Lundi, vous dansâtes encore L’agréable Ballet de Flore ; Les Étrangers, les Courtisans, Qui dans la Salle était présent, Comme les Dames les plus belles, Y virent des grâce nouvelles.
Le fondement de ce ballet porte sur deux faits historiques ; le premier est celui d’un jeune Officier Anglais, qui ayant séduit la fille d’un Cacique, et en ayant eu plusieurs enfans, conçoit et exécute l’imfâme projet de la vendre à des marchands étrangers. […] Comme il se décide a sortir par un des flancs du théâtre, il rencontre sa sœur, qui vient pour retrouver Belton ; elle reçonnoit son frère, veut se jetter dans ses bras ; il la repouse avec douceur et semble lui reprocher d’avoir abandonné son père, sa mère et lui-même, pour suivre un étranger séducteur. […] Les Colons, les Quakers, les Officiers arrivent successivement pour traiter avec les étrangers.
Détournez vos yeux d’une femme parée, et ne regardez point une beauté étrangère. […] Plusieurs ayant été surpris par la beauté d’une femme étrangère, ont été rejetés de Dieu ; car l’entretien de ces femmes brûle comme un feu. […] Enfin, on voit dans l’histoire des Rois, (L. 3, c. 11.) que les femmes étrangères que Salomon aima passionnément, corrompirent à un tel point le cœur de ce roi, auparavant si sage, qu’elles lui firent suivre des dieux étrangers.