/ 236
15. (1804) Lettres sur la danse, dernière édition augmentée en 4 vol. Avec les programmes de ballet. Tome IV [graphies originales] « [Lettres sur la musique] — Réponse à la question proposée. — Lettre VI. Sur le même sujet. » pp. 35-39

J’ai répondu, Monsieur, trop longuement peut-être à votre question sur la musique, mais je voulois la résoudre et ne vous laisser aucun doute. Je sais que vous aimez les arts avec passion, et je n’ignore point que vous les cultivez avec succès ; que vos poëmes lyriques ont enrichi nos théatres et fourni à la musique les moyens de s’exercer avec éclat. […] car leclair-obscur doit règner dans la musique comme il règne dans la peinture, sans lui point d’effet, point de magie, point d’illusion. J’ignore si toutes ces conditions ont été remplies : tout ce que je sais, c’est que la musique a besoin de la poësie on d’un art auxiliaire, pour être vraiment imitative. J’abandonne la composition de la musique, pour vous faire part de deux établissemens qui respirent l’humanité.

16. (1754) La danse ancienne et moderne ou Traité historique de la danse « Seconde partie — Livre troisième — Chapitre V. Établissement de l’Opéra Français »

En conservant la musique, ils ont proscrit la Danse. […] Dans les plus grandes Villes d’Italie, on ne voit l’Opéra tout au plus que pendant trois mois de l’année, et on y songe à la musique tous les jours de la Musique tous les jours de la vie. […] Tous les Ouvrages Dramatiques Grecs étaient représentés en Musique. […] On n’écoute dans l’Opéra Italien que la Musique. […] On le pratique ainsi, lorsqu’on représente quelquefois les Tragédies de l’abbé Métastase sans musique.

17. (1754) La danse ancienne et moderne ou Traité historique de la danse « Seconde partie — Livre quatrième — Chapitre I. Caractère que doit avoir la Danse Théâtrale »

La Musique rend ses traits, par l’arrangement successif des sons ; la Peinture, par le mélange adroit des couleurs ; la Poésie, par le feu varié du discours ; la Danse, par une suite cadencée de gestes. […] La Musique qui n’exprimerait pas ; la peinture qui ne serait qu’un vain assemblage de couleurs ; la Poésie qui n’offrirait qu’un arrangement mécanique de mots ; la Danse de laquelle il ne résulterait aucune image, ne pourraient être regardées, que comme des productions bizarres, sans art, sans vie, et de mauvais goût. Ces principes sont incontestables, pour toute sorte de Musique, pour quelque Peinture que ce puisse être, pour toutes les espèces de Poésie, pour tous les différents genres de Danse.

18. (1804) Lettres sur la danse, dernière édition augmentée en 4 vol. Avec les programmes de ballet. Tome IV [graphies originales] « [Lettres sur la musique] — Réponse à la question proposée. — Seconde lettre. Sur le même sujet. » pp. 14-18

Les Italiens aiment donc passionnément la musique, puisqu’ils ont une pépinière inépuisable de compositeurs et que cet art étale ses chefs-d’œuvre par toute l’Italie. […] On écoute avec attention les airs de Bravoure, les Duo, les Cantabiles, les Cavatines et les Récitatifs à grand orchestre ; tous ces morceaux ressuscitent l’attention, réveillent l’oreille et l’œil assoupis ; ils sont applaudis avec enthousiasme ; les sonnets imprimés sur du satin, pleuvent de toutes les parties de la salle ; ce sont des brevets d’honneur que l’amour de la musique distribue tantôt aux compositeurs, tantôt aux acteurs, et aux maîtres des ballets. […] Vous me permettrez encore, Monsieur, de n’être pas tout-à-fait de votre avis sur la musique instrumentale. […] Si tant de faits réunis ne peuvent décider la question que vous proposez, je vous dirai, sans être enthousiaste, qu’il n’y a qu’un moyen à prendre pour la résoudre, sans offenser les parties, c’est de convenir que la musique a fait en France des progrès inouis, et qu’on y aime autant cet art aujourd’hui qu’en Italie. Si cela ne vous arrange pas, je m’engage à vous nommer le pays où l’on aime le mieux la musique, où elle est le plus généralement cultivée ; car les enfans y sont bercés par les Muses qui président à cet art divin.

