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21. (1725) Le maître à danser [graphies originales] « Le maître a danser. premiere partie — Chapitre XIII. De la maniere dont les Demoiselles doivent marcher, & celle de se bien presenter. » pp. 38-41

Je souhaite seulement que les jeunes Demoiselles fassent attention à la methode facile que je trace ici, afin qu’elles ne tombent point dans les défauts que je viens de citer, c’est ce qui m’a engagé de mettre cette Figure qui leur represente le maintien qu’elles doivent avoir en marchant.

22. (1725) Le maître à danser [graphies originales] « Le maître a danser. Seconde partie. — Chapitre V. Du mouvement du Coude & de l’Epaule. » pp. 206-209

Quant au second mouvement qui se prend de bas en haut, les mains se trouvant en dessous : de même que le represente 8. il faut plier les poignets & les coudes, en faisant seulement un cercle, tel que vous le tracent ces mots de bas en haut, à chacun en particulier : afin de faire comprendre que les deux bras se doivent plier également l’un comme l’autre, & qu’ils reviennent dans la même attitude que le represente, 5.

23. (1860) Mémoires de Rigolboche « Dédicace. A Mané de l’Indépendance belge » pp. 1-4

Vous n’avez rien rabaissé du tout ; seulement vous êtes monté avec moi sur le piédestal que vous m’avez construit.

24. (1671) Témoignages des gazettes en vers sur les spectacles dansés entre 1660 et 1671 «  1663 — 8 janvier : Ballet des Arts — La Muse Historique de Loret — Loret, lettre du 24 février 1663 »

Loret, lettre du 24 février 1663 Ce Ballet noble et magnifique, Ce charmant Ballet harmonique, Autrement Ballet musical, Qui, durant le feu Carnaval, Étant, en merveilles, fertile, Divertit la Cour et la Ville Fut rechanté, fut redansé, Encor Jeudi, dernier passé, Et fut, tout à fait, trouvé leste, Par Monsieur le Cardinal d’Este, Car c’était pour lui, seulement, Qu’on fit ce renouvellement ; Et pour d’autres Messieurs, encore, Qu’au Louvre on aime et l’on honore, À savoir Monsieur de Créqui, Ambassadeur de France, et qui N’avait, à cause de l’absence, Vu ce Ballet de conséquence, Ni Monsieur le Duc Mazarin, Depuis peu, de retour du Rhin, Ni sa belle et chère Compagne, Ni même un Envoyé d’Espagne, Venu de Madrid en ces lieux Pour témoigner, tout de son mieux, Le deuil qu’a son Maître, dans l’âme, Pour le trépas de feue Madame.

25. (1724) Histoire générale de la danse sacrée et profane [graphies originales] « Histoire generale de la danse sacrée et prophane : son origine, ses progrès & ses révolutions. — Chapitre premier. De la Danse en général, suivant l’opinion des Anciens. » pp. 1-32

Ainsi la Danse prophane n’a pas seulement passé chez les Anciens pour un simple divertissement, mais aussi pour une espece d’étude & d’aplication nécessaire, pour régler tous nos mouvemens & même nos passions les plus dominantes. […] En l’an 2545 du Monde, les Magistrats faisoient des sacrifices en l’honneur de Thémis Déesse de la Justice, par des danses caractérisées qui exprimoient les attributs de cette Déesse : ces sortes de danses étoient composées par les Pontifes ou les grands Sacrificateurs, & son usage étoit seulement réservé au Sacerdoce & à la Justice. […] Socrate, le plus sage de son tems, au jugement des Dieux mêmes, n’a pas seulement loué la Danse, comme une chose qui sert beaucoup à donner la bonne grace, mais il voulut encore l’apprendre dans sa vieillesse, d’Aspasie célébre Danseuse & très-versée dans les sciences ; tant il admiroit cet exercice, quoiqu’elle ne fût pas de son tems dans la perfection où elle est parvenue après : il souhaittoit l’avoir appris dès son enfance ; il enjoignoit aux peres de donner cette instruction à leurs enfans, comme un des premiers élémens de la vie civile. […] Ce n’étoit pas seulement à bien danser que les Anciens faisoient consister l’art de la Danse, mais en ce que l’Oracle de la Pythie avoit prononcé, qu’il falloit qu’un bon Danseur ou qu’un bon Pantomime se fît entendre aux spectateurs par ses mouvemens, de même que si le Comédien parloit : ce qui fut prouvé devant Démétrius Philosophe Cynique, qui disoit que ce n’étoit qu’une suite de la Musique, à laquelle on avoit ajoûté des gestes & des postures, pour faire entendre ce qu’elle jouoit ; mais qu’elles étoient le plus souvent vaines & ridicules, & qu’on se laissoit tromper à la mine & à l’habit, aidé des gestes & de l’harmonie. […] L’usage de se faire entendre par signes est devenu fort familier à la Cour du Grand-Seigneur & à celle d’Espagne, où il se fait souvent des dialogues fort intelligibles par les doigts seulement.

