Son jeu fut mêlé d’un Ballet, Qui fut trouvé drôle, & follet : Et des Voix pleines de merveilles56 Ravirent toutes les oreilles.
Subligny, troisième semaine, lettre du 24 février 1667 Ballets, Bals, Mascarade, Courses, Et d’autres plaisirs infinis, Qui remplissent l’esprit en vidant bien des bourses, En ce temps-ci, SEIGNEUR, seront-ils bannis ?
Loret, lettre du 26 avril 1664 De Monsieur, l’Altesse Royale Fit, l’autre jour, un grand Régal En son agréable Saint-Cloud, Séjour gai, séjour charmant, où Les trois Majestés se trouvèrent, Collationnèrent, soupèrent, De mets triés sur le volet, Eurent Comédie et Ballet, Et, bref, des yeux et des oreilles S’y divertissant à merveilles, Admirant les Appartements Et les rares Ameublements Dont est richement embellie Cette Maison plus que jolie.
Mais ces cris m’ont déjà fait fuir la comédie et me réfugier au ballet. […] Nous voyons les « ballets russes », ayant décrit une étincelante parabole venir se retremper à la source classique ; nous voyons une inquiétude omineuse s’emparer de l’Opéra. Car un labeur énorme s’impose à qui voudrait reconstituer le ballet classique sur les bases de la vision théâtrale moderne.
Une vie quasi impersonnelle, végétative, anime ces plantes humaines qui, disposées en parterres rectilignes, massifs ou corbeilles, forment le jardin animé du corps de ballet. […] Elles ne sont que cire dans les mains du maître de ballet, leur second créateur. […] Dans les ballets, tels qu’on les donne aujourd’hui, les variations confiées aux grands sujets sont chose rare.
Ballet anacréontique. […] J’ai composé ce ballet, il y a trente ans au moins, pour M. le Picq, mon élève, actuellement maître des ballets de Sa Majesté l’Empereur de Russie.
La danse de l’opéra n’offroit alors que des tableaux monotones ; les ballets étoient froids, mal dessinés ; on n’y voyoit aucune variété. […] Il fut toujours médiocre danseur, mais il fit quelques élèves et fut porté à la dignité de maître des ballets ; mais comme à cette époque un maître de ballets n’étoit rien moins qu’ingénieux et qu’il ne s’écartoit point des anciennes rubriques, Malter remplit sa place à merveille.
Robinet, lettre du 8 août 1666 Au COLLÈGE des JÉSUITES, Pères Savants, bons Casuites, Bref, Artisans des beaux Esprits, MARDI, l’on délivra les Prix Fondés par le Roi notre SIRE, Qui des LETTRES chérit l’Empire, Pour animer les STUDIEUX, Qui se font grands Hommes chez Eux, Une TRAGÉDIE excellente, Dont la Scène était fort brillante, Et même le BALLET du TEMPS, Des plus moraux et plus galants, Cette Action accompagnèrent Et tous les Spectateurs charmèrent.
Robinet, lettre du 1er novembre 1670 Cependant, notre belle Cour, De Chambord, vers nous, de retour, Se prépare à diverses Fêtes Qu'on doit, pour l’Hiver, tenir prêtes, Tant en magnifiques Ballets, Demi-sérieux, et follets, Qu'en ravissantes Mélodies, Et, tout au moins, sept Comédies, À quoi nos seigneurs les Auteurs, Tant les grands que petits Docteurs, Travaillent de toute leur force, Gloire, ou gain, leur servant d’amorce.
A presques passé, tout de bon, Dans la Nacelle de Caron, Où, par feinte, on voit qu’elle passe, Au Ballet, sans qu’elle trépasse, Mais son Mal, d’abord, véhément, Se modère présentement, Et bien-tôt, étant drue, et saine, Icelle reprendra son Rôle, sur la Scène.
Angiolini Maître des Ballets du Théâtre près de la Cour à Vienne, et représenté pour la première fois sur ce Théâtre le Octobre 1761.
Les autres jours de la Semaine, Ainsi de Plaisirs toute pleine, On a des MUSES le BALLET.