/ 173
2. (1671) Témoignages des gazettes en vers sur les spectacles dansés entre 1660 et 1671 «  1667 — Début Mars : Fête dans l’Empire germanique (carrousel) — Lettres en vers à Madame de Robinet — Robinet, lettre du 10 mars 1667 »

Mais, après aussi ledit terme, On s’en divertit fort et ferme, Et ce beau Divertissement Agréa d’autant plus vraiment Aux Spectateurs et Spectatrices Que le Temps, sujet aux Caprices, Alors plus complaisant pour eux, Ne fut point du tout pluvieux.

3. (1769) Traité contre les danses [graphies originales] « Traité contre les danses. [Première partie.] — Chapitre XI. On doit non-seulement éviter les Danses, mais on doit même éviter, autant qu’on peut, d’être présent aux danses. » pp. 126-131

Prendre plaisir à être spectateur ou spectatrice des danses, c’est leur donner une sorte d’approbation, et par là y participer en sa manière. […] Qu’ils se retirent donc ; et s’ils ont fait une faute de s’être approchés de telles assemblées du monde, qu’ils n’ajoutent pas une seconde faute d’être ou parties, ou spectateurs des actions qu’ils doivent condamner. […] Mais il est à espérer aussi que notre constance en touchera plusieurs qui, si nous participions à de telles actions, suivroient notre exemple. » N’étant permis à personne d’aimer à regarder les danses, que doit-on donc penser des ecclésiastiques, et surtout des curés qui, lorsqu’il se fait des danses dans leurs paroisses, en sont tranquilles spectateurs dans le lieu même de l’assemblée ? […] Un curé qui se rendra spectateur des danses qui se font dans sa paroisse, aura-t-il bien du zèle et de la force pour les condamner dans la chaire et au confessional ?

4. (1804) Lettres sur la danse, dernière édition augmentée en 4 vol. Avec les programmes de ballet. Tome IV [graphies originales] « [Lettres sur les fêtes nationales] — Lettre ii. sur le même sujet. » pp. 116-121

J’ai partagé avec une foule immense de spectateurs, le désagrément de ne rien voir, de ne rien distinguer ; tout me paroissoit si petit et si maigre, que je me croyois transporté chez les Lilliputiens ; n’eût-il pas été plus prudent de supprimer les programmes mensongers, et d’y substituer des microscopes ? Comment-est-il possible, lorsque l’on construit, qu’on élève, qu’on décore et qu’on distribue, d’oublier l’étendue du local, de ne point combiner les distances entre les spectateurs et les objets qu’on doit leur présenter ? […] Ce sont les arts réunis, enfans du goût et de l’imagination, qui doivent y déployer leur magie enchanteresse, et transporter, par leur puissance, les spectateurs dans des règions célestes. […] Je dis se donnait, car, assurément la fête n’étoit point pour le peuple, qui méritoit, au moins, les égards dûs au maître du logis ; mais qu’on paroissoit n’avoir invité ce jour-là, que pour l’insulter et le rudoyer, au point que, de l’extrémité où il se trouvoit relégué, il ne pouvoit pas même distinguer les grands hommes, auteurs, acteurs, et devenus seuls spectateurs de cette sublime création.

/ 173