Attachons-nous donc, comme saint Paul, à considérer Jésus, l’auteur et le consommateur de notre foi ; (Hébr. c. 12, v. 2.) ce Jésus qui, ayant voulu prendre toutes nos foiblesses à cause de sa ressemblance, à la réserve du péché, a bien pris nos larmes, nos tristesses, nos douleurs, et jusqu’à nos frayeurs ; mais il n’a pas pris nos joies, ni nos ris, et n’a pas voulu que ses lèvres, où la grâce étoit répandue, (Ps. 44, v. 3.) fussent dilatées une seule fois par un mouvement qui lui paroissoit indigne d’un Dieu fait homme. […] J’ai estimé les ris une erreur ; et j’ai dit à la joie : Pourquoi me trompes-tu ? (Ou, comme porte l’original) : J’ai dit au ris : Tu es un fou ; et à la joie : Pourquoi fais-tu ainsi ? […] Ainsi le Verbe fait chair, la vérité éternelle, manifestée dans notre nature, en a pu prendre les peines qui sont réelles, mais n’en a point voulu prendre les ris et les joies qui ont trop d’affinité avec la déception et l’erreur. » Jésus-Christ n’est pas pour cela demeuré sans agrément : Tout le monde étoit en admiration des paroles de grâce qui sortoient de sa bouche.
Robinet, lettre du 28 avril 1668 Depuis toute cette semaine, Notre belle COUR se promène Dans ce terrestre Paradis, Où, comme en celui de jadis, Tout rit aux sens et les enchante, Mais où pas un Serpent d’Amour, Dieu, comme on sait, suivant la Cour, Et qui ne tente pas, en somme, Pour un simple morceau de Pomme, Ains pour d’autres plus délicats, Dont je fais beaucoup plus de cas.
Ce Sicilien, que Molière Représente d’une manière Qui fait rire de tout le cœur, Est donc de Sicile un Seigneur Charmé, jusqu’à la Jalousie, D’une Grecque, son Affranchie.
J’en puis rendre ce témoignage, Grâce aux Dieux, je vis cet Ouvrage, Ouvrage fin et délicat, Dont Monsieur l’Éminent Légat, Eut dans une superbe Salle À Fontainebleau le Régale ; Il la vit attentivement, Il y prit grand contentement ; Et malgré son humeur hautaine, Quittant la gravité Romaine, Il rit fort aux endroits plaisants, Aussi bien que nos Courtisans.
Peut-être que si tous ne reçoivent pas bien ce que je me crois obligé de dire contre ces abus, au moins quelques-uns, quoiqu’en petit nombre, en profiteront ; et qu’ils aimeront mieux être raillés avec nous, que de se moquer et de rire de nous, mais d’un ris digne de larmes et des plus grands supplices… Je souffrirai donc de devenir l’objet des railleries de plusieurs personnes, pourvu que mon discours puisse porter quelque fruit ; et en effet, ne me rendrois-je pas moi-même ridicule et répréhensible, si, pendant que je vous exhorte à ne vous point mettre en peine de la gloire qui vient des hommes, j’étois moi-même attaqué de la maladie qui la fait rechercher, comme on la recherche quand on craint leurs railleries et leurs mépris ? […] Est-ce là l’exemple qu’il nous a donné, lui dont il étoit dit dans l’Evangile, qu’il a pleuré, mais dont on ne dit pas qu’il ait jamais ri ? Quant à nous, nous ne nous contentons pas de rire et de nous réjouir, si nous ne le faisons follement et en nous abandonnant au péché, et si les impuretés et les crimes ne se trouvent mêlés dans nos ris.
.° que le monde est aujourd’hui si corrompu, que souvent on ne rougit pas de prendre ou de souffrir en public des libertés très criminelles, dont plusieurs de ceux qui en sont témoins ne font que rire et plaisanter, tandis qu’ils devroient en témoigner leur indignation et les condamner hautement.
J’ai su d’un Ami cordial, Qu’il n’est rien de plus jovial, Et que ladite Mascarade Pourrait faire rire un malade, Avec ses drôles d’incidents, Eut-il la mort entre les dents.
que j’aime le Testament Que dict l’ARLEQUIN malade, Cet Acteur qui n’a rien de fade, Et son grotesque Playdoyer, Où nous l’entendons foudroyer Le DOCTEUR qui, par l’ÉMÉTIQUE, A fait faire une fin tragique À SCARAMOUCHE, qui, mourant Et sur le Théâtre expirant, Fait aussi rire à gorge pleine !
