Des vers italiens qu’elle fit pleuvoir en s’envolant, sur l’Assemblée, apprenaient que c’était à la fortune et à la valeur du Roi de France que la gloire véritable était due, et que ses ennemis n’en avaient que l’apparence.
On servit ensuite le souper de Madame la Dauphine, pendant lequel plusieurs musiciens placés dans une chambre voisine, exécutèrent des symphonies italiennes. […] En entrant de l’avant-cour dans la foire, on rencontrait à droite le théâtre de la comédie italienne, qui remplissait seul une des faces moins larges de la cour. […] Le théâtre italien était occupé par deux acteurs et une actrice, Arlequin, Pantalon, et Silvia, qui, par des saillies italiennes et des scènes réjouissantes, commençaient les plaisirs qu’on avait répandus à chaque pas dans ce séjour. […] On se trouvait, en tournant, en face de la cour opposée à celle que remplissait le théâtre de la comédie italienne. […] La dernière, qui se trouvait dans l’encoignure, près du théâtre italien, était enfin intitulée, M.
Par exemple, le Kain, Brisard, Molé, Monvel, les demoiselles Saint-Val, Raucourt, Doligny, Fanier, Luzy ; les sieurs Bellecourt, Préville, Augé ; Clairval, au Théâtre italien ; Larrivée, Legros, & la demoiselle Arnould, à l’Opéra, jouïraient seuls de ce privilège singulier.
Le mot costume, que l’on doit aux Italiens, s’est naturalisé en France : il n’étoit employé jadis que pour la peinture, la sculpture et le théâtre.
Elle avait une sœur, réputée pour sa beauté, qui, devenue la femme d’un gentilhomme italien, faisait dire : « Voir Venise et la belle Contarini. » La troisième du nom, Marie, nièce des deux précédentes, est l’héroïne dont nous allons résumer l’histoire. […] Celle-ci écrivit un quatrain dont le premier vers était en allemand, le deuxième en suédois, le troisième en anglais, le quatrième en italien.
Cependant on voit de ces grands et magnifiques tableaux dans les opéras Italiens, naturellement décharnés, privés d’action, d’intérêt, et dénués des ressources immenses et des secours puissans que la réunion des arts et la multiplicité des talens nous offrent à l’opéra ; convenons de bonne foi qu’il nous reste encore de grands tableaux à imaginer, mais que les cadres nous manquent ; ou qu’ils sont trop petits. […] Comme ils ne sont point machinés et que tout s’y meut et y joue à force de bras, la manœuvre s’y fait avec beaucoup de peine, de confusion et d’imprécision : mais ces salles m’ont toujours parues trop grandes et pour le public et pour les acteurs, et surtout pour la mesquinerie qui règne en général dans les opéras Italiens.
Les danseurs Italiens ont pris depuis quelque tems le contre-pied des musiciens.
Les Danseurs Italiens ont pris depuis quelque temps le contre-pied des Musiciens.
La harangue muette de Coriolan fut entendue de tous les spectateurs et de ceux-là mêmes qui ne suivaient pas l’action sur le libretto, sans lequel il eût été impossible de rien comprendre aux ballets historiques des Clerico, des Onorato Viganò, des Angiolini, des Domenico Rossi et des autres chorégraphes italiens de ce temps. […] Jusque-là, il s’est contenté de concilier de son mieux et parfois fort heureusement l’action pantomime chère aux Italiens et la chorégraphie française telle qu’il la tient de Dauberval.
On lui appliqua le mot de Tieck : « C’est un de ces chants suaves qui ne touchent point la terre, qui passent d’une marche ailée dans l’or du crépuscule et de là-haut saluent le monde. » D’autres soupiraient un vers italien : E passato il tempo che Fanni ballava. […] Mais l’événement sensationnel qui défrayait toutes les conversations, c’était l’histoire d’un jeune et séduisant gentilhomme italien, M. de Candia, qui, après avoir donné sa démission d’officier dans l’armée sarde et quitté son pays, à la suite d’une aventure d’amour, avait débuté à l’Opéra, à la fin de novembre, dans Robert le Diable, sous le nom de Mario. […] Mme Dorus-Gras chanta un air du Serment ; Mme Persiani et Tamburini firent entendre le grand duo de Matilda di Sabran ; Duprez et Pauline Garcia jouèrent en italien le dernier acte d’Otello.
(a) On appelle aussi cadence ce battement de gosier, que les Italiens appellent trillo.
Madame Flora Fabri, élégante et dansante italienne, a pris à mademoiselle Taglioni ce qu’elle a pu lui prendre ; elle a laissé à qui de droit, le pas du second acte.
Ne faut-il pas leur appliquer le proverbe italien : En fait d’argent et de sainteté, ne crois que la moitié de la moitié.
En rapportant le sentiment de plusieurs saints et de plusieurs grands hommes, qui, à l’envi les uns des autres ont condamné les danses et se sont efforcés d’en détourner, je ne dois pas omettre ce qu’en écrit en latin, François Pétrarque, italien de naissance, un des plus beaux génies de son siècle, mort en 1374 chanoine de Padoue.
Un poète de nos amis trouva dans une légende allemande, pour cette blonde Italienne aux prunelles de vergiss-mein-nicht, un sujet de ballet qu’il confia à M. de Saint-Georges, l’homme d’esprit et de tact à qui l’Académie royale de musique et de danse doit être doublement reconnaissante.