A son entrée en scène, le soir de son début, son pied se prit dans une costière et faillit s’y briser.
Je revoyais l’entrée des artistes, étroite comme un tuyau d’égout ; la loge qu’emplissait à moitié le monumental fauteuil en cuir vert de la mère Monge, et, à côté de ce fauteuil, le poète sur lequel mijotait le café au lait ou la soupe aux choux dont plus d’une de ces demoiselles n’était point fâchée d’accepter une assiettée ou une tasre… Puis, poussant la porte du tambour qui commandait tous les escaliers des coulisses, se répandant dans ces escaliers, — trottinant, pépiant, fredonnant, riant, décachetant des billets doux, respirant des paquets de fleurs, grignotant des sucreries ou des pommes, — toute l’envolée de ces charmantes créatures, les amours et le plaisir du Paris de ce temps-là, qui étaient la lumière, le mouvement, la vie, l’allégresse de la pauvre vieille bâtisse, et qui ont disparu avec elle dans un tourbillon de flammes, de fumée et de cendres !
Il doit encore employer tous ses moyens dans un genre diamétralement opposé à celui que je viens de citer, tel que l’entrée thriomphale d’Aléxandre dans Babylone, la Foire du Caire, celle des Lanternes, les Kermès, ou Foires Flamandes, dont la suite des tableaux de ténier lui offre les images variées.
Le dialogue spirituel des pas de deux ; les réflexions agréables des entrées seuls, & les conversations raisonnées des Figurants & des Figurantes de nos jours seroient bientôt expliqués.
La jeune Marie-Anne ne se tint pas pour vaincue, et, un soir qu’un danseur manquait son entrée, elle s’élança sur la scène et improvisa un pas qui porta à son comble l’enthousiasme de la salle. […] mes pauvres filles, vous n’entendez rien à votre bonheur ; au métier que nous faisons, il est bien plus agréable de faire sa fortune sou à sou que tout d’un coup. » Mademoiselle Allard Son talent lui avait fait obtenir le privilège, jusqu’alors sans exemple, de composer elle-même ses entrées.
Le même saint Apôtre exhorte les Ephésiens, et nous en leur personne, à ne donner point de lieu et d’entrée au diable .
Dès l’entrée donc il faut établir le mariage tel qu’on le veut avoir dans tout son cours.
Il faut commencer par ôter de son cœur tout ce qui en peut fermer l’entrée à la vérité, et pour cela renoncer aux passions qui en font craindre la lumière, et qui, tant qu’on les aime, rendent indigne d’en être éclairé. […] Ceux qui ont recherché comment les danses sont venues jusqu’à nous, ont remarqué qu’elles s’introduisirent dans l’Egypte au temps que le peuple de Dieu y étoit en captivité, qu’on commença d’abord à danser aux chansons hors des villes, et qu’ensuite on y employa des flûtes et d’autres instrumens : que des places publiques elles passèrent sur les théâtres, et que de là elles sont entrées dans les palais des princes et des grands.
Déjà le son des trompettes, des timbales et des autres instrumens consacrés à la guerre fait retentir les airs ; des soldats Grecs, marchant en ordre, ouvrent cette entrée triomphale ; ils portent les trophées de la victoire : d’autres sont chargés des trésors et des dépouilles des vaincus ; plusieurs captifs Troyens paroissent dans les fers ; les plus distingués sont enchaînés au char du vainqueur. […] La fête recommence, et après plusieurs pas adaptés au sujet et au caractère mâle et héroïque de ce genre, elle se termine par un pas de progression dont la dernière figure offre un grouppe pyramidal orné de tous les trophées de la victoire, propres à caractériser la pompe et la majesté qui règnoient dans les entrées et les fêtes triomphales des anciens.
On raconte qu’une nuit, à un bal chez le viceroi dont elle était l’invitée, son entrée fit une telle sensation que tous les couples, oubliant qu’ils étaient là pour danser, s’arrêtèrent et vinrent admirer sa beauté radieuse.