19. (1924) La danse au théâtre. Esthétique et actualité mêlées « 18 novembre. Le débat de la musique et du silence. »

Le débat de la musique et du silence. Les Vendredis de Danse à la Comédie des Champs-Élysées viennent de présenter au public deux spectacles nettement antithétiques : les danses dans le silence de Mlle Yvonne Sérac et un essai de traduction intégrale de la musique par la danse tenté par Mme Odic-Kinzel et ses élèves. […] Son ambition est de donner à la musique une interprétation intégrale selon une méthode objective. Je crains fort que la tendance à extérioriser la musique par la danse ne soit en elle-même abusive. […] C’est fort bien, et Mme Odic le fait avec un sens très réel dynamisme latent que comporte le morceau de musique.

20. (1820) Traité élémentaire, théorique et pratique de l’art de la danse « Chapitre premier. Instructions générales aux élèves » pp. 19-39

Ce charme qui naît de l’harmonie des mouvements de la musique et des mouvements du danseur, enchaîne ceux même qui ont l’oreille la plus ingrate et la moins susceptible de l’impression de la musique. […] de Musique). […] Rousseau, Dict. de Musique). […] C’est en musique la différence du mouvement qui résulte de la vitesse ou de la lenteur, de la longueur ou de la brièveté des temps. […] Rousseau, Dict. de Musique.)

21. (1834) L’Opéra. Paris ou Le Livre des Cent-et-un. tome XV « L’Opéra. » pp. 366-428

Durey de Noinville, qui publia en 1753 une Histoire du théâtre de l’Académie royale de musique, déclare que, dès 1706, Brossard, à la fin de son Dictionnaire de musique, fait le dénombrement de neuf cent soixante-et-treize auteurs, anciens et modernes qui ont traité de la musique ; Brossard ajoute qu’il en a omis une quantité plus considérable que celle qu’il rapporte. […] L’impression de la musique fut beaucoup moins vive sur le roi, car il est dit qu’il ne fit que rire. […] Le 29 juin, Académie de Musique. […] Le 5 avril 1814, Académie de Musique. Le 8 avril 1814, Académie royale de Musique.

22. (1754) La danse ancienne et moderne ou Traité historique de la danse « Première partie — Livre premier — Chapitre VII. De la Danse sacrée des Juifs »

De la Danse sacrée des Juifs Après le passage de la Mer Rouge, Moïse et sa Sœur rassemblèrent deux grands Chœurs de Musique, l’un composé d’hommes, et l’autre de femmes. […] Ces instruments, ces chœurs de Musique rassemblés et arrangés avec tant de promptitude, supposent une habitude du Chant et de la Danse, fort antérieure au moment de l’exécution. […] Cette marche se fit avec sept chœurs de Danseurs, au son des Harpes et de tous les autres Instruments de Musique, en usage chez les Juifs15. […] Je pense, dit un des plus célèbres, qu’on doit entendre dans tous les Psaumes, par les chœurs, dont ils font mention, une troupe d’hommes dansants au son de divers instruments de Musique.

23. (1803) Lettres sur la danse, dernière édition augmentée en 4 vol. Avec les programmes de ballet. Tome I [graphies originales] « Lettres sur la danse. — Lettre VIII. » pp. 65-96

La danse cependant encouragée, applaudie et protégée s’est dégagée depuis quelque tems des entraves que la musique vouloit lui donner. […] Moins constans pour leur ancienne musique, mais plus fidéles à Métastasio, ils l’ont et le font mettre encore tous les jours en musique par tous les maîtres de chapelle qui ont des talens. […] Maîtres de musique et de ballets, chanteurs et danseurs, chœurs, tous également peuvent avoir part à sa gloire. […] La danse de nos jours est neuve ; il est absolument nécessaire que la musique le soit aussi. […] Maître de musique du Roi de Prusse.

24. (1757) Articles pour l’Encyclopédie « Sur la musique ancienne »

Sur la musique ancienne Epodes Epodes, (Musique.

25. (1754) La danse ancienne et moderne ou Traité historique de la danse « Seconde partie — Livre premier — Chapitre IV. Des Ballets poétiques »

La Musique même, celui de tous qui a le don de séduire le plus vite, ne put causer alors qu’une impression momentanée et légère, qui fut aisément effacée par le premier objet de distraction. Jean-Antoine Baïf né à Venise pendant le cours de l’ambassade de Lazare Baïf son père, et de retour en France après sa mort, y fit pour la Musique les mêmes tentatives que le Cardinal Riari avait faites à Rome pour les Spectacles en général. […] Baïf avait reçu à Venise sous les yeux de son père, les commencements d’une bonne éducation, il y avait appris la Musique, qu’il avait depuis cultivée. […] Il établit chez lui une espèce d’Académie de Musique, où on exécuta des compositions imitées de celles que Baïf avait entendues à Venise.

/ 236