand Wolfgang Menzel vint à Vienne.
On voit d’abord entrer une foule de peuple qui vient lui faire des offrandes. […] Viens, cours, venge ton père.
On entend alors une jeune fille qui s’écrie : Athéniens, accourez tous : venez, écoutez-moi. Je viens vous rendre ces filles chéries que vous pleurez.
— C’est déjà trop pour une danseuse qui, avant de venir à Paris, y a déjà des imitatrices. […] Lorsque j’eus fini, le directeur me fit venir dans son cabinet et me proposa de m’engager séance tenante. […] Il en vint beaucoup sur la scène pour me féliciter et, parmi eux, Calvé.
Je lui répondis donc, sans autrement m’émouvoir : — Merci beaucoup, monsieur, je viens justement de voir le Louvre, et je crois que c’est aussi une belle collect… Rachel Boyer interrompit ma phrase en souriant, mais avec un air, cependant, quelque peu scandalisé. […] Un jour, le conservateur du musée de Bucarest vint à Paris, et un ami commun me l’amena. […] Finalement, il dit à son visiteur de venir le voir chaque fois qu’il passerait par Paris.
Presque tous les Etrangers loin d’en disconvenir, viennent depuis près d’un siécle admirer nos Danses, se former dans nos Spectacles & dans nos Ecoles ; même il n’y a point de Cour dans l’Europe qui n’ait un Maître à danser de notre Nation. […] Lully, Italien de Nation, étant venu en France à l’âge de neuf ans ; y appris la Musique : & comme il avoit un genie rare & sublime, il s’éleva bien-tôt au-dessus de tous les Compositeurs de son tems. […] Il y avoit dans ce Ballet une Scene très singuliere où un Maître à danser vient vanter en chantant tous les avantages de son Art, & comme il executoit en même tems les divers caracteres de Danse qui se trouvent dans les Ballets, & qu’il avoit un peu de voix & beaucoup de goût pour le chant, il entreprit de faire ce rôle, & le remplit si bien qu’il engagea dès ce jour-là le public à remarquer avec plus d’attention les talens qu’il avoit pour la Danse, où il a soûtenu constamment ce qu’il fit attendre de lui.
Les Prêtres des différentes Divinités adorées dans l’Attique, revêtus des marques distinctives de leur caractère venaient ensuite.
Le 2 septembre 1842 elle vint en spectatrice au Kærnthner-Thor, pour assister à la représentation du ballet le Naufrage de la Méduse. […] A la fin du spectacle une députation de vieillards vint la remercier d’avoir renoncé, en leur faveur, à la totalité de la recette. […] Il se demande de quelle sphère est venu cet être incomparable, dans quels suaves embrassements il a été conçu, combien de joies et de martyres il est destiné à connaître. « Tu es venue, s’écrie-t-il, ô créature, de planète en planète, enveloppée de formes resplendissantes et harmonieuses, et tes pas rayonnants étaient des envolées. […] Des artistes venaient lui demander conseil. […] Fanny leur avait confié sa fortune et il avait été entendu qu’elle viendrait en personne chaque année, le 1er janvier, toucher une partie de ses coupons.
La partition de danse que comporte Le Grand Mogol se déroule selon des rythmes symétriques et carrés qu’aucune préoccupation de couleur locale ne vient agrémenter ou tourmenter.
Les épaules un peu carrées, un peu hautes, le torse svelte au thorax bombé, aux côtés comprimés, aux hanches étroites, les jambes longues aux linéaments fluides, font songer à une statue égyptienne de la haute époque ou encore à ces admirables jeunes femmes américaines, qui viennent sur nos tréteaux exécuter leurs folles danses acrobatiques.
On s’y promena dans le Parc, Où l’Amour vint jouer de l’Arc Parmi nos charmantes Chrétiennes, Avec qui ce Dieu fait des siennes.