A peine entrée, on lui présenta un journal qui racontait son voyage et son arrivée. […] Le soir du jour solennel, il lui fallait s’asseoir, en compagnie d’une personne respectable, à l’entrée du théâtre, derrière une table qui portait des troncs à offrandes et des sébilles. […] L’entrée lui en était interdite par des hommes dont les mains brandissaient, telle l’épée flamboyante de l’archange, des papiers timbrés.
Les entrées des acteurs sur le théâtre, la réception des ouvrages, étaient tout aussi scrupuleusement détaillées. […] Les gentilshommes de la chambre se prélassaient dans leur loge attitrée, la foule ne se portait pas à l’Opéra : il était fashionable, mais point populaire ; la bourgeoisie en redoutait l’entrée ; elle y était encore mal à l’aise : car la salle de la rue Lepelletier, que la banque elle-même n’avait pas prise sous sa protection, était encore une succursale de château. […] Depuis 1830, rien n’a été négligé pour leur donner une physionomie nouvelle et capable de captiver ; des loteries pour lesquelles on recevait un numéro à la porte en présentant le billet d’entrée, des danses, un vaste orchestre qui avait remplacé quelques maussades violons, des quadrilles de costumes, des danseurs espagnols exécutant leurs pas nationaux, la vieille parade avec sa spirituelle et grotesque naïveté, des concerts de mirliton, des caricatures vivantes, un luxe inouï d’éclairage, tout a été employé pour ramener le public. […] Dès sa naissance, il y eut, à deux reprises, deux ordonnances du roi pour interdire l’entrée des coulisses à tous ceux qu’y attiraient une indiscrète curiosité et des intentions dont on pouvait soupçonner la droiture.
En effet, quand il se retrouve seul avec Cléofas, l’honnête démon lui reproche de repousser l’amour pur et désintéressé de cette jeune fille, qui vaut mieux, à son gré, que bien des grandes dames ; mais l’ambitieux écolier ne tient pas compte de ces sages remontrances, et se félicite de les voir interrompues par l’entrée de la señora Dorotea. — La belle veuve arrive accompagnée de son frère, le capitaine Bellaspada, et d’une autre de nos connaissances, le seigneur don Gil. […] Il a résolu de lui en fermer l’entrée.
— Oui, c’est l’entrée des bains.
(B) Débordement Débordement, grande et belle machine de la seconde entrée du ballet des Fêtes de l’Hymen et de l’Amour, dont on trouvera la figure et la description dans un des volumes de planches gravées.
A midi exactement, je fis mon entrée.
Depuis ce jour, quand mademoiselle François faisait son entrée au foyer, on entendait murmurer dans les groupes : — Sentinelles, prenez garde à vous !
De plus en plus perplexe, je fis mon entrée pour la dernière danse.
J’avois divisé cette entrée en six classes toutes dégradées ; chaque classe étoit composée de trois chasseurs et de trois chasseresses, ce qui formoit en tout le nombre de trente-six figurans ou figurantes : les tailles de la première classe traversoient la route la plus proche du spectateur ; celles de la seconde les remplaçoient en parcourant la route suivante ; et celles de la troisième leur succédoient en passant à leur tour sous la troisième route, ainsi du reste, jusqu’à ce qu’enfin la dernière classe composée de petits enfants, termina cette course, en passant sur le pont.
Un ballet ne devait pas consister en une succession d’entrées brillantes, mais devait former une action divisée en plusieurs tableaux. […] Après la course, les Vestales faisaient leur entrée sur un rythme d’une émouvante gravité, portant les couronnes destinées aux vainqueurs.
Le cavalier, pour saluer, portera la main au chapeau, levant le bras à côté de lui selon la manière que nous avons démontrée pour porter les bras ; puis se découvrant, il descendra le chapeau de côté et jusqu’en bas, l’entrée de la forme tournée vers son côté ; il s’inclinera en pliant de l’estomac, soutenant la ceinture avancée, la tête à sa position naturelle, pour porter ses regards vers les personnes qu’il saluera, le corps étant plié : dans cette position, les épaules pencheront en avant, les bras descendront naturellement en ligne perpendiculaire, les soutenant sans roideur et dans la forme que nous avons indiquée ; puis le corps se relevant, les bras reprendront naturellement leur place.