26. (1671) Témoignages des gazettes en vers sur les spectacles dansés entre 1660 et 1671 «  1663 — 8 janvier : Ballet des Arts — La Muse Historique de Loret — Loret, lettre du 20 janvier 1663 »

Je ne parlerai point du reste De ce Ballet pompeux et leste ; On en a fait un Imprimé, Où tout est si bien exprimé, Qu’aux Curieux il peut suffire, Et qu’on doit acheter et lire : Mais je désire, en ce moment, Dire deux mots, tant seulement, De cinq admirables Personnes, De cinq adorables Mignonnes, Qui dans cet illustre Ballet Jouèrent si bien leur Rollet De Bergères et d’Amazones, Que je crois que sous les cinq Zones, Et partout où luit le Soleil, Il ne se voit rien de pareil Madame en était la première, Qui paraissait toute lumière, Tant par ses habits précieux Que par l’éclat de ses beaux yeux ; On ne pouvait, sans allégresse, Voir danser icelle Princesse, Et rien n’égalait les appas De sa grâce et de ses beaux pas : C’est ce qu’on ne lui peut débattre ; Voici les noms des autres quatre.

27. (1769) Traité contre les danses [graphies originales] « Traité contre les danses. [Première partie.] — Chapitre IV. Jugement des Conciles contre les danses. » pp. 44-50

Le concile de Laodicée, tenu selon les uns en 365, sous le pape Libère, et, selon d’autres en 367, sous le pape Damase, déclare dans le canon 53 (conciles du père Labbe, tom. 1, pag. 1506,) « qu’il ne faut pas que les chrétiens qui vont aux noces, s’y conduisent d’une manière honteuse et indécente, ou qu’ils y dansent ; mais qu’ils doivent seulement dîner ou souper modestement comme il convient à des chrétiens ». […] Le concile de Narbonne, tenu en 1609, défendant comme les conciles précédens, aux jours de fêtes, tous les divertissemens capables de porter à l’impureté : Ne festi dies in lasciviâ agantur , nomme expressément les danses, dont il dit qu’il faut s’abstenir, non en ces jours-là seulement, mais principalement en ces jours-là : A choreis, tripudiis, et ludis publicis, dictis diebus prohibitis maximè abstinere debent.

28. (1623) Apologie de la danse et la parfaite méthode de l’enseigner tant aux cavaliers qu’aux dames [graphies originales] « Methode povr les cavaliers. » pp. 25-51

