Il me sembla qu’un voile de tristesse couvrait soudain la peinture, et je me demandai si la Princesse ne regretterait jamais sa transplantation. […] Une des peintures représentait des glycines qui pendaient mélancoliquement.
C’est une action ingénieuse, qui sans la voix, sans avoir besoin du discours a tous les caractères, les traits plaisants, les peintures badines d’une bonne Comédie.
Le ministére du Cardinal Marazin fut orageux, mais au milieu des chocs, des secousses et des ébranlemens suscités par la guerre, par la politique, et par le fanatisme, il fit construire le collège des quatre nations ; il se déclara le protecteur de l’Académie Royale de peinture et de sculpture, à la quelle il fit accorder des lettres patentes enrégistrées au parlement ; il obtint la même faveur pour la danse. […] Marazin fit construire au Château des Tuilleries le magnifique théatre des machines, le plus vaste et le plus beau de l’Europe ; tous les arts s’empressèrent de l’embellir et d’y déployer leurs richesses ; la peinture, la sculpture, l’architecture et la dorure donnèrent à cette salle la forme, 1’élegance, la richesse et le goût. […] Afin d’accélérer les progrès de la peinture, de la sculpture et de l’architecture, il fit agréer au Roi l’etablissement d’une Académie à Rome ; on y fit construire un palais propre à loger un Directeur-Professeur, et les élèves qui remportoient à Paris les premiers prix dans ces trois arts.