L’Opéra comptait — depuis trois ans — les sœurs Elssler dans ses cadres. […] Deux Viennoises l’y attiraient : les sœurs Elssler, — Fanny et Thérèse, — qui dansaient, depuis quelques mois, au Théâtre-Royal, où elles étaient même assez faiblement et assez irrégulièrement payées. […] Véron offrit aux sœurs Elssler un engagement de quarante mille francs par an. […] — Ma Fanny, disait-elle, est digne d’un trône. […] Je n’ai plus rien à envier à Elssler.
*** Fanny — ou Francesca — Cerrito était née à Naples, en 1821. […] A Londres, où Fanny avait fait florès avant de venir à Paris, il avait ses poches pleines des vieux chaussons de la Divinita, des couronnes qu’on lui avait jetées, des déclarations amoureuses que lui avaient adressées tous les princes de l’Europe et des engagements fabuleux qu’elle avait méprisés. […] C’était l’ancienne petite Héloïse Guérineau, qui, au premier acte de la Gipsy, représentait Elssler enfant.