Lors donc que l’Escolier fera facilement ce qui a esté dit cy dessus, il luy faudra apprendre vne courante reglee des plus aisees, comme celle qui suit, de laquelle ie parleray, afin de monstrer seulement quels y doiuent estre les mouuemens du corps, & comme il y faut porter & asseoir les pas : mais parce qu’elle se commence par vne reuerence, ie diray la methode qu’il faut tenir pour la bien faire. […] Le plus court chemin n’est pas tousiours le meilleur, principalement en cest exercice, où il n’en prend pas comme iadis à ces Abderites qui deuiendrent Tragediens pour auoir ouy seulement reciter l’Andromede d’Euripide : Ie veux dire, que quelque suffisance que celuy qui guide vn Escolier puisse auoir, son eloquence sera sans fruict, pour luy donner l’intelligence de son vtilité, si quant & quant & l’vn l’autre n’employent le temps & la peine qui sont necessaires pour s’en pouuoir acquiter dignement, car il arriue souuent à ceux qui par mespris passent legerement par dessus, qu’estans aux occasions ils s’y trouuent eux mesmes mesprisez, ne sçachans (comme on dit) sur quel pied danser. […] Le deuxiesme pas se doit glisser en roidissant la iambe, iusqu’à ce que le talon paruienne quasi à la pointe du premier pas, pour faire le troisiesme, faut desgager le pied gauche & le porter esgal à l’autre, esloigné de demy pied seulement, & là dessus en s’esleuant sur la pointe des pieds, assembler doucement (sans plier les genoux) le talon droict au gauche, puis escarter à costé le gauche d’vn demy pied ou enuiron, & glisser le pied droict derriere en croix sur la pointe, à fin de couler doucement le gauche à costé, en luy faisant prendre vn tour vers le talon de l’autre, pour le porter esgal & esloigné comme le premier, & finir du pied droict par vn pas glissé, qui sera assis à la pointe du gauche tout plat à terre, semblable au second, l’autre demeurant sur la pointe pour recommencer les mesmes pas, & ainsi continuer le bransle, auquel faut obseruer qu’il ne faut compter que huict pas, pour donner plus de facilité à vn Escolier, les trois premiers desquels se doiuent porter tous plats à terre, les autres sur le mouuement du pied, excepté le dernier, comme il a esté dit, & prendre garde que l’Escolier porte le corps quant & quant l’action du premier pas, & qu’en le posant à terre, le pied droict soit aussi tost sur la pointe, pour le faire suiure doucement, la iambe fort tenduë. […] Povr bien & facilement monstrer la Gaillarde, il faut premierement faire couper le dernier pas du pied droict, à fin de commencer du mesme pied, apres auoir vn peu plié les genoüils, faut en se leuant sauter sur la pointe du pied gauche, les iambes fort tenduës, & incontinent porter (en tournant demy tour seulement) le pied droict à costé sur le talon, à fin de l’assoir tout à l’instant plat à terre, & non sur la pointe du pied, comme quelques vns font pratiquer, quoy que l’action en soit ridicule, puis faire couler le gauche sur le mouuement d’iceluy, iusqu’à ce qu’il paruienne au talon de l’autre pour chasser, mais faut obseruer qu’en ce chassé le pied droict qui se trouue deuant doit leuer aussi tost que le gauche, & en mesme temps qu’il sera en l’air, il faut en s’esleuant hors terre changer de pied, releuant le gauche, duquel par apres sera coupé en le portant deuant, pour desgager doucement le droict qui se trouue derriere, le tout sans plier que pour se reprendre, à fin de recommencer de l’autre pied les mesmes pas iusqu’au bout de la salle, où estant, il faudra faire sur le premier pas vn tour entier pour reprendre le mesme chemin, à fin de reuenir finir par vne reuerence où on aura commencé : i’obmets à dessein à dire par le menu les pas & les actions auec lesquelles il faut finir, d’autant que le Maistre les supple era lors que l’Escolier sera capable de danser en compagnie, n’estimant pas qu’il y en aye qui ignorent, que si l’Escolier va par haut il doit finir par vne ou plusieurs caprioles, sinon par quelque temps, pour prendre en cadance l’action de la reuerence, dont sera parlé cy apres. […] Au surplus, lors que l’Escolier sera capable de danser en compagnie, il luy faut apprendre les actions qui suiuent pour prier vne Dame de danser ; Ayant donc tiré le chapeau, qu’il portera sur le busque du pourpoint, il fera quelques demarches graues, apres lesquelles venant à s’approcher, il coulera doucement le pied droict deuant l’autre, pour faire vne reuerence, comme celle dont i’ay parlé pour aborder vne compagnie, & baissant vn peu la teste auec le corps, pour baiser la main & prendre celle de la femme, il l’amenera au bas bout, vis à vis de la compagnie, où estant il fera vne reuerence, comme on luy a enseigné à la Courante, puis reprenant la femme par la main, la conduira iusques au milieu de la salle, & là s’il y a quelque personne qualifiee il refera la mesme reuerence, sinon qu’il saluë la femme seulement : Puis prenant son chemin vers la main droicte en remettant son chapeau, fera trois ou quatre demarches, de la façon qu’il a esté dict cy dessus, auant que prendre la cadance pour commencer, & venant à finir, que ce soit d’vne reuerence deuant la Dame, mais ne faut pas oublier d’en faire vne auparauant deuant la compagnie, en cas qu’il y ait comme ie vous ay dict, quelqu’vn qui vous y obligeast, ny à ramener la Dame en sa place, le tout auec des pas & des demarches qui ne soient pas timides.

