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120. (1803) Lettres sur la danse, dernière édition augmentée en 4 vol. Avec les programmes de ballet. Tome II [graphies originales] « Lettre XII. » pp. 115-121

Ferme et constant dans mon opinion je dirai toujours que tous ces mouvemeus couvultifs des bras, de la main et des doigts étoient ignobles, privés de graces, et qu’ils ne pouvoient être admis dans la tragédie ni dans le discours oratoire. […] Il ne suffit pas que le maître de ballets sache parfaitement la danse, il faut qu’il ait encore le talent d’associer aux mouvemens des jambes, les mouvemens des bras ; c’est le goût et la bonne grâce qui en fixent les arrondissemens, règlent et déterminent les effacemens du corps, leurs oppositions avec celles de la tête.

121. (1887) Ces Demoiselles de l’Opéra « VI. Ballade des dames du temps jadis. » pp. 88-

Le choc la précipita sur la scène, où son trône, détaché de la gloire, tomba sur elle et lui brisa le bras en deux endroits. […] Si sa figure et son dos sont artificiels, en revanche son joli bras, et sa jambe, modèle de celle de Vénus, n’empruntent rien à l’art, et brillent de leurs grâces naturelles. […] Dans ton jardin, quand la plante s’effeuille Et chaque jour, hélas I attend tes bras, Si tu faiblis, il faut qu’un autre cueille Les fruits, mon cher, que tu ne cueilles pas. […] Gide monte en cabriolet, et, comme la lettre anonyme ne lui avait dissimulé ni la rue ni même le numéro où il retrouverait la fugitive, il va droit à l’adresse indiquée, au couvent de… Il sonne, il entre, et aperçoit Miranda qui se promenait appuyée sur le bras d’une religieuse. […] On les retrouva dans la rue, — en costume, — épaules, gorge et bras nus !

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