Il ne s’amuse que rarement et ne rit qu’une fois par an. […] D’ailleurs il ne veut pas la tromper : il n’a l’intention — c’est lui qui parle — que de rire au peu, et voilà tout.
On garda les Bals sérieux pour les occasions de grande représentation, et on donna des bals masqués dans les circonstances où l’on voulut rire.
Les Jeux, les Ris et les Plaisirs. […] Les Divinités de la terre, des eaux et de l’air se réunissent aux Jeux, aux Ris et aux Plaisirs ; l’Amour, Vénus et les Graces embellissent cette fête ; Thétis et Pélée y expriment leur félicité ; l’Olympe applaudit à ces jeux et cette première partie de ce ballet, variée de pas d’expression et de caractère, se termine par un grouppe général qui témoigne aux Divinités célestes leur respect et leur reconnoissance. […] Les principaux personnages se placent sur le vaisseau ; les Jeux, les Ris et les Plaisirs les suivent successivement ; et lorsque cette troupe enjouée est embarquée, elle forme un grouppe général, distribué sur plusieurs plans.
L’inimitable Sieur Geoffroy Fit, bien de fois, rire le Roi, Ayant un béguin sur l’oreille, Et faisant l’aveugle à merveille.
Par réaction contre la dévotion rigide qui avait pesé sur elle comme sur moi, elle avait contracté une humeur railleuse et un besoin de rire de tout qui allait, faute d’aliments, jusqu’à rire de rien, pour le seul plaisir de rire. Je l’aimais toujours, elle ; mais son rire, je le haïssais.
Vos concitoyens ont ri : ils auraient dû pleurer sur vous.
Il rit, joue, et badine dans le monde avec les hommes… Un flot nous entraîne.
Ici, la scène changera, elle représentera un endroit délicieux embelli par l’enfant de Cithère ; il paraîtra dégagé de ses attributs ; il annoncera à la belle Gabrielle l’arrivée du Monarque, il ouvrira son coeur à la tendresse ; les Jeux, les Ris et les Plaisirs devanceront les pas du Héros, cette troupe enjouée sera conduite par la volupté. L’entrevüe de Henri avec la belle Gabrielle décélera la situation de leurs âmes : leurs coeurs percés du même trait palpiteront d’amour ; les images de la volupté et de sa suite détermineront les deux amants à se livrer aux sentimens qui les inspirent ; une troupe d’enfans, sous la forme des Amours, des Zéphirs, des Jeux et des Ris composeront plusieurs grouppes distribués autour de Henri et de la belle Gabrielle ; ces enfans formeront des jeux avec les armes du héros, ils couronneront de fleurs son casque, et sa cuirasse ; plusieurs nymphes, de la suite de la volupté, présenteront à Henri un casque artistement composé, et des armes embellies par ce que la galanterie a de plus recherché.
Dumas, et je répondis en français, que je ne possédais encore qu’assez imparfaitement : — J’ai elle aime beaucoup : Dumas, tout secoué de rire, dit quelque chose que je ne pas saisir et que l’on me traduisit ainsi : — Il dit qu’on l’a pris pour un tas de choses, mais jamais encore pour une femme : Dumas riait encore et il baisa ma main, ce dont je me souviens aussi.
Sa gravité et l’importance qu’il croit avoir ferait rire un croque-mort. […] Il a l’esprit d’en rire et ne se fâche jamais.
Des Danseurs, quoi que la plupart Dans mon cœur aient quelque part, Par prudence, ou philosophie, Aucun d’eux je ne spécifie, Les oubliés seraient jaloux, Et je ne puis les nommer tous : Car leur nombre (que je ne mente) Passe quarante, ou, du moins, trente ; Cela fait que je m’en tairai, Et d’eux, seulement, je dirai Que tous ces Danseurs d’importance Sont la Fleur des Danseurs de France ; Et jusques au petit Dupin, Pas guères plus grand qu’un Lapin, Il contrefit (foi de Poète) Si naïvement la Chouette, En battant de l’aile et dansant, Qu’on peut de lui, dire en passant, Qu’il fit presque pâmer de rire Toute la Cour de notre Sire.
Elle qui connaît la forfanterie du Capitan, ne peut s’empêcher d’en rire, et il la fuit, en l’accablant d’injures.
Sa bonne en rit, et elle a bien raison, elle sait que sa maîtresse fait cela parce que je le fais. […] J’en ai vu qui pleuraient d’attendrissement sur ses lettres et qui riaient à ses discours.
Devant sa mine déconfite, je partis à rire, franchement. […] Et il se mit à rire à son tour. […] Comme tout le monde riait, il dit d’un ton un peu pincé : — Alors pourquoi ces seaux sont-ils là ?