29. (1909) Une vie de danseuse. Fanny Elssler « Chapitre II. la dernière passion du chevalier frédéric de gentz  » pp. 37-96

En société il ne se sentait à l’aise que lorsqu’il était entouré de figures connues ; un étranger, un visage qui lui déplaisait, ou seulement une moustache le rendaient taciturne. […] Si la centième partie seulement des vœux que je forme pour vous se réalise, la destinée la plus heureuse, la plus florissante, dont jamais une mortelle ait joui, sera la vôtre. […] C’est en toi seulement que je vis, et mourir n’a désormais pour moi d’autre signification que de quitter un monde dans lequel tu respires. […] Souvent un instant rapide conduit au bonheur ; un instant seulement y mène celui qui aime. […] Ce n’étaient pas seulement les mouvements de ses membres, c’était aussi sa vie intérieure qui obéissait aux lois de la mesure et de la beauté.

30. (1908) Quinze ans de ma vie « Préface » pp. -

Pour y aider, ni gestes ni mouvements ; mais seulement l’expression de ses regards clairs et changeants comme des paysages qu’on découvre sur une belle route.

31. (1725) Le maître à danser [graphies originales] « Le maître a danser. premiere partie — Chapitre II. De la maniere de bien marcher. » pp. 4-8

Quant au maintien des bras, il faut les laisser étendus à côté du corps en observant seulement que lorsque vous faites un pas du pied droit, c’est le bras gauche qui fait un petit mouvement en devant, ce qui fait le balancier & même cela vient naturellement.

32. (1724) Histoire générale de la danse sacrée et profane [graphies originales] « Histoire generale de la danse sacrée et prophane : son origine, ses progrès & ses révolutions. — Chapitre III. Des mouvemens de la Danse par rapport aux actions humaines, suivant les préceptes des Egyptiens & des Grecs. » pp. 59-69

Cela nous apprend encore la différence qu’il y a entre la danse des Balets & la simple danse, qui n’exprime rien, & qui observe seulement une juste cadence au son des instrumens, par des pas ou par des passages simples ou figurez, soutenus de bonne grace, suivant les régles de l’art. […] C’est par les expressions que les Balets se distinguent des autres danses, qui ne sont que de simples portemens du corps, ajustez à la cadence & au son des instrumens, dont on marque seulement les tems par la différence des pas & par la chute du corps : & presque toutes les danses que l’on danse au Bal & aux assemblées, sont sans aucune expression ; si ce n’est la Sarabande Espagnole avec les castagnettes, ou la Gigue d’Angleterre, comme la Courante marque la gravité de la danse Françoise.

33. (1757) Articles pour l’Encyclopédie « Sur les artistes de l’opéra »

Lorsque Louis XIV donnait des fêtes sur l’eau, il disait, avant qu’on commençât le concert : je permets à mes Musiciens de se couvrir, mais seulement à ceux qui chantent. […] Dans les lettres patentes d’établissement de l’opéra, le privilège de non dérogeance n’est exprimé que pour les chanteurs et chanteuses seulement.

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