Ce fut donc là qu’ils se réunirent et se perfectionnèrent ; ce fût en Egypte que le goût, et le génie se déployèrent, et qu’ils embéllirent ses fertiles contrées par les plus riches, et les plus étonnantes productions. […] Tant de récompenses et d’encouragemens étoient bien propres à exciter l’émulation, à enflammer le génie, à alimenter le goût, et à fortifier, et propager l’esprit des sciences.
Tout cela tient au goût, à l’esprit et à un amour-propre bien entendu, qui dit perpétuellement à l’artiste, sois original, deviens modèle, et n’imite que la nature. […] Dailleurs, le goût a des ailes ; il s’envole, lorsqu’on abandonne son culte, et que l’on adore à sa place la folie ou le caprice.
Un nommé Perronet, dessinateur parfaitement ignorant s’étoit chargé de la partie intéressante du costume ; mais privé de connoissances et dépourvu de toute espèce de goût, il ne sortit jamais du petit cercle que la routine lui traçoit.