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248. (1909) Une vie de danseuse. Fanny Elssler « Chapitre VIII. victoires et revers  » pp. 262-319

On prétendait même que les peintres retouchaient de temps en temps les costumes, afin de leur faire suivre la mode. […] Lorsque, à la fin du spectacle, le bruit des ovations se fut un peu apaisé, Fanny s’avança près de la rampe et, les yeux pleins de larmes, prononça ces mots : « Nous prenons congé de vous le cœur accablé ; jamais, jamais nous ne vous oublierons. » Elles partirent, suivies d’unanimes regrets, auxquels se mêlait un sentiment de colère contre Paris, « l’heureux Paris, digne d’envie, disait l’Allgemeine Theaterzeitung, la cité orgueilleuse et avide, qui sait attirer à elle ce qu’il y a de grand, de beau, d’excellent, de n’importe quel pays, et qui, de temps en temps seulement, daigne envoyer au dehors ses favoris pour quelques semaines à peine126 ». […] Est-ce la faute de la nuit de printemps aux clartés magiques, si elle est suivie parfois, le matin, d’une gelée mortelle127 ? 

249. (1887) Ces Demoiselles de l’Opéra « X, les étoiles d’aujourd’hui. » pp. 204-

Sur l’autre rive, les voyageurs en panne lorgnent cette bande d’audacieux — où il y avait beaucoup d’audacieuses, — et suivent, haletants, les incidents de la traversée.

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