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50. (1909) Une vie de danseuse. Fanny Elssler « Chapitre IX. le voyag e en amérique  » pp. 320-364

A l’ordre du lieutenant les rameurs se mirent en mouvement. « Quel magnifique spectacle, s’écria la divine Fanny, en voyant le bateau fendre les eaux ! […] Leur mobilier se composait d’un lit bien garni, d’une table, de deux chaises dont l’une rembourrée, et d’une fontaine constamment pourvue d’eau fraîche. […] Il comparait le chant des dames américaines au son que l’on obtient lorsqu’on promène un doigt mouillé sur le bord d’un verre rempli d’eau. « C’est un crissement bizarre, qui se rapproche de celui de la mouette. » Ces natures frustes de demi-civilisés étaient incapables d’apprécier toutes les qualités qui avaient imposé Fanny Elssler à l’admiration des Parisiens.

51. (1845) Notice sur Le Diable boiteux pp. 3-31

— car l’Oriente n’est pas encore terminé, — ou bien encore la salle que Philippe IV avait fait élever au milieu de la grande pièce d’eau du Buen Retiro ? […] Les créanciers poussent les hauts cris, les fournisseurs accourent les serres ouvertes et le bec frais émoulu, pour dévorer le misérable. — Don Cléofas se jetterait volontiers dans le Manzanares, si cet honnête fleuve pouvait se prêter à un suicide, mais il n’est pas commode de se noyer dans une rivière qu’on arrose l’été avec de l’eau de puits. — Bellaspada, pour comble de honte, voyant tomber une à une les plumes de paon dont le geai s’était paré, tire sa sœur par le bras et s’éclipse discrètement.

52. (1909) Une vie de danseuse. Fanny Elssler « Chapitre V. marie taglioni  » pp. 156-187

Il connut les contes et les légendes qui peuplent de gnomes, de lutins, de farfadets les bords des grands lacs, qui font courir à la surface des eaux et disparaître dans les brumes ces essaims légers. […] Adam t’ouvrit un nouveau monde, Un palais de cristal sous l’onde79, Sylphide de l’air et des eaux.

53. (1724) Histoire générale de la danse sacrée et profane [graphies originales] « Histoire generale de la danse sacrée et prophane : son origine, ses progrès & ses révolutions. — Chapitre VII. Des Spectacles des Danseurs de corde, & de l’Art Gymnastique, & des sauts périlleux. » pp. 161-182

C’étoit un usage établi parmi les Juifs, de danser à toutes les fêtes de réjouissance & aux noces : les conviez se faisoient honneur de danser avec la mariée ; & si Notre-Seigneur ne dansa pas aux noces de Cana, du-moins y convertit-il l’eau en vin, pour témoigner sa reconnoissance à la mariée, & pour en prolonger le divertissement.

54. (1769) Traité contre les danses [graphies originales] « Traité contre les danses. [Première partie.] — Chapitre XII. Ceux qui ont quelque autorité doivent, autant qu’ils le peuvent, s’opposer aux Danses, et empêcher d’y aller ceux et celles qui dépendent d’eux. » pp. 132-147

Si, par une négligence notable d’un père et d’une mère, un seul de leurs enfans tomboit dans le feu ou dans l’eau, et s’il y périssoit, tout le monde ne se réuniroit-il pas pour les blâmer hautement de cette négligence ?

55. (1887) Ces Demoiselles de l’Opéra « XII. Le foyer de la danse » pp. 270-287

Il y en a qui se jettent & l’eau, comme mademoiselle Mazé, laquelle ne devint célèbre que le jour de sa mort : ruinée par le système de Law, elle se para de ses plus beaux atours, — sans oublier le rouge, le blanc et les mouches, — et s’en fut se précipiter du haut du pont Neuf dans la Seine.

56. (1887) Ces Demoiselles de l’Opéra « VII. Brelan d’astres » pp. 134-175

L’eau du lac avait beau être de l’azur le plus pur et le plus étincelant, l’artiste ne pouvait se résoudre à oublier le cercle de flamme de la rampe, et, au delà du môle de l’orchestre, le clapotement des ondes bruissantes du parterre. […] Au dessert, un valet déposa sur la table un plateau d’argent sur lequel s’amoncelaient, — montagne flamboyante, — pour près de cent mille francs de bijoux, de perles et de diamants… On fit circuler cette Golconde avec les corbeilles de fruits… Mais les Elssler n’étaient ni gourmandes, ni coquettes… Pendant le dîner, elles n’avaient bu que de l’eau… Au dessert, elles ne choisirent sur le plateau qu’une épingle et une bague d’une quinzaine de louis… Et elles ne consentirent à signer leur engagement que le jour fixé pour le départ du directeur.

57. (1757) Articles pour l’Encyclopédie « Sur l’artiste »

On pourrait le comparer à ces grands fleuves, qui ne paraissent à leur source que de faibles ruisseaux : ils coulent, serpentent, s’étendent ; et les torrents des montagnes, les rivières des plaines se mêlent à leur cours, grossissent leurs eaux, ne font qu’un seul tout avec elles : ce n’est plus alors un léger murmure, c’est un bruit imposant qu’ils excitent ; ils roulent majestueusement leurs flots dans le sein de l’océan, après avoir enrichi les terres heureuses qui en ont été arrosées.