Dans l’endroit le plus sombre de la forêt, à l’entrée de l’obscure caverne, la sorcière accomplit ses incantations magiques ; elle accourt, non pas seule, mais suivie de toutes les vieilles du sabbat, et ces horribles femmes s’abandonnent à leur horrible joie tant qu’elle peut aller.
Il s’y met ; il s’y consacre à sa façon… La façon d’un philosophe, son entrée en danse est bien connue… Il esquisse le pas de l’interrogation.
Pour faire cet exercice, placez le corps comme pour les autres battemens, vous soutenant d’une main pour soutenir le dehors, les jambes tendues et à la troisième position : sortez la jambe opposée au côté où vous vous tenez ; glissez-la sur la pointe du pied, partant de la troisième position jusqu’à la seconde ; puis y laissant la cuisse fixe, le genou serré et tourné en arrière, pliez ce genou en le lâchant : ce mouvement apportera le pied que vous renflerez (par le moyen des doigts que l’on courbe) au bas de l’autre jambe sur laquelle vous entrerez le talon que vous avancerez pour tourner la pointe en arrière, afin de faciliter cette entrée dessus le coude-pied, ressortant le pied, la pointe à terre, jusqu’à la seconde position, pour rentrer alternativement et consécutivement devant et derrière, et successivement de l’autre jambe. […] Par cet exemple, on voit que les jambes étant écartées à la seconde position, elles sont entrées pour battre l’entrechat ; premièrement à la troisième position en se croisant, et que pour changer de position, c’est-à-dire, une jambe prenant la place de l’autre, il a fallu pour passer l’une devant et l’autre derrière, qu’elles passassent toutes deux à la première position ; les talons proche l’un de l’autre pour retomber à la troisième ; qu’en serrant encore avec plus de force, les deux jambes seraient repassées par la première position pour reprendre la troisième où elles avaient battu premièrement, et l’entrechat eût été à cinq. […] Par cet exemple on voit que l’entrechat, pris ou commencé, les jambes étant placées à une position fermée, est du nombre pair ; puisque celle qui était à la troisième position devant, a passé par la première pour le premier tems ; qu’elle est entrée à la troisième position derrière l’autre jambe pour le second tems, et qu’elle a repassé par la première pour le troisième tems, en venant reprendre la troisième position où elle était en commençant, et marquer le quatrième tems de même que l’autre jambe qui a contribué à cette exécution, en observant les mêmes tems ; et que si par une pression plus forte, elle eût passé encore une fois à la première position, puis à la troisième, une jambe prenant la place de l’autre, l’entrechat eût été à six.
Mais le plus beau qu’on connaisse maintenant à ce théâtre, est le chœur Brillant soleil, etc. de la seconde entrée des Indes galantes. […] Le 24 Août, veille de Saint-Louis, on élève auprès de la grande porte des Tuileries, du côté du jardin, une espèce d’amphithéâtre : tous les symphonistes de l’opéra s’y rendent ; et à l’entrée de la nuit on forme un grand concert composé des plus belles symphonies des anciens maîtres Français.
Des applaudissements et des rumeurs joyeuses saluèrent son entrée dans la salle. […] A son entrée en scène, elle fut submergée par une pluie de bouquets dont quelques-uns étaient garnis de riches dentelles ; l’un était enveloppé d’un large point de Bruxelles.
Dans le nombre de ces ballets, le Roi en dansa un dont le sujet était Psyché ou la Puissance de l’Amour, en deux parties à vingt-quatre entrées, exécuté au Louvre en 1656. […] Entrée à l’Opéra en 1766, elle se retira du théâtre en 1780. […] Cette entrée seule est aussi bien composée par Millon, que bien exécutée par Mademoiselle Clotilde, dont la taille convient si bien aux nobles attitudes de Pallas.