et quel sera mon étonnement, lorsque je trouverrai dans les Grecs, dans les Romains, dans les Bergers, dans les Matelots, dans les jeux, dans les Ris, dans les Plaisirs, dans les Prêtres, dans les sacrificateurs enfin, une seule et même physionomie ! […] Je passe chez les Romains : Plaute et Térence ne me parlent point des masques destinés aux pantomimes. […] On seroit presque tenté de croire que les anciens n’avoient aucune idée de la danse analogue à celle de nos jours : car, comment concilier notre exécution vive et brillante avec l’attirail lourd des Grecs et des Romains ?
& quel sera mon étonnement lorsque je trouverai dans les Grecs, dans les Romains, dans les Bergers, dans les Matelots, dans les Jeux, dans les Ris, dans les Plaisirs, dans les Prêtres, dans les Sacrificateurs enfin une seule & même Physionomie ! […] Je passe chez les Romains ; Plaute & Térence ne me parlent point des masques destinés aux Pantomimes. […] On seroit presque tenté de croire que les anciens n’avoient aucune idée de Danse analogue à celle de nos jours ; car comment concilier notre exécution vive & brillante avec l’attirail lourd & incommode des Grecs & des Romains.
Ses personnages, qu’ils portent la tunique fourrée des Strelitz, la toge romaine ou l’ample robe des sénateurs vénitiens, gardent des attitudes semblables à celles des dieux et des héros sculptés au flanc des vases ou des sarcophages grecs. […] Leur danse consistait « en attitudes et en poses rappelant celles des Victoires sculptées sur les Arcs de Triomphe romains. […] « Comment donner une idée, s’écrie Carlo Ritorni, du jeu de la Pallerini, dont le physique et les traits répondaient si exactement aux intentions du Maître voulant peindre une terreur tragique par des images toutes grecques et romaines.
L’Acte des Fleurs ; l’Acte d’Eglé dans les Talents Lyriques ; le Prologue des Fêtes Grecques & Romaines ; l’Acte Turc de l’Europe galante ; un Acte entr’autres de Castor & Pollux, & quantité d’autres, où la danse est, ou peut être mise en action avec facilité & sans effort de génie de la part du Compositeur, m’offrent véritablement des Ballets agréables & très-intéressants ; mais les Danses figurées qui ne disent rien ; qui ne présentent aucun sujet ; qui ne portent aucun caractere ; qui ne me tracent point une intrigue suivie & raisonnée ; qui ne font point partie du Drame & qui tombent, pour ainsi parler, des nues, ne sont à mon sens, comme je l’ai déjà dit, que de simples divertissements de Danse, & qui ne me déploient que les mouvements compassés des difficultés méchaniques de l’Art.
Lorsque la Danse était dans la plus grande vogue chez les Romains, Lucien, dans son Traité sur la Danse, a dit : « Il faut que le danseur ait le corps ferme et souple tout ensemble ». […] Caton, le plus sévère des Romains, à l’age de soixante ans, crut devoir se faire recorder ses Danses, afin de paraître moins gauche dans un bal de Rome. […] Chez les Romains, où l’art de la pantomime s’est soutenu avec succès pendant plusieurs siècles, les spectateurs connaissaient le langage des mains des pantomimes. […] Pylade, célèbre pantomime romain sous le règne d’Auguste. Esope et Roscius avaient fait, par leur déclamation, les délices des Romains ; la poésie dramatique était de leur temps en possession des grands spectacles.
De grands Personnages ont aimé la Peinture avec passion, & s’y sont exercez avec plaisir, entre autres Fabius, l’un de ces anciens Romains, qui au rapport de Cicéron, lorsqu’il eut goûté la Peinture & qu’il s’y fut exercé, voulut être appelé Fabius Pictor : par-là il vouloit donner un nouveau lustre à sa naissance, selon l’idée que l’on avoit alors de la Peinture ; car ce qui est admirable en cet art, dit Pline, c’est qu’il rend les nobles encore plus nobles, & les illustres encore plus illustres. […] Y a-t-il des lieux qui puissent nous donner des connoissances aussi certaines sur les coutumes & sur les autres choses qui étoient en usage chez les Romains, que celles que nous tirons des sculptures qui ont été faites de leurs tems ? […] Ceux qui ont écrit de la Religion des anciens Romains, de leur maniere de camper, des simboles allégoriques, de l’yconologie, & des images des Dieux, n’ont point eu de meilleures raisons, pour prouver ce qu’ils ont enseigné, que les monumens antiques des bas-reliefs & des médailles.
Son physique nous est décrit par Ch. de Boigne : « Auguste a débuté dans le monde par le rôle de romain. […] Avec de telles mains, de tels battoirs, on ne reste pas longtemps simple romain.
Lorsque saint Paul écrit aux Romains : (c. 12, v. 2.)