58. (1724) Histoire générale de la danse sacrée et profane [graphies originales] « Paralele. DE. LA PEINTURE. ET DE. LA POESIE. » pp. 213-269

La Peinture a le même objet, mais elle y va d’une maniere bien plus étendue ; car on ne peut nier qu’elle n’imite Dieu dans sa toute-puissance, c’est-à-dire dans la création des choses visibles : le Poëte peut bien en faire la description par la force de ses paroles, mais les paroles ne seront jamais prises pour la chose même, & n’imiteront point cette toute-puissance qui d’abord s’est manifestée par des créatures visibles ; au lieu que la Peinture avec un peu de couleurs & comme de rien, forme & représente si bien toutes les choses qui sont sur la terre, sur les eaux, & dans les airs, que nous les croyons véritables ; car l’essence de la Peinture est de séduire nos yeux, & de nous surprendre par cent objets différens. […] Ovide, tout Poëte qu’il est, dit que Vénus, cette Déesse que la plume des Auteurs a rendue si célébre, seroit encore dans le fond des eaux, si le pinceau d’Appellès ne l’avoit fait connoître ; desorte qu’à cet égard si la Poésie a publié les beautez de Vénus, la Peinture en avoit tracé la figure & le caractere.

59. (1845) Notice sur La Sylphide pp. 3-23

La fête est grande dans la forêt enchantée ; les sylphides aux blanches ailes traversent l’espace comme autant de colombes amoureuses ; c’est fête partout, dans les arbres, sous les arbres, dans l’eau limpide ; nul ne dirait que, tout à l’heure encore, les horribles sorcières s’abandonnaient, en ce lieu, à leurs incantations magiques.

60. (1806) L’Art de la danse, poëme en quatre chants, calqué sur l’Art poétique de Boileau pp. -247

Le léger Passepied8 doit voler terre-à-terre ; Son pas précipité peint l’effet d’une pierre Alors qu’un jeune bras la lance en tournoyant : Elle effleure9 l’eau, glisse, et court en sautillant. […] 165 Chaque vertu devient une divinité : Minerve est la prudence, et Vénus la beauté ; Ce n’est plus la vapeur qui produit le tonnerre, C’est Jupiter armé pour effrayer la terre ; &c… Sans tous ces ornemens le vers tombe en langueur ; 190 La poésie est morte, ou rampe sans vigueur ; &c… Mais, dans une profane et riante peinture, 220 De n’oser de la fable employer la figure ; De chasser les Tritons de l’empire des eaux ; D’ôter à Pan sa flûte, aux Parques leurs ciseaux ; D’empêcher que Caron, dans la fatale barque, Ainsi que le berger ne passe le monarque : &c… Et que tout ce qu’il sent, soit chagrin, soit plaisir, De son talent en nous laisse un long souvenir8. […] Maintenez les Tritons dans l’empire des eaux ; Laissez à Pan sa flûte, aux Parques leurs ciseaux ; Et que toujours Caron, dans la fatale barque, Passe l’humble berger, ainsi que le monarque.

61. (1757) Articles pour l’Encyclopédie « Sur la danse et le ballet »

Au lever de la toile l’Amour déchire son bandeau ; il appelle la lumière, et l’engage par ses chants à se répandre sur les astres, le ciel, l’air, la terre, et l’eau, afin qu’en leur donnant par la variété des couleurs mille beautés différentes, il puisse choisir la plus agréable.

62. (1909) Une vie de danseuse. Fanny Elssler « Chapitre IV. le ballet a l’opéra vers 1830  » pp. 129-155

C’était l’eau que Louise avait répandue avec son petit arrosoir, l’instrument inséparable des artistes au foyer de la danse.

63. (1803) Lettres sur la danse, dernière édition augmentée en 4 vol. Avec les programmes de ballet. Tome I [graphies originales] « Lettres sur la danse. — LETTRE XII. » pp. 157-180

pourquoi enfin celui qui a combiné mal-adroitement, et qui se voit prêt à tomber dans l’eau, pour n’avoir pas sauté deux pouces plus loin, ne peut-il réitérer l’effort, et porter son corps, par une seconde secousse, au delà du fossé ?

64. (1760) Lettres sur la danse et sur les ballets (1re éd.) [graphies originales] « LETTRES SUR LA DANSE. — LETTRE XII. » pp. 315-361

Pourquoi enfin celui qui a combiné mal-adroitement & qui se voit prêt à tomber dans l’eau pour n’avoir pas sauté deux pouces plus loin, ne peut-il réitérer l’effort & porter son corps par une seconde secousse au-delà du fossé ?

65. (1803) Lettres sur la danse, dernière édition augmentée en 4 vol. Avec les programmes de ballet. Tome I [graphies originales] « Lettres sur la danse. — Lettre quinzième et dernière. » pp. 216-240

Le jour devient plus beau, les flots irrités s’abaissent, le calme succéde à la tempête, plusieurs Tritons et plusieurs Naïades folatrent dans les eaux ; un vaisseau richement orné paroit sur la mer2.

66. (1760) Lettres sur la danse et sur les ballets (1re éd.) [graphies originales] « LETTRES SUR LA DANSE. — DERNIERE LETTRE. » pp. 435-484

11 Le jour devient plus beau, les flots irrités s’abaissent, le calme succede à la tempête, plusieurs Tritons & plusieurs Naïades folâtrent dans les eaux ; un vaisseau richement orné paroît sur la Mer.

67. (1909) Une vie de danseuse. Fanny Elssler « Chapitre III. l’opéra de paris sous la direction véron  » pp. 97-128

Une des satires les plus divertissantes est la parodie d’une orientale de Victor Hugo, où Théodore de Banville substitue Véron à Sarah la baigneuse : Véron tout plein d’insolence Se balance, Aussi ventru qu’un tonneau Au-dessus d’un bain de siège, O Barège, Plein jusqu’au bord de ton eau.

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