Les Grecs et les Romains avaient une raison très puissante pour s’aider du secours du masque, non-seulement dans la Danse, mais encore dans la déclamation chantée de leurs représentations tragiques et comiques.
Les Romains avoient cependant les écoles où l’on enseignoit l’art de la Saltation, ou, si vous voulez, celui du geste et de la bonne grâce ; mais les maîtres etoient-ils contents de leurs écoliers ?
Les jolies femmes toujours prêtes à se porter vers les extrêmes, imitèrent les dames Romaines ; elles trouvèrent Marcel charmant, délicieux, divin, et ce fut à qui l’auroit.
Les Romains avoient cependant des écoles où l’on enseignoit l’Art de la Saltation, ou si vous voulez celui du geste & de la bonne grace, mais les Maîtres étoient-ils contents de leurs écoliers ?
C’était une grande, souple et superbe créature, avec une figure à pans antiques, — grecs ou romains, — comme l’exigeait la mode, — et une taille qui aurait tenu dans la dragonne du sabre de l’un des brillants officiers qui se battaient pour elle, tous les soirs, sous les réverbères. […] L’épitaphe de la matrone romaine aurait pu lui servir : domum mansit, lanam fecit Traduction : Elle resta chez elle et tricota… des jambes.
Il faut aussi que les danseurs costumés à la grecque ou à la romaine, dansent différemment lorsqu’ils portent un habit moderne ou celui d’un villageois.
Nous imiterons la discrétion de Durey de Noinville, nous nous bornerons à répéter que les Égyptiens paraissent avoir été les premiers inventeurs de la musique ; qu’ils l’ont transmise aux Hébreux, lesquels, de l’Orient, par leur communications avec les Grecs, l’ont transmise aux Romains, qui l’ont perfectionnée et transmise à leur tour aux races occidentales. […] Cette mesure forme une des principales époques de l’Opéra ; elle occupa vivement le public ; on la regarda comme d’un heureux présage pour l’avenir ; on la comparait à l’édilité romaine, qui confiait aux magistrats de la ville le soin des spectacles publics. […] La révolution que Talma avait faite dans le costume tragique s’était étendue jusqu’à l’Opéra ; la toge y était sévèrement portée ; la draperie grecque, les accessoires, la foudre de Jupiter et la barbe de ses prêtres y étaient soumis à une étiquette aussi rigoureuse que celle qui réglait les faisceaux des licteurs, mais la vérité antique était la seule dont on s’occupât ; elle était elle-même bien plus empreinte de convention que d’exactitude : c’étaient encore des Grecs et des Romains à la façon de ceux de Racine et de David.
(tom. 2, pag. 185 du chiffre romain.)
Encouragés peut-être par ces dispositions conciliantes du gouvernement pontifical, de jeunes seigneurs romains s’avisèrent de consulter Pie IX au sujet d’un cadeau qu’ils avaient acheté pour Fanny. […] Fanny Elssler fut regardée comme une de ces corruptrices qui amollissaient les âmes au moment où il fallait les vertus héroïques des anciens Romains.
Celles des Juifs émanaient toutes de la loi de Moïse ; et les réjouissances ou solennités des Romains, tenaient également à la religion et à la politique. […] Les bornes qui me sont prescrites m’empêcheront aussi de parler des fêtes des siècles trop reculés : les triomphes d’Alexandre, les entrées des conquérants, les superbes retours des vainqueurs romains dans la capitale du monde, sont répandus dans toutes nos anciennes histoires. […] Dans le même temps l’ombre du délicat Apicius sortit de terre ; il venait prêter à ce superbe festin les finesses qu’il avait inventées, et qui lui avaient acquis la réputation du plus voluptueux des Romains. […] [voir Traité historique, IIe partie, livre III, chap. 3, « Fêtes de Louis XIV relatives à la Danse, depuis l’année 1643 jusqu’en l’année 1672 »] Sa grande âme fut frappée de ces quatre vers du Britannicus de Racine : Pour toute ambition, pour vertu singulière, Il excelle à conduire un char dans la carrière, A disputer des prix indignes de ses mains, A se donner lui-même en spectacle aux Romains. […] Les machines nouvelles qui, pendant le long cours de ces fêtes magnifiques, parurent les plus dignes de louange, furent, 1°. celle qui d’un coup d’œil changeait une belle salle de spectacle en une magnifique salle de bal : 2°. celle qui servit aux travaux et à la chute des Titans, dans l’opéra de M. de Bonneval, mis en musique par M. de Blamont surintendant de celle du Roi, auteur célèbre des Fêtes grecques et romaines : 3°. les cataractes du Nil et le débordement [voir Débordement] de ce fleuve.
Les Fêtes Grecques & Romaines.
Le résultat de mes observations m’éclaira sur mes erreurs et me prouva que la danse proprement dite étoit un art inconnu des Grecs et des Romains, et que je l’avois confondu avec la pantomime qui n’est autre chose que celui des gestes.